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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 17:08
Les enseignants sous la menace de Daesh...

 

 

Les enseignants qui délivrent des connaissances, qui s'attachent à cultiver la réflexion deviennent les cibles des terroristes de Daesh.

Les professeurs, victimes d'incivilités de la part des élèves, parfois, des parents, sont aussi en butte à la vindicte des islamistes.

Dans le dernier magazine publié par Daesh, les islamistes s'en prennent à notre école, où seraient enseignées de fausses valeurs, comme la tolérance, le respect d'autrui.

Symboles de culture, de transmission des savoirs, voilà les enseignants mis en cause par des individus qui se réclament d'une religion et d'une foi empreintes de fanatisme.

Comment ne pas voir, là, une négation même de notre civilisation fondée sur l'esprit des lumières, la connaissance, la curiosité ?
Comment ne pas y voir une atteinte à ce qui est l'essence même de nos sociétés ?

Les enseignants ont à coeur de former des élèves, de leur inculquer un esprit critique, de transmettre des savoirs.
En face, c'est l'obscurantisme qui cherche à s'imposer, une force aveugle, meurtrière, qui méprise tout ce qui n'appartient pas au domaine religieux.
Le fanatisme est à l'oeuvre : il fait fi de la culture, de l'humanisme, de l'histoire.

Ce fanatisme déclare la guerre à notre école, s'attaque aux enseignants, à la laïcité, à toutes les valeurs portées par l'éducation et par des enseignements formateurs et essentiels.

L'école, symbole de la laïcité, est visée par des terroristes qui propagent une idéologie mortifère.
L'école, elle, est à l'inverse : elle représente la vie, l'avenir, une envie de découvrir et de s'ouvrir aux autres.
S'attaquer aux enseignants, aux savoirs, c'est s'attaquer à la vie, à la notion même d'épanouissement personnel, c'est viser une institution de la république qui est essentielle.

Nos sociétés sont fondées sur l'école, l'acquisition des savoirs et d'une autonomie de la pensée.
C'est cette école qu'il faut défendre plus que jamais, c'est cette école qu'il faut conforter et consolider, en insistant encore et toujours sur la valeur de la culture, qui est au centre de nos sociétés.

Les parents, les institutions doivent être solidaires des professeurs, eux qui jouent un rôle essentiel dans la formation des élèves.

Et surtout, il importe de ne jamais sacrifier la culture, en supprimant des savoirs fondamentaux, comme le latin, le grec si formateurs.

L'école se doit d'être exigeante dans son enseignement : c'est toute notre culture qui est en jeu.


 



 

Les enseignants sous la menace de Daesh...

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 16:23
Profs : toutes les difficultés du métier...

 


Un dossier consacré aux professeurs, sur le journal Le Point, met en évidence toutes les difficultés de ce  métier. Le titre est éloquent : "Nos profs sous-payés, rabaissés, abandonnés, les ravages de la bureaucratie"... Je n'ai pas lu ce dossier, mais il est évident qu'il révèle un malaise profond dans cette profession.


Les enseignants, confrontés à un public de plus en plus nombreux, de plus en plus hétérogène, subissent des pressions, de la part des parents qui exigent des résultats, ces parents qui en viennent à contester leur autorité, leurs notations.

Les adolescents, eux-mêmes, rusent, mentent à leurs parents, sur leurs notes, et les parents n'hésitent pas à accuser les professeurs d'erreurs commises sur les bulletins, cela m'est arrivé.

On sent que notre autorité est, sans cesse, remise en question et bafouée : avec internet, les élèves ont l'impression illusoire de dominer tout le savoir et de surpasser l'enseignant.

Quelle erreur ! J'ai entendu, un jour, un adolescent à qui j'avais posé une question me faire cette réponse : "Il suffit d'aller voir sur Google ! C'est écrit !"

Oui, c'est écrit sur Google, mais la réflexion, la véritable maîtrise du savoir ne sont pas données par Google. 

Les enseignants, eux, délivrent des méthodes, des savoirs assimilés, ils ont une expérience qui doit être reconnue et qui ne l'est plus...

Les tâches des enseignants se multiplient : organisations de bacs blancs, oraux, écrits, convocations à des réunions, parfois totalement inutiles, contraintes administratives diverses...

Le travail de correction des copies s'alourdit, face à des classes de plus en plus chargées : 36 élèves en lycée.

La gestion de ces classes pose, parfois, des problèmes : indiscipline, bavardages, insolence.

Les enseignants qui fournissent un travail complexe, difficile ne sont plus reconnus par la société : mal payés, déconsidérés, ils deviennent des boucs émissaires dans une société en crise, en perte de repères.

Un article publié sur le journal Marianne, sous la plume d'Antoine Desjardins, révèle bien ce malaise, il s'intitule "Et si un ministre de l'Educcation nationale proposait aux élèves... de travailler..." Dans une société où l'enfant est roi,  les adolescents ne sont même plus jugés responsables de leurs échecs, dans tous les cas, ce sont les enseignants qui sont mis en cause...

Ces enseignants qui ne sont même plus perçus comme une autorité, alors qu'ils ont des compétences, une expérience, un savoir acquis, au cours d'années d'études et d'enseignement.

Les parents n'ont même pas conscience des contraintes et des difficultés de ce métier : le plus souvent, ils voient les enseignants comme des privilégiés, bénéficiant de vacances, de loisirs.

Or, ce métier mobilise constamment l'attention et l'esprit de l'enseignant qui doit toujours prévoir les cours du lendemain, de la semaine, du trimestre : il faut organiser une progression, prévoir des devoirs en fonction de cette progression...

Il faut, constamment, anticiper sur la suite, préparer des questions à donner aux élèves pour la semaine suivante, il faut répondre aux attentes, à toutes les questions des parents et des élèves...


Pendant les heures de cours délivrés aux élèves, l'attention est permanente, il faut organiser des débats, contrôler la concentration des élèves, garder en éveil cette concentration !

Chaque heure de cours demande une préparation, et une mobilisation totale de l'enseignant.

Oui, ce métier est exigeant et complexe, et l'administration considère trop souvent les professeurs avec une certaine hauteur et un certain mépris : nous ne sommes plus que des pions sur un échiquier.

Le ministère, éloigné du terrain, ne perçoit plus du tout les difficultés de ce métier, les inspecteurs, de la même façon, sont dans une bulle de certitudes, complètement coupés des réalités : recevant des consignes du ministère, ils les appliquent à la lettre...

Ainsi, les enseignants se retrouvent souvent isolés, face à leur hiérarchie, face à l'administration et aux parents qui les rendent responsables de tous les maux.

Un phénomène inquiétant mérite d'être signalé : en période de crise, plus de mille professeurs ont démissionné, l'année dernière. Le ministère peine, aussi, à recruter des candidats pour les concours d'enseignement : on voit bien qu'il faut trouver des solutions face à cette crise du recrutement qui ne fait que s'amplifier... ce métier qui n'attire plus les vocations doit impérativement être remis à l'honneur et revalorisé : ce métier, au centre même de nos sociétés, ce métier essentiel devrait mériter reconnaissance et respect : ce n'est plus le cas...




L'article de Marianne :

 

http://www.marianne.net/agora-si-ministre-education-nationale-proposait-aux-eleves-travailler-100233532.html

 

 

 

 

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