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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 09:55
Une drogue électronique...

 

"Le pouvoir chinois veut lutter contre l'opium mental que représentent les jeux vidéos en ligne. Et pour réduire l'addiction des plus jeunes à ces jeux, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur : les mineurs n'ont plus le droit de jouer plus de 3 heures par semaine et les contrôles sont renforcés.

 

L'honneur des rois... c'est l'un des jeux vidéos dans le collimateur des autorités chinoises : plus de cent millions de personnes y jouent chaque jour sur smartphone.

Ce jeu sur mobile (le joueur fait progresser un personnage au fil d’une série de combats) enregistre actuellement plus de 50 millions de connexions quotidiennes. Davantage donc que le phénomène Pokémon Go à son pic (autour de 45 millions d’utilisateurs, beaucoup moins aujourd’hui)… et dans un seul pays !

Le jeu rapporte gros à l'entreprise chinoise qui l'a créé : plus d'un milliard d'euros par an... beaucoup d'enfants y dépensent des fortunes en achetant des personnages, des équipements ou des pouvoirs magiques.

 

Désormais, il faudra s'enregistrer pour y jouer avec sa carte d'identité : un système de reconnaissance faciale est aussi intégré pour être sûr que l'on ne joue pas avec le code des parents.

 

Et ce sera la même chose pour tous les jeux vidéos en ligne.

 

Selon la nouvelle réglementation, les utilisateurs de moins de 18 ans ne pourront jouer qu'entre 20 heures et 21 heures le vendredi, le samedi et le dimanche, soit 3 heures seulement par week-end.

La presse officielle a qualifié ces jeux de drogue électronique et d'opium mental... des brigades du net seront chargées de surveiller les plateformes et de s'assurer que ces nouvelles réglementations sont bien appliquées."

Ce sont là des mesures dignes d'un état dictatorial...

 

Mais, il est certain que les écrans ont un très grand pouvoir d'addiction : les adultes eux-mêmes n'y échappent pas.

Alors, les enfants, les adolescents sont encore plus sensibles à cette attraction pour les écrans.

Une attraction dangereuse qui peut fonctionner comme une véritable drogue...

Les parents doivent veiller à imposer des limites à leurs enfants.

 

Comme le dit Michel Desmurget : "On parle d’un produit dont l’effet négatif sur la réussite académique est aujourd’hui démontré par des dizaines d’études convergentes. Plus nos progénitures consomment de contenus audiovisuels (télé, Netflix, YouTube, etc.), plus ils jouent aux jeux vidéo, plus ils passent de temps sur les réseaux sociaux (Instagram, Snapchat, TikTok, etc.) et plus leurs performances scolaires chutent. C’est vrai quel que soit l’âge, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

 

Dans ce contexte, les parents seraient en effet bien avisés de mettre les écrans récréatifs au placard et à défaut, si cela leur semble impossible, de réduire les temps d’usage. Cette règle du « le moins le mieux » constitue d’ailleurs, comme l’ont établi plusieurs études sociologiques récentes, une pratique caractéristique des familles scolairement les plus efficientes."

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-du-lundi-30-aout-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-chine-les-jeux-video-en-ligne-limites-a-3h-par-semaine-pour-les-mineurs_fr_612ce308e4b01d0862f36219

 

https://www.marianne.net/societe/education/dangers-des-ecrans-leducation-nationale-fait-le-necessaire-pour-masquer-le-probleme

Une drogue électronique...
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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 08:39
Ces écrans qui s'adressent à nos pulsions...

 

Le temps que nous passons devant des écrans ne cesse de croître : des écrans qui se multiplient à l'infini, télévision, téléphones portables, tablettes, ordinateurs...

 

Afin de capter notre attention, les politiques, les publicitaires s'adressent à nos pulsions plutôt qu'à notre raison.

Quelles sont ces pulsions primaires ?

 

On connaît sur internet le succès grandissant des sites pornographiques qui mettent en jeu l'obsession du sexe lié à l'instinct de reproduction.

 

Les médias jouent aussi sur la peur , un instinct vieux comme le monde...

 

Enfin, les médias exploitent aussi la pulsion de conflit et d'animosité.

On assiste à une culture du "clash" : les débats télévisés mettent souvent en scènes ces clashs qui alimentent les autres médias.

 

Faire le BUZZ, faire du bruit, afin d'attirer l'attention : c'est devenu l'objectif premier de certains médias.

Les titres, les photos choc sont à la mode, une façon de capter tous les regards.

Le BUZZ joue sur les bas instincts de l'homme, sur une curiosité malsaine, sur l'émotion suscitée par des conflits...

 

Ainsi, la face obscure de notre cerveau prend le dessus : nous nous laissons entraîner par ces instincts primaires.

Nous sommes véritablement manipulés et nous ne faisons plus fonctionner notre raison.

Nous nous laissons aller à ces instincts de la peur, du conflit, de la sexualité.

 

Ainsi, les vidéos pornographiques sont de loin les plus regardées dans le monde, dans tous les pays.

Et il n'est pas rare que des enfants, des adolescents accèdent, sans même l'avoir voulu, à ces sites.

Depuis plusieurs années, les professionnels de santé ainsi que les acteurs du numérique s’accordent à reconnaître l’impact négatif de la pornographie sur le développement psychologique des enfants.

Si la majorité des parents sont conscients que le numérique augmente le risque d’accès aux contenus inappropriés , la première exposition à la pornographie arrive de plus en plus tôt, la plupart du temps avant 12 ans, et elle est très souvent involontaire : un jeune sur deux affirme être tombé dessus par hasard , et plus de la moitié estime avoir vu ses premières images pornographiques trop jeune.

 

 

Source :

Apocalypse cognitive de Gérald Bronner

 

 

 

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 08:58
Des masques de protection conçus pour les hommes, inadaptés pour les femmes...

 

Il ne manquait plus que ça !

Du sexisme dans la confection des masques ? Les masques de protection contre le coronavirus sont souvent trop grands pour les femmes...

Et, bien sûr, ils ne protégeraient pas efficacement contre le virus : un masque qui bâille ne peut être performant.

 

De nombreux masques à la taille inadaptée inondent le marché des protections médicales, que ce soit dans le secteur professionnel ou grand public. La raison de cela est une inégalité au cœur même des normes de conception.

"74 % des équipements de protection seraient conçus pour la gent masculine. De son côté, le Congrès britannique des syndicats (TUC) assure que 71 % des femmes doivent composer avec des équipements qui correspondent majoritairement à une morphologie masculine occidentale."

 

Décidément, on peut le dire : les masques créent des problèmes : pénurie, mauvaise utilisation, et en plus inadéquation..

C'est d'autant plus inquiétant que les femmes sont très nombreuses dans le secteur de la santé...

Et ces femmes, en majorité des infirmières, sont particulièrement exposées au virus. Ainsi, 4500 membres du personnel des hôpitaux de Paris ont été contaminés.

Encore une injustice faite aux femmes !

 

Et que dire des enfants ? J'ai vu de jeunes enfants équipés de masques manifestement trop grands : le masque laisse, alors, une ouverture accessible au virus, des deux côtés.

 

Maintenant, nous avons des masques mais ils ne sont pas adaptés à l'ensemble de la population...

De toutes façons, il est certain qu'un masque ne devrait pas être standard... Les masques devraient, en fait, se décliner en différentes tailles pour être vraiment efficaces.

Mais, on est encore loin d'avoir des protections performantes pour lutter contre le virus.

 

Il nous manque des masques, des médicaments, du matériel médical.

Il nous manque un vaccin et son élaboration risque de prendre un certain temps.

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-les-fabricants-de-masques-accuses-de-sexisme-14-05-2020-2375520_40.php

 

Des masques de protection conçus pour les hommes, inadaptés pour les femmes...
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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 13:32
La Grande Librairie ou le bonheur de la lecture....

 

 

Ce jeudi 21 décembre 2017, une émission consacrée à la littérature Jeunesse lors de la Grande Librairie...

Un beau moment, un vent de fraîcheur et un magnifique éloge de la lecture...

 

Comment inciter les jeunes à lire ?

La lecture n'est-elle pas déterminante dans la construction de chacun d'entre nous ?

Dessinateurs, écrivains étaient invités à cette célébration de la littérature...

Pef, Marcel Rufo, Anne-Laure Bondoux, Grégoire Solotareff, Marie Desplechin étaient sur le plateau de François Busnel.

 

C'est maintenant un fait établi et reconnu : un enfant qui lit dès le plus jeune âge progresse plus vite que les autres... 

Ainsi, les contes de fées, un grand classique de la littérature, font souvent intervenir le thème de la peur, une façon de maîtriser l'angoisse, de se l'approprier, affirme Marcel Rufo.

L'enfant apprend aussi à faire aussi la différence entre littérature et réalité.

 

Marie Desplechin dans l'Ecole de ma vie évoque, quant à elle, un enfant qui n'aime pas lire : beaucoup d'enfants, de nos jours, ont ainsi du mal à entrer dans la lecture.

La lecture peut faire peur : elle est souvent associée au travail, à la relégation, à la punition.

Il faut dépasser cette idée d'effort et le contexte familial est en ce sens important : avec un groupe, on rentre dans l'humanité... lectures du soir faites par les parents, visites à la bibliothèque, choix de livres...

La lecture, c'est d'abord un rapport humain.

 

Pef intervient alors et nous donne une belle leçon de poésie : la première lettre de l'alphabet, dit-il, tout le monde va me dire c'est "a", non, ce n'est pas le "a", mais c'est le premier homme quand il a vu le premier lever de soleil, il s'est écrié : "o !"

Enfant, Pef a pris sa plume, il a tracé un "o", puis on lui a demandé de tracer un "u". Deux petites ficelles d'encre... c'est rien mais ce fut comme une explosion ! Et il a fait "ou ou !", il avait alors le plaisir d'amener tous les loups du monde...

Et c'est depuis ce jour-là que l'écriture est devenue, pour lui, un plaisir !

 

Pef évoque ensuite ses lecteurs, des enfants... Des anecdotes cocasses, émouvantes... des souvenirs pleins de fantaisies, de tendresse, de sensibilité.

 

Anne-Laure Bondoux dans L'aube sera grandiose pose le problème des secrets de famille : comment en parler ?

La poésie est encore convoquée, le temps de l'ennui qui peut faire surgir la poésie...

On évoque une grand-mère qui avait un don pour choisir les mots : plaisir, sensualité des mots...

 

Des conseils de lecture sont ensuite donnés par un libraire : Légendes d'automne, Le guet, Qui es-tu Alaska ?, Et si l'amour, c'était aimer...

 

Grégoire Solotareff, quant à lui,  s'est spécialisé dans la littérature pour enfants.

Il évoque souvent dans ses bandes dessinées la peur, le rire empêché, la différence, tout ce qui peut déranger ou effrayer.

 

Puis, vient un moment de lecture à haute voix, une forme de partage, encore.

Deux enfants invités sur le plateau lisent deux extraits : un passage dans la série Le Manoir, le premier tome L'exil, et un autre de Vendredi ou la vie sauvage.

 

Deux moments forts où les enfants quittent le texte et regardent le public , comme pour passer le texte et le partager.

 

L'émission s'achève avec l'illustrateur du Seigneur des Anneaux de Tolkien,  Alan Lee... Le livre est aussi l'occasion de développer la culture graphique de chacun d'entre nous, avec des talents aussi divers que ceux de Pef, de Grégoire Solotareff, ou d'Alan Lee...

En résumé, une belle invitation à la lecture, à l'art et au partage...

 

 

 

La Grande Librairie :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-10/355293-la-grande-librairie.html

 

 

 

La Grande Librairie ou le bonheur de la lecture....
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