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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 09:32
L'élection est jouée d'avance selon Michel Onfray...

 

Selon Michel Onfray, l'élection est jouée d'avance... il parie que "le candidat élu sera  maastrichtien, si ce n'est pas Macron, ce sera Valérie Pécresse, ce ne sera pas Zemmour, ni même Marine Le Pen.

C'est le même système qui va fonctionner... nous ne sommes plus en démocratie.

On sait très bien quand il y a des élections en Corée, des élections en Chine, des élections en Russie, qui va être élu. En France, c'est pareil. Evidemment, de temps en temps on fait semblant, on change de personnage. Sarkozy et Hollande, c'est le même monde."

 

De fait, la gauche est en miettes : incapables de se rassembler, les différents candidats de gauche sont nombreux et peinent à convaincre.

Pour qui voter ?

Anne Hidalgo n'arrive pas à susciter l'adhésion : il faut dire qu'elle s'est parfois livrée à des déclarations peu crédibles, proposant ainsi de doubler le salaire des enseignants. Qui peut y croire ?

Christiane Taubira victorieuse de la primaire populaire paraît, elle aussi, peu fiable : elle a d'ailleurs été élue lors d'une primaire contestée et contestable.

Yannick Jadot qui porte le projet écologique recueillerait entre 5 et 8% des intentions de vote au premier tour selon la plupart des sondages... 

Il y a Jean-Luc Mélenchon dont le programme comporte des mesures intéressantes...  lui, est crédité de 10% des voix. Tout de même, la retraite ne sera possible qu'avec 40 annuités...

Et aussi Fabien Roussel, sympathique nouveau venu dans cette élection... ses scores sont faibles dans les sondages et il se présente sous la bannière du Parti Communiste, un parti ringardisé depuis longtemps...

Dans les derniers sondages, il se situe devant la candidate socialiste Anne Hidalgo (3,5 % contre 2,5 % dans le dernier Ifop).

 

 

Les candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour se livrent à une surenchère de déclarations démagogiques.

Par exemple, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont tous deux exprimé leur intention de privatiser l'audiovisuel public en cas de victoire à l'élection présidentielle. Avec, à la clé, la suppression de la contribution de 138 euros qui le finance.

Mais privatiser l'audiovisuel, c'est la porte ouverte à davantage de plages publicitaires : on le voit sur les chaînes privées qui interrompent sans arrêt les programmes pour de larges moments consacrés à la publicité...

Une mesure qui semble peu à même de freiner le réchauffement climatique...

Les deux candidats jouent aussi sur la peur de l'immigration.

 

Mais pour qui voter ?

Pour ma part, je suis dubitative : aucun candidat ne parvient à me convaincre...

L'abstention sera-t-elle la grande gagnante de cette élection ?

 

 

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 12:28
Un meeting en immersion : du grand spectacle !

 

C'est nouveau ! Le premier meeting politique en immersion s'est tenu à Nantes, sous la houlette de Jean-Luc Mélenchon ! Un coup d'éclat !

Mais c'est quoi, au juste, un meeting en immersion ?

Des images spectaculaires de l'espace et de l'Océan dans lesquelles sont immergés les participants : Jean-Luc Mélenchon a joué la carte de la scénographie spectaculaire, à Nantes, ce dimanche 16 janvier.

 

3500 personnes dans la salle, 1500 en plus à l'extérieur... Une expérience visuelle, sonore, olfactive dans un immense cube, 6 mètres de haut sur 50 de large ! Les grands moyens, en somme !

 

Pour le côté immersion, la France Insoumise a vu les choses en grand... les 4 murs de la salle étaient recouverts de toiles tendues qui diffusaient clips vidéos et images, immersion à 360 degrés... pour le côté olfactif, c'était un peu plus compliqué sous le masque FFP2. (obligation de le porter pour les 3500 personnes présentes à l'intérieur.)

Une légère odeur de fumée quand il s'agissait de sentir l'espace, une scénographie qui plongeait les spectateurs au coeur de son immensité.

 

Jean-Luc Mélenchon apparaissait comme à côté de la lune et en devenait presque lyrique.

"Voici l'espace infini contenant, comme l'avait annoncé au 16ème siècle Giordano Bruno, des mondes innombrables, mais parmi ces mondes innombrables, il y a celui-ci que vous voyez là ! C'est la terre, c'est le nid de l'humanité ! Et c'est ce nid que, par dessus tout, il faut protéger !"

 

La poésie continuait quand la mer envahissait les 4 écrans, le public était alors immergé dans l'océan et sentait une très légère odeur iodée...

 

"La mer, Thalassa ! Le cri de l'expédition des Dix-Mille, regardez la, regardez sa puissance, sa force ! s'exclame le candidat insoumis, voilà la sortie du nucléaire, dont nous avons besoin !"

Un sujet épineux entre tous les candidats de la gauche : Jean-Luc Mélenchon se prononce pour la sortie du nucléaire, au même titre que Yannick Jadot ou Anne Hidalgo.

 

En fin de discours, Mélenchon abordait la situation à gauche : "C'est pas d'union dont on a besoin, c'est de clarté et de mobilisation populaire. Vous ne pouvez pas mobiliser si vous donnez l'impression que vous êtes un menteur qui va ensuite arranger ses carabistouilles dans un coin, avec ses copains des autres partis. Je ne suis pas leur copain ! Que cela soit dit, une fois pour toutes !"

 

Bref, toujours pas d'union de la gauche : Mélenchon fait cavalier seul...

On retrouve dans ce meeting tout le talent d'orateur de Jean-Luc Mélenchon...

 

Mais quelle mégalomanie ! Que de dépenses et de débauches de moyens pour un meeting politique !

Du grand spectacle ! Du grand art ! Du cinéma ! Mais est-ce bien l'essentiel pour un meeting politique ? Je suis dubitative, alors que le discours de Jean-Luc Mélenchon contient des messages importants : la fuite en avant dans la crise climatique, la pauvreté qui s'aggrave, les inégalités qui s'accroissent, la destruction des services publics, etc.

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-diane-berger-du-dimanche-16-janvier-2022

 

 

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 12:34
Précaires, vous avez dit précaires ?

 

Invité sur le plateau de France 2 pour expliquer aux Français la teneur de son programme politique, Eric Zemmour a fait preuve d'une grande assurance face à ses interlocuteurs.

 

Pour autant, dans le domaine économique, Eric Zemmour semble pour le moins déconnecté de la réalité que vivent certains Français et notamment les jeunes...

Devant les caméras de France 2, le candidat d’extrême droite à la présidentielle a été interrogé sur ses mesures pour lutter contre la précarité des jeunes.

 

“De nombreux jeunes ont du mal à finir les fins de mois, de nombreux jeunes ont du mal à se loger, de nombreux jeunes finissent à l’aide alimentaire. Si vous êtes élu président, que comptez-vous faire concrètement pour aider les jeunes les plus précaires ?” lui a précisément demandé Andy, âgé de 20 ans.

"Précaires ? Vous avez dit précaires ?" 

Manifestement, Eric Zemmour semble ne pas connaître le sens de ce mot !

 

La solution, pour Éric Zemmour ? Exonérer les primo-accédants d’un bien immobilier allant jusqu’à 250.000 euros des frais de notaire. Apporter donc une aide aux personnes déjà en capacité, ou presque, de devenir propriétaires.

On tombe des nues, quand on entend une telle proposition faite à des jeunes en difficulté !

 

Eric Zemmour ne fait pas partie du sérail politique... pour autant, il apparaît complètement déconnecté de la réalité.

Etre précaire ? C'est quoi, Monsieur Zemmour ?

"La précarité est l'absence d'une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d'assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L'insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. Elle conduit le plus souvent à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l'existence qu'elle tend à se prolonger dans le temps et devient persistante, qu'elle compromet gravement les chances de reconquérir ses droits et de ré-assumer ses responsabilités par soi-même dans un avenir prévisible"

 

En fait, les plus touchés par la crise, ce sont précisément les jeunes.

"Les jeunes ont été les plus concernés par les pertes d’emploi liées à la situation sanitaire, notamment les petits boulots dans la restauration, ainsi que les emplois non déclarés, de type garde d’enfants, qui n’ont pas été indemnisés avec le chômage partiel. Les jeunes en emploi ne représentent que 33 % des moins de 25 ans, selon les chiffres 2019 de la Dares avec un revenu moyen très faible de 625 euros net par mois. Les étudiants représentent 51 % des moins de 25 ans, et les jeunes sans emploi ni formation 16 %."

 

Ainsi, la réponse faite par Eric Zemmour aux jeunes précaires semble relever soit d'une méconnaissance de la réalité, soit d'un mépris total de cette réalité...

 

Source :

 

https://www.lagazettedescommunes.com/747022/precarite-des-jeunes-les-plus-touches-par-la-crise-sont-les-moins-aides/

 

 

 

Précaires, vous avez dit précaires ?
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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 09:25
Les meetings politiques sont-ils des machines à clusters ?

 

"Les meetings politiques sont-ils des machines à clusters ?

 

C'est ce qu'affirme Gilles Pialoux, le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris : le médecin fait référence aux deux grands rassemblements politiques du week-end, des candidats Eric Zemmour et Jean Luc Mélenchon.

 

Ces deux candidats n'ont pas contrôlé le pass sanitaire de leurs militants, ce week-end.

Pas de pass sanitaire obligatoire, pas toujours des masques, 4500 participants chez Jean-Luc Mélenchon, 15000 chez Eric Zemmour, des sympathisants serrés plusieurs heures dans un lieu clos, qui crient parfois... effectivement, les conditions sont réunies pour créer un cluster.

 

Mais, pour le moment, en tout cas, pas question d'obliger les organisateurs de meetings à imposer le pass sanitaire, au nom, selon Gérald Darmanin, de l'un des principes fondateurs de notre République : la participation de tous les citoyens à la vie politique de la nation.

 

S'il n'est pas obligatoire d'imposer le pass, il n'est pas interdit de le faire : c'est le choix qu'a fait Anne Hidalgo dans ses meetings : pass sanitaire obligatoire.

 

Mieux encore : certains vont même encore plus loin... Valérie Pécresse, investie par LR, affirme qu'elle renonce pour le moment à organiser des grandes réunions publiques, elle ne souhaite pas prendre de risques avec la santé de ses sympathisants.

"Ce n'est pas une démonstration de force que de contaminer les Français..."a-t-elle déclaré.

 

Mais Valérie Pécresse pourra-t-elle suivre cette logique si la 5ème vague se prolonge ?

Renoncer à cet outil de propagande qui est un meeting en présentiel jusqu'à janvier, peut-être même au delà, au risque de prendre du retard par rapport à ses adversaires : question complexe pour la candidate LR."

 

De fait, des salles bondées sans contrôle du pass sanitaire, des masques portés sous le menton, des militants galvanisés qui crient, hurlent et chantent... En pleine cinquième vague, les meetings politiques, qui rassemblent des foules, ont de quoi donner des sueurs froides aux épidémiologistes. 

 

Certains disent qu'il faut interdire tous les meetings électoraux qui ne servent à rien sinon à échauffer les esprits et à créer des désordres publics.

De fait, le premier meeting politique du candidat Eric Zemmour a provoqué des remous, des débordements, des empoignades déplorables...

Dans ce cas, comment peut-on envisager de respecter les distances et les gestes barrières ?

 

Gilles Pialoux, lui, prédit un hiver catastrophique si les gestes barrières ne sont pas respectés.

 

Source : à 3 minutes 45 secondes

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-aurelie-kieffer-du-lundi-06-decembre-2021

 

 

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 09:42
Coronavirus : mobilisation générale...

 

Le coronavirus est partout : aux infos, bien sûr, à la télé, sur internet, à la radio, dans les conversations... Il envahit la planète et nous submerge...

Il s'est même invité lors de la soirée électorale de Dimanche 15 mars : tous les politiques évoquaient ce sujet, forcément, ils ne pouvaient s'y soustraire. Le scrutin lui-même passait au second plan.

 

Et puis, en raison de la médiatisation, ce virus occupe tous les esprits. Il bouleverse aussi la vie de chacun d'entre nous dans le travail, dans la famille, la scolarité des enfants étant interrompue, dans les comportements, dans les loisirs, dans la vie quotidienne.

 

En tout cas, on a affaire à un ennemi invisible, sournois, insaisissable, dévastateur, terrible.

 

Cette épidémie nous fait songer à un film qui a été tourné sur le sujet : intitulé Contagion, il déroulait un scénario catastrophe...

 

En voici le synopsis :

"Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…"

 

Nous y sommes : quand la réalité dépasse la fiction... l'inquiétude s'installe.

Déjà la panique : les gens qui se précipitent pour dévaliser les supermarchés, les victimes qui sont nombreuses, déjà plus de 5000 morts dans le monde, des chercheurs qui se mobilisent pour trouver un vaccin et des médicaments efficaces contre la pandémie, des mesures de confinement qui paralysent l'économie.

 

L'expansion de l'épidémie est terrifiante.

La stupéfaction, l'angoisse pour les proches, la suspicion... tout y est : nous y sommes.

 

Le président de la République a annoncé hier des mesures de confinement afin d'endiguer le virus : les déplacements seront réduits en France à partir de midi ce mardi 17 mars. Le second tour de l'élection municipale est reporté.

 

Le premier tour de ces élections n'aurait pas dû, en fait, se dérouler face à la gravité de l'épidémie, d'autant plus qu'Emmanuel Macron a parlé d'une véritable guerre qui doit être menée contre le virus.

 

Face au coronavirus, le gouvernement prévoit ainsi le recours aux personnels de santé de l'armée.

On peut parler d'une véritable mobilisation générale contre ce virus, une mobilisation qui aurait dû sans doute intervenir plus rapidement.

 

 

 

 

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 11:23
Oui, c'est vraiment le bordel...

 

 

Tandis que de nombreux éditorialistes glosent à qui mieux mieux sur un mot "le bordel" utilisé par le président de la République, on ne peut que faire ce constat :  ce mot s'applique en bien des occasions à notre monde.

C'est le "bordel" partout...

 

Oui, décidément, cette année 2017 est l'année de tous les bouleversements...

 

En France, on a assisté à l'effondrement des partis politiques traditionnels lors de l'élection présidentielle : la déroute du Parti Socialiste, la déconfiture du Front National, la débâcle du parti Les Républicains...

Emmanuel Macron, nouveau venu en politique a été élu président de la République, contre toute attente.

 

De la même façon, aux Etats-Unis, Donald Trump a remporté les élections, défiant tous les sondages. Il éprouve maintenant des difficultés à appliquer une politique assez déconcertante : ses réactions ne sont-elles pas souvent imprévisibles et désordonnées ?

 

2017, c'est aussi l'année de la mise en oeuvre du Brexit : la Grande-Bretagne a quitté l'Union Européenne, contre toutes les prévisions.

 

Et voilà que l'Espagne connaît une nouvelle crise inquiétante, avec le référendum d'indépendance organisé en Catalogne. Les tensions sont vives entre les partisans de l'indépendance et les opposants.

Le référendum qui a eu lieu Dimanche n'a aucune légitimité, car le nombre de votants n'atteignait même pas 50 % de la population. Le vote ne s'est pas déroulé selon des règles démocratiques. Dès lors, il est nul et non avenu.

Et pourtant, les indépendantistes affirment haut et fort leur bon droit.

Comment cette crise va-t-elle se résoudre ? Beaucoup d'Espagnols sont inquiets de la tournure que prennent les événements. D'ailleurs les violences policières contre les votants ont choqué l'opinion publique.

 

On assiste, ainsi, dans le monde à de grands bouleversements qui débouchent sur de profondes inquiétudes.

Parallèlement, la révolution numérique bouleverse aussi l'univers du travail : les robots supplantent l'homme dans de nombreuses tâches.

Chaque jour, on invente de nouveaux robots, aux fonctionnalités multiples... On assiste à une accélération fulgurante des progrès techniques.

Ce n'est que le début de cette grande révolution et nous ignorons encore quelles seront les conséquences de ces nouvelles technologies.

Dans tous les cas, le travail se raréfie et les politiques ne semblent pas prendre la mesure de tous ces bouleversements.

 

Les changements climatiques provoquent aussi de terribles catastrophes, entraînant l'exil de nombreuses personnes.

Nous vivons une époque où tout est chamboulé, où l'avenir lui-même paraît très incertain.

Oui, on peut le dire : "C'est vraiment le bordel..."

 

Saurons-nous faire face à tous ces problèmes qui surgissent ?

Saurons-nous résoudre tant de crises ?

 

 

 

 

 

Oui, c'est vraiment le bordel...
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 12:01
Moins de sexisme à l'Assemblée ?

 

 

 223 femmes ont été élues députées, alors qu’elles n’étaient que 155 durant la précédente législature : un chiffre encourageant, même si on pouvait espérer mieux.

 

Malgré des progrès, le sexisme est présent partout dans nos sociétés et plus particulièrement dans le monde politique, domaine réservé traditionnellement aux hommes...

 

La femme fragile, incompétente, dénuée d'intelligence, dépendante, assimilée à une mineure : ces clichés ont la vie dure et il n'est pas facile de dépasser des siècles d'asservissement.

La femme faible, ridicule, infantile, mauvaise, légère, inculte : autant de clichés qui remontent à la nuit des temps.

 

Dans le monde politique, les propos machistes sont fréquents : souvent des plaisanteries graveleuses, voire injurieuses à l'égard des femmes.

 

Les femmes sont souvent jugées sur leur apparence, leur tenue, leur beauté, leur élégance et on a tendance à rabaisser leurs capacités intellectuelles, leurs compétences.

Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine pour voir évoluer le statut des femmes.

Lors du précédent quinquennat, deux députés se sont signalés par leur comportement sexiste : Philippe Le Ray, député UMP du Morbihan avait  imité des bruits de poule lors de la prise de parole de Véronique Massonneau, élue EE-LV. Son collègue LR Julien Aubert avait abusé du «Madame LE Président» à l’égard de Sandrine Mazetier, qui dirigeait la séance.

 Cécile Duflot avait été accueillie à l'assemblée par un tonnerre de huées et de sifflets en raison de sa tenue vestimentaire, une robe bleue à fleurs.

 

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine.

 

Le problème est que les femmes elles-mêmes ont tendance à reproduire ces attitudes  et ces schémas sexistes : nous sommes toutes influencées par un substrat de culture qui fait de la femme un être inférieur, voué à la soumission.

 

Dans la loi de moralisation portée par François Bayrou, le sexisme est singulièrement absent, alors que ce phénomène touche l'ensemble de la société.

 

Il est temps de faire évoluer les mentalités : avec plus de présence féminine à l'Assemblée, il faut espérer une évolution qui permette aux femmes d'être enfin acceptées et reconnues dans leurs compétences.
 

 

 

 

 

 

 

Moins de sexisme à l'Assemblée ?
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 08:40
Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...

 

 

 

 Pour justifier un retard lors d’un rendez-vous avec les journalistes de France 3, Sébastien Ginet, candidat LR aux élections législatives dans la 2nde circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, avait évoqué la mort de sa mère à la suite d'un cancer du pancréas.... La rédaction de la chaîne avait alors vérifié ses propos et constaté que la mère du candidat était en bonne santé.

 

On sait que les hommes politiques n'hésitent pas à mentir, dans maintes occasions, notamment pour séduire des électeurs et leur promettre monts et merveilles.

 

Mais, en l'occurrence, le mensonge imaginé par ce candidat LR est particulièrement ignoble.

 

Une telle réaction infantile de la part d'un homme politique apparaît inquiétante et irresponsable, une excuse de collégien attardé, un comportement indécent et indigne...

Les hommes politiques seraient-ils prêts à tuer père et mère pour parvenir à leurs fins ?

L'image que donne Sébastien Ginet de la politique est déplorable.

 

Le candidat a essayé de se défendre ainsi :

"Dans une campagne malsaine où je ne cesse d'être attaqué (...) je suis victime d'une grosse fatigue en même temps que d'une réelle déprime et j'ai commis un écart de langage en même temps qu'un mensonge pour me justifier, ce que j'ai aussitôt regretté mais il était trop tard."

Le pauvre homme ! Une "victime" attaquée de toutes parts !

On croirait entendre les discours de François Fillon qui aurait été victime d'une cabale...

"Un écart de langage" ? Un doux euphémisme pour qualifier une affabulation indigne....

 

Tout de même, évoquer la mort fictive d'un proche, d'une mère... il faut être tombé bien bas.

 

Les hommes politiques qui devraient donner l'exemple de la probité, de l'honnêteté, de la vérité, se discréditent trop souvent par leur comportement.

Les affaires se multiplient et les français sont saturés de ces débordements.

 

Quand les hommes politiques se comportent comme des sagouins, quand ils donnent l'exemple du mensonge, de la bêtise, de la vilenie, on se dit que les enfants et les adolescents ont bien du mal à trouver des repères.

 

Sébastien Ginet est jeune encore, il a une trentaine d'années mais cela ne peut justifier de tels agissements.

Quand on se lance en politique, on se doit d'être responsable de ses actes et de ses paroles.

Sébastien Ginet serait même un spécialiste en affabulation : il s'est déjà inventé des maladies, il a menti en maintes occasions.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:56
A propos de l'investiture de Marie Sara, on reparle de la corrida...

 

 

L’annonce de l’investiture pour les législatives de la célèbre torera Marie Sara a ranimé un débat qui fait rage dans la société française depuis de nombreuses années : faut-il faire évoluer la corrida ?

 

Le mois de juin se profile et la grande féria de Nîmes est annoncée : de nombreux aficionados affluent pour assister à cette "fête".
 

Pour ma part, je ne suis pas une adepte des corridas : pour en avoir vu quelques images, j'avoue que je trouve ce spectacle barbare et inhumain...

La bête terrassée, le sang qui coule, la poussière qui souille l'animal, la souffrance du taureau... tout cela est indigne.

 

En écoutant les paroles de la chanson de Francis Cabrel qui personnifie un taureau, au moment où il va entrer dans l'arène, je me dis que cette pratique appartient à un autre temps, et qu'il faut faire évoluer la corrida.

La corrida ne ressemble-t-elle pas à une véritable torture ? L'animal est acculé, blessé, harponné, avant même d'être occis par le torero.

 

Bien sûr, certains vantent la qualité esthétique du combat : le torero danse autour de l'animal, le spectacle est coloré, accompagné de musique.

 

Mais on ne peut pas occulter toute la cruauté de la tauromachie : l'animal est d'abord affaibli, meurtri, blessé par le picador, les banderilles...

L'animal est réduit à néant, avant même d'être tué.

 

La corrida est ancienne, elle remonte aux jeux romains de l'antiquité où les gladiateurs étaient opposés soit à d'autres gladiateurs, soit à des animaux sauvages.

C'est là un reste d'un passé peu glorieux où des spectacles étaient organisés pour satisfaire les plus bas instincts de la foule.

 

Non, le taureau n'est pas "célébré" grâce à la corrida : il est martyrisé, anéanti au cours du combat.

Non, le taureau n'est pas magnifié par ce "spectacle" : sanguinolent, affaibli, il est privé de toute sa fougue.

 

On ne peut nier que l'animal souffre intensément au cours de ce combat.

On ne peut nier les tortures violentes qui lui sont infligées.

La torture d'un animal érigée en spectacle ? La foule qui hurle sa joie devant la souffrance du taureau, on ne peut adhérer à tant de violences.

 

Bien sûr, certains vivent de cette industrie de la tauromachie : des éleveurs, des commerçants.

 

Il faut donc faire évoluer la corrida : supprimer toutes les tortures imposées à l'animal, supprimer la mise à mort et ne garder que la lutte chorégraphique entre l'homme et le taureau.

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 09:57
Voter à la primaire de la droite ? Sûrement pas !

 

 

 

 

Non, je n'irai pas voter à la primaire de la droite : ce serait cautionner des candidats qui proposent tous un programme libéral allant à l'encontre de l'intérêt des salariés.

Ce serait renier certaines valeurs auxquelles je tiens : aucun de ces candidats n'est capable de résister au MEDEF, aucun ne saura défendre les gens humbles, les travailleurs.

 

Barrer la route à Nicolas Sarkozy ? Ce pourrait être tentant mais il faut, alors, choisir un autre des postulants.

Comment pourrait-on voter Juppé, lui qui propose de reculer l'âge de la retraite à 65 ans ? Lui qui se propose de gouverner par ordonnances, lui qui veut revenir aux 39 heures, etc.

 

Que penser du programme de François Fillon ? Encore plus libéral, il ne ménagera pas les classes populaires.

 

Copé gouvernera par ordonnances, et il prône, aussi, un retour aux 39 heures.

 

Jean-Fréderic Poisson n'est pas un candidat acceptable : représentant d'une droite catholique, il défend des idées rétrogrades d'un autre temps.

 

Bruno Lemaire qui se présente comme le candidat du renouveau ne parvient pas à convaincre.
Nathalie Kosciusko-Morizet est aussi peu fiable.

 

Quant à Nicolas Sarkozy, empêtré dans des affaires louches, on l'a vu à l'oeuvre au cours de son quinquennat et on sait de quoi il est capable : démolir l'éducation nationale, supprimer des postes d'enseignants, de policiers et on a vu les résultats désastreux de cette politique.

 

Ces candidats défendent le capital, les grands patrons, ils défendent une Europe de la finance.

Aucun de ces candidats ne propose des mesures qui pourraient améliorer le sort des gens du peuple.

 

Je refuse de signer la charte qui est imposée aux électeurs :"Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m'engage pour l'alternance afin de réussir le redressement de la France." Telle est la phrase que les électeurs de la primaire à droite doivent approuver.

Comment peut-on s'engager pour une alternance qui mettra la droite au pouvoir ? Comment peut-on accepter de déclarer qu'on partage les valeurs de la droite ?

 

On nous dit dans les médias que les socialistes n'ont aucune chance de gagner, et qu'en choisissant un candidat de droite, on choisit le prochain président de la république. 

Il s'agirait de déterminer le casting.

Certains disent préférer Juppé qui serait moins terrible que Sarkozy. C'est comme si le vote était déjà plié et déterminé à l'avance.

D'après les sondages, on pourrait se retrouver devant deux candidats au deuxième tour des présidentielles : un représentant des républicains, peut-être Sarkozy ou Juppé et Marine Le Pen.

Effectivement, ce choix laisserait toutes ses chances à Nicolas Sarkozy et il pourrait être réélu.

Dans tous les cas, l'arrivée de la droite au pouvoir est annoncée comme inéluctable.

C'est probable, en vertu de ce que l'on a déjà connu.

Mais est-il envisageable de voter pour Juppé ? Les médias semblent dégager cette tendance, alors qu'il déroule un programme ultra-libéral.

Pour ma part, je refuse de cautionner cette primaire de la droite, je refuse de signer une charte en faveur de la droite.

Je refuse l'idée de donner mon aval à une politique ultra-libérale voulue par les instances européennes.

 


     
 

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