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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 09:19
Le succès de la mode jetable...

La mode jetable, vous connaissez ? Une industrie particulièrement prospère ! J'avoue que je suis moi-même tentée par cette mode facilement accessible, peu chère, et plutôt jolie.

Notre planète est submergée par les vêtements : 56 millions de tonnes sont vendues chaque année ! Une industrie qui a quintuplé en quelques années.

Pourquoi cette progression exponentielle ? Les coûts de production ont chuté et, grâce à la mode jetable, on peut renouveler sans arrêt sa garde-robe.

Il n'est pas rare qu'un consommateur ne porte jamais ou ne porte que très peu un vêtement acheté.

De plus, cette surproduction est toxique pour l'environnement.

 

A l'origine de cette mode jetable, une entreprise : Zara qui appartient au groupe espagnol, Inditex, leader mondial de cette industrie du vêtement.

Inditex possède plusieurs marques : Zara et Zara Home, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Uterqüe.

Le patron de l'entreprise Amancio Ortega est la 6ème fortune mondiale.

 

Le secret de son succès : Ortega s'inspire des modèles haut de gamme, mais il vend ses vêtements à bas prix. Ainsi une mode élitiste devient accessible à tous.

La marque possède toute la chaîne de production, depuis les usines jusqu'aux boutiques... Ainsi, pas de perte de temps pour produire et vendre...

Une idée marketing de génie ! Les magasins vendent sans cesse des nouveautés, ce qui incite les consommateurs à revenir, une façon d'attirer la clientèle avec des prix peu élevés, afin d'éviter ce que l'on appelle "le remords du consommateur."

Autre idée de génie : Zara ne fait pratiquement pas de publicité, ce qui génère des économies.

 

Dans le passé, la mode obéissait à des critères stricts, elle ne concernait que les élites, désormais, la mode touche tout le monde.

On s'habille en fonction de ce qui nous va et nous plaît. Et grâce à des petits prix, la mode permet d'améliorer l'image de soi.

La mode jetable est, en fait, une copie du luxe à bas prix, avec juste quelques différences, pour que les marques ne soient pas traînées devant les tribunaux.

 

Depuis des décennies, on nous a inoculé le virus de la nouveauté. Pendant des millénaires, les gens vivaient dans la répétition. Désormais, nous sommes des drogués de la nouveauté : la tradition n'est plus légitime.

Pourquoi ? Sans doute, parce que les gens sont tout le temps exposés sur les réseaux sociaux : être bien habillé, c'est être bien accepté.

De plus, les gens ont l'impression de faire des économies en achetant ces produits à bas prix.

 

Les marques font aussi appel à des "influenceuses" avec des applications de shopping qui créent un effet de drogue. Internet devient un grand centre commercial.

Et cette frénésie d'achats touche aussi les hommes, notamment les plus jeunes.

 

La demande explose : les livraisons de ces vêtements représentent 10 % des gaz à effet de serre des transports. L'impact écologique est donc important.

 

De plus, à vêtement jetable, travail jetable : ce business génère légion de travailleur précaires, les livreurs.

Il existe aussi ce que l'on appelle "l'ultra fast fashion" : une industrie qui vend des vêtements encore moins cher et qui s'adresse aux jeunes. Certains vêtements sont vendus à 5 euros, des vêtements tape à l'oeil, vite jetés.

 

Certains de ces vêtements sont fabriqués au Royaume Uni, à Leicester qui est un centre de production de fast fashion : les conditions de travail y sont dignes du tiers monde.

Dans les ateliers de confection, les fenêtres sont obstruées, les locaux ne sont pas chauffés en plein hiver, le travail est très mal rémunéré.

A Leicester, la moitié de la population est d'origine étrangère : c'est une main d'oeuvre fragile, peu éduquée, facilement exploitable. Les journées de travail sont harassantes, interminables, les ouvriers n'ont pas de contrat de travail.

On peut parler d'un véritable esclavage moderne. Les conditions de travail ont favorisé la propagation de l'épidémie de Covid.

 

Il faut savoir aussi que l'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole.

On présente souvent la viscose, cette soie artificielle, comme un produit écologique issu de la fibre de bois.

Mais c'est une illusion : il faut de nombreux produits chimiques pour transformer le bois en tissu, des produits toxiques, très dangereux , acide sulfurique et CS2.

En Inde, dans la région où sont fabriquées ces fibres synthétiques, les gens sont atteints de symptômes neurologiques graves, cécité, atteintes vasculaires, handicaps, des problèmes de santé liés à la pollution de l'eau.

L'entreprise Birla fournit finalement de l'eau potable aux habitants, car les dirigeants savent qu'ils sont responsables de a pollution.

Mais, pour cultiver, les paysans utilisent encore l'eau polluée des puits. Et comme l'usine donne du travail aux gens, les habitants de la région laissent faire... 

 

Avec la mode jetable,  la demande mondiale de viscose explose.

De plus, la durée de ces vêtements est souvent limitée : les fibres s'abîment vite. Seulement 10 % peuvent être revalorisés.

Est-il possible de freiner la "fast fashion" ? En fait, si l'on arrête d'acheter ce type de vêtements, ce n'est pas une bonne solution pour l'économie.

On ne verra donc pas la fin de la mode jetable !

Encore un problème pour lequel nous n'avons pas de solutions...

 

 

Source :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/089135-000-A/fast-fashion-les-dessous-de-la-mode-a-bas-prix/

 

Le succès de la mode jetable...
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:29
Le corps de l'anthropocène...

 

L'anthropocène : que désigne ce nom mystérieux ?

Ce néologisme, construit à partir du grec ancien "ἄνθρωπος, anthropos, être humain" et " καινός, kainos,  nouveau", apparaît au début des années 1990, pour signifier que l'influence des activités humaines sur le système terrestre est désormais prépondérante. 

 

La terre est dégradée, polluée dans toutes ses dimensions : l'air est pollué à cause de l'accumulation de gaz dans l'atmosphère, les glaces polaires sont en train de fondre, on assiste aussi à un effondrement de la biodiversité accéléré par le réchauffement climatique, l'eau, les mers, les océans sont asphyxiés par la pollution.

Ainsi, l'homme détruit son environnement, la planète qui lui permet de vivre. Nos sociétés consuméristes sont à l'origine de cette dégradation.

 

Et on peut remarquer que "cette entrée dans la société consumériste altère aussi profondément les corps et la physiologie des consommateurs."

Nous mangeons de plus en plus de graisses, si bien que l'obésité explose.

"Aux Etats-Unis, en deux siècles, la quantité de graisse ingérée a été multipliée par 5 et celle de sucre par 15 !"

La consommation de viande et de produits laitiers s'est également accélérée.

 

"Une alimentation fortement carnée et sucrée, dominée par des produits transformés si concentrés en calories que le sentiment de satiété en est retardé..."

 

Conséquences : une augmentation des maladies chroniques : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires.

La société de consommation pollue l'environnement mais pollue aussi l'être humain lui-même.

 

Que dire de ces substances toxiques introduites dans les aliments ultra-transformés ? Additifs, colorants, substances chimiques de synthèse...

N'oublions pas les résidus de pesticides présents dans nos fruits et nos légumes, car notre agriculture intensive utilise de nombreux polluants qui souillent la terre.

 

Enfin, l'automobile a aussi façonné le corps de l'anthropocène : la motorisation a entraîné une diminution de l'activité physique, l'être humain ne marche plus, il roule...

Et que dire des écrans qui sont venus accroître la sédentarité de l'homme ? Des écrans qui se multiplient et devant lesquels les êtres humains passent de plus en plus de temps.

Ainsi, se modifient la morphologie et la physiologie humaines : plus d’une personne sur quatre dans le monde pourrait être obèse en 2045.

En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l'origine de nombreuses complications graves, d'invalidités et de souffrances physiques et morales.

Ainsi, le consumérisme en vient à dégrader non seulement la planète mais aussi les humains eux-mêmes...

Pouvons-nous continuer cette course effrénée qui nous entraîne dans une consommation infinie ?

 

 

 

 

 

Source : L'événement Anthropocène, un livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

 

 

 

Le corps de l'anthropocène...
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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 10:10
Le tout plastique...

 

Médicaments sous plastique, liquide vaisselle sous emballage plastique, eaux minérales sous plastiques, sodas, produits ménagers, savons, pots de yaourt, shampoing, etc. nous avons opté depuis longtemps pour le tout plastique...

 

Et avec la crise du coronavirus, viennent s'ajouter les masques en plastique, les gants, les flacons de solution hydroalcoolique...

Toujours du plastique...

 

Et on retrouve ce plastique partout dans l'environnement : terrains, mers, océans, rivières pollués...

 

En 2019, il était question de supprimer les plastiques jetables, mais on en est loin.

 

Le Gouvernement s’engageait à sortir d’une société du tout-jetable pour entrer dans celle du réutilisable. Plusieurs textes ont été votés en ce sens ces dernières années. Un exemple concret : depuis 2017, il est interdit de distribuer en caisse des sacs en plastique jetables.

Pourtant, si certaines enseignes utilisent désormais des emballages en carton, on trouve encore des magasins qui distribuent des emballages en plastique.

Le plastique est partout et même là où on l'attend le moins...

 

Ainsi, "selon un rapport publié ce vendredi par la revue Science et repéré par le New York Times, les particules de plastique sont présentes partout sur la planète. Dans leur étude intitulée « Pluie de plastique dans les zones protégées des États-Unis », ils ont en effet pu découvrir que 1 000 tonnes de particules de plastique arrivaient chaque année dans les parcs nationaux et les zones naturelles du pays."

 

"Les chercheurs ont été surpris par l'ampleur de leurs découvertes dans des espaces qu'ils estimaient protégés. Ils ont même recommencé les calculs à plusieurs reprises, craignant d'avoir fait une erreur. Mais, la réalité est pourtant là. Leurs relevés ont été réalisés dans 11 parcs et espaces naturels nationaux des États-Unis. Et, à chaque fois, ces tonnes de particules sont présentes."

"La recherche a montré que plus de cinquante espèces de poissons consomment du plastique dans la mer. Ce n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour eux, mais également pour les populations qui comptent sur le poisson pour subvenir à leurs besoins alimentaires."

 

Le plastique a envahi nos vies et il colonise toute la planète.

 

Que dire de ceux qui jettent négligemment leurs masques sur la voie publique ?

 

Aurélien Barrau, auteur de l'ouvrage "Le plus grand défi de l'humanité" suggère de boycotter les emballages en plastique : mais vu le nombre de ces emballages, c'est souvent mission impossible.

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/environnement/l-inquietant-phenomene-des-pluies-de-plastique-aux-etats-unis-12-06-2020-2379634_1927.php

 

https://theconversation.com/quand-les-anchois-confondent-le-plastique-avec-un-bon-repas-84081

 

 

Le tout plastique...
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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 10:34
Des voitures toujours plus grosses...

 

 

Les constructeurs automobile ont tout faux : nos voitures n'ont cessé de grossir depuis une dizaine d'années... toujours plus longues, plus larges, toujours plus massives, toujours plus lourdes...

Toutes les marques ont migré vers le monde des grosses voitures et comptent dessus pour gagner le plus possible.

 

Or, plus une voiture est grosse, plus elle consomme d'énergie, et plus elle est polluante.

C'est ce que met en évidence le chercheur Aurélien Bigo : les voitures sont souvent surdimensionnées.

En 1960, nos voitures pesaient en moyenne 778 kilos, en 2017, 1262 kilos, soit une prise de poids de 62 % !

 

Plus longues, plus larges, beaucoup plus hautes, les voitures ont gagné en volume, ce qui les a rendues certes plus confortables. Mais elle ont perdu par là même en aérodynamisme : il faut déployer davantage de puissance donc davantage d'énergie pour les faire rouler...

 

Alors que tout nous incite à faire à faire des économies d'énergie afin de préserver la planète, les constructeurs persistent à fabriquer des voitures toujours plus imposantes.

Il est vrai que la mode est au gigantisme...

 

Pourquoi tant de démesure et d'hybris ? Pourquoi fabriquer des voitures toujours plus grosses ?

Malgré ces hausses de dimension, les voitures transportent moins de monde qu'avant... le nombre de places, 5 en moyenne est donc largement surdimensionné pour la majorité des usages.

 

La logique voudrait que les voitures redeviennent plus petites, en commençant par limiter leur puissance...

Mais, on le sait, la devise de notre époque moderne, c'est toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus gros...

C'est absurde...

Plus les voitures sont grosses, plus elles deviennent aussi difficiles à garer dans nos villes encombrées...

 

Mais,  une envie de briller, de dominer s'empare des consommateurs et ils se laissent appâter par ces voitures peu économes, ils se laissent happer par cette démesure.


"Méden agan, rien de trop", disait un proverbe, en grec ancien : les excès sont néfastes, dans tous les cas, et un monde qui privilégie, ainsi, la démesure ne va-t-il pas à sa perte, inéluctablement ?


 


Source :
 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-transition/tu-las-vue-ma-grosse-bagnole

 

 

 

Des voitures toujours plus grosses...
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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 11:02
Le covid-19 fait le bonheur des abeilles...

 

 

Les abeilles des Vosges sont en pleine forme. Pierre Stephan, apiculteur en Alsace, a le sourire. En 20 ans, ses abeilles n’ont jamais autant produit de miel. 


Pierre Stephan est apiculteur en Alsace dans le Parc régional des Vosges du Nord. En vingt ans, il n’a jamais connu un début de saison pareil, la production de ses abeilles explose. Selon lui, le confinement y est pour beaucoup. 

 

Outre une météo favorable, la baisse des activités des agriculteurs a réduit les traitements. Ainsi, "tout est calme et moins pollué, les abeilles peuvent butiner sans être dérangées".

Moins de pesticides, moins de polluants, et les abeilles retrouvent forme et santé...

 

Tout le monde a pu le remarquer : en cette période de confinement, la nature a repris ses droits, elle s'épanouit en ce début de printemps.

Les chants des oiseaux se font plus présents dans les jardins. On en aperçoit de plus en plus dans les arbres...

 

Moins de pesticides dans l'air, moins de pollutions sonores... Et la nature revit...

Les abeilles menacées d'extinction retrouvent de la vigueur...


On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

Le covid-19 s'est chargé de remettre de l'ordre dans cette utilisation abusive de produits toxiques.

 

Voilà une leçon dont nous devons tirer profit...

 

Sans les abeilles, on le sait, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.

Cessons de malmener notre planète, de la polluer dans tous ses espaces : sur terre, dans les mers, les océans.

Notre agriculture doit être plus respectueuse de l'environnement.

 

Les abeilles vont mieux, mais pour autant, les effets du confinement risquent d'être bien éphémères : : les rejets de CO2 sont actuellement en forte baisse. "Le Haut Conseil pour le Climat estime que, depuis le début du confinement, ils ont diminué, en France, d’environ 30%, ce qui est énorme : conséquence directe de la baisse de l’activité économique et des transports."

 

"Mais, ceci n’est qu’une parenthèse, et la plupart des experts anticipent un effet rebond au moment de la reprise des activités, comme cela avait été observé après la crise financière de 2008. Malgré l’épidémie, nous continuons à émettre beaucoup trop de CO2, pour des raisons structurelles, notamment notre dépendance à l’électricité. Même si une plus grande partie de la population mondiale travaille à domicile, les gens ont toujours besoin du réseau électrique pour s’éclairer, se connecter à l’internet, pour se chauffer."


 

Sources :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/apiculteur-alsace-20-ans-pierre-stephan-temoigne-mes-abeilles-n-ont-jamais-produit-autant-miel-1819660.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/baisse-des-emissions-de-co2-tout-ca-pour-ca

 

 

 

 

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 11:49
Coronavirus : le rebond sera terrible...

 

 

Nous constatons tous les effets bénéfiques de la crise du coronavirus sur l'environnement :  réduction conséquente de la pollution et des gaz à effet de serre...

Dans nos villes, soudain, voilà que l'air est plus pur, avec moins de polluants, moins de particules fines.

 

Le taux de monoxyde de carbone a par exemple dégringolé de 10 à 45% de Wuhan à Beijing. On sait que la Chine connaît, en temps ordinaire, des épisodes massifs de pollution...


La capitale chinoise a souvent des allures fantomatiques noyée par des brumes épaisses, tenaces, étouffantes. Une ville entière submergée par la pollution, où on ne peut plus respirer, circuler sans danger...

 Les images sont terrifiantes : on se croirait dans un film de science fiction mais c'est pourtant bien la réalité : d' épais brouillards de fumées, une atmosphère d'apocalypse... Une impression étrange d'une ville sous une ouate de brume, des images troubles, un monde irréel...

 

Alors, bien sûr, depuis les mesures de confinement prises par le gouvernement, la situation s'est nettement améliorée.

 

Mais il faut craindre les effets redoutables du rebond économique... une fois que la crise sera passée, tous les pays, la Chine en tête,  vont se lancer dans une reconquête des marchés, ils vont vouloir dynamiser et relancer leur économie pour compenser les effets de la crise.

 

Déjà, la Chine se remet à fabriquer des millions de masques, pour répondre à la demande mondiale.

 

La tentation sera grande pour les autres pays de faire de la surenchère économique. Et quand les industries, les activités vont repartir à plein pot, il faut craindre un rebond de la crise écologique.

Il faut craindre, avec le redémarrage de l'économie, un retour de la pollution, une reprise massive des émissions de nos rejets de CO2.

 

Saurons-nous tirer des leçons de cette crise du coronavirus ? Alors que la planète est exsangue, alors que le réchauffement climatique est une menace pour toute l'humanité, saurons-nous prendre les mesures nécessaires pour sauver la planète, pour préserver la faune et la flore qui en font toute la diversité et la richesse ?

Rien n'est moins sûr. 

Le rebond qui va suivre risque d'être terrible.

 

 

 

Source :

 

https://www.france24.com/fr/20200319-ce-qu-on-fait-pour-le-coronavirus-c-est-deux-ans-de-financement-climat

 

 

Coronavirus : le rebond sera terrible...
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 13:33
Mais où sont les cigales ?

 

L'été est arrivé : dans la campagne alentour, les arbres bruissent du chant des oiseaux, merles, passereaux, bergeronnettes, rouges-gorges, hirondelles... on peut aussi entendre un murmure d'insectes qui sifflent légèrement.

Mais les pins ne résonnent pas du chant des cigales... Où sont-elles ?

 

Bien sûr, on ne les voit presque jamais, car elles vivent bien cachées sous les branches des arbres, à l'abri des regards.

Pourtant, en cette période de l'année, on  peut entendre leurs voix harmonieuses : elles commencent alors à envahir les paysages du sud de leurs murmures insistants et répétés.

 

La chaleur est déjà là, on annonce même une canicule pour les jours à venir... Mais les cigales restent étrangement muettes.

Quel est ce mystère ? Est-ce là un effet du bouleversement climatique ?

 

Ce doux murmure de l'été me manque et je m'inquiète : les cigales, divines enchanteresses de l'été sont-elles menacées, elles aussi, de disparaître ?

 

Elles qui scandent l'été de leurs chants redoublés, elles qui peuplent les paysages du sud de leurs voix mélodieuses...

Elles sans qui la Provence ne serait plus la Provence...

Elles qui inondent les jardins de leurs musiques douces comme le miel...

 

Partout, les insectes sont menacés par le développement humain, par les industries, la pollution, les insecticides, les pesticides.

Partout, on assiste à une disparition de certaines espèces.

 

Mais que serait le sud sans les cigales ?

Les hirondelles traversent l'horizon, elles lancent leur cri dans le ciel, comme pour déplorer  le silence des cigales...

 

Vont-elles enfin se manifester ou l'été va-t-il être désespérément privé de leurs paroles mélodieuses ?

Les cigales brunes, aux ailes diaprées, messagères de l'été, vont-elles enfin se mettre à faire vibrer les jardins de leurs divines mélopées ?

 

Certains touristes ont osé se plaindre de ces cigales qu'ils jugeaient importunes.

"Trop de bruits", disaient-ils, mais les cigales ne font pas de bruits, elles murmurent et nous disent tous les bonheurs de la belle saison : une nature accueillante qui s'anime, des arbres à l'ombre bienveillante, les senteurs exacerbées des pins, les oiseaux qui enchantent les jardins, les brises marines apaisantes et douces, l'odeur des vagues sur la peau, le bonheur des fruits savoureux de l'été, l'ivresse de la chaleur accablante et écrasante du midi...

 

 

 

 

Mais où sont les cigales ?
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:20
Tous contre le CETA !

 

 

 

Ce jeudi 21 septembre, le CETA, le traité de libre-échange qui unit l’Union européenne et le Canada est entré en application provisoire dans sa quasi-totalité.

Les droits de douane vont être supprimés sur 98 % des produits échangés entre l'Europe et le Canada.

 

Les grands gagnants seront, comme toujours, les grands groupes, les grandes multinationales aux dépens de l'intérêt général.

Les agriculteurs français, eux, redoutent encore une concurrence déloyale.

 

Au Canada,  on élève les boeufs avec des coûts de production beaucoup plus bas, dans des fermes industrielles aux dimensions démesurées.

 

Le boeuf canadien nourri aux farines animales, au maïs OGM, à la ractopamine, un complément alimentaire permettant d’augmenter la masse musculaire de l'animal, pourra désormais être vendu sur le marché européen.

 

Que dire du saumon génétiquement modifié, autorisé au Canada, ce fameux poisson"biochimique" qui a été surnommé à juste titre "frankenfish" ?

Le retrouvera-t-on bientôt dans nos assiettes ?

 

On le conçoit : les différences de normes d'élevage posent problème.

Les conditions de production sur le continent américain ne sont absolument pas les mêmes que chez nous.

Toutes les normes diffèrent, qu'elles soient environnementales, alimentaires, sanitaires, ou de bien-être.

 

Dès lors, les agriculteurs et les éleveurs français s'inquiètent à juste titre.

Et chacun d'entre nous peut s'inquiéter aussi de ces accords entre le Canada et l'Union européenne.

 

La traçabilité de ces viandes venues du Canada n'est même pas assurée.

De plus, ce type d'accord vise à internationaliser les échanges au lieu de les relocaliser... une hérésie environnementale.

 

Avec ce traité, on importera aussi plus de carburants issus des sables bitumineux du Canada en Europe, ce qui conduira inéluctablement à  une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et ce qui aura un impact sur le climat.

 

A l'heure où les catastrophes climatiques se multiplient, un tel accord paraît déraisonnable et complètement inadapté.

A l'heure où l'on prend conscience des dangers du réchauffement climatique, le CETA est une aberration.

De nombreuses associations dénoncent cet accord dangereux pour notre économie, notre santé et notre environnement.

 

 

 

 

 

 

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:47
Un avenir terrifiant pour les abeilles : les drones...

 

 


Aux Etats-Unis, plus précisément à Harvard, des chercheurs imaginent un avenir terrifiant pour les abeilles : les remplacer par des drones.

 

On le sait : depuis des années, des colonies entières d'abeilles disparaissent. Les pesticides, les prédateurs comme le frelon asiatique, des parasites, le changement climatique sont à l'origine de ce déclin. Une véritable catastrophe écologique se prépare, et plutôt que de prendre le problème à la racine, certains se lancent dans des projets monstrueux : utiliser des machines, à la place des abeilles.

 

Il est vrai que le problème est grave et lourd de conséquences : sans les abeilles, la pollinisation n'est plus possible, sans les abeilles, de nombreux végétaux sont voués à la disparition, sans les abeilles, les hommes et tous les êtres vivants sont menacés.

 

Mais la solution envisagée pour résoudre cette catastrophe semble relever d'un film de science fiction... des recherches sont bel et bien menées pour fabriquer des armées de robots-abeilles.

 

Un scénario terrible, quand on y pense : de nombreuses espèces ont déjà disparu de notre planète et au lieu de songer à préserver les abeilles, on envisage de les remplacer par des robots.

 

Les lobbies des pesticides ont-ils commandité ces recherches ? On peut facilement le croire...

Le commerce des pesticides prospère et envahit la planète : bientôt, l'eau, l'air, la terre seront irrémédiablement pollués par ces produits toxiques.

 

La folie, l'appât du gain conduisent au pire.

Plutôt que de limiter l'emploi des pesticides pour préserver l'avenir des abeilles, on préfère construire des robots.

 

Ce projet ne préfigure-t-il pas l'avenir terrible de l'espèce humaine ? L'homme entouré de robots, dominé par des machines est-il lui même voué à l'extinction ?

Une extinction qu'il prépare sciemment, une extinction qui viendra inéluctablement quand la plupart des autres espèces vivantes auront été éradiquées.

 

Dans bien des domaines, l'homme joue à l'apprenti-sorcier, il dénature la planète, la détruit avec des objectifs peu reluisants : le profit, une course perpétuelle au rendement.

Ce projet fou, démentiel en est l'illustration parfaite : il démontre, encore une fois, que des scientifiques se livrent à des expériences monstrueuses, dangereuses.

 

Ce faisant, ils servent les grandes firmes qui produisent des pesticides : Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta... Les lobbies chimiques n'ont pas fini d'oeuvrer pour la destruction de notre planète.

La seule solution valable est de préserver la nature afin de sauver des insectes qui sont indispensables à la vie sur notre planète...

 

 

 

Sources :

http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20161028.OBS0441/les-abeilles-remplacees-par-des-drones-harvard-y-travaille.html

 

 

http://www.maxisciences.com/abeille/des-robots-pour-remplacer-les-abeilles-greenpeace-lance-une-campagne-choc_art32480.html#

 

 

 

 

Un avenir terrifiant pour les abeilles : les drones...
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