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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 09:56
Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...

 

Nous connaissons les hôpitaux gérés comme des entreprises, nous avons vu les EHPAD gérés comme des entreprises... 

Quel fiasco ! L'hôpital en détresse face à la crise du Covid, les EHPAD devenus des mouroirs où l'on maltraite les vieux...

A l'hôpital, désormais, les infirmiers sont autorisés à travailler 60 heures par semaine ! Est-ce bien prudent pour le personnel comme pour les patients ?

Et voici que l'on nous promet une conception de l'enseignement inspirée du monde de l'entreprise !

Pour Emmanuel Macron, il convient de renforcer l’autonomie des établissements, avec la possibilité pour les directeurs "de récuser des profils (d’enseignants) et de participer à la décision d’en recruter d’autres."

 "Nous sommes face à l’abandon du modèle républicain au profit d’un modèle entrepreneurial à l’anglo-saxonne", a dénoncé auprès de Public Sénat Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, également vice-président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication. Cet élu pointe la mise en place d’une logique comptable déterminée par des facteurs de rentabilité. "On tend à faire du chef d’établissement un chef d’entreprise, puisqu’après tout, un chef, c’est fait pour cheffer", commente-t-il.

C'est purement et simplement la fin de notre Ecole publique... 

 

Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

Et puis, en fait, ne voit-on pas pointer ce modèle depuis des années ? La compétition est partout, et même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les inspecteurs donnent eux-mêmes des consignes d'indulgence lors de la correction du Baccalauréat : il faut faire du chiffre !

 

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

 

Non, un lycée n'est pas une entreprise : c'est un lieu de savoir, de connaissances, un lieu de travail, bien sûr, mais en aucun cas un lieu où les enseignants se voient contraints de se livrer à une compétition effrénée.

Avec les nouvelles réformes prévues par Emmanuel Macron, cette tendance va encore, hélas, s'accentuer.

 

 

Source :

 

https://www.publicsenat.fr/article/politique/le-programme-d-emmanuel-macron-sur-l-education-un-copier-coller-des-propositions

 

Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...
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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 11:26
Enseignement : le programme de Macron,  travailler plus pour gagner plus...

 

Décidément, le programme d'Emmanuel Macron dans le domaine éducatif est, une fois de plus, déconnecté du réel : il ne tient pas compte des réalités que connaissent et que vivent les enseignants.

 

"Travailler plus pour gagner plus", on connaît ce slogan mis à l'honneur par un certain Nicolas Sarkozy.

C'est ce que propose Emmanuel Macron aux enseignants dans son programme pour la présidentielle.

 

De nouvelles fonctions seraient dévolues aux enseignants. Ces nouvelles fonctions pourraient concerner "le remplacement effectif des absences" de professeurs.

Emmanuel Macron évoque également "un suivi plus individualisé des élèves", l’aide aux devoirs et encore un accompagnement sur le temps périscolaire. Bref, il s'agirait de mieux rémunérer les heures supplémentaires.

Les nouvelles embauches se feront sur la base de ce pacte.

 

Quand on connaît les difficultés du ministère pour recruter de nouveaux enseignants, quand on voit le nombre de candidats aux concours de l'enseignement diminuer chaque année, on se dit que de telles mesures ne vont pas les inciter à se lancer dans la carrière de l'Education.

 

Les tâches des enseignants sont déjà multiples : elles ne se résument pas aux heures de présence en cours.

Préparation des cours qui évolue en fonction des programmes, réunions pédagogiques, correction des copies (un enseignant peut passer des week-ends entiers à corriger des copies), suivi des élèves, conseils de classe, rendez-vous avec les parents...

 

Proposer aux enseignants de remplacer des collègues absents, ce n'est pas sérieux : comment envisager de faire des remplacements, alors qu'on est déjà débordé et saturé de travail ?

Le temps de travail est déjà très lourd :  selon les statistiques du ministère lui-même, le temps de travail hebdomadaire des enseignants dépasse les 40 heures !

 

Il serait question aussi d'étendre la possibilité de bivalence ou la polyvalence pour les enseignants. L'idée étant d'introduire davantage de souplesse dans les emplois du temps et d'augmenter le vivier de remplaçants en cas d'absence d'un enseignant.

Est-ce bien sérieux ?

Enseigner plusieurs disciplines ? Est-ce une solution ? N'est-ce pas plutôt un cache misère ?

Dans ce programme, rien sur l'inanité de la hiérarchie qui ne souhaite jamais faire de vague et ne soutient jamais les professeurs, rien sur les méthodes ineptes imposées d'en haut, rien sur les programmes, rien sur la discipline, le comportement des élèves et de leurs parents... 

Certains collègues démissionnent devant les problèmes auxquels ils sont confrontés...

 

 

 

 

Enseignement : le programme de Macron,  travailler plus pour gagner plus...
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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 12:28
Qui pour remplacer les profs absents ?

 

"Qui pour remplacer les profs absents ?

C'est la question que se posent beaucoup de parents d'élèves face à la pénurie de suppléants..."

D'ailleurs, le métier est de moins en moins attractif : le ministère peine à recruter des enseignants. Dès lors, les suppléants eux aussi manquent à l'appel.

 

"C'est les enfants qui en pâtissent", déclare une mère d'élève. Comment en serait-il autrement ?

"Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer a récemment promis des renforts.

Mais dans l'urgence, comment sont-ils recrutés ? A la va vite, au rabais !

 

Entre les matelas et les voitures d'occasion, des journalistes ont ainsi répondu à des offres d'emplois sur internet.

Un poste de professeur d'allemand, de français, de SVT : sur une plateforme de petites annonces, des dizaines d'établissements recherchent des suppléants.

Une journaliste a alors candidaté à 3 postes, et, chaque fois, son absence d'expérience n'a pas été un obstacle.

 

Sur son CV, elle précise ses diplômes : licence en sciences politiques, communication, avec une option en lettres modernes... Suffisant pour être immédiatement convoquée à Grenoble pour un poste de professeur de français...

Elle se présente : "J'ai rendez-vous avec le directeur de l'établissement"... le directeur de cette institution privée sous contrat a besoin d'un remplaçant en urgence pour ses sixièmes et cinquièmes.

-"Est-ce que vous avez déjà enseigné ?"

Réponse : "Non".

-"C'est bien ce que je pensais, mais je n'en étais pas certain."

Aucune question sur le cursus de la journaliste, et moins de 10 minutes après son arrivée, le directeur lui propose de commencer dès le surlendemain, sans aucune formation.

"Moi, je suis prêt à marcher avec vous. Je pense qu'il faut vous lancer.", dit le directeur.

-"Sauter dans le grand bain, carrément ?"

-"Oui. Qu'est ce que vous prenez comme risque ?"

-"Ben moi, aucun. Mais c'est plus vous qui en prenez un."

-"Moi je mesure le risque." répond le directeur.

Seul préalable à l'embauche : un entretien avec le CPE : il tente de rassurer la journaliste sur ses capacités à gérer une classe de 30 élèves pour la première fois.

-"ça arrive souvent qu'il y ait des profils comme le mien ?"

-"Ah oui, là on en a sept ou huit sur les quatre-vingt. On n'a plus de prof, ça n'attire plus personne."

-"Je comprends mieux pourquoi j'ai trouvé l'annonce sur le Bon Coin."

-"Ah ben oui, nous, on en est là..."

 

En sortant de l'entretien, la journaliste se désiste avant que le rectorat ne valide son recrutement.

Le salaire qu'on lui proposait : 600 euros net par mois pour un temps partiel, des salaires qui rebutent sans doute de nombreux candidats.

 

Lors de son second entretien d'embauche, même la directrice le reconnaît :

"Vous êtes à un tout petit peu plus que le SMIC. Et les déplacements ne sont pas du tout pris en charge, ça peut vite peser. A chaque fois que j'ai trouvé quelqu'un, et je le comprends complètement, la personne n'est pas restée, elle a trouvé un autre job derrière. On ne peut pas vivre avec ça."

 

Contactés, ni le rectorat de Grenoble, ni le Ministère de l'Education n'ont répondu aux questions des journalistes à ce sujet !"

 

Et pour cause ! Invité le mercredi 26 janvier de la matinale de RMC, Jean-Michel Blanquer a assuré que l’Éducation nationale avait "globalement" réussi à remplacer les enseignants absents en raison du Covid-19. Quel Tartuffe ! Ces propos ont été contredits par nombre de professeurs et de parents...

Le Syndicat unitaire de l’inspection (SUI-FSU) de Créteil a déploré que "les remplacements dans le secondaire sont dramatiquement insuffisants, non pas depuis un mois, non pas à cause du Covid, mais depuis plusieurs années à cause des choix budgétaires opérés."

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/penurie-d-enseignants-recrutement-express-sur-petites-annonces_4922805.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/remplacement-des-profs-absents-reussi-ces-temoignages-qui-contredisent-blanquer_fr_61f17d7ee4b01d3f2995a3c0

 

 

Qui pour remplacer les profs absents ?
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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 10:52
On l'appelle désormais le protocole Ibiza...

 

On l'appelle désormais le protocole Ibiza... c'est là que Jean-Michel Blanquer a passé une partie de ses vacances de Noël... 

Ibiza connue pour ses plages, sa vie nocturne et festive...

 On vient également d’apprendre, que le chef de cabinet de Castex était au courant du voyage et lui avait déconseillé d’y aller.

En pleine crise du coronavirus où l'on demande aux Français de restreindre leurs festivités, le ministre se rend à Ibiza.

 

Et c'est de là que le ministre a dévoilé son protocole, la veille de la rentrée scolaire, un protocole totalement abscons, irréalisable qui a désorganisé l'école, bouleversé la vie des enfants, des parents, des enseignants...

De l'art de compliquer la vie des gens, de l'art de les "emmerder..." Je n'aurais pas utilisé ce terme si le Président de la République ne l'avait pas lui-même employé...

 

Evidemment, tout cela ne fait pas très sérieux.

Donc, petit mea culpa de Jean-Michel Blanquer : le ministre de l'Education a dit regretter la symbolique du lieu choisi pour ses vacances...

"J'aurais dû choisir un autre lieu", concède le ministre... Est-ce qu'il regrette aussi la complexité de son protocole ?

 

"Je ne suis pas parfait", avait aussi argumenté le ministre, face aux critiques qu'on lui adressait.

Interrogé sur la grève des enseignants survenue le jeudi 13 janvier, le ministre de l’Éducation avait présenté ses excuses.

 "Si vous souhaitez un mea culpa, je n’ai aucune difficulté à le faire", a d’abord déclaré l’homme politique, avant de poursuivre : "Je ne suis pas parfait, je fais des erreurs et je n'ai aucun problème à dire que je suis désolé de certaines choses", a-t-il conclu.

Jean-Michel Blanquer a ensuite tenté de se défendre. Il a rappelé que la gestion de l’épidémie dans les écoles, dont les enseignants se plaignent, n’a pas tenu qu’à lui et que les décisions n’ont pas été uniquement de son ressort. "C’est important aussi de ne pas être dans une logique de cristallisation excessive sur une personne quand on connaît le processus de décision", a insisté le ministre de l’Éducation, qui a plaidé pour une responsabilité collective de la gestion de la crise sanitaire à l’école.

 

Ce qui veut dire que le protocole en question a été concocté par un collectif, un ensemble de personnes ?

Mais c'est d'autant plus grave : comment ces gens en responsabilité n'ont-ils pas perçu le caractère infaisable de ce protocole ? Ils ont réussi à instaurer le chaos dans les écoles...

Personne dans ce collectif n'a émis de réserves sur cet ensemble de mesures ?

 

La valse des protocoles sanitaires dans les écoles au cours des dernières semaines a provoqué la colère des enseignants, dont une partie s’est mise en grève le 13 janvier, un mouvement largement suivi. Plusieurs syndicats ont appelé à une nouvelle journée d’action pour ce jeudi 20 janvier, qui pourrait se traduire par une nouvelle grève.

 

 

 

 

 

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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 15:05
Ecole : le mépris d'un ministre ?

 

Un protocole sanitaire dévoilé par le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, la veille de la rentrée, un dimanche, sur un journal dont l'article n'était même pas libre d'accès...

Un protocole complexe, si complexe que les parents d'élèves avaient bien du mal à le comprendre et à le mettre en oeuvre....

Un protocole qui a été finalement modifié à deux reprises, face au tollé qu'il suscitait aussi bien de la part des parents d'élèves que du milieu médical....

Mais qui a pu concocter un tel protocole ?

Gabriel Attal au sortir du Conseil des ministres, évoquait des “décisions collégiales” pour lutter contre la pandémie : comment ont-ils pu ne pas percevoir que ce protocole était irréalisable ?

 

Pharmacies, labos saturés, engorgés, école désorganisée... Les écoles restent ouvertes ! Magnifique ! Mais avec quelles conditions de travail ? Des élèves renvoyés chez eux, des classes désertées, des parents et des enfants déboussolés...

Les enseignants sont excédés et fatigués. Ils se sentent méprisés : comment pourrait-il en être autrement ?

Ils ont été informés, ainsi que les parents, du protocole sanitaire, la veille de la rentrée, le soir !

On pourrait dire qu'il y avait urgence, qu'il faut s'adapter à un virus mutant...

 

Mais cela fait des mois que les enseignants réclament dans leurs locaux des masques efficaces, des purificateurs d'air, des capteurs de CO2... peine perdue, ils n'ont pas été écoutés, ni entendus.

Comment ne se sentiraient-ils pas méprisés alors que le gouvernement ne répond pas à leurs demandes et à leurs attentes ?

On leur balance la veille de la rentrée un protocole infaisable : débrouillez-vous avec !

Et les parents peuvent aussi témoigner des difficultés qu'ils ont pu rencontrer avec ce protocole.

Le mouvement de grève prévu ce 13 janvier pourrait rassembler jusqu’à 75 % des enseignants du premier degré, une grève inédite par son ampleur...

L'école, les familles, les enfants, le personnel éducatif dans son ensemble sont en souffrance : la situation est ingérable.

La plupart des enseignants ont fait leur part de travail malgré toutes les difficultés rencontrées lors de cette crise qui n'en finit pas : travail à distance, continuité des cours, suivi des élèves auprès des parents, etc.

Ils n'ont obtenu aucune reconnaissance de la part de leur institution.

 

"À 46 ans, Virginie, directrice d'école témoigne : elle s’apprête à faire grève pour la première fois de sa carrière. À peine plus d’une semaine après la rentrée, cette directrice d’une école en Alsace comptabilise dans son établissement 12 élèves et 2 enseignants positifs. Résultat : familles et enseignants ont déjà dû réaliser au total 136 tests et 272 autotests depuis le 3 janvier. De quoi donner une idée de l’ambiance qui règne à l’école en pleine cinquième vague."

 

Source :

 

https://www.marianne.net/societe/education/epuisement-protocole-sanitaire-jean-michel-blanquer-pourquoi-les-profs-sont-en-greve

 

 

 

Ecole : le mépris d'un ministre ?
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10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 12:11
Après le casse-tête des attestations de sorties, voici le casse-tête des tests...

 

Emmanuel Macron nous a fait part de son envie d'emmerder les non vaccinés... 

 

Aurait-il eu envie précédemment d'emmerder les Français avec l'instauration des attestations de sortie ?

 On se souvient de la multiplication des attestations dérogatoires de déplacement pour les familles, lors des confinements : un véritable casse-tête !

 Attestation pour emmener les enfants à l’école, celles des enfants pour aller à l’école, attestation permanente de l'employeur, attestation pour aller au travail, attestation pour les courses en sortant du boulot et celle pour la sortie d’école. attestation pour faire un peu de sport, etc.

Un véritable cauchemar !

 

Et voici que les familles se retrouvent à nouveau confrontées à un autre problème : la multiplication des tests en milieu scolaire !

Ainsi, les protocoles sanitaires imposés par l’Éducation nationale, en particulier dans le primaire, ont de quoi rendre fous les parents les plus conciliants.

 

Jugez plutôt : 3 cas de Covid dans une classe, fermeture provisoire de la classe, tous les élèves doivent subir un test PCR ou antigénique. Si le test est négatif, l’enfant peut revenir dès le lendemain.

Or, les laboratoires et les pharmacies sont pris d'assaut pour la réalisation des tests : des files d'attente interminables...

Mais ce n'est pas tout : on rajoute l’obligation supplémentaire de deux auto-tests à J + 2 et J + 4 ("délivrés gratuitement en pharmacie"), à condition qu'il n'y ait pas de rupture de stock, bien sûr !

Les parents peuvent aussi remplir une fausse attestation sur l'honneur, quelle farce !

Et quand on a plusieurs enfants, les problèmes d'organisation s'accumulent...

 

Vive la simplification !

Mais où est-elle ? On la cherche désespérément...

 

Les politiques semblent, une fois de plus, déconnectés de la réalité que vivent les Français...

Certains affirment que le problème vient du fait que le  président n'a pas d'enfants à charge.

Est-il si difficile de se mettre à la place des autres ? Est-il si difficile d'imaginer leurs difficultés ?

 

Finalement, devant les récriminations des parents d'élèves, le protocole, annoncé par Jean-Michel Blanquer, je le rappelle, la veille de la rentrée, a été un peu allégé : si un nouveau cas positif est recensé dans les sept jours, les élèves n’auront pas à recommencer leur parcours de trois tests.

 

Malgré tout, les pharmacies, les labos sont pris d'assaut, la plateforme SIDEP est saturée : de très nombreux Français ont ainsi dû attendre plusieurs heures pour savoir s’ils étaient négatifs ou positifs ces derniers jours.

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/monsieur-le-president-si-vous-aviez-des-enfants-a-l-ecole-vous-sauriez-07-01-2022-2459515_23.php

 

https://www.lepoint.fr/education/covid-19-a-l-ecole-le-protocole-sanitaire-finalement-allege-07-01-2022-2459490_3584.php

 

Après le casse-tête des attestations de sorties, voici le casse-tête des tests...
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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 09:14
"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."

 

"J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés...", a déclaré hier Emmanuel Macron...

Une stratégie d'agressivité, du clivage, de la division qui peut poser problème... et qui peut aggraver les fractures déjà bien présentes dans la société française... une façon de mettre de l'huile sur le feu...

 

Une faute de communication dangereuse...

 

Cette déclaration a été faite lors d'un jeu de questions-réponses avec sept lecteurs du Parisien, abordant tout particulièrement le Covid, et le cas des "antivax".

Fustigeant encore "la toute petite minorité réfractaire"— environ 10 % des Français —qui refuse le vaccin, Emmanuel Macron a tancé un "comportement irresponsable et des militants antivax déterminés à saper ce qu’est la solidité d’une nation."

"Un irresponsable n'est plus un citoyen", a même ajouté Emmanuel Macron...

Pourquoi, dans ce cas-là, ne pas imposer une vaccination obligatoire ?

 

Une stigmatisation des non vaccinés qu'il met tous dans le même panier des antivax.

Or, un grand nombre de Français qui ne sont pas vaccinés ne sont pas des antivax purs et durs.

Il y a tous ceux qui ont bien d'autres priorités que le vaccin : les exclus, les mal logés, les pauvres, les précaires, ceux qui redoutent les effets secondaires du vaccin, parce qu'ils souffrent de certaines pathologies...

 

Alors que le virus se propage, de nombreuses mesures n'ont pas été prises dans les écoles pour stopper cette propagation.

Où sont les purificateurs d'air, où sont les capteurs de CO2, où sont les masques FFP2 ?

Les enseignants les attendent encore...

 

L'hôpital est en détresse depuis des années : des urgences saturées, des soignants en burn-out, des malades en attente de soin dans les couloirs des urgences.

Les politiques ont, eux aussi, une part de responsabilité dans la situation actuelle : manque d'anticipation, manque de matériel, gestion comptable des hôpitaux, pénurie de soignants, lits de réanimation fermés, etc.

Des erreurs ont été commises : mensonges à propos des masques, au début de la pandémie, par exemple... Passé d’accessoire inutile à dispositif obligatoire, le masque pour se protéger soi et protéger les autres de la transmission du Covid-19 a connu plusieurs doctrines en France en l’espace de quelques mois.

 

Dès lors, une forme de suspicion a pu apparaître...

Mais qui a été aussi irresponsable ?

 

 

 

"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."
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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 12:30
Un protocole sanitaire dévoilé la veille de la rentrée : est-ce bien sérieux ?

 

Dans une interview au "Parisien" puis sur le site de son ministère, Jean-Michel Blanquer a dévoilé ce dimanche 2 janvier la nouvelle stratégie de dépistage du Covid en milieu scolaire.

Une annonce bien tardive ! Encore un manque d'anticipation et un certain amateurisme.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux enseignants et parents d’élèves ont regretté l’annonce de ce nouveau dispositif  un dimanche après-midi, la veille de la rentrée, et cette communication tardive a été commentée et moquée...

Par exemple : "Il est comme les gosses, il fait ses devoirs le dimanche soir, alors qu'il y a eu quinze jours de vacances..."

 

 Un nouveau protocole de dépistage pour les élèves et les professeurs, détaillé dans le cadre d’une interview publiée à quelques heures seulement du retour en classe...

 

La stratégie mise en place par le ministère de l’Éducation nationale repose principalement sur la multiplication des tests fournis aux élèves cas contacts, afin d’éviter la fermeture systématique des classes. Jean-Michel Blanquer a également annoncé que la campagne de vaccination des 5-11 ans allait être intensifiée.

 

"Dès l’apparition d’un cas positif dans une classe, tous les élèves doivent faire un test antigénique ou PCR, avant un retour sur présentation d’un résultat négatif", explique le ministre. "Ce qui change, c’est que désormais, quand la famille fera le premier test, elle recevra en pharmacie deux autotests gratuits", afin de pouvoir tester ses enfants à J+2 et J+4. Ce qui équivaut à trois tests en quatre jours pour pouvoir aller en cours.

 

Des autotests faits par les familles ?

On sait que ces tests sont peu fiables... autant dire que des élèves malades peuvent revenir en classe (soit parce que le test manque de sensibilité soit parce que certains parents n’auront pas de scrupules) et contaminer les autres !

On sait que le variant omicron impacte particulièrement les plus jeunes.

 

On peut, dès lors, redouter une aggravation de l'épidémie.

Le seul espoir, c'est que le variant Omicron produise des formes moins graves de la maladie ?

 

 

Source :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/lannonce-du-protocole-sanitaire-a-lecole-a-la-veille-de-la-rentree-ne-passe-pas_fr_61d1de80e4b0bb04a63a3430

 

 

 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 11:21
Xi Jinping au programme !

 

 

Xi Jinping au programme ! Pour la rentrée des classes en Chine, cette année, surgit une nouvelle matière : désormais, "la pensée de Xi Jinping" sera enseignée dans les écoles primaires. 

Dès l'âge de six ans, les petits Chinois auront droit à ce nouvel enseignement...

 

L'endoctrinement dès le plus jeune âge : c'est ainsi que fonctionnent les sociétés oppressives et autoritaires...

 

"Culte de la personnalité, manipulation idéologique, la pensée du chef hissée au rang de parole d'évangile... cela fait penser au petit livre rouge de Mao.

Un programme d'endoctrinement à vaste échelle qui vise à modeler les cerveaux : "elle aidera les jeunes à établir des convictions marxistes et l'amour de la patrie", disent les textes officiels...

 

Faut-il y voir un durcissement du pouvoir, un avertissement envers quiconque oserait contester l'idéologie officielle ?

C'est bien le message qui est en filigrane : tolérance zéro pour la dissidence qui caractérise le régime Xi Jinping.

Le culte de la personnalité se développe en Chine depuis 5 ans et cela va crescendo.

 

Affirmation d'une Chine émergente jadis humiliée, qui s'affirme aux 4 coins du monde, qui met le commerce au service de la puissance diplomatique, une plus grande autonomie nationale face aux circuits commerciaux, davantage de consommation intérieure, l'idée d'une autosuffisance accrue de la Chine, un nationalisme de plus en plus accentué face au reste du monde.

 

Le ministère de l’éducation nationale a bien précisé dans les textes relatifs à ces "nouveaux enseignements obligatoires" que l’objectif était de "s’assurer que la "pensée Xi" entre bien dans les cerveaux des élèves."

On ne peut être plus explicite : il s'agit d'endoctriner les jeunes cerveaux malléables.

 

Ainsi, les écoles primaires s’attacheront à "cultiver chez les enfants l’amour de la patrie, du parti communiste et du socialisme afin qu’ils suivent le parti dès l’enfance."

 

L'enseignement au service d'une idéologie et d'un chef unique : c'est terrifiant !

 

Imaginez : la pensée de Macron enseignée dans les écoles françaises ! La pensée du Président érigée en un dogme irréfutable !

Un cauchemar !

Autre nouveauté qui s'annonce en Chine : des élèves de primaire seront surveillés grâce à une puce électronique. Ce nouveau dispositif, mis en place dans une école de la ville de Zhuhai, permet de renforcer la sécurité des élèves... . Cette puce électronique permet notamment de collecter des informations concernant la trajectoire des élèves ou le temps qu’ils passent dans les différentes zones de l’établissement scolaire.

Cette nouvelle technologie permet également aux parents de pouvoir communiquer avec leur enfant via une messagerie. Les enfants n’étant pas autorisés à utiliser leur téléphone portable en Chine, la puce électronique leur permet d’échanger avec leurs parents.

Est-ce ce monde de surveillance généralisée qui nous attend ?

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/monde/la-pensee-de-xi-jinping-desormais-enseignee-en-chine-des-6-ans-08-09-2021-2442201_24.php

 

 

 

https://asialyst.com/fr/2021/09/06/chine-pensee-xi-jinping-desormais-enseignee-ecole-primaire/

 

 

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/l-heure-du-monde/segments/chronique/368896/chine-enseignement-xi-jinping-hdm

 

 

https://www.lepoint.fr/monde/chine-des-eleves-de-primaire-surveilles-grace-a-une-puce-electronique-10-09-2021-2442452_24.php

Xi Jinping au programme !
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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 08:42
Baccalauréat général : un taux de réussite de 95 % !

 

Baccalauréat général : 95 % de réussite, avant même les épreuves de rattrapage !

Que valent désormais les diplômes ? Le DNB ou diplôme national du brevet est devenu une formalité : ainsi, plus besoin d'obtenir ce brevet pour le passage en classe de seconde.

Certains parlent même de brevet national de la bienveillance : c'est ainsi que le nomme Patrice Romain, dans son ouvrage intitulé Requiem pour l'Education Nationale.

 

Que dire du Baccalauréat ?

Lors d'un épisode du feuilleton "Un si grand soleil" diffusé sur France 2, on voit des étudiants en train d'attendre les résultats du BAC : c'est révélateur ! Ces étudiants ne sont pas dupes...

"On n'a toujours pas les résultats", dit l'une des protagonistes. Et un garçon leur répond : "Arrêtez de stresser..."

"Mais, on ne stresse pas pour le BAC, on stresse pour la mention." répond une jeune fille.

"Tout le monde l'a maintenant, le BAC..."

"Surtout avec 91, 5 %  de réussite, l'année dernière... pour pas l'avoir, il faut vraiment pas le vouloir !"

Ils ont tout compris, ces jeunes gens !

 

Examens de plus en plus faciles, notes de plus en plus positives, sanctions de plus en plus rares : notre système scolaire a tendance à gommer les difficultés et les obstacles...

On crée ainsi des générations qui ne connaissent pas l'échec et qui ne sont pas confrontés aux difficultés.

Comment ces adolescents pourraient-ils apprendre le sens de l'effort et de l'humilité ?

 

Cette année, en raison de la pandémie, l'épreuve de philosophie du BAC a été délaissée par nombre de candidats.

C’est la meilleure note qui devait être retenue, entre celle obtenue à l’épreuve de philosophie et celle du contrôle continu, à condition que le candidat ait rendu sa copie.

Une mesure décidée par Jean-Michel Blanquer pour tenir compte des perturbations dans les lycées provoquées par la crise sanitaire. Du coup, le jour de l’épreuve, le 17 juin dernier, de nombreux témoignages faisaient état du départ précipité de nombreux candidats bien avant la fin de l’épreuve." Comme nous le craignions, beaucoup de copies ont été rédigées très rapidement par des élèves qui n’étaient pas motivés par l’épreuve, car l’enjeu était trop faible", a déclaré Nicolas Franck, président de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public.

Beaucoup de candidats ont bâclé leurs copies.

Comment pourrait-on s'en étonner ?

 

De plus, depuis des années, des recommandations d'indulgence sont données aux correcteurs par les inspecteurs.

Depuis des années, les taux de réussite au Baccalauréat s'envolent !

 

Mais est-ce rendre service aux élèves ? Un grand nombre d'entre eux se retrouvent sur les bancs de l'université sans avoir les compétences requises pour poursuivre des études.

Le Baccalauréat devient une grande braderie et perd de plus en plus de sa valeur. On vit ainsi dans une société des faux-semblants : le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a même envoyé un message de félicitation pour les nouveaux bacheliers : 

"Je voulais vous féliciter, vous êtes la première génération à avoir passé le nouveau Baccalauréat. C'est un Baccalauréat qui vous prépare pour votre entrée dans l'enseignement supérieur ou dans le monde du travail."

 

Tout va bien ! Pas de vagues !

 

 

 

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