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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 12:22
Ces inconscients qui minimisent les horreurs de la guerre...

 

Certains commentateurs et commentatrices minimisent manifestement l'impact de la guerre menée par les Russes en Ukraine... Ainsi, j'ai pu lire ce commentaire sidérant et révoltant sur Agoravox :

"moi non plus je ne vois ni guerre ni invasion, au sens habituel. Il s’agit « d’une mise » à niveau !! on détruit tous les nids de frelons, la hauts lieu de la chimie, on zigouille au passage quelques nazis...
Disons que le but de cette attaque n’est pas l’habituel but de guerre !"

 

Une façon scandaleuse de conforter ce qu'affirment les médias Russes : ils refusent pudiquement d'employer le mot "guerre"... L'armée russe a pourtant commencé à envahir l'Ukraine sur plusieurs fronts.

C'est ignoble et honteux !

 

Les Ukrainiens qui vivent sous les bombardements russes connaissent la peur, l'angoisse, le désarroi. Ils se réfugient dans des abris de fortune à la moindre alerte.

La population fuit en masse le théâtre de la guerre et les réfugiés affluent à la frontière polonaise : on assiste à un exode massif de la population ukrainienne.

Comment peut-on oser dire que les Russes ne sont pas en guerre contre l'Ukraine ?

 

Quel est ce déni de réalité ? Quel est ce refus de la compassion pour ceux qui vivent toutes les horreurs de la guerre ?

On voit bien que ces commentateurs n'ont pas à affronter eux-mêmes les affres de la guerre.

Des hommes, des femmes, des enfants, des familles fuient le territoire ukrainien.

Pendant ce temps, les troupes russes envahissent peu à peu l'Ukraine, bombardent des villes importantes, et se préparent à un assaut sur Kiev. La colonne militaire qui se dirige vers Kiev est impressionnante.

D'abord au sud, puis un peu plus au nord, les chars russes remontent l'Ukraine et sèment le chaos sur leur passage. Un nouveau front s'est ouvert à la frontière avec la Biélorussie, et les forces biélorusses pourraient finalement venir aider les Russes.

D’un bout à l’autre de l’Ukraine, les bombardements s’intensifient. À la hâte, les habitants fuient, une valise à la main.  Une à une, les villes du sud se retrouvent encerclées, dans le prolongement de la Crimée, déjà sous contrôle russe. 

 

Hier, la ville de Kharkiv était sous les bombes : un bâtiment officiel a été frappé en plein jour... des blessés, des morts, des civils... une scène de cauchemar.

 

En Russie, des manifestants ont tout de même bravé les autorités pour exprimer leur refus de la guerre. Mais ces manifestations sont vite réprimées et interdites.

 

Comment ne pas haïr la guerre ? Comment peut-on nier les impacts de la guerre dans un pays attaqué par des myriades de forces militaires ?

Comment ne pas voir aussi les conséquences pour l'économie mondiale ?

 

Quelle folie ! Quelle ignominie ! Quelle bêtise et quelle inconscience !

 

 

 

 

Ces inconscients qui minimisent les horreurs de la guerre...
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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 09:48
"Cette publicité qui rend désirable tout ce qui détruit la planète..."

 

"La force, le pouvoir, les puissances de l'argent viennent inonder de publicités diverses et variées tous nos imaginaires. Cet argent vient faire de la publicité et rendre désirable tout ce qui détruit la planète.", déclare l'écologiste Marie Toussaint.

"On ne lutte pas à armes égales et tant qu'on n'aura pas fait tomber ce pouvoir, alors, on continuera à nous vendre ce qui constitue des forces de mort."

 

Et que nous vendent les publicités ?

Des grosses voitures, des SUV, des bolides... au lieu de fabriquer des petites voitures économes en énergie, les constructeurs automobile s'acharnent à sortir des modèles puissants, coûteux, énergivores.

 

Que dire des écrans de télévision ? Toujours plus grands, toujours plus impressionnants, à tel point qu'ils atteignent des dimensions gigantesques.

 Des écrans "led", ultra-plats, certes, mais aux dimensions écrasantes.


Qui peut avoir envie d'acquérir des appareils si envahissants ?

Pour ma part, je me refuse à une telle mégalomanie, à cette gabegie technologique, qui n'a aucune utilité.

En passant dans le rayons des téléviseurs d'un grand magasin, on se sent comme écrasé par cette débauche d'écrans surdimensionnés. C'est un monde effrayant où les écrans dévorent l'espace, où les objets s'emparent de l'environnement, où l'on se sent minuscule...
Des téléviseurs de plus d'un mètre, parfois un mètre cinquante, qui sont si encombrants qu'on en est, à la fois, étonné et inquiet.

 

Les smartphones eux, s'ils  sont d'une taille raisonnable, deviennent de plus en plus sophistiqués : on nous incite à acheter le dernier modèle présenté comme toujours plus performant.

Michel Houellebecq se moque ainsi de cette fuite en avant au début de son roman Anéantir : "Bastien Doutremont prenait souvent des photos avec son iPhone désuet- on devait en être à la génération 23, il s'était arrêté à la 11."

 

Dans les publicités, c'est le luxe qui s'affiche le plus souvent : un luxe éhonté, d'autant que certains n'ont pas les moyens d'y accéder.

Des sacs, des parfums, des montres, des voitures de luxe...

C'est ainsi que l'on crée des besoins nouveaux et totalement superflus.

L'industrie du vêtement fonctionne de la même manière : on nous incite à acheter une mode qui se renouvelle sans cesse... nouvelles formes, nouvelles couleurs, nouveaux tissus...

Aucune limite et nous nous laissons emporter par ce système productif.

Comment y résister ?

Les hommes politiques eux-mêmes se soumettent au pouvoir de l'économie et de l'argent.

 

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

"Cette publicité qui rend désirable tout ce qui détruit la planète..."
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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 12:34
Précaires, vous avez dit précaires ?

 

Invité sur le plateau de France 2 pour expliquer aux Français la teneur de son programme politique, Eric Zemmour a fait preuve d'une grande assurance face à ses interlocuteurs.

 

Pour autant, dans le domaine économique, Eric Zemmour semble pour le moins déconnecté de la réalité que vivent certains Français et notamment les jeunes...

Devant les caméras de France 2, le candidat d’extrême droite à la présidentielle a été interrogé sur ses mesures pour lutter contre la précarité des jeunes.

 

“De nombreux jeunes ont du mal à finir les fins de mois, de nombreux jeunes ont du mal à se loger, de nombreux jeunes finissent à l’aide alimentaire. Si vous êtes élu président, que comptez-vous faire concrètement pour aider les jeunes les plus précaires ?” lui a précisément demandé Andy, âgé de 20 ans.

"Précaires ? Vous avez dit précaires ?" 

Manifestement, Eric Zemmour semble ne pas connaître le sens de ce mot !

 

La solution, pour Éric Zemmour ? Exonérer les primo-accédants d’un bien immobilier allant jusqu’à 250.000 euros des frais de notaire. Apporter donc une aide aux personnes déjà en capacité, ou presque, de devenir propriétaires.

On tombe des nues, quand on entend une telle proposition faite à des jeunes en difficulté !

 

Eric Zemmour ne fait pas partie du sérail politique... pour autant, il apparaît complètement déconnecté de la réalité.

Etre précaire ? C'est quoi, Monsieur Zemmour ?

"La précarité est l'absence d'une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d'assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L'insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. Elle conduit le plus souvent à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l'existence qu'elle tend à se prolonger dans le temps et devient persistante, qu'elle compromet gravement les chances de reconquérir ses droits et de ré-assumer ses responsabilités par soi-même dans un avenir prévisible"

 

En fait, les plus touchés par la crise, ce sont précisément les jeunes.

"Les jeunes ont été les plus concernés par les pertes d’emploi liées à la situation sanitaire, notamment les petits boulots dans la restauration, ainsi que les emplois non déclarés, de type garde d’enfants, qui n’ont pas été indemnisés avec le chômage partiel. Les jeunes en emploi ne représentent que 33 % des moins de 25 ans, selon les chiffres 2019 de la Dares avec un revenu moyen très faible de 625 euros net par mois. Les étudiants représentent 51 % des moins de 25 ans, et les jeunes sans emploi ni formation 16 %."

 

Ainsi, la réponse faite par Eric Zemmour aux jeunes précaires semble relever soit d'une méconnaissance de la réalité, soit d'un mépris total de cette réalité...

 

Source :

 

https://www.lagazettedescommunes.com/747022/precarite-des-jeunes-les-plus-touches-par-la-crise-sont-les-moins-aides/

 

 

 

Précaires, vous avez dit précaires ?
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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 10:26
La Chine vouée au charbon...

 

 

"En Chine, dans la province du Shanxi, sous un épais nuage de poussières, des camions s'activent comme jamais...

Au début du mois, les producteurs de charbon ont été sommés, par le gouvernement, d'augmenter leur production de charbon, quitte à rouvrir certaines mines fermées du pays, comme dans la province du Shanxi, au nord de la Chine, le cœur du bassin minier chinois.

 

Tous les jours, il y a une longue file d'attente devant les centrales, les ouvriers doivent travailler tard parfois jusqu'à minuit, faire des heures supplémentaires et l'hiver arrive : il faut répondre aux besoins de tous, et il va falloir se chauffer.

 

La Chine roule toujours majoritairement au charbon. 

"Tous les jours, 6 à 7 cents camions arrivent : on ne peut même pas répondre à la demande", commente le directeur de l'énergie.

Une demande exponentielle pour le chauffage, l'électricité des foyers, mais surtout pour toutes les industries du pays.

 

L'usine du monde n'a jamais autant produit depuis la pandémie et donc consommé de l'électricité.

Pékin veut avant tout éviter des coupures électriques liées à la pénurie de ces dernières semaines, une pénurie qui fait s'envoler les prix.

 

La tonne de charbon est passée de 102 euros en janvier à 266 euros aujourd'hui.

A Linfen, ville où le charbon est roi, les entreprises de commerce de l'énergie fossile et leurs patrons gardent le sourire : le charbon n'est pas encore mort.

Un vendeur de charbon déclare : "Dans notre province, il n' y a que ça, il n'y a pas d'autres industries, on n'a que le charbon. Et rien pour le remplacer."

 

La Chine reste le premier consommateur de charbon au monde et peine encore à trouver un équilibre entre la vitalité de son économie et les objectifs climatiques qui semblent pour l'heure inatteignables.

La baisse de consommation du charbon semble pour l'instant utopique, un charbon qui produit 70 % de l'électricité en Chine, en ce début d'automne."

 

Aux États-Unis, si Joe Biden s’attaque aux énergies fossiles, ce pays reste largement dépendant de ces énergies : pétrole, gaz de schiste, charbon...

De plus, la puissance industrielle pétrolière s'oppose à la politique de Joe Biden avec un argument économique : l'économie américaine va reprendre, on va consommer davantage d'énergie et si les Etats-Unis ne produisent plus autant d'énergie, l'énergie va coûter plus cher, on va importer cette énergie, on va être dépendant de l'extérieur.

 

Dès lors, quand les deux pays les plus puissants au monde continuent à utiliser des énergies fossiles, comment peut-on espérer lutter contre le dérèglement climatique ?

N'est-ce pas utopique ?

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/chine-la-production-de-charbon-tourne-a-plein-regime_4821471.html

 

 

 

 

La Chine vouée au charbon...
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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 12:03
Bientôt des pénuries ?

 

Augmentation des prix du gaz et de l'électricité, coupures de courant qui paralysent l'économie en Chine, usines à l'arrêt... va-t-on connaître des pénuries ?

" Coupures inopinées, usines fermées, villes dans le noir : la Chine réduit drastiquement sa consommation électrique.

Les coupures d'électricité ! c'est le sujet du moment en Chine, avec à la télévision chinoise l'histoire de cette famille coincée dans un ascenseur 45 minutes, avec deux enfants de un et quatre ans.

 

Sans oublier ces villes plongées dans le noir, le chaos sur les routes, et aux carrefours des feux de signalisation qui ne fonctionnent plus.  À Shenyang, au nord-est du pays, l'électricité a encore été coupée toute la journée, mercredi 29 septembre. 

Sans groupe électrogène, point de salut pour les commerçants et les restaurateurs.

Des coupures d'électricité d'une ampleur inédite, voulues par les autorités dans 20 provinces chinoises sur 32 ! C'est énorme !

 

Comment en est-on arrivé là ? D'abord parce que l'atelier du monde tourne à plein régime et consomme beaucoup trop d'énergie. Et, en Chine, l'énergie principale provient du charbon.

 Or, aujourd'hui, il y a une pénurie et les prix s'envolent. Depuis le début de l'année, 71% de l'électricité est produite par des centrales à charbon, très polluantes. Le président chinois veut réduire ce taux à 56% pour 2021. Pour y parvenir, certaines provinces prennent des mesures radicales pour faire baisser la consommation. 

 

Les usines sont mises à l'arrêt et pour combien de temps ?

La Chine subit l'une des pires pénuries d'électricité de son histoire et la situation risque de ne pas s'améliorer pour les industriels et pour les habitants de certaines villes, où l'hiver s'annonce froid."

 

Inéluctablement, comme la Chine est devenue l'usine du monde, nous risquons de connaître des pénuries de produits et de marchandises venus d'Asie.

Certains imaginent déjà des pénuries de jouets pour  Noël.

 

Mais ces pénuries existent déjà : les semi-conducteurs font défaut dans le domaine industriel. Et cette pénurie pourrait durer jusqu'en 2023.

Cette question  angoisse les industries de l'automobile et de l'électronique grand public. Quand la pénurie de semi-conducteurs qui frappe l'économie mondiale et qui provoque des tensions sur la chaîne d'approvisionnement s'achèvera-t-elle ?

 

 Ces composants électroniques sont nécessaires à de nombreuses industries comme l'automobile, l'informatique, les jeux vidéo.  

 

Des usines entières tournent au ralenti à travers le monde, et des ouvriers se retrouvent au chômage technique. Les coupables, ce sont les semi-conducteurs présents partout dans des milliards d'appareils électroniques, les tableaux de bord de nos voitures, nos smartphones et nos consoles de jeux. Ces composants sont en rupture. En cause, une forte demande mondiale après des mois de pandémie...

Partout, les prix de l'énergie  flambent : pétrole, gaz, électricité... dès lors, l'inflation risque aussi de s'installer durablement.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/chine-des-coupures-de-courant-paralysent-plusieurs-provinces_4789043.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-jeudi-30-septembre-2021

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/industrie-comment-expliquer-la-penurie-des-semi-conducteurs_4761097.html

Bientôt des pénuries ?
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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 08:49
Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...

 

Vite, encore plus vite, toujours plus vite ! Notre monde est voué à la vitesse, à une frénésie d'activités sans fin...

La télévision, internet nous emportent dans un flot d'images rapides : a-t-on le temps de les analyser ?

Les images nous dictent leur rythme, nous sommes happés par toutes sortes d'informations qui nous submergent...

 

Le télétravail lui aussi ne nous laisse guère le temps de nous déconnecter...

 

A l'inverse, ouvrir un livre, c'est comme "lancer un défi au culte de la vitesse".

On se cale dans un fauteuil et on oublie tout le reste : on se livre entièrement à la lecture, avec délice et selon le rythme qui nous convient.

 

On a même le loisir de feuilleter les pages, de revenir en arrière, de relire pour mieux savourer...

Quelle détente ! Un pur bonheur !

La lecture permet un maximum de concentration et de réflexion...

Oui, vraiment, lire est un acte de résistance !

 

Dans notre monde hyperactif, la lecture permet un temps d'arrêt, un recul, une attention, une concentration qu'il nous faut retrouver.

Evidemment, dans un monde voué au marché, à l'économie, la culture littéraire semble obsolète, elle paraît n'avoir aucun intérêt...

 

Et pourtant, quel apport essentiel ! 

"Le lecteur de littérature apprend la langue de l'âme. Il apprend que d'autres peuvent ressentir les choses d'une manière différente de la sienne. Un autre amour, une autre haine. Il apprend de nouveaux mots et de nouvelles métaphores pour décrire les états d'âme. Grâce à l'enrichissement de son vocabulaire, de son répertoire de notions, il est en mesure de parler de son vécu d'une façon plus nuancée, ce qui lui permet de ressentir les choses avec plus de finesse.", écrit le philosophe berlinois Peter Bieri.

 

Dans un temps où prime l'économie, la lecture, la culture deviennent suspectes...

Il est temps de réagir contre ces tendances : le culte de la vitesse et de la performance, le mépris de la culture littéraire jugée inutile dans un monde de technicité grandissante...

Il est temps de réagir !

Lisons !

 

 

 

 

 

Dans un monde intoxiqué par la vitesse, la lecture est un acte de résistance...
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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 09:19
Le succès de la mode jetable...

La mode jetable, vous connaissez ? Une industrie particulièrement prospère ! J'avoue que je suis moi-même tentée par cette mode facilement accessible, peu chère, et plutôt jolie.

Notre planète est submergée par les vêtements : 56 millions de tonnes sont vendues chaque année ! Une industrie qui a quintuplé en quelques années.

Pourquoi cette progression exponentielle ? Les coûts de production ont chuté et, grâce à la mode jetable, on peut renouveler sans arrêt sa garde-robe.

Il n'est pas rare qu'un consommateur ne porte jamais ou ne porte que très peu un vêtement acheté.

De plus, cette surproduction est toxique pour l'environnement.

 

A l'origine de cette mode jetable, une entreprise : Zara qui appartient au groupe espagnol, Inditex, leader mondial de cette industrie du vêtement.

Inditex possède plusieurs marques : Zara et Zara Home, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Uterqüe.

Le patron de l'entreprise Amancio Ortega est la 6ème fortune mondiale.

 

Le secret de son succès : Ortega s'inspire des modèles haut de gamme, mais il vend ses vêtements à bas prix. Ainsi une mode élitiste devient accessible à tous.

La marque possède toute la chaîne de production, depuis les usines jusqu'aux boutiques... Ainsi, pas de perte de temps pour produire et vendre...

Une idée marketing de génie ! Les magasins vendent sans cesse des nouveautés, ce qui incite les consommateurs à revenir, une façon d'attirer la clientèle avec des prix peu élevés, afin d'éviter ce que l'on appelle "le remords du consommateur."

Autre idée de génie : Zara ne fait pratiquement pas de publicité, ce qui génère des économies.

 

Dans le passé, la mode obéissait à des critères stricts, elle ne concernait que les élites, désormais, la mode touche tout le monde.

On s'habille en fonction de ce qui nous va et nous plaît. Et grâce à des petits prix, la mode permet d'améliorer l'image de soi.

La mode jetable est, en fait, une copie du luxe à bas prix, avec juste quelques différences, pour que les marques ne soient pas traînées devant les tribunaux.

 

Depuis des décennies, on nous a inoculé le virus de la nouveauté. Pendant des millénaires, les gens vivaient dans la répétition. Désormais, nous sommes des drogués de la nouveauté : la tradition n'est plus légitime.

Pourquoi ? Sans doute, parce que les gens sont tout le temps exposés sur les réseaux sociaux : être bien habillé, c'est être bien accepté.

De plus, les gens ont l'impression de faire des économies en achetant ces produits à bas prix.

 

Les marques font aussi appel à des "influenceuses" avec des applications de shopping qui créent un effet de drogue. Internet devient un grand centre commercial.

Et cette frénésie d'achats touche aussi les hommes, notamment les plus jeunes.

 

La demande explose : les livraisons de ces vêtements représentent 10 % des gaz à effet de serre des transports. L'impact écologique est donc important.

 

De plus, à vêtement jetable, travail jetable : ce business génère légion de travailleur précaires, les livreurs.

Il existe aussi ce que l'on appelle "l'ultra fast fashion" : une industrie qui vend des vêtements encore moins cher et qui s'adresse aux jeunes. Certains vêtements sont vendus à 5 euros, des vêtements tape à l'oeil, vite jetés.

 

Certains de ces vêtements sont fabriqués au Royaume Uni, à Leicester qui est un centre de production de fast fashion : les conditions de travail y sont dignes du tiers monde.

Dans les ateliers de confection, les fenêtres sont obstruées, les locaux ne sont pas chauffés en plein hiver, le travail est très mal rémunéré.

A Leicester, la moitié de la population est d'origine étrangère : c'est une main d'oeuvre fragile, peu éduquée, facilement exploitable. Les journées de travail sont harassantes, interminables, les ouvriers n'ont pas de contrat de travail.

On peut parler d'un véritable esclavage moderne. Les conditions de travail ont favorisé la propagation de l'épidémie de Covid.

 

Il faut savoir aussi que l'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole.

On présente souvent la viscose, cette soie artificielle, comme un produit écologique issu de la fibre de bois.

Mais c'est une illusion : il faut de nombreux produits chimiques pour transformer le bois en tissu, des produits toxiques, très dangereux , acide sulfurique et CS2.

En Inde, dans la région où sont fabriquées ces fibres synthétiques, les gens sont atteints de symptômes neurologiques graves, cécité, atteintes vasculaires, handicaps, des problèmes de santé liés à la pollution de l'eau.

L'entreprise Birla fournit finalement de l'eau potable aux habitants, car les dirigeants savent qu'ils sont responsables de a pollution.

Mais, pour cultiver, les paysans utilisent encore l'eau polluée des puits. Et comme l'usine donne du travail aux gens, les habitants de la région laissent faire... 

 

Avec la mode jetable,  la demande mondiale de viscose explose.

De plus, la durée de ces vêtements est souvent limitée : les fibres s'abîment vite. Seulement 10 % peuvent être revalorisés.

Est-il possible de freiner la "fast fashion" ? En fait, si l'on arrête d'acheter ce type de vêtements, ce n'est pas une bonne solution pour l'économie.

On ne verra donc pas la fin de la mode jetable !

Encore un problème pour lequel nous n'avons pas de solutions...

 

 

Source :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/089135-000-A/fast-fashion-les-dessous-de-la-mode-a-bas-prix/

 

Le succès de la mode jetable...
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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 08:18
Une semaine décisive... une de plus !

 

Les semaines décisives se suivent et se ressemblent : on attend sans arrêt la nouvelle décision, celle qui devrait arrêter le virus, celle qui devrait enfin résoudre la situation inextricable dans laquelle nous sommes empêtrés depuis plus d'un an.

Que va décider le gouvernement ? Privilégier l'économie ou la santé ?

 

Face à l'encombrement des hôpitaux et des services de réanimation, la marge de manoeuvre est étroite et compliquée.

Les médecins tirent la sonnette d'alarme : ils vont devoir trier les patients, faire des choix difficiles.

 

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l'erreur du confinement : il fallait, disait-on, "laisser faire le virus" pour atteindre une forme d'immunité collective.

Il s'agissait de "liquider le virus en liquidant les inutiles et malheureux vieillards... une façon de fortifier l'espèce, en somme."

Un raisonnement pour le moins "moralement douteux."

D'autant que le Covid frappe dorénavant des personnes de plus en plus jeunes, avec le variant anglais qui prospère...

 

D'un autre côté, le secteur économique ne doit pas être négligé : il a pris une telle ampleur dans nos sociétés, qu'on ne peut le mettre de côté.

Là encore, des gens souffrent : les étudiants privés de cours, sans travail, ont parfois des difficultés à survivre, des salariés perdent leur boulot, se retrouvent au chômage, les familles sont à la peine...

 

Oui, décidément, les décisions sont difficiles à prendre : un dilemme difficile à trancher.

Des morts d'un côté, des victimes de la crise et du confinement, de l'autre.

Que faire ?

Il est probable qu'on s'achemine inéluctablement vers une nouvelle période de confinement plus strict.

Un nouveau tour de vis, donc !

Mais va-t-on pour autant résoudre la situation ?

Nouveau confinement, puis ralentissement de l'épidémie, puis relâchement, puis retour en force du virus...

On en est là : il va falloir vivre avec la bête à picots, le communovirus...

Et si la pandémie durait cinq ans, dix ans ou plus ? Le virus du VIH fêtera bientôt ses 40 ans sans jamais avoir quitté la scène, même brièvement.

Nous sommes encore dans une situation incertaine : qui peut prévoir ce qui va se passer ?

 

 

Sources :

 

Un livre de Jean-Luc Nancy : Un trop humain virus

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner

 

https://www.pentalog.fr/blog/pandemie-coronavirus-impact-economique

 

 

 

 

Une semaine décisive... une de plus !
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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 09:39
Et si nous avions enfin le droit de "buller" ?

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française : Dix mots qui ne manquent pas d'air !

Le verbe "buller"...

Et si, pour une fois, on "bullait" ? Si nous avions enfin le droit de paresser, de ne rien faire, de laisser libre cours à notre imagination, de rêver...

Le droit à la paresse... Existe-t-il dans nos sociétés vouées à la vitesse et à la performance ?

 

"La paresse est le seul péché capital que le capital ne peut accepter", écrit Christian Godin dans son ouvrage intitulé Ce que sont devenus les péchés capitaux.

Il précise : "Ce que la société ne supporte pas chez le paresseux, c'est qu'il n'accomplit pas sa fonction de travailleur et de consommateur rapide qui fait tourner efficacement la machine économique."

"Travailler, produire, consommer", tel est le credo de nos sociétés...

 

C'est Paul Lafargue qui nous rappelle aussi que "la finalité des progrès de la civilisation ne peut être autre chose que la réduction du temps de travail. Le travail effréné est le plus terrible fléau qui ait frappé l'humanité..."

Hélas ! La tendance actuelle nous invite, à l'inverse, à travailler toujours plus, toujours plus longtemps. Heures supplémentaires imposées, recul de l'âge de la retraite, productivité, recherche de la performance...

Nous n'avons plus le temps de "buller" ou si peu... nous n'avons plus de temps pour rêver, pour développer notre imagination.

Et pourtant, c'est là une dimension essentielle de notre humanité.

L'imagination est source de création, et d'innovations. Et cette créativité est elle-même source de bonheur, d'épanouissement et d'émerveillement...

 

Cernés par des écrans de toutes sortes, nous engloutissons des quantités d'images, nous sommes submergés par des flots de publicités...

On nous conditionne pour travailler le plus possible, avoir du rendement... puis consommer à outrance.

 

De plus, "à mesure que la machine se perfectionne et abat le travail de l'homme avec une rapidité et une précision sans cesse croissantes, écrit Lafargue, l'ouvrier, au lieu de prolonger son repos d'autant, redouble d'ardeur comme s'il voulait rivaliser avec la machine."

 

Et Christian Godin rajoute : "La révolution informatique, que d'aucuns appellent la troisième révolution industrielle , a confirmé amplement ce diagnostic : les machines qui devaient nous faire gagner du temps et nous mettre en repos, nous prennent en réalité de plus en plus de temps, et nous tiennent occupés de manière presque continue, chaque jour de l'année."

 

Dans ces conditions, "buller" devient quasiment impossible...  Ainsi se perd inexorablement le droit à la paresse !

 

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-dis-moi-dix-mots-qui-ne-manquent-pas-dair

 

 

Et si nous avions enfin le droit de "buller" ?
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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 09:34
Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...

 

On évoque souvent les conséquences économiques de la crise sanitaire du Coronavirus : de fait, elles risquent d'être dramatiques, explosion du chômage, de la pauvreté, des inégalités...

Mais on oublie souvent les dangers de l'hyperconnexion liés à la pandémie de Covid-19.

 

Les nouvelles technologies sont utiles, c'est certain, mais l'usage que nous en faisons est loin d'être sans risques.

"Les applications nous rendent dépendants, captent notre attention, et peuvent parfois nous enfermer dans un isolement intellectuel."

L'objectif des GAFAM est de monopoliser et retenir notre attention...

 

Et avec le confinement, le couvre-feu, les gens ont encore plus tendance à se réfugier derrière des écrans.

 

Qui est le grand gagnant de cette crise ? Incontestablement, c'est Amazon qui a fait des chiffres de ventes record.

Et qu' y a t-il derrière Amazon ? "toute une industrie d'employés précaires qui sont payés une misère pour que l'illusion du numérique fonctionne."

"Amazon crée des emplois mais en détruit aussi beaucoup."

Ainsi, les gens prennent l'habitude de ne plus se déplacer pour faire leurs achats : les centres villes sont désertés.

"Une façon de détruire le tissu social et les échanges humains."

 

Que dire du télétravail ? Là encore, on perd le contact avec autrui, l'éloignement bloque les relations humaines.

L'outil numérique a ses limites : les enseignants en ont fait l'amère expérience... certains élèves ont décroché, malgré les efforts déployés par les professeurs.

La distance empêche la communion, le partage.

 

Les lieux de culture étant fermés, les gens se réfugient encore plus derrière leurs écrans : au lieu d'aller au cinéma, au concert, les gens regardent des vidéos en streaming sur internet.

Ainsi, tout nous pousse à une forme de sédentarité : assis devant des écrans, nous en oublions la vraie vie, le contact avec le monde et les autres.

Nous sommes saturés d'images, de sons, car nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... cette abondance aboutit à une sorte d'abrutissement... nous finissons par ne plus regarder, ne plus entendre...

Face à ces écrans, nous perdons aussi le sens du contact charnel avec le monde.

 

Le danger, c'est le repli sur soi, une société encore plus égoïste et individualiste.

Ainsi se profile une société du sans contact.

 

Il faut veiller à ce que les pratiques actuelles du numérique ne se perpétuent pas : il ne faut surtout pas, par exemple, que l'enseignement à distance s'installe durablement.

 

 

 

 

Sources : un article paru dans L'humanité : Les méfaits d'une société sans contact... une interview de François Saltiel auteur d'un ouvrage intitulé : La société du sans contact.

 

https://editions.flammarion.com/la-societe-du-sans-contact/9782081515987

 

 

Un autre danger de la crise sanitaire : l'hyperconnexion...
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