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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 12:26
Et l'humain ?

 

La numérisation du monde tend à effacer l'être humain : les services publics reculent et sont de plus en plus remplacés par des ordinateurs et des machines...

Vous téléphonez pour obtenir des renseignements, c'est une machine, un robot qui vous répond...

Nous avons tous l'habitude de récupérer de l'argent dans des distributeurs automatiques... 

 Dans les supermarchés, les caisses automatiques se développent...

 

 Les machines deviennent de plus en plus présentes dans le monde moderne : toujours plus efficaces, plus performantes, autonomes...

 

Dans les gares, les guichetiers disparaissent : il faut avoir un smartphone, ou une carte bancaire pour acheter un billet...

 

Et que dire des agriculteurs ? 7 millions ont disparu en quelques décennies : mécanisation, spécialisations, monocultures, épuisement des sols et recours à la chimie, pesticides, engrais...

Et voici que l'agriculture a recours au numérique : capteurs, tracteurs guidés par des satellites... capteurs et algorithmes sont censés savoir tout mieux que l'humain...

Même les animaux sont connectés !

 Le numérique, les ordinateurs sont déjà en place dans nombre de lycées et d'écoles : de nombreuses salles de classe sont équipées d'ordinateurs, les élèves dans certaines régions ont reçu des portables fournis gratuitement... La plupart des adolescents disposent d'un ordinateur familial...

L'ordinateur est un outil de savoir unique mais l'école doit rester un lieu de contact privilégié entre l'enseignant et les élèves. Pour ma part, j'ai toujours des difficultés à laisser des élèves devant un ordinateur, j'ai l'impression alors que le contact, la relation directe se perdent.

 

On remplace ainsi les humains par du matériel : ordinateurs, réseaux internet, centres de stockage des données...

On parle alors de "dématérialisation", un terme tout à fait inapproprié, car, c'est l'inverse qui se produit, il s'agit d'une matérialisation des services, qui a pour conséquence une déshumanisation.

 

Les relations humaines sont ainsi monétisées, comme l'écrit Nicolas Bérard, dans son ouvrage intitulé Ce monde connecté qu'on nous impose...

 

Et il donne cet exemple révélateur : "Dorénavant, les facteurs ne peuvent plus accepter votre invitation à boire le café. Une pratique vieille comme La Poste, sans doute très sympathique mais qui ne rapportait pas un kopeck à l'entreprise. En revanche, on te propose désormais de souscrire au forfait "Veiller sur mes parents", auquel cas ton facteur sera contraint d'accepter l'invitation une, trois ou cinq fois par semaine selon l'argent que tu auras bien voulu débourser. Bonjour la convivialité ! Géolocalisé tout au long de sa tournée, l'agent postal ne pourra pas se dérober."

La Poste ne fait, pourtant, que rendre payant un service que les facteurs ont toujours rendu aux usagers gratuitement, et le plus naturellement du monde.

 

Nous allons à marche forcée vers une société hyperconnectée qui efface notre humanité : il convient de résister à la tentation du tout numérique...

 

 

Source : Ce monde connecté qu'on nous impose de Nicolas Bérard

 

Et l'humain ?
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10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 12:20
Des élèves qui ne maîtrisent pas les outils de la langue...

 

Sans la maîtrise de la langue, point de pensée, point de réflexion, point de compréhension des idées...

Les apprentissages de la langue, de la grammaire, de l'orthographe sont essentiels : pourquoi les avons nous abandonnés ?

 

Au nom de l'égalitarisme, on a voulu supprimer les difficultés, les subtilités, les nuances de la langue française... Quelle erreur !

Car au bout du compte, ce sont de nombreux élèves qui en font les frais : ils se retrouvent démunis devant des textes littéraires, philosophiques, et ils ne les comprennent pas.

 

Dès le primaire, la grammaire de notre langue doit être apprise avec rigueur : la grammaire n'est pas innée, elle doit être l'objet d'un apprentissage précis et minutieux.

Non, l'élève n'est pas apte à construire lui-même son savoir : il faut lui donner les outils, lui apprendre les règles qui régissent notre grammaire.

Cet apprentissage doit passer aussi par la mémorisation de règles...


Or, depuis des années, l'enseignement n'a plus de mémoire, la mémoire a été sacrifiée : autrefois, les élèves devaient apprendre des règles de grammaire et d'orthographe, les mémoriser... Ces apprentissages fondamentaux ont été négligés au profit d'une pédagogie de la découverte.

Désormais, c'est à l'occasion de textes, que s'organisent les leçons de grammaire, si bien qu'elles ne sont pas vraiment structurées, ni mémorisées.

Il faudrait, pourtant, réhabiliter la mémoire qui est essentielle : il faudrait que chaque élève ait l'occasion de former et de développer sa mémoire, par un apprentissage permanent.
 

 

Comment s'étonner de la baisse du niveau quand on sait que dans le primaire l'horaire hebdomadaire de français a été divisé par deux en moins d'un siècle ?

De la même façon, au collège, les heures de français ont été considérablement réduites.

Et que dire de l'enseignement des lettres classiques sacrifié par la réforme du Collège de Najat Vallaud-Belkacem ? Tout organisme vivant, privé de ses racines, est voué à mourir...

 

Trop souvent, aussi, dans des articles de journaux publiés sur internet, on voit des fautes d'orthographe, des erreurs grossières de syntaxe.

Ces articles mériteraient d'être relus et corrigés : c'est la moindre des choses...

            

 

 

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/l-ecole-republicaine-a-t-elle-un-avenir-3621509

 

 

Des élèves qui ne maîtrisent pas les outils de la langue...
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19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 11:41
Mademoiselle qui m'avez appris...

 

En ces temps où les enseignants sont mis à mal, déconsidérés, mal aimés, voici une chanson qui leur rend un vibrant hommage... une chanson écrite par Didier Barbelivien et composée par Julien Clerc, intitulée Mademoiselle...

 

Le poète s'adresse directement à celle qui lui a tant appris grâce à cette apostrophe "Mademoiselle"... car l'enseignement est avant tout une transmission de connaissances.

 

L'énumération qui suit : "Les rois de France et mon pays
Les grandes cités industrielles
Les montagnes, les neiges éternelles" souligne bien l'importance de cette transmission... Sont évoquées ici, l'histoire, la géographie, et plus loin dans une autre énumération "la lecture, la poésie, les jolies fables de La Fontaine, Victor Hugo et Paul Verlaine", des apprentissages de base, bien sûr comme la lecture, mais aussi la culture, avec des exemples littéraires de grands auteurs classiques...

 

Et le poète remercie cette Mademoiselle en lui vouant une "reconnaissance infinie", une expression très forte...

 

Mais l'éloge va plus loin encore ! puisque le poète ajoute : "Vous avez embelli ma vie", montrant bien tout le bénéfice apporté par cette culture littéraire et poétique.

L'éducation apparaît bien ainsi comme une force  et une source de bonheur, d'épanouissement, d'espérance...

 

A tel point que le son de la voix est comparé à une "presque chanson". que le poète garde en mémoire...

 

Et il égrène d'autres leçons de vie délivrées par cette enseignante : 

-L'importance de la liberté pour laquelle il faut se battre...

"Mademoiselle qui m'avez appris
Que la liberté a un prix
Pour les chiens et les papillons
Pour les hommes de toutes conditions
Je pense à vous dès que j'écris"

-L'importance de l'esprit critique où il s'agit de reconnaître les vraies aspirations du peuple, d'être fidèle au peuple, aux gens dont on ne parle jamais, le peuple réel et concret désigné par l'expression populaire : "le peuple pour de bon."

"Mademoiselle qui m'avez appris
À ne pas confondre les cris
Des marchands de révolution
Avec le peuple pour de bon
Je me dois de vous dire "merci""

Et on entend encore un remerciement dans ce simple mot : "merci".

 

La simplicité des mots, les auteurs cités, Hugo, Verlaine, La Fontaine parlent à chacun d'entre nous. Qui n'a pas appris dans son enfance des fables de La Fontaine, des poèmes de Hugo et de Verlaine ?

La mélodie joyeuse et rythmée restitue le bonheur de ces années passées sur les bancs de l'école.

Une belle déclaration !

 

 

Le texte :

 

https://www.lacoccinelle.net/1395903-julien-clerc-mademoiselle.html

 

 

 


 

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24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 09:42
Pénuries....

 

Pénurie d’enseignants, de médecins, d’infirmières, de personnels dans la restauration, l’hôtellerie, l’agriculture, pénuries de chauffeurs de cars scolaires, de maîtres-nageurs...

Que de secteurs impactés par ces pénuries !

 

Des enfants privés de transport scolaire pour la rentrée, le 1er septembre... Des enfants, des adolescents privés d'enseignants...

Pourquoi tant de difficultés à recruter dans ces secteurs ?

 

La plupart de ces métiers ne sont plus attractifs : problèmes de rémunération, surcharge de travail, manque de considération et de reconnaissance...

 

C'est le cas des enseignants qui font face à des classes surchargées, dans des locaux parfois vétustes.

Cette année, plus de 4 000 postes n'ont pas été pourvus aux concours des enseignants : des pénuries inquiétantes à quelques jours de la rentrée scolaire...

Qui veut désormais devenir enseignant ? Posez la question autour de vous...

 
Qui veut être muté, en début de carrière, dans une région lointaine, inconnue ? Qui veut affronter la violence ordinaire, l'indiscipline des élèves ?
 
Qui accepte d'être déconsidéré, méprisé dans une société où l'autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?
 
Qui a envie de corriger des copies de plus en plus indigestes, mal orthographiées, mal rédigées, des copies de plus en plus nombreuses, car les classes sont de plus en plus chargées ?
 
Qui souhaite entrer dans un métier où l'enseignant est taillable et corvéable à merci ? Rencontres avec les parents, organisation de bacs blancs, de devoirs communs, correction des épreuves orales du baccalauréat, parfois dans des villes fort éloignées du lieu de travail et de résidence...
 
Qui a envie d'être contrôlé par des inspecteurs qui sont totalement coupés du terrain et n'en connaissent plus la réalité ?

 

Triste constat ! Un des métiers les plus importants de nos sociétés est sacrifié à des modes : la transmission des connaissances n'est plus au coeur de ce métier, or, elle est essentielle, seules les connaissances permettent de progresser, elles sont un support indispensable de la réflexion...
 

Pour répondre à la crise de recrutement, des contractuels ont été embauchés dès juin grâce à des "job dating", entretiens organisés dans plusieurs académies. Les personnes retenues, qui doivent avoir au minimum une licence – quelle qu'elle soit –, enseigneront dès la rentrée, avec souvent quelques jours de formation seulement, proposés à partir de cette semaine.

Ces personnes recrutées en hâte ne sont bien évidemment pas véritablement formées pour enseigner...

C'est du bricolage !

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/societe/une-rentree-scolaire-sous-tension-marquee-par-la-penurie-d-enseignants-23-08-2022-2487017_23.php

 

 

Pénuries....
Pénuries....
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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 11:02
Dictées de notre enfance...


Les dictées de notre enfance étaient souvent des textes choisis qui nous permettaient, aussi, de découvrir la littérature...

Exercice laborieux pour certains, plaisir de bien écrire pour d'autres, la dictée fait partie des apprentissages de l'orthographe.

Quelque peu délaissée ces dernières années, la dictée, la vraie mériterait d'être remise à l'honneur... Je parle ici de la vraie dictée et non de ces ersatz : dictées à trous, ou préparées...

 

Le mot nous parle de l'enfance, il nous fait entendre les voix solides des enseignants qui font vibrer les textes.

 

Ce nom, avec ses sonorités de dentales "d" "t", de gutturale "k" semble claquer et retentir comme pour nous montrer l'autorité du maître.

 

Enfant, j'aimais cet exercice qui permettait de découvrir des mots parfois mystérieux et étranges. Je sais que d'autres éprouvent des difficultés face à cette épreuve...

Pourtant, la dictée, par sa lenteur, permet de se recentrer sur l'essentiel : le texte est d'abord lu intégralement, puis redit avec précision, enfin relu, une dernière fois.

 

Le mot est ancien, il remonte à un verbe latin "dictare", "dire en répétant". Formation de fréquentatif, ce verbe implique, donc, une idée de réitération...

Venu d'un autre verbe "dicere", "dire", le mot "dictée" a des origines très anciennes : un radical "deik" qui signifie "montrer".

 

De là est issu le mot "digitus", "le doigt, ce qui sert à montrer", on retrouve ce sens originel dans les termes "indiquer" ; "index, le doigt qui sert à montrer" et les composés de -dex comme "judex" (« juge, celui qui dit le droit »), "teach" (« enseigner ») en anglais, "δίκη, dikê" (« droit, justice ») en grec ancien.
 

La dictée et le doigt ont donc une même origine !

Dire, c'est "montrer par la parole", et les doigts et les mains servent aussi à s'exprimer...

On a tous en tête des dictées que l'on n'a pas oubliées, des textes envoûtants, par exemple celui-ci :

 

Daudet Les lettres de mon moulin, Installation

 

"Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi jusqu’au bas de la côte. À l’horizon, les Alpilles découpent leurs crêtes fines… Pas de bruit… À peine, de loin en loin, un son de fifre, un courlis dans les lavandes, un grelot de mules sur la route… Tout ce beau paysage provençal ne vit que par la lumière.

Et maintenant, comment voulez-vous que je le regrette, votre Paris bruyant et noir ? Je suis si bien dans mon moulin ! C’est si bien le coin que je cherchais, un petit coin parfumé et chaud, à mille lieues des journaux, des fiacres, du brouillard !… Et que de jolies choses autour de moi ! Il y a à peine huit jours que je suis installé, j’ai déjà la tête bourrée d’impressions et de souvenirs… Tenez ! pas plus tard qu’hier soir, j’ai assisté à la rentrée des troupeaux dans un mas (une ferme) qui est au bas de la côte, et je vous jure que je ne donnerais pas ce spectacle pour toutes les premières que vous avez eues à Paris cette semaine. Jugez plutôt.

Il faut vous dire qu’en Provence, c’est l’usage, quand viennent les chaleurs, d’envoyer le bétail dans les Alpes. Bêtes et gens passent cinq ou six mois là-haut, logés à la belle étoile, dans l’herbe jusqu’au ventre ; puis, au premier frisson de l’automne, on redescend au mas, et l’on revient brouter bourgeoisement les petites collines grises que parfume le romarin… Donc hier soir les troupeaux rentraient. Depuis le matin, le portail attendait, ouvert à deux battants ; les bergeries étaient pleines de paille fraîche. D’heure en heure on se disait : « Maintenant, ils sont à Eyguières, maintenant au Paradou. » Puis, tout à coup, vers le soir, un grand cri : « Les voilà ! » et là-bas, au lointain, nous voyons le troupeau s’avancer dans une gloire de poussière. Toute la route semble marcher avec lui… Les vieux béliers viennent d’abord, la corne en avant, l’air sauvage ; derrière eux le gros des moutons, les mères un peu lasses, leurs nourrissons dans les pattes ; — les mules à pompons rouges portant dans des paniers les agnelets d’un jour qu’elles bercent en marchant ; puis les chiens tout suants, avec des langues jusqu’à terre, et deux grands coquins de bergers drapés dans des manteaux de cadis roux qui leur tombent sur les talons comme des chapes."

 


 

Dictées de notre enfance...
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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 11:05
Grave crise du recrutement dans l'éducation...

 

À l’issue des concours organisés pour la rentrée 2022, plusieurs milliers de postes ne seront pas occupés : 4000 postes !

Ce n'est pas étonnant quand on connaît tous les acquis sociaux perdus au fil des années par les enseignants : disparition des IPES qui permettaient à des étudiants s'engageant dans la carrière de poursuivre leurs études tout en étant rémunérés, disparition de la CPA : dès l'âge de 55 ans, les professeurs pouvaient exercer à mi-temps, en recevant 80% de leur salaire, report de l'âge de la retraite à 62 ans comme pour tous les salariés...

 

Ce n'est pas étonnant quand on considère toutes les réformes successives menées sans concertation avec le monde éducatif...

Par exemple, la réforme des collèges initiée par Najat-Vallaud Belkacem : l'enseignement du latin et du grec avait été amoindri et réduit à peau de chagrin car intégré dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires.

Le latin et le grec étaient, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues était bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

 

Autre exemple plus récent : étonnamment, la réforme du lycée initiée par Jean-Michel Blanquer avait consisté à supprimer les maths en classe de première, sauf pour les élèves qui choisissaient cet enseignement de spécialité.

Curieuse décision, tout de même ! Alors que les mathématiques paraissent essentielles dans notre monde numérisé, cette discipline n'était plus obligatoire au lycée, dès la classe de première !

 

Ainsi, certaines disciplines demeurent  "sous tension", c'est le cas justement des lettres classiques, où 57 % des postes seulement sont pourvus, ou de l'allemand (55 % des postes pourvus contre 70 à 81 % durant les trois années précédentes).

Certaines disciplines présentent des taux d'admission insuffisants comme la physique-chimie où 66,7 % des postes sont pourvus, 80 à 100 % durant les trois années précédentes, les mathématiques pour lesquelles 68,5 % des postes sont pourvus, contre 84 à 92 % durant les trois années précédentes, ou encore les lettres modernes où 83,5 % des postes sont pourvus (contre 98 à 100 %).

On remarque des déficits inquiétants notamment en lettres classiques et en mathématiques, conséquence de réformes absurdes, mal pensées...

 

Cette crise inédite du recrutement enseignant se traduit "par un renforcement du recrutement de contractuels afin de préparer dans de bonnes conditions la rentrée 2022 et préserver les capacités de remplacement dans les académies", a affirmé le ministère de l'Éducation nationale. Comme attendu, les résultats des concours enseignants du premier degré dévoilent de sérieux déficits de recrutement dans les académies franciliennes.

Il est temps de revaloriser la profession d'enseignant : augmentation des salaires, rétablissement des IPES pour aider de jeunes étudiants à s'engager dans ce métier, diminution des effectifs des classes souvent surchargées, etc.

 

Mauvaise nouvelle : le nouveau ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye a indiqué vouloir "compenser"  l’absence d’un professeur absent par un autre... comme si les emplois du temps des enseignants leur permettaient de remplacer les collègues absents ! Encore une dégradation annoncée des conditions de travail des enseignants...

Encore une fois, les politiques méconnaissent les réalités du monde du travail !

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/education/education-4-000-postes-vacants-ndiaye-precise-sa-revalorisation-07-07-2022-2482491_3584.php

 

 

https://www.lavoixdunord.fr/1198559/article/2022-06-27/profs-absents-le-ministre-pap-ndiaye-suggere-de-les-compenser-par-les-autres-et

 

Grave crise du recrutement dans l'éducation...
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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 11:03
Bidouillages au Baccalauréat...

 

 

"On connaîtra bientôt les résultats du Bac, le temps pour les professeurs de terminer de noter les copies et le temps d'harmoniser ces notes.

Cette harmonisation a toujours existé, la nouveauté, c'est que c'est un logiciel qui en est chargé aujourd'hui.

 

Est-ce donc Noël en plein été pour les bacheliers ? Certaines de leurs notes aux épreuves du Bac auraient été massivement relevées, d'un, deux, voire trois points, selon des correcteurs qui dénoncent un tripatouillage informatique.

 

Pour percer le secret des notes du Bac, il faut aller sur Santorin, non ! pas l'île grecque ! mais un logiciel de l'Education nationale : sur cette application réservée aux correcteurs, une prof de français découvre que les 35 copies de spécialité qu'elle avait corrigées ont toutes été relevées d'un point.

 

"J'ai des collègues qui avaient déjà des moyennes de 12, 5 /13 sur un paquet, ce qui est tout de même une grosse moyenne, qui ont vu remonter leurs copies de un à deux points, ça devient énorme, ça perd un peu son sens, je trouve cela méprisant pour notre travail. Cela veut dire qu'on considère que l'on n'a pas corrigé correctement nos copies..."

 

Mais d'où viennent tous ces points en plus ?

Ceux qui les accordent sont les inspecteurs d'académie... Leur objectif ? Rattraper les écarts de moyennes entre différents sujets ou différents correcteurs, en modifiant les notes.

 

L'Education nationale appelle cela l'harmonisation et la pratique depuis longtemps.

Mais la nouveauté, cette année, c'est que cette opération peut désormais se faire en deux clics, sur des dizaines de milliers de copies à la fois. Il peut y avoir 30 000 copies !

 

De quoi inquiéter un inspecteur syndicaliste.

"Cela va très loin, parce qu'il n'y a pas de contrôle. On pourrait très bien cibler une moyenne à l'avance, par exemple, de manière qu'une discipline soit affichée à telle ou telle hauteur de notes, pour être plus présentable."

Contacté, le Ministère de l'Education nationale conteste tout ciblage de résultats, et insiste sur la transparence du processus.

"Auparavant, les correcteurs n'étaient pas automatiquement prévenus sur leur lot de copies, lorsqu'il y avait une harmonisation des notes. Alors que, maintenant, via Santorin, ils ont la possibilité d'en voir le détail."

 

Le Ministère ajoute que l'harmonisation peut se faire autant en ajoutant des points qu'en en retirant aux candidats.

Pas tout à fait vrai, en pratique selon un syndicat d'enseignants : "En théorie, l'harmonisation peut se faire autant vers le haut que vers le bas. En pratique, elle se fait vers le haut, il s'agit d'éviter des redoublements massifs qui coûtent  très cher au système. Et aujourd’hui on est sur des taux du bac qu’il faut maintenir très haut."

L'an dernier, le bac général affichait un taux de réussite supérieur à 97 %. Soit 21 points de plus qu’il y a 25 ans."

 

Encore une fois, c'est l'économie qui prime ! Triste réalité ! Une économie qui s'impose à l'hôpital, à l'école, dans les EHPAD...

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/reforme-du-bac/video-baccalaureat-polemique-sur-un-logiciel-pour-relever-les-notes_5229499.html

 

https://lagedefaire-lejournal.fr/le-logiciel-santorin-nest-pas-une-farce/

 

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 08:23
Il n'y a qu'un seul sujet : c'est l'Ecole !

 

"Niveau en baisse, pénurie d’enseignants, atteinte à la laïcité… il faut se porter au chevet de l’Éducation nationale. Parce que c’est sur les bancs de l’école qu’on peut former des citoyens dotés d’une culture commune propre à cimenter une nation.

 

Il n'y qu'un seul sujet ! Les médias, les politiques ne devraient s'intéresser qu'à une chose : l'avenir de l'Ecole...

C'est l'Ecole dont il faut s'occuper ! Tous les députés de la nation devraient être à temps plein sur ce sujet. Ce devrait être le coeur de nos débats.

Pourquoi ?

Parce que cela fait 30 ans que le naufrage dure : les professeurs sont ravis de ne plus avoir Jean-Michel Blanquer au ministère, certes... mais au fond, ça n'a rigoureusement aucune importance, ce n'est pas le problème.

Quoique...

 

Voilà 30 ans que les hommes, les ministres, les personnes, ce n'est pas le sujet !  (Quoique... )

 

Le sujet, c'est de savoir si on va laisser cette institution de la nation s'enfoncer toujours un petit peu plus.

L'Ecole Républicaine est là pour forger la communauté nationale, c'est à dire fabriquer des citoyens, des hommes libres, émancipés par les savoirs.

C'est cela que nous ne faisons plus.

Alors, il y a des chantiers concrets auxquels le nouveau ministre sera confronté : la formation des professeurs, la revalorisation du métier, et puis, il y a cette question de l'autonomie qui a été lancée par Emmanuel Macron.

Tout cela doit être exploré, avec l'idée que c'est l'avenir de nos enfants, donc notre destin individuel qui se joue, mais aussi l'avenir du pays, la possibilité pour la France de se perpétuer comme République et comme nation.

Alors, il n' y a qu'un seul sujet : c'est l'Ecole."


Il est bon de le rappeler : le rôle des enseignants est capital et essentiel : ils ont la charge d'enfants ou d'adolescents, depuis leur plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte.

 

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves, le respect des autres, la tolérance... ils doivent donner l’exemple du travail, de la rigueur.
 
Sans les enseignants, que deviendraient les enfants, livrés à eux-mêmes, sans cadre, sans structure ? Les parents qui travaillent ne pourraient assurer ces multiples rôles de l’enseignant… Il faut bien se rendre compte que les enseignants s’occupent des enfants, tous les jours, tout au long de la semaine, qu'ils les prennent en charge.
 
Tâche complexe et difficile car les élèves sont regroupés, en grand nombre, dans des classes, parfois, surchargées. 
 
Le travail ne se limite pas, d’ailleurs, à la transmission de valeurs et de connaissances : l’enseignant doit veiller à aider, soutenir, encourager les élèves en difficulté, leur montrer l’importance du travail dans la progression, répondre à leurs questions qui peuvent être multiples, à leurs attentes, répondre aussi aux questions des parents…
 
On accuse l’école de bien des maux, mais elle joue un rôle essentiel dans la formation des individus : elle apporte un cadre, des règles de vie, c’est une préparation à la vie active, au travail, avec ses contraintes et ses bonheurs : il faut se lever tôt, il faut apprendre, il faut se soumettre à une certaine discipline, mais l’école est aussi faite de partages, d’échanges avec tous les autres, élèves et enseignants, ce sont, parfois, des connivences, des éclats de rire, des enthousiasmes, des colères, des angoisses : le reflet même de la vie.

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/focus/l-ecole-est-le-seul-sujet-?autoplay=true

 

Il n'y a qu'un seul sujet : c'est l'Ecole !
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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 08:35
On a oublié les maths !

 

Etonnamment, la réforme du lycée initiée par Jean-Michel Blanquer avait notamment consisté à supprimer les maths en classe de première, sauf pour les élèves qui choisissaient cet enseignement de spécialité.

 

Curieuse décision, tout de même ! Alors que les mathématiques paraissent essentielles dans notre monde numérisé, cette discipline n'était plus obligatoire au lycée, dès la classe de première !

 

"Et c’est cela qui est passionnant dans cette catastrophe, c’est que tout le monde est convaincu que les maths sont une discipline essentielle et, pourtant, on aboutit à cette situation où l’on a décidé de négliger l’essentiel !"

Finalement rétropédalage !

Le président de la République a manifesté sa volonté de réintroduire les mathématiques dans le tronc commun.

 "Pour contrer les effets délétères de la mesure – aujourd’hui tout le monde a besoin des maths – il a été décidé de remettre royalement 1h30 de maths par semaine, on se demande bien ce que l’on peut apprendre en 1h30 par semaine, comme on dit c’est mieux que rien mais ce n’est pas grand-chose !"

 

C'est ce qu'on appelle un cache-misère !

Il est vrai que la France connaît un déficit de profs de maths : il faut dire que la profession n'est guère attractive... le métier de professeur n'attire plus les vocations.

Qui veut désormais devenir enseignant ??

Qui accepte d'être déconsidéré, jugé responsable de tous les maux de la société ?

 Qui accepte d'être ainsi méprisé dans une société où l'autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?

Un métier où les réformes se sont succédé, sans concertation, de manière improvisée....

Un métier où les conditions de travail sont parfois déplorables : des établissements vétustes, mal équipés, des élèves que leurs parents n'éduquent plus, des élèves incapables de se concentrer et d'écouter un cours.

Un métier mal rémunéré en regard des études exigées pour y accéder...

 

Il serait temps pour nos gouvernants de prendre conscience de la situation : il faut revaloriser ce métier essentiel pour l'avenir de notre pays.

Au lieu de cela, les réformes se succèdent sans réelle concertation et sans discernement : c'est inquiétant !

 

"Les mathématiques sont de plus en plus présentes dans tous les domaines de la vie économique et sociale. La révolution numérique porte bien son nom, la science des données (le fameux « Big Data ») et les probabilités sont omniprésentes. Pourquoi dans ces conditions, la réforme du lycée a-t-elle conduit en 2019 à supprimer les mathématiques du tronc commun des enseignements du lycée dans les classes de première et terminale ?"

Cette décision serait-elle la conséquence de l'insuffisance du vivier de professeurs de maths et des difficultés de recrutement ?

 

 

 

Sources :

 

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-jeudi-12-mai-2022-9220105

 

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/capes-de-maths-niveau-qcm-de-college-les-raisons-du-sinistre

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-rustine-plutot-qu-une-reforme-les-dessous-du-rapport-sur-les-maths-au-lycee_2170071.html

 

On a oublié les maths !
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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 12:38
Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...

 

Je ne sais pas si vous l'avez constaté comme moi ? On voit de plus en plus dans la rue de très jeunes filles revêtues de tenues islamiques : un voile qui recouvre les cheveux, une longue robe qui cache tout le corps, même les bras...

Ce ne sont pas des burqas, mais on n'en est pas loin...

 

Et, bien sûr, on retrouve ces tenues dans les établissements scolaires...

"Comme le révèle une enquête publiée dans L'Opinion, des tenues islamiques se multiplient ces derniers mois dans certains lycées, aussi bien pour les garçons que pour les filles. Les élèves revendiquent le port de leurs abayas (robes traditionnelles noires) et kamis (tuniques musulmanes), tenues qu'ils qualifient de culturelles..."

 

Pourtant, la loi interdit le port de tout signe religieux dans les établissements scolaires. Pourquoi ne pas la mettre en application ? Pourquoi hésiter ?

Tout élève qui arbore ces tenues ne devrait pas pouvoir accéder aux lycées, collèges, écoles...

Autrefois, les femmes âgées de confession musulmane portaient ces longues tenues couvrant tout le corps... dorénavant, même des jeunes filles se revêtent de ces habits encombrants.

 

Il faut dénoncer toutes ces prisons religieuses dans lesquelles on enferme les filles et les  femmes, je me dis que de tels diktats sont insupportables. 

Au nom de toutes ces femmes privées du simple bonheur de se promener sans contraintes, je me dis que nous devons les soutenir et les aider dans leur combat pour la liberté.

 

Je pense à ce témoignage que j'ai reçu sur mon blog, à la suite d'un article intitulé  "Bikini et burkini" : " Je travaille avec des jeunes filles françaises et musulmanes et elles subissent de leur famille et de leur environnement (voisins, connaissances) des pressions morales et physiques pour rentrer à fond dans la religion pour l'honneur familial et n'être pas considérées comme des putes ou des traitres."

 Comment, dans ce cas, pourrait on parler de choix ? 

 

Face à de telles pressions, les jeunes filles se retrouvent prises au piège d'une religion qui les condamne à la soumission, l'enfermement...

Quand je vois des musulmanes revêtues de ces longs voiles, de ces tenues qui couvrent bras et jambes, en plein été, je me dis qu'elles sont victimes de traditions d'un autre âge, du poids d'une religion qui accorde tous les droits aux hommes et qui leur interdit un épanouissement dans la vie de tous les jours.

 

Dans notre pays, en France, cela me paraît intolérable.

Les femmes ont lutté, pendant des siècles, pour leur liberté et leur émancipation : on ne peut admettre de tels reculs et de telles régressions.

A l'école, tenues correctes exigées ! Pas de signes religieux, pas de tenues indécentes, non plus ! Pas de vêtements religieux, pas de shorts au ras des fesses, non plus !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/les-etablissements-scolaires-au-defi-des-tenues-religieuses-islamiques-03-06-2022-2478128_23.php

 

 

https://www.marianne.net/societe/education/calendrier-bouleverse-pas-de-chorale-comment-le-ramadan-a-perturbe-un-college-de-seine-et-marne

Tenues islamiques en progression dans les établissements scolaires...
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