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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 10:21
Passionné de nature et de photographie...

 

C'est une quête en solitaire, au plus près de la nature... Emelin Dupieux, 15 ans, passe tout son temps libre dehors à la recherche d'animaux sauvages à photographier.

Depuis 3 ans, ce lycéen arpente les vallées et les monts d'Ardèche et accumule les clichés...

Par exemple, la photographie de ce renard au museau embué de neige, dans un paysage blanc et lumineux... Magnifique !

 

Ce matin là, il guette l'apparition d'un oiseau, le cincle plongeur.

Pour espérer le retrouver, il faut descendre dans les gorges, au plus près de la rivière. Emelin scrute les traces laissées par l'oiseau, notamment ses fientes...

"Il y en a une toute fraîche ! Elle est encore humide. Quand il y a beaucoup de rapides, l'oiseau aime bien se poser sur des endroits un peu plats, comme ça..."commente Emelin.

 

Bien équipé, le photographe se cache au milieu des rochers, un filet sombre sur la tête. Là, il n'a plus qu'à attendre.

"C'est une sensation d'être plus proche de la nature, caché dans la nature, invisible."

 

Des heures d'attente pour pouvoir photographier cet oiseau brun et blanc de la taille d'un merle : magnifique cliché de l'oiseau qui prend son envol, le plumage ébouriffé, les ailes auréolées de gouttes d'eau...

 

Emelin a aussi photographié un papillon, l'Apollon, qui lui vaut aujourd'hui un prix dans un prestigieux concours international.

Son travail sera bientôt exposé au muséum d'histoire naturelle de Londres et publié dans un livre.

Avec ses photos, il souhaite transmettre sa passion pour la nature.

"J'aimerais beaucoup que les gens, en voyant ces photos, fassent attention en se baladant, tout simplement, ça peut leur donner envie de protéger l'environnement." explique encore le jeune homme...

 

Cet intérêt pour l'écologie et la photographie, Emelin le partage avec son père, spécialiste de la biodiversité. Celui-ci le rejoint parfois dans ses sorties.

"Je suis content qu'il s'immerge comme ça dans la nature, tout seul et qu'il vive ces moments forts, le plus fort étant qu'il puisse tomber nez à nez avec un animal, deux regards qui 'accrochent, c'est formidable..."déclare son père.

 

Des moments forts qu'Emelin espère vivre plus tard dans son travail : il aimerait devenir photographe professionnel.

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/photographie/15-ans-et-laureat-dun-concours-international-de-photographie_4801415.html

Photos :

https://www.emelindupieux.com/index.php/albums/cincle-plongeur-dipper/

 

 

Passionné de nature et de photographie...
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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 11:28
Le même monde en un peu pire ?

 

Un monde nouveau après le Covid ? Un monde où l'homme aurait pris conscience de l'importance de l'enjeu écologique ?

Est-ce possible ? Un monde meilleur ?

 

Comme le disait Michel Houellebecq, le monde d'après "sera le même, en un peu pire"... "nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire..."

Et les faits semblent lui donner raison.

 

"Ainsi, face à la hausse du prix du gaz, le charbon devient le grand gagnant de la crise.

En pleine flambée des prix du gaz, de nombreux pays ont recours au charbon, plus économique pour produire de l'électricité. Les conséquences pour l'environnement sont évidemment désastreuses.

 

Les énergies vertes sont censées représenter l'avenir, mais c'est bien le charbon qui fait son grand retour dans l'après covid, de la Russie à l'Allemagne en passant par la Chine. Les mines et centrales à charbon tournent à plein régime à travers le monde.

 

En Asie, il faut produire vite de l'énergie pour accompagner la reprise de l'économie : la Chine fait même face à des pénuries.

Inquiétude aussi en Inde où 70% de l'électricité provient du charbon : ses 13 jours de stock ont fondu à 4 jours seulement. "En Inde, l'économie est repartie beaucoup plus rapidement que ce qu'on avait prévu. Or, pour produire de l'électricité, on n'a rien d'autre que le charbon. On n'a pas de gaz, pas de pétrole. On investit dans les énergies renouvelables, mais cela prend du temps.", explique Uppinder Kumar, conseiller en énergie.

 

Le charbon revient aussi à la mode au coeur même de l'Europe, en France, où se trouvent encore deux centrales, mais surtout au Royaume-Uni et en Allemagne, en Italie : plus 43% en seulement un an.

 

Comment expliquer le retour en grâce du minerai noir ? Parce que le prix du gaz, son concurrent, s'est envolé. Il vaut mieux produire de l'électricité à base de charbon qu'à base de gaz naturel.

Une équation financière pour un résultat environnemental catastrophique.

 

Les centrales à charbon, c'est une tonne de CO2 rejetée par mégawatt heure d'électricité produite, deux fois plus qu'une centrale au gaz.

De quoi inquiéter les associations environnementales car l'hiver arrive..."

 

De plus, en France, les foyers qui voient leurs factures gonfler se tournent de plus en plus vers le chauffage au bois, plus économique.

Et on sait que le chauffage au bois est aussi particulièrement polluant...

 

Oui, on peut le dire : le même monde, en vraiment pire...

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/hausse-des-prix-du-gaz-le-charbon-grand-gagnant-de-la-crise_4796255.html

 

 

 

 

Le même monde en un peu pire ?
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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 11:08
Quand les ours sortent des bois...

 

Incroyables images ! Au Japon : un ours a semé la terreur dans la ville de Sapporo et a fait quatre blessés.

Mais pourquoi ? Tout simplement parce que les animaux sont perturbés dans leur habitat naturel : les forêts..

 

L'ours s'était sans doute aventuré en ville pour chercher à manger, parce que son habitat se dégrade.

Et c'est bien sûr l'homme qui est responsable de cette dégradation. La taille des forêts ne cesse de se réduire. L'homme empiète sur le monde animal.

 

"Même les barbelés autour du petit aéroport régional, protégeant les pistes, n'ont pas arrêté cet ours dans sa course folle, il a dévalé dans la ville de Sapporo et semé le chaos.

Une attaque dans une rue résidentielle, puis une autre à travers les grilles d'une caserne militaire franchie sous l'oeil d'automobilistes incrédules.

 

Un périple suivi en direct par les reporters japonais...

 

L'animal a laissé derrière lui quatre blessés et des dizaines d'habitants apeurés.

"J'étais parti jeter des poubelles, quand je suis revenu chez moi, l'ours est sorti de ce côté, il m'a fait deux griffures sur le dos...", témoigne un habitant.

"Je pensais que l'ours allait casser ma fenêtre : il s'avançait droit sur ma maison", déclare un autre témoin.

 

Impossible à maîtriser et trop agressif selon les autorités, il a finalement été abattu par des chasseurs appelés en renfort.

Au Japon, les intrusions et attaques contre les humains sont de plus en plus nombreuses : 157 blessés et un mort en 2019."

 

Des ours polaires qui investissent des villes russes pour se nourrir, des éléphants qui quittent leur réserve pour se promener en ville, en Chine, des tigres et autres panthères qui entrent dans les villes indiennes et c'est maintenant au tour de l'ours au Japon. Rien ne va plus sur la planète.

 

"L'homme massacre la nature, il défigure, blesse et contamine le monde...", écrit Yves Paccalet dans son ouvrage intitulé "L'humanité disparaîtra, bon débarras !"

De fait, en détruisant son environnement, l'homme court à sa propre perte : en avons-nous vraiment conscience ?

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/japon/japon-un-ours-seme-la-terreur-en-ville-et-fait-quatre-blesses_4669303.html

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 11:08
Mais que deviennent nos déchets plastiques ?

 

Nous sommes désormais contraints de trier nos déchets, et de mettre à part les cartons, papiers, emballages en plastique.

Chaque minute dans le monde, l'équivalent d'un camion poubelle rempli de déchets plastiques se déverse dans les océans.

Que deviennent donc nos déchets plastiques ? Qu'est-ce qui est vraiment recyclé ?

Comme on nous demande de trier, nous pensons que les déchets plastiques sont tous recyclés. Mais c'est loin d'être le cas...

Un reportage diffusé sur la Cinq, intitulé La face cachée du recyclage, nous apprend avec précision ce que deviennent ces déchets.

 

"A Ivry sur Seine, se trouve le plus grand incinérateur d'Europe : il engloutit chaque année 650 000 tonnes de déchets... Des fumées s'échappent continuellement de cette usine, jour et nuit.

Dans les fumées blanches, il y a beaucoup de vapeur d'eau, mais aussi du dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre, plus inquiétant : du dioxyde de souffre, des tonnes de poussières, de l'acide chlorhydrique, des traces d'ammoniac, de plomb, de l'arsenic...

Des poules installées près d'un incinérateur pondent des oeufs avec des taux de dioxine bien supérieurs à la normale.

 

Les déchets sont brûlés, "valorisés", dit-on, car avec la chaleur produite, un incinérateur fait chauffer de l'eau pour alimenter les radiateurs des immeubles alentour et pour produire de l'électricité.

 

Après incinération, il reste des résidus qu'on appelle le mâchefer : tout ce qui n'a pas brûlé.

En moyenne, dans les incinérateurs français, 20% des déchets ressortent en mâchefer, un cinquième de ce que l'on jette. Chaque soir, une péniche vient collecter ces tonnes de résidus toxiques, plombés par les dioxines et les métaux lourds.

50 kilomètres plus loin, se trouve un centre de maturation où est entassé du mâchefer : on y retrouve de la faïence, du verre, des métaux, du plastique. Il faut le traiter, c'est à dire le laisser à l'air libre, certains polluants vont naturellement se dissoudre mais un tiers du mâchefer est trop pollué, il finira dans une décharge : nous le laissons aux générations futures.

Au bout de 3 mois, on fait des analyses et on regarde si le produit est valorisable ou non.

Les mâchefers valorisables, les deux tiers, ceux qui respectent les seuils réglementaires de pollution sont triés et sont envoyés sur des chantiers routiers.

Le mâchefer est donc utilisé pour construire des routes : 50 000 tonnes de mâchefer sont utilisées pour remblayer les terrains où sont construites les routes... c'est là que finissent nos poubelles !

Mais certains clients ne veulent pas du mâchefer : il y a des contre-indications pour des cours d'eau, il peut y avoir des eaux d'infiltration, c'est quand même du recyclage d'ordures ménagères, donc cela peut potentiellement polluer la nappe phréatique.

Un échantillon de mâchefer a été prélevé et envoyé dans un laboratoire spécialisé : les résultats sont sans appel.

"Ce mâchefer, on ne peut pas le mettre en sous couche routière, parce qu'il y a un risque potentiel de par sa teneur en dioxines : pour les dioxines, la réglementation tolère 10 nanogrammes par kilo, et dans l'échantillon, on trouve 56 nanogrammes par kilo.

Si de l'eau s'infiltre dans le mâchefer, ces dioxines pourraient se répandre dans l'environnement et rejoindre une nappe phréatique.

La dioxine est un composé cancérigène reconnu.", commente un des scientifiques chargé de l'analyse.

Mais d'où provient cette dioxine ? De quels déchets ? La présence de dioxine est souvent liée à la présence de composés plastiques.

Ainsi, nous roulons sur nos poubelles, nous n'imaginions pas que des déchets non brûlés étaient discrètement stockés sous le bitume...

 

A la sortie des incinérateurs, il y a aussi les REFIOM, 2,5 % des déchets qui sortent des usines. Ces REFIOM sont tellement toxiques qu'on ne peut pas les réutiliser, ils sont en fait exportés en Allemagne et enfouis dans des mines.

Les REFIOM, ce sont les cendres volantes récupérés par les filtres. Ils sont traités avec un protocole strict pour que personne n'y soit exposé.

Les REFIOM sont des déchets ultimes destinés à des décharges spéciales pour déchets dangereux.

A Philippsthal, en Allemagne, se trouvent des mines de sel, avec sous terre, des galeries, creusées par les mineurs : les REFIUM viennent combler ces cavités.

Un géologue en colère, Ralf  Krupp, travaille sur le problème des mines de sel depuis des années : "en acceptant ces déchets, on gagne beaucoup d'argent. C'est un immense business, et les pays qui les envoient sont ravis puisqu'ils n'ont plus à s'en soucier. Le seul perdant, c'est l'environnement.", déclare ce géologue.

Qui imagine, en sortant ses poubelles le soir, qu'une partie va finir dans une mine de sel, en Allemagne ?

D'après l'entreprise allemande, il n' y a aucun risque pour l'environnement.

Pourtant, il y a de gros problèmes d'infiltration d'eau dans ces mines, un jour, l'eau pourrait atteindre ces déchets toxiques et rejoindre ensuite les nappes phréatiques.

Les REFIUM peuvent rester toxiques pendant des milliers d'années.

 

Ce que la plupart des gens ignorent aussi, c'est que la moitié du plastique jeté en France finit dans un incinérateur.

La meilleure solution serait de diminuer nos déchets car le plastique est partout. Beaucoup d'industriels multiplient les couches de plastique, sans prendre en compte les conséquences pour l'environnement. 

C'est le plus souvent une affaire de marketing : il s'agit d'inciter à consommer toujours plus.

Dans les années 50, les humains fabriquaient un million de tonnes de plastique par an, dans les années 70, 50 millions, dans les années 90, 150 millions, aujourd'hui, plus de 350 millions de tonnes !

Le monde est devenu accro à cette matière, tellement pratique et si peu chère à produire.

 

Arriver à vivre sans plastique : c'est le combat d'une scientifique française, Nathalie Gontard : elle passe son temps à montrer la nocivité de ce matériau créé à partir du pétrole.

Le plastique, au fil du temps, se dégrade, devient minuscule et quand il se dégrade, il voyage et peut rejoindre des cours d'eau, les mers, les océans : rien ne peut arrêter les micro-plastiques.

Le plastique est dangereux lorsqu'il devient invisible. Nous savons qu'il y a du plastique dans nos océans.

 

Sur la côte méditerranéenne, des volontaires ont découvert les dégâts faits par le polystyrène : il s'agglutine sur le bois. Avec la tempête Alex, et les inondations, des millions de billes de polystyrène ont été charriées, elles vont finir par être assimilées dans la chaîne alimentaire par des petits poissons, par certains oiseaux, et au final, c'est nous qui allons les manger, puisque le dernier maillon de la chaîne alimentaire, c'est nous. 

A côté de l'étang de Berre, ce n'est pas la tempête qui a apporté le plastique, ce sont les hommes qui s'en sont débarrassés : on découvre une mare où surnagent des blocs de pastique,  une piscine de déchets, un étang de polystyrène. Là, des oiseaux cherchent leur nourriture, essaient de survivre dans un monde pollué et dévasté.

Comment l'humanité peut-elle continuer à se regarder dans une glace ?

 

Un Français moyen ingère à minima l'équivalent d'une carte bleue par semaine, notre corps ne sait pas s'en débarrasser.

Impossible de tout miser sur le recyclage parce que le plastique n'est pas recyclable, à proprement parler.

Et pourtant, nous passons notre temps à le trier...

Dans un centre de tri, arrive le plastique trié, les différents plastiques sont isolés et envoyés dans des bacs appropriés. Le rebut non reconnu part vers l'incinérateur.

Les plastiques triés sont ficelés dans d'énormes balles, classées par catégories : certaines sont recyclées, d'autres pas vraiment. Ont été isolés les bouteilles transparentes, le plastique souple, les bouteilles colorées, le plastique opaque et les barquettes.

Les bouteilles transparentes sont recyclées : on peut en faire de nouvelles bouteilles, en ajoutant du plastique neuf, le plastique souple redevient aussi du film plastique.

Les bouteilles colorées ne peuvent être recyclées à l'identique, on en fait des rouleaux d'isolation pour les maisons, les bouteilles opaques sont en partie réutilisées pour en faire des tuyaux d'arrosage ou des équipements automobile et le jour où ça ne servira plus, ce ne sera plus recyclable.

Il faut savoir qu'il y a au minimum 30% de perte à chaque cycle de recyclage. Les bouteilles ne sont pas recyclables à l'infini, on peut les recycler deux ou trois fois seulement.

Les autres plastiques sont décyclés c'est à dire transformés en d'autres objets, par exemple des cintres en plastique qui vont venir remplacer des cintres en bois, en métal.

On ne sait pas recycler l'écrasante majorité des déchets plastiques, donc il faut arrêter de fabriquer et d'acheter du plastique.

Le plastique se recycle mal, pas, très peu...

Pendant longtemps, la France a exporté des déchets plastiques vers l'Asie.

En Indonésie, un village croule sous les détritus : pour une partie, ce sont des déchets locaux mais beaucoup viennent d'ailleurs, de France.

Tous les pays d'Europe et les Etats-Unis avaient pris l'habitude d'envoyer leurs déchets plastiques en Asie, jusqu'au jour où les gouvernements asiatiques ont décidé de taper du poing sur la table : l'Indonésie intercepte le plastique importé illégalement et renvoie les containers vers la France, tous ses voisins prennent des mesures similaires.

La Chine déclare en 2018 qu'elle ne veut plus être "la poubelle du monde", elle est suivie par l'Inde, le Cambodge et la Thaïlande. 

La France s'est donc cherché de nouveaux débouchés, comme la Turquie.

En Floride, à Daytona, la ville ne savait plus où envoyer ses déchets, alors, ils ont tout simplement arrêté de trier, la poubelle de déchets recyclables a disparu, et les décharges débordent.

"Un pays capable d'envoyer des hommes sur la lune, mais incapable de gérer ses déchets plastiques.", commente une habitante.

La ville aurait pu continuer à recycler le plastique aux Etats-Unis, mais c'était plus cher !

Les Etats-Unis cherchent un nouveau point de chute pour leurs déchets, en Afrique : le Kenya. Des négociations sont en cours pour faire de ce pays la nouvelle destination du plastique américain, en échange d'un gigantesque accord commercial.

C'est scandaleux ! Des Kényans se mobilisent contre ce projet.

 

Ainsi la seule solution viable serait d'interdire les plastiques, d'autant qu'en raison de la pandémie, on déplore une augmentation de ce polluant, avec les masques jetables, les gels hydroalcooliques conditionnés sous plastique.

 

Tous les emballages plastiques seront interdits en France à partir de 2040 : pourquoi attendre encore 20 ans ? Remplaçons-les au plus vite !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/sur-le-front/2399403-la-face-cachee-du-recyclage.html

 

Mais que deviennent nos déchets plastiques ?
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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 09:19
Le succès de la mode jetable...

La mode jetable, vous connaissez ? Une industrie particulièrement prospère ! J'avoue que je suis moi-même tentée par cette mode facilement accessible, peu chère, et plutôt jolie.

Notre planète est submergée par les vêtements : 56 millions de tonnes sont vendues chaque année ! Une industrie qui a quintuplé en quelques années.

Pourquoi cette progression exponentielle ? Les coûts de production ont chuté et, grâce à la mode jetable, on peut renouveler sans arrêt sa garde-robe.

Il n'est pas rare qu'un consommateur ne porte jamais ou ne porte que très peu un vêtement acheté.

De plus, cette surproduction est toxique pour l'environnement.

 

A l'origine de cette mode jetable, une entreprise : Zara qui appartient au groupe espagnol, Inditex, leader mondial de cette industrie du vêtement.

Inditex possède plusieurs marques : Zara et Zara Home, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Uterqüe.

Le patron de l'entreprise Amancio Ortega est la 6ème fortune mondiale.

 

Le secret de son succès : Ortega s'inspire des modèles haut de gamme, mais il vend ses vêtements à bas prix. Ainsi une mode élitiste devient accessible à tous.

La marque possède toute la chaîne de production, depuis les usines jusqu'aux boutiques... Ainsi, pas de perte de temps pour produire et vendre...

Une idée marketing de génie ! Les magasins vendent sans cesse des nouveautés, ce qui incite les consommateurs à revenir, une façon d'attirer la clientèle avec des prix peu élevés, afin d'éviter ce que l'on appelle "le remords du consommateur."

Autre idée de génie : Zara ne fait pratiquement pas de publicité, ce qui génère des économies.

 

Dans le passé, la mode obéissait à des critères stricts, elle ne concernait que les élites, désormais, la mode touche tout le monde.

On s'habille en fonction de ce qui nous va et nous plaît. Et grâce à des petits prix, la mode permet d'améliorer l'image de soi.

La mode jetable est, en fait, une copie du luxe à bas prix, avec juste quelques différences, pour que les marques ne soient pas traînées devant les tribunaux.

 

Depuis des décennies, on nous a inoculé le virus de la nouveauté. Pendant des millénaires, les gens vivaient dans la répétition. Désormais, nous sommes des drogués de la nouveauté : la tradition n'est plus légitime.

Pourquoi ? Sans doute, parce que les gens sont tout le temps exposés sur les réseaux sociaux : être bien habillé, c'est être bien accepté.

De plus, les gens ont l'impression de faire des économies en achetant ces produits à bas prix.

 

Les marques font aussi appel à des "influenceuses" avec des applications de shopping qui créent un effet de drogue. Internet devient un grand centre commercial.

Et cette frénésie d'achats touche aussi les hommes, notamment les plus jeunes.

 

La demande explose : les livraisons de ces vêtements représentent 10 % des gaz à effet de serre des transports. L'impact écologique est donc important.

 

De plus, à vêtement jetable, travail jetable : ce business génère légion de travailleur précaires, les livreurs.

Il existe aussi ce que l'on appelle "l'ultra fast fashion" : une industrie qui vend des vêtements encore moins cher et qui s'adresse aux jeunes. Certains vêtements sont vendus à 5 euros, des vêtements tape à l'oeil, vite jetés.

 

Certains de ces vêtements sont fabriqués au Royaume Uni, à Leicester qui est un centre de production de fast fashion : les conditions de travail y sont dignes du tiers monde.

Dans les ateliers de confection, les fenêtres sont obstruées, les locaux ne sont pas chauffés en plein hiver, le travail est très mal rémunéré.

A Leicester, la moitié de la population est d'origine étrangère : c'est une main d'oeuvre fragile, peu éduquée, facilement exploitable. Les journées de travail sont harassantes, interminables, les ouvriers n'ont pas de contrat de travail.

On peut parler d'un véritable esclavage moderne. Les conditions de travail ont favorisé la propagation de l'épidémie de Covid.

 

Il faut savoir aussi que l'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole.

On présente souvent la viscose, cette soie artificielle, comme un produit écologique issu de la fibre de bois.

Mais c'est une illusion : il faut de nombreux produits chimiques pour transformer le bois en tissu, des produits toxiques, très dangereux , acide sulfurique et CS2.

En Inde, dans la région où sont fabriquées ces fibres synthétiques, les gens sont atteints de symptômes neurologiques graves, cécité, atteintes vasculaires, handicaps, des problèmes de santé liés à la pollution de l'eau.

L'entreprise Birla fournit finalement de l'eau potable aux habitants, car les dirigeants savent qu'ils sont responsables de a pollution.

Mais, pour cultiver, les paysans utilisent encore l'eau polluée des puits. Et comme l'usine donne du travail aux gens, les habitants de la région laissent faire... 

 

Avec la mode jetable,  la demande mondiale de viscose explose.

De plus, la durée de ces vêtements est souvent limitée : les fibres s'abîment vite. Seulement 10 % peuvent être revalorisés.

Est-il possible de freiner la "fast fashion" ? En fait, si l'on arrête d'acheter ce type de vêtements, ce n'est pas une bonne solution pour l'économie.

On ne verra donc pas la fin de la mode jetable !

Encore un problème pour lequel nous n'avons pas de solutions...

 

 

Source :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/089135-000-A/fast-fashion-les-dessous-de-la-mode-a-bas-prix/

 

Le succès de la mode jetable...
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 13:29
Le corps de l'anthropocène...

 

L'anthropocène : que désigne ce nom mystérieux ?

Ce néologisme, construit à partir du grec ancien "ἄνθρωπος, anthropos, être humain" et " καινός, kainos,  nouveau", apparaît au début des années 1990, pour signifier que l'influence des activités humaines sur le système terrestre est désormais prépondérante. 

 

La terre est dégradée, polluée dans toutes ses dimensions : l'air est pollué à cause de l'accumulation de gaz dans l'atmosphère, les glaces polaires sont en train de fondre, on assiste aussi à un effondrement de la biodiversité accéléré par le réchauffement climatique, l'eau, les mers, les océans sont asphyxiés par la pollution.

Ainsi, l'homme détruit son environnement, la planète qui lui permet de vivre. Nos sociétés consuméristes sont à l'origine de cette dégradation.

 

Et on peut remarquer que "cette entrée dans la société consumériste altère aussi profondément les corps et la physiologie des consommateurs."

Nous mangeons de plus en plus de graisses, si bien que l'obésité explose.

"Aux Etats-Unis, en deux siècles, la quantité de graisse ingérée a été multipliée par 5 et celle de sucre par 15 !"

La consommation de viande et de produits laitiers s'est également accélérée.

 

"Une alimentation fortement carnée et sucrée, dominée par des produits transformés si concentrés en calories que le sentiment de satiété en est retardé..."

 

Conséquences : une augmentation des maladies chroniques : cancers, obésité, maladies cardiovasculaires.

La société de consommation pollue l'environnement mais pollue aussi l'être humain lui-même.

 

Que dire de ces substances toxiques introduites dans les aliments ultra-transformés ? Additifs, colorants, substances chimiques de synthèse...

N'oublions pas les résidus de pesticides présents dans nos fruits et nos légumes, car notre agriculture intensive utilise de nombreux polluants qui souillent la terre.

 

Enfin, l'automobile a aussi façonné le corps de l'anthropocène : la motorisation a entraîné une diminution de l'activité physique, l'être humain ne marche plus, il roule...

Et que dire des écrans qui sont venus accroître la sédentarité de l'homme ? Des écrans qui se multiplient et devant lesquels les êtres humains passent de plus en plus de temps.

Ainsi, se modifient la morphologie et la physiologie humaines : plus d’une personne sur quatre dans le monde pourrait être obèse en 2045.

En France, 20 millions de patients souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population. Ces maladies entraînent souvent une détérioration de la qualité de vie des patients. Elles sont à l'origine de nombreuses complications graves, d'invalidités et de souffrances physiques et morales.

Ainsi, le consumérisme en vient à dégrader non seulement la planète mais aussi les humains eux-mêmes...

Pouvons-nous continuer cette course effrénée qui nous entraîne dans une consommation infinie ?

 

 

 

 

 

Source : L'événement Anthropocène, un livre de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

 

 

 

Le corps de l'anthropocène...
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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 10:10
Le tout plastique...

 

Médicaments sous plastique, liquide vaisselle sous emballage plastique, eaux minérales sous plastiques, sodas, produits ménagers, savons, pots de yaourt, shampoing, etc. nous avons opté depuis longtemps pour le tout plastique...

 

Et avec la crise du coronavirus, viennent s'ajouter les masques en plastique, les gants, les flacons de solution hydroalcoolique...

Toujours du plastique...

 

Et on retrouve ce plastique partout dans l'environnement : terrains, mers, océans, rivières pollués...

 

En 2019, il était question de supprimer les plastiques jetables, mais on en est loin.

 

Le Gouvernement s’engageait à sortir d’une société du tout-jetable pour entrer dans celle du réutilisable. Plusieurs textes ont été votés en ce sens ces dernières années. Un exemple concret : depuis 2017, il est interdit de distribuer en caisse des sacs en plastique jetables.

Pourtant, si certaines enseignes utilisent désormais des emballages en carton, on trouve encore des magasins qui distribuent des emballages en plastique.

Le plastique est partout et même là où on l'attend le moins...

 

Ainsi, "selon un rapport publié ce vendredi par la revue Science et repéré par le New York Times, les particules de plastique sont présentes partout sur la planète. Dans leur étude intitulée « Pluie de plastique dans les zones protégées des États-Unis », ils ont en effet pu découvrir que 1 000 tonnes de particules de plastique arrivaient chaque année dans les parcs nationaux et les zones naturelles du pays."

 

"Les chercheurs ont été surpris par l'ampleur de leurs découvertes dans des espaces qu'ils estimaient protégés. Ils ont même recommencé les calculs à plusieurs reprises, craignant d'avoir fait une erreur. Mais, la réalité est pourtant là. Leurs relevés ont été réalisés dans 11 parcs et espaces naturels nationaux des États-Unis. Et, à chaque fois, ces tonnes de particules sont présentes."

"La recherche a montré que plus de cinquante espèces de poissons consomment du plastique dans la mer. Ce n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour eux, mais également pour les populations qui comptent sur le poisson pour subvenir à leurs besoins alimentaires."

 

Le plastique a envahi nos vies et il colonise toute la planète.

 

Que dire de ceux qui jettent négligemment leurs masques sur la voie publique ?

 

Aurélien Barrau, auteur de l'ouvrage "Le plus grand défi de l'humanité" suggère de boycotter les emballages en plastique : mais vu le nombre de ces emballages, c'est souvent mission impossible.

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/environnement/l-inquietant-phenomene-des-pluies-de-plastique-aux-etats-unis-12-06-2020-2379634_1927.php

 

https://theconversation.com/quand-les-anchois-confondent-le-plastique-avec-un-bon-repas-84081

 

 

Le tout plastique...
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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 10:34
Des voitures toujours plus grosses...

 

 

Les constructeurs automobile ont tout faux : nos voitures n'ont cessé de grossir depuis une dizaine d'années... toujours plus longues, plus larges, toujours plus massives, toujours plus lourdes...

Toutes les marques ont migré vers le monde des grosses voitures et comptent dessus pour gagner le plus possible.

 

Or, plus une voiture est grosse, plus elle consomme d'énergie, et plus elle est polluante.

C'est ce que met en évidence le chercheur Aurélien Bigo : les voitures sont souvent surdimensionnées.

En 1960, nos voitures pesaient en moyenne 778 kilos, en 2017, 1262 kilos, soit une prise de poids de 62 % !

 

Plus longues, plus larges, beaucoup plus hautes, les voitures ont gagné en volume, ce qui les a rendues certes plus confortables. Mais elle ont perdu par là même en aérodynamisme : il faut déployer davantage de puissance donc davantage d'énergie pour les faire rouler...

 

Alors que tout nous incite à faire à faire des économies d'énergie afin de préserver la planète, les constructeurs persistent à fabriquer des voitures toujours plus imposantes.

Il est vrai que la mode est au gigantisme...

 

Pourquoi tant de démesure et d'hybris ? Pourquoi fabriquer des voitures toujours plus grosses ?

Malgré ces hausses de dimension, les voitures transportent moins de monde qu'avant... le nombre de places, 5 en moyenne est donc largement surdimensionné pour la majorité des usages.

 

La logique voudrait que les voitures redeviennent plus petites, en commençant par limiter leur puissance...

Mais, on le sait, la devise de notre époque moderne, c'est toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus gros...

C'est absurde...

Plus les voitures sont grosses, plus elles deviennent aussi difficiles à garer dans nos villes encombrées...

 

Mais,  une envie de briller, de dominer s'empare des consommateurs et ils se laissent appâter par ces voitures peu économes, ils se laissent happer par cette démesure.


"Méden agan, rien de trop", disait un proverbe, en grec ancien : les excès sont néfastes, dans tous les cas, et un monde qui privilégie, ainsi, la démesure ne va-t-il pas à sa perte, inéluctablement ?


 


Source :
 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-transition/tu-las-vue-ma-grosse-bagnole

 

 

 

Des voitures toujours plus grosses...
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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 11:02
Le covid-19 fait le bonheur des abeilles...

 

 

Les abeilles des Vosges sont en pleine forme. Pierre Stephan, apiculteur en Alsace, a le sourire. En 20 ans, ses abeilles n’ont jamais autant produit de miel. 


Pierre Stephan est apiculteur en Alsace dans le Parc régional des Vosges du Nord. En vingt ans, il n’a jamais connu un début de saison pareil, la production de ses abeilles explose. Selon lui, le confinement y est pour beaucoup. 

 

Outre une météo favorable, la baisse des activités des agriculteurs a réduit les traitements. Ainsi, "tout est calme et moins pollué, les abeilles peuvent butiner sans être dérangées".

Moins de pesticides, moins de polluants, et les abeilles retrouvent forme et santé...

 

Tout le monde a pu le remarquer : en cette période de confinement, la nature a repris ses droits, elle s'épanouit en ce début de printemps.

Les chants des oiseaux se font plus présents dans les jardins. On en aperçoit de plus en plus dans les arbres...

 

Moins de pesticides dans l'air, moins de pollutions sonores... Et la nature revit...

Les abeilles menacées d'extinction retrouvent de la vigueur...


On le sait... les abeilles sont en danger : depuis des années, des colonies entières sont décimées en raison d'une agriculture intensive, de la monoculture, et de l'utilisation de ces pesticides.

Certains miels sont eux-mêmes pollués  et contiennent des résidus dangereux, il est donc urgent d'agir pour interdire ces substances délétères.

Le covid-19 s'est chargé de remettre de l'ordre dans cette utilisation abusive de produits toxiques.

 

Voilà une leçon dont nous devons tirer profit...

 

Sans les abeilles, on le sait, plus de pollinisation, sans les abeilles, un grand nombre de cultures sont vouées à l'extinction pure et simple...

Sans les abeilles, l'homme lui-même est menacé car des équilibres écologiques essentiels sont mis en péril.

Cessons de malmener notre planète, de la polluer dans tous ses espaces : sur terre, dans les mers, les océans.

Notre agriculture doit être plus respectueuse de l'environnement.

 

Les abeilles vont mieux, mais pour autant, les effets du confinement risquent d'être bien éphémères : : les rejets de CO2 sont actuellement en forte baisse. "Le Haut Conseil pour le Climat estime que, depuis le début du confinement, ils ont diminué, en France, d’environ 30%, ce qui est énorme : conséquence directe de la baisse de l’activité économique et des transports."

 

"Mais, ceci n’est qu’une parenthèse, et la plupart des experts anticipent un effet rebond au moment de la reprise des activités, comme cela avait été observé après la crise financière de 2008. Malgré l’épidémie, nous continuons à émettre beaucoup trop de CO2, pour des raisons structurelles, notamment notre dépendance à l’électricité. Même si une plus grande partie de la population mondiale travaille à domicile, les gens ont toujours besoin du réseau électrique pour s’éclairer, se connecter à l’internet, pour se chauffer."


 

Sources :

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/apiculteur-alsace-20-ans-pierre-stephan-temoigne-mes-abeilles-n-ont-jamais-produit-autant-miel-1819660.html

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/baisse-des-emissions-de-co2-tout-ca-pour-ca

 

 

 

 

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 11:49
Coronavirus : le rebond sera terrible...

 

 

Nous constatons tous les effets bénéfiques de la crise du coronavirus sur l'environnement :  réduction conséquente de la pollution et des gaz à effet de serre...

Dans nos villes, soudain, voilà que l'air est plus pur, avec moins de polluants, moins de particules fines.

 

Le taux de monoxyde de carbone a par exemple dégringolé de 10 à 45% de Wuhan à Beijing. On sait que la Chine connaît, en temps ordinaire, des épisodes massifs de pollution...


La capitale chinoise a souvent des allures fantomatiques noyée par des brumes épaisses, tenaces, étouffantes. Une ville entière submergée par la pollution, où on ne peut plus respirer, circuler sans danger...

 Les images sont terrifiantes : on se croirait dans un film de science fiction mais c'est pourtant bien la réalité : d' épais brouillards de fumées, une atmosphère d'apocalypse... Une impression étrange d'une ville sous une ouate de brume, des images troubles, un monde irréel...

 

Alors, bien sûr, depuis les mesures de confinement prises par le gouvernement, la situation s'est nettement améliorée.

 

Mais il faut craindre les effets redoutables du rebond économique... une fois que la crise sera passée, tous les pays, la Chine en tête,  vont se lancer dans une reconquête des marchés, ils vont vouloir dynamiser et relancer leur économie pour compenser les effets de la crise.

 

Déjà, la Chine se remet à fabriquer des millions de masques, pour répondre à la demande mondiale.

 

La tentation sera grande pour les autres pays de faire de la surenchère économique. Et quand les industries, les activités vont repartir à plein pot, il faut craindre un rebond de la crise écologique.

Il faut craindre, avec le redémarrage de l'économie, un retour de la pollution, une reprise massive des émissions de nos rejets de CO2.

 

Saurons-nous tirer des leçons de cette crise du coronavirus ? Alors que la planète est exsangue, alors que le réchauffement climatique est une menace pour toute l'humanité, saurons-nous prendre les mesures nécessaires pour sauver la planète, pour préserver la faune et la flore qui en font toute la diversité et la richesse ?

Rien n'est moins sûr. 

Le rebond qui va suivre risque d'être terrible.

 

 

 

Source :

 

https://www.france24.com/fr/20200319-ce-qu-on-fait-pour-le-coronavirus-c-est-deux-ans-de-financement-climat

 

 

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