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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 08:21
Et si on responsabilisait plutôt les riches ?

 

 

Devant les représentants des mutuelles, ce mercredi 13 juin, Emmanuel Macron a invité à transformer les dispositifs d’aides sociales en "responsabilisant les plus pauvres."

"Responsabiliser les pauvres !"

 

Et pourquoi ne pas responsabiliser plutôt les riches et les plus riches ? Pourquoi ne pas leur demander plus de solidarité envers les pauvres ? 

Pourquoi ne pas exiger d'eux de renoncer à des licenciements abusifs, pourquoi ne pas leur demander de lutter efficacement contre l'exil fiscal ?

Ces riches qui délocalisent, qui suppriment des emplois, eux qui refusent de créer du travail, eux qui dépensent sans compter pour des futilités...

 

Après avoir fait de nombreux cadeaux aux riches, voilà que le président semble vouloir culpabiliser les pauvres. C'est un comble !

Suspectés d’abuser de la solidarité nationale, les bénéficiaires de minima sociaux doivent, eux, être responsabilisés ?

 

Mais pas les riches ?

Il est vrai qu'il est plus facile de stigmatiser et de culpabiliser les plus fragiles et les plus faibles. C'est bien connu : "Haro sur le baudet !'"

On se souvient de la célèbre fable de La Fontaine, Les animaux malades de la peste...

C'est l'âne qui est finalement désigné comme le bouc émissaire idéal, c'est lui qui est sacrifié comme victime expiatoire.... Lui, le plus faible, le plus modeste devient le coupable idéal...

Et depuis toujours, c'est ainsi : les pauvres sont souvent méprisés, exploités, mais ils sont dans tous les cas coupables.

 

Le président des riches ne prête qu'aux riches et refuse de pratiquer une politique sociale pour préserver les plus démunis.

L'expression utilisée par Emmanuel Macron "responsabiliser les pauvres", alors même que les riches obtiennent de plus en plus de privilèges et de cadeaux, est particulièrement choquante.

On connaît aussi la morale de la fable :

"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

Le temps a passé, mais on constate que la conclusion de cette fable reste encore, hélas, d'actualité...

 

Les déclarations du président de la République ont fait réagir de nombreuses personnalités, notamment Jean- Luc Mélenchon à qui l'on doit cette cinglante réplique sur Twitter :“Monsieur Macron, ce qui coûte un “pognon de dingue”, c’est vous et vos cadeaux aux ultrariches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses. Vous faites exactement l’inverse”, a-t-il écrit.

 

 

 

 

 

 

 

Et si on responsabilisait plutôt les riches ?
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 10:28
Donald Trump, le sophiste...

 

 

Je conseille à tous la lecture du nouvel ouvrage de Roger-Pol Droit, intitulé Et si Platon revenait... une lecture savoureuse et pleine d'enseignements...

 

L'auteur imagine avec humour et acuité une confrontation entre Platon et notre monde, un vrai choc de civilisations : Platon découvre toutes sortes de réalités modernes, et notamment des personnalités politiques de notre époque...

 

A travers le regard de Platon, Roger-Pol Droit dresse le portrait de quelques hommes politiques de notre temps : Donald Trump, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon...

 

Sous son oeil aiguisé, Donald Trump devient ainsi Thrasymaque, le sophiste : personnage excessif, violent, imprévisible, Thrasymaque refuse les véritables discussions, il fuit les débats argumentés. Dans La République de Platon, il incarne la force brutale, ivre de puissance.

Il use de l'injure, accuse les autres de fourberies, de mensonges.

Pour lui, seule compte la domination du plus fort. Il ne se soucie pas de vérité, il arrange la réalité. Thrasymaque se laisse aussi dominer par la colère, "la suffisance irréfléchie, l'arrogance truqueuse."

 

Le portrait que dresse Roger Pol Droit de Thrasymaque, alias Donald Trump, est criant de vérité et particulièrement bien observé.

 

Ainsi, lors du dernier G7, Donald Trump a révélé une fois encore son caractère imprévisible, ses sautes d'humeur, ses emportements et ses revirements...

D'abord favorable à un accord avec ses partenaires, il a une fois de plus rompu le pacte qu'il venait d'approuver.

Dans un tweet, le président américain a qualifié Justin Trudeau de personne "malhonnête et faible", alors qu'il avait vanté, la veille, la qualité inédite de la relation bilatérale entre leurs deux pays ! Quel revirement !

 

Comment pourrait-on se fier à un tel personnage ?

Souvent dans l'outrance, il passe d'une attitude de conciliation à une colère irrépressible...

On a l'impression qu'il est sans cesse dans le jeu, le mépris des autres.

 

Donald Trump étonne, inquiète... ainsi, les mesures qu'il préconise pour stopper les violences dans les établissements scolaires sont insensées : comment peut-on envisager d'armer des enseignants ?

 

Donald Trump, élu à la tête de l'état le plus puissant du monde, suscite bien des angoisses et des interrogations : jusqu'où ira-t-il dans l'outrance et la démesure ?

Jusqu'où ira-t-il dans l'impulsivité et la duplicité ?

 

 

 

 

 

 

 

Donald Trump, le sophiste...
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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 12:30
Le seul progrès technique ne peut constituer un projet de société...

 

 

Nous vivons une course incessante à la technologie : les progrès techniques connaissent une accélération jamais égalée.

De plus en plus, les machines supplantent l'homme, le libérant de certaines contraintes mais lui enlevant aussi une part de sa liberté en raison de la surveillance permanente qu'implique internet.

 

Est-ce là un projet de société suffisant ?

 

"Il ne saurait tenir lieu de morale, ni de politique, ni de spiritualité, ni donc de civilisation...", comme l'écrit justement  André Comte-Sponville, dans son ouvrage intitulé L'inconsolable et autres impromptus.

 

Et, pourtant, nous fonçons tête baissée dans un univers où la technologie est triomphante, sans nous soucier vraiment de préserver notre environnement.

Et même les énergies "vertes" dont on nous vante les mérites sont sources de pollution puisqu'elles font appel à l'exploitation des terres rares dans des pays où on ne se soucie guère d'écologie.

 

Les hommes politiques tracent-ils des voies nouvelles, des perspectives différentes ? Aucun projet civilisationnel ne se dessine si ce n'est la foi dans le progrès.

Le progrès est utile, bien sûr, mais il ne peut constituer le seul objectif d'une société...

La politique elle-même devient une technique : elle n'a d'autre but que le fait de vouloir s'emparer du pouvoir...

 

Il nous faut, sans doute, définir un projet fondé sur le respect de la nature, soulignant ainsi l'importance de la pensée, de la réflexion et de la culture si souvent mise à mal dans le monde moderne.

La philosophie des lumières a bien souligné l'importance de cette libre pensée dégagée de la religion, elle a dénoncé de nombreux préjugés, elle a fustigé les nombreuses inégalités présentes dans la société.

 

C'est cet esprit qui doit nous guider : les progrès doivent s'accompagner d'une prise de conscience et la fuite en avant à laquelle on assiste ne peut être que néfaste.

Il convient, sans doute, de fixer des limites, poser des garde-fous.

Mais qui s'en soucie ?

Nous sommes, sans cesse, à la recherche de la croissance, l'objectif économique surpassant tous les autres.

Et nous oublions le sens de la mesure, nous nous laissons emporter par l'orgueil, l'hybris, négligeant la nature, détruisant son harmonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 08:25
Et Mélenchon soutient encore Maduro...

 

 

 

Le Venezuela connaît une situation économique catastrophique : la crise a entraîné une inflation telle que la population ne peut plus manger à sa faim.

Certains prix ont été multipliés par 1000 ! Une inflation globale hors de contrôle...

 

Dans ce pays, le salaire minimum est de 4 euros par mois et le kilo de riz coûte 2 euros : comment survivre dans de telles conditions ?

Les premières victimes de cette faillite économique sont les enfants atteints de malnutrition.

 

 Le problème de la faim a été, ainsi, l'une des questions centrales de la campagne présidentielle. Les distributions d'aides alimentaires aux plus défavorisés ont été, pour le gouvernement, un moyen habile de capter des voix. 

Nicolas Maduro, président sortant du Venezuela, a donc été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle, ce dimanche 20 mai. 

 

Jean-Luc Mélenchon, qui a toujours affiché son soutien au régime vénézuélien d'Hugo Chavez et de son successeur Nicolas Maduro, a jugé ce dimanche 20 mai que les pays qui dénoncent l'élection présidentielle au Venezuela sont "des larbins des USA".

 Interrogé sur les difficultés que vivent les Vénézuéliens pour se faire soigner ou de mères qui vont accoucher au Brésil, Mélenchon a usé d'ironie : "Oh mon dieu, comme vous me faites pleurer!" Et il a ajouté : "Et le massacre au Yémen, on en parle quand ?"

 

Une façon d'éluder le problème et d'éviter de parler de ce qui fâche... Une façon scandaleuse de dénier certaines réalités gênantes.

Mélenchon persiste et signe dans son soutien à Maduro, une attitude jusqu'au-boutiste au regard de la situation dramatique que vivent les Vénézuéliens...

Un déni de réalité qui paraît dangereux.

 

Dans le même registre, Jean-Luc Mélenchon vole aussi au secours des dirigeants de Podemos épinglés pour l'achat d'une somptueuse villa.

De fait, cette luxueuse demeure à 600.000 euros de Pablo Iglesias et de sa compagne Irene Montero provoque un tollé en Espagne.


 

Mais le dirigeant de la France insoumise n'en a cure...

Pour lui, les attaques portées contre Podémos sont insupportables : et pourtant, Pablo Iglesias se retrouve bel et bien pris en flagrant délit de contradiction avec ses propres déclarations...

 

Les responsables politiques sont ainsi souvent aveugles et sourds devant la souffrance des peuples : l'idéologie leur brouille l'esprit... 

 

Si Macron est obnubilé par l'idéologie libérale, Jean Luc Mélenchon, lui, ne jure que par des idées d'extrême-gauche, sans nuances.

Les hommes politiques sont, ainsi, comme fascinés par des systèmes de pensée dans lesquels ils s'enferment, refusant de voir les réalités que vivent les populations.


 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-la-population-affamee-par-la-crise_2757313.html

 

 

 

 

 

Et Mélenchon soutient encore Maduro...
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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 12:24
La face cachée de l'économie "verte" est terrifiante...

 

 

Ordinateurs, smartphones, tablettes, écrans tactiles, voitures électriques, capteurs solaires, éoliennes : tous ces objets qui nous environnent sont fabriqués avec des terres rares...

Sans terres rares, impossible de produire tous ces outils technologiques dont on ne pourrait plus se passer.

Sans terres rares, pas de modernité...

Les terres rares ont ainsi une importance cruciale dans notre économie et pourtant, nous n'en avons pas conscience.

Samarium, europium, lutécium, prométhium, indium : qui connaît le nom de ces substances ?

Tous ces métaux rares sont indispensables dans les technologies modernes...

 

Or, l'extraction de ces métaux est une activité particulièrement énergivore et polluante : la purification passe par des acides, il faut aussi utiliser de l'eau qui va se charger en métaux lourds et infester les nappes phréatiques, les fleuves, les rivières...

 

En Chine, cancers, accidents vasculaires, hypertension, ostéoporose, malformations osseuses se multiplient dans certaines régions minières. L’exploitation des terres rares se fait dans des conditions sanitaires et environnementales déplorables et scandaleuses.

 

La voiture électrique est-elle vraiment une panacée, comme on veut nous le faire croire ?

En fait, on ne fait que délocaliser la pollution... Bien sûr, les Chinois profitent économiquement de l'exploitation de ces métaux, mais subissent aussi les effets délétères de cette industrie... des effets terribles sur la santé.

 

Ainsi, les énergies renouvelables fonctionnent grâce à l'utilisation de matières premières qui ne sont pas renouvelables.

La transition énergétique est donc bel et bien une catastrophe écologique, une façon de délocaliser la pollution dans des pays où sont exploités les métaux rares...

C'est d'autant plus grave que souvent les Chinois ne se soucient guère d'écologie pour l'extraction de ces ressources.

 

Non, la voiture électrique n'est pas vraiment écologique...

Non, les énergies vertes ne sont pas exemptes de pollution... On ne fait que déplacer le problème et l'exporter vers des pays où les conditions d'extraction des métaux rares sont déplorables et font fi de la santé des populations.

C'est profondément immoral et indigne.

Derrière les énergies vertes, on découvre une réalité terrible : celle des peuples qui sont sacrifiés au nom du profit et de la croissance économique.

La face cachée de l'économie "verte" est terrifiante. 

 

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/oeuvre/la-guerre-des-metaux-rares

 

http://partage-le.com/2015/02/eoliennes-terres-rares-et-desastre-environnemental-une-verite-qui-derange/

 

La face cachée de l'économie "verte" est terrifiante...
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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 10:28
Une société de compétition permanente : c'est ce que nous prépare Emmanuel Macron...

 

 

Le 29 avril, sur France 2, lors du journal de 20 heures, un reportage intitulé "un manager à l'Elysée" évoquait les méthodes de gouvernance du président de la République : eh oui, Emmanuel Macron se présente comme "le chef de l'entreprise France"...

"Il s'inspire de l'entreprise en politique...", commente la journaliste. Le chef de l'état souhaite ainsi généraliser l'évaluation, notamment des ministres.

La performance est ainsi le maître-mot du président de la République...

Un monde de compétition permanente : c'est donc ce que nous prépare Emmanuel Macron ?

 

Et puis, en fait, ne voit-on pas pointer ce modèle depuis des années ? La compétition est partout, même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

Non, un lycée n'est pas une entreprise : c'est un lieu de savoir, de connaissances, un lieu de travail, bien sûr, mais en aucun cas un lieu où les enseignants se voient contraints de se livrer à une compétition effrénée.

 

Par ailleurs, la réforme envisagée de la SNCF prévoit d'ouvrir à la concurrence le secteur ferroviaire...

La concurrence encore !

 

Le marché du courrier a été, lui aussi, libéralisé...  depuis le 1er janvier 2011, le Groupe La Poste a perdu son monopole et doit accepter l’arrivée de concurrents. 

L'objectif est, bien sûr, de faire baisser les prix mais que deviennent les salariés contraints de se plier à des méthodes de management souvent très dures ?

Une société de compétition permanente est-elle souhaitable ? Est-elle tout simplement vivable et humaine ?

 

Qui peut le penser ? C'est la solidarité qui devrait primer et non l'envie d'écraser l'autre.

Aux Etats-Unis, Donald Trump se présente lui aussi comme un chef d'entreprise : il applique les mêmes méthodes.

Le néolibéralisme s'impose aux USA, en Europe et il risque de nous engloutir dans les miasmes d'une concurrence inhumaine.

Partout, des relations de marché, partout, une concurrence qui vise à servir des intérêts économiques...

Tout doit devenir entreprise : la santé, la justice, la police, l'état lui-même se réorganisent dans ce sens.

Et dans les nouvelles start-up, les salariés ne sont-ils pas invités à travailler comme des robots ? "On individualise les gens par la rémunération, par les objectifs. C'est la loi de la jungle" qui prévaut...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-les-methodes-du-manager-l-elysee_2729763.html

 

Les start-up :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/ne-serait-pas-mieux-au-bureau

 

Une société de compétition permanente : c'est ce que nous prépare Emmanuel Macron...
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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 08:58
Le fond et la forme...

 

 

On nous avait annoncé des voeux présidentiels novateurs, on attendait une intervention du chef de l'Etat originale... Eh bien, sommes restés sur notre faim...

Rien de plus conventionnel que ces voeux préparés à grand renfort de publicités...

 

Un Président assis à son bureau qui réitérait son intention de mettre en oeuvre son programme : une prestation classique, banale, ordinaire...

Ce fut un FLOP monumental.

 

On nous avait fait miroiter des nouveautés dans la forme : même pas !

Quant au fond, le discours nous promet une "France plus forte", mais à quel prix ?

En sacrifiant les catégories les plus modestes, en augmentant les taxes, la CSG...

 

Aucune surprise dans ces voeux présidentiels, aucun relief...

Restent des mots, des voeux pieux : "une France plus juste"...

On a du mal à croire ce qui est dit, alors que la France d'en bas va devoir se soumettre à des mesures qui font baisser encore le pouvoir d'achat...

 "Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour votre pays. Nous sommes capables de l'exceptionnel", a osé le Président...

S'agit-il encore de demander des sacrifices aux catégories les plus modestes ?

Salariés, retraités vont être ponctionnés lourdement : il faudra l'accepter sans sourciller, sans doute, pour la grandeur de la France !

Mais où est la justice quand on s'en prend aux plus fragiles ?

 

Dès le mois de janvier, les Français vont être soumis au régime sec et les gens les plus modestes vont en pâtir.

Augmentation du prix de l'essence, du gasoil, du gaz, augmentation de la CSG, rétablissement de la journée de carence pour les fonctionnaires...

Autant de mesures qui vont peser sur les petits budgets...

Autant de mesures iniques qui vont affecter les Français, les salariés, les retraités.

 

La mise en scène était bien orchestrée pour qu'on attende ces voeux : on espérait un renouveau, au moins dans la forme.

Mais même la forme a déçu... et que dire du fond, du contenu ?

Rien de nouveau, sous le soleil...

Encore des sacrifices, l'injustice fiscale qui continue...

Inexorablement, c'est toujours la même tendance qui se dessine et qui s'aggrave...

 

 

 

 

 

 

 

Le fond et la forme...
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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 15:08
Bientôt le règne des machines ? Bientôt un monde sans travail ?

 


 

Un reportage intitulé Un monde sans travail, diffusé sur la 5, met en évidence les dangers qui guettent nos sociétés, face à un univers de plus en plus mécanisé.

En avons-nous vraiment conscience ?

 

Une quatrième révolution industrielle a commencé : elle met au travail des machines toujours plus efficaces, intelligentes et autonomes : performance, productivité, flexibilité, partout les salariés doivent impérativement s'adapter à la logique du numérique.

 

Malgré cette course effrénée pour tenter de suivre le rythme, l'humain s'essouffle... Après plus de vingt ans de réformes vaines et de chômage de masse, le monde du plein emploi appartient au passé, balayé par la révolution technologique en cours.

Va-t-on vers un monde sans travail ?

Le numérique provoque une fracture sociale, laissant hors course de nombreux demandeurs d'emplois.

 

En Californie, dans la Silicon Valley se trouve l'épicentre de la révolution numérique : l'emploi est en train de devenir un marché mondialisé sous contrôle d'entreprises privées.

Comptables, juristes, avocats peuvent travailler à distance, grâce au numérique. Le travail en freelance gagne du terrain. Le transactions se font sur internet et une société récupère 10 % des transactions. Le recrutement se fait à très grande échelle et en temps réel. Le marché du travail indépendant est en pleine expansion aux USA.

 

Sans nous en rendre compte, nous avons basculé dans le monde numérique : petit à petit, les machines sont entrées dans nos vies, au travail, dans nos loisirs, partout...

Certes, elles nous rendent service, mais avec elles, nous faisons nous-mêmes le travail, gratuitement : on se sert de l'essence à la pompe, on achète des boissons dans des machines, on utilise des caisses automatiques.

Et on oublie, au passage, tous les emplois supprimés dans de nombreux secteurs d'activité.

 

De Pôle emploi à la Poste, le malaise est général... 3000 bureaux de poste sont menacés de fermeture, et les services de proximité risquent bientôt d'appartenir au passé. La poste se robotise, avec des machines : les clients sont orientés vers des machines et non plus vers des humains. On pourrait, alors, avoir des guichets ouverts 24 heures sur 24...

Plus d'humain, mais des machines.... 

 

"L'entreprise devient elle-même une machine à broyer les humains : on donne à comprendre aux salariés qu'ils sont interchangeables. Les gens sont sommés de s'adapter aux nouvelles demandes. Face à la machine, on ne fait pas le poids" déclare justement Hélène Duffau, écrivain et formatrice indépendante.

 

"On ne supporte plus l'emploi des sociétés bureaucratisés et en même temps, on est angoissé de perdre son emploi et de se retrouver au chômage...", affirme un philosophe, mettant en évidence le paradoxe dans lequel sont enfermés les salariés.

Tâches répétitives, automatisées, emplois supprimés... l'automatisation en vient à mettre des gens dans le caniveau.

 

Et les robots sont de plus en plus performants : robots capables de percer, de visser, de porter, de classer.

"On donne à croire que tout cela est naturel et dans la juste marche du progrès... Quand on n'aura plus de boulot, qu'est-ce qu'on va faire ? On va aller très vite dans un monde écartelé entre les productifs et les improductifs : les esclaves qui vont remplir les machines, faire du câblage électronique en usine pour fabriquer des robots, les ingénieurs qui vont concevoir ce que ces personnes peu qualifiées fabriqueront... Entre les deux, la classe moyenne disparaît, on n'a plus besoin d'elle", explique encore Hélène Duffau, ex-déléguée du personnel dans l'édition.

 

L'économie locale perd chaque jour du terrain, les centres ville se désertifient au profit des centres commerciaux. Parce que c'est pratique, parce que c'est moins cher, nous devenons les complices d'une logique qui met à mal l'emploi.

 

La plupart des biens que nous consommons sont produits dans des lieux très lointains, et pour cela, on a besoin de les acheminer à proximité de leur lieu de vente, au moindre coût possible, et aujourd'hui, partout sur le territoire français, on retrouve des espaces qui sont dédiés à cette tâche : gérer les flux.

Des entrepôts aux quatre coins du territoire... la technologie est ici aussi à l'oeuvre : les robots empêchent de faire des gestes répétitifs mais réduisent les emplois. L'objectif encore et toujours est de reduire les coûts. 

Désormais, des drones peuvent même faire des inventaires.

 

Jusqu'où faudra-t-il s'adapter au nom de la productivité ? Quel sort sera réservé aux ouvriers ?

Le processus de déshumanisation s'accélère dans les entreprises de la grande distribution. Pris au piège d'une compétitivité pour s'accaparer plus de parts de marché, elles semblent condamnées à s'automatiser toujours plus.

 

Aux USA, en valorisant à tout prix le numérique, on passe d'une économie à une autre, comme à Pittsburgh, ancien fleuron de l'économie américaine : la ville a investi massivement dans le créneau High tech, avec une université réputée dans le domaine de la robotique et de l'intelligence artificielle.

L'argent est l'un des moteurs qui stimulent la robotique... Une des voitures 100 % autonome a été conçue à Pittsburgh, elle roule déjà dans les rues de la ville.

Google, Uber, Apple cherchent à entrer dans la course pour emporter ce marché lucratif.

 

En 2016, plusieurs convois de camions autonomes ont convergé vers le port de Rotterdam, en Hollande, parcourant plusieurs centaines de kilomètres sans chauffeur, en toute discrétion.

Combien d'emplois vont alors disparaître ? C'est comme une maladie qui se propage.

 

"L'intelligence artificielle peut offrir beaucoup d'avantages, mais il y a a aussi mille et une façons de tout gâcher, si on agit sans réfléchir, on pourrait par exemple adopter tous la semaine de trois jours et demi de travail et recourir à l'automatisation pour le reste, ou bien avoir une autre approche : licencier la moitié des gens dont les compétences ne sont plus utiles à la société.... Imaginez un monde dans lequel les 5 % que représente l'élite des nouvelles technologies deviendraient très riches grâce à l'automatisation généralisée, tandis que 95 % de la population mondiale seraient des laissés pour compte, ce serait une catastrophe... " déclare Andrew Moore, doyen de l'école de science informatique.

 

La vague technologique qui déferle pourrait laminer des millions d'emplois dans tous les secteurs. Un véritable tsunami est annoncé dans le marché du travail et les gens n'y sont absolument pas préparés.

Ainsi, les assistants virtuels se multiplient dans les banques, dans le secteur des assurances : ils ont des capacités à comprendre, ils perçoivent quand les clients sont satisfaits, ils sont toujours disponibles.

 

Ce nouveau capitalisme numérique étend son emprise, avec l'appui des grandes banques. A Wall Street, 90 % des transactions se font désormais grâce à des algorithmes sans aucune intervention humaine.

 

Et les riches deviennnent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 47 millions d'américains vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit une personne sur 6.

Bien sûr, la robotisation pourrait nous libérer de l'esclavage du travail... mais les politiques ne semblent pas se préoccuper suffisamment de la révolution que connaît le monde du travail : on a l'impression que ce problème n'est pas pensé et qu' on se laisse emporter par une sorte de frénésie de la productivité, sans se soucier des êtres humains...

 

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/283763-le-monde-en-face.html

 

 

 

 

 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 13:52
La course à la productivité conduit à la déshumanisation des salariés : l'exemple de Lidl et celui de Free...

 

 

 

L'émission Cash Investigation diffusée sur France 2, ce mardi 26 septembre, nous révélait les difficiles conditions de travail des employés de Lidl et de Free : tout le monde connaît ces enseignes qui prospèrent, dans notre pays.

Lidl, marque allemande qui est récemment sorti du hard discount pèse 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires : un beau succès ! Mais à quel prix ?

 

Les caissières qui officient dans ces magasins travaillent debout ... elles sont polyvalentes, elles peuvent être amenées à faire le ménage ou de la mise en rayons...

Et bien sûr, les pauses leur sont interdites : au nom de la performance, impossible pour elles d'aller boire, de discuter.

C'est l'enseigne Lidl qui a inventé le triple scannage : la caissière passe, ainsi, les produits plus rapidement... rentabilité oblige...

 

Les préparateurs de commande travaillent, eux, dans de grands entrepôts.

Ils sont guidés par une commande vocale et dialoguent avec un ordinateur grâce à un casque.

 

Un journaliste de Cash investigation a réussi à se faire embaucher dans un de ces entrepôts : 7 heures par jour, guidé par une machine, soumis à ses ordres, il va de rayon en rayon pour récupérer des produits, 250 colis par heure !

Devenu un robot, obéissant à une machine, le salarié est soumis à un taux de rentabilité.

Dans ces conditions, les salariés voient leur santé se dégrader : fréquence cardiaque trop élevée, usure des articulations, accidents du travail à répétition.

 

La peur du licenciement devient une méthode de management... Certains salariés à bout en viennent à se suicider.

L'entreprise Free est aussi un fleuron de notre économie : Xavier Neel, neuvième fortune de France, est un des patrons préférés des Français.

Mais quand on voit l'envers du décor, on est, pour le moins, désabusé...

Des employés sont mis à la porte du jour au lendemain pour des motifs anodins : retards, absences pourtant justifiées.

Au moindre débrayage, les sanctions tombent : menaces, licenciements.

Dans un centre d'appel au Maroc, des employés de Total-Call se sont mis en grève en 2016 : ils dénonçaient leur condition de travail... Aussitôt, Angélique Gérard, directrice des centres d'appel, se rend sur place.

Afin de juguler la grève, elle annonce une fermeture possible du centre... finalement, les employés qui ont fait grève ont été licenciés.

 

On le voit : que ce soit chez Free, ou chez Lidl, les méthodes employées pour gérer le personnel sont indignes, elles bafouent les droits les plus élémentaires des travailleurs : droit de grève, dignité, conditions de travail...

Ces exemples sont révélateurs d'une dégradation de la situation des salariés dans ces entreprises, mais il ne sont certainement pas isolés.

Le libéralisme fait des ravages dans nos sociétés et la nouvelle loi travail va aggraver encore les difficultés des salariés.

 

 

 

L'émission de France 2 :

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-26-septembre-2017_2380043.html

 

 

La course à la productivité conduit à la déshumanisation des salariés : l'exemple de Lidl et celui de Free...
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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 14:20
En Allemagne : les oubliés de la croissance...

 

 

 

En Allemagne, les mini-jobs se sont multipliés, ces dernières années : deux millions et demi de travailleurs occupent de petits boulots mal rémunérés.

 

Pour pouvoir vivre à peu près correctement, ils sont contraints de cumuler plusieurs emplois à temps partiel.

 

Le Journal télévisé de 20 heures du lundi 18 septembre nous donnait un aperçu de ces oubliés de la croissance allemande à travers un exemple : celui d'une salariée qui à Munich fait un mi-temps dans un cabinet médical.

 

Afin de compléter son salaire, elle se voit contrainte d'exercer d'autres activités : livreuse de journaux et caissière.

 

Elle commence ses journées à 3 heures du matin, elle enchaîne ensuite sur son deuxième travail : assistante dans un cabinet médical, puis elle exerce à partir de midi un travail de caissière dans un magasin de fruits et légumes.

Au total, avec ses trois emplois, elle gagne 1300 euros...

Après être tombé malade, après avoir perdu son travail, chef de rayon dans un supermarché, elle n'a pu trouver que ces contrats précaires.

En Allemagne, il ne fait pas bon être malade : on court, alors, le risque de goûter à la précarité.

 

Depuis 2005, le nombre de mini-jobs a augmenté de 6% en Allemagne : on les trouve surtout dans le commerce, l'entretien, la restauration, l'hôtellerie.

 

Pour le directeur d'un hôtel de luxe l'utilité de ces mini-jobs est une évidence : des charges patronales réduites, 28% du salaire contre 40 % sur un contrat classique, puis, une grande souplesse sur le temps de travail...

C'est ce que l'on appelle de nos jours la flexibilité.

Les mini-jobs auraient, selon certains, fluidifié et dynamisé l'emploi en Allemagne.

 

Mais selon un expert du marché du travail, ce n'est pas cette flexibilité qui a permis de relancer l'activité et de faire baisser le chômage, car on ne trouve pas de mini-jobs dans l'industrie.

 

Ainsi, deux Allemagne cohabitent : celle qui réussit avec des contrats à temps plein, et celle des mini-jobs, des précaires...

 

Un système profondément injuste qui laisse sur le bord de la route, deux millions et demi de précaires dont l'avenir est compromis.

 

Economiquement, l'Allemagne est florissante, mais les précaires n'ont jamais été aussi nombreux...

 

Ainsi à l'heure où le gouvernement s'apprête à imposer en France une plus grande flexibilité avec les nouvelles lois sur le travail, on peut se poser bien des questions sur l'efficacité de ce système...

La flexibilité crée de la précarité, mais elle n'est pas du tout génératrice d'emplois...

 

 

 

 

 

Le reportage :

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/flexibilite-de-l-emploi-les-perdants-du-modele-allemand_2378467.html

 

 

En Allemagne : les oubliés de la croissance...
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