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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 08:23
Il n'y a qu'un seul sujet : c'est l'Ecole !

 

"Niveau en baisse, pénurie d’enseignants, atteinte à la laïcité… il faut se porter au chevet de l’Éducation nationale. Parce que c’est sur les bancs de l’école qu’on peut former des citoyens dotés d’une culture commune propre à cimenter une nation.

 

Il n'y qu'un seul sujet ! Les médias, les politiques ne devraient s'intéresser qu'à une chose : l'avenir de l'Ecole...

C'est l'Ecole dont il faut s'occuper ! Tous les députés de la nation devraient être à temps plein sur ce sujet. Ce devrait être le coeur de nos débats.

Pourquoi ?

Parce que cela fait 30 ans que le naufrage dure : les professeurs sont ravis de ne plus avoir Jean-Michel Blanquer au ministère, certes... mais au fond, ça n'a rigoureusement aucune importance, ce n'est pas le problème.

Quoique...

 

Voilà 30 ans que les hommes, les ministres, les personnes, ce n'est pas le sujet !  (Quoique... )

 

Le sujet, c'est de savoir si on va laisser cette institution de la nation s'enfoncer toujours un petit peu plus.

L'Ecole Républicaine est là pour forger la communauté nationale, c'est à dire fabriquer des citoyens, des hommes libres, émancipés par les savoirs.

C'est cela que nous ne faisons plus.

Alors, il y a des chantiers concrets auxquels le nouveau ministre sera confronté : la formation des professeurs, la revalorisation du métier, et puis, il y a cette question de l'autonomie qui a été lancée par Emmanuel Macron.

Tout cela doit être exploré, avec l'idée que c'est l'avenir de nos enfants, donc notre destin individuel qui se joue, mais aussi l'avenir du pays, la possibilité pour la France de se perpétuer comme République et comme nation.

Alors, il n' y a qu'un seul sujet : c'est l'Ecole."


Il est bon de le rappeler : le rôle des enseignants est capital et essentiel : ils ont la charge d'enfants ou d'adolescents, depuis leur plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves, le respect des autres, la tolérance... ils doivent donner l’exemple du travail, de la rigueur.
 
Sans les enseignants, que deviendraient les enfants, livrés à eux-mêmes, sans cadre, sans structure ? Les parents qui travaillent ne pourraient assurer ces multiples rôles de l’enseignant… Il faut bien se rendre compte que les enseignants s’occupent des enfants, tous les jours, tout au long de la semaine, qu'ils les prennent en charge.
 
Tâche complexe et difficile car les élèves sont regroupés, en grand nombre, dans des classes, parfois, surchargées. 
 
Le travail ne se limite pas, d’ailleurs, à la transmission de valeurs et de connaissances : l’enseignant doit veiller à aider, soutenir, encourager les élèves en difficulté, leur montrer l’importance du travail dans la progression, répondre à leurs questions qui peuvent être multiples, à leurs attentes, répondre aussi aux questions des parents…
 
On accuse l’école de bien des maux, mais elle joue un rôle essentiel dans la formation des individus : elle apporte un cadre, des règles de vie, c’est une préparation à la vie active, au travail, avec ses contraintes et ses bonheurs : il faut se lever tôt, il faut apprendre, il faut se soumettre à une certaine discipline, mais l’école est aussi faite de partages, d’échanges avec tous les autres, élèves et enseignants, ce sont, parfois, des connivences, des éclats de rire, des enthousiasmes, des colères, des angoisses : le reflet même de la vie.

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/focus/l-ecole-est-le-seul-sujet-?autoplay=true

 

Il n'y a qu'un seul sujet : c'est l'Ecole !
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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 08:35
On a oublié les maths !

 

Etonnamment, la réforme du lycée initiée par Jean-Michel Blanquer avait notamment consisté à supprimer les maths en classe de première, sauf pour les élèves qui choisissaient cet enseignement de spécialité.

 

Curieuse décision, tout de même ! Alors que les mathématiques paraissent essentielles dans notre monde numérisé, cette discipline n'était plus obligatoire au lycée, dès la classe de première !

 

"Et c’est cela qui est passionnant dans cette catastrophe, c’est que tout le monde est convaincu que les maths sont une discipline essentielle et, pourtant, on aboutit à cette situation où l’on a décidé de négliger l’essentiel !"

Finalement rétropédalage !

Le président de la République a manifesté sa volonté de réintroduire les mathématiques dans le tronc commun.

 "Pour contrer les effets délétères de la mesure – aujourd’hui tout le monde a besoin des maths – il a été décidé de remettre royalement 1h30 de maths par semaine, on se demande bien ce que l’on peut apprendre en 1h30 par semaine, comme on dit c’est mieux que rien mais ce n’est pas grand-chose !"

 

C'est ce qu'on appelle un cache-misère !

Il est vrai que la France connaît un déficit de profs de maths : il faut dire que la profession n'est guère attractive... le métier de professeur n'attire plus les vocations.

Qui veut désormais devenir enseignant ??

Qui accepte d'être déconsidéré, jugé responsable de tous les maux de la société ?

 Qui accepte d'être ainsi méprisé dans une société où l'autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?

Un métier où les réformes se sont succédé, sans concertation, de manière improvisée....

Un métier où les conditions de travail sont parfois déplorables : des établissements vétustes, mal équipés, des élèves que leurs parents n'éduquent plus, des élèves incapables de se concentrer et d'écouter un cours.

Un métier mal rémunéré en regard des études exigées pour y accéder...

 

Il serait temps pour nos gouvernants de prendre conscience de la situation : il faut revaloriser ce métier essentiel pour l'avenir de notre pays.

Au lieu de cela, les réformes se succèdent sans réelle concertation et sans discernement : c'est inquiétant !

 

"Les mathématiques sont de plus en plus présentes dans tous les domaines de la vie économique et sociale. La révolution numérique porte bien son nom, la science des données (le fameux « Big Data ») et les probabilités sont omniprésentes. Pourquoi dans ces conditions, la réforme du lycée a-t-elle conduit en 2019 à supprimer les mathématiques du tronc commun des enseignements du lycée dans les classes de première et terminale ?"

Cette décision serait-elle la conséquence de l'insuffisance du vivier de professeurs de maths et des difficultés de recrutement ?

 

 

 

Sources :

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-jeudi-12-mai-2022-9220105

 

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/capes-de-maths-niveau-qcm-de-college-les-raisons-du-sinistre

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-rustine-plutot-qu-une-reforme-les-dessous-du-rapport-sur-les-maths-au-lycee_2170071.html

 

On a oublié les maths !
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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 12:38
Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...

 

Je ne sais pas si vous l'avez constaté comme moi ? On voit de plus en plus dans la rue de très jeunes filles revêtues de tenues islamiques : un voile qui recouvre les cheveux, une longue robe qui cache tout le corps, même les bras...

Ce ne sont pas des burqas, mais on n'en est pas loin...

 

Et, bien sûr, on retrouve ces tenues dans les établissements scolaires...

"Comme le révèle une enquête publiée dans L'Opinion, des tenues islamiques se multiplient ces derniers mois dans certains lycées, aussi bien pour les garçons que pour les filles. Les élèves revendiquent le port de leurs abayas (robes traditionnelles noires) et kamis (tuniques musulmanes), tenues qu'ils qualifient de culturelles..."

 

Pourtant, la loi interdit le port de tout signe religieux dans les établissements scolaires. Pourquoi ne pas la mettre en application ? Pourquoi hésiter ?

Tout élève qui arbore ces tenues ne devrait pas pouvoir accéder aux lycées, collèges, écoles...

Autrefois, les femmes âgées de confession musulmane portaient ces longues tenues couvrant tout le corps... dorénavant, même des jeunes filles se revêtent de ces habits encombrants.

 

Il faut dénoncer toutes ces prisons religieuses dans lesquelles on enferme les filles et les  femmes, je me dis que de tels diktats sont insupportables. 

Au nom de toutes ces femmes privées du simple bonheur de se promener sans contraintes, je me dis que nous devons les soutenir et les aider dans leur combat pour la liberté.

 

Je pense à ce témoignage que j'ai reçu sur mon blog, à la suite d'un article intitulé  "Bikini et burkini" : " Je travaille avec des jeunes filles françaises et musulmanes et elles subissent de leur famille et de leur environnement (voisins, connaissances) des pressions morales et physiques pour rentrer à fond dans la religion pour l'honneur familial et n'être pas considérées comme des putes ou des traitres."

 Comment, dans ce cas, pourrait on parler de choix ? 

 

Face à de telles pressions, les jeunes filles se retrouvent prises au piège d'une religion qui les condamne à la soumission, l'enfermement...

Quand je vois des musulmanes revêtues de ces longs voiles, de ces tenues qui couvrent bras et jambes, en plein été, je me dis qu'elles sont victimes de traditions d'un autre âge, du poids d'une religion qui accorde tous les droits aux hommes et qui leur interdit un épanouissement dans la vie de tous les jours.

 

Dans notre pays, en France, cela me paraît intolérable.

Les femmes ont lutté, pendant des siècles, pour leur liberté et leur émancipation : on ne peut admettre de tels reculs et de telles régressions.

A l'école, tenues correctes exigées ! Pas de signes religieux, pas de tenues indécentes, non plus ! Pas de vêtements religieux, pas de shorts au ras des fesses, non plus !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/les-etablissements-scolaires-au-defi-des-tenues-religieuses-islamiques-03-06-2022-2478128_23.php

 

 

https://www.marianne.net/societe/education/calendrier-bouleverse-pas-de-chorale-comment-le-ramadan-a-perturbe-un-college-de-seine-et-marne

Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...
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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 11:18
On recrute en urgence des profs !

 

Encore une pénurie préoccupante de profs... "Alors on recrute en urgence, mais avec quelles compétences ?

Il n'y a pas assez d'enseignants pour assurer la rentrée prochaine... Alors, l'académie de Versailles emploie les grands moyens : un recrutement express a eu lieu le 30 mai sur plusieurs sites : l'objectif est de trouver 700 professeurs des écoles ou encore 600 enseignants en collège et lycée...

C'est ce qu'on appelle un job dating ! L'école devenue une entreprise, c'est bien l'orientation que prend notre Education depuis des années et c'est très inquiétant !

 

De nombreux postulants ont répondu à l'appel au secours de l'Education Nationale... des candidats prêts à changer de vie pour devenir enseignants !

"Je suis dans le droit, je suis juriste." explique l'un d'eux.

"Je suis manager dans un grand groupe de protection sociale." témoigne un autre.

"J'étais dans la cosmétique." révèle encore une candidate.

"J'étais fiscaliste à EDF." déclare une autre...

"Si je suis prise, je lâche tout, et à la rentrée, je suis prof."

Cela paraît si simple ! Comme si on pouvait s'improviser enseignant ! (Alors que ce métier demande des années d'études spécialisées et de formation...)

 

L'académie de Versailles manque de bras et propose 2000 postes de contractuels de la fonction publique.

Pour postuler et peut-être devenir enseignant, il faut passer un entretien de 30 minutes.

"Vous seriez intéressé par quelle discipline ?"

"Moi, c'est plutôt commerce et vente..." dit un des candidats interrogé.

 

Les candidats retenus seront convoqués pour un second entretien et pourront exercer dès la rentrée de septembre.

"Cela permet d'attirer du monde et cela permet d'aller le plus loin possible dans le processus de recrutement, dès la journée d'aujourd'hui avec les personnes qui se présentent." explique Charline Avenel, rectrice de l'Académie de Versailles. 

 

Un recrutement en urgence car les premiers résultats des concours d'enseignement sont alarmants :  En mathématiques, pour 1 035 postes, seuls 816 candidats ont passé la barrière de l'écrit. En allemand, 215 postes sont vacants, et il n'y a que 83 admissibles. En lettres classiques, 134 postes et 60 admissibles.

 

Une crise des vocations qui a des conséquences pour les élèves : dans un collège des Hauts de Seine, 25% des cours, toutes matières confondues, n'ont pas été assurés depuis la rentrée, selon les parents d'élèves, dont 50 heures d'Allemand : "le prof. est remplacé par une personne qui est, elle-même, absente, on a parfois un mois de cours et après un mois et demi où il n'y a plus cours, enfin, c'est scandaleux..." explique une mère d'élève.

Un proviseur, lui, s'inquiète du recrutement massif de contractuels pour répondre à la pénurie d'enseignants : il y aurait, selon lui, un problème de niveau chez ces professeurs remplaçants.

 

"Le métier d'enseignant est un métier qui est aussi technique, c'est un métier de vocation, mais c'est aussi un métier technique, et quand on n'a pas bénéficié de la formation institutionnelle, on ne part pas avec les mêmes bases que ceux qui ont été formés pendant deux ans..."

 Certains syndicats d'enseignants réclament exceptionnellement l'organisation d'un nouveau concours pour recruter des professeurs titulaires, afin d'éviter des postes vacants à la rentrée." 

Cette pratique du job dating est encore une façon de dévaloriser complètement la fonction d'enseignant. C'est très grave.

Cherche-t-on à recruter des gens destinés à garder les élèves ou des professeurs aptes à délivrer un enseignement de qualité ?

Hôpital en souffrance, école désertée, la situation est compliquée dans nos services publics. L'état doit prendre enfin la mesure de ces difficultés : il faut absolument revaloriser ces métiers par de meilleurs salaires, améliorer les conditions de travail, reconnaître l'importance et la valeur du travail des soignants et des enseignants.

 

En lieu et place, Emmanuel Macron envisage encore des consultations : il serait temps d'agir efficacement !

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/education-l-academie-de-versailles-recherche-desesperement-desenseignants_5168773.html

 

https://twitter.com/SNESVersailles/status/1531335944686665729?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Etweet

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3471388-emission-du-jeudi-2-juin-2022.html

 

 

On recrute en urgence des profs !
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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 08:50
La France va-t-elle manquer de professeurs ?

 

La pénurie de candidats aux concours d'enseignement est de plus en plus inquiétante...

"Il y a moins d'admissibles que de postes à pourvoir au concours du CAPES dans plusieurs matières et le déficit est particulièrement inquiétant en mathématiques...

Le métier d'enseignant attire de moins en moins, en France : tous les postes ouverts aux différents concours ne seront pas pourvus cette année.

 

Quelques chiffres pour illustrer cette pénurie : en Allemand, il y a cette année 83 candidats admissibles au CAPES pour 215 postes à pourvoir et la situation est encore plus inquiétante en mathématiques : 816 admissibles pour 1035 postes...

Comment expliquer cette chute des vocations ?

200 candidats manquent à l'appel au CAPES de mathématiques ! Cela ne surprend pas les étudiants de cette discipline...

 

Ainsi, un de ces étudiants se destinait au métier, puis il a renoncé. Il a fait un EAP, étudiant apprenti professeur : on accompagne alors un professeur entre 6 et 8 heures par semaine.

"C'est très instructif sur le fait que je ne ferai pas ça dans ma vie : pour les quelques exemples que j'ai vus, moi, de parents qui venaient contester, globalement, on va donner raison aux parents. La considération que la société a pour les professeurs est très basse, ces problèmes là sont sus maintenant... les salaires ne sont absolument pas mirobolants... Non, je ne suis pas du tout étonné qu'il y en ait de moins en moins...", témoigne cet étudiant.

Un autre étudiant de la même promotion préfère lui aussi poursuivre en thèse, quitte à revenir au concours plus tard...

"Moi, j'avais surtout envie de voir ce que ça donnait le milieu de la recherche et de l'entreprise, avant de dire : ma vie, ça va être ça..."

 

Qu'est-ce qui explique le manque d'attrait pour le CAPES en mathématiques ?

Un enseignant chercheur évoque le manque de culture scientifique dans le pays : "On a des ministres de l'Education qui nous demandent : A quoi ça sert de faire des maths ?

Aucun d'entre eux n'a un background scientifique... et quand on se voit avoir un ministre qui ne comprend pas trop cet enjeu là, cette passion de cette découverte, de l'intérêt de la curiosité..."

Et il souligne qu'il y a 30 ans quand il était étudiant lui-même, il y avait déjà plus de postes que de candidats admissibles au concours : la problématique est donc loin d'être nouvelle.

 

Ce déficit aux concours d'enseignants aura des conséquences à long terme. Pour pallier le manque de profs, les titulaires actuels devront faire davantage d'heures supplémentaires... ou bien il faudra augmenter le recrutement de contractuels qui n'ont pas le même niveau de compétences.

Nous y voilà : travailler plus, faire des heures supplémentaires, recruter au rabais... Pas de quoi améliorer la qualité de l'enseignement !

 

Le président de l'Association des professeurs de mathématiques déclare de son côté : "Normalement, le niveau exigé, c'est d'avoir une licence de mathématiques, effectivement, pour les collègues contractuels qui arrivent, c'est le problème de la formation initiale, on est très souvent balancé dans les classes sans avoir aucun accompagnement, comme si le métier d'enseignant ne s'apprenait pas... or, on sait très bien que cela nécessite un accompagnement particulier, de l'aide...

La réforme du lycée initiée par Jean-Michel Blanquer a pu jouer aussi sur le manque d'attractivité du métier de professeur, notamment en mathématiques... cela risque de jouer sur le vivier potentiel de futurs professeurs de maths... le vivier est moindre et s'appauvrit de plus en plus."

 

Du côté du ministère, le directeur général de l'enseignement scolaire évoque une situation ponctuelle et particulière cette année après la modification des règles d'admission aux concours : Nous aurons les professeurs de mathématiques nécessaires" a déclaré ce directeur..."

 

Comme d'habitude ! Tout va bien ! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Alors que cette crise des vocations remonte à des décennies, le ministère ferme les yeux : surtout pas de vagues ! On connaît ce refrain depuis des années !

En période électorale, mieux vaut ne pas évoquer des problèmes qui dérangent !

 

 

 

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h00-stanislas-vasak-du-jeudi-12-mai-2022-9404168

https://www.lepoint.fr/education/concours-d-enseignants-le-nombre-de-candidats-admissibles-en-forte-baisse-12-05-2022-2475404_3584.php

 

 

 

La France va-t-elle manquer de professeurs ?
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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 09:56
Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...

 

Nous connaissons les hôpitaux gérés comme des entreprises, nous avons vu les EHPAD gérés comme des entreprises... 

Quel fiasco ! L'hôpital en détresse face à la crise du Covid, les EHPAD devenus des mouroirs où l'on maltraite les vieux...

A l'hôpital, désormais, les infirmiers sont autorisés à travailler 60 heures par semaine ! Est-ce bien prudent pour le personnel comme pour les patients ?

Et voici que l'on nous promet une conception de l'enseignement inspirée du monde de l'entreprise !

Pour Emmanuel Macron, il convient de renforcer l’autonomie des établissements, avec la possibilité pour les directeurs "de récuser des profils (d’enseignants) et de participer à la décision d’en recruter d’autres."

 "Nous sommes face à l’abandon du modèle républicain au profit d’un modèle entrepreneurial à l’anglo-saxonne", a dénoncé auprès de Public Sénat Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, également vice-président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication. Cet élu pointe la mise en place d’une logique comptable déterminée par des facteurs de rentabilité. "On tend à faire du chef d’établissement un chef d’entreprise, puisqu’après tout, un chef, c’est fait pour cheffer", commente-t-il.

C'est purement et simplement la fin de notre Ecole publique... 

 

Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

Et puis, en fait, ne voit-on pas pointer ce modèle depuis des années ? La compétition est partout, et même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les inspecteurs donnent eux-mêmes des consignes d'indulgence lors de la correction du Baccalauréat : il faut faire du chiffre !

 

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

 

Non, un lycée n'est pas une entreprise : c'est un lieu de savoir, de connaissances, un lieu de travail, bien sûr, mais en aucun cas un lieu où les enseignants se voient contraints de se livrer à une compétition effrénée.

Avec les nouvelles réformes prévues par Emmanuel Macron, cette tendance va encore, hélas, s'accentuer.

 

 

Source :

 

https://www.publicsenat.fr/article/politique/le-programme-d-emmanuel-macron-sur-l-education-un-copier-coller-des-propositions

 

Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...
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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 11:26
Enseignement : le programme de Macron,  travailler plus pour gagner plus...

 

Décidément, le programme d'Emmanuel Macron dans le domaine éducatif est, une fois de plus, déconnecté du réel : il ne tient pas compte des réalités que connaissent et que vivent les enseignants.

 

"Travailler plus pour gagner plus", on connaît ce slogan mis à l'honneur par un certain Nicolas Sarkozy.

C'est ce que propose Emmanuel Macron aux enseignants dans son programme pour la présidentielle.

 

De nouvelles fonctions seraient dévolues aux enseignants. Ces nouvelles fonctions pourraient concerner "le remplacement effectif des absences" de professeurs.

Emmanuel Macron évoque également "un suivi plus individualisé des élèves", l’aide aux devoirs et encore un accompagnement sur le temps périscolaire. Bref, il s'agirait de mieux rémunérer les heures supplémentaires.

Les nouvelles embauches se feront sur la base de ce pacte.

 

Quand on connaît les difficultés du ministère pour recruter de nouveaux enseignants, quand on voit le nombre de candidats aux concours de l'enseignement diminuer chaque année, on se dit que de telles mesures ne vont pas les inciter à se lancer dans la carrière de l'Education.

 

Les tâches des enseignants sont déjà multiples : elles ne se résument pas aux heures de présence en cours.

Préparation des cours qui évolue en fonction des programmes, réunions pédagogiques, correction des copies (un enseignant peut passer des week-ends entiers à corriger des copies), suivi des élèves, conseils de classe, rendez-vous avec les parents...

 

Proposer aux enseignants de remplacer des collègues absents, ce n'est pas sérieux : comment envisager de faire des remplacements, alors qu'on est déjà débordé et saturé de travail ?

Le temps de travail est déjà très lourd :  selon les statistiques du ministère lui-même, le temps de travail hebdomadaire des enseignants dépasse les 40 heures !

 

Il serait question aussi d'étendre la possibilité de bivalence ou la polyvalence pour les enseignants. L'idée étant d'introduire davantage de souplesse dans les emplois du temps et d'augmenter le vivier de remplaçants en cas d'absence d'un enseignant.

Est-ce bien sérieux ?

Enseigner plusieurs disciplines ? Est-ce une solution ? N'est-ce pas plutôt un cache misère ?

Dans ce programme, rien sur l'inanité de la hiérarchie qui ne souhaite jamais faire de vague et ne soutient jamais les professeurs, rien sur les méthodes ineptes imposées d'en haut, rien sur les programmes, rien sur la discipline, le comportement des élèves et de leurs parents... 

Certains collègues démissionnent devant les problèmes auxquels ils sont confrontés...

 

 

 

 

Enseignement : le programme de Macron,  travailler plus pour gagner plus...
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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 11:33
Guerre en Ukraine : la course aux armements et autres conséquences...

 

La guerre menée par Poutine en Ukraine a des conséquences innombrables : destruction d'un pays, de ses infrastructures, morts de civils, un exode massif d'Ukrainiens...

Autre conséquence de cette guerre au coeur de l'Europe : de nombreux pays se lancent dans une course effrénée aux armements...

L'armée russe dispose elle-même d'armes à la pointe de la technologie : par exemple, des missiles hypersoniques indétectables qui peuvent faire des dégâts considérables.

Dès que la guerre a été initiée par Vladimir Poutine, la plupart des pays ont décidé d'augmenter leur budget militaire.

Lors d’une session extraordinaire au Bundestag, à Berlin, le chancelier Olaf Scholz a annoncé un effort exceptionnel de l’Allemagne en matière de Défense. La crise russe change toute la doctrine tenue jusqu’ici. Olaf Scholz, le Chancelier, annonce 100 milliards d’euros pour moderniser son armée.

Des sommes colossales englouties pour fabriquer des armes !

 De nombreux pays de l'Union européenne ont décidé d'augmenter très sensiblement leurs dépenses militaires.

"La Russie et les Etats-Unis se sont lancés depuis un certain temps dans une course aux armements nucléaires, mettant au point de nouvelles machines d'apocalypse qui menacent de ruiner les gains chèrement acquis des dernières décennies et de nous ramener au bord de l'anéantissement nucléaire..." nous rappelle l'historien Harari.

Et quand les budgets militaires augmentent, d'autres secteurs en pâtissent : l'éducation, la santé, les enjeux écologiques.

"Si des pays croient la guerre inéluctable, ils renforcent leurs armées, se lancent dans la spirale de la course aux armements, refusent tout compromis en cas de conflit et soupçonnent que les gestes de bonne volonté ne sont que des pièges." écrit encore Harari.

Et il ajoute : " Un remède éventuel à la bêtise des hommes est une dose d'humilité. Les tensions nationales, religieuses et culturelles ne peuvent qu'empirer du fait du sentiment grandiose que ma nation, ma religion et ma culture sont les plus importantes du monde et que mes intérêts doivent passer avant ceux de tous les autres, voire de l'humanité dans son ensemble."

 

L'humilité, non, ce n'est pas la tasse de thé de Vladimir Poutine !

Il s'est lancé dans une guerre de conquête, envahissant un pays voisin souverain...

Ce faisant, il menace tout l'équilibre du monde : cette guerre est non seulement militaire, mais aussi politique et économique.

 

Elle va avoir des retentissements sur l'ensemble du monde...

Sont à prévoir des pénuries, des famines, des victimes innombrables de cette guerre...

 

En Europe, il faudra accepter d'avoir froid pour aider et soutenir les Ukrainiens. Les classes moyennes et populaires souffrent déjà d'une inflation galopante...

Dans un monde interconnecté, les conséquences du conflit en Ukraine sont colossales : l'Europe va en payer le prix fort, comme tous les pays pauvres que l'explosion du prix du blé va plonger dans une misère terrible.

Quant à l'écologie, elle sera aussi sacrifiée : pour se passer du gaz russe, l'Europe devra rouvrir des centrales à charbon.

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-l-eco/entendez-vous-l-eco-du-vendredi-11-mars-2022

 

 

https://www.lesoleil.com/2022/02/02/poutine-releve-dun-cran-la-course-aux-armements-e39c7656c055fe77a0bbdb58799b11ed

 

 

 

Guerre en Ukraine : la course aux armements et autres conséquences...
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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 10:50
Election confisquée : absence de débat pour la présidentielle...

 

Après le Covid, c'est la guerre en Ukraine qui occupe toute la place dans les actualités...

Le débat pour les élections présidentielles est escamoté : on ne parle pas d'éducation, de la santé, du monde du travail, de la retraite... toutes les questions essentielles disparaissent des médias.

La guerre en Ukraine a envahi tout l'espace médiatique ! Sur internet, sur les chaînes de radio, de télévision...

 

De plus, Emmanuel Macron a refusé tout débat avec ses concurrents avant le premier tour. C'est regrettable !

Notre président semble vouloir profiter des sondages favorables qui le donnent déjà gagnant... Pourquoi se fatiguer ?

C'est aussi inquiétant pour notre démocratie : Emmanuel Macron semble même utiliser la guerre en Ukraine pour ne pas avoir à débattre avec les autres candidats.

Pourtant, notre école, nos hôpitaux, nos EHPAD sont en difficulté.

 

La situation dans les services d'urgence des hôpitaux est catastrophique : on l'a vu avec la crise du Covid, mais cela fait des années que ces services sont saturés...

Rien n'a été fait pour sauver l'Hôpital : les soignants ne peuvent plus faire face, comme dans les EHPAD, ils sont contraints à faire preuve de maltraitance à l'égard des patients.

Un soignant témoigne : "l’état des services d’urgences de France, au lendemain d’une pandémie sans précédent, à l’aube d’une concertation politique décisive pour l’avenir de l’hôpital public, est pire qu’en 2019. Chaque jour, de modestes services d’urgences ferment et les patients sont alors orientés dans les urgences de centres hospitaliers alentour qui explosent. Les brancards des urgences et les précieux lits de médecine aiguë jouent le rôle de l’antichambre des EHPAD, au grand désespoir de soignants usés et démissionnaires."

 

Que dire de la situation dans les EHPAD ? Elle est catastrophique. Les personnes âgées y subissent des maltraitances indignes : repas rationnés, absence de soins, violences, abandon...

Comment peut-on accepter un tel mépris des vieux ?

Le business de la vieillesse est installé depuis des années : rien n'a été fait pour y mettre fin. On a même donné un nom à ce modèle économique : silver economy. Silver : argenté, comme les cheveux des pensionnaires et comme leur compte en banque...

Scandaleux !

Le scandale Orpea a secoué quelque temps l'opinion et le monde des médias, mais comme il s'agit de vieux, ce système scandaleux va perdurer : un business qui fonctionne et tourne à plein.

 

L'école, quant à elle, a subi une succession de réformes mal pensées qui n'ont servi qu'à la fragiliser : la réforme du lycée menée par Blanquer n'a pas convaincu.

L'école publique souffre, comme l'hôpital : de nouvelles réformes se préparent visant à la fragiliser un peu plus encore.

 

 

 

 

Source :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/je-suis-medecin-urgentiste-et-le-dis-aux-nom-de-la-profession-nous-ne-pouvons-plus-faire-face-blog_fr_6228b8e8e4b004e4e3890a6d

 

 

 

 

Election confisquée : absence de débat pour la présidentielle...
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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 12:28
Qui pour remplacer les profs absents ?

 

"Qui pour remplacer les profs absents ?

C'est la question que se posent beaucoup de parents d'élèves face à la pénurie de suppléants..."

D'ailleurs, le métier est de moins en moins attractif : le ministère peine à recruter des enseignants. Dès lors, les suppléants eux aussi manquent à l'appel.

 

"C'est les enfants qui en pâtissent", déclare une mère d'élève. Comment en serait-il autrement ?

"Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer a récemment promis des renforts.

Mais dans l'urgence, comment sont-ils recrutés ? A la va vite, au rabais !

 

Entre les matelas et les voitures d'occasion, des journalistes ont ainsi répondu à des offres d'emplois sur internet.

Un poste de professeur d'allemand, de français, de SVT : sur une plateforme de petites annonces, des dizaines d'établissements recherchent des suppléants.

Une journaliste a alors candidaté à 3 postes, et, chaque fois, son absence d'expérience n'a pas été un obstacle.

 

Sur son CV, elle précise ses diplômes : licence en sciences politiques, communication, avec une option en lettres modernes... Suffisant pour être immédiatement convoquée à Grenoble pour un poste de professeur de français...

Elle se présente : "J'ai rendez-vous avec le directeur de l'établissement"... le directeur de cette institution privée sous contrat a besoin d'un remplaçant en urgence pour ses sixièmes et cinquièmes.

-"Est-ce que vous avez déjà enseigné ?"

Réponse : "Non".

-"C'est bien ce que je pensais, mais je n'en étais pas certain."

Aucune question sur le cursus de la journaliste, et moins de 10 minutes après son arrivée, le directeur lui propose de commencer dès le surlendemain, sans aucune formation.

"Moi, je suis prêt à marcher avec vous. Je pense qu'il faut vous lancer.", dit le directeur.

-"Sauter dans le grand bain, carrément ?"

-"Oui. Qu'est ce que vous prenez comme risque ?"

-"Ben moi, aucun. Mais c'est plus vous qui en prenez un."

-"Moi je mesure le risque." répond le directeur.

Seul préalable à l'embauche : un entretien avec le CPE : il tente de rassurer la journaliste sur ses capacités à gérer une classe de 30 élèves pour la première fois.

-"ça arrive souvent qu'il y ait des profils comme le mien ?"

-"Ah oui, là on en a sept ou huit sur les quatre-vingt. On n'a plus de prof, ça n'attire plus personne."

-"Je comprends mieux pourquoi j'ai trouvé l'annonce sur le Bon Coin."

-"Ah ben oui, nous, on en est là..."

 

En sortant de l'entretien, la journaliste se désiste avant que le rectorat ne valide son recrutement.

Le salaire qu'on lui proposait : 600 euros net par mois pour un temps partiel, des salaires qui rebutent sans doute de nombreux candidats.

 

Lors de son second entretien d'embauche, même la directrice le reconnaît :

"Vous êtes à un tout petit peu plus que le SMIC. Et les déplacements ne sont pas du tout pris en charge, ça peut vite peser. A chaque fois que j'ai trouvé quelqu'un, et je le comprends complètement, la personne n'est pas restée, elle a trouvé un autre job derrière. On ne peut pas vivre avec ça."

 

Contactés, ni le rectorat de Grenoble, ni le Ministère de l'Education n'ont répondu aux questions des journalistes à ce sujet !"

 

Et pour cause ! Invité le mercredi 26 janvier de la matinale de RMC, Jean-Michel Blanquer a assuré que l’Éducation nationale avait "globalement" réussi à remplacer les enseignants absents en raison du Covid-19. Quel Tartuffe ! Ces propos ont été contredits par nombre de professeurs et de parents...

Le Syndicat unitaire de l’inspection (SUI-FSU) de Créteil a déploré que "les remplacements dans le secondaire sont dramatiquement insuffisants, non pas depuis un mois, non pas à cause du Covid, mais depuis plusieurs années à cause des choix budgétaires opérés."

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/penurie-d-enseignants-recrutement-express-sur-petites-annonces_4922805.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/remplacement-des-profs-absents-reussi-ces-temoignages-qui-contredisent-blanquer_fr_61f17d7ee4b01d3f2995a3c0

 

 

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