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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 17:09
En France, des territoires interdits aux femmes...

 

 


 

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures de France 2 montre des quartiers, des rues où les femmes semblent comme "effacées"...

 

Dans certains quartiers populaires, les hommes sont omniprésents alors que les femmes ne sont même pas tolérées.

 

Des territoires réservés aux hommes : peut-on le concevoir en France, dans notre pays ?

 

Dans une banlieue parisienne, on découvre un bar où seuls les hommes sont admis : dès que deux femmes entrent dans l'établissement, on leur fait comprendre qu'elles ne sont pas les bienvenues.

"Vous cherchez quelqu'un, madame ? Le mieux, c'est d'attendre dehors... ici il n'y a que des hommes", affirme un des clients attablés.

Et il enchaîne : "Les femmes restent chez elles... dans ce café, il n' y a pas de mixité... t' es dans le 93, c'est comme au bled...", 

 

Cette dernière phrase est particulièrement révélatrice : certains quartiers deviennent des territoires étrangers où règnent d'autres lois, celle d'un Islamisme intolérant et sectaire.

 

Et les interdits se multiplient : il faut s'habiller d'une certaine façon, il ne faut pas fréquenter certains lieux, il ne faut pas se maquiller...

 

On se retrouve devant une conception archaïque du rôle de la femme : elle doit s'occuper de son ménage, rester confinée chez elle, s'activer à des tâches ménagères.

 

Traditions, culture, religion : quelles sont les raisons de cette exclusion des femmes ?

L'Islam radical s'impose dans certains territoires de la République et ce n'est pas admissible : on ne peut, au nom de la tolérance, accepter de telles régressions.

 

Les femmes dans notre pays ont acquis des droits qu'il faut préserver sur tous les territoires de la République, et aucune exception ne doit être admise.

Les femmes ne peuvent être exclues, ainsi, de certains quartiers : de fait, la peur les empêche souvent de s'affirmer et de se rendre dans certains lieux.

 

Quand l'obscurantisme s'installe, qu'il triomphe, le communautarisme se fait plus présent, encore plus pesant.

 

Le machisme, l'homme qui impose sa loi : les femmes ont encore à lutter pour défendre leurs droits, leurs libertés.

 

En France, hommes et femmes doivent pouvoir cohabiter sans aucun problème, où que ce soit, les femmes ont le droit d'exister et de manifester leur présence.

 

 

 

 

 

 

En France, des territoires interdits aux femmes...
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 13:51
Transgenres : jusqu'au bout de l'intolérance...

 

 

Jusqu'où peuvent aller la cruauté et la bêtise humaine ? Un documentaire sur les personnes transgenres, diffusé sur France 2, le mardi premier novembre, a donné la parole à ces exclus de la société : des témoignages, émouvants, poignants qui mettent en évidence des parcours de vie douloureux, remplis d'embûches, de souffrances.

 

Des êtres humains en difficulté sont rejetés de tous, parfois même de leur entourage le plus proche.

L'intolérance est à son comble et ces gens qui n'ont fait de mal à personne sont montrés du doigt, moqués, ridiculisés, avilis, ostracisés par la société.

 

De quoi sont-ils coupables ? Leur corps ne correspond pas à leur identité sexuelle : dès lors, ils n'ont qu'un désir, changer de sexe, vivre plus sereinement avec leur propre corps.

Le choix qu'ils ont fait est terrible, sans doute : opérations mutilantes, prises d'hormones, douleurs, et en plus, ils se retrouvent en butte à toutes les vexations, à toutes les humiliations du monde.

 

Les témoignages montrent la lucidité, la clairvoyance de ces gens rejetés par les autres, parfois par leur famille.

Ce documentaire dénonce la cruauté des hommes face au phénomène de la transsexualité.

 

Des propos violents, ignobles leur sont, parfois, adressés : "Il faut rallumer les fours crématoires pour y jeter les gens comme toi...", voilà les propos ignominieux proférés à l'encontre d'une des personnes qui témoignait lors de cette émission.

On a du mal à imaginer que de tels mots puissent être prononcés de nos jours, alors que les horreurs et les abominations du nazisme ont été dénoncées, maintes fois.

 

L'intolérance se manifeste autour de ces gens, et elle atteint des sommets de violence.

Quand les papiers d'identité ne correspondent plus à l'apparence sexuelle d'une personne, la vie quotidienne devient invivable : accusation d'usurpation d'identité, rires, moqueries permanentes.

Au bout du chemin : une vie sociale amoindrie, une vie professionnelle compliquée, parfois impossible, des difficultés administratives sans fin.

 

Pourquoi tant de haines et d'intolérance ? Pourquoi des individus s'acharnent-ils sur ces êtres déjà douloureusement affectés par leur problème et leurs soucis ?

La bêtise est à l'oeuvre, une certaine perversité aussi, un plaisir de faire le mal et de rabaisser les autres.

Les témoignages prouvent aussi un acharnement à l'égard de ces personnes.

Il serait temps de reconnaître ces gens, de leur accorder des droits.

Ce reportage diffusé sur France 2 avait le mérite de donner la parole à des gens qui ne l'ont jamais : il est regrettable que cette émission ait été diffusée tardivement, en deuxième partie de soirée....

"Liberté, égalité, fraternité", en l'occurrence, pour les transgenres, la devise de la république n'a plus aucun sens, comme le déclare une des participantes à cette émission.

L'intolérance à l'égard de personnes différentes doit être dénoncée, avec la plus grande véhémence : ceux qui s'en rendent coupables démontrent leur bêtise, leur lâcheté, leur inconscience.

 

 

 

Le reportage sur France 2 :

 

http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/videos/replay_-_trans_cest_mon_genre_01-11-2016_1337559

 

 

http://television.telerama.fr/television/trans-c-est-mon-genre-un-nouveau-documentaire-manifeste-d-eric-gueret,149127.php

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-m/l-instant-m-31-octobre-2016

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:26
Quand un ministre de la République frappe et humilie une collaboratrice...

 

 

 

Les droits des femmes sont encore bien fragiles, même dans notre pays : inégalité des salaires, temps partiels, emplois subalternes, harcèlement, violences.


Mais quand un de nos ministres est soupçonné et accusé d'avoir violemment frappé une femme, on est tout de même sidéré par un tel comportement de la part d'un élu de la République...

Où est donc la République irréprochable ?

La scène a fait grand bruit dans l'hémicycle : mardi 11 octobre, Isabelle Attard. députée écologiste du Calvados n'a pas hésité à accuser le ministre de l'aménagement du territoire, Jean Michel Baylet, d'actes de violence commis envers une de ses collaboratrices parlementaires...

Cet ancien ministre de Mitterrand a fait son grand retour au gouvernement, lors du dernier remaniement, en février 2016.

Les faits dont il est accusé remontent au mois de février 2002 : "Elle était à votre domicile lorsque vous l’avez frappée au visage à plusieurs reprises. Vous l’avez enfermée chez vous et vous l’avez contrainte, sous la menace de nouveaux coups, à rédiger une lettre de démission, puis vous l’avez chassée de chez vous, entièrement dévêtue et pieds nus", a déclaré la députée.

Des accusations très graves qui semblent étayées par le fait que le ministre a voulu étouffer cette affaire : Monsieur Baylet aurait payé sa victime pour que la plainte soit oubliée.

Bien sûr, ce ministre doit bénéficier de la présomption d'innocence, mais les accusations de la députée écologiste sont fermes et semblent s'appuyer sur une réalité qu'elle connaît.

On imagine la violence de la scène : un homme politique a le devoir de se comporter dignement et de respecter les femmes qu'il côtoie.

Isabelle Attard a rappelé, à cette occasion, les propos du chef de l'état, François Hollande :"La lutte contre les violences faites aux femmes est une exigence, et le gouvernement doit être exemplaire."

Voilà donc un accroc de plus à la République exemplaire voulue par François Hollande.

Quand un homme politique se conduit comme un goujat, et un rustre, quand il use de violences pour obtenir ce qu'il veut, quand il humilie une femme, c'en est fini de la morale.

Dans un monde politique qui reste très masculin, les femmes éprouvent, maintes fois, des difficultés à se faire respecter.

Le machisme sévit plus particulièrement dans cet univers où le pouvoir tourne les têtes, où le pouvoir donne tous les droits, et souvent une impunité totale.

Notre société a accordé de nouveaux droits aux femmes, mais il reste encore bien du chemin à faire pour que les femmes trouvent leur place dans ce monde politique.

Le sexisme, la volonté de domination restent encore très vivaces dans ce milieu, et dans d'autres.

La femme transformée en objet, rabaissée, avilie : cette image devrait appartenir au passé...

On peut souligner le courage de cette députée, Isabelle Attard qui a dénoncé, en pleine assemblée, un ministre qui semble si peu digne de la République...

Jean Michel Baylet sera-t-il contraint de démissionner ou sera-t-il, une fois de plus, protégé par ses amis et ses appuis politiques ?


 

http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/je-demande-a-faire-le-menage-dit-la-deputee-isabelle-attard-apres-ses-accusations-contre-jean-michel-baylet_1867323.html






 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:46
Balade en short...

 

 

 

Dimanche...  un temps estival sur le sud : une occasion de profiter d'un soleil généreux, en ce début du mois de septembre.

Il fait très chaud, je m'habille légèrement pour sortir : un short, un caraco, et me voilà partie pour une balade en liberté dans le parc de la ville.

 

En chemin, je pense à toutes ces femmes corsetées, sous leur voile, carapaçonnées sous des tissus couvrants, habillées de pied en cap : comment supporter la chaleur avec de tels attirails ?

Je prends conscience, plus encore, du carcan que représentent ces vêtements religieux qui emprisonnent la femme, lui interdisent tout simplement de profiter du soleil, en pleine liberté.

Je réalise toute la chance que j'ai de profiter de cette liberté.

Je me dis que j'ai le bonheur de vivre dans un pays libre où la femme n'est pas contrainte de se soumettre à des préceptes religieux.

 

Et je me dis qu'il faut dénoncer toutes ces prisons religieuses dans lesquelles on enferme les femmes, je me dis que de tels diktats sont insupportables. 

Au nom de toutes ces femmes privées du simple bonheur de se promener sans contraintes, je me dis que nous devons les soutenir et les aider dans leur combat pour la liberté.

Je pense à ce témoignage que j'ai reçu sur mon blog, à la suite de l'article "Bikini et burkini" : . Je travaille avec des jeunes filles françaises et musulmanes et elles subissent de leur famille et de leur environnement (voisins, connaissances) des pressions morales et physiques pour rentrer à fond dans la religion pour l'honneur familial et n'être pas considérées comme des putes ou des traitres."

 

Comment, dans ce cas, pourrait-on parler de choix ? 

Face à de telles pressions, les jeunes filles se retrouvent prises au piège d'une religion qui les condamne à la soumission, l'enfermement...

 

Bien évidemment, l'homme, lui, n'est pas soumis à ces contraintes vestimentaires et il impose, pourtant, ce carcan aux femmes.

 

Quand je vois des musulmanes revêtues de ces longs voiles, de ces tenues qui couvrent bras et jambes, en plein été, je me dis qu'elles sont victimes de traditions d'un autre âge, du poids d'une religion qui accorde tous les droits aux hommes et qui leur interdit un épanouissement dans la vie de tous les jours.

 

Dans notre pays, en France, cela me paraît intolérable.

Les femmes ont lutté, pendant des siècles, pour leur liberté et leur émancipation : on ne peut admettre de tels reculs et de telles régressions.

Notre société ne peut pas vivre dans un refus et un déni de cette réalité : certaines musulmanes vivent sous une contrainte religieuse et sociale inadmissible.

Je me dis, aussi, que la religion, la vraie n'a pas besoin de ces signes vestimentaires particulièrement visibles et ostentatoires : la religion se vit comme une conviction intime et personnelle.

La religion doit apporter un bonheur, un épanouissement, elle ne peut être un emprisonnement perpétuel.

Transpirer sous un voile, en plein été, ce doit être un calvaire : impossible d'éprouver le simple plaisir de marcher sous ces vêtements couvrants...

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Balade en short...
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 15:38
Burkini : pour un débat utile...

 

 

 

 

Il est manifestement impossible d'interdire le burkini : il faudrait, dans ce cas, interdire, aussi, le voile, ce signe religieux dont se couvrent certaines musulmanes.

 

Mais, à travers tous les débats qu'ont soulevés ces tenues vestimentaires, on voit bien que le burkini et le voile sont, pour nous, des symboles d'asservissement de la femme et ces symboles ne correspondent pas du tout aux principes d'égalité qui régissent les rapports hommes, femmes, dans nos sociétés.

 

S'il n'est pas possible d'interdire le voile et le burkini, il est certain que ces signes vestimentaires très voyants heurtent notre sensibilité.

 

Ils ne sont pas conformes à nos idéaux, à l'évolution de notre société.

 

Or, au lieu de diminuer en nombre, les voiles se multiplient dans notre espace public...

Pourquoi, si ce n'est pour manifester une forme de communautarisme ?

Un communautarisme inquiétant, car il divise et fracture notre pays.

 

D'un côté, le bikini, de l'autre, le burkini : des tenues si différentes, qu'elles révèlent des statuts de la femme totalement opposés.

C'est aux musulmans eux-mêmes de donner l'impulsion, c'est aux musulmans de lutter contre tous ces signes d'une religion radicale et intégriste. 

Vivre en France, c'est vivre selon des principes d'égalité, c'est refuser le poids d'une religion contraignante.

Chacun est libre de croire selon son gré, mais pourquoi afficher dans l'espace public sa religion ?

Pourquoi vouloir imposer aux autres une vision rigoriste et terrifiante de la religion ?

La religion devrait ête conçue pour apaiser, apporter un réconfort.

A chacun de vivre sa foi, dans des rites, dans sa conscience intérieure.

De nombreuses musulmanes vivent leur religion, sans porter le voile...

La foi, la vraie n'a pas besoin de tout ce fatras de vêtements, de symboles d'un autre temps.

En tant que femme, je dois avouer que le burkini et le voile me mettent mal à l'aise : je pense à ces millions de femmes musulmanes qui, dans de nombreux pays, sont contraintes de revêtir des signes religieux.

Je songe à leur combat perdu d'avance, car on ne leur donne aucun moyen de s'émanciper... Vivant sous le joug des hommes, elles n'ont même pas la possibilité de s'exprimer.

Au nom de ces femmes opprimées, qui n'ont pas le droit à la parole, au nom de ces femmes meurtries qui vivent dans l'ombre des hommes, j'en appelle aux musulmans et aus musulmanes de France, pour que le burkini et le voile s'effacent de notre espace public...

En conscience, la foi n'est pas, ne peut pas être, ne doit pas être une affaire de signe vestimentaire : la foi est une conviction intime.

Et même la pudeur ne se mesure pas à l'aune du tissu que l'on porte sur soi...

La pudeur ne peut pas non plus être réservée exclusivement aux femmes, et c'est encore, là, un signe discriminant qui ne correspond pas à nos valeurs.

 

 

 

 

 

Burkini : pour un débat utile...
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 08:09
Mais jusqu'où ira la pudeur ?

 

 



De plus en plus, on voit, en France, des femmes vêtues de pied en cap, encapuchonnées d'un voile noir à l'allure inquiétante : des images que l'on ne croisait pas, autrefois et qui suscitent bien des questions...

Le burkini, réservé aux bains, quant à lui, couvre aussi l'ensemble du corps de la femme, à l'exception du visage...

Mais jusqu'où ira la pudeur ?

On apprend, ces jours-ci, qu'une auto-école de Villefranche-sur-Saône se propose d'ouvrir une salle de code réservée aux femmes... La gérante Sarah Bakar déclare même : « Les leçons de conduite seront effectuées par moi pour les femmes, et par un homme pour des hommes. »

Ainsi, semble s'organiser, dans notre pays, une sorte d'apartheid visant à séparer les hommes et les femmes...

On sait, aussi, que certaines femmes musulmanes refusent de se laisser examiner par des médecins hommes.

Tout cela va à l'encontre de nos principes fondamentaux d'égalité, on ne peut traiter la femme comme un être à part. Avec de tels principes, nous perdons nos valeurs essentielles. C'est, là, une régression inadmissible.

Quelle est cette fureur hystérique attachée au corps de la femme ? Pourquoi la pudeur serait-elle une spécificité féminine, pourquoi ne concernerait-elle pas les hommes ?

On le conçoit : il faut remettre de l'ordre dans tous ces manquements à la république et montrer la stupidité que représentent ces moeurs d'un autre temps.

Pourquoi la femme devrait-elle être soumise à des contraintes vestimentaires ?

Quelle image de la femme véhiculent ces coutumes ? La femme maudite, la séductrice, la pécheresse...

La femme maudite, impure, souillée : cette représentation date des premiers textes mythologiques et bibliques et il semble que certains ne puissent s'en détacher.

Aussitôt, ressurgissent des siècles de malédiction qui ont accompagné l'image dela femme : la femme séductrice, coupable de tous les péchés du monde, la femme maudite, à qui revient le triste rôle de répandre tous les malheurs sur le monde, avec le personnage de Pandore, dans la mythologie grecque...
 
La femme responsable tous les péchés du monde, couverte d'opprobres, la femme, cette pestiférée !

Ce sont là des images éculées, poussiéreuses, véhiculées par les religions...

Des images qui stigmatisent les femmes et les ravalent au rang de boucs émissaires chargés de culpabilité...
Mais jusqu'où ira, donc, la pudeur ? 


"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.", s'exclame Tartuffe, dans la célèbre pièce de Molière, révélant, ainsi, son hypocrisie religieuse... Ce faux dévot s'offusque ou plutôt feint de s'offusquer d'apercevoir la poitrine de la servante Dorine.


Eh oui, au 17 ème siècle, de nombreux textes religieux enjoignaient aux chrétiens de fuir la séduction de la beauté féminine.


Mais ce temps et ces idées sont révolus : les femmes ont le droit, comme les hommes, d'être visibles dans l'espace public, elles ont le droit de vivre sans ces contraintes vestimentaires, sans ce poids d'une culpabilité millénaire qui les accable...






    

 

Mais jusqu'où ira la pudeur ?
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 08:30
Le burkini est une régression...

 

 



Le burkini est, indubitablement, une régression : ce vêtement de bain qui entrave le corps de la femme, le recouvre du haut juqu'en bas, qui enjoint à la femme de se cacher, comme si elle était coupable de montrer sa chair, est un instrument d'asservissement.

Il a fallu des siècles pour que la femme se libère, dans nos sociétés : accès au travail, droit de vote, possibilité de s'abstraire de l'autorité d'un mari, liberté de se vêtir, comme elle le souhaite.

La femme ne peut être ainsi contrainte de porter une carapace pour aller se baigner, elle a le droit de s'épanouir et de profiter pleinement d'un bain de mer, dans une tenue non contraignante.

Le temps des harems est révolu ! 

La femme cachée, la femme soumise, obligée de se taire, de vivre dans l'ombre, ces images devraient appartenir au passé.

Au pays des droits de l'homme, au pays de Voltaire, de Montesquieu, nous ne pouvons pas admettre que la femme soit, ainsi, réduite à s'effacer, à se soumettre à des diktats religieux.

Alors qu'il reste encore bien des progrès à faire, en matière du droit des femmes, dans notre propre pays, il n'est pas possible de concevoir de telles régressions.

Quoi qu'on en dise, le burkini est bien un signe de soumission : il introduit une discrimination évidente, entre l'homme et la femme...

Il sépare, il distingue des communautés, il est particulièrement visible sur une plage, et il apparaît comme un signe religieux ostentatoire.

En ces temps où ressurgit la barbarie, où on tue un prêtre, au nom de la religion, ces signes ostentatoires ne sont pas les bienvenus.

De toutes façons, le burkini et le voile sont une atteinte à la liberté des femmes dans un pays où les femmes peuvent désormais se vêtir comme elles le souhaitent : elles ont le choix et la possibilité de varier les tenues.

Elles peuvent changer de tenues en fonction du temps, de l'humeur, des circonstances, et cette liberté est une victoire, un signe d'émancipation de la femme...

Il faut remettre la religion à sa place, dans la sphère privée.

Porter un burkini, ce n'est pas neutre, c'est manifester un goût pour un Islam radical, qui maintient la femme dans l'ombre, qui l'enferme dans un vêtement très contraignant...

Porter un burkini, c'est afficher un rigorisme, une forme d'extrémisme religieux que nous condamnons. Le burkini est bien une aliénation à laquelle est soumise la femme : le poids des traditions, le regard de l'autre lui imposent ce vêtement austère.

A l'heure où la terreur islamiste s'impose dans de nombreux pays, le burkini crée des séparations, divise les communautés, exacerbe les tensions...

Selon Edwy Plénel, le burkini serait "un vêtement comme un autre"... Vraiment ? 

C'est, pourtant, un vêtement qui est destinée à la femme et à la femme seule, un vêtement à la connotation religieuse marquée.

Non, ce n'est pas une tenue de bain, comme une autre : le burkini n'offre ni le confort, ni la liberté aux femmes.

On ne peut même pas le comparer à ces tenues de bain de la Belle époque, dans la mesure où les hommes portaient, eux aussi, en ce temps-là, des vêtements couvrants...

Le burkini signe une régression, et prétendre défendre les droits des femmes, en l'assimilant à "un vêtement comme les autres" est une aberration...





 

 

Le burkini est une régression...
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 08:43
Bikini et burkini...

 

 

Bikini, burkini... Voilà deux mots qui pourraient prêter à confusion, ce que l'on appelle, en terme savant, des paronymes ! Les deux mots se ressemblent, certes, mais est-il possible de les confondre ? Ils évoquent, en fait, des réalités bien différentes : on se souvient de la célèbre chanson de Dalida qui a connu un vif succès dans les années soixante, et, depuis cette époque, le bikini, ce maillot deux pièces pratique et confortable, est devenu une tenue habituelle sur nos plages.

 

Quant au burkini, il désigne, comme chacun sait, un maillot intégral qui recouvre le corps de la femme de confession musulmane, depuis la tête jusqu'aux chevilles.

N'est-ce pas, là, une tenue inhabituelle pour profiter d'un bain de mer ?  Voilà une tenue surprenante pour se baigner !

Une tenue bien encombrante, quand on veut être libre de ses mouvements, nager... un carcan qui emprisonne la femme et qui a pour but de la préserver du regard des hommes.

 

Le vêtement devient, alors, une sorte de bouclier qui permettrait à la femme d'inspirer le respect.

La mode islamique exige que l'on ne fasse pas étalage de son corps. 

Les hommes ne sont-ils pas des "prédateurs" ? Et la femme aurait, ainsi, le devoir de se protéger, et de faire preuve de pudeur.

 

On voit bien toutes les conséquences de ces règles vestimentaires : une femme vêtue d'un bikini ou d'une jupe courte, est forcément considérée comme impudique par un musulman...

Autrement dit, une femme vêtue, selon la mode occidentale, ne peut que susciter la convoitise et le manque de respect.

 

Comment concilier ces deux façons de se vêtir ? Est-ce même conciliable ?

On voit bien toute la distance qui sépare une femme occidentale et une musulmane qui se plie à ces lois religieuses, un fossé qui semble infranchissable.

 

La femme vêtue d'un burkini est-elle, d'ailleurs, vraiment décente, étant donné que ce vêtement moule le corps, notamment au sortir du bain ? Certains musulmans condamnent, aussi, cette tenue.

La femme devrait donc se baigner avec une armure, pour satisfaire aux diktats de la religion ?

 

L'homme, lui, est-il obligé de porter un burkini ? 

On le voit : ces codes vestimentaires appartiennent à un autre temps, un temps où la femme était asservie et soumise aux hommes.

 

L'homme musulman n'est-il pas capable de réfréner ses désirs et ses ardeurs ?

 

Comment faire cohabiter, sur une même plage, bikini et burkini ?

Comment un musulman peut-il considérer une femme en bikini ?

Qu'est-elle, pour lui, si ce n'est un être impudique, une dévergondée ? Comme si le vêtement permettait de classer, ainsi, les personnes...

 

Avec cet exemple, on prend conscience que le monde musulman doit évoluer, pour une meilleure intégration dans nos sociétés.

Certains diktats religieux sont périmés, appartiennent à un autre temps.

Les femmes ne peuvent être, ainsi, contraintes dans des carcans vestimentaires qui les empêchent de profiter librement d'un simple bain de mer.

Le burkini est indubitablement une entrave à la liberté des femmes.

D'ailleurs, certaines femmes, faisant preuve d'émancipation, se sont libérées de ces contraintes vestimentaires, une façon de ne plus se soumettre à des injonctions religieuses d'un autre temps.

 

 

La chanson de Dalida :

 

https://youtu.be/hVUwra22e-Q

 

 

 

Bikini et burkini...
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 14:11
Renversement des valeurs : une loi de droite pour un gouvernement de "gauche"...

 

 

 

Notre monde semble fonctionner à l'envers : avons-nous, donc, élu un président de "gauche", avons-nous voté pour un président "socialiste"? Désormais, on peut en douter, avec ce projet de loi qui vise à réformer le code du travail.

 

La droite, le Medef approuvent et soutiennent la nouvelle loi El Khomri, une loi qui amoindrit les droits des salariés et réconforte les chefs d'entreprise.

 

 François Fillon a jugé "nécessaire" cette réforme.... "Je la voterai parce qu'il y a des mesures qui vont dans le bon sens, même si je trouve qu’elle ne va pas assez loin", a-t-il affirmé.
 

"En l'état, je voterai la réforme du code du travail", a précisé, aussi, Bruno Le Maire...

 

L'ex-président de l’UMP Jean-François Copé a, également, déclaré que ce projet de réforme "allait dans le bon sens".

A l'unanimité, les représentants du parti Les Républicains font l'éloge de cette nouvelle loi.
 

Avons-nous, donc, élu un président de "gauche", avons-nous voté pour un président "socialiste"?

 

Dans un autre domaine, alors que le monde de l'éducation connaît des difficultés, le gouvernement en place a, aussi, engagé une réforme des collèges qui vise à anéantir des enseignements d'excellence comme le latin et le grec...

Ces disciplines qui sont sources de culture, de rigueur et de savoirs ont été sacrifiés, en un temps où de nombreux élèves connaissent de graves carences en grammaire, en orthographe : au lieu de renforcer ces enseignements, on a voulu les affaiblir...

 

Par ailleurs, les robots, l'informatique prennent de plus en plus de place dans le monde du travail et loin de libérer les hommes, ils aggravent le chômage : certains salariés travaillent de plus en plus et d'autres se retrouvent sans activité.

L'âge de la retraite est, pourtant, sans cesse reculé, alors que le chômage s'accroît...

Avec la réforme du code du travail, on va pouvoir demander à un salarié de travailler un plus grand nombre d'heures : comment, dans ce cas-là, ne pas aggraver encore le problème du chômage ?

Dans un monde où le travail se raréfie, il faut sûrement envisager un partage plus équitable des tâches.

 

Les gouvernements eux-mêmes ne gouvernent plus vraiment et se soumettent aux lois du marché : la compétitivité des entreprises est le mètre étalon qui régit nos sociétés...

Dans un monde fracturé à l'extrême, il faut se plier aux lois de la concurrence, mission qui semble totalement impossible, à moins d'accepter toutes sortes de régressions.

 

Dans le domaine de la santé, où l'on devrait privilégier la sécurité des malades, des laboratoires lancent, parfois, sur le marché des produits pharmaceutiques dangereux : au lieu de soigner les patients, ils génèrent de graves problèmes de santé...

L'argent devient, ainsi, le moteur essentiel de nos sociétés et bien loin de rétablir des équilibres, les plus riches prospèrent et s'enrichissent, de manière démesurée, et les plus pauvres en sont réduits à ramasser quelques miettes.

 

Ainsi, notre monde ne cesse d'aggraver les fractures et les divisions de la société.

Notre monde devient, aussi, celui de l'inversion des valeurs.

Avec le projet de loi El Khomri, un gouvernement "socialiste" renonce purement et simplement à protéger les salariés : c'est une politique de droite qui est menée... d'ailleurs, la plupart des ténors du parti Les Républicains applaudissent et saluent ce projet.

Un gouvernement "socialiste" qui reçoit la bénédiction de ses adversaires de droite : on aura tout vu ! Oui, on se croirait dans un monde insensé où l'inversion, le renversement des valeurs s'imposent, dans de nombreux domaines.

 

 

 

 

 

 

Renversement des valeurs : une loi de droite pour un gouvernement de "gauche"...
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 13:43
Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre...

 

 

 

 

La femme soumise à toutes sortes de malédictions, la femme encore et toujours asservie, ravalée au rang d'objet : hélas, la femme connaît, de nos jours, dans nombre de pays, toutes ces tristes réalités.

 

Et l'on a, encore, besoin de chanter, comme le faisait Jean Ferrat, en reprenant un texte d'Aragon : "La femme est l'avenir de l'homme..."

Dans un monde fracturé et divisé à l'extrême, la cause de la femme doit être défendue, en maintes occasions.

 

La femme considérée comme une mineure, dénuée de droits, esclave de l'homme, la femme insultée, battue, avilie, violée, lapidée, mariée de force, meurtrie... le monde est, encore, parcouru de toutes ces détresses.

 

Le poète visionnaire qu'était Aragon percevait le rôle essentiel que peut jouer la femme, et Jean Ferrat écrit, avec cette chanson, un plaidoyer plein de force pour l'égalité des sexes.

 

Jean Ferrat y dénonce le poids des croyances anciennes, celle de la bible, de l'ancien et du nouveau testament, où la femme, depuis la nuit des temps est "maudite".

 

Le vocabulaire religieux apparaît : " l'ancien et le nouveau, la bible, l'ancienne oraison, l'image d'Eve et de la pomme, vieilles malédictions..."

Et certains "décrètent encore par la bible", comme si c'était une référence intangible.

Le poète perçoit bien ce lourd héritage qui pèse encore sur la femme...

 

Et même si, dans nos sociétés, des progrès ont été accomplis, le fait de pouvoir "accoucher sans la souffrance, le contrôle des naissances", il reste encore tant à faire pour combler des "millénaires et des siècles d'infini servage".

Le vocabulaire est dénonciateur et virulent : on peut bien parler de "servage", d'un véritable esclavage qui anéantit, encore, les femmes, dans nombre de pays.

 

Le poète, lui, voudrait annoncer un renouveau, à travers cette belle image de "la floraison d'autres amours".

 

Un autre avenir est possible, sans doute, à condition de "remettre à l'endroit la chanson" et de redonner à la femme toute la place qu'elle mérite, elle qui "est l'avenir de l'homme."

 

Le poète conçoit, aussi, toute la difficulté de l'entreprise : "Il faudra réapprendre à vivre", affirme-t-il.

Il faudra réécrire "un nouveau livre", afin de balayer toutes les croyances millénaires qui accablent la femme.

 

Pour ce faire, "le partage" est essentiel, un partage qui doit être équitable, alors que, le plus souvent, il ne l'est pas encore, ne serait-ce que pour la répartition des tâches dans le couple.

 

Il faut, dès lors, envisager une reconstruction du monde, comme le suggère le préfixe "re" qui marque un renouveau dans les verbes "remettre, réapprendre, redécouvrir".

Et, de fait, il reste, encore, beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à rétablir des équilibres perdus, depuis des siècles.

"Le poète a toujours raison" , affirme Jean Ferrat, car la poésie se veut dénonciatrice et pleine de force, de résonances.

Le poète a raison, car il perçoit tant d'injustices et il les condamne, avec virulence.

La mélodie alterne une grande douceur dans le refrain, avec la vision du poète, et une certaine âpreté, dans l'évocation des douleurs, des luttes accomplies par les femmes...

Ce bel hymne à la femme, écrit et composé par Jean Ferrat en 1975, reste, encore, plus que jamais, d'actualité.

 

 

 

 

 

 

Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre...
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