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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 08:41
Et si on lisait à voix haute...

 

Voilà une belle initiative que l'on doit à France 5 et à l'animateur de la Grande Librairie, François Busnel...

 

Il s'agissait de lancer un concours de lecture à voix haute auprès des lycéens et des collégiens de France. On a pu assister à la finale de ce concours le mercredi 26 août 2020.

Douze lecteurs avaient été sélectionnés parmi 140 000 collégiens et lycéens.

 

Ce fut un régal d'écouter ces adolescentes et ces adolescents férus et passionnés de lecture.

 

Ils avaient eux-mêmes choisi les textes qu'ils devaient présenter devant un jury de spécialistes, des écrivains et des comédiens : Isabelle Carré, Eric-Emmanuel Schmitt, Cécile Coulon et Alain Mabanckou.

 

Des choix éclectiques ont été faits : Victor Hugo, Jean-Pierre Siméon, Louis-Ferdinand Céline, Boris Vian, Marcel Pagnol, Gaël Faye, Jean-Claude Grumberg etc.

 

J'a particulièrement apprécié la lecture d'un extrait des Misérables, la mort de Gavroche : le jeune lecteur a su captiver son auditoire par une lecture expressive, une diction remarquable...

 

Comment ne pas être séduit aussi par la lecture d'un extrait de l'ouvrage Les sermons joyeux de Jean-Pierre Siméon ? Un texte fort, émouvant dont voici un extrait :

" Non

la vie n'est pas ça

qu'on voudrait nous faire avaler

cette chose douillette proprette

et sans risques

vie ah prémunie de tout

vie oh protégée de tout

bardée de préventions harnachée de précautions

recluse dans ses peurs préventives

condamnée à la préventive

ad vitam aeternam

nom de dieu non

vous ne vivrez pas une vie d'homme

sans dangers hein

sans failles tiens

sans blessures non

sans souillures quoi

sans poussières sans

sans l'humeur et la sueur

sans malfaçons de corps

sans les fleuves violents hargneux

sans les excès brutaux

de la neige et du feu

sans le hasard de la chute

sans la faiblesse et

sans la perte

sans souffrir et et

sans vieillir

ou alors vous ne vivrez pas

car nom de dieu vivre

n'est pas sûr

vivre est un vol de papillon

dans les flammes

marcher est un risque

respirer est un risque

dès le premier pas le premier souffle

dans la vie..."

 

 

Incontestablement, ce concours de lecture ouvert à des adolescents est une bonne incitation à la lecture.

Quand on écoute des textes lus avec autant d'intensité et de passion, on ne peut qu'avoir la curiosité d'aller à la rencontre de ces auteurs classiques ou non, qui ont écrit des ouvrages de grande qualité empreints d'émotion, de sensibilité.

On a envie de lire ou de relire Les Misérables de Victor Hugo, de se replonger dans les souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, de découvrir Les Sermons Joyeux de Jean-Pierre Siméon...

La lecture est une ouverture sur le monde :

"Le livre s'ouvre. Lire réécarquille le passage vers la vie, le passage par où la vie passe, la brusque lumière qui naît avec la naissance. 

Lire découvre la nature, explore, fait surgir l'expérience dans la pâleur de l'air, comme si on naissait." nous dit Pascal Quignard.

 

Il convient de souligner le rôle actif des enseignants qui ont motivé et sélectionné les candidats de ce concours. Sans eux, une telle expérience n'aurait pas été possible...

Merci à eux !

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/actualites-et-societe/magazines-d-actu/1899125-si-on-lisait-a-voix-haute.html

 

 

 

Et si on lisait à voix haute...
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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 10:24
Du soleil dans les voix, du soleil dans la musique, du soleil à Nîmes...

 

Humour, gaieté, charme, inventivité, rythmes endiablés... voilà de quoi passer une bonne soirée, avec les 4 chanteuses du groupe Banan'N Jug...

 

Du soleil dans les voix, du soleil dans la musique, du soleil à Nîmes où les quatre chanteuses ont donné un concert devant la Maison Carrée, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

Une soirée musicale pleine d'entrain, de dynamisme, et de gaieté.

 

Le public a particulièrement apprécié ce moment festif : les enfants ont dansé au rythme de la musique...

 

Banan'N Jug est un groupe de quatre chanteuses qui s'accompagnent de divers instruments : banjo ou ukulélé, washboard, contrebasse, kazoo,  autres piano toy, écumoires et casseroles..

4 chanteuses aux voix harmonisées, dans un univers résolument ensoleillé...

 

"Banan'N Jug s'attache à dépoussiérer de vieux morceaux, souvent oubliés, voire quasiment inconnus, et de les tordre, les malmener, pour en extraire l'essence et se les approprier. Divers horizons sont explorés : Jamaïque, Bahamas, Haïti, Hawaii... les chansons nous  emmènent aussi en Chine ou au Mexique, après un petit détour par la France..."

 

"Les paroles et les ambiances sont choisies pour la force du récit mais souvent sans oublier la part d'humour, illustrées aussi à travers les "farces musicales" dont le groupe joue souvent : accélérations, ralentis, changement d'ambiance, clin d'oeil à d'autres styles musicaux plus contemporains", etc...

 


Banan'N Jug revisite à quatre voix harmonisée Dirty Blues, Calypso Swing et Negros Spirituals du début du XXe, avec une énergie communicative.



Les Jug Bands se sont développés dans le sud des États-Unis au début du XXème siècle. Ces musiciens se produisaient dans la rue, mêlant des instruments "classiques" et des objets du quotidien détournés. Le jug est le pichet en terre que les hommes à la voix grave utilisaient pour imiter la contrebasse.

 

Loin du formalisme, la musique Jug c’est aussi un état d’esprit simple et spontané qui autorise les détours par d’autres genres musicaux.

 

Merci à ces musiciennes pour ce moment festif empli de charme et de gaieté !

 

 

 

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 11:03
Qu'est-ce qu'un personnage de roman ?

 

C'est en général un être de fiction... il peut être plus rarement une personne ayant réellement existé : c'est le cas pour un personnage historique dans certains romans historiques.

 

I Le personnage de roman est présenté souvent comme un véritable individu : l'auteur veut produire un effet de réel.

 

1) Comme une personne réelle, un personnage de roman ressent des émotions, éprouve des sentiments, a des idées. Par exemple, Mouret dans Au bonheur des Dames éprouve des sentiments de fierté, a envie de dominer "son peuple de femmes", Des Grieux est passionnément amoureux de Manon Lescaut.

 

2) C'est aussi un être social : le personnage s'inscrit dans une époque, il fait partie d'une communauté dont il partage les valeurs morales, religieuses. Ainsi, l'abbé Prévost fait référence aux valeurs morales de son époque, notamment les valeurs religieuses. La passion amoureuse semble par certains aspects condamnable : elle conduit au mal, aux vices... Des Grieux vole, triche, tue même pour l'amour de Manon.

 

3) Le personnage de roman a un état civil : un nom, un prénom, un âge, une nationalité, il vit dans une société précise, appartient à une famille. Des Grieux est un noble, Manon Lescaut une fille du peuple : les noms des personnages sont révélateurs.

 

4) Le personnage existe physiquement et psychologiquement : les descriptions sont plus ou moins détaillées. On les entend parler... Les discours directs ou indirects révèlent leurs origines, leur personnalité.

Le personnage peut avoir un passé, un avenir.

5) Il existe des personnages-types : il arrive qu'un personnage incarne, symbolise ( parfois jusqu'à la caricature ) un défaut ou une qualité. Ainsi le père Grandet, dans le roman de Balzac, est le type de l'avare.

Manon Lescaut représente la femme fatale, Des Grieux l'homme passionné, Georges Du Roy l'ambitieux.

 

6) L'évolution d'un personnage : un personnage est souvent pris dans un processus de transformation, il construit son destin à travers des expériences.

Des Grieux, après avoir rencontré Manon, se transforme radicalement.

 

II Le statut narratif du personnage

 

1° On distingue les héros et les personnages secondaires.

Le héros est le personnage principal, il porte l'action du début à la fin du roman.

Les personnages secondaires participent peu ou moins à l'action mais peuvent intervenir dans le destin des héros.

 

2) Les fonctions des personnages

Ils peuvent être moteurs de l'action, ou faire-valoir (Tiberge, l'ami de Des Grieux reste un personnage un peu terne.)

Ils peuvent représenter une profession : mineur (Lantier dans Germinal), une classe sociale : la bourgeoisie (Madame Bovary), une valeur : l'honnêteté (Eugénie Grandet).

Ils peuvent représenter une époque : Manon Lescaut symbolise bien la société frivole de la Régence.

René de François-René de Chateaubriand représente bien le héros romantique tourmenté en proie à des doutes, au Mal du siècle.

3) Le personnage peut susciter l'admiration, la sympathie ou l'antipathie. L'auteur choisit de le présenter à son gré.

Georges Du Roy est un arriviste, un ambitieux qui réussit grâce aux femmes : il est antipathique.

Des Grieux suscite la sympathie, malgré la déchéance qu'il connaît, Manon Lescaut également, malgré ses défauts.

Il faut donc penser à observer les caractérisations des personnages : vocabulaire élogieux ? péjoratif ?

Noms des personnages ? ou absence de noms donc absence d'identité.

Portrait moral ? Portrait physique ? Portrait en action ?

Discours ou absence de discours quand le personnage n'a pas droit à la parole.

 

 

Conclusion :

Le personnage est essentiel dans le roman traditionnel. Il représente souvent les valeurs d'une époque, une vision du monde.

Il est souvent proche d'un individu réel : l'auteur nous donne une impression de réalité, d'authenticité.

Mais, dans le Nouveau roman, au vingtième siècle, on rejette le réalisme du 19ème siècle : les personnages perdent de leur consistance, ils sont parfois désignés par de simples initiales. Les objets deviennent plus importants que les personnages. Les objets de consommation courante sont, plus que les protagonistes, les véritables héros du roman...

 

 

 

Qu'est-ce qu'un personnage de roman ?
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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 08:33
Un concert de jazz dans un somptueux décor...

 

C'est l'été : les festivals de musique reprennent timidement après la crise du coronavirus...

 

La ville de Nîmes a retrouvé ses JEUDIS DE NIMES  consacrés à la musique et à la danse : en ce jeudi 2 juillet, elle accueillait l'orchestre syncopatique venu donner un concert devant la Maison Carrée...

 

Un cadre somptueux, un écrin vieux de 2000 ans, un temple romain magnifiquement conservé, avec ses colonnes élégantes ornées de feuilles d'acanthes, avec ses pierres aux teintes de miel et de rose...

 

Sous un ciel bleu lavande, à peine parcouru par de légers nuages d'été, ce concert a permis d' apprécier de nombreux airs de jazz traditionnels...

 

L'Orchestre Syncopatique tire ses influences et son esprit des orchestres de la Nouvelle Orléans avec des musiciens tels que Louis Amstrong, Bix Beiderbecke ou encore Benny Goodman. 

 

Une musique festive, chargée d'histoire... une musique familière réjouissante qui donne envie de danser, de taper du pied...

 

Une musique entraînante et rythmée qui nous invite à la fête, au délassement de l'été : un bon moment de détente et d'harmonie...

 

Les quatre jeunes musiciens originaires de Montpellier ont animé une soirée de jazz qui a fait voyager le public dans l'espace et le temps...

 

Le cadre a ajouté un cachet particulier à ce concert : on pouvait admirer la majesté de la Maison Carrée, ses décors raffinés, son architecture élégante...

 

Une bonne ambiance faite de gaieté, de partage, de rythmes...

 

Une soirée sympathique qui permettait de renouer avec les spectacles musicaux, après la crise du coronavirus...

 

"LE JAZZ EST UN MONDE
 (QUI REND) HEUREUX
"Voilà une musique à consommer sur place", comme le disait Sartre. En concert donc. On associe d’abord le jazz à des salles fermées plus ou moins grandes : depuis la « boîte » jusqu’à Pleyel en passant par le club, le bar… C’est une ambiance, volontiers sombre et en noir et blanc, comme le clavier d’un piano. On apprécie la musique mais aussi les performances, la virtuosité, le feeling des musiciens. Car le jazz se regarde aussi, à l’intérieur… et à l’extérieur."

 

"Pour comprendre que le jazz est une musique heureuse, regardez Jazz on a Summer’s Day, un film de Bert Stern et Aram Avakian tourné au festival de Newport en 1958, non loin des régates, des voiliers de luxe…

Situé à équidistance de New York et de Boston, c’est le père de tous les festivals de jazz. Il est né en 1954 (lui aussi…). Son créateur était l’imprésario, pianiste et producteur mythique George Wein, Bostonien pur jus, qui fut tenancier de club de jazz à La Nouvelle-Orléans et professeur d’université avant de gérer stars et concerts.

Le festival de Newport se déroule devant la mer. De la mer toute bleue. Jazz on a Summer’s Day montre cela : un jazz balnéaire heureux. Et une foule de stars sur scène. Louis Armstrong, Thelonious Monk, Chuck Berry, Mahalia Jackson…

Le jour et la nuit. De l’improvisation pure et du gospel, du rythm’n’blues joyeux et des sons introvertis. Armstrong jouant When the Saints Go Marching In comme il se doit et Anita O’Day dynamitant en douceur Tea for Two. Un jazz de plaisir, une musique paisible."

Didier Pourquery Petit éloge du Jazz


 

Autres vidéos, liens :

https://youtu.be/XrPnZAVpnQw

 

https://youtu.be/V6fAeEUb_6w

 

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 12:12
Et si on dansait ?

 

Les bienfaits de la danse... la danse libère, dynamise, fait du bien...

Au rythme de la musique, la danse apporte une joie de vivre, de bouger, de se défouler... la danse a une fonction cathartique...

On se libère alors de ses soucis, de ses angoisses...

 

La danse rassemble, réunit les gens.

Tout le monde peut danser : c'est un art accessible à tous... Pourquoi s'en priver ?

On écoute un air de musique et on se met à danser...

 

Bien sûr, plus on danse, plus on apprend différents styles, plus on se perfectionne, et plus on a envie de danser...

Danser ! Le mot à lui seul est tout un programme ! Dentale initiale, sifflante "s" pleine de douceur, voyelle nasalisée qui suggère un élan, un enthousiasme...

 

Danser, c'est être présent, c'est profiter de l'instant : être ici et maintenant, être présent dans son corps, attentif à ses sensations, au lieu dans lequel on est...

 

On peut danser seul, en couple, en groupe... on peut danser pour raconter, pour interroger...

Danser, c'est ressentir son corps, sa verticalité dans l'espace, c'est retrouver une fluidité des mouvements...

 

On peut improviser une danse, on peut la préméditer, la préparer, s'y entraîner.

 

La danse peut être aussi un spectacle vivant magnifique : voir les corps danser, virevolter, se mouvoir avec élégance, quel bonheur !

 

"La danse, c'est la vie, le recentrage, le meilleur moyen de me sentir un élément au même titre que les cinq éléments de la nature, un ancrage au sol, dans l'air, un hymne à la terre, que ce soit en pratiquant du classique, du contemporain, de l'africain, de l'afro brésilien, ou de la salsa, la joie du mouvement, et de la musique, l'émotion à l'état pur..." témoigne Marion, une auditrice de France-Inter.

 

La danse est un langage : le  regard, le toucher, la sensation de l'espace...

 

La danse met en jeu toutes sortes d’aptitudes : équilibre, travail musculaire de tout le corps, coordination, souplesse, endurance, expressivité, interaction avec un partenaire, respect du rythme...

 

Alors, on danse ?

Il est temps de s'y mettre... 

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-ete-comme-jamais/l-ete-comme-jamais-01-juillet-2020-0

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-la-philo/le-journal-de-la-philo-du-lundi-04-juin-2018

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/nathalie-pernette

 

 

 

 

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 08:45
On recrute des professeurs...

 

Partout, dans de nombreuses disciplines on constate une pénurie de profs : ce métier difficile, peu considéré n'attire plus les vocations...

 

Qui veut, désormais, devenir enseignant ? Qui ambitionne d'entrer dans la fonction professorale ? Qui envisage d'exercer ce métier ingrat ? En fait, et ce n'est pas étonnant, la crise du recrutement des enseignants perdure et s'aggrave d'année en année....
 

Les enseignants sont mal payés, peu estimés : ce métier déprécié n'est plus valorisé dans une société du divertissement permanent.

Pour beaucoup, les profs seraient même des privilégiés ! Allons, donc, on n'arrive plus à recruter tant ce métier est "facile, bien payé, avec des vacances" !

 

Une nouvelle campagne de recrutement des enseignants a été lancée afin de proposer aux étudiants un parcours de pré-professionnalisation.
 
 
Le ministère de l’Éducation nationale est à l'initiative de cette campagne, via Konbini, média qui touche majoritairement les moins de 30 ans. Son but ? Informer les étudiants voulant devenir enseignant qu’il est possible d’entrer progressivement dans le métier via un contrat de pré-professionnalisation. 

 

L’idée du ministère est de recruter directement des étudiants, à partir de la licence. Il s’agit d’un parcours de pré-professionnalisation, sur trois ans,  pendant lesquels les étudiants peuvent travailler au contact des élèves, dans les établissements scolaires, avec les équipes pédagogiques déjà en place. 

 

Seulement, cette campagne de recrutement a été pour le moins mal pensé... argument invoqué pour appâter les candidats à l'enseignement : "Cela permet d'éviter de travailler dans un fast-food", pouvait-on lire sur la plaquette de présentation.

Mais, qu'est devenu l'enseignant d'autrefois, détenteur de savoir, passeur de connaissances, respecté par l'ensemble de la société ?

 

En plus, avec cette campagne, l'Education Nationale recrute au rabais... Le but est de recruter des jeunes dès la Licence : ils  pourront enseigner en étant sous-formés et sous-payés...

On agit, comme souvent, dans l'urgence et la précipitation...

 

Finalement, devant le tollé suscité par cette campagne de recrutement, elle a disparu des écrans...

 

Mais, le problème demeure : on manque d'enseignants...

Il serait temps de revaloriser vraiment ce métier : la crise du coronavirus n'a-t-elle pas montré que les enseignants avaient un rôle essentiel dans la formation et la prise en charge des élèves ?

 

 

Sources :

 

https://www.ouest-france.fr/education/enseignement/une-campagne-de-communication-sur-le-recrutement-des-futurs-enseignants-fait-reagir-6860606

 

 

https://www.lci.fr/emploi/polemique-qui-paie-mieux-qu-un-job-dans-un-fast-food-la-campagne-de-recrutement-des-jeunes-profs-ne-passe-pas-2155949.html

 

 

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 08:19
Voyage au pays des mots latins...

 

 

De nombreux mots français nous permettent de voyager à travers la langue latine....

 

Ainsi, ce voyage nous permet d'aborder une île, en latin "insula", et ses nombreux dérivés : "l'insulaire, la péninsule", les personnes "isolées", c'est à dire séparées, à part, comme dans une île.

L'île est bien un lieu distinct, qui isole du reste du monde.

 

Le navire qui nous conduit vers cette île vient du latin "navis" : on reconnaît le radical des termes "nautique, nautisme, nautile, nautonier, naviguer, internaute" et pourquoi pas "agoranaute".

 

Nous aurions pu prendre l'avion pour nous rendre dans cette île, et même ce mot qui désigne une réalité très moderne vient du latin "avis, l'oiseau".

 

Le ciel nous invite à le contempler, encore un mot latin, "caelum". Il est coloré d'un bleu profond, "céruléen", et cet univers "céleste" est empli de mystères....

 

C'est un beau voyage qui nous est offert : issu du terme latin "via", la voie, la route, le mot évoque l'idée antique du voyage sur des voies romaines... La Via Appia, la Via Domitia sont les plus renommées...

Le "viatique" nous permet aussi de nous déplacer plus facilement, il s'agit de provisions ou d'argent donnés pour un voyage.

 

Un soleil rayonnant nous accompagne, du latin populaire "soliculus", en latin classique, "sol".

De là viennent "le parasol, le tournesol, le solstice, le solarium, l'ensoleillement" qui peut donner une "insolation"...

 

La mer, "mare" en latin, nous emmène encore vers d'autres pays, d'autres îles, la mer, son air "marin", ses voies "maritimes", ses odeurs salées et iodées.

 

L'odeur "odor" nous transporte vers de nouveaux paysages "olfactifs" : nous découvrons des arbres "odorants", des pins, des cyprès.... en latin "arbor, pinus, cyparissus".

Nous percevons des "essences" parfumées, nous atteignons alors l'essentiel, l'être même de ces végétaux.

 

Nous entendons alors des oiseaux aux ramages somptueux, dans les branches, les rameaux des arbres : le mot est dérivé du latin "ramus", le rameau.

 

Nous visitons de nombreux pays, encore un mot venu du latin "pagensis", "habitant d'un bourg, d'un canton"...

 

Que de mots latins dans la langue française ! Nous oublions souvent que notre langue est constituée de mots très anciens dans tout un réseau de significations.

Nous oublions souvent tout cet héritage latin dont nos sommes redevables...

 

 

 

 

 

 

Voyage au pays des mots latins...
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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 10:28
Gautier Capuçon : des concerts en plein air, cet été...

 

Une belle initiative du talentueux violoncelliste Gautier Capuçon : la star internationale du violoncelle lance «Un été en France», une tournée des villes et des villages où il jouera en plein air.

Gautier Capuçon se propose de jouer partout en France où on l'invitera...

 

La musique mise à la portée de tous... la musique qui nous apporte tant d'émotions, de sensibilité, d'harmonie, d'autant plus quand elle est vécue en direct...

Après ces mois de confinement où tous les spectacles étaient à l'arrêt, il est probable que cette initiative rencontrera un vif succès.

 

J'espère bien sûr que Gautier Capuçon viendra se produire dans ma ville... 

 

"Sur une place de village, devant un monument, dans un champ, je pourrai jouer partout pourvu qu'il y ait une prise électrique... Il faudra juste brancher deux enceintes et un iPad où seront enregistrées les parties de piano de mon ami Jérôme Ducros. Ce sera gratuit et respectueux des règles sanitaires, bien sûr.", précise le musicien...

De nombreux musiciens se sont ainsi mobilisés pendant le confinement et ont donné des concerts gratuits sur internet...

La musique est un langage universel, elle est source de bonheur...

 

"De qualité, la musique envahit âme et corps, emplit, sature les os. Immobilise, saisit, pétrifie... rend dense et attentif. Elle aère, allège, libère, assouplit, dynamise les muscles, fait voler. Fait couler, ruisseler, fait jaillir les larmes et les mouvements. Allume les sentiments, embrase les émotions, enflamme l'intelligence, incendie l'inventivité..." c'est ainsi que Michel Serres décrit les effets magiques de la Musique...

 

Nous avons tous hâte de retrouver des spectacles musicaux de qualité... et dans un cadre naturel, c'est d'autant plus agréable...

Il faut souhaiter que d'autres musiciens prolongent cette initiative... que d'autres musiciens se lancent dans l'aventure de ces spectacles de plein air, une façon de renouer avec d'anciennes traditions...

 

Comment ne pas admirer le talent des musiciens ? Tant de temps passé à maîtriser leur instrument, tant de patience, de concentration !

Tant de passion vouée à la musique !

 

 

 

 

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 10:30
Femmes, je vous aime...

 

Jean-loup Dabadie nous a quittés à l'âge de 81 ans : Dabadie a signé ou cosigné près de 300 chansons, pour des artistes variés allant de Barbara à Régine en passant par Serge Reggiani, Julien Clerc ou Michel Sardou.

Et notamment, cette chanson interprétée et mise en musique par Julien Clerc : Femmes, je vous aime...

 

Une jolie déclaration d'amour adressée à toutes les femmes, un texte empli de sensibilité, de force et d'émotion... tout le monde connaît cette chanson de Julien Clerc.

 

D'abord, c'est la douceur de la femme qui est mise en valeur grâce à un adjectif souligné par un adverbe d'intensité "si douces"...

 

Cette douceur est suggérée par des sonorités délicates qui évoquent la tendresse : sifflante "s", chuintante "ch".

 

Et cette douceur vient atténuer les douleurs du poète qui s'exprime à la première personne donnant un ton confidentiel au texte : "quand la vie me touche..."

 

Curieusement, la femme est aussi définie par sa dureté, sa capacité à provoquer des blessures que ressent intensément le poète... Les sonorités de gutturales "r" viennent souligner cette idée.

 

Ainsi, est mise en évidence toute la complexité de l'être féminin, oscillant entre tendresse et force...

 

Le refrain déroule une déclaration d'amour, réitérée, adressée à toutes les femmes... 

 

Le poète évoque, aussi, toute la fragilité inhérente à la femme, ce qui en fait un être particulier, un être qui peut paraître lointain, inaccessible, "difficile".

 

L'adverbe de temps "quelquefois" qui ponctue le texte montre bien toutes les nuances qui s'imposent pour décrire la femme.

 

Humour, drôlerie, sentiment de solitude alternent dans des tableaux successifs : d'abord une scène intimiste, "sur un coin d'épaule", où le regard de la femme est mis en valeur dans cette expression où se mêlent subtilement sensation visuelle et tactile : "regard qui frôle", suggérant toute la sensualité féminine.

 

Puis, l'affirmation d'une solitude parfois consentie, mais qui semble pesante, ce que suggère la répétition de l'expression "si seules".

 

La femme devient même, pour le poète, un condensé d'humanité : à la fois, "mère, enfant", mais aussi "impatience, souffrance", des sentiments contradictoires.

 

Dans le dernier refrain, le poète réitère sa déclaration d'amour, en y ajoutant une douleur inscrite dans le verbe "déchirer", associé à la notion de désir.

 

Et ce désir semble exacerbé par l'emploi du terme "pire".

 

Le texte s'achève sur le mot "femmes", mis en valeur et magnifié par l'interjection :" O".

 

Voilà un bel hommage à la fois majestueux et intimiste, dédié à la femme, une chanson intemporelle qui restitue une humanité, une tendresse, un émerveillement...

 

 

 

Le texte :

 

https://www.paroles-musique.com/paroles-Julien_Clerc-Femmes_Je_Vous_Aime-lyrics,p16943

 

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 12:14
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées...

 

 

Ce poème de Victor Hugo est extrait d'un recueil intitulé Feuilles d'automne... L'automne, on le sait, est la saison de prédilection des romantiques, une saison souvent associée à la mélancolie : l'automne représente la tristesse, il symbolise le déclin, le temps qui passe. C'est une saison en accord avec l'humeur des romantiques qui expriment leur mal de vivre, ce que l'on appelle "le mal du siècle", une sorte de mélancolie indéfinissable.

La composition est très classique : 4 strophes de 4 vers, 4 quatrains.

Dans les trois premiers quatrains, Hugo évoque une nature immuable face à la fuite du temps.

Dans le dernier quatrain, en opposition, le poète fait irruption dans le poème avec l'emploi de la première personne du singulier : "Mais moi... je... je..." C'est l'évocation de la condition humaine : l'homme est voué à mourir, il est soumis, lui, au temps qui passe.

Ainsi, par cette structure, le poète apparaît isolé, humble, minuscule face à la pérennité de la nature. 

 

I )Le thème de la fuite du temps est essentiel dans ce poème.

 

1)Le champ lexical du temps est abondant et récurrent dans tout le texte : "ce soir... Demain, le soir, la nuit, Puis l'aube... Puis les nuits, puis les jours, pas du temps..."

Tous ces jours, sans cesse... chaque jour... bientôt"

Certains de ces mots indiquent une permanence, d'autres une imminence.

 Le thème du soleil couchant suggère aussi le temps qui passe, dès le premier vers, le crépuscule représentant symboliquement le soir de la vie.

 

2) Les différents temps employés dans le poème soulignent aussi le thème de la fuite du temps.

Le futur domine : il marque une certitude et  la fuite inéluctable du temps : 

Au vers 2 : "Demain viendra l'orage", au vers 5 : "tous ces jours passeront".

Dans la troisième strophe : " les bois toujours verts s'iront rajeunissant." "le fleuve prendra."

Dans la dernière strophe : "je m'en irai".

On remarque aussi un passé composé dans le premier vers : "Le soleil s'est couché..." et quelques présents : "pas du temps qui s'enfuit", "roule", "nous aimons", "il donne" etc.

 

3) Le temps est personnifié dans l'expression "pas du temps qui fuit" au vers 4 : il semble ainsi exercer sa toute puissance sur les êtres...

 

4) Des répétitions suggèrent aussi une sorte de monotonie dans l'écoulement du temps : le mot "soir" , le verbe "passeront", l'expression "sur la face"sont repris. On relève aussi l'anaphore de l'adverbe de temps "puis", de la préposition "sur" et de la conjonction de coordination "et".

On remarque des effets de rime intérieure : au vers 1 "couché, nuées", au vers 3 "clartés, obstruées", au vers 5 "passeront, passeront".

 

5) Des verbes de mouvement traduisent et restituent l'écoulement du temps : au vers 2 "viendra", au vers 4 "fuit", vers 5 "passeront", vers 11 "s'iront", vers 14 "je passe", vers 15 "je m'en irai".

 

6) Des parallélismes de construction suggèrent aussi le passage monotone du temps : vers 2, 4, 5, 6, 7. On remarque de nombreuses césures , notamment dans la deuxième strophe.

Au vers 4, une succession de monosyllabes peut restituer la lourdeur du temps qui passe.

 

II Face au temps qui s'enfuit,  la nature apparaît immuable : le temps n'a pas de prise sur elle.

 

1)Ainsi, la nature est magnifiée dès le premier vers avec l'évocation d'un somptueux coucher de soleil : un vers majestueux, ample où l'on perçoit des effets de sonorités : sifflante "s", et chuintante "ch", des consonnes emplies de douceur.

Dans la deuxième strophe, c'est la fricative "f" qui domine, encore une sonorité très douce.

 

2) La nature est personnifiée dans les expressions : "la face des mers, la face des monts", "le soleil joyeux". Elle est surtout associée à des verbes d'action, ou de mouvement : Demain, viendra l'orage, le fleuve des campagnes prendra... le flot qu'il donne".

3) On relève un champ lexical de la jeunesse : "Et la face des eaux et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S'iront rajeunissant..." La nature échappe au temps et se renouvelle sans cesse.

4) La nature apparaît grandiose, ce qui est bien suggéré par l'emploi de nombreux pluriels : "les nuées... ses clartés de vapeurs... la face des mers... la face des monts... sur les fleuves... sur les forêts... la face des eaux... le front des montagnes... les bois", etc.

Les nombreux enjambements dans les strophes 2 et 3 donnent aussi une impression d'immensité, de grandeur, d'une nature infinie.

 

III Face à la nature, Hugo évoque la condition humaine vouée à la mort.

 

1) Victor Hugo fait d'abord allusion à la mort des autres : au vers 8 : "Comme un hymne confus des morts que nous aimons". Il est question ici des chers disparus qui semblent présents dans la nature.

2) Puis, à la fin du texte, le poète évoque sa propre mort avec un euphémisme : "je m'en irai bientôt."

La dernière strophe est en opposition avec le reste du poème, comme le montre bien la conjonction de coordination "Mais" : le poète apparaît accablé par le poids du temps dans cette expression " courbant plus bas ma tête".

Face à l'indifférence du monde, il est isolé, à l'écart : on relève l'emploi de la première personne du singulier en début de vers : "Moi... je... je..."

Le poète est en opposition totale avec la nature : alors que le "soleil est joyeux", que le "monde est radieux", lui est accablé : on note le bonheur insolent de la nature face à l'accablement du poète.

L'adjectif "radieux" est souligné par une diérèse. L'exclamation finale traduit la tristesse du personnage.

 

Ce poème lyrique écrit à la première personne exprime toute la mélancolie et le tragique de la condition humaine, les chagrins de la mort, du déclin : cette inquiétude est présente dès la première strophe avec la symbolique du thème du coucher de soleil, avec les termes "nuées, l'orage, vapeurs obstruées." qui suggèrent un paysage embrumé. Ce paysage correspond à l'état d'âme du poète.

Et cette mélancolie s'approfondit dans la dernière strophe. 

Ce poème est particulièrement représentatif de la poésie romantique : paysage-état d'âme, thème de la fuite du temps, exclamations, anaphores, lyrisme.

 

Le poème :


Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

Victor Hugo, "Les Feuilles d'Automne", Livre XXXV
« Soleils couchants », VI, 1831.

 

 

 

 

 

Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées...
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