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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:50
Trop de bacheliers ?

 

 

De plus en plus de lycéens obtiennent le baccalauréat, un diplôme qui tend à perdre de sa valeur.

Cette année, 87 000 bacheliers se retrouvent, ainsi, toujours en attente d'affectation : pas de places pour eux dans les universités.

 

Problèmes d'orientation, baccalauréat bradé... le système s'essouffle et il serait temps de redonner à ce diplôme toute sa signification.

 

Ainsi, malgré un baccalauréat scientifique mention très bien, un jeune lycéen n'a pas été accepté dans la filière qu'il souhaitait, à l'université de Caen.

 

Et ils sont nombreux dans ce cas. Le système APB, admission post-bac est saturé et le jeune homme qui voulait intégrer la filière sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) se voit obligé de s'inscrire en licence de physique-chimie pour la rentrée de septembre prochain. 

 

L'inscription se fait sur tirage au sort. Les notes n'entrent pas en ligne de compte et la liste des admis se fait par informatique...

C'est donc l'arbitraire le plus complet qui règne dans ce domaine...

 

Dans certaines filières, les meilleurs élèves ont accès à des places prioritaires... mais pas dans celle qu'a choisie ce jeune lycéen.

 

On voit bien que certaines filières sont saturées : il faudrait sans doute organiser une meilleure information sur l'orientation et prévenir les élèves des difficultés à venir.

On éviterait, ainsi, des déceptions légitimes et des échecs prévisibles.

 

Il n'est "absolument pas normal" que l'orientation de lycéens dépende d'un système informatique, a déclaré  sur France Inter la ministre de l'Enseignement supérieur Dominique Vidal en dénonçant une "situation injuste et qui n'a aucun sens."

 

C'est pourtant ainsi que fonctionnent nos sociétés : elles sont gérées par des systèmes informatiques...

Nous sommes tous numérisés, surveillés, identifiés.

 

Les enseignants reçoivent aussi chaque année des consignes précises concernant la correction du baccalauréat : on les incite à une forme d'indulgence.

Le baccalauréat devient une grande braderie et perd de plus en plus de sa valeur.

Chaque année, les pourcentages de réussite atteignent des taux records, mais de nombreux bacheliers se retrouvent en grande difficulté pour mener à bien des études universitaires.

Il serait temps de ne plus se contenter de faux-semblants et de redonner tout son sens au baccalauréat.

 

 

 

 

 

 

 

Trop de bacheliers ?
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:32
Recrutement des enseignants : la pénurie, encore...

 

 

 

Qui veut désormais devenir enseignant ??

Qui accepte d'être déconsidéré, jugé responsable de tous les maux de la société ?

 
Qui accepte d'être ainsi méprisé dans une société où l'autorité des professeurs est sans cesse contestée par les parents, par les élèves eux-mêmes ?
 

Le ministère de l'Education se retrouve face à une pénurie de professeurs, malgré de nombreuses campagnes de recrutement.

 

Lettres modernes, lettres classiques, anglais, allemand, mathématiques… Dans toutes ces disciplines, la pénurie de professeurs s’est installée. Les résultats du Capes 2017 le démontrent : 1 303 postes au total n’ont pas été pourvus à l’issue du concours de recrutement des enseignants du second degré, soit 17 % du total...

 

Eh oui, les candidats ne se bousculent plus pour se présenter aux concours d'enseignement.

Mais pourquoi ?

Alors que le métier de professeur est présenté comme idyllique par certains : d'excellentes conditions de travail, des élèves attentifs, polis, une administration aux petits soins, des vacances à gogo... pourquoi cette pénurie dans le domaine de l'éducation ?

Comment l'expliquer, si ce n'est par des difficultés croissantes dans ce métier de transmission ?

 

Un métier qui exige des études assez longues, donc une entrée tardive dans le monde du travail, un métier difficile car les enseignants sont confrontés à tous les problèmes de la société : chômage, familles décomposées, recomposées, divorces, misère sociale...

Un métier où chaque enseignant se retrouve isolé face à ses élèves, car, souvent l'administration préfère fermer les yeux quand des problèmes se posent.

Un métier où les réformes se sont succédé, sans concertation, de manière improvisée....

Un métier où les conditions de travail sont parfois déplorables : des établissements vétustes, mal équipés, des élèves que leurs parents n'éduquent plus, des élèves incapables de se concentrer et d'écouter un cours.

 

Certains jeunes enseignants en viennent à démissionner, après avoir réussi leur concours : c'est particulièrement inquiétant.

Confrontés aux réalités du métier, ils renoncent à cette fameuse "sécurité de l'emploi", si convoitée et si précieuse en période de crise.

Triste constat !

 
Un des métiers les plus importants de nos sociétés est sacrifié à des modes : la transmission des connaissances n'est même plus au coeur de ce métier. Or, elle est essentielle, seules les connaissances permettent de progresser, elles sont un support indispensable de la réflexion.

 

Il serait temps de rétablir des équilibres perdus : redonner du poids et de l'autorité aux enseignants.

Il serait temps de remettre à l'honneur la culture, l'enseignement de la grammaire, de l'orthographe.

 

L'enseignement ne devrait-il pas être une priorité dans une société moderne ? Ne devrait-il pas être au coeur et au centre de toutes les préoccupations ?
 

 

 

 

Source : un article du journal Le Monde :

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/07/la-penurie-de-professeurs-perdure_5157048_3224.html

 

 

Recrutement des enseignants : la pénurie, encore...
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 10:38
Réhabiliter l'exercice de la dictée...

 

 

 

L'orthographe n'est plus à la mode et l'exercice de la dictée s'est éloigné des exigences que l'on attendait autrefois des élèves : des dictées préparées, des dictées à trous leur sont proposées.

 

Pour le brevet des collèges, la dictée est notée sur 5 points alors que l'analyse d'un texte et la rédaction sont évaluées sur 40 points : on perçoit, ainsi, le peu de valeur accordée à l'orthographe.

 

Dès lors, il n'est pas étonnant que des élèves arrivent en seconde, avec de grosses lacunes et comme l'orthographe n'est plus enseignée en lycée, il est difficile pour eux de rattraper leur retard.

 

Il serait temps de réhabiliter, enfin, cet exercice : la dictée, il serait temps de rétablir un véritable apprentissage de la grammaire et de l'orthographe qui vont de pair.

 

Il est essentiel d'apprendre et de maîtriser les conjugaisons, de connaître les modes, les temps, les voix, il est essentiel de comprendre le fonctionnement de sa langue.

 

La dictée est, ainsi, un exercice très formateur : elle permet de découvrir des extraits choisis des grands auteurs, elle est l'occasion de se concentrer sur des textes courts, de relire attentivement ce que l'on a écrit.

 

Et on sait que la concentration a tendance à se perdre dans notre monde où défilent toutes sortes d'images.

L'orthographe est aussi un retour aux sources, à l'étymologie des mots, à leur origine : ainsi, le mot "théâtre" issu du grec vient d'un verbe ancien : "théaomai" qui signifie "regarder, voir".

Le théâtre se définit, ainsi, avant tout, comme un art du spectacle.

Le mot "temps" vient du latin "tempus", et ce n'est pas par hasard s'il s'écrit avec un "s" final...

Le nom "orthographe" a lui-même une origine grecque bien connue.

 

De plus en plus d'étudiants arrivent en faculté et ne maîtrisent ni la grammaire, ni l'orthographe : ils rencontrent, alors, d'énormes difficultés dans leurs études.

 

Bien sûr, il serait, sans doute, utile de simplifier certaines règles d'accord du participe passé, jugées trop complexes mais il faut conserver l'âme de notre langue, ses origines, sa structure.

 

Il est, donc, essentiel de réhabiliter les leçons d'orthographe qui favorisent la mémorisation trop souvent négligée dans notre enseignement.

Il est essentiel de comprendre le fonctionnement de la langue que l'on parle...

 

Non, l'orthographe n'est pas la science des ânes, comme on le dit souvent : elle est nécessaire à une bonne compréhension, elle aiguise la curiosité, elle entraîne la mémoire.

 

Voici à titre d'exemple la dictée proposée cette année pour le Brevet des collèges, un texte de Giono extrait de son oeuvre Les Vraies Richesses... l'occasion de découvrir une belle description nocturne de la ville de Paris :

 

 

"De temps en temps, je m’arrête, je tourne la tête et je regarde vers le bas de la rue où Paris s’entasse: des foyers éclatants et des taches de ténèbres piquetées de points d’or. Des flammes blanches ou rouges flambent d’en bas comme d’une vallée nocturne où s’est arrêtée la caravane des nomades. 

Et le bruit: bruit de fleuve ou de foule. Mais les flammes sont fausses et froides comme celles de l’enfer. En bas, dans un de ces parages sombres est ma rue du Dragon, mon hôtel du Dragon. Quel ordre sournois, le soir déjà lointain de ma première arrivée, m’a fait mystérieusement choisir cette rue, cet hôtel au nom dévorant et enflammé ? 

Il me serait facile, d’ici, d’imaginer le monstre aux écailles de feu."

Jean Giono, Les Vraies Richesses, 1936

 

On le perçoit : ce seul extrait peut donner l'envie de lire l'oeuvre de Giono... 
 

 

 

 

 

Réhabiliter l'exercice de la dictée...
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 10:16
Le nouveau ministre de l'Education favorable au retour du redoublement...

 

 

 

Le redoublement jugé trop coûteux avait été quasiment supprimé, lors du quinquennat précédent, avec le projet de refondation de l'Ecole : il était devenu exceptionnel, après accord des parents.

 

La suppression du redoublement avait forcément aggravé les difficultés des élèves qui arrivaient en classe de seconde sans avoir le niveau requis : lacunes en grammaire, en orthographe, difficultés de lecture...


 
De plus, quand le passage dans la classe supérieure devient quasi automatique, comment motiver les élèves pour les inciter à travailler ? Comment leur montrer toute l'importance du travail scolaire ? Les professeurs se retrouvent quelque peu démunis pour solliciter plus d'assiduité, de persévérance dans les efforts de la part de certains élèves...

 

Le nouveau Ministre de L'Education Jean-Michel Blanquer souhaite "autoriser à nouveau le redoublement" dès l'année scolaire 2017-2018, jugeant "absurde" son interdiction : c'est ce qu'il a déclaré dans un entretien au "Parisien" ce jeudi.

"Il n'est pas normal d'interdire le redoublement", estime le ministre. "Il y a quelque chose d'absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant des retards."

 

Une déclaration qui va dans le bon sens : le redoublement peut être une seconde chance donnée à l’élève, notamment en primaire. Redoubler peut permettre à un élève de revoir certains points qui ne sont pas acquis.

 

Pour limiter le nombre de redoublements, le ministre a, aussi, confirmé la mise en place de "stages de soutien" avant l'entrée en 6ème, qui seront assurés par "des enseignants volontaires, rémunérés sur la base d’heures supplémentaires".

 

Il faut souhaiter que le ministre n'en reste pas à des déclarations d'intention et que notre école redevienne véritablement une école de l'effort.

 

En supprimant le redoublement, en supprimant les notes, en amoindrissant les programmes, les ministères successifs ont construit une école du laxisme, de la passivité, de la paresse.

 Le passage dans la classe supérieure constitue, on le sait, un enjeu important, supprimer cet enjeu, c'est enlever de la valeur, du poids à l'enseignement, aux professeurs.

 

Les enseignants attendent aussi que soient rétabli dans les programmes un véritable enseignement de la grammaire, de l'orthographe, de la lecture.

 

Par ailleurs, Jean-Michel Blanquer annonce son intention de développer l'apprentissage de la musique dont il juge la place "insuffisante" : il semble, en effet, utile de donner une place importante aux disciplines artistiques qui ont été délaissées et mises au rebut, ces dernières années.

 

Quant au projet d'autonomie des établissements voulu par le nouveau ministre, il paraît dangereux à bien des égards : les chefs d'établissement pourraient recruter eux-mêmes les professeurs, la porte ouverte à toutes sortes d'abus, d'arrangements, de copinages, un système nuisible qui ne correspond pas du tout à notre culture de l'Education.

 

Il faut donc rester vigilant, face à toutes les annonces qui sont faites et combattre ce projet d'autonomie des établissements.

 


 

 

 

Le nouveau ministre de l'Education favorable au retour du redoublement...
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 14:10
Les exposés...

 

 

 

 

Les élèves sont invités parfois à prendre en charge des exposés qui leur permettent de faire des recherches personnelles, de se cultiver, de s'exprimer à l'oral...

 

Dorénavant, grâce à internet, les élèves disposent d'une multitude de sources d'information, wikipédia et d'autres sites leur offrent une diversité et une rapidité qui n'existaient pas autrefois. L'ordinateur a bouleversé les modes de communication et de connaissances.

 

Pour autant, on est parfois étonné par la pauvreté des exposés produits par les élèves : alors qu'ils bénéficient d'une grande diversité de sources, les adolescents ne savent pas approfondir le travail de recherches, ils se contentent du minimum, plus grave, ils commettent de grossières erreurs, attribuent indûment une oeuvre à un auteur, par exemple.

 

Est-ce une volonté de bâcler le travail, d'aller au plus vite ? C'est d'ailleurs là l'esprit même d'internet : on peut puiser l'information très rapidement mais encore faut-il bien l'interpréter, bien l'analyser, y passer du temps, donc...

 

En revanche, les adolescents aiment construire des diaporamas, avec des illustrations mais le texte qui les accompagne est souvent trop sec, superficiel.

 

On perçoit bien combien ces jeunes sont influencés par le règne de l'image : pour eux, l'image prime sur la réflexion, de belles images de préférence...

Pour eux, l'image est essentielle, d'ailleurs souvent ils ne pensent pas à la commenter en détail : l'image s'impose et se suffit à elle-même.

 

La réaction des élèves à la fin de chaque exposé est aussi invariable : ils applaudissent en forme de soutien la prestation accomplie par leur camarade, quelle que soit d'ailleurs la qualité de l'exposé, une façon de se rassurer peut-être, de s'affirmer, de considérer que tout exposé mérite des applaudissements.

 

Il est bon de réserver ce type d'exercices à la fin de l'année mais il faudrait aussi les multiplier car les élèves ne savent pas s'exprimer à l'oral souvent : ils lisent leur texte, de manière monocorde, la tête plongée sur leur feuille, incapables de faire face à un public, de le regarder.

 

D'ailleurs, c'est en faisant des exposés qu'ils prennent eux-mêmes conscience des difficultés du métier d'enseignant : affronter un public, éviter les erreurs, maîtriser ce que l'on dit, ne pas bafouiller, être parfaitement concentré...

 

Ces exercices révèlent combien les élèves d'aujourd'hui manquent, parfois, d'autonomie, ne savent pas toujours se concentrer sur un travail, privilégient l'image sur la réflexion : l'essentiel est d'aller vite, même si l'on commet des erreurs, l'essentiel est de passer par l'image, l"apparence...

 

Il faut, alors, montrer aux élèves l'importance de l'approfondissement,de la réflexion, du travail bien fait mais la tâche des enseignants se heurte au contexte dans lequel vivent ces adolescents : une époque où s'impose l'idée d'immédiateté, d'instantanéité... où tout doit aller très vite.

 

 

 

 

 

Les exposés...
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 12:51
Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?

 

 

 

Jean Michel Blanquer nommé ministre de l'Education nationale a souvent défendu la langue française...

"La langue est ce qui nous soutient. Et c'est nous qui soutenons notre langue. Elle est notre ossature, notre véhicule. Elle nous habite, nous traverse, nous influence. Elle est notre trésor.", écrivait-il dans un article du journal Le Point...

 

La langue de Molière, celle de Racine, celle de Rabelais, celle de Giono, de Zola, de Chateaubriand mérite tous les hommages : elle doit être célébrée et préservée.

La langue est le socle de notre culture : elle doit être mise en valeur.

Elle mérite d'être bien écrite, elle mérite que soit rétabli l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

 

Assez de poudre aux yeux ! C'est la langue qui permet à chacun de s'épanouir dans une bonne communication avec autrui.

On ne peut apprendre correctement une langue si on sacrifie des heures d'apprentissages fondamentaux.

Il faut donc revenir à un apprentissage rigoureux de notre langue, dans nos écoles...

 

Jean Michel Blanquer a, aussi, raillé et fustigé, à juste titre, cette "novlangue" utilisée dans la rédaction de la réforme du collège, initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

Une façon de rabaisser notre langue, de la ridiculiser...


Molière, en son temps, a brocardé le langage ampoulé, plein d'emphase des précieux et des précieuses qui s'appliquaient à utiliser des périphrases, pour désigner des réalités très ordinaires : le "fauteuil" devenait "les commodités de la conversation", "le miroir" recevait l'appellation de "conseiller des grâces"...

 

Et on retrouvait ce langage absurde dans les textes de la réforme des collèges :
La piscine était transformée en "un milieu aquatique profond et standardisé", dans lequel il convient de "traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête."


Il n'était plus question de "courir", mais de "créer de la vitesse". L'apprentissage des langues étrangères devait se résumer en cet obscur et magnifique slogan : "aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs". 

Un tel jargon montrait la prétention des rédacteurs en même temps que l'inanité de la réforme des collèges.
 

On attend de notre ministre que soit restauré cet amour de la langue française, loin de la prétention des pédagogistes qui se gargarisent de mots et d'expressions obscures et amphigouriques.

On attend une réhabilitation de la grammaire, de l'apprentissage des conjugaisons, de la lecture qui doit être promue et valorisée, dès le plus jeune âge...

On attend une vraie réforme qui remettra à l'honneur notre langue.

 

 

 

 

 

 

Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 13:40
Quand le cours devient un combat...

 

 

 


Certains cours se transforment en un combat contre les élèves : il faut canaliser une attention défaillante, il faut contrôler les bavardages, s'imposer par la voix, avoir un sens immédiat de la répartie, il faut réprimander, parfois punir...

 

Face à certaines classes de 36 élèves, le combat est rude et on en sort parfois épuisé : rires, bavardages, ricanements fusent !

 

Les punitions sont un moyen de calmer le jeu mais il est difficile de les multiplier : les parents, on s'en rend compte, ne jouent plus leur rôle : ils contestent les punitions, admettent les mensonges de leurs enfants, les justifient même.

 

Incroyable ! J'ai reçu récemment une parente d'élève en présence de sa fille : celle-ci n'a pas hésité à mentir sur ses résultats scolaires : elle prétendait avoir de bonnes notes dans des disciplines fondamentales, après vérification, l'élève avait menti sur toute la ligne !

 

La réaction de la mère a été, alors, étonnante : elle a couvert, justifié les mensonges de sa fille par une forme d'inquiétude mais elle ne les condamnés à aucun moment...

 

L'élève en question a "séché" plusieurs cours de latin mais la mère n'a pas réagi face à ces absences injustifiées : la jeune fille semble être excusée de toutes ses fautes par sa propre mère...

 

Comment peut-on gérer en tant que professeur de tels adolescents à qui on donne toutes les excuses, qui peuvent faire preuve de paresse, mentir de manière éhontée et effrontée ?

 

Quand les parents ne jouent plus leur rôle, dédouanent leurs enfants de tout devoir, acceptent sans sourciller leurs mensonges, leur passivité, que devient la fonction d'un professeur ?

 

Certains de ces adolescents ne semblent avoir aucun sens moral : ils peuvent mentir, bavarder, répondre à un professeur, manquer les cours et ils n'en éprouvent aucun remords, d"autant que leurs parents leur accordent toutes les excuses.

 

L'enfant-roi peut-il vraiment être heureux, lui à qui on offre tout, on pardonne tout, lui à qui on ne donne pas de règles de conduite, lui qui a tous les droits ?

 

Dans le combat qui oppose les enseignants aux élèves, bien sûr, l'autorité revient aux enseignants, mais quand les parents battent en brèche cette autorité, le combat des enseignants se révèle être un dur labeur, une fatigue intense..

 

Un cours qui devient un combat, on peine à le croire, mais c'est le quotidien que vivent de plus en plus d'enseignants, dans une société de laxisme, de permissivité, de laisser-aller.

 

Si les parents ne jouent plus leur rôle éducatif, les professeurs ne peuvent assumer cette éducation face à des classes surchargées...

 

La fonction d'un enseignant est de transmettre des connaissances, de susciter une réflexion, mais il n'est pas possible d'assurer une formation morale sans le soutien des parents.

 
 

 

 

 

 

 

Quand le cours devient un combat...
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 12:18
Brigitte Macron : une première dame impliquée dans le domaine de l'éducation ?

 

 

Celle qui est devenue, hier, la première Dame, Brigitte Macron, a été enseignante, professeur de lettres, de latin, de théâtre... Elle s'impliquera, sans doute, pour faire en sorte que le quinquennat d'Emmanuel Macron soit un encouragement à la culture, à la littérature, la lecture.

Brigitte Macron aime citer de grands auteurs, comme Montaigne, Beaumarchais.

 

Nul doute qu'elle pourra avoir une influence sur ce ministère de l'Education qui la concerne plus particulièrement.

Il faut espérer qu'elle oeuvrera pour la défense de notre langue, de notre culture et de notre littérature.

 

La France n'est-elle pas le pays de la littérature ?

Nos auteurs ont acquis une universalité : on songe à Molière, bien sûr, qui symbolise plus qu'un autre écrivain cette universalité.

Mais les noms se pressent, nombreux, qui viennent illustrer cette universalité : La Bruyère, Ronsard, La Fontaine, Racine, Voltaire, Hugo, Proust.

 

Que la littérature soit enfin remise à l'honneur, enfin célébrée comme elle le mérite !

Que les lettres retrouvent leur lustre !

 

Dans un monde voué à la modernité, n'est-il pas essentiel de s'ancrer aussi solidement dans la culture, l'histoire et le passé ?

La France, connue partout dans le monde pour sa littérature, sa langue, rayonne grâce à ses lettres, ses humanités.

 

Alors que les jeunes générations s'adonnent de moins en moins à la lecture, alors que l'orthographe n'est plus maîtrisée par nombre d'adolescents, il faut redonner à l'enseignement des lettres toute sa place.

 

La littérature n'est-elle pas une ouverture sur le monde ? N'offre-t-elle pas une vision élargie sur tous les milieux, sur le passé, le présent et l'avenir ?

Elle est un champ de réflexion et de découvertes infini.

 

Qu'on relise Rabelais, qu'on relise Montaigne, qu'on s'imprègne des humanistes du 16ème siècle !

Qu'on ait en mémoire leurs textes, qu'on n'oublie pas ce message essentiel : la culture est libératrice...

 

La culture offre un épanouissement à chacun, elle permet de progresser, d'avancer sur le chemin de la sagesse.

La culture est indissociable du bonheur qu'elle procure : une découverte perpétuelle, une soif de connaissances qui ouvre sans cesse de nouvelles perspectives.

Notre monde en perpétuelle mutation a besoin de cet ancrage dans notre passé culturel.

Notre monde en perte de repères a besoin de retrouver ce goût des connaissances, de la littérature, du beau langage.

 

 

 

 

 

 

 

Brigitte Macron : une première dame impliquée dans le domaine de l'éducation ?
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 13:09
Macron, le banquier romanesque et l'école...

 

 

 

Sa vie ressemble à un roman : une carrière fulgurante qui le conduit au plus haut rang de l'état, une vie amoureuse qui l'unit à son professeur de théâtre, une femme qui le prend sous son aile, le forge et le forme à la littérature, des origines plutôt modestes, une ambition et une énergie remarquables...

 

Et, pourtant, qui se cache derrière cette image romanesque ? Qui est vraiment Emmanuel Macron ?

Il aime le théâtre, il aime jouer des rôles, revêtir des masques... Mais qui est-il ?

 

Etrangement, il m'apparaît de plus en plus comme un personnage factice, brillant, certes, mais quelque peu vain.

 

En examinant plus attentivement son projet pour l'école, on voit qu'il se propose de bouleverser notre système éducatif : les directeurs, les chefs d'établissements seraient aptes à choisir et nommer des professeurs, une libéralisation de l'enseignement qui ne correspond pas à notre tradition française.

 

M. Macron veut redonner de l'autonomie aux établissements, les directeurs pourraient recruter librement des enseignants, ce qui est, actuellement, impossible en France, sauf dans les établissements privés hors contrat.

 

Les différents établissements se retrouveraient, ainsi, mis en concurrence, avec une école explosée et libéralisée.

Les établissements auraient donc plus d'autonomie, plus de liberté dans les contenus, ce qui entraînerait des disparités dans les apprentissages...

Mettre en concurrence les collèges, les lycées ? Transformer les écoles en entreprises ?

N'est-ce pas là le vrai sens de la réforme de M Macron ?

Si c'est le cas, quelle tristesse !

 

Sous le masque de quelques mesures intéressantes ( rétablissement du latin et du grec, réduction des effectifs de classe en REP ), le programme éducation du nouveau chef de l'état pourrait aboutir à une "école-entreprise", une école où "l'employabilité" viendrait remplacer l'idéal d'émancipation de notre école.

 

Ce pourrait être aussi une école du "copinage" où un directeur pourrait recruter des enseignants de son entourage...

 

Je suis allée voir sur le site d'Emmanuel Macron le programme éducation : il est bien question "d'encourager l'autonomie" des établissements, mais l'ensemble reste très vague sur le sujet...

Il serait temps pour M. Macron de clarifier son projet éducatif.

 

Les écoles n'ont pas vocation à devenir des entreprises : elles doivent rester des lieux de culture, d'épanouissement.

Cette tendance qui consiste à transformer les écoles en entreprises est néfaste et illusoire : est-ce la fin de notre école publique ?

 

 

 

 

 

 

Macron, le banquier romanesque et l'école...
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