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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 11:21
Xi Jinping au programme !

 

 

Xi Jinping au programme ! Pour la rentrée des classes en Chine, cette année, surgit une nouvelle matière : désormais, "la pensée de Xi Jinping" sera enseignée dans les écoles primaires. 

Dès l'âge de six ans, les petits Chinois auront droit à ce nouvel enseignement...

 

L'endoctrinement dès le plus jeune âge : c'est ainsi que fonctionnent les sociétés oppressives et autoritaires...

 

"Culte de la personnalité, manipulation idéologique, la pensée du chef hissée au rang de parole d'évangile... cela fait penser au petit livre rouge de Mao.

Un programme d'endoctrinement à vaste échelle qui vise à modeler les cerveaux : "elle aidera les jeunes à établir des convictions marxistes et l'amour de la patrie", disent les textes officiels...

 

Faut-il y voir un durcissement du pouvoir, un avertissement envers quiconque oserait contester l'idéologie officielle ?

C'est bien le message qui est en filigrane : tolérance zéro pour la dissidence qui caractérise le régime Xi Jinping.

Le culte de la personnalité se développe en Chine depuis 5 ans et cela va crescendo.

 

Affirmation d'une Chine émergente jadis humiliée, qui s'affirme aux 4 coins du monde, qui met le commerce au service de la puissance diplomatique, une plus grande autonomie nationale face aux circuits commerciaux, davantage de consommation intérieure, l'idée d'une autosuffisance accrue de la Chine, un nationalisme de plus en plus accentué face au reste du monde.

 

Le ministère de l’éducation nationale a bien précisé dans les textes relatifs à ces "nouveaux enseignements obligatoires" que l’objectif était de "s’assurer que la "pensée Xi" entre bien dans les cerveaux des élèves."

On ne peut être plus explicite : il s'agit d'endoctriner les jeunes cerveaux malléables.

 

Ainsi, les écoles primaires s’attacheront à "cultiver chez les enfants l’amour de la patrie, du parti communiste et du socialisme afin qu’ils suivent le parti dès l’enfance."

 

L'enseignement au service d'une idéologie et d'un chef unique : c'est terrifiant !

 

Imaginez : la pensée de Macron enseignée dans les écoles françaises ! La pensée du Président érigée en un dogme irréfutable !

Un cauchemar !

Autre nouveauté qui s'annonce en Chine : des élèves de primaire seront surveillés grâce à une puce électronique. Ce nouveau dispositif, mis en place dans une école de la ville de Zhuhai, permet de renforcer la sécurité des élèves... . Cette puce électronique permet notamment de collecter des informations concernant la trajectoire des élèves ou le temps qu’ils passent dans les différentes zones de l’établissement scolaire.

Cette nouvelle technologie permet également aux parents de pouvoir communiquer avec leur enfant via une messagerie. Les enfants n’étant pas autorisés à utiliser leur téléphone portable en Chine, la puce électronique leur permet d’échanger avec leurs parents.

Est-ce ce monde de surveillance généralisée qui nous attend ?

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/monde/la-pensee-de-xi-jinping-desormais-enseignee-en-chine-des-6-ans-08-09-2021-2442201_24.php

 

 

 

https://asialyst.com/fr/2021/09/06/chine-pensee-xi-jinping-desormais-enseignee-ecole-primaire/

 

 

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/l-heure-du-monde/segments/chronique/368896/chine-enseignement-xi-jinping-hdm

 

 

https://www.lepoint.fr/monde/chine-des-eleves-de-primaire-surveilles-grace-a-une-puce-electronique-10-09-2021-2442452_24.php

Xi Jinping au programme !
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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 09:55
Une drogue électronique...

 

"Le pouvoir chinois veut lutter contre l'opium mental que représentent les jeux vidéos en ligne. Et pour réduire l'addiction des plus jeunes à ces jeux, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur : les mineurs n'ont plus le droit de jouer plus de 3 heures par semaine et les contrôles sont renforcés.

 

L'honneur des rois... c'est l'un des jeux vidéos dans le collimateur des autorités chinoises : plus de cent millions de personnes y jouent chaque jour sur smartphone.

Ce jeu sur mobile (le joueur fait progresser un personnage au fil d’une série de combats) enregistre actuellement plus de 50 millions de connexions quotidiennes. Davantage donc que le phénomène Pokémon Go à son pic (autour de 45 millions d’utilisateurs, beaucoup moins aujourd’hui)… et dans un seul pays !

Le jeu rapporte gros à l'entreprise chinoise qui l'a créé : plus d'un milliard d'euros par an... beaucoup d'enfants y dépensent des fortunes en achetant des personnages, des équipements ou des pouvoirs magiques.

 

Désormais, il faudra s'enregistrer pour y jouer avec sa carte d'identité : un système de reconnaissance faciale est aussi intégré pour être sûr que l'on ne joue pas avec le code des parents.

 

Et ce sera la même chose pour tous les jeux vidéos en ligne.

 

Selon la nouvelle réglementation, les utilisateurs de moins de 18 ans ne pourront jouer qu'entre 20 heures et 21 heures le vendredi, le samedi et le dimanche, soit 3 heures seulement par week-end.

La presse officielle a qualifié ces jeux de drogue électronique et d'opium mental... des brigades du net seront chargées de surveiller les plateformes et de s'assurer que ces nouvelles réglementations sont bien appliquées."

Ce sont là des mesures dignes d'un état dictatorial...

 

Mais, il est certain que les écrans ont un très grand pouvoir d'addiction : les adultes eux-mêmes n'y échappent pas.

Alors, les enfants, les adolescents sont encore plus sensibles à cette attraction pour les écrans.

Une attraction dangereuse qui peut fonctionner comme une véritable drogue...

Les parents doivent veiller à imposer des limites à leurs enfants.

 

Comme le dit Michel Desmurget : "On parle d’un produit dont l’effet négatif sur la réussite académique est aujourd’hui démontré par des dizaines d’études convergentes. Plus nos progénitures consomment de contenus audiovisuels (télé, Netflix, YouTube, etc.), plus ils jouent aux jeux vidéo, plus ils passent de temps sur les réseaux sociaux (Instagram, Snapchat, TikTok, etc.) et plus leurs performances scolaires chutent. C’est vrai quel que soit l’âge, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

 

Dans ce contexte, les parents seraient en effet bien avisés de mettre les écrans récréatifs au placard et à défaut, si cela leur semble impossible, de réduire les temps d’usage. Cette règle du « le moins le mieux » constitue d’ailleurs, comme l’ont établi plusieurs études sociologiques récentes, une pratique caractéristique des familles scolairement les plus efficientes."

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-du-lundi-30-aout-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-chine-les-jeux-video-en-ligne-limites-a-3h-par-semaine-pour-les-mineurs_fr_612ce308e4b01d0862f36219

 

https://www.marianne.net/societe/education/dangers-des-ecrans-leducation-nationale-fait-le-necessaire-pour-masquer-le-probleme

Une drogue électronique...
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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 08:42
Baccalauréat général : un taux de réussite de 95 % !

 

Baccalauréat général : 95 % de réussite, avant même les épreuves de rattrapage !

Que valent désormais les diplômes ? Le DNB ou diplôme national du brevet est devenu une formalité : ainsi, plus besoin d'obtenir ce brevet pour le passage en classe de seconde.

Certains parlent même de brevet national de la bienveillance : c'est ainsi que le nomme Patrice Romain, dans son ouvrage intitulé Requiem pour l'Education Nationale.

 

Que dire du Baccalauréat ?

Lors d'un épisode du feuilleton "Un si grand soleil" diffusé sur France 2, on voit des étudiants en train d'attendre les résultats du BAC : c'est révélateur ! Ces étudiants ne sont pas dupes...

"On n'a toujours pas les résultats", dit l'une des protagonistes. Et un garçon leur répond : "Arrêtez de stresser..."

"Mais, on ne stresse pas pour le BAC, on stresse pour la mention." répond une jeune fille.

"Tout le monde l'a maintenant, le BAC..."

"Surtout avec 91, 5 %  de réussite, l'année dernière... pour pas l'avoir, il faut vraiment pas le vouloir !"

Ils ont tout compris, ces jeunes gens !

 

Examens de plus en plus faciles, notes de plus en plus positives, sanctions de plus en plus rares : notre système scolaire a tendance à gommer les difficultés et les obstacles...

On crée ainsi des générations qui ne connaissent pas l'échec et qui ne sont pas confrontés aux difficultés.

Comment ces adolescents pourraient-ils apprendre le sens de l'effort et de l'humilité ?

 

Cette année, en raison de la pandémie, l'épreuve de philosophie du BAC a été délaissée par nombre de candidats.

C’est la meilleure note qui devait être retenue, entre celle obtenue à l’épreuve de philosophie et celle du contrôle continu, à condition que le candidat ait rendu sa copie.

Une mesure décidée par Jean-Michel Blanquer pour tenir compte des perturbations dans les lycées provoquées par la crise sanitaire. Du coup, le jour de l’épreuve, le 17 juin dernier, de nombreux témoignages faisaient état du départ précipité de nombreux candidats bien avant la fin de l’épreuve." Comme nous le craignions, beaucoup de copies ont été rédigées très rapidement par des élèves qui n’étaient pas motivés par l’épreuve, car l’enjeu était trop faible", a déclaré Nicolas Franck, président de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public.

Beaucoup de candidats ont bâclé leurs copies.

Comment pourrait-on s'en étonner ?

 

De plus, depuis des années, des recommandations d'indulgence sont données aux correcteurs par les inspecteurs.

Depuis des années, les taux de réussite au Baccalauréat s'envolent !

 

Mais est-ce rendre service aux élèves ? Un grand nombre d'entre eux se retrouvent sur les bancs de l'université sans avoir les compétences requises pour poursuivre des études.

Le Baccalauréat devient une grande braderie et perd de plus en plus de sa valeur. On vit ainsi dans une société des faux-semblants : le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a même envoyé un message de félicitation pour les nouveaux bacheliers : 

"Je voulais vous féliciter, vous êtes la première génération à avoir passé le nouveau Baccalauréat. C'est un Baccalauréat qui vous prépare pour votre entrée dans l'enseignement supérieur ou dans le monde du travail."

 

Tout va bien ! Pas de vagues !

 

 

 

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 08:10
Grand oral du Baccalauréat : des couacs inadmissibles...

 

 

Les premiers élèves de terminale ont passé le grand oral, lundi 21 juin, le jour de la fête de la musique... Quel choix judicieux !

C'est la grande nouveauté du Baccalauréat, version 2021.

 

Cette nouvelle épreuve avait été mal préparée et suscitait des inquiétudes de la part des élèves, mais aussi des enseignants qui prévoyaient des difficultés pour mettre en oeuvre cet oral.

Pourquoi n'ont-ils pas été écoutés ?

Encore une fois, le ministère ne tient pas compte de l'avis des enseignants qui sont pourtant sur le terrain et connaissent bien leur métier.

 

 Cette nouvelle épreuve n'était déjà pas évidente à organiser, et toute une série de couacs est venue ajouter du stress pour les lycéens. 

Pour certains élèves de Terminale, l'examen a été reporté, car le jury était absent.

 

Un lycéen témoigne : "Je n'ai pas passé cet oral, j'avais bien travaillé, et en apprenant ce matin que je n'allais pas passer, ça été un choc, ça m'a rajouté du stress."

Ce n'est pas le seul cas.

Sur les réseaux sociaux, d'autres témoignages significatifs :

"Convoqués à 8 heures, pas de jury, attendre jusqu'à 12 heures, pour finalement nous dire de rentrer chez nous et revenir demain à 7h 30."

"1 heure 20 que ma fille est au lycée. Les élèves attendent. Les surveillants ne savent rien. Il ne se passe rien. Où est le jury ?"

 

En cause, selon les syndicats : des enseignants prévenus au dernier moment, des convocations jamais arrivées, deux professeurs d'une même spécialité, alors que le jury doit être composé de deux professeurs de matières différentes...

Des signes d'un manque d'organisation, dénonce une syndicaliste.

 

"Tout au long de l'année, on a dit : Attention, cet oral est très complexe, au regard de la situation de cette année, il ne peut pas se tenir... le ministre, Jean-Michel Blanquer, a voulu maintenir l'épreuve, quoi qu'il en coûte... on voit ce soir le bilan : quoi qu'il en coûte, c'est au détriment des personnels et des élèves."

 

Sollicité, le ministère de l'Education nationale n'était pas en mesure au soir du 21 juin de fournir un bilan chiffré des dysfonctionnements !

Ce fiasco était, hélas, prévisible : on a ajouté aux quatre écrits des épreuves terminales du bac une 5e épreuve orale passée par tous les candidats. On entrevoyait tous les problèmes d'organisation que cela pouvait poser. Il était question de simplifier et d'alléger le Baccalauréat, et avec cette nouvelle épreuve, on l'a complexifié.

Chaque fois, pour chaque élève, deux examinateurs devaient être mobilisés.

On voit le résultat... des couacs inadmissibles !

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/bac/baccalaureat-des-dysfonctionnements-en-serie-pour-la-premiere-journee-du-grand-oral_4673271.html

 

https://www.marianne.net/societe/education/jurys-convocations-greve-couacs-en-serie-au-grand-oral-du-bac

 

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 10:54
Baccalauréat : des inquiétudes pour le Grand Oral...

 

L'oral a toujours été la grande angoisse de nombreux candidats au Baccalauréat : une épreuve difficile pour certains....


Alors que le Grand Oral du Baccalauréat, qui représente 10 % de la note finale, doit se tenir pour la première fois en juin, les élèves et les professeurs s'interrogent et s'inquiètent... C'est la grande nouveauté du Bac 2021.

Comment s'y préparer en temps de pandémie, avec des conditions d'apprentissage limitées ?

 

"L'épreuve consiste en une préparation de 20 minutes qui porte sur deux questions qui ont été travaillées pendant l'année par l'élève, qu'il a lui-même choisies, qu'il va ensuite présenter à l'oral sur un temps assez précis : d'abord 5 minutes pendant lesquelles il expose ses questions, la manière dont il les a traitées et les réponses qu'il apporte, ensuite 10 minutes d'entretien, pendant lesquelles le candidat répond aux questions du jury et 5 minutes pendant lesquelles le candidat échange avec le jury concernant son projet d'orientation et le lien de ce projet avec les spécialités qu'il a choisies."

 

Obligatoirement, un des deux enseignants du jury est un professeur d'une des spécialités. Et l'autre est, on pourrait dire, un néophyte, un naïf. L'intérêt de cette épreuve est d'être capable pour l'élève de présenter son projet à quelqu'un qui n'en est pas nécessairement spécialiste.

 

Le problème, c'est qu'avec la pandémie, la communication est limitée par le port du masque et par l'enseignement à distance.

Le confinement a ralenti la progression : beaucoup de lycées sont passés en mode hybride.

Des pétitions ont donc été initiées contre l'instauration de ce Grand Oral : les lycéens estiment ne pas avoir été bien préparés.

 

De fait, instaurer une nouvelle épreuve lors d'une pandémie, est-ce vraiment pertinent ? Les élèves ont été privés d'une préparation adaptée.

 

Eviter la monotonie, ne pas parler trop vite, soigner sa conclusion : des conseils qui peuvent être utiles.

Mais comment évaluer cet oral ? Tenir compte des arguments, bien sûr, mais faut-il évaluer un certain vocabulaire, une certaine posture ?

 

Pour le ministre de l’Education nationale, le futur grand oral serait paré de toutes les vertus : préparer les élèves à "une compétence fondamentale" de la vie, les amener à réfléchir à leur projet d’orientation, "compenser les inégalités entre élèves en préparant tout le monde à la réussite de l’examen."

 

Pourtant, il sera difficile de mettre en oeuvre cette nouvelle épreuve : 

La première difficulté est qu’il s’agit d’ajouter aux quatre écrits des épreuves terminales du bac une 5e épreuve orale passée par tous les candidats. On entrevoit tous les problèmes d'organisation que cela peut poser. Il était question de simplifier et d'alléger le Baccalauréat, et avec cette nouvelle épreuve, on le complexifie.

Chaque fois, deux examinateurs sont mobilisés.

De plus, aucune préparation spécifique n'a été prévue pour ce Grand Oral :  les parents diplômés de l’enseignement supérieur vont pouvoir conseiller leurs enfants. À l’inverse, les enfants d’origine populaire ne pourront guère profiter d’un tel accompagnement parental.

 

Une telle épreuve risque donc d'accroître un peu plus les inégalités, contrairement à ce qu'affirme le Ministre de l'Education Nationale.

 

Sources :

 

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/03/02032020Article637187291563966493.aspx

 

 

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/grand-oral-du-futur-bac-face-aux-difficultes-des-eleves-l-ecrit-glissons-la

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/les-francais-a-lepreuve-de-loralite

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/etre-et-savoir/etre-et-savoir-du-lundi-12-avril-2021

 

 

 

 

Baccalauréat : des inquiétudes pour le Grand Oral...
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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 08:34
Bien sûr, il faut commémorer !

 

Bien sûr, il faut commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon ! Il est important de se souvenir de notre histoire. Il ne faut pas réduire le personnage de Napoléon au seul rétablissement de l'esclavage...

Il faut regarder en face notre passé, en voir le côté obscur, et aussi les aspects positifs.

A cette occasion, on peut lire ou relire l'ouvrage de Dimitri Casali, "Napoléon sur le Divan".

Cet auteur était venu présenter son ouvrage, lors du Festival de la Biographie, à Nîmes.

Voici l'article que j'avais rédigé alors :

Une première psychanalyse de l’Empereur comme s’il s’allongeait sur le divan… avec toutes ses facettes : les plus obscures comme les plus lumineuses, bref l’homme comme vous ne l’avez jamais vu...

 

Dimitri Casali rappelle d'abord qu'il a été professeur d'histoire en Zone d'éducation prioritaire, pendant 10 ans :

"J'ai cette envie de transmettre l'histoire au plus grand nombre et surtout aux jeunes qui n'y ont pas accès.... vous savez, aujourd'hui, l'histoire tombe en désuétude... il y a une véritable répulsion que les moins de 18 ans éprouvent envers l'histoire, et mon âme de professeur d'histoire en ZEP est complètement scandalisé par ce fait...

 

J'ai écrit aussi de nombreux manuels scolaires, et ce livre "Napoléon sur le divan" présente ma façon d'apprendre l'histoire, c'est à dire comme disait Hérodote, l'histoire, c'est avant tout des histoires... c'est raconter des histoires..."

 

Dimitri Casali rappelle à l'occasion qu'il a été l'élève de Jean Tulard, le plus grand spécialiste napoléonien :

"Il a toujours su raconter l'histoire... Je me souviens de ses cours à la Sorbonne : c'était extraordinaire quand il nous faisait Robespierre, il n'hésitait pas à monter sur sa chaise et à déclamer les discours de Robespierre, d'une manière unique... et hélas, cette manière d'enseigner l'histoire part en lambeaux, a disparu aujourd'hui.

La plupart des historiens sont des spécialistes et l'histoire est devenue ennuyeuse et poussiéreuse."

 

"Comment écrit-on un ouvrage de vulgarisation ?", interroge alors le journaliste qui mène l'interview.

"Je suis un vulgarisateur dans le sens noble... le mot n'est pas très beau mais je le revendique et je l'accepte, parce qu'aujourd'hui, il faut savoir passer la transmission de notre histoire aux nouvelles générations."

"Napoléon était un insaisissable caméléon,  quel homme Napoléon était-il vraiment ? Était-il raciste ? Homophobe ? Mégalomane ? Pillard ? Islamophile ? Anglophobe ? Restaurateur de l'esclavage ?" 

"200 ans après sa mort, ce livre passe au crible toutes les facettes du personnage."

 

"Napoléon est le français le plus populaire au monde, encore aujourd'hui. Le seul pays où il n'est pas en odeur de sainteté, c'est la France, alors que les Chinois, les Coréens, les Américains sont fous de notre Napoléon... seule la France le boude.

76 000 livres ont été écrits depuis 1821 date de sa mort, un livre par jour !

C'est un personnage qui fascine le monde entier.

 

J'ai décidé d'écrire ce livre pour essayer de mieux le comprendre, de mieux le cerner, avec toutes ses faces sombres, tous ses défauts et il  en a beaucoup, mais aussi toutes ses faces lumineuses et géniales, et il en a beaucoup aussi.

Tous les grands hommes ont ainsi une face sombre et une face lumineuse."

Dimitri Casali évoque ensuite une scène drôle et rigolote : "Napoléon arrive à son mariage avec Joséphine à la mairie du 2ème arrondissement, il arrive avec 4 heures de retard, le maire s'est endormi, le chandelier est sur le point de s'éteindre, tout le monde en a marre, il arrive comme une furie, comme il est toujours extrêmement dynamique, il réveille tout le monde, il dit au maire : "Réveillez-vous, mon brave !"

Le maire sursaute, se réveille et va marier Napoléon.

Il s'est vieilli pour que sa femme Joséphine qui a 7 ans de plus que lui ne paraisse pas si vieille, il a rajeuni Joséphine dans l'acte de mariage et il s'est vieilli..."

Dimitri Casali évoque aussi le traumatisme de son divorce avec Joséphine, cette femme qu'il a tant aimée.

"Il a aimé deux femmes dans sa vie Joséphine et Marie Walewska, il a dû se séparer de Joséphine parce qu'elle ne pouvait pas lui donner l'héritier qu'il espérait tant. Il fallait absolument un héritier pour lui succéder sur le trône impérial.

Et, pendant longtemps, Joséphine a fait croire que c'était lui qui était stérile. Elle disait parfois : "Le sperme de l'empereur, c'est de l'eau." Elle avait cette formule assassine, pour essayer de conserver son rang d'impératrice.

Napoléon se laissait un peu embobiner par Joséphine, il a fini par le croire.

Mais, un beau jour d'octobre 1806, une de ses nombreuses maîtresses (car le pouvoir agit comme un aphrodisiaque... au début, Napoléon ne s'intéressait pas au sexe, et à la fin de sa vie, il était pratiquement obsédé par le sexe...) une de ses maîtresses Eléonore Denuelle lui a donné un fils, le comte Léon, c'est le fils de la chanson :

"Napoléon est mort à Sainte Hélène,
Son fils Léon lui a crevé l'bidon.
On l'a r'trouvé, assis sur une baleine,
En train d'bouffer les fils de son caleçon."

 

Il a compris alors qu'il n'était pas stérile et là, le sort de Joséphine fut scellé.

Napoléon fut bien sûr un grand génie militaire, mais ce qui compte le plus, ce sont les institutions qu'il va donner à la France, les institutions dont  la République va se saisir : le conseil d'état, les préfets, la légion d'honneur, le code du commerce, le code civil...

On ne réalise pas tout ce que Napoléon a apporté à l'Europe, à la France.

C'est aussi Napoléon III son neveu qui a instauré le droit de grève..."

Dimitri Casali rappelle enfin que l'iconographie qui accompagne son livre est capitale : il a utilisé des tableaux, des oeuvres de Picasso, de Salvador Dali, de Magritte, de Turner... Napoléon est ainsi le personnage le plus représenté dans les arts, après le Christ...

 

 

https://editions.flammarion.com/napoleon-sur-le-divan/9782081444690

 

 

 

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 11:40
Le danger des écrans...

 

 

Avec la pandémie, l'enseignement à distance se développe... bien sûr, c'est mieux que rien, comme le dit Michel Desmurget, auteur d'un ouvrage intitulé La fabrique du crétin digital.

Mais il ne faudrait pas que cet enseignement se généralise au delà de la crise.

 

Il est vrai que, depuis des années, on a tendance à promouvoir "une espèce de modernité éducative des écrans."

Dans les lycées, les ordinateurs, les écrans sont partout : toutes les salles de classe en sont équipées. L'outil peut être utile, à condition de ne pas en faire un usage immodéré.

 

L'image est attractive et ludique, c'est certain, mais les jeunes en sont abreuvés à longueur de journées.

 

Non, les jeux vidéos ne sont pas bénéfiques pour l'attention et la concentration : ils sont d'ailleurs très addictifs, les jeunes y passent parfois des heures.

 

Le plus souvent, "lorsque vous mettez des tablettes, des ordinateurs, des smartphones dans les mains des enfants, ils ne se tournent pas vers les usages positifs, mais au contraire vers ce qu'ils ont de plus délétère.", comme le fait justement remarquer Michel Desmurget.

 

"Jusqu'à six ans, l'idéal est de préserver les enfants de tout usage récréatif, car il 'agit d'une énorme période de plasticité cérébrale,  plus les enfants sont introduits tôt à des usages récréatifs, plus ils ont tendance à de- venir des consommateurs importants.", précise Michel Desmurget.

 

Les jeux vidéo ont tendance aussi à perturber la mémorisation.

Après six ans, pas plus d'une heure d'écrans récréatifs... sinon, c'est dangereux.

"La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d'écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d'une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires)."

 

On voit bien que les adolescents font souvent un usage abusif de leur smartphone : dès qu'ils sortent d'un cours, on les voit dégainer leur portable et le consulter avec avidité.

De plus en plus, leur attention se disperse, ils ne savent plus se concentrer pendant une heure de cours.

 

"Une étude a démontré que la seule présence d'un téléphone portable, même éteint, sur la table d'étudiants pendant un cours suffisait à entraîner une baisse de la performance, par la pulsion qui les pousse à vouloir le consulter"

Et Michel Desmurget de conclure : "Le smartphone est un enfer absolu pour le cerveau, c'est une arme de distraction massive."

 

 

 

Source : un article paru dans le journal Marianne de Hadrien Brachet

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 08:16
Les cours à distance, encore des problèmes !

 

Les cours à distance reprennent pour les élèves -en maternelle, en primaire, au collège et au lycée. Cela concerne - de facto - 800 000 enseignants. Mais tous ne sont pas prêts.

Cours à distance aussi pour 12 millions d'élèves !

 

Hélas ! Les cours à distance entraînent de nombreuses difficultés pour les élèves, les parents, et les enseignants.

Manque de formation, décrochage de certains élèves, problèmes de connexion, surcharge de travail pour les professeurs...

Ainsi, l'école à la maison a été perturbée hier par une série de bugs : de nombreux professeurs n'ont pas pu assurer leurs cours à distance et la plateforme "La classe à la maison" a même été piratée !

De nombreux professeurs n'ont pas pu accéder aux ENT, les environnements numériques de travail : plateformes surchargées, impossible de faire cours à distance...

Dans quatre régions, Grand Est, Ile-de-France, Hauts-de-France, Occitanie, les services de L'école à distance ont connu de gros ralentissements ou étaient inaccessibles.

 

Avec la pandémie qui dure, les enseignants constatent aussi un accroissement du décrochage scolaire, en particulier dans les lycées qui, eux, sont déjà passés en semi distanciel depuis novembre dernier.

Certains élèves avouent qu'à la maison, ils n'arrivent pas à travailler, malgré les cours en visio, malgré les devoirs en ligne, ils n'arrivent pas à se concentrer.

 

De fait, de plus en plus d'élèves ne savent plus se concentrer sur le long terme : ils ont une concentration qui est beaucoup plus courte que les années précédentes.

Un phénomène que l'on constate aussi au niveau mondial puisque selon une étude publiée par l'Unesco, le nombre de décrocheurs à travers la planète a augmenté de 20 %, soit 100 millions d'élèves de plus par rapport à l'année dernière.

 

Moins de concentration : c'était déjà un problème récurrent avant la pandémie.

Les élèves ont une attention diffuse, même en classe.

C'est la génération zapping : les adolescents aiment la diversité, l'émiettement : or, un cours exige forcément plus d'attention... Dès lors, le professeur doit jongler avec cette attention diffuse, punir parfois, mettre en garde et le travail de l'enseignant se complique... Certains cours en deviennent épuisants quand l'énergie des élèves déborde en dissipation et bavardages...

 

Certains ne savent pas prendre des notes, oublient de noter le plan du cours.

 

Evidemment, la pandémie ne fait qu'aggraver ce problème, avec les cours à distance.

Le professeur ne peut pas surveiller les élèves, il n'est pas à même de les recadrer quand leur attention se disperse.

N'oublions pas les difficultés de connexion qui sont sources d'agacement, de perte de temps aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.

Oui, décidément, rien ne vaut un cours où élèves et professeur se retrouvent dans une salle de classe, en direct.

Et je pense que les difficultés sont nombreuses aussi pour tous ceux qui sont en télétravail : sentiment d'isolement, problèmes techniques, vie privée et vie professionnelle mal délimitées, etc.

 

 

Sources :

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-8-h/journal-de-8h-du-mardi-06-avril-2021

Les cours à distance, encore des problèmes !
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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 11:09
Interventionnisme des parents à l'école : ça suffit !

 

Chacun son rôle : les parents interviennent de plus en plus auprès des professeurs pour contester, qui une note, qui une punition, qui une question pédagogique, qui une appréciation...

ça suffit !

Les parents ne sont pas à même de juger de la qualité d'un devoir, ou de la pédagogie à adopter face aux élèves.

Les parents, c'est certain, font preuve de partialité face à leurs chérubins. Pour eux, ils sont souvent pourvus de toutes les qualités, et dans ce domaine, le règne de l'enfant roi fait des ravages.

 

La mode est ainsi à la contestation de l'autorité des professeurs : ceux-ci sont dévalorisés par leur fonction même, une fonction qui a perdu de son prestige d'autrefois, qui n'est plus valorisée dans son rôle, qui semble avoir moins d'influence... en raison du développement d'internet...

 

Et c'est là une erreur car internet ne peut concurrencer un professeur... Internet est une mine de renseignements où il faut savoir trier, observer, et c'est le savoir bien assimilé qui permet de faire ce tri...

 

De plus en plus, les parents contestent sans vergogne les notes : ainsi, il m'est arrivé que des parents me reprochent de m'être trompée dans la notation globale de leur fille.

Evidemment, celle-ci avait menti, avait volontairement caché une de ses mauvaises notes.

Mais, les parents convaincus de la bonne foi de leur fille persistaient dans leurs affirmations et leur contestation !

Les propos de l'enfant sont souvent pris pour argent comptant...

Allons donc, un peu de réalisme ! Les adolescents ne sont pas tous des anges ! Ils peuvent mentir avec audace, sans se soucier de nuire à autrui.

Cette ingérence des parents s'est trouvée amplifiée au cours de la pandémie de Covid.

 

« Avec le confinement, l'école a demandé aux parents de s'impliquer davantage dans l'enseignement et a reconnu implicitement, et à ses dépens, qu'ils étaient légitimes à être co-éducateurs », déclare l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. 

Et de plus en plus de parents demandent des comptes.

Cette vision consumériste de l'école est déplorable : les parents ne rendent pas service à leur progéniture.

Le système scolaire devient alors le reflet de notre monde de consommation où le client est roi...

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/education/pas-de-vagues-quand-les-parents-s-incrustent-a-l-ecole-11-03-2021-2417374_3584.php

 

 

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 12:19
Mais sommes-nous prêts à changer ?

 

La crise que nous vivons est profonde, et difficile : nous devons évoluer, réduire nos impacts sur l'environnement, afin d'atténuer et supprimer les dangers qui nous menacent, le changement climatique, la pollution, les risques de pandémie.

Mais sommes-nous prêts à changer ?

 

Accepterons-nous de renoncer à notre train de vie ? Comment ? Dans quelle mesure ?

Il est relativement facile de prêter attention aux déchets, de les trier, de baisser un peu le chauffage, d'éviter la climatisation en été, de faire le tri des messages électroniques, de supprimer les mails inutiles.

 

Il n'est pas encore dans les habitudes de nombreux Français d'acheter en vrac pour éviter les emballages, d'éviter les modes de transports polluants, de ne plus utiliser certaines applications énergivores, comme Tik Tok, de manger peu de viande et de poissons.

 

Il serait souhaitable de changer de lieu d'habitation pour se rapprocher de son travail, de réduire les trajets de vacances et de loisirs, de supprimer les objets en plastique ou encore de réduire sa consommation d'internet et de produits électroniques.

Mais sommes-nous prêts à le faire ?

 

Beaucoup de nos loisirs sont dédiés aux écrans... Des habitudes sont prises.

Sommes-nous disposés à faire des sacrifices pour préserver notre environnement ?

 

Nous avons bien vu, lors du premier confinement, que la nature reprenait vie, que la pollution avait tendance à disparaître.

C'est bien l'homme et ses activités qui sont à l'origine du changement climatique et des catastrophes qui en découlent.

 

Pour la plupart, nous vivons dans des villes, loin de la nature : nous la connaissons mal.

Qui connaît les différentes espèces d'oiseaux, d'arbres, de fleurs et d'insectes ?

 

L'enseignement n'inclut pas vraiment une formation à l'écologie et au monde de la nature.

Nous avons perdu le contact avec la nature et ses merveilles. La nature nous paraît abstraite.

Il serait utile de renouer ce contact mais la tâche est difficile.

La plupart des adolescents possèdent un portable et ils en usent et en abusent : ils sont souvent fascinés par les écrans, les séries, des jeux vidéos de toutes sortes.

L'éducation, l'enseignement ont un rôle à jouer dans ce domaine : il convient de former les jeunes et de les sensibiliser aux problèmes écologiques.

A chacun aussi de faire des efforts pour réduire les pollutions et apporter sa pierre à l'édifice...

Et vous, quels efforts êtes vous prêts à consentir pour améliorer notre environnement ?

 

 

 

 

Source : Covid, et après ? de Christian Clot

 

Mais sommes-nous prêts à changer ?
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