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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 12:02
A la recherche d'un masque...

 

Ce jour-là, je décide de me rendre dans la pharmacie la plus proche de chez moi pour me procurer un masque : bien sûr, comme nous sommes encore en période de confinement, je n'oublie pas de remplir mon attestation de sortie, afin d'être en règle avec les autorités policières.

 

Arrivée dans l'officine, je demande au pharmacien s'il vend des masques : "Non, pas de masques", me répond-il aussitôt. Je lui pose alors cette question : "Et vous en aurez bientôt ?"

Il me réplique alors sur un ton badin : "Oh peut-être l'année prochaine !"

Décidément, ce pharmacien se fait lui-même peu d'illusion sur les futurs approvisionnements de masques dans les pharmacies...

Je repars bredouille...

 

Quelques jours plus tard, je retente ma chance dans une autre pharmacie, après avoir rempli encore une fois mon attestation  de sortie : même problème, pas de masques...

 

Mais, je ne me décourage pas : troisième tentative, je me rends, cette fois-ci, dans une très grande pharmacie du centre, très éloignée de mon domicile...

Dans cette officine, je vais sans doute trouver "mon bonheur"... enfin des masques !

La pharmacienne m'informe que je pourrai m'en procurer dans une boutique de matériel médical qui se situe tout à côté...

Je m'y rends, et là surprise ! En fait, une affiche informe les clients qu'il faut commander les masques et attendre une semaine avant de les obtenir !

Comme cette pharmacie est éloignée, j'hésite, d'autant qu'il faut se ranger derrière une longue file d'attente...

Finalement, je renonce... 

Et je me pose cette question : "Sommes-nous vraiment en France, pays réputé pour la qualité de ses services de santé ?"

 

Le lendemain, j'apprends qu'on peut enfin se procurer des masques dans les supermarchés... Je pourrais en faire l'acquisition lors de mes prochaines courses.

Donc, ce jour-là, je me rends au supermarché, je regarde partout : pas de masques à l'horizon.

Je demande alors à une employée : "Mais, où sont les masques ? Vous en vendez ?"

Je tombe des nues quand elle me dit : "Les stocks sont épuisés, il faut venir le matin, de bonne heure pour espérer en avoir."

Alors, là, c'est le bouquet ! Je repars dépitée.

 

Deux jours plus tard, j'apprends qu'une couturière près de chez moi a confectionné des masques en tissu et qu'elle les vend 3 euros : je décide d'en acheter trois.

J'ai enfin des masques !

Et je fais bien sûr un premier essai : je trouve que le masque en tissu est tout de même assez inconfortable, au bout d'un moment, on étouffe sous le masque, on a du mal à respirer.

Ainsi, beaucoup de gens, dans les rues, ne savent pas le porter en toute sécurité : on voit des masques rabattus sur le menton, ou décalés sur la bouche, le nez n'étant plus protégé.

Un masque mal utilisé ne constitue pas une bonne protection.

De plus, les contraintes d'utilisation sont compliquées : il faut laver un masque en tissu à 60 degrés, pendant 30 minutes, on ne peut le sécher à l'air libre, et après un certain nombre de lavages, le masque devient inopérant.

 

D'ailleurs,  alors que l’Autriche et d’autres pays d’Europe centrale imposent le port du masque à la population pour lutter contre le coronavirus, le Danemark, par la voix unanime de ses experts, persiste à adopter une stratégie opposée. "C’est une illusion de croire que cette protection constitue un rempart contre le Covid-19 pour les citoyens. Elle procure une fausse sécurité et peut dans le pire des cas propager le virus", affirme le professeur Brian Kristensen, chef de l’unité centrale des infections et de l’hygiène à l’Institut de sérologie d’État...

 

Qui croire ? Le masque est-il vraiment efficace et utile dans la lutte contre l'épidémie ?

 

 

https://www.lepoint.fr/europe/danemark-ce-pays-qui-ne-croit-pas-aux-masques-07-05-2020-2374548_2626.php

A la recherche d'un masque...
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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 12:03
Etat d'urgence sanitaire : une situation inédite... une démocratie est malade lorsqu'on porte atteinte aux libertés...

 

 

Dominique Rousseau, professeur de Droit public interrogé sur France Inter évoque les mesures d'exception qui s'appliquent en ces temps de crise. 

 

"Un état d'urgence sanitaire, c'est une première dans notre pays... on a connu l'état d'urgence sécuritaire au moment des attentats de 2015 mais jamais un état d'urgence sanitaire et la loi qui l'a établi est encore plus restrictive des libertés que l'état d'urgence adopté en novembre 2015.

 

Le déconfinement ne va pas revenir sur les mesures attentatoires aux libertés qui ont été prises lors de la loi du 23 mars 2020.

Le parlement est encore mis en sommeil pendant deux mois supplémentaires, donc 4 mois d'état d'urgence... et rien ne garantit que le gouvernement ne redemandera pas au mois de juillet la prolongation de cet état d'urgence. Et ce fameux système d'information dont le ministre nous dit que ce n'est pas l'application Stop covid, y ressemble beaucoup puisque c'est la constitution d'un fichier dans lequel il y aura le nom de toutes les personnes infectées par le virus...

 

L'état d'urgence est une décision politique qui a été prise en dehors du droit puisque la constitution ne permet pas de mettre en place un état d'urgence sanitaire.

Le parlement est mis en sommeil : les députés deviennent des spectateurs de décisions qui sont prises par le gouvernement et on lui demande de valider après coup ces décisions...

 

 

Ce qui est d'autant plus grave, c'est que ces décisions  limitent, voire restreignent gravement toutes les libertés, pas simplement la liberté d'aller et venir, mais aussi le droit du travail : les ordonnances permettent aux employeurs de déroger au code du travail, notamment sur les congés, sur la question de la durée de la semaine de travail, sur la question de la récupération des RTT...

Il y a une atteinte à toutes les libertés : le parlement est dessaisi de son rôle habituel de gardien et d'acteur du régime des libertés...

C'est un vrai problème qui met en balance l'impératif de la santé et l'impératif des libertés.

 

On considère aujourd'hui presque indécent de mettre en avant les libertés ou la démocratie dans la mesure où il y aurait un impératif qui serait supérieur : celui de la santé.

Or, la santé dans une démocratie, c'est précisément le respect des libertés essentielles et on voit qu'une démocratie est malade non pas du fait du coronavirus mais une démocratie est malade lorsqu'on porte atteinte aux libertés.

Or, actuellement nous portons atteinte aux libertés, ça c'est certain, sans avoir la certitude que cette limitation des libertés favorise l'impératif de santé.

 

La bonne cause ne doit pas conduire à opposer santé et libertés, santé et démocratie, et ne doit pas oublier qu'il existait en dehors même de la loi sur l'état d'urgence les moyens juridiques et sanitaires pour répondre à cette crise du coronavirus.

 

Un seul exemple : le gouvernement a créé un comité de scientifiques pour que ce comité lui donne des conseils sur la manière de gérer la maladie, mais il existe déjà un Haut conseil de la santé publique, il existe déjà une Haute autorité de la santé, autrement dit, il y avait des institutions qui existaient déjà et qu'on a mises à l'écart.

En quelque sorte, on a mis en place un Etat parallèle à l'Etat institutionnel, et c'est cela qui est grave, parce que nous sommes actuellement dans un état d'urgence depuis deux mois, cela va durer encore deux mois, avec le risque que cela continue et que nous passions d'un état d'urgence à un autre et que finalement l'Etat de droit disparaisse ou s'affaiblisse et laisse monter l'Etat de puissance. 

 

Toutes les libertés, liberté de réunion, liberté d'expression, liberté du travail, liberté du commerce, toutes les libertés sont mises en cause et, en plus, on augmente le nombre de personnes qui vont être habilitées à faire des contrôles, rédiger des procès-verbaux, et faire payer des amendes, donc, on augmente l'aspect sécuritaire, nous devenons une société de surveillance généralisée avec partout des personnes qui sont habilitées pour nous sanctionner.

 

De plus, un fichier centralisé va recenser les personnes qui ont été contaminées, puis les personnes susceptibles d'être contaminées, et les personnes qui ne sont pas contaminées mais qui ont été en contact avec les personnes contaminées.

Ce fichier va recueillir des informations sur les traitements qui ont été donnés à ces personnes et les résultats de ces traitements.

On ne sait pas comment ce fichier va être géré, qui va le gérer... ce qu'on sait, c'est que des personnes qui ne sont pas médecins, donc qui ne sont pas tenues au secret médical, vont être autorisées à pratiquer ce type de fichage...

Ce fichier est censé durer un an alors que la loi prolonge l'Etat d'urgence de deux mois. Que deviendra ce fichier au bout de cette année ?"

 

Cette mise en garde faite par un professeur de Droit public suscite bien des inquiétudes pour la survie de notre démocratie.

Les mesures mises en place pour préserver la santé risquent d'être reconduites, par crainte de la réapparition du virus ou de l'émergence d'une nouvelle pandémie.

Dans ce cas, nos libertés seraient considérablement et durablement réduites, et on se dirigerait vers un état dictatorial, un régime autoritaire, comme l'est le régime chinois, par exemple...

 

Ainsi se met en place le règne de BIG BROTHER...

 

 

 

Source :

https://www.franceinter.fr/programmes/2020-05-02

 

 

Etat d'urgence sanitaire : une situation inédite... une démocratie est malade lorsqu'on porte atteinte aux libertés...
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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 10:56
Au bal masqué...

 

 

Une chanson emplie de gaieté qui invite à la fête, à la danse, au bal masqué, un rythme endiablé, une musique entraînante... voilà de quoi inciter à la bonne humeur...

Dès le début de la chanson, on nous invite à observer un personnage féminin en train de danser... ce personnage désigné simplement par le pronom "elle" n'est pas nommé, ni décrit : ainsi, l'auditeur, l'auditrice peuvent s'identifier à elle. 

Le verbe "danser" réitéré à plusieurs reprises souligne le bonheur, et même l'exaltation du personnage...

On perçoit comme une ivresse accordée par la danse... ivresse soulignée par cette expression : "elle ne peut pas s'arrêter..."

Le texte ponctué par l'interjection "ohé" est aussi une invitation à s'amuser....

D'autant que ce bal, cette fête ont été préparés de longue date...


"Pendant tout' l'année,
On prépar' les costumes
Dracula,
Casanova
C'est un vrai plaisir
De respecter les coutumes
Cendrillon (Cendrillon)
Napoléon (Napoléon)"

 

Dans cette fête, on perçoit ainsi tout un bonheur de l'attente, de la préparation minutieuse... c'est un bonheur qui se mérite grâce à la confection des costumes qui se prolonge "toute une année."

Le bonheur aussi de se conformer à des "coutumes"qui sont anciennes.

 

L'énumération des personnages "Dracula, Casanova, Cendrillon, Napoléon" souligne l'éclectisme des déguisements : personnages imaginaires et historiques alternent...

 

Soudain, on entend un discours direct à la première personne : 

"Aujourd'hui,
Je fais ce qui me plaît, me plaît
Devinez, devinez, devinez qui je suis..."

 

Le bonheur de la fête vient aussi d'une envie de liberté, et du plaisir du jeu : il s'agit de deviner qui se cache derrière chaque déguisement...

C'est aussi une occasion de rencontres, de "changer de partenaire", une occasion de rêver, suggérée par l'expression : "On peut s'envoler en gardant les pieds sur terre..."

La fête offre ainsi  toutes sortes de libertés : changer de personnalité, de vêtements, embrasser les autres, aller à leur rencontre...

 

On retrouve une longue énumération de personnages qui met en évidence la diversité des costumes, des époques...

"Joséphin' (Joséphin')
Dracula (Dracula)
D'Artagnan (D'Artagnan)
Cendrillon (Cendrillon)
Jul's César (Jul's César)
Arlequin (Arlequin)
Superman (Superman)
Colombin' (Colombin')"

 

Ainsi, cette chanson évoque un bal masqué haut en couleurs, empli de dynamisme, de joie de vivre...

La musique et le texte pleins de vivacité nous entraînent dans un tourbillon de masques...

 

Mais, pourrons-nous un jour à nouveau connaître cette simple joie des bals, ce bonheur de danser avec les autres, cet épanouissement offert par la rencontre avec les autres ?

Pourrons-nous un jour utiliser des masques seulement dans le but d' aller au bal ?

 

 

 

 

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 10:41
Une civilisation du "sans contact"...

 

Face à la crise sanitaire liée au coronavirus, pour limiter les risques de propagation du virus, le paiement sans contact est fortement conseillé et facilité...

Ainsi, dans les supermarchés, des messages sont diffusés régulièrement : "Pour préserver la santé de nos clients, le paiement sans contact est recommandé  : vous pouvez désormais payer vos achats jusqu'à 100 euros..."

Le paiement sans contact est aussi préconisé par l'Organisation mondiale de la santé.

On peut utiliser une carte bancaire, et même un iphone ou un téléphone mobile...

 

Nous entrons, ainsi, dans une civilisation du sans contact...

Finies les embrassades, finis les serrements de mains, finies les accolades... Désormais, l'autre devient suspect...

 

Et le sens du toucher s'affaiblit : "il n' y aura bientôt plus que les tablettes pour être tactiles", comme l'écrit fort justement Jean-Pierre Siméon dans son ouvrage intitulé La poésie sauvera le monde.

Nous perdons ainsi le contact avec le réel...

 

Nous sommes saturés d'images, de sons, car nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... cette abondance aboutit à une sorte d'abrutissement... nous finissons par ne plus regarder, ne plus entendre...

Face à ces écrans, nous perdons aussi le sens du contact charnel avec le monde...

 

Et avec la crise du coronavirus, cette tendance s'aggrave : les écrans s'imposent dans les communications, dans le télé-travail, il nous faut prohiber le contact avec les autres, les objets eux-mêmes deviennent suspects....

Certains en viennent même à inventer des systèmes pour ouvrir des portes sans contact : "poignées de porte, sonnettes ou boutons d’ascenseur sont devenus avec le Covid-19 des obstacles redoutés pour éviter la transmission du virus. C’est pourquoi plusieurs entreprises ou particuliers se sont lancés dans la confection de crochets multi-usages ou d’objets se substituant à la main.

 

Conçu en inox antibactérien, le même que celui utilisé en milieu médical, l’objet se veut facile à nettoyer avec un peu d’eau et du savon et surtout recyclable."

Le produit, lancé il y a seulement quelques jours, a déjà reçu des commandes de plusieurs milliers de pièces. 

 

Une nouvelle civilisation est en train de naître : celle du sans contact, celle de la suspicion envers les autres, envers les objets...

Nos mains, ces merveilleux outils de préhension deviennent dès lors des objets de contamination...

Certains utilisent aussi des gants pour se protéger du virus, et là encore, ils perdent le contact avec le réel.

Triste monde où nous ne pourrons plus toucher, embrasser, effleurer, frôler, saisir...

Triste monde déshumanisé où les contacts humains sont réduits à néant...

 

 

 

Une civilisation du "sans contact"...
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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 09:24
Des erreurs sur la carte de prévision du déconfinement : consternant !

 

 

Le Lot et le Cher sont apparus colorés en rouge jeudi soir sur les cartes publiés en vue du déconfinement, à cause d'erreurs de comptage. De fait, ces départements sont peu touchés par l'épidémie, surtout le Lot.

Comme le rapporte le journal La Dépêche, une seule personne est actuellement en réanimation dans le Lot. 15 patients sont hospitalisés. Et le département dénombre 16 décès liés au Covid-19. 

Le Cher compte actuellement trois personnes testées positives en réanimation et a enregistré 129 décès depuis le début de l’épidémie.

 

"Le classement en "rouge" des départements du Lot et du Cher sur la carte établie en prévision du déconfinement est sans doute dû à des erreurs de comptage", ont indiqué, vendredi, les agences régionales de santé (ARS) d'Occitanie et du Centre.

Consternant !

Décidément, quel cafouillage ! Rien ne nous aura été épargné... encore un couac désastreux !

L'amateurisme encore et toujours !

Des cartes sont ainsi diffusées et publiées sans aucune vérification préalable ?

Il suffisait d'ailleurs d'un simple coup d'oeil sur la carte pour suspecter des erreurs concernant plus particulièrement le Lot.

 

Décidément, il y a de quoi se poser des questions sur les responsables des Agences Régionales de Santé : à quoi servent-ils ?

Evidemment, de telles erreurs sont de nature à favoriser la suspicion concernant l'efficacité de la gestion de la crise du coronavirus.

On est sidéré par de tels manquements.

 

Alors que les masques sont encore attendus dans les pharmacies, alors que les respirateurs et les tests de dépistage font défaut, on constate encore des défaillances graves dans la diffusion des informations.

Certains départements qui sont classés en vert semblent aussi poser problème...

Bref, comment pourrait-on se fier à de telles cartes ? 

Pourquoi les diffuser si elles ne sont pas vérifiées ?

 

Bien sûr, on nous dit que cette carte est provisoire et qu'elle sera réactualisée au fil du temps jusqu'au 11 mai.

Pour autant, une telle erreur est dommageable : les réseaux dits sociaux, les médias diffusent déjà nombre de rumeurs, de fausses informations, on ne comprend pas qu'un organisme public de santé vienne rajouter à la confusion qui règne au cours de cette crise sanitaire.

 

On peut aussi craindre des erreurs dans le décompte des victimes du coronavirus : les personnes décédées à domicile échappent aux statistiques.

 

 

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 09:38
Un des dangers de la crise du coronavirus : la surveillance de masse...

 

Pour Yuval Harari, auteur notamment de Sapiens et Homo deus, "la crise que nous traversons peut constituer - à moins de faire les bons choix à très court terme - un point de basculement vers la surveillance de masse et le repli nationaliste. Il appelle à un sursaut rapide. "

 

Ce tournant est à redouter non seulement "parce que l’épidémie pourrait normaliser le déploiement d’outils de surveillance de masse dans des pays qui les rejetaient jusqu’alors", mais aussi "parce qu’une transition spectaculaire est en train de s’opérer vers une surveillance "sous-cutanée"  ("under the skin surveillance"), estime Harari. 

 

Harari imagine ainsi l'utilisation d'un bracelet biométrique qui permettrait de surveiller la température, le rythme cardiaque, la pression artérielle de toute une population.

Et tout cela pour préserver la santé des gens, ce qui peut paraître utile et nécessaire dans l'urgence.

 

Mais selon Harari, "les mesures temporaires ont une fâcheuse tendance à survivre aux urgences. Il y a toujours une nouvelle urgence à l’horizon."

En l'occurrence une nouvelle pandémie.

Certains États pourraient "assurer qu’il faut maintenir les systèmes de surveillance biométrique car ils craignent une seconde vague du virus."

Plutôt que de pratiquer un tel système de surveillance, Harari propose de responsabiliser les citoyens.

Ainsi, tout le monde a compris que le lavage des mains est indispensable en cas de pandémie.

Tout le monde peut comprendre les gestes barrières, le port du masque, la nécessité de respecter la distanciation sociale.

C'est une relation de confiance qui doit s'instaurer entre l'état et les citoyens.

Il faut refuser l'avènement de Big Brother.

Nous sommes déjà très largement surveillés par les GAFA : nous livrons chaque jour de multiples informations sur nos goûts, nos idées politiques, nos habitudes de vie...

Et, avec la crise du coronavirus, nous utilisons encore plus internet pour communiquer à distance.

 

Pouvons-nous vraiment nous déconnecter ? De plus en plus, des emplois, des entreprises demandent aux gens d'être connectés tout le temps et, avec la crise du coronavirus, cette tendance s'accentue.

Certains pays construisent même des sociétés de surveillance totale : c'est le cas en Israël... un état où tout le monde est surveillé, tout le temps.

Les GAFA savent absolument tout de ceux qui sont connectés : et ce sera encore plus une servitude volontaire quand ces GAFA  nous promettront, par dessus tout, une meilleure santé.

 

 

 

Source :

https://usbeketrica.com/article/covid-19-yuval-harari-anticipe-derapages-crise-et-appelle-sursaut

 

 

 

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 10:20
Un monde sans sourire...

 

 

Il semble que nous soyons voués à porter un masque dans les espaces publics et ce, pour un certain temps, tant que l'épidémie de coronavirus ne sera pas terminée.

Vous imaginez un monde sans sourire ? Un monde où les visages sont cachés par des masques qui ne laissent voir que les yeux...

 

La bouche, n'est-ce pas l'ouverture sur le monde, n'est-ce pas la sensualité, le sourire, le rire ?

Le rire, le sourire, c'est la vie, c'est une forme de connivence qui s'instaure entre les humains : nul besoin de parler, le sourire dit la bienveillance, l'humour, la complicité...

Le sourire dit la générosité, la sympathie, l'ironie, la sérénité, la bonté...

Le sourire, c'est notre humanité...

Vous imaginez un monde sans visages ? un monde sans individus, sans personnalités ?

 

Dans les magasins, on a de plus en plus l'impression de croiser des robots sans âme, des visages qui n'en sont plus, des morceaux de tissus, des êtres dénués de personnalité...

Des écrans vides, des masques sans visages...

 

Dans notre vie, nous sommes déjà depuis longtemps conditionnés par la publicité, lobotomisés : dans les supermarchés, les hommes sont réduits à devenir des consommateurs avides de biens matériels : munis d'une carte magnétique, magique, les hommes robotisés peuvent acheter toutes sortes de produits dans ces immenses lieux où sont regroupés des biens de consommation...

 

Nous sommes aussi déjà munis d'appareils sophistiqués dont nous ne pouvons plus nous passer : portables, i-pads, ordinateurs, nous vivons dans un monde virtuel et nous en arrivons à oublier la réalité qui nous entoure.

 

Et, nous sommes désormais contraints de porter des masques, de nous voiler le visage dès que nous sortons de chez nous.

"Bas les masques !" a-t-on envie de dire...

L'humain a besoin d'être en connivence avec l'autre, l'humain a besoin d'empathie...

 

Et puis, n'oublions pas les sourires de séduction... jolies bouches des filles et des garçons que l'on croise dans la rue, jolies bouches des enfants qui nous sourient, avides de découvertes.

Pourrons-nous un jour nous débarrasser de ce virus qui nous emprisonne, qui nous coupe des autres, qui nous obsède jusque dans nos gestes quotidiens ?

Pourrons-nous un jour mettre à bas les masques ?

 

 

 

 

Un monde sans sourire...
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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 08:51
Sous emprise...

 

Nous vivons depuis plus d'un mois sous emprise, l'emprise du virus à couronne : il est partout dans les magasins où sont répétés des messages d'alerte, où des affichettes sont installées pour nous recommander de respecter les distances de sécurité... 

 

Il est partout dans tous les médias où les journalistes se focalisent sur l'épidémie : il suffit de regarder la une des journaux sur internet pour constater que la plupart des articles sont consacrés au coronavirus.

Le virus fait la UNE de tous les médias...

Articles sur le confinement, sur les thérapies envisagées, sur le vaccin, articles sur la chloroquine, sur les hôpitaux débordés, sur les malades en réanimation....

Articles sur le nombre de victimes, sur les masques, articles sur les tests de dépistage, articles sur le professeur Didier Raoult....

La télévision déverse aussi son flot d'émissions médicales sur le coronavirus...

 

Le virus contamine et pollue nos esprits... Le virus envahit nos esprits : il nous hante, il modifie toutes nos habitudes de vie : télé-travail, confinement, attestations de sortie à remplir, mesures et distances de sécurité.

Les gens qui le peuvent s'équipent, se harnachent : gants, masques, gel hydroalcoolique.

Le virus est omniprésent dans nos têtes : il nous rend fous...

C'est la folie qui nous guette : peur des autres, peur des objets, peur de faire ses courses et de ramener le virus à la maison, peur devant les magasins où les files d'attente sont interminables...

Peur pour les proches qui sont encore contraints de travailler et qui  n'ont pas d'équipements de protection : pas de masques, pas de gants.

Peur de voir le virus renaître, d'apprendre qu'il a muté et qu'il peut devenir encore plus dangereux.

 

On lit aussi des informations contradictoires : comment s'attrape le virus ? Peut-on être contaminé par l'air, l'environnement ?

Faut-il porter des gants, un masque ? Le gel hydroalcoolique est-il vraiment efficace ?

Les médias entretiennent cette peur avec ce flot continu d'informations...

 

Et puis, comment ne pas penser aux conséquences de cette crise ? A la peur du virus, s'ajoute la peur économique.

Chômage, récession, perte de pouvoir d'achat, nombre de gens vont souffrir de cette épidémie qui risque de perdurer tant qu'on n'aura pas trouvé de solution pour endiguer le virus.

 

Serons-nous contraints de vivre sans cesse sous surveillance, comme en Chine ?

Devrons-nous porter des masques, comme en Chine ?

On connaît le système de surveillance de masse qui prévaut dans ce pays...

En Chine, la technologie est mise d’abord au service du parti Communiste qui l’utilise pour contrôler la population : l’état Chinois sait tout de ses citoyens et réprime impitoyablement tous ceux qui ne sont pas dans sa ligne. C’est Big Brother qui nous menace.

Ainsi, la Chine aura alors exporté non seulement un virus, mais aussi un système de surveillance propre à un régime totalitaire.

 

 

 

 

 

Sous emprise...
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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:06
Désormais, le port du masque est recommandé dans l'espace public...

 

Le masque a fait longtemps débat : désormais il est recommandé de le porter dans l'espace public.

Seulement, voilà, on ne trouve pas de masques dans les pharmacies qui auraient dû être approvisionnées depuis longtemps...

On peut consulter des tutoriels sur internet qui permettent de confectionner des masques en tissus mais certains de ces tutoriels se révèlent parfois très compliqués à réaliser... c'est un problème.

 

Dans tous les cas, les masques en tissu promettent d'être les stars inattendues de la collection mode printemps/été 2020.

Colorés, à motifs, siglés, on en voit déjà de toutes les sortes.

La mode printanière va mettre le masque à l'honneur !

 

Pourtant, avant la crise du coronavirus, il était impensable de circuler dans les espaces publics avec un voile qui cache le visage...

Dorénavant, le masque sert de protection contre le virus, il est donc autorisé et même recommandé... 

Quel changement de paradigme ! Tous et toutes masqués !

 

Nous voilà contraints de cacher notre visage, de le confiner et de le protéger de l'air ambiant...

Oui, mais les yeux ? Ils ne sont pas protégés par un masque...

Nous faudra-t-il aussi porter des lunettes étanches pour échapper au virus ?

Nous faudra-t-il revêtir des combinaisons de cosmonautes pour nous déplacer sur notre planète ?

On voit tous les dangers de ce phénomène pour nos démocraties : les visages étant cachés, les individus ne sont plus reconnaissables dans l'espace public.

 

 En France, il existe une loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

 Entrée en vigueur le 11 avril 2011, elle a été adoptée lors du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy dans un contexte marqué par un vif débat sur la place du voile intégral, et notamment le niqab, vêtement religieux islamique, dans l'espace public, notamment la rue et les établissements recevant du public.

La loi s'applique sur l'ensemble du territoire de la République

"La République se vit à visage découvert. Parce qu'elle est fondée sur le rassemblement autour de valeurs communes et sur la construction d'un destin partagé, elle ne peut accepter les pratiques d'exclusion et de rejet, quels qu'en soient les prétextes ou les modalités."

 

Curieux renversement de situation qui nous oblige à porter des masques !

Ironie du sort qui rend une loi obsolète, qui nous invite à faire l'inverse de ce que dit la loi...

Il est vrai que si tout le monde est masqué, de fait, nous nous retrouvons autour de valeurs communes : la lutte contre le virus, la protection de soi-même et des autres.

On prend conscience combien cette crise bouleverse nos vies et toutes nos habitudes : le masque, le confinement, l'autorisation de sortie, les contrôles de police, le télé-travail, les enfants à la maison, la distanciation sociale...

La méfiance envers l'autre, c'est aussi le risque de cette crise inédite.

 

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-l-hallucinante-notice-officielle-pour-fabriquer-son-masque-23-04-2020-2372580_2134.php

 

 

 

Désormais, le port du masque est recommandé dans l'espace public...
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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 08:56
La terre ne nous appartient pas...

 

C'est l'écrivain Kamel Daoud, interrogé lors de l'émission La grande Librairie, qui a fait cette belle déclaration emplie de sagesse :

"Le virus nous ramène à notre condition humaine... nous sommes une espèce menacée, cela nous oblige à penser notre condition humaine, et pas seulement notre condition nationale ou notre condition ethnique ou religieuse... La peste est là, à nouveau. Le confinement est une fulgurante rétractation de l'humanité : nous sommes interdits de l'espace.

 

Nous avons subi plusieurs secousses : nous avons été dégagés de l'idée que nous sommes le centre de l'univers, puis dégagés de l'idée que nous sommes le centre de la terre, et maintenant, nous sommes reclus dans nos espaces, la terre ne nous appartient pas... nous ne sommes pas propriétaires du monde, même l'idée d'appréhender, de saisir, de toucher se trouve remise en cause : nous ne pouvons plus toucher les choses de la même manière, après cette épidémie, la notion même de s'approprier en touchant est remise en cause.

 

Nous sommes dans une phase de dépossession qui doit nous pousser à la réflexion."

 

"A quelque chose, malheur est bon", dit le proverbe.

 

Nous devons sans doute repenser notre rapport à la terre, et à tous les êtres vivants qui la peuplent. Nous ne sommes pas les maîtres du monde, nous ne sommes pas des dieux.

 

Ne sommes-nous pas dans l'hybris quand nous épuisons notre planète et toutes ses ressources ?

Nous avons oublié que nous nous devons de respecter la nature : les anciens Grecs l'avaient bien compris, eux qui voyaient dans chaque plante, dans chaque arbre, dans chaque fleuve, dans chaque source la présence du divin.

 

L’homme d’aujourd’hui perd de plus en plus le contact avec la nature et ses trésors : il est entouré d’objets comme le portable, la tablette, l’e-book et il en oublierait presque les réalités qui l’entourent…

Il faudrait presque réapprendre à l’humain le monde et ses richesse infinies.

 

Pollutions, dévastations de forêts, pesticides, notre planète est exsangue : nous consommons trop, nous gaspillons, nous jetons sans arrêt, et nous épuisons la terre qui nous abrite.

Nous sommes sans cesse à la poursuite de la croissance, comme si nous pouvions croître indéfiniment sur une planète limitée.

Croissance, compétition, tels sont les maîtres mots de notre monde voué à l'économie.

 

D'ailleurs, les hommes politiques ont-ils encore un quelconque pouvoir ?

Ce sont les marchés qui font la loi...

Ainsi, c'est un homme d'affaires, un homme d'argent qui est arrivé au pouvoir aux Etats-Unis : Donald Trump. On en voit les résultats désastreux.

Saurons-nous vraiment tirer les leçons de cette crise inédite ? Saurons-nous ralentir et ne plus nous vouer à l'argent et à la croissance ?

 

 

 

 

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