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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 09:49
Un Noël particulier...

 

Avec la crise du Covid, cette année, la fête de Noël s'annonce différente : pas de grands rassemblements familiaux, pas de grands repas de Noël...

 

Et si on en profitait pour mettre un peu plus de frugalité dans nos menus ?

Plus de simplicité dans les plats, plus de naturel...

Evitons les aliments transformés qu'on nous propose à tout va : pâtés en croûte au foie de canard, pains d'épices, gougères aux quatre saveurs, saucisses costumées, canapés, petits fours, sapin brioche au coeur fondant, tielles sétoises, cakes, black burgers au saumon fumé, saucisses cocktail, verrines aux écrevisses, poivrons, artichauts marinés, feuilletés au ris de veau et aux morilles, parmentier de poulet, de canard, coquilles Saint-Jacques à la Normande... etc. j'en passe et des meilleures... une véritable orgie consumériste...

 

Moins de cadeaux aussi : de nos jours, la plupart des enfants sont submergés de cadeaux, ce qui les laisse indifférents et blasés...

Trop, c'est trop !

Comme pour la nourriture, les excès ne sont pas bons...

 

"Alors qu'ils ne reçurent pendant longtemps qu'une orange dans leur soulier jusqu'au milieu du siècle dernier... les enfants n'ont pas seulement acquis le droit de désirer et de faire commande de leurs désirs. Ils y sont pour ainsi dire poussés avec la plus grande énergie par des adultes qui se repaissent de leur joie et se font les auxiliaires consentants de la main bien visible du marché...."écrit fort justement Stéphane Floccari, dans son ouvrage intitulé Survivre à Noël.

Les enfants rois sont désormais au centre de la société de consommation. Les enfants reçoivent tant de cadeaux !

 

Et les adultes eux-mêmes ne sont pas en reste : l'usage s'est répandu d'offrir des cadeaux à tout un chacun, et pas seulement aux enfants...

Ainsi, se perd l'esprit de Noël...

 

Qu'est-ce que la fête de Noël ? Quel est le message originel ? C'est bien sûr, celui de la crèche où un enfant est né dans la pauvreté, il y a deux mille ans, un enfant qui symbolise toute la richesse de l'amour.

 

Ce message a été oublié, perverti, car Noël est devenu dans nos sociétés une fête de la consommation, une célébration du capitalisme triomphant : que de richesses étalées dans les "temples de la consommation" que sont les grandes surfaces !

Quel luxe ! Quelle opulence !

Oublié l'esprit de Noël ! Oublié le message originel !

 

Alors, il faut souhaiter que ce Noël soit l'occasion de revenir à plus de simplicité et de retenue...

Mais, on peut en douter, car des habitudes sont installées...

 

 

 

 

Un Noël particulier...
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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 08:35
Enseigner avec un masque ?

 

Les enseignants devront porter des masques lors de la réouverture des écoles prévue pour le 11 mai...

Les enseignants, qui accueilleront progressivement des élèves au sein de leurs classes pendant la première phase du déconfinement, devront porter un masque en permanence dans les établissements scolaires, et ce, même "lorsqu’ils feront cours", a déclaré Olivier Véran.

On perçoit bien, avec cette décision, la déconnexion du monde politique avec les réalités du travail que connaissent les professeurs.

Les hommes politiques ont-ils déjà donné des cours ? Est-ce que les hommes politiques portent des masques lorsqu'ils font des déclarations ?


Enseigner avec un masque ?

Voilà une situation inédite qui pose de nombreux problèmes...

 

Parler derrière un masque, ce n'est pas un exercice facile, d'autant que les enseignants doivent forcer leur voix afin d'être audibles... Essayez donc de parler pendant une heure, avec un masque sur le visage... vous verrez ! Le masque étouffe les sons...

Faudrait-il prévoir des micros afin d'amplifier la voix ou encore des masques intégrant un porte-voix ?

 

Comment oublier que l'enseignement passe aussi par l'expressivité du visage ? Le sourire, la connivence, une voix chaleureuse...

L'enseignement, c'est d'abord une présence vivante qui doit s'adresser à des élèves.

Les professeurs vont étouffer sous leur masque. Enseigner avec un bâillon sur le visage, c'est une torture...

 

Quant à la décision de rouvrir les petites classes d'abord, cela paraît particulièrement imprudent dans la mesure où les jeunes enfants auront des difficultés à respecter les gestes barrières.

"La distanciation sociale en maternelle est impossible : apprendre, c'est partager, manipuler, c'est échanger... tout cela ne sera pas possible car tout objet qui sera touché par un élève devra être désinfecté...

En maternelle, la mission essentielle, c'est la socialisation avec les autres, c'est aussi l'apprentissage du langage et de la communication non verbale, notamment tout ce qui passe par le visage... le langage va être en plus légèrement déformé avec le masque...

Les plus petits ont besoin de contacts physiques...", témoignent des enseignantes d'école maternelle.

 

Ainsi, une dizaine de maires refusent déjà d'ouvrir leurs écoles. Un mouvement qui va aller en s'amplifiant, d'une part pour ne pas mettre en danger enfants et enseignants de leurs communes sur une décision politique de macron. D'autre part parce qu’ils seront directement visés par les plaintes en justice dès les premières contaminations.

 

 

Sources :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-02-mai-2020-0

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/28/annabelle-martin-golay-meme-un-cours-virtuel-est-preferable-a-une-fausse-presence_6037963_3232.html

 

 

Enseigner avec un masque ?
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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 09:26
On n'est pas sorti de l'auberge...

 

Nous voici donc prisonniers, enfermés dans nos maisons, nos appartements... On n'est pas sorti de l'auberge... comme on dit familièrement.

 

Dehors, le printemps nous nargue : dehors, la nature s'éveille, les arbres retrouvent de nouvelles frondaisons, les fleurs commencent à s'épanouir, le soleil de plus en plus présent nous offre des journées rayonnantes...

Un temps splendide ! C'est la saison des floraisons, des ciels lumineux, c'est la saison du renouveau.

La saison des retrouvailles avec la nature, la saison tant attendue du printemps, des tenues plus légères, la saison des bras nus, de la douceur revenue.

 

 

Mais nous sommes voués à l'enfermement, à la réclusion, au confinement, nos demeures deviennent des prisons. Nous sommes privés de cette nature généreuse et accueillante.

Nous voici confinés pour un certain temps encore...

Il faut imaginer le sort de ceux qui sont enfermés dans des cités, dans des appartements exigus sans balcon, sans jardin. Eux ne peuvent même pas admirer la nature qui s'éveille.

Que dire de ces femmes menacées, violentées par leurs conjoints ? Parfois, ce sont les enfants qui trinquent et qui sont victimes de sévices.

Les personnes âgées souffrent aussi d'isolement, et vivent des moments difficiles

 

Quand serons-nous libérés pour ne pas dire "déconfinés" ? Ce n'est pas à l'ordre du jour...

Il est vrai que nous vivons une situation complètement inédite. Comment en sortirons-nous ? Dans quel état physique et mental ?

 

Le virus à couronne va-t-il se montrer moins virulent, avec l'arrivée de la belle saison ? Rien n'est moins sûr...

Il semble peu probable qu'une grande partie de la population soit immunisée en raison même du confinement... le confinement étant donc une arme à double tranchant.

Un véritable cauchemar : comment vaincre un virus pour lequel nous ne disposons pas de médicaments fiables ?

Comment vaincre un ennemi invisible qui peut se trouver partout ?

On perçoit ici toute la fragilité humaine : un virus minuscule nous menace, il nous contraint à rester chez nous, il nous voue à la peur, à la suspicion...

Un virus nous emprisonne, nous maintient en détention, à distance des autres...

Permission de sortie : une fois par semaine pour faire ses courses, une autre fois pour faire un peu d'exercices...

Un virus nous paralyse, et nous empêche de vivre tout simplement : les morts sont nombreux, et les vivants en sont réduits à limiter leurs activités, à travailler à distance, à se terrer dans leur maison.

 

Une chose est sûre : le déconfinement sera compliqué... "on peut imaginer des déconfinements géographiques – avec interdiction de sortir ou d'entrer dans la zone - ou encore un déconfinement par tranche d'âge, en laissant les populations les plus à risque, les personnes âgées  confinées plus longtemps jusqu'à réduction de l'épidémie.

 

Reste l'option du tracking, c'est à dire du suivi des malades et de leur contacts via la surveillance numérique mais ce tracking pose d'évident problèmes d'éthique qui semblent impossible à résoudre à courte échéance.

 

Ce qui est certain, c'est que déconfinement ne signifie pas  "retour à la vie  normale". Des mesures de distanciation sociale vont être maintenues pendant longtemps, et il est également possible qu'en cas de retour de vague épidémique, les mesures de confinement soient réinstaurées quelques semaines. C'est une autre stratégie, celle du stop-and-go, celle que le gouvernement souhaiterait a priori éviter à tout prix."

 

Oui, vraiment, nous ne sommes pas sortis de l'auberge.

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus-la-chronique/le-deconfinement-ou-quand-comment

 

 

On n'est pas sorti de l'auberge...
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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 13:19
On allait au bord de la mer...

 

Les vacances, la mer, le soleil, voilà de quoi composer une chanson pleine de gaieté... 

Michel Jonasz, lui, nous raconte ses vacances d'autrefois au bord de la mer, avec nostalgie et mélancolie : il évoque des vacances familiales, en toute simplicité : 

"On allait au bord de la mer 
Avec mon père, ma sœur, ma mère..."

L'imparfait semble marquer une habitude, des voyages répétés, toujours les mêmes, les mots simples restituent la modestie de ces gens qui partent en vacances. La famille est alors amenée à côtoyer "les autres gens" qui, eux, appartiennent à d'autres catégories sociales...

On perçoit un regard un peu envieux :

"On regardait les autres gens 
Comme ils dépensaient leur argent 
Nous il fallait faire attention..."

C'est bien sûr l'argent qui fait la différence, ce qui suggère bien le champ lexical utilisé : "dépenser, argent, payer, prix.

Mais, le seul spectacle de la mer et des bateaux suffit à contenter la famille, les "glaces à l'eau" viennent compléter le bonheur de ces gens simples : les sensations visuelle, gustative sont particulièrement soulignées et appréciées.

"Alors on regardait les bateaux 
On suçait des glaces à l'eau..."

Pour ces gens modestes, "les palaces, les restaurants" ne sont pas accessibles, et on les voit "passer devant" sans regret, puisque d'autres plaisirs sont disponibles : "on regardait les bateaux" et puis il y a les bonheurs de la plage 

"Le matin on se réveillait tôt 
Sur la plage pendant des heures 
On prenait de belles couleurs"

On perçoit là une certaine monotonie dans cet emploi du temps invariable, ce que suggère bien l'emploi de l'imparfait d'habitude.
 

Une seule variation est introduite : 

"Et quand les vagues étaient tranquilles 
On passait la journée aux îles 
Sauf quand on pouvait déjà plus..."

Les îles représentent traditionnellement le voyage, le rêve... mais ce rêve n'était pas toujours à portée de mains, comme le montre l'expression pleine de pudeur : "sauf quand on pouvait déjà plus", sans doute par manque de moyens.

Dans le dernier couplet, on retrouve cette douce monotonie dans les activités :

"Alors on regardait les bateaux 
On suçait des glaces à l'eau..."

Le texte s'achève sur des remarques nuancées : une certaine tristesse, d'un côté, mais aussi une admiration vouée sans doute au spectacle de la mer :
 

"On avait le cœur un peu gros 
Mais c'était quand même beau" 

Ces souvenirs d'enfance sonnent vrai : aucune joie exubérante, ici, aucune amertume, mais une douce mélancolie... 

La dernière phrase montre l'importance du regard porté sur les paysages, sur leur beauté.

La mélodie restitue une ambiance feutrée, douce, mélancolique, mais aussi dans le refrain, un bonheur de profiter de ces vacances au bord de la mer, un bonheur de regarder et d'apprécier.
 

 

 

 

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 12:16
Retrouver un regard d'enfant...

 

Les enfants sont curieux du monde qu'ils découvrent, ils observent avec étonnement tous ceux qu'ils rencontrent : l'enfant s'intéresse spontanément à l'autre, il porte un regard attentif sur les êtres et les choses... il a une extraordinaire capacité d'émerveillement.

 

Dans le jardin de la ville où je me promène parfois, il n'est pas rare qu'un enfant à vélo me lance un bonjour très appuyé. Le plus souvent, les adultes, eux, ne disent pas bonjour à des inconnus.

Ainsi, l'enfant a ce don du bonheur de la découverte : il est à l'affût du monde...

 

Il serait bon de retrouver ce don, cette curiosité portée sur le monde, car trop souvent, nous ne regardons plus ce qui nous entoure.

Nous avons perdu cette capacité première de nous émerveiller et d'admirer.

Nous ne savons plus observer, nous ne prenons plus le temps de le faire.

 

Accaparés par des écrans de toutes sortes, nous en oublions de regarder les autres, le monde qui nous entoure.

 

Soyons curieux, curieux de littérature, de musique, de peintures, soyons curieux de la nature, des fleurs, des arbres, des oiseaux...

Cultivons cette qualité : la curiosité...

 

Comme l'écrit Jean-Pierre Martin, " la curiosité procède d'une attention affectueuse au monde. Le curieux, c'est d'abord celui qui s'inquiète et qui a grand soin. Etre curieux, avoir cure, ce n'est pas sans rapport avec l'amour du monde."

Le mot curiosité vient en effet d'un terme latin "cura", "le soin, le souci".

La curiosité permet de s'ouvrir aux autres.

 

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

 

La lecture est par excellence un acte de curiosité : elle nous offre la possibilité de nous intéresser à toutes sortes de sujets.

Lire, c'est être particulièrement attentif et concentré... ouvrir un livre, c'est une ouverture sur le monde...

 

Oui, la curiosité est stimulante : elle fait plus particulièrement partie du monde de l'enfance... il est essentiel de la cultiver.

 

 

 

 

 

 

Retrouver un regard d'enfant...
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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 08:33
Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la rascasse...

 

 

La rascasse a une allure impressionnante : petit monstre à large bouche, ce poisson osseux, aux teintes brunâtres, vit dans les fonds rocheux...

 

Le mot lui-même est rude avec ses sonorités de gutturales "r", "k", sa voyelle "a" redoublée, la sifflante "s" réitérée faisant claquer le nom de ce poisson.

 

"Crapaud de mer, scorpion, diable de mer, scorpène" : les autres dénominations de la rascasse sont saisissantes, elles suscitent l'effroi, d'ailleurs certaines espèces sont venimeuses, par leurs piquants chargés de poisons.

 

La rascasse évoque bien sûr la Méditerranée, ses côtes découpées, ses calanques abruptes, ses paysages somptueux, son nom vient du mot provençal « rascous » qui signifie « rugueux », « teigneux ». 

 

 C'est aussi un des poissons emblématiques de la fameuse bouillabaisse marseillaise et plus généralement de la soupe de poissons.

 

Les sonorités elles-mêmes du mot nous emmènent vers le sud, on entend le parler provençal, les poissonnières qui vantent leurs marchandises, sur les quais du port de Marseille : "ELLE EST BELLE, MA RASCASSE !"

On savoure ce mot, on se délecte de toutes ses consonnes et de ses voyelles...

On entend des mots du sud : "le pataclet, la favouille, le fada, l'arapède, le cagnard, la galline, la pigne"...

 

Ce poisson évoque, pour moi, le petit port de l'Estaque dont je suis originaire...

De nombreuses rues de ce village portent des noms de poissons : la rue de la rascasse, le passage du pataclet, la montée de la sardine, la traverse du fielas... comme si la proximité de la mer avait définitivement marqué de son empreinte ce petit coin de la Méditerranée.

 

Aussitôt, je sens des embruns marins, des senteurs de pins, je revois des pointus, des barques de pêcheurs, des filets, des salabres...

La Méditerranée, ses replis, ses flots d'un bleu infini, le sac et le ressac de la mer, les baignades en été...

Mon grand-père en train de ravauder ses filets sur sa barque...

Je revois le petit port de l'Estaque qui a inspiré des peintres célèbres, Cézanne, Braque, Renoir, les collines environnantes, des paysages marins emplis de charme, le murmure incessant des cigales, en été.

 

 

 

 

 

Un poisson pour célébrer le mois d'avril : la rascasse...
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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 13:16
L'enfer de la Noël...

 

 

On parle souvent de la magie de Noël, fête des enfants, de la famille... mais de plus en plus, cette fête tend à devenir un enfer...

 

Ce jour-là, je décide de me rendre dans une grande surface pour acheter un sapin de Noël : sur la route, des bouchons à n'en plus finir... Les voitures n'avancent pas et c'est une longue attente pour parcourir quelques mètres seulement...

C'est l'enfer de Noël, c'est l'orgie consumériste qui commence... Les gens se bousculent dans les magasins pour faire leurs achats.

Et moi-même je me laisse happer par cette frénésie d'achats.

C'est la ruée vers les cadeaux et les victuailles... et moi aussi, me voilà lancée dans cette course à la consommation.

 

Après une demi-heure, j'arrive enfin près du supermarché, où je me gare sans trop de problèmes.

Là, j'en profite pour compléter mes courses de la semaine : quelques légumes et quelques fruits...

Parvenue près des caisses, j'aperçois une longue file d'attente : là encore, il faut attendre longtemps, piétiner, pour payer son dû.

Puis, je dépose mes achats dans ma voiture et je retourne acheter un sapin, après avoir récupéré un caddie.

 

Je cherche, alors, vainement un vendeur ou une vendeuse pour choisir l'arbre qui me convient.

Je demande à un vigile qui me dit d'aller à l'accueil du magasin : au bout d'un moment, on m'informe que la vendeuse a dû s'absenter pour des raisons personnelles.

 

La dame de l'accueil chargée de la remplacer rechigne quelque peu à la tâche, elle m'accompagne tout de même près du rayon des sapins.

J'en choisis un et je demande aussi une bûche pour l'installer. Manifestement, la dame se plaint d'avoir mal au dos et peine pour sortir la bûche, je l'aide à vérifier si le sapin est adapté à la bûche, mais non, il faut recommencer plusieurs fois... 

 

Je parviens enfin à trouver mon bonheur, mais lorsque je veux récupérer mon caddie, une cliente âgée se précipite pour me dire que c'est le sien.

Je conteste mais je n'ai pas envie de me battre pour un caddie... !

Donc, je vais en chercher un autre... !

 

Je peux enfin fourguer le sapin dans ma voiture et rentrer chez moi : heureusement, le voyage de retour est plus facile, avec moins d'encombrements.

Mais, tout de même, Noël est l'occasion d'excès de toutes sortes, les gens en deviennent agressifs, surmenés, impolis.

L'inverse de ce que devrait être l'esprit de Noël : une fête du partage, de la convivialité....

 

 

 

 

 

 

 

 

L'enfer de la Noël...
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 08:59
Noël en Novembre...

 

 

Le grand rush de Noël a déjà commencé : dès le début du mois de Novembre, les supermarchés arborent les décorations de Noël... guirlandes, éclairages, pères Noël, lutins, sapins, couleurs chatoyantes...

 

A l'entrée du magasin, sont installées toutes les friandises de cette fête désormais incontournable : chocolats, nougats, papillotes, marrons glacés, truffes... une profusion et une débauche de produits qui attirent le regard.

 

Le rayon des jouets déborde également : c'est un luxe de jouets électroniques, clinquants, c'est une abondance de jeux éducatifs, de jeux de société, de peluches, de poupées de toutes sortes.

Et déjà, les gens achètent et font des provisions pour la Noël.

Peut-on désormais échapper à cette débauche de consommation, à ces orgies de dépenses, à cette recherche frénétique des cadeaux de Noël ?

 

Il est vrai que Noël représente l'enfance : nous avons tous des souvenirs souvent enchanteurs de cette fête...

Les enfants ne sont-ils pas les rois de cette fête et de nos jours, l'enfance n'est-elle pas sacralisée ?

 

Noël est partout : sur internet, dans les rues qui s'illuminent de décorations, dans les magasins...

Comment résister à cette frénésie d'achats ? Comment ne pas céder aux injonctions de la société de consommation ?

 

Il faut fêter Noël ! Tout nous incite à consommer, les publicités, la croissance qu'il convient d'entretenir et de doper, les magasins qui regorgent de produits...

Il n'est pas rare que certains achètent des cadeaux inutiles, qui seront même revendus sur internet.

 

Mais ne pourrait-on pas fêter ce jour plus sobrement ? Retrouver, ainsi, l'esprit originel de la Noël... une certaine simplicité...

Mais, non, nous nous laissons tous aller à la frénésie de Noël.

Les enfants sont saturés de cadeaux, des jouets qui sont souvent bien vite oubliés, remisés, délaissés. Les enfants sont submergés de cadeaux, à tel point que les parents ne savent plus quel jouet leur offrir une année après l'autre.

Les adultes échangent aussi des cadeaux, le plus souvent des objets superflus, luxueux, inutiles.

Quelle gabegie !

Comme l'écrit Stéphane Floccari, dans son ouvrage intitulé Survivre à Noël, "nous sommes tous d'accord, à un moment ou à un autre, pour dénoncer cet état de fait que pourtant nous perpétuons..."

 

Cette surconsommation est d'autant plus indécente que ce luxe côtoie la misère la plus grande.

Des sans abris vivent dans des conditions déplorables et sont exclus de cette fête de Noël.

Ainsi, Noël devient le révélateur des inégalités criantes qui traversent nos sociétés.

 

 

 

 

 

 

 

Noël en Novembre...
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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 12:46
Le parler de Provence : des mots pleins d'expressivité...

 

 

 

Il me revient, quelquefois, des mots entendus dans l'enfance, des mots d'autrefois prononcés par mes parents ou mes grands-parents, des mots du sud pleins d'expressivité.

 

Des mots qui évoquent, d'abord, l'univers marin, bien sûr, le petit port de l'Estaque où je suis née : je revois des "gabians" qui frôlent la surface de l'eau, des "bettes" amarrées sur lesquelles des pêcheurs ravaudaient leurs filets.

 

A Marseille, le "gabian" est l'autre nom de la mouette : le terme serait directement issu du latin "gavia".

 

Aussitôt, ce mot nous fait entendre les cris acérés de cet oiseau, grâce à la voyelle "i" assez aiguë, à la gutturale intiale "g".

La "bette" est une embarcation à fond plat, sans doute un dérivé du nom "bateau".

Le mot "favouille", autre nom du crabe nous fait voir un grouillement de ces crustacés dans les nasses des pêcheurs de l'Estaque.

On ne peut pas oublier non plus "l'arapède", ce coquillage qui s'accroche aux rochers. Par extension, le mot désigne aussi une personne collante dont on n'arrive pas à se débarrasser. Ce terme suggère bien ce qu'il désigne : voyelle "a" réitérée, gutturale "r" pleine d'âpreté, labiale et dentale, des consonnes variées qui soulignent ce nom.

 

D'autres mots sont particulièrement évocateurs : notamment le verbe "affoguer" qui signifie "paniquer".

Je ne sais pas d'où vient ce verbe mais je le trouve particulièrement expressif : "Il affogue", dit-on, comme si ce terme mimait une sorte d'affolement irrépressible.

 

Un de nos oncles était porté sur la boisson et on avait coutume de dire à son sujet : "Il chime", un terme familier qui signifie : "il picole".

Ce verbe prononcé en insistant sur la chuintante "ch" à l'initiale prenait une résonance particulière et avait une valeur fortement dénonciatrice et réprobatrice.

 

Parfois, il m'arrivait d'entendre mon grand-père prononcer cette phrase : "Aujourd'hui, je n'ai pas la voye"... c'est à dire "je n'ai pas d'entrain..."

La fatigue se lisait sur son visage, son pas était lourd, il peinait à avancer.

 

Et puis, quand un marseillais veut se moquer d'un homme fluet, petit qui n'a pas la carrure, il emploie volontiers cette expression : "C'est un gisclet !"

Ce mot vient du provençal "gisclet" qui désigne à l'origine "un petit filet d'eau".

 

Tant de mots expressifs qui font partie du patois provençal !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le parler de Provence : des mots pleins d'expressivité...
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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 14:48
Pour revivre la magie des contes de Noël...

 

 

 

La nuit de Noël, une des plus longues de l'année, se prête à bien des mystères : dans les replis de la nuit, tout peut se passer...

Les ombres, la peur, l'angoisse, mais aussi des prodiges peuvent surgir soudainement...

Des histoires de loup féroce, des animaux qui se mettent à parler, des lutins, des dragons qui s'éveillent dans l'obscurité...

 

Tout est possible, surtout dans ces contes d'autrefois qui nous permettent de retrouver l'émerveillement de l'enfance...

On peut tout croire surtout quand un conteur enchante ces histoires, les fait vivre sous nos yeux, avec toute sa malice et tout son art.

 

Le spectacle s'ouvre sur l'histoire de Jeannot, le bûcheron et de sa femme Jeannette.

Tous les soirs, après une rude journée de labeur,  Jeannot rentre et attend que sa femme lui serve une bonne soupe longtemps mijotée dans une grande marmite.

Une année, le premier jour de la semaine de l'Avent, Jeannot attend sa soupe, et juste au moment où Jeannette soulève la marmite, quelqu'un frappe à la porte...

Le bûcheron se lève, va ouvrir la porte... le conteur fait alors habilement appel à l'imagination des enfants présents dans l'auditoire.

 

"Vous savez ce qu'il voit ?"

"Le père Noël !", lance un enfant... un autre répond : "un cadeau !...", et un autre "un cerf !"

Non, dit le conteur, il voit un énorme loup gris !

Le loup avance vers Jeannette, visiblement séduit par les attraits de la jeune femme... Mais que va-t-il se passer ? Le conteur sait magnifiquement ménager le suspense, il fait attendre son auditoire...

 

La suite de l'histoire nous révèle un dénouement drolatique... Le loup apparaît bien ridicule et on le voit s'enfuir piteusement, après avoir reçu la marmite de soupe sur la tête.

Le bûcheron sera encore confronté à une meute de loups, le jour où il va couper un sapin de Noël dans la forêt.

Et là encore, grâce à son ingéniosité, il parvient à se sortir de ce mauvais pas...

Le conteur mime les loups, les gestes du bûcheron, il joue à merveille tous les rôles... On a même l'impression de voir les yeux des loups, "les ronds rouges" qui encerclent le personnage...

 

Puis, le conteur égrène l'histoire de deux frères bossus, des violoneux : on retrouve là un manichéisme un peu simpliste présent dans de nombreux contes...

Le méchant et le gentil s'opposent par leurs comportements...

Et comme souvent dans les contes, le gentil est récompensé, le méchant est puni...

 

Puis, vient l'histoire du criquet, tombé par hasard près du traîneau du Père Noël...

Pour le protéger du froid, le vieil homme le recueille dans sa barbe.

Le criquet sera finalement offert en cadeau à un enfant, dissimulé dans une boule de Noël, avec ce message : "A ouvrir avec délicatesse..." 

 

Le dernier conte est une adaptation de l'histoire de la Belle et la Bête... où l'on retrouve des personnages contrastés, une belle jeune fille confrontée à un drac qui semble maléfique.

 

 Fabien Bages anime, de sa verve, les personnages qu'il met en scène et les enfants subjugués suivent des yeux les gestes, les mimiques du conteur qui fait vivre toutes sortes de sentiments et d'émotions : la peur, l'émerveillement, la surprise, le rire, le bonheur...

 

 

 

La suite des contes : Jeannot et le sapin de Noël

https://youtu.be/tb2zZxVdXRQ

 

https://youtu.be/e3ps0dpX_Uo

 

Les deux bossus :

https://youtu.be/_7BoaUkUoLQ

https://youtu.be/qOerpO2Xhaw

 

https://youtu.be/qgG1Y_X_KCA

 

https://youtu.be/q1l3imsFypk

 

https://youtu.be/9OW4ZfLvVXo

 

https://youtu.be/KOGsCBbc97k

 

https://youtu.be/zzOf4b24PA4

 

Le criquet de Noël :

https://youtu.be/NYsaWGPgfds

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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