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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 11:11
Les secrets du phylactère...

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie : du 19 au 26 mars 2019...

 

 

Le mot "phylactère" semble recéler bien des mystères : un mot rare aux sonorités variées et diverses, fricative à l'initiale, gutturales "c" et "r", dentale "t"...

Un mot très ancien qui remonte à la langue grecque :  "φυλακτήριον, phulaktêrion, l'amulette", venu d'un verbe  "φυλάσσω, phulássô, garder, préserver."
 

Un mot lié à la notion d'écriture, car l'amulette renfermait anciennement une formule secrète, parfois un texte sacré.

Un mot magique et solennel, un mot majestueux avec ses 4 syllabes, son "i" grec, la graphie "ph" venu directement du grec ancien.

 

Ce nom venu d'un lointain passé ne nous parle plus guère et pourtant, il désigne aussi une réalité très moderne : une bulle de bande dessinée dans laquelle sont enfermés les dialogues, les propos prononcés par des personnages de BD.

 

Il est vrai qu'on utilise peu ce terme "phylactère" et qu'on lui préfère le substantif plus familier "une bulle".

Et désormais le contenu de ces bulles n'est plus caché, protégé, il est accessible à tous.

 

Les bandes dessinées représentent bien le monde de l'enfance : c'est souvent une première approche de la lecture : nous avons tous lu les aventures de Tintin, les albums d'Astérix le Gaulois, nous avons ri de plaisir en lisant ces récits truffés de jeux de mots, d'allusions historiques, peuplés de personnages insolites, drolatiques.

 

Nous avons tous apprécié de découvrir les enquêtes du reporter Tintin... la beauté, la précision du dessin alliés au texte, la BD a produit de véritables trésors.

La BD nous introduit dans un monde de couleurs, de formes, nous fait voyager dans le temps et l'espace, nous procure une évasion... et elle n'est pas réservée à l'enfance.

Ludique, la BD peut aussi nous informer de manière attractive et séduisante...

 

Le phylactère ancien, lui, intrigue, fascine, suscite la curiosité : quel est le texte qu'il renferme ? Le mot nous fait accéder à un univers mystique, étrange, mystérieux... Il nous fait voyager dans un passé lointain, à une époque où on portait des amulettes, des talismans.

On associe souvent les amulettes aux anciens Égyptiens, qui en portaient en toute occasion, jusque dans leur tombe. Il était courant d'enterrer une momie avec des dizaines d'amulettes en forme de scarabée. 

 

 


Les dix mots choisis pour illustrer cette thématique sont : arabesque, composer, coquille, cursif/-ive, gribouillis, logogramme, phylactère, rébus, signe, tracé.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-2018-2019

 

https://semainelanguefrancaise.culture.gouv.fr/

 

 

 

 

 

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 12:38
"Composer"... un verbe lié à l'écriture...

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie : du 19 au 26 mars 2019...

 

"Composer" ! Voilà un verbe ancien issu du latin "componere", dans lequel on reconnaît le préfixe "cum", "avec" et le verbe "ponere", "poser, placer".

Qui n'a jamais pratiqué l'exercice de la composition française ? un exercice scolaire formateur qui exige rigueur, compétence, savoir-faire...

Un exercice essentiel en cours de français : ce que l'on appelle parfois aussi la "rédaction". Mais je préfère le terme ancien de "composition"...

Tout un art de raconter, toute une science pour développer des idées. La composition suppose une construction, une lente élaboration, une réflexion approfondie.

Elle s'accommode de la lenteur, d'une longue maturation, d'efforts successifs.

Il est certain que face à l'instantanéité des informations dont on nous abreuve, la lenteur n'est plus à la mode... Composer, c'est retrouver ce goût ancien de la lenteur et de la patience.

 

La composition commence par un brouillon car personne ne peut écrire d'un premier jet, il convient de réécrire, de gommer, de raturer, de recommencer.

Les adolescents d'aujourd'hui souvent ne savent plus faire un brouillon...

L'écrit se travaille : choix des mots, forme des phrases, ponctuations, plan, effets de style...

 

La composition développe et forme la créativité de chacun... à vos plumes, à vos stylos, à vos claviers !

Et soyez attentifs à l'originalité ! Veillez au style !

Commencez par rassembler des idées, faites un plan, puis rédigez...

Non, ce n'est pas un exercice facile, il demande du temps et de la réflexion.

 

Mais, au bout de l'effort, c'est la récompense d'avoir trouvé le mot juste, la tournure de phrase qui convient, une certaine harmonie dans la composition et le déroulé des phrases.

Le bonheur de l'écriture, de remplir la page blanche !

Que de sujets de réflexion s'offrent à nous ! Que de descriptions ! combien de récits !

En composant, en écrivant, on touche à tous les arts : musique, peinture, théâtre, poésie... Ne dit-on pas aussi "composer un tableau, composer une musique" ?

L'occasion de développer son imagination, l'occasion d'exprimer des sentiments, des émotions, une sensibilité...

Un temps de pause dans un monde qui s'accélère, un temps de réflexion et de repos : une oasis de détente...

 

 


Les dix mots choisis pour illustrer cette thématique sont : arabesque, composer, coquille, cursif/-ive, gribouillis, logogramme, phylactère, rébus, signe, tracé.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-2018-2019

 

https://semainelanguefrancaise.culture.gouv.fr/

 

 

 

 

 

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 11:58
Les mystères et les métamorphoses de l'écriture...

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie du 16 au 24 Mars 2019...

 

L'écriture fascine depuis ses lointaines origines : petits dessins, pictogrammes, cunéiforme, hiéroglyphes...

Depuis le "gribouillis" informe jusqu'à l'art de "composer" des récits, l'écriture a décliné toutes sortes de possibilités...

Le mot "gribouillis" avec son suffixe familier de diminutif suggère bien une écriture confuse et informe. L'enfant aime ainsi gribouiller sur des feuilles, avant même d'avoir appris à écrire...

A l'inverse, le verbe "composer" venu du latin "componere", "placer ensemble" montre une volonté de structurer la pensée, d'ordonner les idées. On connaît bien l'exercice de la composition française et ses exigences...

"Composer" suppose réflexion, attention, lenteur, toutes qualités qui ont tendance à se perdre dans notre monde moderne.

 

L'écriture si précieuse a permis de transmettre tant de messages, de pensées, d'émotions, de réflexions, de beauté et d'harmonie.

 

L'écriture se décline en différents mots très évocateurs...

Ce peut être une "arabesque" sinueuse pleine de charme, ou un simple "tracé", ou encore une écriture "cursive."

L'arabesque, en forme de volute, de spirale relève de l'oeuvre d'art : le mot  lui-même fait rêver, avec ses quatre syllabes langoureuses, le mot évoque élégance, légèreté, sinuosité...

Le tracé est, quant à lui, souvent plus rudimentaire : c'est l'origine même de l'écriture...

L'écriture cursive, elle, va vite : elle court sur la feuille en un tracé continu...

 

Et puis, l'écrit fait appel aussi au dessin : c'est ce que l'on perçoit dans l'art des hiéroglyphes, si ancien, mais aussi dans l'usage fréquent, dans nos sociétés, de "logos", ces symboles associés à des marques...

L'écureuil pour la caisse d'épargne, le losange pour une marque de voiture, un lion pour une autre... 

Etonnant tout de même ! comme le souligne Roger-Pol Droit, "le "logos" terme grec qui désigne à l'origine le discours, la raison, "s'emploie désormais pour nommer la forme visuelle d'une marque !" 

 

Le "rebus" constitué d'une suite de dessins, de lettres, de chiffres nous intrigue, avec sa terminaison latine, et nous permet de découvrir une énigme : c'est un petit jeu sympathique... ce mot ancien remonte au latin et signifie "avec les choses".

 

Et que dire de ce mot mystérieux, le "phylactère" ? En grec ancien, il désignait une amulette, un talisman.

C'était aussi une petite boîte, renfermant des bandes de parchemin ou de vélin.

Le terme désigne, de nos jours, les bulles des bandes dessinées remplies d'écriture.

 

Et pourquoi le nom "coquille" est-il associé à l'écriture ? Dans le langage journalistique, il s'agit d'une faute typographique, quand une lettre est substituée à une autre... Venu du latin "conchylium" et du grec "cogkhulion", c'est une formation de diminutif qui désigne le petit coquillage. Une coquille évoque une lettre à l'envers, inversée...

 

Et puis, dans l'écriture, tout est "signe"... Les mots eux-mêmes sont des signes composés d'un signifiant et d'un signifié. La magie des mots ! Le mystère de leur origine, de leurs significations ! Leurs sonorités, leur musique éclatantes ou douces ! La magie de la poésie !

 

 

 

 

Les dix mots choisis pour illustrer cette thématique sont : arabesque, composer, coquille, cursif/-ive, gribouillis, logogramme, phylactère, rébus, signe, tracé.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-2018-2019

 

https://semainelanguefrancaise.culture.gouv.fr/

 

 

https://www.dailymotion.com/video/x707j0m

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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 09:43
L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?

 

 

 

De plus en plus d'étudiants dans les universités utilisent l'ordinateur pour noter les cours : ils manient le clavier avec une aisance et une virtuosité étonnantes. Dans les lycées aussi, l'ordinateur commence à faire son apparition.

 

Ainsi, dans certaines régions, notamment en Languedoc Roussillon, on a distribué gratuitement aux élèves des ordinateurs et les adolescents sont autorisés à s'en servir pendant les cours.

 

L'écriture manuscrite tend donc à disparaître, va-t-elle devenir complètement obsolète ? C'est la question qu'on peut se poser.

Les jeunes enfants vont-ils apprendre à écrire sur l'ordinateur ?

 

Au cours d'un reportage du journal de 20 heures sur France 2, une fillette interrogée à ce sujet déclare : "C'est plus facile d'écrire sur l'ordinateur, les lettres sont déjà tracées." On voit bien là l'argument de la facilité s'imposer...

 

Oui, il est plus facile de taper une lettre que de la transcrire et pourtant le geste de l'écriture paraît essentiel. Comme le souligne une mère de famille dans ce même reportage de France 2 : "L'écriture manuelle est unique : on y perçoit une personnalité, des formes, des signes, des arabesques.... En fait, il semble, d'après certains spécialistes, que le geste de l'écriture est un apprentissage fondamental car lire, c'est se rappeler ce que l'on a écrit à la main. Pour apprendre à lire, il faut passer par le geste...

 

Si l'écriture à la main s'estompe et disparaît, quel sera l'impact de ce changement ? De moins en moins de gens écrivent à la main : désormais, on envoie des mails et non des lettres...

L'écriture manuelle est bien en train de se perdre. Il est vrai que l'on peut corriger à l'infini un texte tapé sur un ordinateur et sans faire de ratures...

 

Mais les ratures peuvent être importantes : elles montrent bien qu'un texte a été travaillé, corrigé. Les élèves souvent ne savent pas faire un brouillon, barrer, recommencer, vérifier...

 

De plus, le fait de tracer les lettres permet de mieux visualiser le message. Quand on utilise un clavier, on peut faire des fautes de frappe que l'on ne perçoit pas toujours.

 

Je pense qu'il est important pour tous de continuer à pratiquer l'écriture manuelle : on voit mieux ses corrections, on est en contact avec le papier, la feuille, le stylo.

Il est souhaitable que les deux pratiques coexistent et que l'une ne l'emporte pas sur l'autre : il ne faut pas perdre le plaisir de lire une belle écriture, d'en apprécier la graphie, d'en deviner les mystères....

 


 

 

 

 

 

L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?
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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 13:59
Des voeux manuscrits qui se perdent...

 

 

Avec internet, les voeux sont désormais adressés par mail : on en oublie les cartes de voeux écrites à la main.

Des cartes magnifiques, lumineuses, aux couleurs chatoyantes...

 

On reçoit le plus souvent des messages de voeux groupés qui n'ont plus grande valeur ou signification...

Ce sont des copiés-collés qui manquent de sincérité, de vérité...

 

Ces voeux sont en général accompagnés de photos où l'on se met en scène, de manière artificielle.

On vit, ainsi,  à l'heure de l'immédiateté, de la rapidité : on ne choisit plus ses mots pour écrire, on balance des formules toutes faites et toutes prêtes...

Les voeux ne sont plus personnalisés, ils deviennent mécaniques, impersonnels, artificiels.

 

On perd aussi le geste de l'écriture manuscrite, beau geste qui permet de former chacune des lettres.

La modernité, les ordinateurs nous conduisent ainsi vers une forme d'uniformisation et de déshumanisation dangereuse.

 

Bien sûr, l'outil est pratique, il permet de communiquer rapidement et instantanément à des milliers de kilomètres de distance.

Mais il peut aussi nous entraîner vers des réflexes faciles : ainsi, la réflexion se délite, disparaît au profit d'automatismes primaires.

 

Souhaiter le meilleur à ceux qu'on aime, c'est du bonheur que l'on s'accorde aussi à soi-même... 

On peut le faire par mail, bien sûr, mais sans oublier de personnaliser ses envois.

Sinon, on a l'impression d'envois contraints et obligés... de formules creuses, de rituels vidés de sens...

 

C'est certain : les voeux manuscrits sont démodés, avec l'avènement d'internet.

Mais ils conservent tout leur charme, quand on y songe : ils sont une marque d'attention particulière, ils rompent avec les habitudes d'immédiateté du monde moderne, ils permettent de retrouver le plaisir de l'écriture manuelle...

 

Ils font retrouver des rituels d'autrefois, le bonheur de choisir une carte, de prendre en main un stylo, de tracer des lettres en s'appliquant, de penser et de peser chacun de ses mots...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Des voeux manuscrits qui se perdent...
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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 15:01
Ecriture inclusive : arrêtons le massacre !

 

 

La langue française malmenée, défigurée tant de fois, mérite d'être préservée des atteintes de cette nouvelle lubie : l'écriture inclusive qui la dénature un peu plus encore.

 

Il suffit de regarder quelques mots orthographiés selon le principe de l'écriture inclusive : "boulanger.e.s, conducteurs.rices, ingénieur.e.s ou des salarié.e.s, artisan.e.s, commerçant.e.s", pour comprendre les difficultés que soulève une telle pratique.

Notre langue en devient incompréhensible, absconse, obscure.

 

Une telle écriture perturbe la lecture et la rend difficile : l'utilisation de points au milieu des mots est une hérésie totale... Le point doit rester une ponctuation qui marque la fin d'une phrase.

Et ce galimatias serait introduit au nom de l'égalité des sexes ! ?

Mais on croit rêver !

 

 Brigitte Grésy, la secrétaire générale du haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes a même osé déclarer, à ce sujet :
 "Je trouve ça élégant ; cela forme comme des petits nuages à la fin des mots. Surtout, depuis que j’écris ainsi, je ne vois plus un monde uniforme mais riche des deux sexes. Enfin, la moitié de l’humanité, les femmes, apparaît. Car oui, une langue représente le monde. Et cette écriture dite inclusive est une arme massive de visibilité pour les femmes." 

Mais qui ne voit que le combat pour cette égalité doit se situer ailleurs ?

 

L'apprentissage de notre langue est déjà très complexe, avec des règles et des exceptions grammaticales nombreuses.

Avec cette écriture dite inclusive, on risque d'exclure de plus en plus de jeunes qui éprouvent des difficultés à apprendre la langue.

 

Combien d'élèves ne maîtrisent pas des règles d'accord élémentaires entre le sujet et le verbe, entre le nom et l'adjectif ? Et on voudrait rajouter d'autres subtilités grammaticales ?

On voit bien que les promoteurs de l'écriture inclusive n'ont aucune connaissance des réalités de l'enseignement.

 

D'autres  s'insurgent encore contre cette règle grammaticale : "le masculin l'emporte sur le féminin..."

Il faudrait donc que le féminin l'emporte sur le masculin, afin de satisfaire quelques féministes fanatisées ?

Mais ce n'est pas sur ce terrain qu'il faut se battre pour lutter contre l'inégalité des sexes.

Cette cause est trop importante pour qu'on la réduise à des habitudes de langage.

Il existe des problèmes bien plus graves.

 

C'est dans les faits, dans la réalité qu'il faut promouvoir la cause des femmes : lutter contre le sexisme, le harcèlement, les brimades.

La parole se libère de plus en plus pour défendre la cause des femmes et dénoncer leur asservissement.

C'est sur ce terrain qu'il faut continuer à se battre...

La cause des femmes mérite mieux que ces galimatias instaurés par l'écriture inclusive.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture inclusive : arrêtons le massacre !
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 14:22
Les enluminures des hiéroglyphes...

 

 

 



"Lorsque la porte de pierre s’écarta, livrant, pour la première fois depuis trente-cinq siècles, passage aux rayons du jour, une bouffée d’air brûlant s’échappa de l’ouverture sombre, comme de la gueule d’une fournaise. Les poumons embrasés de la montagne parurent pousser un soupir de satisfaction par cette bouche si longtemps fermée. La lumière, se hasardant à l’entrée du couloir funèbre, fit briller, du plus vif éclat, les enluminures des hiéroglyphes entaillés le long des murailles par lignes perpendiculaires et reposant sur une plinthe bleue. Une figure de couleur rougeâtre, à tête d’épervier et coiffée du pschent, soutenait un disque renfermant le globe ailé et semblait veiller au seuil du tombeau, comme un portier de l’éternité."

C'est ainsi que Théophile Gautier dépeint la découverte et l'ouverture d'une tombe égyptienne, dans son oeuvre, intitulée Le roman de la momie... Aussitôt, les enluminures des hiéroglyphes apparaissent et subjuguent les héros de l'histoire...
 


Le mot "hiéroglyphe" surprend par sa graphie complexe, son "i" grec, ses sonorités contrastées de gutturales "r" et "g", assez rudes et de fricative "ph", très douce...

Avec les hiéroglyphes, on entre dans le domaine du secret et du sacré : le mot lui-même n'est-il pas énigmatique et mystérieux ?

Le mot lui-même nous intrigue, nous fascine, et semble mimer les caractères qu'il désigne.

Le mot dessine des arrondis, des entrelacs, des boucles étonnantes.

Il nous entraîne vers d'autres univers, des époques lointaines, des mondes souterrains et obscurs, on pénètre dans des pyramides, on découvre des fresques d'un autre temps, ornées de signes étranges, formant des motifs pleins de charme.

Les couleurs éclatantes, les entrelacs de l'écriture attirent tous les regards.

Les hiéroglyphes nous parlent, et nous disent une forme de sérénité et de beauté...

Les signes décrivent des volutes, des enroulements qui nous envoûtent, les caractères nous subjuguent de leurs envolées mystérieuses...

Le mot lui-même montre et suggère toute l'étrangeté de ces motifs imprimés dans la pierre, ou peints sur des fresques.

On est, aussi, fasciné par l'aspect colossal des monuments de l'Egypte ancienne : les pyramides de Giseh, Chéops, Khéphren, Mykérinos, des temples aux colonnes imposantes, des statues de dieux aux dimensions surhumaines.

Et les hiéroglyphes, eux-mêmes, nous font découvrir une dimension sacrée, et comme supérieure...

Le mot, on ne s'en étonnera pas, vient de deux radicaux grecs, un adjectif "hiéros, sacré", et un nom "glyphé, la gravure"...

Ainsi, ce mot s'inscrit dans une sphère religieuse et mystique. Il nous fait remonter aux origines mêmes de l'écriture, essentiellement figurative, composée de plantes, d'humains, de dieux, d'animaux et de quelques signes phonétiques.

Cette écriture, attestée des le quatrième millénaire, nous fait percevoir tout le sens artistique des anciens Egyptiens, leur goût de la beauté, des lignes tracées avec élégance...

Ce nom évoque des temples, des dieux, aux sonorités exotiques et lointaines, Isis, Osiris, Bastet, Anubis, Sobek, Khépri, Bastet, des êtres magnifiés, des pharaons aux noms étranges.

Abou Simbel, Karnak, Denderah, Philae, ces noms de lieux célèbres nous font voyager dans l'espace et le temps !

Toutankhamon ! Ce nom nous transporte dans des paysages de dunes de sable, des étendues dorées, enluminées de soleils éblouissants. Ce seul nom nous fait entendre l'ancienne Egypte, ce seul nom résonne comme un chant venu d'un lointain passé.

Toutankhamon, déifié, devenu un symbole de la magnificence égyptienne ! Toutankhamon, souverain universel, connu de tous !

Mykérinos, Chéops font rayonner, aussi, leurs éclats de sifflantes !

Les hiéroglyphes racontent leur histoire, magnifient leur vie, font revivre un passé brillant...

Quel mot ! Quelle graphie !

Les consonnes de ce nom se hissent vers des hauteurs ou retombent dans des profondeurs et des abimes de mystères !

 

 

 

 

 

 

 

Les enluminures des hiéroglyphes...
Les enluminures des hiéroglyphes...
Les enluminures des hiéroglyphes...
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 16:48
L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...

 

 

 

Il est temps de célébrer l'adjectif et toutes ses vertus ! Il est temps de redorer le blason de l'adjectif, devenu si rare ou rebattu !

De grâce, laissons de coté les "super", "extra" et redonnons aux adjectifs la place qu'ils méritent !

On aime leurs nuances infinies, l'adjectif peut rendre un texte brillant, éblouissant, chatoyant, éclatant, lumineux, ardent, fulgurant !

Il peut, parfois, être familier, populaire, et restituer une forme de simplicité et de modestie.

 

L'adjectif s'adjoint au nom pour le compléter, le qualifier, lui apporter toutes sortes de nuances... Que serait un texte, sans les adjectifs ?

Que pourrions-nous écrire, sans eux ?

Un texte privé d'adjectifs serait comme un corps sans âme, une fleur sans couleur...

L'adjectif nous permet d'exprimer tant de sentiments divers, tant d'appréciations sur les événements, les êtres, les objets, les êtres.

Le mot lui-même avec ses différentes consonnes, dentale sonore, chuintante, gutturale "c", dentale sourde, fricative à la fin, semble suggérer une diversité, une richesse étonnante de qualification...

L'adjectif fait preuve d'une certaine souplesse : il peut, même, devenir un nom quand il reçoit un article, on dit, alors, qu'il est substantivé : "les pauvres, les riches, les petits, les grands..."

L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre pour évoquer les couleurs, les formes, les substances, les textures de tout ce que l'on veut décrire...

Grâce à lui, on peut suggérer des parfums doux ou prégnants, des sons apaisants ou tonitruants...

Ce mot venu du latin "adjectum", participe du verbe "adjicere", "ajouter" n'est-il pas le complément indispensable du nom dont il vient préciser le sens ?

Tant d'adjectifs, dans notre langue, nous aident à exprimer tant d'idées !


"Rouge, rocheux, pourpre, flamboyant, légère, fragile, vive, intense, rougeoyante, volatile, cotonneuse, diaphane, subtil, ondoyant, lumineuse, élégante, rubescente, sombre, délicat, prégnante, lourde, virevoltant !"

Que de mots, et que d'expressivité dans les sonorités, les formes !

L'adjectif, substance même d'un texte, ajoute lumière, mouvement, force, intensité à une description, il permet d'animer une phrase.

L'adjectif qui s'accorde en genre avec le nom revêt, aussi, différents aspects : masculin ou féminin, il se colore de résonances particulières.

Il demande une recherche attentive : il faut trouver le mot juste qui restitue les sentiments, les idées que l'on veut mettre en valeur.

Beau prolongement du nom, l'adjectif peut précéder le substantif ou le suivre, et, là encore, il peut produire des effets différents.

Il peut entrer dans toutes sortes de figures de style : oxymore, redondance, effets d'insistance, rythmes binaires ou ternaires, hyperboles...

Il offre tant de possibilités ! 

Il admet différents degrés de significations : comparatif, superlatif, adverbes d'intensité viennent encore nuancer, à l'infini, le sens de l'adjectif et lui donner plus de relief...

Il peut souligner un éloge, mettre en valeur un blâme, il peut marquer une révolte soudaine et virulente, une vive indignation ou une admiration insistante.

Que de ressources dans l'adjectif, que de variétés !

 

N'oublions pas d'utiliser des adjectifs, pour donner plus de force, d'intensité, de vérité à l'expression des idées, pour nuancer et affiner une description, pour animer un récit...


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

L'adjectif nous offre une palette digne d'un peintre...
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