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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 11:09
Enseigner avec un masque : quelle galère !

 

 

"C'est extrêmement compliqué..." "C'est très difficile."

 

"C'est terrible... moi, mardi, j'avais 8 heures de cours, je suis rentrée, j'étais épuisée... On tire sur la voix, c'est vraiment très fatigant..."

 

"Voyez, là, je commence à m'essouffler, c'est difficile de tenir une journée complète avec un masque, je pense qu'on va être un certain nombre à être vite aphone..." "et puis, c'est très dur pour les élèves aussi, il faut dire ce qui est."

 

"Les élèves ont beaucoup de difficultés en collège à avoir le masque comme ça toute la journée..."

Ce que confirme une surveillante de collège épuisée après une semaine de travail : "Rappels incessants aux élèves, sollicitations énormes des profs, des élèves, des parents... la pause méridienne est une vraie jungle : 800 élèves qui courent, qui se collent, qui jouent avec les masques, qui les cassent..."

 

"Moi, je suis prof principale de sixième, je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas et le contact a vraiment du mal à se faire. Je leur ai demandé d'envoyer des petites photos, on va faire un photo montage, c'est la seule solution que j'ai trouvée..."

 

Les témoignages de profs s'accumulent pour dénoncer toutes les difficultés d'enseigner sous un masque.

Eh oui, l'enseignement passe par la voix : elle est essentielle, pour la transmission et les échanges avec les élèves.

 Parler pendant 6 ou 7 heures à voix haute demande des efforts et une énergie incroyables… surtout pour une femme dont la voix est souvent plus ténue que celle d’un homme.

Devant une classe de 36 élèves, il faut se faire entendre et la voix ne doit pas faiblir ou dérailler, un seul instant.

L’enseignante ou l’enseignant sont amenés à forcer sur leur voix, à la malmener, parfois.

Alors, avec un bâillon sur la bouche, on peut imaginer le calvaire...

Combien de fois ai-je eu, pour ma part, une extinction de voix… après une journée de travail !

Et je ne portais pas de masque !

 
On oublie trop souvent que le métier d’enseignant est un métier physique et on ne perçoit que la fatigue intellectuelle. Mais ces aspects se combinent : un professeur dépense beaucoup d’énergie face à ses élèves : énergie intellectuelle, morale, physique.
 
La voix est bien essentielle dans ce métier de transmission et d'échanges...

La voix est un souci permanent pour les enseignants... véritable outil de travail, elle est, sans cesse, sollicitée...

Voici ce qu'en pense le philosophe André Comte-Sponville : "J'ai été prof pendant 24 ans, l'idée de faire cours masqué devant 30 gamins masqués, mais c'est l'horreur ! Il y aura une déperdition d'efficacité, de communication, de compréhension, d'échanges, effrayante sans parler des problèmes de discipline... ça ne peut pas durer."
 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/la-vie-masquee-de-la-distanciation-sociale-au-destin-commun

 

 

 

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 10:26
Les masques au supermarché...

 

Il fut un temps où je cherchais désespérément un masque et je n'en trouvais nulle part : ni en pharmacie, ni au supermarché.

 

Et maintenant, voici que les masques sont partout : ils s'affichent même en tête de gondole le long de la file d'attente du supermarché.

 

Ils ont même remplacé une partie des friandises qui s'offraient au regard des gamins dans la file d'attente : masques en tissus, de toutes sortes de couleurs, masques chinois jetables à des prix intéressants... 2, 80 les dix masques !

Et les gens dans la file d'attente regardent avec curiosité ces masques, ils s'attardent, ils farfouillent, cherchent...

 

Le masque devient tendance : comment y échapper ? Il est obligatoire dans les magasins, dans les lieux clos, et parfois aussi à l'extérieur, dans les grandes villes.

On en voit parfois de très élégants assortis à la tenue vestimentaire... dans ce cas, le masque devient accessoire de mode.

 

Au supermarché, on peut ainsi observer comment les gens portent masques : assez souvent, sous le nez, parfois sur le menton... Ainsi, beaucoup font semblant de porter masques...

Dans les rues, on peut observer le même phénomène...

Comment s'en étonner ?

 

Alors que le masque n'est pas obligatoire sur les terrasses bondées des cafés et des restaurants, il devient obligatoire dans les rues passantes.

N'est-on pas là en pleine incohérence ? On a du mal à saisir la différence.

 

Bien sûr, il s'agit de satisfaire les tenanciers de bars et de restaurants qui ont éprouvé de grosses difficultés financières à la suite du confinement...

Mais comment s'étonner de la propagation du virus quand  les masques ne sont pas exigés sur des terrasses bondées ?

Le virus se propage-t-il facilement à l'extérieur ? Oui, probablement, si les contacts sont rapprochés...

 

Depuis le début de la pandémie, le masque est sujet de controverses...

Où est la vérité ? Le masque protège-t-il du virus ou est-ce un cache-misère ?

Dans le doute, mieux vaut porter tout de même un masque... c'est un moindre mal, si on le compare au confinement.

 

 

 

 

 

 

 

Les masques au supermarché...
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 12:25
Covid-19 : les failles du dépistage...

 

"Aucune stratégie dans la mise en place des tests... c'est l'auberge espagnole...", déclare Catherine Hill, épidémiologiste à l'institut Gustave Roussy de Villejuif. 

 

Et elle précise : "Il s'agit de trouver les gens qui sont contagieux aujourd'hui pour qu'ils s'isolent le plus vite possible... et qu'ils arrêtent de contaminer autour d'eux."

 

"On ne se demande pas où sont probablement les gens qui sont contagieux en ce moment et aussi quels sont les gens qui ne doivent pas être en circulation et contaminer autour d'eux, par exemple, le personnel des EHPAD, les gens qui travaillent dans les prisons, il ne faut pas introduire le virus dans des endroits où sa circulation est forcément catastrophique...

 

On fait du chiffre, on dépense de l'argent pour rien..."

 

Catherine Hill nous explique en détail pourquoi la façon d'effectuer les tests est inefficace :

 

"Et en plus, on rend maintenant les résultats beaucoup trop tard : quelqu'un est contaminé un jour, il devient contagieux très vite, le lendemain, les symptômes arrivent en moyenne 5 jours après,  et 5 jours après les symptômes, la plupart des gens ne sont plus contagieux, donc si une personne attend d'être symptomatique pour aller voir son médecin, si elle arrive à être testée le septième jour (ce qui est déjà une prouesse) et a les résultats trois jours après, c'est à dire le dixième jour, c'est trop tard...  elle apprend qu'elle est contagieuse au moment où elle n'est plus contagieuse..."       

 

" Les masques, c'est un pis-aller, la solution, ce sont les tests... et on n'a jamais eu une stratégie des tests...

On fait les tests très mal, on les fait à n'importe qui, n'importe où, n'importe quand et on met beaucoup trop de temps pour donner les résultats, ça ne sert à rien, on gaspille de l'argent..."

 

Ainsi, pour la mise en place des tests, nous avons tout faux...

C'est inquiétant, tout de même...

C'est une spécialiste qui fait cette mise en garde : elle mérite d'être écoutée.

 Devant les laboratoires, les files d'attente s'allongent pour les dépistages : toutes les raisons sont bonnes pour être dépisté !

 

Décidément, dans cette gestion de la crise du coronavirus, beaucoup de cafouillages...

Cafouillages sur les masques, leur utilité, cafouillages sur les tests, cafouillages sur le protocole sanitaire appliqué dans les établissements scolaires...

Beaucoup d'improvisations... il est vrai que la situation est inédite mais les erreurs se multiplient et c'est inquiétant.

 

 

 

Source :

https://www.europe1.fr/emissions/L-interview-de-7h40/coronavirus-catherine-hill-reclame-une-enorme-campagne-de-depistage-avant-quil-ne-soit-trop-tard-3986063

 

 

 

Covid-19 : les failles du dépistage...
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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 07:54
Le port du masque à l'extérieur : une mesure contre-productive ?

 

"Porter le masque partout et toute la journée : est-ce une bonne idée ? On est en droit de se poser la question...

Le port du masque à l'extérieur est devenu obligatoire dans de nombreuses villes en France, le premier ministre Jean Castex exhortait récemment les préfets à prendre des décrets en ce sens pour tenter de limiter la progression de l'épidémie.

 

Pourtant, il n'existe pas de réel consensus scientifique sur le sujet et certains affirment même que la mesure est contre-productive.

 

Ainsi, le collectif Victimes Coronavirus France a-t-il décidé de saisir la justice : des recours ont été déposés auprès du tribunal administratif pour demander l'annulation des arrêtés préfectoraux à Paris, Marseille, Lyon et Nice...

L'attaque est portée par des personnes qui ont été contaminées, qui appartiennent à ce collectif...

 

Elles ont été contaminées par le Sars-Cov-2 et elles redoutent qu'à force d'obliger les gens à porter un masque en permanence, eh bien ce geste barrière ne soit plus effectué avec la rigueur nécessaire et qu'il soit à terme rejeté par la population."

Si le collectif salue "les mesures de juillet instaurant le port du masque obligatoire en lieux clos, notamment dans les magasins", il ne comprend pas l'élargissement de cette mesure à l'extérieur.

 

L'avocat de ce collectif déclare : "Alors qu'il n'y a aucun consensus scientifique à l'extérieur, alors que le Haut comité de santé publique nous dit que le masque à l'extérieur n'est pas recommandé sauf circonstances particulières, alors que le plan sanitaire déposé lundi pour les entreprises prévoit que les travailleurs à l'extérieur n'ont pas besoin d'être masqués, eh bien les préfets imposent le port du masque général et obligatoire à la population... ça n'a aucun sens, ces mesures n'ont pas de fondement épidémiologique, pas de fondement scientifique, elles ont un fondement politique..."

 

"Plus de 13 000 communes prônent déjà l'usage du masque à l'extérieur, parfois la pratique est limitée aux heures de pointe ou aux rues les plus touristiques, à l'inverse certaines métropoles l'ont rendu obligatoire partout et en permanence.

Ce sont ces villes qui sont attaquées."

 

L'avocat explique : "Le principe de précaution, cela ne veut pas dire faire tout et n'importe quoi, cela veut dire : proportionner... il y a une atteinte aux libertés, elle est nécessaire parce qu'il y a une épidémie qui circule, mais il faut qu'elle soit proportionnée."

"A Strasbourg, le tribunal administratif vient de donner raison à d'autres plaignants qui réclamaient la même chose."

 

On le voit : même le masque est un sujet de controverse...

Et le coronavirus n'a pas fini de susciter des débats, des discussions, des points de vue contrastés, des prises de position, des décisions surprenantes.

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-04-septembre-2020

 

Le port du masque à l'extérieur : une mesure contre-productive ?
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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 08:55
Des élèves sans visages...

 

Une rentrée scolaire inédite : en début d'année, les professeurs doivent faire connaissance avec des nouveaux élèves, souvent plus de 150 élèves...

 

Oui, mais comment faire connaissance avec des élèves masqués dont on ne voit pas le visage, le sourire, les expressions ?

Comment les connaître, les reconnaître ?

C'est déjà difficile en temps ordinaire où il faut mémoriser rapidement autant de noms, de visages nouveaux, mais là, c'est encore plus compliqué. 

 

Bien sûr, on peut demander aux élèves de déposer un carton sur leurs bureaux pour y inscrire leur identité.

Mais ce système reste bien imparfait : l'enseignement est un métier de communication, de partage, de transmissions...

 

La communication passe par la parole, mais aussi par les expressions du visage...

Enseignant masqué, élèves masqués... une situation compliquée.

 

La voix de l'enseignant est voilée, déformée par le masque et celle des élèves également...

La contrainte est énorme : vous imaginez des élèves portant le masque pendant des heures ? Et le masque est même obligatoire pendant les récréations...

Tout le monde va étouffer sous le masque... d'autant que les températures sont encore estivales dans certaines régions de France, notamment dans le sud...

Un élève pourra-t-il être sanctionné s'il ne porte pas de masque ? Quelles seront ces sanctions ?

On ne sait pas trop pour l'instant... Il faudra voir au cas par cas, sans doute...

 

Mais on ne peut admettre de dérogations à cette règle : le port du masque...

Si on commence à accorder des dérogations, des exceptions, on n'en finit plus...

 

Comment va évoluer la situation sanitaire ? Certains spécialistes affirment que l'épidémie est finie, d'autres évoquent une recrudescence des cas de Covid-19.

Décidément, la science est bien incertaine : nous sommes face à des opinions divergentes.

Qui croire ?

Comme l'écrit le romancier Paolo Giordano, "dans la contagion, la science nous a déçus. Nous voulions des certitudes et nous avons trouvé des opinions... Nous regardons les spécialistes se quereller, comme des enfants assistant aux disputes de leurs parents. Puis nous nous querellons entre nous."

 

Beaucoup de questions se posent : seront-elles résolues dans les mois qui viennent ?

 

 

 

 

 

Des élèves sans visages...
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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 08:58
Le succès des librairies après le confinement...

 

 

A quelque chose malheur est bon : la crise du coronavirus a permis un renouveau des librairies...

La lecture se porte bien, les ventes de livres explosent.

 

Vive le livre, le vrai ! Le livre papier que l'on peut feuilleter à loisir chez un libraire, le livre que l'on peut tenir en mains, ouvrir, refermer, le livre dont on peut sentir les odeurs de papier imprimé...

Vive la lecture ! Elle procure une évasion, une ouverture sur le monde, elle fait naître la curiosité, le bonheur de la découverte...

Un reportage diffusé sur France 2, lors du journal de 20 heures mettait en évidence le succès des librairies...

 

"Pour certains, la lecture fut un exutoire pendant le confinement, une redécouverte, trois mois plus tard, le plaisir de lire est resté..."

 

"Je lis plus que l'année dernière, témoigne une jeune femme, c'est un entraînement, c'est comme le sport, cela m'a remise vraiment dans un rythme de lecture..."

"J'ai acheté beaucoup de livres après le déconfinement", déclare une autre jeune femme.

 

Les librairies connaissent ainsi un succès fulgurant.

"Une progression de 65% du chiffre d'affaires, on est agréablement surpris par cette progression", affirme un libraire interrogé par France 2.

"Pour tout le secteur, c'est une bouffée d'oxygène après deux mois catastrophiques.

 

Les ventes avaient chuté de 95% de mi mars à mi mai.

Il est vrai qu'au moment du déconfinement, les librairies ont bénéficié d'un contexte favorable : les cinémas et les musées n'avaient pas encore rouvert.

Ce rebond est-il éphémère ou le signe d'un changement de comportement plus profond ?"

Il faut espérer que ces habitudes perdurent : le livre est un moyen de se cultiver, une ouverture sur les autres et le monde, une façon de voyager dans le temps et l'espace...

 

"Les gens ont envie de redécouvrir des choses, ils ont envie de conseils.

En librairie, il y a un conseil, un avis.

On furette, on tourne autour des tables, on prend un livre, on le retourne, on le feuillette..."

C'est beaucoup mieux que les achats sur internet : en librairie, on peut mieux choisir, mieux regarder, mieux se renseigner.

 

 

Source :

 

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/culture-les-librairies-tournent-la-page-du-confinement_4085059.html

 

 

 

Le succès des librairies après le confinement...
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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 09:04
Masques et lunettes noires...

 

 

On voit de plus en plus de visages masqués dans les rues, une pratique qui a tendance à se généraliser dans certaines villes, dans certains quartiers, le port du masque étant obligatoire à l'extérieur....

Ce bal masqué risque de se prolonger avec la recrudescence du coronavirus.

Curieux bal masqué sans musique, sans gaieté, sans paroles... Car les gens parlent peu sous le masque...

Plus d'expressivité du visage, plus de sourire, un anonymat lugubre...

 

Le port du masque à l'extérieur a-t-il une utilité ?

 Il n’existe pas, à l’heure actuelle, un consensus formel, ferme et définitif de la communauté médicale et des spécialistes hygiénistes sur cette question, qui se fonderait sur un ensemble d’études éprouvées et revues par les pairs. La raison est simple : l’état des connaissances accumulées sur le nouveau coronavirus évolue en temps réel.

C'est donc le principe de précaution qui prévaut.

 

 Dès qu’il y a de la promiscuité, il faut porter le masque. Croiser les gens dans la rue pourrait être une situation à risques...

On le voit : se protéger de l'air ambiant est un vrai casse-tête, d'autant que les masques ne sont pas efficaces à 100 %...

 

En tout cas, nous voilà transformés en robots masqués...

Le corps est devenu lieu de tous les dangers, de toutes les menaces, le corps doit être protégé, les mains sans cesse lavées, la distance doit être maintenue avec les autres...

Un monde inquiétant où les autres deviennent quasi-invisibles...

 

Et quand le masque se double de lunettes noires, on atteint le comble de la protection et de l'anonymat.

Il m'arrive ainsi de rencontrer dans la rue ces êtres sans visage, sans regard : des fantômes privés de toute individualité.

Quand les traits du visage, les yeux s'effacent, il ne reste plus rien d'humain.

De telles rencontres sont perturbantes et inquiétantes.

 

Allons-nous vivre longtemps sous le masque ?

Allons-nous vivre longtemps sous le règne de la peur et de la méfiance ?

L'humain a besoin d'être en connivence avec l'autre, l'humain a besoin d'empathie...

 

Trouvera-t-on un vaccin efficace ? C'est peu probable... Pourra-t-on élaborer des médicaments contre le coronavirus ? Serons-nous un jour débarrassés de ce virus ?

 

 

 

 

 

 

Masques et lunettes noires...
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24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 08:59
Rentrée scolaire : reprise le 1er septembre...

 

Déjà la rentrée ! Elle est prévue cette année dès le premier septembre...

Il y a quelques années, la rentrée avait lieu vers la mi-septembre, mais dorénavant, elle déboule dès le début du mois de septembre, la pré-rentrée pour les enseignants étant fixée à la fin du mois d'août.

 

Face à une certaine recrudescence de l'épidémie de Covid-19, la rentrée scolaire s'annonce épineuse et difficile.

 

Les mesures annoncées : port du masque obligatoire dans les lieux clos pour les enseignants et les élèves, absence de distanciation, inquiètent.

Enseigner avec un masque, ce n'est pas évident... C'est curieux : sur les plateaux de télévision, personne n'est masqué... pourquoi ? Evidemment, parler sous un masque, c'est très inconfortable... mais les enseignants, eux, devront se plier à cette contrainte.

 

Que dire des adolescents ? Passer toute une journée ou presque avec un masque pour des élèves, c'est compliqué.

Il faudra prévoir l'aération des salles toutes les trois heures et un lavage de mains régulier...

Mais quand on sait que de nombreuses classes de lycée comportent 35 ou 36 élèves, on peut craindre qu'une aération toutes les trois heures soit nettement insuffisante.

 

Quelles seront les conditions d'accueil dans les cantines ? On ne sait pas trop...

A la rentrée, les cantines fonctionneront à nouveau normalement. "Les établissements doivent s'organiser pour limiter, dans la mesure du possible, les regroupements et croisements importants", stipule simplement le nouveau protocole. Le lavage des mains reste obligatoire avant chaque repas.

Les établissements doivent-ils agrandir les salles de réception pour la cantine ?

 

"La rentrée des classes, mardi 1er septembre, aura bien lieu comme prévu", a affirmé jeudi soir le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, sur le plateau de France 2. Certes, il a admis qu’il pourrait y avoir «des exceptions locales» en fonction de l’évolution de l’épidémie, mais un principe reste : reprise pour tous de l’école, de façon obligatoire. "L’éducation n’est pas une variable d’ajustement, ni de nos sociétés ni d’une crise sanitaire", a insisté le ministre.

Bien sûr, on comprend l'inquiétude des parents face à la possibilité d'un nouveau confinement : un casse-tête pour assurer la garde des enfants.

 

Les élèves seront donc accueillis tous les jours de la semaine, comme avant. Mais une question va conditionner l’organisation des parents qui travaillent : quelle sera la règle au premier symptôme de coronavirus dans l’école ? "On fait immédiatement des tests sur la classe et sur l’école et à partir de là, on remonte la chaîne de contamination", a répondu le ministre, ajoutant que des fermetures de classe ou de l’école entière, pourront alors être décidées. 

Donc, une rentrée remplie d'incertitudes : les enseignants, le personnel éducatif vont devoir naviguer à vue...

 

 

 

 

 

Rentrée scolaire : reprise le 1er septembre...
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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 08:40
L'inconfort du masque...

 

 

C'est l'été : il fait chaud... porter un masque en pleine canicule peut devenir une torture, notamment pour les personnes âgées, les plus fragiles.

Le masque est étouffant, peut donner des nausées, il gêne la respiration.

 

Et puis, on ne peut oublier la contrainte de l'entretien des masques : il faut laver les masques en tissu régulièrement, après un usage de 4 heures, les laver dans des conditions particulières : à 60 degrés pendant 30 minutes... cela demande toute une logistique.

 

Bien sûr, on peut aussi acheter des masques jetables mais on sait que ces masques en plastique sont particulièrement polluants pour la planète : on en retrouve partout, dans les rues, sur les trottoirs, dans les mers, les océans.

De plus, les masques jetables représentent un budget conséquent : c'est un investissement inaccessible pour des gens modestes.

 

Le masque est d'autant plus inconfortable quand on doit le porter dans la rue, alors qu'on est en train de marcher. Au bout d'un certain temps, on étouffe, on s'essouffle.

 

Le masque nous fait vivre aussi dans un monde sans visage qui devient encore plus inhumain et plus impersonnel : plus de sourire, plus d'individualité.

 

Dès la rentrée scolaire qui est proche maintenant, tous les élèves à partir de 11 ans devront porter le masque : on imagine toute une journée passée sous un masque pour des adolescents... une contrainte difficile à respecter !

Il faudra aussi équiper tous les collégiens et les lycéens de masques : ces masques leur seront- ils fournis ?

On le voit : encore beaucoup d'incertitudes à venir...

 

Pourtant, le masque est un des seuls moyens à notre disposition pour nous protéger du virus.

 

Pour l'instant, pas de vaccin : en trouvera-t-on un dans la mesure où le virus peut muter et rendre inefficaces tous les vaccins qui font l'objet de recherches actuelles ? Pour l'instant, pas de remède vraiment efficace contre le coronavirus.

 

Le masque, les gestes barrières, la distanciation sont les seuls moyens de nous protéger du virus : ce sont là des contraintes qui perturbent nos habitudes de vie.

 

Nous sommes pourtant contraints de nous y soumettre afin d'éviter ce qui serait une catastrophe pour la rentrée de septembre : un reconfinement qui serait dommageable pour notre économie et la survie de notre société.

 

 

 

 

 

 

 

L'inconfort du masque...
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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 09:00
Les mystères du coronavirus...

 

 

Beaucoup d'ignorances et d'incertitudes autour de ce coronavirus qui s'est répandu à travers le monde...

 

1) Combien de temps dure l'immunité ? 

Selon l'Institut Pasteur, les gens guéris du coronavirus sont immunisés pendant plusieurs semaines... des anticorps resteraient présents dans l'organisme quarante jours après le début des symptômes.

Des chercheurs ont observé que des cellules dites "mémoire" produisent à leur tour des anticorps en cas de nouvelle contamination. Mais est-ce suffisant pour ne pas retomber malade ? On ne sait pas.

Certains patients au Covid-19 restent positifs plus d'un mois après avoir guéri, ou sont ré-infectés une deuxième fois. Ils présentent d'étranges symptômes et constituent un véritable casse-tête pour les médecins qui ne savent pas s'ils restent contagieux ni comment les soigner.

 

2) Quid de la chloroquine ? Est-elle efficace ?

De nombreuses études en ont montré l'inefficacité. La revue Nature a publié le 22 juillet les résultats d'une étude menée sur des singes... conclusion : la chloroquine est inefficace à tous les stades de la maladie et n'empêche pas la contamination des cellules pulmonaires.

 

3) Pourra-t-on élaborer un vaccin ?

La recherche s'est emparée du problème  : une centaine de vaccins sont en cours de développement. C'est beaucoup !

Mais tout reste incertain et il est probable que l'élaboration d'un vaccin va prendre du temps.

 

4)A quelle température meurt le virus ?

Exposer le virus à 56 degrés pendant 20 à 30 minutes ou à 65 degrés pendant 5 à 10 minutes réduit à zéro son potentiel infectieux : c'est ce qu'affirment plusieurs médecins dans un article paru sur le journal Libération.

 

5) Quelle est la situation en Afrique ?

Le continent africain a semblé, dans un premier temps, épargné par la pandémie. Mais le nombre de cas augmente et l'OMS appelle les États à maintenir les restrictions malgré un relâchement dans les différentes sociétés du continent.

Y a-t-il des morts cachés ? On ne sait pas.
 

 

6) Quelle est l'origine du virus ?

C’est une énigme que l'on n'a toujours pas résolue. D’où vient ce coronavirus qui a bouleversé la planète ? Les hypothèses sont nombreuses : le virus proviendrait d’une chauve-souris, d’un pangolin, il se serait échappé d’un labo chinois, il aurait été fabriqué intentionnellement pour détruire le monde…

Quand on ne sait pas, les idées sérieuses et les plus farfelues abondent, les théoriciens du complot s'en donnent à coeur joie. Mais il n’en demeure pas moins que nous ne savons toujours pas avec certitude quelle est l’origine de ce coronavirus responsable de la Covid-19.  Plusieurs pistes émergent mais aucune ne se distingue avec certitude. Il faudra bien pourtant le savoir pour éviter que cette étrange tragédie ne recommence.

Saura-t-on un jour la vérité ?

 

 

Source : un article paru dans le journal Marianne par Paul Conge.

 

 

 

 

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