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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 10:21
Les Beatles... toute une époque !

 

Les Beatles... toute une époque !

Nous avons tous fredonné leurs chansons... Help!, Yesterday, Penny Lane, All You Need Is Love, Hey Jude... que de titres nous viennent à l'esprit !

Le plus grand groupe de tous les temps et de son époque, un groupe mythique !

 

Frédéric Granier nous raconte leur histoire dans une biographie intitulée : "Les Beatles - Quatre garçons dans le siècle..."

Invité lors du Festival de la Biographie à Nîmes, il a présenté son ouvrage devant un public nombreux et passionné.

 

 Formé en 1960, et composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Richard Starkey, dit Ringo Starr,  le groupe est considéré comme le plus populaire et le plus influent de l'histoire du rock.

 

"Comment se sont passés les débuts ?

Cela s'est passé de manière un peu  chaotique... ce sont quatre garçons qui sont sortis des bouges de Liverpool, c'étaient plutôt des bad boys, un peu des prolétaires issus d'un milieu très modeste. Ils se sont rassemblés autour d'une passion : le rock'n' roll...

 

Ils se sont retrouvés dans les petites salles de Liverpool et ils ont petit à petit gravi tous les échelons du succès. Ils ne sont pas immédiatement passés des petites caves de Liverpool jusqu'au numéro un de tous les tops. Il y a eu de longues années d'initiation : ainsi, ils ont passé plusieurs années dans les clubs de Hambourg à jouer du rock'n roll pour quelques deutschemarks et quelques bières qu'on leur offrait.

 

Après l'essor de la Beatlemania au Royaume-Uni et ensuite en Europe, les Beatles connaissent le succès en Amérique du Nord à partir de 1964, puis rapidement dans le monde entier. 

La reine les a anoblis en 1965, ça été une surprise.

C'est un moment très ambigu : on ne sait pas si eux essaient de faire une sorte de happening, en se moquant un peu de l'establishment anglais ou si c'est une manière de rentrer finalement dans le rang ?

 

La conquête de l'Amérique s'est faite fin 1963.

Ils ont essayé de sortir des disques, plusieurs fois, en Amérique... aucun succès : on se demandait qui étaient ces quatre adolescents avec des accents à couper au couteau, avec des espèces de choucroutes sur la tête...

 

On s'est demandé : "Mais c'est qui ces gens-là ?", d'autant plus qu'il y avait déjà des stars locales, il y avait les Beach Boys, d'autres groupes,  il y avait la soul.

 

Et puis, en 1963,  Kennedy a été assassiné, et les Beatles ont servi finalement de palliatif, de pansement dans une Amérique meurtrie.

Les jeunes Américains noirs et blancs ( parce qu'il y avait encore la ségrégation à l'époque) ont compris que c'était une musique qui transcendait les frontières, les couleurs de peau.

 

Et ça a été un extraordinaire exutoire et pour beaucoup de gens que j'ai interviewés, les Américains qui avaient connu cette époque, ils associent mentalement la mort de Kennedy, cette tristesse et ce retour de la joie avec le premier grand succès des Beatles aux Etats-Unis : I want to hold your hand.

 

Alors, il y a deux années très importantes, décembre 1980 : assassinat de John Lennon, et novembre 2001 : la mort de Georges Harrison.

 

Dans deux contextes très différents : Lennon est assassiné en 1980, beaucoup de gens s'en souviennent, ça a été un choc... pour des raisons musicales parce qu'on s'est dit que plus jamais on n'entendrait de trésors de la part de Lennon, un choc aussi parce qu'on a compris qu'il n'y aurait plus jamais de reformation possible. A l'époque c'était le fantasme... tous les ans, on disait : "Et si les Beatles se reformaient, et si les Beatles se reformaient..."

Et puis aussi, parce qu'on est passé de la fin d'un idéal, celui des années 60/ 70 à la décennie 80 qui est la décennie de Thatcher, celle de Reagan, c'est l'ère du libéralisme à tout crin, et tout d'un coup on avait l'impression de tourner la page des années Flower Power et de l'espoir porté par les Beatles.

 

Mais, malgré le temps qui passe, les Beatles ont toujours du succès...

La vente des disques a de l'avenir : 47 % des auditeurs en 2019 ont entre 18 et 29 ans. C'est remarquable !"

L'auteur Frédéric Granier témoigne encore : "Ma fille a 10 ans et je peux vous assurer que je mets un disque des Beatles, et tout de suite, son regard s'illumine."

 

 

 

https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-beatles/9782262077235

 

 

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 12:40
Anna Gould et Boni de Castellane... vous connaissez ?

 

Anna Gould, jeune héritière américaine, qui épousa le comte Boniface de Castellane, un dandy désargenté de l'aristocratie française... vous connaissez ? C'est la rencontre improbable de deux êtres que tout sépare...

La rencontre et le choc de deux cultures, si différentes, de deux caractères bien trempés, de deux milieux contrastés, de deux personnalités.

 

Boni de Castellane issu d'une illustre et antique lignée originaire de Provence (la Maison de Castellane) est né en 1867... Anna Gould, elle, est une richissime orpheline, la fille de l'homme le plus riche d'Amérique, elle est née en 1875. Ils se marient en 1895.

 

Laure Hillerin a consacré un ouvrage à ces deux vies tumultueuses.

Invitée lors du festival de la Biographie à Nîmes, Laure Hillerin évoque d'abord le Palais Rose...

Quand elle était jeune, elle passait souvent devant le Palais Rose, à Paris, avant sa destruction... "c'est un magnifique hôtel particulier dont la construction a été lancée par Boni de Castellane, à l'angle de l'avenue Foch et de l'avenue Malakoff, dans le 16ème arrondissement... il a été détruit en 1969. C'est une des hontes de l'époque de l'avoir détruit."

 

Ce qui a intéressé aussi Laure Hillerin, "c'est cette espèce de choc entre deux cultures, la culture française dans le sens le plus traditionnel et classique et la culture américaine du self-made man : le père d'Anna Gould était un véritable brigand, il avait fait sa fortune en une génération, ce qui est quand même assez exceptionnel... c'était quelqu'un qui n'avait pas le moindre scrupule. Anna Gould avait été élevée dans ce culte de l'argent et le mépris de tous ceux qui n'étaient pas capables de gagner de l'argent.

 

Lui était l'héritier d'une vieille famille française, il était passionné par l'art et par la politique et il s'était un peu trompé de siècle puisque son siècle de prédilection était le 17 ème siècle, le siècle d'or, le siècle de Louis XIV.

 

Boni de Castellane était un dandy dans le sens héroïque du terme, ces dandys qui font face en toutes circonstances et qui continuent à porter haut, c'était aussi un homme politique puisqu'il a été député pendant 4 mandatures.

Et puis, il avait le culte de l'art et de la beauté. Comme sa famille était ruinée, il avait cherché à épouser une riche américaine, pas vraiment par amour de l'argent mais pour assouvir sa passion de l'art, ses rêves de beauté, d'architecture.

 

A l'époque, on se moque souvent d'Anna Gould, de sa laideur avec ce bon mot : "Elle est plus belle vue de dot".

 

Boni de Casttellane a commencé par acheter un magnifique château dans les Yvelines, le château du Marais. Il avait été élevé dans le goût de la beauté classique, il avait beaucoup d'admiration pour Versailles et ses jardins.

La première chose qu'il a faite, après son mariage, c'est d'acheter des terrains pour faire construire le Palais Rose avec l'argent de sa femme...

L'idée était de ressusciter le Trianon et en même temps d'y loger l'escalier des ambassadeurs de Versailles, construit par Louis XIV."

 

Le mariage, d'intérêt et non d'amour, ne fut jamais heureux.

 

Anna Gould, bientôt lassé des frasques de son mari quitte le Palais Rose, avec ses 3 enfants. En janvier 1906, elle demande la séparation de corps. Le divorce est prononcé le 5 novembre 1906.

Boni quitte aussi le palais Rose inachevé, et il n'y remettra plus les pieds. Il devient courtier en objets d’art où son goût inné fait merveille...

Anna Gould se remarie civilement le 7 juillet 1908 avec un cousin de son premier mari, Hélie de Talleyrand-Périgord (1859-1937), prince de Sagan, puis duc de Talleyrand. Elle meurt en 1961, à l'âge de 86 ans.

Boni de Castellane meurt à Paris en 1932, à l'âge de 65 ans.

"On évoque souvent les relations de Boni avec Marcel Proust : l'écrivain avait besoin de lui pour certains aspects du personnage de Charlus, car Boni était un grand spécialiste de la politique étrangère, c'était une amitié téléguidée, ils ont échangé une vingtaine de lettres et se sont vus pendant deux ans...

Faut-il lire les mémoires de Boni de Castellane ? Il a écrit ses mémoires en deux tomes, le premier : Comment j'ai découvert l'Amérique ? Ce volume là est très drôle...

Dans le second dont le titre est formidable : L'art d'être pauvre et c'est vrai qu'il a eu l'art d'être pauvre, car après, il s'est retrouvé sans un rond, séparé de ses enfants, il a rebondi en faisant l'antiquaire parce qu'il avait un goût extraordinaire, le second volume est assez prudent et moins amusant. Comme disait un de ses amis, "l'humour est resté dans l'encrier"...

Anna Gould, elle, avait un gros problème avec l'écriture. Elle a beaucoup écrit à ses fils pendant la guerre, mais elle écrivait à peu près comme une enfant de 6 ans, elle avait un vocabulaire très limité."

 

Donc, ils étaient on ne peut plus mal assortis : lui était un homme très élégant, très cultivé, elle est toujours resté avec son côté très fière d'être américaine... "personne n'arrive à la cheville des américains, ceux qui n'ont pas d'argent sont méprisables..."

 

Etonnante rencontre de deux êtres que tout séparait ! La culture, l'aspect physique, l'argent... deux mondes si différents !

 

 

 

 

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 11:35
Un couple mythique : Scott et Zelda Fitzgerald...

 

 

Une histoire qui peut faire rêver, tout en étant tragique et sulfureuse, c'est bien celle du couple que formaient Scott et Zelda Fitzgerald...

 Ils ont tout : la beauté, la gloire, l’amour, l’argent et pourtant, la fin de leur vie a été particulièrement sinistre.

Invité au festival de la biographie, Stéphane Maltère a présenté le livre qu'il a consacré à ce couple célèbre.

 

"Quand on parle de Scott Fitzgerald, on ne peut que parler de Zelda : c'est son inspiratrice première. C'est elle qui fournit, par ses lettres, par ses carnets, par sa manière de parler, l'inspiration à son époux, Scott.

 

Ils se mariés en avril 1920, donc il y a bientôt cent ans. Ils sont bien assortis physiquement, mais leur rencontre fait qu'ils vont se détruire l'un et l'autre..."

"C'est bonheur et destruction", commente le journaliste qui interroge l'auteur.

 

"Il flotte dans l'existence du couple un air de fête permanent qui scandalise et qui fascine, en même temps.

Zelda est scandaleuse, dès son enfance : elle vit dans une famille assez rigide, assez froide, son père est juge d'instruction. Elle, c'est la petite dernière, capricieuse, elle se fait remarquer... elle fait des sports pour garçons, elle saute nue de plongeoirs... elle a une attitude de scandaleuse.

Elle est l'incarnation de la garçonne, celle qui va se moquer des convenances, des conventions, celle qui va vivre librement sa vie de femme.

 

Scott, lui, rêve de devenir un écrivain coûte que coûte et de séduire les plus belles filles par tous les moyens. Etre romancier est pour lui un atout supplémentaire de séduction.

Zelda est attiré par ce garçon qui est beau physiquement, qui fait penser à un ange quand il apparaît pour la première fois. Elle voit en lui aussi un auteur, elle se voit la femme d'un écrivain prometteur.

Scott et Zealda se marient en 1920 et 5 ans après, il publie son best-seller : "Gatsby le magnifique"...

C'est son livre le plus fulgurant, le plus court, le mieux construit, c'est celui qui va droit au but, il ne s'est pas perdu dans des méandres comme dans d'autres romans... c'est un roman plutôt classique par rapport à ses autres romans qui sont assez composites.

Le couple qu'il forme avec Zelda est un couple libre... c'est une fête permanente, constituée de bonheurs éphémères, d'extravagances...

Par exemple, un jour, elle parcourt les rues de New-York sur le capot d'une voiture, elle finit avec une douche de champagne dans les fontaines de la ville...

Leur fille est confiée très rapidement à l'agent de Fitzgerald qui va l'éduquer plus que son père et sa mère.

 

Comment expliquer la descente aux enfers de ce couple ?

Zelda se rend compte qu'elle est sous l'influence ou la coupe de Scott, qu'elle ne peut pas s'épanouir dans aucun art, elle aimerait écrire, elle va finalement choisir une discipline qui est la danse.

Sur la côte d'azur, elle rencontre un bel aviateur français, pendant que Scott est en train d'écrire "Gatsby".

Scott fait une crise de jalousie, il est prêt à l'enfermer... pourtant  jusqu'alors tous les flirts qu'ils ont pu avoir l'un et l'autre ont été acceptés.

Là, il sent un danger : que Zelda, son inspiratrice, sa muse lui échappe.

A partir de là, Zelda va sombrer peu à peu dans la folie, dans l'alcool. Elle va faire tout un parcours dans les asiles psychiatriques de l'époque.

Pour Scott, la descente aux enfers est lié principalement à l'alcool... il se sent dépossédé de son oeuvre, il ne peut pas être écrivain, car il doit écrire des articles, des nouvelles pour financer les séjours de sa femme à l'hôpital.

Scott meurt en 1940 à l'âge de 44 ans : une courte vie, une courte carrière."

Il est le symbole d'une génération perdue d'entre les deux guerres.

Sa femme Zelda meurt quelques années plus tard en 1948.

En écoutant le récit de ces deux vies, on se dit que la quête de la gloire et de l'argent peut conduire au pire. Quels destins tragiques ! Des vies si éphémères !

 

 

 

http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio-biographies/Scott-et-Zelda-Fitzgerald

 

http://madame.lefigaro.fr/celebrites/scott-et-zelda-fitzgerald-rencontre-mariage-histoire-du-couple-maudit-decrivains-190619-165675

 

 

 

 

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 09:32
Cadeaux de Noël : trop d'écrans !

 

Noël approche : désormais, les enfants sont couverts de cadeaux... et les jeux électroniques, les écrans connaissent un vif succès dans le choix des achats de Noël.

Ordinateurs, téléphones, télévisions, i-pads, les écrans se multiplient dans les foyers...

 

Les enfants, les adolescents et même les adultes ont tendance à passer beaucoup trop de temps devant des écrans... et ils n'en ont pas conscience.

Le chercheur Michel Desmurget, spécialiste des écrans, étudie les apprentissages et le cerveau. Il recommande pour les enfants et les adolescents 30 minutes ou une heure maximum par jour. Et ce temps est trop souvent largement dépassé.

 

Plutôt que des écrans, offrons des livres !

Le livre permet une véritable attention et une concentration que n'offrent pas les écrans.

 

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

Sur internet, nous sommes attirés par toutes sortes de messages, de publicités, de titres, d'images, alors que le livre nous apporte une intensité de concentration.

 

Le livre suscite en lui-même des images, favorise le rêve, l'imagination, mais aussi la réflexion.

"Sans câble, sans circuits électriques, sans batteries, compact, le livre peut être utilisé n'importe où ! Il n'a besoin d'être rechargé... il est donc disponible à tout instant. Il suffit de l'ouvrir pour profiter de ses énormes avantages..."

 

Face aux jeux vidéos qui remportent tant de succès de nos jours, il est important de donner aux enfants le goût des livres et ce, dès le plus jeune âge...

 

Romans, poésies, livres d'art ou d'histoire, les choix sont multiples.

 

Une façon d'éveiller la curiosité des enfants et des adolescents, une façon de les inciter à se cultiver, et à se concentrer.

 

Car les jeunes connaissent de plus en plus de difficultés à être attentifs : en classe, leur attention se disperse, ils ne savent plus écouter.

Dès qu'ils sortent d'un cours, les adolescents s'empressent de dégainer leur portable : ils sont victimes d'une addiction aux écrans et ils ne peuvent plus s'en passer.

 

Il faut redonner le goût de la lecture aux jeunes : offrons-leur des livres !

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/noel-fetes-de-fin-annees/les-ecrans-rois-des-cadeaux-de-noel_3744893.html

 

 

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 12:16
Retrouver un regard d'enfant...

 

Les enfants sont curieux du monde qu'ils découvrent, ils observent avec étonnement tous ceux qu'ils rencontrent : l'enfant s'intéresse spontanément à l'autre, il porte un regard attentif sur les êtres et les choses... il a une extraordinaire capacité d'émerveillement.

 

Dans le jardin de la ville où je me promène parfois, il n'est pas rare qu'un enfant à vélo me lance un bonjour très appuyé. Le plus souvent, les adultes, eux, ne disent pas bonjour à des inconnus.

Ainsi, l'enfant a ce don du bonheur de la découverte : il est à l'affût du monde...

 

Il serait bon de retrouver ce don, cette curiosité portée sur le monde, car trop souvent, nous ne regardons plus ce qui nous entoure.

Nous avons perdu cette capacité première de nous émerveiller et d'admirer.

Nous ne savons plus observer, nous ne prenons plus le temps de le faire.

 

Accaparés par des écrans de toutes sortes, nous en oublions de regarder les autres, le monde qui nous entoure.

 

Soyons curieux, curieux de littérature, de musique, de peintures, soyons curieux de la nature, des fleurs, des arbres, des oiseaux...

Cultivons cette qualité : la curiosité...

 

Comme l'écrit Jean-Pierre Martin, " la curiosité procède d'une attention affectueuse au monde. Le curieux, c'est d'abord celui qui s'inquiète et qui a grand soin. Etre curieux, avoir cure, ce n'est pas sans rapport avec l'amour du monde."

Le mot curiosité vient en effet d'un terme latin "cura", "le soin, le souci".

La curiosité permet de s'ouvrir aux autres.

 

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

 

La lecture est par excellence un acte de curiosité : elle nous offre la possibilité de nous intéresser à toutes sortes de sujets.

Lire, c'est être particulièrement attentif et concentré... ouvrir un livre, c'est une ouverture sur le monde...

 

Oui, la curiosité est stimulante : elle fait plus particulièrement partie du monde de l'enfance... il est essentiel de la cultiver.

 

 

 

 

 

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 11:26
Musique à la cour des Sforza et des Farnèse avec l'Ensemble A rebours...

 

 

Que diriez-vous d'un parcours musical en Italie du Nord à l'époque de la Renaisssance et au début du baroque ?

 Les familles Sforza à Ravenne et à Milan, les Farnèse à Venise, Parme, Plaisance, Mantoue ont été très influentes dans la politique, l'économie, la religion et les arts, surtout par leurs alliances avec les Médicis et les Visconti.
Elles se sont offert les meilleurs artistes pour la peinture, l'architecture et la musique tant profane que religieuse.

 

L'Ensemble A Rebours composé de solistes réputés a donné à Nîmes un récital de ces musiques anciennes peu connues... 

 

D'abord, on est charmé par un air mélodieux de Josquin des Prés : Baisiez-moi...  les chanteurs sont accompagnés par les sons d'une sacqueboute et d'un cornet à bouquin... dépaysement garanti...

 

Comment ne pas apprécier aussi la belle vivacité de ce morceau : El Grillo, Le grillon ? C'est enlevé, léger, charmant, scandé par un tambourin...

 

"El grillo è buon cantore,
Che tienne longo verso,
Dalle beve grillo canta.


Ma non fa come gli altri uccelli,
Come li han cantato un poco,
Van' de fatto in altro loco
Sempre el grillo sta pur saldo,
Quando la maggior è'l caldo
Al' hor canta sol per amore.

 

 

Le grillon est un bon chanteur
Il peut chanter longtemps
Il chante tout le temps


Mais il n’est point comme les autres oiseaux
S’ils ont chanté un peu
Ailleurs ils s’en vont
Le grillon reste ou il est
Et quand la chaleur est très accablante
Alors il ne chante que pour l’amour."

 

 

On écoute ensuite une danse d'un anonyme, un air de flûte solo : une musique légère, vaporeuse, sautillante...

 

Comment ne pas être séduit par l'air suivant de Palestrina : Amor, fortuna ? On est envoûté par la douceur et l'harmonie de cette mélodie.

 

On est aussi ébloui par la vivacité, la gaieté de ces airs : L'Innamorato, L'Accesso de Giovanni Gastoldi... quelle légèreté et quels envols de notes !

 

Puis, c'est un duo instrumental auquel on est convié, un "bicinium", avec sacqueboute et flûte : douceur et légèreté de la flûte, notes plus graves de la sacqueboute, une musique apaisante qui nous entraîne vers le rêve...

 

C'est encore un duo instrumental de Frescobaldi qui nous enveloppe d'une musique envoûtante, douce : une canzone, la Bernardina...

 

Des madrigaux de Claudio Monteverdi, notamment S'andasse amor a caccia nous entraînent dans des notes légères, virevoltantes....

 

On pourrait s'étonner de voir Josquin des Prés dans un programme de musique italienne : en fait, il a passé une bonne partie de sa carrière en Italie, chez les Sforza.

Au cours d'un entracte, Mario Hacquard a présenté au public les instruments utilisés lors de ce concert :

la sacqueboute, ancêtre du trombone, le cornet à bouquin dont l'embouchure ressemble à celle d'une trompette...

Un beau moment pour ce concert donné dans le cadre de l'Automne musical de Nîmes, et une occasion de découvrir des mélodies peu connues...

 

 

MUSIQUE A LA COUR des SFORZA et des FARNESE, Josquin des Prés, Allegri, Ingegneri, Palestrina, Graziani, Gastoldi, Monteverdi, Frescobaldi, Sabbatini

Ensemble A REBOURS
Bertrand Dazin, contre-ténor
Pierre Vaello, ténor
Maud Caille, cornet à bouquin, flûte
Claire McIntyre, sacqueboute
Mario Hacquard, baryton et direction

 

 

 


 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 11:52
Deux jeunes musiciens à l'honneur : Héloïse Houze et Basile Maurel...

 

 

Ils sont jeunes, remplis d'enthousiasme, ce sont des musiciens en formation, et ils ont donné un magnifique récital au Carré d'Art dans le cadre des Jeudis de Nîmes.

 

Basile Maurel a fait une démonstration époustouflante de son talent au cours d'un récital de piano.

D'abord, il interprète avec brio le prélude et la fugue en ré majeur BWV 874 Livre II de Bach.

 

On est subjugué par la virtuosité de ce très jeune musicien : le piano claironne dans une mélodie dansante, puis la musique devient plus lente, s'apaise, s'adoucit et nous fait rêver.

Quelle maîtrise dans l'interprétation !

Basile Maurel joue sans partition, de mémoire...

 

Puis, on découvre les Variations sérieuses op. 54 de Mendelssohn. La musique d'abord assez lente s'accélère dans un vertige de notes... on est emporté dans un vibrato et un tourbillon de notes...

Le rythme s'apaise à nouveau et nous berce de son harmonie.

 

L'extrait suivant nous transporte à nouveau dans une cascade, un torrent de notes : c'est époustouflant ! Il s'agit de l'étude n°4 op. 10 de Chopin...

 

Ce jeune garçon est impressionnant dans la maîtrise de son art, dans sa concentration, et ses interprétations étourdissantes...

 

Puis, c'est Héloïse Houze qui nous présente un extrait de Roxanna Panufnik, compositrice britannique née à Londres le 24 avril 1968.

La musicienne joue avec son alto une mélodie aux airs un peu tziganes, mélancolique et douce...

On est envoûté par cette musique au rythme empli de douceur...

 

Enfin, les deux jeunes artistes interprètent ensemble un concerto pour alto de Béla Bartok.

La musique est d'abord ponctuée par quelques notes graves au piano, un air lancinant, sombre, puis on écoute avec ravissement un ruissellement de notes au piano... l'alto crisse, pleure, puis, le rythme devient dansant, tourbillonnant...

Magie de la musique qui nous emporte au bord du rêve !

Bravo à ces deux musiciens, jeunes diplômés du conservatoire de Nîmes, dont on a apprécié tout le talent et toute la modestie.

 

 

 

 

 

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 12:55
Du Caravage à Cartier-Bresson...

 

 

Hugues Romano est un ophtalmologiste, spécialiste de l'imagerie médicale : il pratique depuis longtemps la photo, la peinture et la gravure... il a donné une conférence passionnante à Nîmes, intitulée : "Il a tué la peinture ? Du Caravage à Cartier-Bresson..."

 

Hugues Romano est né à Arles,  il était adolescent au début des rencontres Photos d'Arles, un ami de son père était un des créateurs, une des petites mains de ces rencontres.

Cet ami connaissait bien Cartier-Bresson, le célèbre photographe et Hugues Romano s'est intéressé assez tôt à la photographie, aux images et bien sûr à l'oeuvre de Cartier- Bresson.

Plus tard, il a même rencontré le célèbre photographe...

 

Il nous montre au cours de sa conférence que Cartier-Bresson faisait des photos comme on dessine... cadrer, faire des perspectives, construire l'image comme un graphiste, un peintre...

D'ailleurs, Cartier-Bresson a commencé à faire du dessin et de la peinture, il avait une culture classique picturale vraiment solide...

 

Et Hugues Romano en voyant certains clichés de Cartier-Bresson n'a pu s'empêcher de penser aux oeuvres du Caravage...

 

Car Le Caravage représente souvent de manière spectaculaire un temps particulièrement court, un instant, il peint des tranches de vie... comme peut le faire un photographe... ce qui fait songer à "l'instant décisif" de Henri Cartier-Bresson.

Une chose étonnante : dans une lettre adressée à un de ses clients et ami, Fréart de Chantelou, Nicolas Poussin avait écrit à propos du Caravage : "Il va tuer la peinture !"

Pourquoi un tel jugement si radical ?

Difficile de l'expliquer... peut-être parce que Le Caravage bouscule les codes picturaux de son époque, il peint avec une technique très moderne.

 

Sur de nombreuses photos de Cartier-Bresson, les personnages sont en mouvement, en action, ils ne sont que de passage, on a l'impression qu'ils se déplacent et vont sortir du cadre.

 

On retrouve ce mouvement dans les toiles du Caravage : ainsi, dans la vocation de Saint-Mathieu, le Christ et Saint Pierre sont au bord du tableau et viennent d'entrer dans la pièce où se trouve Saint-Mathieu, en train de compter son argent avec d'autres acolytes.

 

L'Arrestation du Christ représente un épisode du Nouveau Testament au cours duquel Judas vient à la rencontre de Jésus et l'embrasse afin de le désigner aux soldats qui viennent pour l'arrêter. Sept personnages sont représentés à mi-corps, au sein d'une composition très dense qui joue sur les expressions, les mouvements et les jeux d'ombre et de lumière. Parmi ces personnages apparaît un homme porteur d'une lanterne : il s'agit vraisemblablement d'un autoportrait du peintre lombard.

Dans ce tableau, on retrouve cette même impression de mouvement, le Christ est poussé vers la gauche par des hommes en armes, le porteur de lanterne vient de rentrer dans l'espace de la toile, un autre s'apprête à en sortir...

 

Dans une autre toile Judith décapitant Holopherne, au bord du tableau, se trouve une suivante, une vieille dame, prête à recueillir la tête avec un sac dans les mains : elle rentre dans l'image, elle va en ressortir.

On n'est pas dans un espace global, à l'inverse des peintures de Nicolas Poussin.

 

Dans une autre toile, Saint-Mathieu et l'ange, on voit l'ange qui vient souffler à l'évangéliste ce qu'il fallait qu'il écrive... l'ange rentre dans l'image et lui explique ce qu'il faut faire... et Saint-Mathieu n'a même pas le temps de s'asseoir, il faut aller vite, c'est vraiment l'inspiration du moment.

 

Autre caractéristique : Le Caravage représente souvent ses personnages avec des habits contemporains : on est dans une dynamique théâtrale.

 

On l'a vu : Le Caravage représente souvent des moments, des instants de vie...

Chez les Grecs, le dieu Kairos est un petit dieu ailé de l'opportunité, qu'il faut saisir quand il passe. Il a des ailes, il a un toupet de cheveux : au moment où il passe, on tend la main pour saisir sa touffe de cheveux et on saisit alors l'opportunité... Parfois, on ne le voit pas car il est tout petit, parfois, on le voit, mais on ne fait rien.

Le kairos est le temps du moment opportun. Il qualifie un moment.

Dans le langage courant, on parlerait de point de basculement décisif, avec une notion d'un avant et d'un après.

Ainsi, dans une oeuvre de jeunesse, Le garçon mordu par un lézard, Le Caravage peint le moment où le garçon est agressé, on est bien dans l'instant décisif.

 

Dans Le Souper à Emmaüs, le peintre représente le moment où les pèlerins d'Emmaüs réalisent brutalement qu'ils ont face à eux le Christ ressuscité. Les trois compagnons sont figés dans un effet de surprise...

 

Si le peintre Poussin est dans une narration, Le Caravage, lui, s'intéresse plutôt au visible : des images choc, des instants, il développe un nouveau sens de la réalité lié à ce qu'il voit. Les corps sont ceux de ses modèles, beaux ou laids, les détails sont ceux de la vie quotidienne, les sentiments sont ceux de la douleur et de la violence... un nouveau langage pictural se met en place, questionnant le concept de beauté.

Et bien sûr, les tableaux du Caravage font songer à ce que sera la photo de reportage.

Réalisme, force dramatique, cadrage, effets de surprise, l'oeuvre du Caravage est d'une modernité absolue.

 

 


Hugues ROMANO

Il propose aussi régulièrement des conférences mêlant histoire de l’Art et histoire des Sciences autour de thèmes unissant l’image et les phénomènes visuels ( par exemple « la couleur à Florence à la Renaissance », « l’œil et la vision chez Léonard De Vinci », « la parabole des aveugles chez Bruegel », etc.), à l’occasion de congrès médicaux ou de toute autre manifestation (conférences à Carré d’Art à Nîmes, dans le cadre d’universités populaires, etc.)

 

 

 

Du Caravage à Cartier-Bresson...
Du Caravage à Cartier-Bresson...
Du Caravage à Cartier-Bresson...
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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 12:53
Voyage en musique vers l'Italie baroque...

 

Trois musiciens pour nous faire voyager dans le temps et l'espace : Patrick Oliva, violoniste, Olivia Gutherz, violoncelliste et gambiste, Simon Wadell spécialiste du théorbe, ce magnifique instrument à cordes pincées — une sorte de grand luth — créé en Italie à la fin du XVI e siècle. 

 

Le récital était consacré à des compositeurs italiens d'origines diverses : Naples, Bologne, Rome, Venise, Florence...

 

On est d'abord envoûté par une musique de Falconieri : Il primo libri di canzone... 

Andrea Falconieri (né en 1585 ou 1586 à Naples - mort en 1656 dans sa ville natale), également connu sous le nom de Falconiero, était un compositeur italien de la première moitié du XVIIe siècle, ce qui correspond au début de la musique baroque.

Une musique légère, vaporeuse qui nous berce...

 

Puis, c'est une sonate d'Isabella Leonarda qui nous entraîne dans son sillage : mère supérieure dans un couvent des Ursulines à Novara, elle a composé des musiques emplies de vivacité, de charmes.

Une femme musicienne, c'est rare à cette époque, comme la souligne Patrick Oliva dans la présentation de cet extrait musical.

 

On se laisse ensuite envoûter par la sonate pour violon et basse continue opus 5 n°3 de Corelli.

On admire la virtuosité des musiciens, notamment le jeu du violoniste : Patrick Oliva fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s'anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

Le musicien se penche sur son violon, transpire...

Puis, le violoniste quitte la scène...

 

La violoncelliste nous présente alors son instrument : un violoncelle baroque, sans pique, qu'elle maintient avec ses genoux. Elle nous explique que le son de ce violoncelle est particulièrement doux.

On est alors subjugué par la sonate pour violoncelle et basse continue n°5 de Vivaldi. On admire les doigts de la musicienne qui se meuvent avec agilité sur les cordes...

C'est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c'est beau !

 

Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger...

Il revient pour interpréter la Sonata accademica pour violon et basse continue  n° 3... Une merveille de subtilités et de variations musicales...

 

Bravo à ces trois musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, qui nous ont transmis l'amour de leur art, leur passion pour la musique...

 

 

 

 

 

 

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 13:48
Un somptueux récital de piano avec Brice Martin...

 

 

Il s'appelle Brice Martin, "il est né en 1981 et a commencé l'étude du piano à l'âge de 5 ans. Il donne son premier concert à l'âge de 14 ans et entre à la même époque au conservatoire de Nîmes. Il obtient en 1999 une médaille d'or de piano ainsi qu'un premier prix de musique de chambre. A la même époque, il débute ses études de médecine à Nîmes. Parallèlement à sa formation médicale (il se spécialise ensuite en psychiatrie à Paris), il continue à nourrir sa passion pour le piano qui lui permet de remporter, en 2004, le troisième prix du concours des grands amateurs de Paris. Depuis, il se produit régulièrement, en particulier avec les "grands amateurs" dans le cadre de Pianestival. Il a notamment joué à Paris, Nice, Shanghai et Budapest. Brice Martin réside actuellement à Valence, et exerce en tant que psychiatre à Lyon, au centre hospitalier du Vinatier, dans une unité dédiée à la réhabilitation de patients atteint de pathologie mentale."

 

Brice Martin arrive sur la scène, avec son physique d'adolescent, il se met au piano, et il joue Rêve d'amour de Franz Liszt... 

Et, aussitôt, la magie opère... le jeune musicien nous embarque dans cette mélodie romantique à souhait.

Les notes se déroulent avec harmonie et tendresse... le musicien nous emporte dans un univers de rêve et de beauté. Comment ne pas être sous le charme ?

 

Puis, il nous présente les extraits suivants : Le Roi des Aulnes de Franz Schubert, d'après un poème de Goethe. Différents personnages sont mis en scène... Un père à cheval avec son enfant malade et délirant, il fuit à travers la forêt... il rassure son fils qui a peur, car il vient d'apercevoir le Roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs cheveux... 

 

Les différents personnages sont illustrés par des thèmes musicaux différents que nous fait entendre le musicien, avant de jouer les extraits.

Ainsi, le musicien se fait aussi pédagogue... et il déclare modestement : "Je vais essayer de jouer ce morceau..."

 

Puis, on écoute la mélodie tantôt sombre et ténébreuse quand l'enfant exprime ses inquiétudes, tantôt adoucie quand le Roi de Aulnes essaie de séduire l'enfant et de l'attirer vers lui....

Somptueuse mélodie ! Somptueuse interprétation !

Le musicien est alors applaudi longuement par l'assistance.

 

Il se lance ensuite dans une interprétation époustouflante de différentes études du compositeur Alexandre Scriabine, successivement Etude, op. 8 n° 3, n° 11, Etude op. 42 n° 5, puis Vers la Flamme, op. 72.

Quelle virtuosité ! Les doigts du musicien courent avec agilité sur le piano... on est ébloui par le jeu du virtuose, sa dextérité, sa sensibilité.

On peut encore s'émerveiller à l'écoute du Köln Concert, part II C de Keith Jarrett : une musique rythmée et fluide qui nous enchante.

 

Le récital s'achève avec un morceau de Erroll Garner : I' ll remember April. Du jazz, du rythme encore qui nous entraîne dans un tourbillon étourdissant de notes...

 

Bravo à Brice Martin pour ce récital éclectique et somptueux. Bravo pour ce moment de rêve et d'émerveillement...

 

Ce récital a été donné au Carré d'Art, dans le cadre des Jeudis de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

 

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