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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 14:03
En Grèce : des réformes qui bafouent les valeurs européennes...

 

 

Un reportage diffusé sur France 3 consacré à la Grèce, dans la série Avenue de l'Europe, met en évidence, dans ce pays, des manquements graves à la charte sociale européenne.

L'Europe a imposé à la Grèce des réformes qui ont annihilé les droits des travailleurs : toutes les entreprises pratiquent une flexibilité poussée à l'extrême.

Le reportage s'ouvre sur la situation dramatique que vivent des ouvriers dans une mine de lignite en Macédoine occidentale : malgré les dangers et les difficultés de leur profession, l'état a réduit leur salaire de 30 à 70 %.

Comment vivre dans ces conditions ? Comment espérer ?

 

En Grèce, l'ensemble du droit du travail a été démantelé au point de ne plus respecter les règles inscrites dans la charte sociale européenne.

Les européens ont poussé les Grecs à les adopter "pour leur bien", leur disait-on.

 

Un Grec sur trois a, ainsi, basculé dans la misère : chômage, absence de protection sociale. Les chômeurs longue durée ne touchent plus rien au bout d'un an et la banque alimentaire est leur seul recours.

Un chômeur, ancien boucher, témoigne : il dort désormais dans la rue, il a été licencié sans motif, son fils et sa fille se sont exilés, l'un en Angleterre, l'autre aux Pays bas, "Tous les deux ont émigré, je ne veux pas qu'ils connaissent ma situation...", déclare ce chômeur.

 

Les jeunes sont les premières victimes de cette réforme radicale du droit du travail : même les plus diplômés travaillent pour presque rien, environ 50 % d'entre eux sont au chômage.

Un exemple vient illustrer la situation de ces jeunes : une jeune enseignante gagne seulement 300 euros par mois... dans ces conditions, elle n'a pas les moyens de quitter l'appartement de sa mère...

 

En effet, curieusement, la loi grecque permet même que les jeunes soient moins payés que les autres, ce qui est, pourtant, totalement illégal : une discrimination contraire à la charte européenne.

Une autre loi permet aussi de licencier sans indemnité et sans préavis pendant la première année de travail... encore une violation du droit européen...

 

Bruxelles et le FMI ont imposé ces lois travail qui permettent une flexibilité à outrance. Le code du travail a été cassé.

 

Et au total ? La flexibilité n'a toujours pas permis de créer des emplois. Beaucoup de jeunes sont même prêts à quitter leur pays pour retrouver une activité et un salaire décent.

 

Le marché du travail grec est devenu le plus flexible d'Europe... et les Grecs attendent toujours désespérément le retour de la croissance.

 

En Grèce, les suicides, les dépressions, les maladies mentales sont en forte augmentation. Retraités, jeunes, travailleurs, tous ces gens sont sacrifiés au nom de l'Europe.

 

 

Le reportage, à 25 minutes :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/avenue-de-l-europe/avenue-de-l-europe-le-mag-du-mercredi-13-septembre-2017_2360605.html

 

 

 

 

En Grèce : des réformes qui bafouent les valeurs européennes...
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:20
Tous contre le CETA !

 

 

 

Ce jeudi 21 septembre, le CETA, le traité de libre-échange qui unit l’Union européenne et le Canada est entré en application provisoire dans sa quasi-totalité.

Les droits de douane vont être supprimés sur 98 % des produits échangés entre l'Europe et le Canada.

 

Les grands gagnants seront, comme toujours, les grands groupes, les grandes multinationales aux dépens de l'intérêt général.

Les agriculteurs français, eux, redoutent encore une concurrence déloyale.

 

Au Canada,  on élève les boeufs avec des coûts de production beaucoup plus bas, dans des fermes industrielles aux dimensions démesurées.

 

Le boeuf canadien nourri aux farines animales, au maïs OGM, à la ractopamine, un complément alimentaire permettant d’augmenter la masse musculaire de l'animal, pourra désormais être vendu sur le marché européen.

 

Que dire du saumon génétiquement modifié, autorisé au Canada, ce fameux poisson"biochimique" qui a été surnommé à juste titre "frankenfish" ?

Le retrouvera-t-on bientôt dans nos assiettes ?

 

On le conçoit : les différences de normes d'élevage posent problème.

Les conditions de production sur le continent américain ne sont absolument pas les mêmes que chez nous.

Toutes les normes diffèrent, qu'elles soient environnementales, alimentaires, sanitaires, ou de bien-être.

 

Dès lors, les agriculteurs et les éleveurs français s'inquiètent à juste titre.

Et chacun d'entre nous peut s'inquiéter aussi de ces accords entre le Canada et l'Union européenne.

 

La traçabilité de ces viandes venues du Canada n'est même pas assurée.

De plus, ce type d'accord vise à internationaliser les échanges au lieu de les relocaliser... une hérésie environnementale.

 

Avec ce traité, on importera aussi plus de carburants issus des sables bitumineux du Canada en Europe, ce qui conduira inéluctablement à  une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et ce qui aura un impact sur le climat.

 

A l'heure où les catastrophes climatiques se multiplient, un tel accord paraît déraisonnable et complètement inadapté.

A l'heure où l'on prend conscience des dangers du réchauffement climatique, le CETA est une aberration.

De nombreuses associations dénoncent cet accord dangereux pour notre économie, notre santé et notre environnement.

 

 

 

 

 

 

 

Tous contre le CETA !
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 13:36
Macron ou l'arrogance affichée...

 

 

Lors de son voyage en Grèce, le président de la République a prévenu "qu'il ne céderait rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" qui se dressent contre sa réforme du Code du travail.

 

Un discours de fermeté face à la grève prévue ce mardi 12 septembre par les organisations syndicales...

Mais aussi un discours plein d'arrogance et de mépris dont use volontiers Emmanuel Macron, président Jupitérien...

 

On se souvient de ses propos sur les "illettrées" de Gad, on se souvient de ce qu'il avait dit aussi à un gréviste qui le prenait à partie : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."

 

On se souvient de cette expression maladroite qui opposait des "gens qui réussissent à des gens qui ne sont rien".

 

Après les "gens qui ne sont rien", voilà que le président fait encore appel à l'insulte pour évoquer les opposants à sa réforme.

 

Les mots ont un sens et ceux qu'a employés Emmanuel Macron sont chargés d'opprobre et ont une connotation fortement péjorative.

 

Qui sont ces opposants ? Des "cyniques", nous dit Emmanuel Macron, c'est à dire des gens qui refusent la morale, dans le sens moderne du mot.

 

"Des fainéants", précise-t-il et le terme est particulièrement dévalorisant : il contient le mot "néant" et nous rappelle cette expression négative : "des gens qui ne sont rien".

 

Les Français, ceux qui iront manifester dans la rue ce mardi 12 septembre, et les autres sont-ils donc des fainéants ?

Les travailleurs, les salariés qui ont construit la France, qui se lèvent tôt le matin, qui oeuvrent pour le pays sont-ils des fainéants ?

 

Enfin, il est tellement commode de traiter "d'extrêmes" ceux qui ne sont pas favorables à une réforme voulue par le gouvernement.

 

Une réforme qui prévoit la précarisation des salariés, des plans de licenciement plus faciles, des accords à la carte sous pression patronale, et sous prétexte de modernité, des régressions et un retour au XIX ème siècle...

Vive la modernité et vive le changement !

 

Mais qui est "cynique", en l'occurrence ? Qui méprise la morale ? 

Avec la réforme du droit du travail, on s'achemine vers ce que certains appellent "l'enfer du miracle allemand", un "modèle" économique qui vise à précariser les salariés pour plus de profits et de rendements.

 

Un "modèle" dont on nous vante sans arrêt les mérites, oubliant tous les laissés-pour-compte de cette économie : salariés précarisés, retraités sans ressources, obligés de travailler pour survivre.

Un "modèle" qui en vient à oublier l'essentiel : le bonheur de l'humanité, la santé, le bien-être.

Mais où est le cynisme ?

 

 

 

 

 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 14:14
Les retraités : les laissés-pour-compte de l'économie allemande...

 

 

En Allemagne, pays tant vanté pour sa réussite économique, de nombreux retraités se voient contraints de travailler, faute d'une pension suffisante : ils se disent les grands oubliés du miracle économique outre Rhin...

 

Un reportage du journal de 20 heures sur  France 2 nous montre un de ces retraités âgé de 73 ans : on le voit travailler dans les cuisines d'un hôtel berlinois, occupé à préparer des légumes, à faire la plonge...

Sa pension se réduit  à 870 euros par mois !

 

Comment vivre avec une telle somme, quand il faut payer loyer, électricité, charges diverses ?

 

Il a donc réussi à décrocher un mini job, pour 450 euros, il s'agit d'un contrat précaire de 40 heures par mois.

 

On apprend au cours du reportage qu'en Allemagne, la retraite moyenne s'élève à 1100 euros, mais c'est souvent beaucoup moins.

 

Un million de retraités sont donc obligés de travailler dans ce pays à l'économie "florissante" et trois millions de retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté.

On le comprend : le système allemand, la multiplication de petits boulots, de formations diverses, au cours d'une carrière,  ne peut assurer une retraite décente à de nombreux salariés.

 

On voit aussi , au cours de ce reportage, que de nombreux retraités bénéficient de distributions gratuites de nourriture, faute d'une rétribution suffisante.

 

Les femmes sont particulièrement touchées : elles ont subi de plein fouet la réforme des retraites des années 2000 qui a pénalisé les travailleurs à temps partiel...

Depuis la réforme engagée par le gouvernement SPD dans les années 2000 pour faire face au déclin démographique du pays, les règles de calcul des retraites ont été modifiées. Au bout de 45 ans de cotisations, les seniors perçoivent moins de 50 % de leur ancien salaire. Pour un revenu moyen de 3 000 €, la retraite plafonne ainsi à 1 360 € bruts.

 

Ainsi, la réussite économique de l'Allemagne se révèle être un véritable cache-misère... Emplois précaires, petits boulots, temps partiels... Comment les retraités pourraient-ils avoir un revenu décent ?

 

La réussite de l'Allemagne n'est que le fruit du sacrifice de beaucoup de gens humbles contraints à vivre misérablement.

 

Et c'est ce modèle qu'on veut importer en France, depuis des années ?

Et c'est ce modèle dont on nous vante, sans cesse, les bienfaits ?

Une société qui néglige ainsi les gens âgés et les plus faibles ne peut être une référence...

 

 

Le reportage sur France 2 :

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/allemagne-la-colere-des-retraites_2349609.html

 

Un article sur le sujet :

 

http://www.la-croix.com/Monde/Europe/En-Allemagne-retraites-sont-grands-oublies-annees-Merkel-2017-08-30-1200872918

 

 

 

 

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 12:34
Google pire que Big Brother ?

 

 

 

Google ne cesse de nous proposer de nouveaux services et poursuit son projet de bibliothèque numérique universelle. Chaque jour, la firme Google accumule des milliards de données privées sur ses utilisateurs, des données qui peuvent être un jour monétisées.

 

Google propose, désormais, un nouvel assistant numérique personnel et familial : Google Home.

Avec Google Home, on peut être connecté en permanence : cet outil est capable d’exécuter des commandes vocales, de répondre à des questions, de modifier l’éclairage d'un appartement, d'écouter de la musique, une radio, etc.

Google Home est disponible en France depuis le jeudi 3 août – cette enceinte connectée est proposée à 149 euros dans la plupart des grandes enseignes.

Une nouvelle intrusion dans l'intimité des gens...

Pourra-t-on protéger nos données ?

La grande collecte de la vie a commencé et ne cesse de se propager : le système Google Home est constamment connecté et récolte des informations par interface vocale.

 

On doit prendre conscience de ce phénomène : les capteurs, les objets connectés, vêtements, montres, bracelets se développent de plus en plus.

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

 

Toutes sortes d'informations sont récoltées par ces systèmes qui peuvent, alors, proposer toutes sortes de services, des produits adaptés à chacun.

Maisons connectées, plateformes éducatives, voitures sans pilote, médecine... Google se lance dans une conquête du monde sans limite.

Les géants du numérique, les GAFA aspirent à toujours plus de puissance : les enjeux économiques et politiques sont énormes.

 

On en vient à une marchandisation intégrale de la vie et du corps, à de nouvelles conditions d'organisation du travail : des capteurs sont même implantés dans les entreprises, ce qui permet d'analyser les performances des salariés.

 

Ainsi, les entreprises sont de plus en plus dirigées par des systèmes  avec de moins en moins d'interventions humaines...

 

Tout le monde admet maintenant que la numérisation de nos vies est inévitable. L'économie du numérique fait même l'objet d'un consensus de la part des hommes politiques.

Comment lutter contre cet envahissement ?

"Tous les acteurs de la société civile doivent se mobiliser pour combattre cette invasion...", affirme Eric Sadin, écrivain, philosophe, auteur de nombreux ouvrages sur le numérique.

Les développements technologiques sont appelés à s'imposer, à transformer la société.

Ainsi, l'intelligence artificielle va bientôt s'introduire dans les pratiques médicales : Watson, ce programme informatique conçu par IBM, est un instrument de collectes d'informations, un outil de diagnostic, il comporte même une fonctionnalité de prescriptions médicales.

On perçoit les dangers de confier des décisions médicales à des machines, à des systèmes informatiques : il faut refuser ces fonctionnalités.

Nous entrons dans l'ère de la marchandisation intégrale de la vie et tous les domaines sont concernés : comment ne pas s'en inquiéter ?

 

 

 

Source : Deux émissions diffusées sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-1ere-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-2eme-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 Eric Sadin, écrivain, philosophe, a écrit notamment La silicolonisation du monde.

 

 

 

 

 

Google pire que Big Brother ?
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 07:44
Un monde de faux-semblants...

 

 

Nous vivons dans un monde de faux-semblants et d'illusions permanentes...

 

Ainsi, dans l'enseignement, on invite les professeurs à sauvegarder les apparences : il faut, surtout, ne pas faire de vagues, lorsque surviennent des problèmes de discipline.

 

L'administration n'apprécie pas que les enseignants évoquent leurs difficultés : indiscipline, drogue, insolence...

 

Il faut surtout ne pas alarmer, ne pas inquiéter les parents d'élèves, les recteurs, la direction de l'établissement.

"Tout va bien, tout est pour le mieux"...

 

Il faut aussi faire en sorte que le plus grand nombre d'élèves obtiennent le baccalauréat, quitte à fausser les résultats, à brader cet examen.

Chaque année, les inspecteurs invitent les enseignants à faire preuve d'indulgence, lors de la correction des épreuves : il convient d'atteindre le quota annuel de 85% de réussite.

 

Par ailleurs, la France s'est lancée dans l'aventure de l'EPR et on sait les difficultés que l'entreprise EDF rencontre dans la construction de ces nouvelles technologies : des retards, des surcoûts exorbitants, des malfaçons. 

Et comble du faux semblant ! On a vendu cette technologie à la Finlande, puis à la Grande-Bretagne. C'est une véritable fuite en avant !

Et, pourtant, on continue à faire comme si tout allait bien, comme si cette technologie était fiable.

 

L'illusion ! Elle est partout.

Certaines entreprises, apparemment florissantes, sont au bord du gouffre : ainsi, le constructeur européen Airbus multiplie les retards de livraison de son avion de transport militaire l'A 400M...

En perspective : un véritable gouffre financier qui dépasse les 30 milliards d'euros. Des problèmes techniques sont apparus, notamment l'usure trop rapide d'une boîte de vitesses.

 

Là encore, on évite d'évoquer ces problèmes. Il faut faire semblant à tous les niveaux de la société.

L'authenticité, la sincérité, le franc-parler ne sont plus de mise.

La démesure, le chiffre, la performance sont à la mode, si bien qu'on en oublie l'essentiel : la qualité du travail.

 

Dans un tout autre domaine, le gouvernement se réjouit que la ville de Paris ait obtenu l'organisation des JO de 2024. Partout, fleurissent des articles élogieux sur ce projet : on nous assure et on nous annonce un budget en équilibre, mais on sait par expérience que le plus souvent les coûts explosent et là encore on nous berce d'illusions.

Ce budget doit surtout réjouir les entreprises du BTP ! Mais, inévitablement, qui paiera l'addition si ce n'est le contribuable ?

Aux Etats-Unis, on a appris que près d'un tiers des abonnés du président Trump sur Twitter ne seraient en fait que des bots, ces programmes informatiques automatisés qui simulent le comportement d'une personne humaine.

Encore un trompe-l'oeil qui met en évidence l'illusion qui gouverne le monde...

 

En fin de compte, dans nos sociétés, la vérité importe peu, il s'agit de gérer avec habileté le mensonge et l'imposture...

 

 

 

 

 

 

 

Un monde de faux-semblants...
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 08:54
En Allemagne : la honte de la misère...

 

 

 

En Allemagne, les inégalités ne cessent de se creuser : derrière les performances économiques de ce pays,  se cache la misère du peuple.

Cette Allemagne qu'on n'a cessé depuis des années de nous donner en exemple a atteint un nouveau record, avec un taux de pauvreté de 15, 7 %.

 

Triste record ! Triste réalité ! Plus de douze millions de personnes sont victimes de cette misère sociale.

 

L'Allemagne devient un pays où les pauvres se cachent : ils ont honte de leur dénuement, ils ont honte de leur indigence, comme s'ils étaient coupables et responsables de leur propre désarroi.

 

C'est une question de culture, explique Christoph Butterwegge, ancien candidat à la présidence de la République.

" L"Allemagne est le pays de l'obéissance, ici, on ne révolte pas, et la société allemande a tendance à estimer que celui qui est pauvre n'a pas mérité autre chose, parce qu'il a dû commettre des erreurs, parce qu'il ne sait pas gérer son argent..." précise-t-il.

 

C'est terrifiant !

Voilà une société qui en vient à culpabiliser les pauvres, qui, préoccupée avant tout de croissance, de performance en oublie de fournir à chacun la possibilité de vivre dignement.

Voilà une société qui sombre dans le mépris de ses pauvres.

Voilà une société qui masque le chômage avec des emplois précaires et mal rémunérés.

 

Les pauvres s'effacent, disparaissent, d'autant qu'ils votent en moyenne beaucoup moins que les riches.

D'eux-mêmes, ils se privent de tout moyen de s'exprimer : ils n'existent plus, ils ne sont plus rien.

 

En Allemagne, les minijobs se sont multipliés, ainsi que les bas salaires, les allocations sont distribuées au compte-gouttes.

 
 Il faut savoir aussi que de plus en plus de vieux Allemands malades sont maintenant envoyés dans des maisons de retraite à l'étranger en raison de la hausse des prix et de la dégradation de la qualité des rémunérations.

Certains n'hésitent pas à employer à ce sujet le terme de "déportations", une façon de se débarrasser des personnes âgées encombrantes.

 

Partout dans le monde les inégalités se creusent et plus particulièrement en Allemagne.

 

Comment peut-on, ainsi, masquer ses pauvres ? Car l'état allemand lui-même fait semblant de ne pas voir cette misère sociale, il refuse de la regarder en face.

L'Allemagne est compétitive, mais à quel prix !

Il serait temps d'ouvrir les yeux sur la situation sociale que connaît ce pays...

 

 

 

 

Source : un article de Marianne

 

https://www.marianne.net/monde/l-allemagne-le-pays-ou-les-pauvres-se-cachent

 

 

 

 

En Allemagne : la honte de la misère...
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 08:15
Les aller-retours du gouvernement...

 

 

Des réformes annoncées puis reportées : suppression de la taxe d'habitation, réforme de l'ISF, généralisation du tiers payant... 

Et puis, finalement ces réformes qui semblaient ajournées seront effectivement mises en place, dès l'année prochaine, à moins d'un nouveau revirement du gouvernement...

 

Tout cela laisse une impression de flou et d'improvisation.

Ces valses hésitations sont surprenantes et inquiétantes.

 

Où va le nouveau gouvernement ? Il semble que, face aux remous de l'opinion publique, on louvoie, on décide puis on revient en arrière...

On retrouve là le président du "et en même temps" qui dit une chose et son contraire...

On retrouve une gouvernance qui bringueballe... qui hésite.

 

Ainsi, dans un communiqué, le premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, se dit "inquiète des hésitations de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn", et se demande "finalement quelle politique va être suivie." Le syndicat "réaffirme son opposition déterminée à un tiers payant généralisé, pour tout le monde et pour tout." 

 

Pour la taxe d'habitation,  Edouard Philippe parlait d'une réforme "d'ici à la fin du quinquennat."
Finalement, cette mesure commencera dès l'an prochain. Le dispositif bénéficiera au total à 18 millions de ménages et coûtera plus de 10 milliards d'euros par an à l'État.

 L'ISF sera bien modifié à partir de l'an prochain pour ne taxer que les biens immobiliers et non plus le capital, ce qui a pour objectif de séduire les entreprises et les investisseurs.
 

Evidemment, ces tergiversations ne sont pas sans rappeler celles du quinquennat précédent...

Emmanuel Macron en digne héritier de François Hollande a beau vouloir se démarquer de son prédécesseur par son style jupitérien, sa communication contrôlée, il retombe dans les travers que l'on connaît.

 

Décidément voilà une  marche et une démarche qui semblent bien chaotiques, peu assurées. 

Tout cela fait désordre pour un parti qui se veut "en marche", mais qui ne sait pas trop où il va...

Tout cela n'augure pas une politique ferme et solide...

 

Pour ce qui concerne les vaccins obligatoires, là encore, le gouvernement a fait machine arrière et envisage une clause d'exemption.  Les familles qui seraient opposées à la vaccination obligatoire de leur enfant contre onze nouvelles maladies pourraient bénéficier d'une dispense...

Sage décision, mais on perçoit encore un revirement étrange...

 

Que penser ? S'agit-il d'une tactique savamment orchestrée ou de louvoiements dus à une forme d'impréparation et d'amateurisme ?

L'avenir nous le dira mais on est perplexe face à de tels aller-retours.

 

 

 

 

 

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 11:45
Fukushima, 6 ans déjà...

 

 


6 ans déjà...

La centrale de Fukushima, un des sites les plus sensibles du Japon, construit en front de mer, comportait 6 réacteurs nucléaires... 6 réacteurs installés en bord de mer !

 

Quand on connaît la fréquence des tremblements de terre dans ce pays, avec les possibilités de tsunamis, on se dit que l'inconscience humaine est terrible...

 

Tremblement de terre, tsunami, raz-de-marée : le 11 mars 2011, une vague submerge la centrale et envahit le site, l'eau inonde les sous-sols, les réacteurs n'ont plus aucune source d'électricité, leur système de refroidissement s'arrête, l'uranium chauffe intensément, le coeur du réacteur est susceptible de rentrer en fusion et d'exploser.

 

A ce moment, personne n'a de solution : l'entreprise Tepco qui gère la centrale est dépassée, car personne n'avait prévu une telle catastrophe et un tsunami aussi puissant.

 

En France, l'IRSN, l'institut de radio protection et de sûreté nucléaire est prévenu par une source interne à Tepco de la situation à Fukushima...

 

Le Japon est le jumeau nucléaire de la France, avec ses 17 centrales. Des ingénieurs sont mobilisés : il s'agit d'anticiper l'éventuelle arrivée d'un nuage radio-actif sur la France.

 

6 heures après le tsunami, dans la salle des commandes, les 24 opérateurs observent l'état du réacteur n° 1 : ils ignorent que faute d'électricité, leurs instruments de mesure sont déréglés. Deux techniciens inspectent l'installation, l'alarme de leur dosimètre se met, alors, à sonner. La radioactivité est très supérieure à la normale.

 

Le réacteur n'est plus sous contrôle : la fusion a commencé, l'eau chargée de refroidir le combustible s'est évaporée, la température atteint plus de 2800 degrés.

 

Le Japon connaît, alors, un véritable chaos : le tsunami a fait 19000 morts et 310000 sinistrés.

 

Les scientifiques japonais sont désemparés face à l'ampleur de la catastrophe. Il est urgent de rétablir l'électricité : on amène un groupe électrogène, mais les câbles ne correspondent pas et ne peuvent être connectés.

 

On le sait maintenant : de nombreuses erreurs humaines et improvisations ont aggravé cette catastrophe nucléaire.

Dans un domaine si sensible, ces erreurs et ces approximations sont incroyables.

 

Le premier ministre se rend sur place : il faut évacuer les gaz afin d'éviter l'explosion du réacteur.... deux opérateurs se portent volontaires pour se rendre dans la zone irradiée et ouvrir les vannes, mais c'est un échec. Une autre équipe est envoyée et parvient à libérer les gaz accumulés dans le réacteur.

 

Il faut injecter de l'eau dans la centrale : des pompiers sont dépêchés mais le bâtiment du réacteur 1 explose, c'est le toit du bâtiment qui a été soufflé.

 

La population japonaise est, alors, informée bien tardivement de ce qui se passe à Fukushima.

 

En France, une réunion d'urgence est organisée à Matignon : comment parler de Fukushima aux français ? L'avenir de l'industrie nucléaire est en jeu... Pour Eric Besson, alors ministre de l'industrie, mieux vaut minimiser l'accident.

 

La France est le pays du nucléaire... Eric Besson déclare donc : "C'est un accident grave mais ce n'est pas une catastrophe nucléaire...." Il faut, bien sûr, éviter que ne se répande la peur.

 

Puis, c'est une nouvelle alerte dans le réacteur n° 3, avec une menace d'explosion : deux opérateurs sont chargés d'ouvrir des soupapes et libérer la pression, mais face à la chaleur insoutenable, ils renoncent.

 

Finalement, des techniciens branchent des batteries de voiture sur les tableaux de commande du réacteur afin d'ouvrir les soupapes, mais la fusion a commencé.

Un deuxième réacteur est sur le point d'exploser. Le vent pousse les rejets radio-actifs vers la capitale, Tokyo.

 L'ambassadeur de France publie un message pour conseiller aux ressortissants français de s'éloigner de la région de Tokyo.

 

Le gouvernement français, lui, préfère communiquer sur le tsunami, plutôt que sur la catastrophe de la centrale.

 

Au Japon, le réacteur 3 explose : le combustible se répand dans les sous-sols du bâtiment. La situation est grave : l 'IRSN annonce que le coeur en fusion s'est échappé de son confinement, il pénètre dans la dalle.

 

Seule solution : injecter constamment de l'eau pour refroidir le réacteur.

Le premier ministre demande à des japonais de se sacrifier et de rester sur place...

Puis, c'est au tour du réacteur 3 d'exploser : des salariés sont désignés pour intervenir encore sur la centrale, ils font du bricolage. Tout l'univers de la centrale est hautement radio-actif.

 

Angela Merkel annonce, alors, l'arrêt du nucléaire dans son pays : le gouvernement français craint la contagion.

 

François Fillon, alors premier ministre décide de tester tous les réacteurs de l'hexagone, afin de contrebalancer la décision allemande.

 

Après un audit, la décision est prise de construire des bunkers pour protéger les centrales, mais les générateurs de secours auraient une durée limitée.

 

Des pompiers d'élite japonais sont, enfin, envoyés à Fukushima : de l'eau est alors projetée en continu sur le réacteur n° 3, mais cette solution est provisoire.

 

Les ingénieurs français imaginent alors d'envoyer des robots, mais les japonais refusent cette offre, ils veulent, aussi, des techniciens compétents pour diriger ces robots.

 

La France expédie finalement des tonnes de matériel périmé à la place des robots. Quant à la directrice d'Areva, Anne Lauvergeon, elle déclare n'avoir rien su de ces ratages !! 

 

Le premier ministre japonais annonce la fin du nucléaire dans son pays. Nicolas Sarkozy vient, alors, au Japon pour plaider la cause du nucléaire.

 

Maintenant encore, la centrale de Fukushima continue à polluer l'environnement : le sol est irradié, dans un rayon de 30 km, les villages sont inhabitables.les japonais évacués doivent régulièrement subir des contrôles de santé.

 

6 ans après, seule l'Allemagne a abandonné le nucléaire... Le Japon a rouvert 3 centrales...

 

Dans le monde 68 nouveaux réacteurs sont en construction.

L'industrie du nucléaire continue à vendre des centrales un peu partout dans le monde...

 

 

Source : une émission de France 2 : Cellule de crise...

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/cellule_de_crise.html


 

 

 

Fukushima, 6 ans déjà...
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 16:27
Anne Lauvergeon : l'illusion de l'image...

 


 

Oui, décidément, Anne Lauvergeon est une femme de son temps, une femme qui a su utiliser l'image pour parvenir aux postes les plus importants.

 

Le sourire, c'est sa marque de fabrique, le sourire pour convaincre, pour séduire, pour s'imposer, pour donner l'illusion.

 

Oui, mais le problème est là : Anne Lauvergeon est à l'origine de la plus grande gabegie française : patronne d'Areva, elle a conduit son entreprise à la faillite, une ardoise de 7 milliards d'euros pour le contribuable, et elle se retrouve aussi mise en examen pour présentation de comptes inexacts.

 

Anne Lauvergeon avait, pourtant, mené de brillantes études, passant par l'Ecole Normale Supérieure, elle avait obtenu l'agrégation de physique, puis avait été recrutée par le corps des mines qui sélectionne les meilleurs ingénieurs.

Au programme : l'économie, le droit public, la finance, c'est alors que Robert Pistre la fait nommer au cabinet de l'Elysée.

 

Anne Lauvergeon a, ainsi, commencé sa carrière en côtoyant les plus hautes sphères de la société : elle devient, d'abord, conseillère, chargée de mission auprès de François Mitterrand.

Elle est rapidement nommée secrétaire générale adjointe à l'Elysée, ce qui la conduit à connaître le monde politique, économique.

 

François Mitterrand lui fait une confiance totale, alors qu'il est tombé malade. Quand il décède, Anne Lauvergeon doit s'éloigner du pouvoir et de la vie politique.

A cette époque, l'association Greenpeace accuse la Cogema de rejets radioactifs, à la Hague.

A la tête de la Cogéma, Jean Syrota, un homme rigide et sévère, refuse les critiques qui lui sont adressées.

 

Le corps des mines dépêche, alors, Anne Lauvergeon et la nomme à ce poste : à 40 ans, elle prend la direction de la Cogema, le géant français de l'uranium.

 

Pour répondre aux soucis des écologistes, et des anti-nucléaires, elle fait appel à une campagne publicitaire qui se veut rassurante. Elle utilise habilement ce slogan : "Nous n'avons rien à vous cacher..."

 

Elle veut, alors, construire un géant mondial du nucléaire, elle décide de s'emparer de Framatome, fabricant de réacteurs. Elle crée Areva, un nom qui fait rêver...

Et elle use encore de l'argument publicitaire pour faire connaître son entreprise, colosse du nucléaire : de somptueuses publicités sont diffusées pour faire la promotion du nucléaire : l'image encore et toujours...

Je me souviens de ces publicités tapageuses pour Areva, ponctuées d'une musique entraînante et tonitruante.

 

Anne Lauvergeon veut aller plus loin encore, elle défend de nouvelles centrales, une nouvelle technologie : l'EPR, un réacteur nucléaire plus puissant, plus cher.... et Anne Lauvergeon réussit à vendre ce réacteur à la Finlande.

 

Ce projet pharaonique n'était pas prêt, et 14 ans plus tard cette centrale est toujours en construction ! 9 ans de retard ! Les finlandais s'inquiètent et on les comprend....

Manifestement, la technique n'est pas au point... l'ouverture est prévue en 2018. Les salariés d'Areva s'inquiètent également.

Et les contribuables français peuvent s'inquiéter aussi.

 

Sûre d'elle, Anne Lauvergeon envisage même de vendre une cinquantaine d'EPR de par le monde.

 

En 2007, elle décide d'acheter Uramine, une entreprise qui possède 3 mines d'uranium en Afrique : elle dépense 1,8 miliards d'euros. Mais ces mines se révèlent inexploitables. Un fiasco total...

 

Comment expliquer une telle erreur ? Des hypothèses ont été émises, notamment celle-ci : Anne Lauvergeon voulait vendre des centrales à l'Afrique du sud, et pour ce faire, il fallait verser des pots de vin, les gisements d'Uramine auraient été, alors, surpayés... 

 

Quand on l'interroge sur l'affaire Uramine, Anne Lauvergeon garde son éternel sourire : refusant de voir le fiasco d'Areva qui pèse sur les contribuables, voulant ne pas perdre la face.

 

Comme Jérôme Cahuzac qui a longtemps nié avoir détenu un compte en Suisse, Anne Lauvergeon nie le fiasco d'Areva, elle refuse d'avouer une gestion désastreuse de son entreprise.

 

Anne Lauvergeon n'est plus à la tête d'Areva... mais EDF en partenariat avec Areva a signé à la fin 2016 un contrat avec la Grande-Bretagne pour construire une nouvelle centrale EPR.

On peut rappeler qu'en mars 2016, le directeur financier d'EDF, Thomas Piquemal, avait démissionné en raison d'un désaccord sur la faisabilité du projet. 

 

Décidément, les français n'ont pas fini de payer la dette, le fiasco d'Areva et le manque de lucidité de ses dirigeants.

 


 

 

Source : un reportage d'Envoyé Spécial à 2 heures 16 minutes

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/envoye_special_,152594556.html

 

 

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