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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 12:01
Moins de sexisme à l'Assemblée ?

 

 

 223 femmes ont été élues députées, alors qu’elles n’étaient que 155 durant la précédente législature : un chiffre encourageant, même si on pouvait espérer mieux.

 

Malgré des progrès, le sexisme est présent partout dans nos sociétés et plus particulièrement dans le monde politique, domaine réservé traditionnellement aux hommes...

 

La femme fragile, incompétente, dénuée d'intelligence, dépendante, assimilée à une mineure : ces clichés ont la vie dure et il n'est pas facile de dépasser des siècles d'asservissement.

La femme faible, ridicule, infantile, mauvaise, légère, inculte : autant de clichés qui remontent à la nuit des temps.

 

Dans le monde politique, les propos machistes sont fréquents : souvent des plaisanteries graveleuses, voire injurieuses à l'égard des femmes.

 

Les femmes sont souvent jugées sur leur apparence, leur tenue, leur beauté, leur élégance et on a tendance à rabaisser leurs capacités intellectuelles, leurs compétences.

Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine pour voir évoluer le statut des femmes.

Lors du précédent quinquennat, deux députés se sont signalés par leur comportement sexiste : Philippe Le Ray, député UMP du Morbihan avait  imité des bruits de poule lors de la prise de parole de Véronique Massonneau, élue EE-LV. Son collègue LR Julien Aubert avait abusé du «Madame LE Président» à l’égard de Sandrine Mazetier, qui dirigeait la séance.

 Cécile Duflot avait été accueillie à l'assemblée par un tonnerre de huées et de sifflets en raison de sa tenue vestimentaire, une robe bleue à fleurs.

 

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine.

 

Le problème est que les femmes elles-mêmes ont tendance à reproduire ces attitudes  et ces schémas sexistes : nous sommes toutes influencées par un substrat de culture qui fait de la femme un être inférieur, voué à la soumission.

 

Dans la loi de moralisation portée par François Bayrou, le sexisme est singulièrement absent, alors que ce phénomène touche l'ensemble de la société.

 

Il est temps de faire évoluer les mentalités : avec plus de présence féminine à l'Assemblée, il faut espérer une évolution qui permette aux femmes d'être enfin acceptées et reconnues dans leurs compétences.
 

 

 

 

 

 

 

Moins de sexisme à l'Assemblée ?
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 08:40
Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...

 

 

 

 Pour justifier un retard lors d’un rendez-vous avec les journalistes de France 3, Sébastien Ginet, candidat LR aux élections législatives dans la 2nde circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, avait évoqué la mort de sa mère à la suite d'un cancer du pancréas.... La rédaction de la chaîne avait alors vérifié ses propos et constaté que la mère du candidat était en bonne santé.

 

On sait que les hommes politiques n'hésitent pas à mentir, dans maintes occasions, notamment pour séduire des électeurs et leur promettre monts et merveilles.

 

Mais, en l'occurrence, le mensonge imaginé par ce candidat LR est particulièrement ignoble.

 

Une telle réaction infantile de la part d'un homme politique apparaît inquiétante et irresponsable, une excuse de collégien attardé, un comportement indécent et indigne...

Les hommes politiques seraient-ils prêts à tuer père et mère pour parvenir à leurs fins ?

L'image que donne Sébastien Ginet de la politique est déplorable.

 

Le candidat a essayé de se défendre ainsi :

"Dans une campagne malsaine où je ne cesse d'être attaqué (...) je suis victime d'une grosse fatigue en même temps que d'une réelle déprime et j'ai commis un écart de langage en même temps qu'un mensonge pour me justifier, ce que j'ai aussitôt regretté mais il était trop tard."

Le pauvre homme ! Une "victime" attaquée de toutes parts !

On croirait entendre les discours de François Fillon qui aurait été victime d'une cabale...

"Un écart de langage" ? Un doux euphémisme pour qualifier une affabulation indigne....

 

Tout de même, évoquer la mort fictive d'un proche, d'une mère... il faut être tombé bien bas.

 

Les hommes politiques qui devraient donner l'exemple de la probité, de l'honnêteté, de la vérité, se discréditent trop souvent par leur comportement.

Les affaires se multiplient et les français sont saturés de ces débordements.

 

Quand les hommes politiques se comportent comme des sagouins, quand ils donnent l'exemple du mensonge, de la bêtise, de la vilenie, on se dit que les enfants et les adolescents ont bien du mal à trouver des repères.

 

Sébastien Ginet est jeune encore, il a une trentaine d'années mais cela ne peut justifier de tels agissements.

Quand on se lance en politique, on se doit d'être responsable de ses actes et de ses paroles.

Sébastien Ginet serait même un spécialiste en affabulation : il s'est déjà inventé des maladies, il a menti en maintes occasions.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:56
A propos de l'investiture de Marie Sara, on reparle de la corrida...

 

 

L’annonce de l’investiture pour les législatives de la célèbre torera Marie Sara a ranimé un débat qui fait rage dans la société française depuis de nombreuses années : faut-il faire évoluer la corrida ?

 

Le mois de juin se profile et la grande féria de Nîmes est annoncée : de nombreux aficionados affluent pour assister à cette "fête".
 

Pour ma part, je ne suis pas une adepte des corridas : pour en avoir vu quelques images, j'avoue que je trouve ce spectacle barbare et inhumain...

La bête terrassée, le sang qui coule, la poussière qui souille l'animal, la souffrance du taureau... tout cela est indigne.

 

En écoutant les paroles de la chanson de Francis Cabrel qui personnifie un taureau, au moment où il va entrer dans l'arène, je me dis que cette pratique appartient à un autre temps, et qu'il faut faire évoluer la corrida.

La corrida ne ressemble-t-elle pas à une véritable torture ? L'animal est acculé, blessé, harponné, avant même d'être occis par le torero.

 

Bien sûr, certains vantent la qualité esthétique du combat : le torero danse autour de l'animal, le spectacle est coloré, accompagné de musique.

 

Mais on ne peut pas occulter toute la cruauté de la tauromachie : l'animal est d'abord affaibli, meurtri, blessé par le picador, les banderilles...

L'animal est réduit à néant, avant même d'être tué.

 

La corrida est ancienne, elle remonte aux jeux romains de l'antiquité où les gladiateurs étaient opposés soit à d'autres gladiateurs, soit à des animaux sauvages.

C'est là un reste d'un passé peu glorieux où des spectacles étaient organisés pour satisfaire les plus bas instincts de la foule.

 

Non, le taureau n'est pas "célébré" grâce à la corrida : il est martyrisé, anéanti au cours du combat.

Non, le taureau n'est pas magnifié par ce "spectacle" : sanguinolent, affaibli, il est privé de toute sa fougue.

 

On ne peut nier que l'animal souffre intensément au cours de ce combat.

On ne peut nier les tortures violentes qui lui sont infligées.

La torture d'un animal érigée en spectacle ? La foule qui hurle sa joie devant la souffrance du taureau, on ne peut adhérer à tant de violences.

 

Bien sûr, certains vivent de cette industrie de la tauromachie : des éleveurs, des commerçants.

 

Il faut donc faire évoluer la corrida : supprimer toutes les tortures imposées à l'animal, supprimer la mise à mort et ne garder que la lutte chorégraphique entre l'homme et le taureau.

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 09:57
Voter à la primaire de la droite ? Sûrement pas !

 

 

 

 

Non, je n'irai pas voter à la primaire de la droite : ce serait cautionner des candidats qui proposent tous un programme libéral allant à l'encontre de l'intérêt des salariés.

Ce serait renier certaines valeurs auxquelles je tiens : aucun de ces candidats n'est capable de résister au MEDEF, aucun ne saura défendre les gens humbles, les travailleurs.

 

Barrer la route à Nicolas Sarkozy ? Ce pourrait être tentant mais il faut, alors, choisir un autre des postulants.

Comment pourrait-on voter Juppé, lui qui propose de reculer l'âge de la retraite à 65 ans ? Lui qui se propose de gouverner par ordonnances, lui qui veut revenir aux 39 heures, etc.

 

Que penser du programme de François Fillon ? Encore plus libéral, il ne ménagera pas les classes populaires.

 

Copé gouvernera par ordonnances, et il prône, aussi, un retour aux 39 heures.

 

Jean-Fréderic Poisson n'est pas un candidat acceptable : représentant d'une droite catholique, il défend des idées rétrogrades d'un autre temps.

 

Bruno Lemaire qui se présente comme le candidat du renouveau ne parvient pas à convaincre.
Nathalie Kosciusko-Morizet est aussi peu fiable.

 

Quant à Nicolas Sarkozy, empêtré dans des affaires louches, on l'a vu à l'oeuvre au cours de son quinquennat et on sait de quoi il est capable : démolir l'éducation nationale, supprimer des postes d'enseignants, de policiers et on a vu les résultats désastreux de cette politique.

 

Ces candidats défendent le capital, les grands patrons, ils défendent une Europe de la finance.

Aucun de ces candidats ne propose des mesures qui pourraient améliorer le sort des gens du peuple.

 

Je refuse de signer la charte qui est imposée aux électeurs :"Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m'engage pour l'alternance afin de réussir le redressement de la France." Telle est la phrase que les électeurs de la primaire à droite doivent approuver.

Comment peut-on s'engager pour une alternance qui mettra la droite au pouvoir ? Comment peut-on accepter de déclarer qu'on partage les valeurs de la droite ?

 

On nous dit dans les médias que les socialistes n'ont aucune chance de gagner, et qu'en choisissant un candidat de droite, on choisit le prochain président de la république. 

Il s'agirait de déterminer le casting.

Certains disent préférer Juppé qui serait moins terrible que Sarkozy. C'est comme si le vote était déjà plié et déterminé à l'avance.

D'après les sondages, on pourrait se retrouver devant deux candidats au deuxième tour des présidentielles : un représentant des républicains, peut-être Sarkozy ou Juppé et Marine Le Pen.

Effectivement, ce choix laisserait toutes ses chances à Nicolas Sarkozy et il pourrait être réélu.

Dans tous les cas, l'arrivée de la droite au pouvoir est annoncée comme inéluctable.

C'est probable, en vertu de ce que l'on a déjà connu.

Mais est-il envisageable de voter pour Juppé ? Les médias semblent dégager cette tendance, alors qu'il déroule un programme ultra-libéral.

Pour ma part, je refuse de cautionner cette primaire de la droite, je refuse de signer une charte en faveur de la droite.

Je refuse l'idée de donner mon aval à une politique ultra-libérale voulue par les instances européennes.

 


     
 

Voter à la primaire de la droite ? Sûrement pas !
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 17:26
Les centenaires sont l'avenir de la France...

 

 


"Les centenaires sont l'avenir de la France" : tel est le titre d'un article publié, ces jours-ci, dans le journal Le Midi Libre... Un titre provocant, car on imagine mal que des centenaires puissent représenter l'avenir d'un pays : en tout cas, on nous prédit 270 000 centenaires en 2070.

 

Mais qui a vraiment envie de devenir centenaire ? Quand on voit ces êtres diminués, affaiblis, ayant des difficultés à voir, entendre, à s'exprimer, qui peut souhaiter atteindre cet âge de 100 ans ?

 

On nous promet, sans cesse, une longévité de plus en plus importante, mais dans quelles conditions ?

Le transhumanisme nous laisse même envisager une vie éternelle : mais on voit bien l'inanité et l'impossibilité d'un tel projet.

 

On en perçoit aussi l'irresponsabilité, l'être humain est complexe : on ne pourra réparer tous ses organes déficients, on ne pourra en faire un être immortel.

Est-ce même souhaitable ? Ce qui fait la valeur et la saveur de la vie humaine, c'est justement son caractère fini et limité dans le temps.

Que faire d'une éternité à vivre ?

 

L'homme ne peut vouloir dépasser sa condition de mortel : il courrait alors à sa propre perte.

L'homme qui joue à l'apprenti sorcier, qui se veut immortel, fait preuve d'hybris, une hybris dangereuse et néfaste.

 

De plus, le discours officiel, sans cesse répété est celui-ci : "L'homme vit de plus en plus longtemps, il doit donc travailler plus longtemps". Une logique qui paraît implacable et imparable.

 

Pourtant, si l'homme vit plus longtemps, cela ne veut pas dire que son état de santé ne se détériore pas : dès 60 ans, souvent, des pathologies et des problèmes surviennent...

Comment travailler dans de bonnes conditions, quand l'état de santé se dégrade ?

 

L'homme n'est pas fait pour vivre 100 ans : il suffit de voir nos congénères qui atteignent cet âge pour en être convaincu : les fonctions vitales s'affaiblissent, le corps se délite, les facultés diminuent.

Et il est probable que si l'on impose aux gens de travailler jusqu'à 65 ans et plus, leur santé va se dégrader encore plus vite.

Dès lors, l'espérance de vie diminuera : de nombreux salariés disparaîtront, avant même d'avoir atteint l'âge de la retraite. 

 

C'est peut-être l'objectif de ceux qui nous gouvernent : affaiblir les gens, les tuer à la tâche, ainsi sera résolu le problème des retraites...

La plupart des candidats aux élections présidentielles de 2017 proposent de porter l'âge de la retraite à 65 ans, alors que de nombreux salariés exercent des métiers pénibles, qui usent le corps, l'esprit, qui les annihilent bien avant qu'ils n'atteignent cet âge.

 

De plus, le chômage ne cesse de croître : il est plus cohérent de donner du travail aux jeunes générations plutôt que d'allonger le temps de travail des gens plus âgés.

 

La pénibilité du travail est, aussi, une réalité : il serait temps que les hommes politiques qui nous gouvernent en prennent conscience.

 

 

 

 

 

Les centenaires sont l'avenir de la France...
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:08
Donald Trump élu : Marine Le Pen se réjouit...

 

 


 

Le populiste Donald Trump est devenu, cette nuit, le 45 ème président des Etats-Unis : "Il a su parler à l'Américain moyen...", affirment certains de ses partisans.

 

Donald Trump s'est livré à une campagne tonitruante et tapageuse, répandant des idées de haine et de racisme... ce milliardaire, aux déclarations outrancières a été, pourtant, élu président.

 

Paradoxalement, c'est un milliardaire qui a réussi à convaincre son électorat qu'il réduirait les inégalités flagrantes qui traversent la société américaine. Donald Trump a gagné ces élections, car il s'est présenté comme un homme nouveau luttant contre l'establishment.

Il affirme, ainsi, que sa victoire marquera la fin de "l'establishment corrompu de Washington".

 

Mais que représente Donald Trump si ce n'est une richesse éhontée, une forme de corruption, également ?

Marine Le Pen s'est empressée de féliciter le nouveau président des Etats-Unis, y voyant une possibilité de victoire du Front National pour les prochaines élections françaises.

Jean-Marie Le Pen a aussi déclaré : "Je l'attendais, je l'avais prévu et souhaité. Je m'en réjouis très fort, les conséquences vont être considérables c'est sûr. [...] Je pense que ça va prouver une chose, c'est que la diabolisation est une foutaise et que c'est une impasse".

Donald Trump a promis beaucoup : réduction des impôts, protectionnisme dans les relations commerciales, construction d'un mur pour empêcher l'arrivée de migrants mexicains.

Un programme populiste qui a séduit beaucoup d'Américains. Mais ce programme reste très flou.

 

La haine, la peur, le sexisme, le racisme ont été le fonds de commerce de Donald Trump, lors de sa campagne électorale.

Peut-on se réjouir d'un tel programme ?

Le choix auquel ont été confrontés les américains, au cours de cette élection, prouve bien l'essoufflement de la démocratie.

Entre un populiste au verbe haut et une représentante corrompue de l'establishment, peut-on parler, d'ailleurs, de choix ? 

 

En fait, nos démocraties sont, avec cette élection, en bout de course : en France, aussi, quel choix nous est proposé ?

Le parti républicain présente un programme ultra-libéral, le parti socialiste et le gouvernement mènent une politique qui ne sert plus les classes populaires, le Front national joue sur la peur, le racisme, Jean Luc Mélenchon ne rassemble pas à gauche autour de sa personne.

 

Il semble que, partout, la démocratie ne fonctionne plus : d'ailleurs, les hommes politiques gouvernent-ils encore ? Nous vivons sous le règne du monde de l'argent, les financiers ont pris le pouvoir.

 

 

 

 

 

Donald Trump élu : Marine Le Pen se réjouit...
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 15:41
Juppé et l'âge de la retraite...

 

 

Un moment fort, ce jeudi 6 octobre, dans l'émission politique présentée par David Pujadas et Léa Salamé... en toute fin d'émission, c'est le moment de l'intervention de Charline Vanhoenacker, la chroniqueuse s'adresse à Alain Juppé : "Vous proposez la dégressivité des allocations chômage et la progressivité du report de la retraite... Vous êtes pour la retraite à 65 ans... sauf pour vous..."

Quelques minutes aparavavant, Alain Juppé était interrogé par le journaliste Karim Rissouli sur l'âge auquel il a, lui-même, pris sa retraite, il s'était, d'abord, défilé, en répondant vaguement : "à l'âge légal, quand je suis parti..." "vers 57-58 ans ?" insistait, alors, le journaliste... Même réponse :"à l'âge légal..." Finalement, Alain Juppé avouait : "J'ai eu ma retraite de parlementaire à 58 ans, et ma retraite d'inspecteur des finances, à 57 ans..." 

Une réponse, on le voit, obtenue à l'arraché, comme si cet homme politique avait eu quelque honte d' avoir pu profiter si tôt de ses retraites.

On est bien, là, face à l'inconscience et la légèreté des hommes politiques : Alain Juppé veut imposer pour tous les travailleurs la retraite à 65 ans, alors qu'il a lui-même bénéficié de conditions beaucoup plus avantageuses, cumulant même les retraites.

On perçoit une forme d'indifférence et d'éloignement des hommes politiques, ces nantis de la République.

Sont-ils capables d'imaginer la fatigue d'un maçon, d'un chauffeur de poids lourd, d'une caissière, d'un enseignant, dès 60 ans ?

 

Sont-ils capables de concevoir l'usure de salariés qui triment une longue partie de leur vie, parfois, pour des salaires de misère ?

Ils vivent dans une bulle, séparés et coupés du monde...

La retraite à 65 ans n'est-elle pas une aberration, dans un monde où le travail se raréfie, où les robots supplantent de plus en plus les hommes ?

Alors que les jeunes ont des difficultés à trouver du travail, il faudrait que les gens âgés partent si tardivement à la retraite ?

De plus, à partir de 60 ans, les pathologies se multiplient, et de nombreux travailleurs connaissent des difficultés de santé.

On ne cesse de faire régresser les droits des travailleurs, au nom de la mondialisation, du nivellement par le bas, alors que les hommes politiques conservent, eux, tous leurs privilèges.
On voit bien, d'ailleurs, la gêne d'Alain Juppé quand on l'interroge sur sa propre retraite, on voit bien qu'il n'a pas envie de dévoiler les avantages dont il a lui-même bénéficié.

Pourquoi ces reculades sur des questions concernant la retraite personnelle d'Alain Juppé ?
Pourquoi ces hésitations ?

Les hommes politiques sont, incontestablement, des privilégiés, totalement coupés des réalités du monde du travail. 


 


 


L'émission politique : vers 2 heures, une minute...

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-emission-politique/l-emission-politique-du-jeudi-6-octobre-2016_1848299.html




 

 

Juppé et l'âge de la retraite...
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 11:10
Revalorisation des enseignants : c'est trop tard...

 

 

 

 

Voilà que s'annonce la fin d'un quinquennat et l'heure des promesses arrive... en même temps que se profilent les prochaines élections.

Le gouvernement annonce un plan de revalorisation des enseignants, mais qui peut y croire vraiment, après quatre années de réformes contestées ?

 

Qui peut y croire, alors que de nombreux enseignants opposés à la réforme des collèges n'ont même pas été entendus ?

Qui peut y croire, après le gâchis de la réforme des rythmes scolaires ?

 

"Un milliard d'euros débloqués pour augmenter les profs d'ici 2020" ! nous dit-on...

On a l'impression qu'il s'agit d'amadouer les enseignants en vue des prochaines élections...

Pourquoi une revalorisaton si tardive ? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour prendre de telles mesures, alors que le métier de professeur connaît une crise du recrutement sans précédent ?

D'autant que cette revalorisation est prévue pour s'étaler sur quatre ans...

 

"Lors de leur première année d'enseignement, les professeurs gagneront à terme, d'ici 2020, 1 400 euros brut de plus par an. "

 

Ce "cadeau" n'est pas négligeable, certes, mais ce ne sont, là, que des promesses électoralistes...

Et d'ici 2020, ces promesses peuvent fondre comme neige au soleil...

On est, là, dans un effet d'annonce et si certains se réjouissent de ces mesures, on peut juger regrettable qu'elles interviennent trop tardivement.

 

Que ne ferait-on pas pour grappiller des électeurs qui, traditionnellement fidèles à la gauche, ont tendance à s'en éloigner, face à un gouvernement qui ne les a pas écoutés pendant 4 ans et qui les a profondément déçus ?

 

Cette démagogie rampante fait froid dans le dos.

Qu'offre-t-on aux enseignants ? Une centaine d'euros de plus par mois, mais on méprise leur point de vue, on ne tient pas compte de leur opposition à certaines réformes, notamment la réforme des collèges, menée sans concertation, en dépit du bon sens et contre l'avis même des enseignants.

Peut-on, ainsi, "acheter" les enseignants et leurs voix ?

 

Une vraie revalorisation passe, bien sûr, par une augmentation conséquente des salaires, mais aussi par une véritable écoute des difficultés auxquelles sont confrontés les personnels de l'éducation.

Une vraie revalorisation passe par des réformes acceptées par les professeurs.

 

La réforme des collèges qui supprime des heures de cours essentielles, qui a suscité tant de critiques de la part des enseignants, sera être mise en oeuvre à la rentrée prochaine. 

Si l'on veut vraiment revaloriser la fonction, il faut prendre en compte l'avis des enseignants, et considérer que leur point de vue est essentiel, car ils sont les acteurs principaux de l'éducation des enfants.

Depuis longtemps, les enseignants sont méprisés par la hiérarchie et l'administration : jugés responsables de tous les maux de la société, ils sont dévalorisés, alors qu'ils jouent un rôle primordial.

 

C'est cette tendance qu'il faut inverser...

Pour augmenter l'attractivité de ce métier, il ne faut pas seulement augmenter les salaires, il faut aussi montrer et démontrer que les enseignants ont un droit de regard sur leur propre travail et sur leurs méthodes d'enseignement. 

 

 

 

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20160316.OBS6577/presidentielle-en-vue-l-heure-de-chouchouter-les-enseignants.html

Revalorisation des enseignants : c'est trop tard...
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:15
Il est intelligent et, en plus, il a du coeur...

 

 


Les déclarations des hommes politiques se succèdent et apportent leur lot de surprises et d'étonnements : il y a quelques jours, c'était au tour de Bruno Le Maire de présenter sa candidature aux primaires de la droite, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Et depuis, le candidat Bruno Le Maire multiplie les déclarations auprès des médias : on a droit à un florilège de propos sidérants, mettant en évidence la fatuité et l'autosatisfaction de notre classe politique...

Bruno Le Maire a, d'abord, affirmé que son "intelligence (était) un obstacle" pour devenir président de la République, une trop grande intelligence constituant un handicap pour ce poste...

Puis, invité sur BFMTV, Bruno Le Maire est revenu sur ses propos et a précisé :
"J'ai une formation intellectuelle et j'ai cru pendant très longtemps, que parce qu'on comprenait un problème, on pouvait y apporter des solutions et que l'intelligence permettait d'apporter des solutions... Mais après avoir sillonné le pays et avoir rencontré des gens qui sont confrontés à des difficultés que je n'ai pas connues... il faut bien le constater : c'est une erreur de penser que l'intelligence, seule, peut apporter une réponse aux problèmes des gens. C'est le cœur, c'est le coeur qui permet de comprendre les problèmes et d'y apporter des solutions."

Intelligent, sensible aux difficultés que rencontrent les gens, Bruno Le Maire se présente, donc, comme un candidat rempli de qualités.

Pourtant, à n'en pas douter, il lui en manque  une qui paraît essentielle : la modestie et le sens de la mesure.

Les hommes politiques semblent, ainsi, avoir perdu le contact avec les réalités, et se comportent comme s'ils vivaient dans un monde virtuel, comme si les français pouvaient adhérer à de telles déclarations qui dérapent vers une outrecuidance et une suffisance, hors de propos.

Ces dérapages desservent ceux qui s'en rendent coupables : un homme politique n'est pas là, pour se livrer à un panégyrique personnel, non, il se doit de faire des propositions concrètes, apporter des solutions aux problèmes des gens.

Avec un peu de réalisme, les responsables politiques devraient prendre conscience que les déclarations d'intention ne suffisent plus, et que les français ne peuvent y souscrire.

Décidément, comme je le disais dans un article précédent, la modestie n'est plus une vertu de notre époque : elle a tendance à disparaître, d'autant que les hommes politiques n'en donnent guère l'exemple...

La modestie s'accompagne souvent de retenue, de raison et de réflexion...


De plus, l'intelligence n'est-elle pas, avant tout, une faculté de percevoir, de comprendre et d'appréhender les réactions des gens ?

En se déclarant trop intelligent, et plein de générosité, Bruno Le Maire suscite à la fois la raillerie et la suspicion...


 
La déclaration de Bruno Lemaire :

 http://www.ouest-france.fr/politique/les-republicains/bruno-le-maire-prefere-avoir-du-coeur-quetre-intelligent-4056091



Uu autre article : C'est un modeste

 

http://rosemar.over-blog.com/2016/02/c-est-un-modeste.html

 

Il est intelligent et, en plus, il a du coeur...
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 17:26
Pauvre Nadine !

 

 



Bon, c'est vrai, on connaît, depuis longtemps, les nombreuses gaffes de Nadine Morano, elle est assez coutumière du fait... Fidèle de Nicolas Sarkozy, la voilà écartée des prochaines élections régionales par son propre mentor.

Se réclamant du général De Gaulle, elle a parlé de la France comme "d'un pays de race blanche", ce qui a soulevé un tollé de réactions, déjà, sur le plateau de l'émission de France 2, On n'est pas couché....

Aussitôt, Nicolas Sarkozy a senti tout le danger d'une telle déclaration, lui qui a perdu les élections présidentielles, sans doute, pour avoir voulu trop se rapprocher des thèses extrémistes du Front National.

Bien sûr, les propos de Nadino Morano, datés, étaient d'une grande maladresse, inadaptés... mais, on perçoit dans son éviction, toute une stratégie qui se met en place, de la part de Nicolas Sarkozy.

Il s'agit de ne plus réitérer les erreurs du passé, et tout cela relève plus d'une stratégie électorale que d'une réelle conviction, semble-t-il...

Pauvre Nadine ! On en viendrait presque à la plaindre, parce qu'elle fait les frais d'une manoeuvre politique à l'intérieur même de son parti, mené par Nicolas Sarkozy.

La voici lâchée par son propre camp ! Et tout le monde lui tombe dessus ! Le pouvoir en place, les Républicains, les animateurs de l'émission On n'est pas couché...


Elle a persisté, signé et en a perdu la tête de la liste, Les Républicains pour le Grand Est. Nadine Morano s'est exprimée ce jeudi , lors du journal de 20 heures sur TF1, face à Gilles Bouleau, revenant sur la polémique qui, depuis plus de dix jours, agite la droite.

A cette occasion, elle a tout de même déclaré : "Je n'ai pas fait de lettre, mais si des Français ont été blessés, je m'en excuse auprès d'eux".

Là voilà, donc, sacrifiée pour des considérations électorales ! Et Nicolas Sarkozy ne sort pas grandi de cette éviction ! Bien au contraire !

On perçoit, là, une ruse politique, un changement de stratégie : à trop se mouler sur les idées du FN, le risque était de perdre pied, et les Républicains veulent se démarquer, pour ménager, sans doute, une partie de leur électorat.

On a l'impression que l'ancien président ne sait plus trop où se situer, il louvoie, sans cesse, entre des idées extrémistes à l'égard des migrants, des réfugiés, et des tentatives pour adoucir son discours.

L'éviction de Nadine Morano en dit long sur ces tiraillements et ces contradictions incessantes...

Il semble que Nicolas Sarkozy ne sait plus à quel saint se vouer, il alterne des attitudes contrastées, tel un homme aux abois, incapable de se tenir à une ligne politique.

Ainsi, il se discrédite complètement, en sacrifiant une fidèle admiratrice, tout simplement, pour des raisons de stratégie politique...

Pauvre Nadine ! Oui, on en viendrait, presque à la plaindre ! La voici transformée en victime expiatoire par son propre mentor !
"Je crois que Nicolas Sarkozy fait une faute politique majeure", a-t-elle affirmé.


Il semble que l'ex-président se retrouve, lui-même, en porte à faux avec certaines de ses positions antérieures,
N'oublions pas que Nicolas Sarkozy a une lourde part de responsabilité, dans la dérive droitière de son parti, et ce, sous l'influence d'un certain Patrick Buisson...

 

 

 

 


 

Pauvre Nadine !
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