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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 10:56
La mode Covid est arrivée...

 

La mode Covid est arrivée dans les boutiques : une mode étrange, un peu triste, avec le traditionnel jean troué, alors que la saison automnale invite à se couvrir et se protéger des premiers frimas.

 

Que dire de certains pull-overs raccourcis dont les mailles s'arrêtent sous la poitrine ? On reste perplexe devant de tels modèles si peu pratiques...

 

Mais la mode ne doit-elle pas aussi se renouveler ?  Il s'agit d'inventer de nouvelles formes, quitte à produire des vêtements délirants...

Il s'agit d'innover à tout prix !

 

Que dire encore de ces bottes noires aux semelles épaisses compensées ? Quelle tristesse ! Quelle lourdeur !

Qui a envie de porter de tels modèles ?

 

On voit aussi des couleurs ternes, du noir, du bordeaux sur des robes larges, à plis... ou encore des pantalons larges qui laissent la cheville découverte.

 

Le motif zébré revient en force... ainsi que l'écossais sur des vestes larges qui ressemblent à des sacs.

Les capes font un retour remarqué, ainsi que les épaulettes en forme de triangles... Effrayant !

 

Et si, par dessus ces tenues, on rajoute un masque noir, très tendance, on atteint des sommets d'angoisse !

Mais on nous vend n'importe quoi !

 

Et les jeunes se laissent souvent séduire par ces nouveautés...

Halte à la tristesse et à l'innovation ringarde !

Il semble que la mode se met au diapason de l'épidémie et de la tristesse ambiante.

 

On aimerait plus de gaieté, de fantaisies élégantes et pratiques, plus de couleurs pour nous faire oublier la morosité du temps.

On aimerait une mode pratique, confortable, coquette, chic.

Heureusement, d'autres modèles plus classiques sont disponibles : des leggings, des pulls moelleux, des jupes confortables.

 

 

 

 

https://www.vogue.fr/mode/article/tendances-mode-automne-hiver-2020-2021

 

 

 

 

La mode Covid est arrivée...
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 09:33
J'ai acheté un masque au cuivre...

 

Sur les recommandations de ma pharmacienne, j'ai acheté un masque au cuivre : ces masques sont munis d’une couche de cuivre, capable de tuer les microbes. Autre avantage, ils sont réutilisables à très long terme.

On peut les utiliser pendant une quarantaine d'heures, avant de les laver.

Leur durée d'utilisation est d'environ une année.

 

Vendu environ 13 euros en pharmacie, le laboratoire garantit leur efficacité "à la fois pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres, car la filtration s'effectue dans les deux sens."

Voilà une solution favorable à l'environnement : on évite les masques en plastique jetables et on peut laver son masque seulement une fois par semaine.

 

Oui, mais ces masques en cuivre ont-ils été réellement bien testés ? Leur efficacité est-elle prouvée ?

Le cuivre peut-il présenter un risque de toxicité ?

On ne sait pas trop...

Encore une fois, nous sommes très mal informés : on aimerait avoir des recommandations claires à ce sujet de la part des scientifiques.

 

Mais, depuis le début de la pandémie, les scientifiques sont tellement divisés !

Le professeur Raoult a défendu la chloroquine, alors que d'autres scientifiques affirment que cette substance est inefficace contre le virus.

Récemment,  Didier Raoult s'inquiétait d'une nouvelle mutation du Covid-19 plus virulente.
Interrogé sur l'état de la situation sanitaire à Marseille, Didier Raoult s'est même montré moins rassurant que cet été, lorsqu'il évoquait un virus moins virulent.

Didier Raoult lui-même semble revenir sur ses précédentes déclarations.

 

Ainsi, les gens sont submergés d'informations contradictoires : ils ne savent plus qui détient la vérité et si quelqu'un la détient vraiment...

 

Longtemps, on a supposé que toucher une surface contaminée était un facteur essentiel de propagation du virus.

 

Mais, c'était apparemment une fausse piste : 

"Une hypothèse peu probable. Dans le cas d'une poignée de porte, il faudrait qu'une personne malade éternue ou tousse, ne se lave pas les mains puis touche la poignée ou que des microgoutelettes parviennent dessus. Le virus peut rester plusieurs jours sur du plastique ou du métal mais se désintègre au bout de quelques heures sur une surface. Une personne saine aurait donc assez peu de chance de s'infecter à moins de toucher la poignée de porte juste après le passage de la personne malade, d'y attraper une dose importante de virus puis de se toucher le nez, les yeux ou la bouche."

 

Et qu'en est-il du masque au cuivre ? Est-il vraiment sûr et efficace ?

 

 

 

 

https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-des-masques-au-cuivre-capables-de-tuer-le-virus-12-09-2020-8383368.php

 

 

 

https://owdin.live/2020/05/19/les-masques-en-cuivre-sont-la-derniere-tendance-a-la-mode-devriez-vous-en-acheter-un/

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-didier-raoult-s-inquiete-d-une-nouvelle-mutation-plus-virulente-20201006

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/voici-pourquoi-toucher-une-surface-contaminee-nest-pas-le-principal-facteur-de-propagation-du-covid-19-3973686

J'ai acheté un masque au cuivre...
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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 09:19
Covid-19 : des séquelles parfois gravissimes...

 

 

Un témoignage fort, lors du journal de 20 heures, sur France 2, ce mardi 6 octobre : une femme de 56 ans raconte les épreuves qu'elles a traversées après avoir contracté le Covid-19.

 

Marie-Christine Lagrange explique les détails de sa maladie : elle a développé au mois d'août une forme grave de Covid. Elle vit avec depuis deux mois.

Visiblement, elle est essoufflée, fatiguée et manque d'énergie. Sa voix est rauque, cassée.

 

Voici son témoignage :

"Ma vie a été en danger... très clairement, on me l'a dit après, mais à 12 heures près, c'était trop tard.

 

Tout de suite, bien sûr, j'ai été branchée de partout, et on m'a dit : "Ecoutez, dès demain, Madame Lagrange, vous serez transféré en réanimation, on va vous mettre sous coma artificiel"... Je ne me rends même pas compte s'ils ont l'air inquiet, en fait à ce moment on m'aurait dit : "On vous coupe une jambe pour que ça aille mieux", j'aurais dit oui.

 

Tout ce que je voulais, c'est que ça s'arrête, que je retrouve de l'énergie, que je n'aie plus de fièvre, que je sois dans un autre état.

"Donc, là, on va vous endormir, et on se revoit dans quelques jours..." et là, effectivement, je me suis sentie partir, et puis 8 jours de trou total dans ma vie...

 

Juste après ces jours de coma artificiel, ça a été très très dur.

Mon corps n'était que souffrance, des orteils jusqu'à la pointe des cheveux, j'avais mal, mal.

Quand je me suis levée, je ne tenais pas sur mes jambes. En huit jours, j'avais perdu 8 kilos de muscles...

Mais qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai cent ans.

 

Le premier petit déjeuner, j'ai tout renversé, je pleurais, je ne pouvais pas tenir une cuillère. On m'a nourrie, quoi... psychologiquement, quand on est quelqu'un qui est en pleine forme, qui est dynamique, ça a été très dur, très compliqué.

 

Je suis sortie le 24 août, de l'hôpital, c'est à dire, un mois après, mais j'ai eu aussi des symptômes qui sont apparus, que je n'avais pas avant... par exemple, je suis essoufflée, j'ai de violentes douleurs aux oreilles.

Voilà, vous attrapez le Covid, vous êtes hospitalisé, puis après, vous êtes pas sorti.

 

Donc, les gens qui se disent : "Mais je suis en bonne santé, ça va, il va rien m'arriver", les anti-masques, et tout ça, moi ça me révolte...

Viens vivre un dixième de ce que j'ai vécu, et tu vas voir que le masque tu vas le supporter..."

 

On le comprend à travers ce témoignage : le Covid-19 peut affecter gravement la vie de gens en bonne santé. On évoque souvent tous ceux qui sont morts de cette maladie mais on oublie de parler des souffrances et des séquelles auxquelles sont confrontés certains patients.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-apres-avoir-developpe-une-forme-grave-une-patiente-temoigne_4131147.html

 

 

Covid-19 : des séquelles parfois gravissimes...
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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 11:34
Médicaments : des études cliniques truquées ?

 

 

Avec le Covid-19, les médicaments sont à la UNE de l'actualité : les labos de la planète s'activent pour trouver le médicament miracle qui serait susceptible de guérir la maladie.

 

On s'en doute : les enjeux financiers sont colossaux, à la clé : des profits et des gains gigantesques ! 

 

Mais nous sommes en droit de nous poser cette question : les médicaments lancés sur le marché sont-ils fiables ? Les études cliniques qui permettent de les valider sont-elles sérieuses ?

 

En fait, "souvent les preuves sont gonflées pour les résultats positifs... tout est fait pour obtenir le résultat souhaité." C'est ce qu'affirme Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie.

"On sélectionne les patients, on élimine ceux qui ont des effets indésirables, et après, on commence l'essai."

"La population testée n'a souvent rien à voir avec celle de la vraie vie", déclare encore Bernard Bégaud.

 

"On choisit des gens plus jeunes avec moins de traitements associés, et davantage de cas graves susceptibles de bien réagir au traitement. On peut ainsi obtenir un petit résultat qui, présenté habilement, fera croire que le produit est indispensable."

 

"Ainsi, la plupart des études scientifiques sont erronées", écrit aussi Richard Smith, ex-rédacteur en chef du British médical journal.

C'est le cas des nouveaux médicaments contre le cancer, comme le rappelle l'oncologue Américain Vinay Prasad dans un livre paru en 2020 dont le sous titre est éloquent : "Comment de mauvaises preuves nuisent aux malades du cancer."

En plus, ces médicaments sont extrêmement coûteux !

 

On le voit : de telles pratiques sont indignes et scandaleuses.

Les labos font des profits au détriment de la santé des patients atteints du cancer.

En fait, c'est l'industrie du médicament qui a le monopole des essais sur les nouveaux traitements.

"Seulement 10 à 15 % des nouveaux médicaments apportent un progrès", révèle Bruno Toussaint, directeur de la revue Prescrire.

C'est vraiment peu et c'est particulièrement inquiétant et révoltant !

Bernard Bégaud, lui, a publié un ouvrage intitulé La France malade du médicament... un constat terrible sur le manque d'évaluation des médicaments, avant et après leur mise sur le marché.

 

Et les médecins eux-mêmes ont souvent la main lourde quand ils rédigent  leurs ordonnances...

 

 

 

 

 

Source : un article de Brice Perrier paru dans le journal Marianne

 

Médicaments : des études cliniques truquées ?
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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 10:19
Pléthore de masques !

 

Pléthore de masques ! Au supermarché, les bacs débordent de masques... installés tout près de la file d'attente qui conduit aux caisses, ces bacs sont manifestement là pour attirer le chaland qui musarde dans la file d'attente...

Un choix éclectique : masques en tissu de toutes couleurs, avec motifs, masques jetables, en plastique...

Après la pénurie, c'est l'abondance et même la surabondance... Trop de masques ! Arrivera-t-on à les écouler ?

 

Ce jour-là, juste devant moi, une dame avec sa petite fille, s'intéresse aux masques posés près d'elle, elle farfouille dans un bac, puis dans un autre, elle s'attarde si bien qu'elle oublie d'avancer dans la file d'attente...

Je m'impatiente et je lui demande : "Vous êtes bien dans la file d'attente ?" Je pose deux fois la question car son caddie est presque vide.

Peut-être est-elle là simplement pour choisir des masques ? Elle me répond sur un ton virulent : "Oui, inutile de s'énerver !!"

Et je lui rétorque : "Je ne m'énerve pas, je pose la question..."

Et comme la dame continue à me tancer du regard, à hausser le ton, à me chercher querelle, je lui dis :"Je ne vais pas me disputer pour ça !"

 

On le voit : l'ambiance est électrique, la tension est palpable... les gens souffrent sous le masque...

Moi-même, je n'ai qu'une hâte : sortir du magasin pour enlever mon masque et respirer enfin librement.

C'est aussi pour cette raison que je m'impatiente dans la file d'attente et que j'ai posé la question.

 

Incontestablement, le masque nous entrave et nous perturbe. Mais c'est un des rares moyens de se protéger du virus... donc, il convient de porter masque.

 

Oui, mais quel masque ?

Il semblerait que les masques en tissu ne soient pas vraiment protecteurs, les masques chirurgicaux seraient bien plus efficaces...

 

Réservés aux personnels soignants au plus fort de l’épidémie, les masques chirurgicaux sont désormais autorisés à la vente au grand public dans les pharmacies ainsi que dans les grandes surfaces. 

Jetables, ils se portent au maximum 4 heures, puis on les jette à la poubelle, surtout pas dans la rue ni dans les toilettes.

"Ils filtrent au moins 95 % des particules à partir d’une taille de 3 microns, et présentent un double avantage : ils filtrent les particules émises par le porteur et, selon l’INRS, ils protègent également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis à vis."

 

Des infectiologues de l’AP-HP l’ont également rappelé à la mi-avril face aux contre-vérités qui circulaient, "le masque chirurgical permet de filtrer à la fois l’air inhalé et l’air expiré". Leurs performances sont mieux établies pour l’air inhalé que celles des masques en tissu. 

Ainsi, les enseignants à qui l'on fournit des masques en tissu s'inquiètent car ces masques ne sont sans doute pas suffisamment protecteurs.

 

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/coronavirus-les-masques-en-tissu-fournis-aux-professeurs-ne-sont-pas-assez-protecteurs-selon-le-snuipp-fsu-1er-syndicat-du-primaire_4101489.html

 

 

https://www.quechoisir.org/actualite-covid-19-faut-il-choisir-un-masque-chirurgical-ou-en-tissu-n79715/

 

 

 

Pléthore de masques !
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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 08:23
Difficile de porter un masque : la preuve par Emmanuel Macron...

 

Une démonstration très efficace pour mettre en évidence les contraintes et les difficultés inhérentes au port du masque : on la doit à Emmanuel Macron, en personne !

 

Lors d'un déplacement dans un lycée professionnel mardi, Emmanuel Macron s'est étouffé à cause de son masque, un modèle distribué au sein de l'Education nationale.

Alors qu'il prononçait un discours devant les lycéens, le président a été pris d'une quinte de toux...

Devant une toux persistante, il a touché son masque d'un geste de la main, il a réclamé un verre d'eau,  il a enlevé son masque, il a même toussé dans son poing.

 

Oubliés les gestes barrières !

Emmanuel Macron a alors réclamé un autre masque plus léger...

 

Les enseignants n'ont pas manqué de commenter cette séquence....

Preuve est faite par Emmanuel Macron en personne que le masque constitue une entrave lorsqu'on doit parler longtemps devant un auditoire.

Preuve est faite aussi que l'on a tôt fait d'oublier les gestes barrières !

 

Pourtant, Emmanuel Macron se trouvait sous le feu des caméras : une occasion de donner l'exemple, de respecter les consignes données.

D'autant que ces consignes émanent du gouvernement lui-même.

Vous connaissez ?

Lavez-vous régulièrement les mains... Toussez ou éternuez dans votre coude ou dans un mouchoir... Utilisez un mouchoir à usage unique et jetez-le !

Ces messages sont serinés à longueur de journée par les médias...

 

Mais où est le mouchoir ? Que devient le geste barrière qui consiste à tousser dans son coude ?

 

En fait, on le sait hélas depuis longtemps : les politiques s'abstraient souvent des règlements, ils se pensent parfois au dessus des lois.

Ils sont, la plupart du temps, intouchables : tout leur est permis ou presque.

 

Au fait, que devient Jérôme Cahuzac ?

Encore un homme politique qui n'a pas donné l'exemple !

Depuis sa condamnation pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac se fait très discret. Il vit aujourd'hui en Corse et est dans l'obligation de porter un bracelet électronique.

Non, il n'a pas été incarcéré : bien sûr, il est surveillé mais il a évité la prison...

Il coule des jours heureux en Corse...

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 11:09
Enseigner avec un masque : quelle galère !

 

 

"C'est extrêmement compliqué..." "C'est très difficile."

 

"C'est terrible... moi, mardi, j'avais 8 heures de cours, je suis rentrée, j'étais épuisée... On tire sur la voix, c'est vraiment très fatigant..."

 

"Voyez, là, je commence à m'essouffler, c'est difficile de tenir une journée complète avec un masque, je pense qu'on va être un certain nombre à être vite aphone..." "et puis, c'est très dur pour les élèves aussi, il faut dire ce qui est."

 

"Les élèves ont beaucoup de difficultés en collège à avoir le masque comme ça toute la journée..."

Ce que confirme une surveillante de collège épuisée après une semaine de travail : "Rappels incessants aux élèves, sollicitations énormes des profs, des élèves, des parents... la pause méridienne est une vraie jungle : 800 élèves qui courent, qui se collent, qui jouent avec les masques, qui les cassent..."

 

"Moi, je suis prof principale de sixième, je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas et le contact a vraiment du mal à se faire. Je leur ai demandé d'envoyer des petites photos, on va faire un photo montage, c'est la seule solution que j'ai trouvée..."

 

Les témoignages de profs s'accumulent pour dénoncer toutes les difficultés d'enseigner sous un masque.

Eh oui, l'enseignement passe par la voix : elle est essentielle, pour la transmission et les échanges avec les élèves.

 Parler pendant 6 ou 7 heures à voix haute demande des efforts et une énergie incroyables… surtout pour une femme dont la voix est souvent plus ténue que celle d’un homme.

Devant une classe de 36 élèves, il faut se faire entendre et la voix ne doit pas faiblir ou dérailler, un seul instant.

L’enseignante ou l’enseignant sont amenés à forcer sur leur voix, à la malmener, parfois.

Alors, avec un bâillon sur la bouche, on peut imaginer le calvaire...

Combien de fois ai-je eu, pour ma part, une extinction de voix… après une journée de travail !

Et je ne portais pas de masque !

 
On oublie trop souvent que le métier d’enseignant est un métier physique et on ne perçoit que la fatigue intellectuelle. Mais ces aspects se combinent : un professeur dépense beaucoup d’énergie face à ses élèves : énergie intellectuelle, morale, physique.
 
La voix est bien essentielle dans ce métier de transmission et d'échanges...

La voix est un souci permanent pour les enseignants... véritable outil de travail, elle est, sans cesse, sollicitée...

Voici ce qu'en pense le philosophe André Comte-Sponville : "J'ai été prof pendant 24 ans, l'idée de faire cours masqué devant 30 gamins masqués, mais c'est l'horreur ! Il y aura une déperdition d'efficacité, de communication, de compréhension, d'échanges, effrayante sans parler des problèmes de discipline... ça ne peut pas durer."
 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/la-vie-masquee-de-la-distanciation-sociale-au-destin-commun

 

 

 

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 10:26
Les masques au supermarché...

 

Il fut un temps où je cherchais désespérément un masque et je n'en trouvais nulle part : ni en pharmacie, ni au supermarché.

 

Et maintenant, voici que les masques sont partout : ils s'affichent même en tête de gondole le long de la file d'attente du supermarché.

 

Ils ont même remplacé une partie des friandises qui s'offraient au regard des gamins dans la file d'attente : masques en tissus, de toutes sortes de couleurs, masques chinois jetables à des prix intéressants... 2, 80 les dix masques !

Et les gens dans la file d'attente regardent avec curiosité ces masques, ils s'attardent, ils farfouillent, cherchent...

 

Le masque devient tendance : comment y échapper ? Il est obligatoire dans les magasins, dans les lieux clos, et parfois aussi à l'extérieur, dans les grandes villes.

On en voit parfois de très élégants assortis à la tenue vestimentaire... dans ce cas, le masque devient accessoire de mode.

 

Au supermarché, on peut ainsi observer comment les gens portent masques : assez souvent, sous le nez, parfois sur le menton... Ainsi, beaucoup font semblant de porter masques...

Dans les rues, on peut observer le même phénomène...

Comment s'en étonner ?

 

Alors que le masque n'est pas obligatoire sur les terrasses bondées des cafés et des restaurants, il devient obligatoire dans les rues passantes.

N'est-on pas là en pleine incohérence ? On a du mal à saisir la différence.

 

Bien sûr, il s'agit de satisfaire les tenanciers de bars et de restaurants qui ont éprouvé de grosses difficultés financières à la suite du confinement...

Mais comment s'étonner de la propagation du virus quand  les masques ne sont pas exigés sur des terrasses bondées ?

Le virus se propage-t-il facilement à l'extérieur ? Oui, probablement, si les contacts sont rapprochés...

 

Depuis le début de la pandémie, le masque est sujet de controverses...

Où est la vérité ? Le masque protège-t-il du virus ou est-ce un cache-misère ?

Dans le doute, mieux vaut porter tout de même un masque... c'est un moindre mal, si on le compare au confinement.

 

 

 

 

 

 

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 12:25
Covid-19 : les failles du dépistage...

 

"Aucune stratégie dans la mise en place des tests... c'est l'auberge espagnole...", déclare Catherine Hill, épidémiologiste à l'institut Gustave Roussy de Villejuif. 

 

Et elle précise : "Il s'agit de trouver les gens qui sont contagieux aujourd'hui pour qu'ils s'isolent le plus vite possible... et qu'ils arrêtent de contaminer autour d'eux."

 

"On ne se demande pas où sont probablement les gens qui sont contagieux en ce moment et aussi quels sont les gens qui ne doivent pas être en circulation et contaminer autour d'eux, par exemple, le personnel des EHPAD, les gens qui travaillent dans les prisons, il ne faut pas introduire le virus dans des endroits où sa circulation est forcément catastrophique...

 

On fait du chiffre, on dépense de l'argent pour rien..."

 

Catherine Hill nous explique en détail pourquoi la façon d'effectuer les tests est inefficace :

 

"Et en plus, on rend maintenant les résultats beaucoup trop tard : quelqu'un est contaminé un jour, il devient contagieux très vite, le lendemain, les symptômes arrivent en moyenne 5 jours après,  et 5 jours après les symptômes, la plupart des gens ne sont plus contagieux, donc si une personne attend d'être symptomatique pour aller voir son médecin, si elle arrive à être testée le septième jour (ce qui est déjà une prouesse) et a les résultats trois jours après, c'est à dire le dixième jour, c'est trop tard...  elle apprend qu'elle est contagieuse au moment où elle n'est plus contagieuse..."       

 

" Les masques, c'est un pis-aller, la solution, ce sont les tests... et on n'a jamais eu une stratégie des tests...

On fait les tests très mal, on les fait à n'importe qui, n'importe où, n'importe quand et on met beaucoup trop de temps pour donner les résultats, ça ne sert à rien, on gaspille de l'argent..."

 

Ainsi, pour la mise en place des tests, nous avons tout faux...

C'est inquiétant, tout de même...

C'est une spécialiste qui fait cette mise en garde : elle mérite d'être écoutée.

 Devant les laboratoires, les files d'attente s'allongent pour les dépistages : toutes les raisons sont bonnes pour être dépisté !

 

Décidément, dans cette gestion de la crise du coronavirus, beaucoup de cafouillages...

Cafouillages sur les masques, leur utilité, cafouillages sur les tests, cafouillages sur le protocole sanitaire appliqué dans les établissements scolaires...

Beaucoup d'improvisations... il est vrai que la situation est inédite mais les erreurs se multiplient et c'est inquiétant.

 

 

 

Source :

https://www.europe1.fr/emissions/L-interview-de-7h40/coronavirus-catherine-hill-reclame-une-enorme-campagne-de-depistage-avant-quil-ne-soit-trop-tard-3986063

 

 

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 07:54
Le port du masque à l'extérieur : une mesure contre-productive ?

 

"Porter le masque partout et toute la journée : est-ce une bonne idée ? On est en droit de se poser la question...

Le port du masque à l'extérieur est devenu obligatoire dans de nombreuses villes en France, le premier ministre Jean Castex exhortait récemment les préfets à prendre des décrets en ce sens pour tenter de limiter la progression de l'épidémie.

 

Pourtant, il n'existe pas de réel consensus scientifique sur le sujet et certains affirment même que la mesure est contre-productive.

 

Ainsi, le collectif Victimes Coronavirus France a-t-il décidé de saisir la justice : des recours ont été déposés auprès du tribunal administratif pour demander l'annulation des arrêtés préfectoraux à Paris, Marseille, Lyon et Nice...

L'attaque est portée par des personnes qui ont été contaminées, qui appartiennent à ce collectif...

 

Elles ont été contaminées par le Sars-Cov-2 et elles redoutent qu'à force d'obliger les gens à porter un masque en permanence, eh bien ce geste barrière ne soit plus effectué avec la rigueur nécessaire et qu'il soit à terme rejeté par la population."

Si le collectif salue "les mesures de juillet instaurant le port du masque obligatoire en lieux clos, notamment dans les magasins", il ne comprend pas l'élargissement de cette mesure à l'extérieur.

 

L'avocat de ce collectif déclare : "Alors qu'il n'y a aucun consensus scientifique à l'extérieur, alors que le Haut comité de santé publique nous dit que le masque à l'extérieur n'est pas recommandé sauf circonstances particulières, alors que le plan sanitaire déposé lundi pour les entreprises prévoit que les travailleurs à l'extérieur n'ont pas besoin d'être masqués, eh bien les préfets imposent le port du masque général et obligatoire à la population... ça n'a aucun sens, ces mesures n'ont pas de fondement épidémiologique, pas de fondement scientifique, elles ont un fondement politique..."

 

"Plus de 13 000 communes prônent déjà l'usage du masque à l'extérieur, parfois la pratique est limitée aux heures de pointe ou aux rues les plus touristiques, à l'inverse certaines métropoles l'ont rendu obligatoire partout et en permanence.

Ce sont ces villes qui sont attaquées."

 

L'avocat explique : "Le principe de précaution, cela ne veut pas dire faire tout et n'importe quoi, cela veut dire : proportionner... il y a une atteinte aux libertés, elle est nécessaire parce qu'il y a une épidémie qui circule, mais il faut qu'elle soit proportionnée."

"A Strasbourg, le tribunal administratif vient de donner raison à d'autres plaignants qui réclamaient la même chose."

 

On le voit : même le masque est un sujet de controverse...

Et le coronavirus n'a pas fini de susciter des débats, des discussions, des points de vue contrastés, des prises de position, des décisions surprenantes.

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-04-septembre-2020

 

Le port du masque à l'extérieur : une mesure contre-productive ?
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