Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 12:29
Covid-19 : Venise s'éteint...

 

On a connu la ville de Venise submergée et asphyxiée par un tourisme de masse, on a connu Venise au temps du Carnaval, assaillie par des hordes de touristes.

On a connu Venise en péril : érosion des rives, des sites classés,  fréquentés par plus de 20 millions de touristes chaque année...

"C'est invivable, on a même du mal à se rendre au travail, et pour déplacer tout ce monde, les bateaux circulent deux fois plus, ça accentue la houle qui crée des dommages sur les fondations, sans même parler des bateaux de croisière qui arrivent jusqu'ici, les rives sont fragilisées, il y a même des écroulements.", témoignait une habitante de la ville en 2017.

On envisageait même un numerus clausus pour endiguer le flot des touristes.

 

Et voilà que Venise est désertée : le coronavirus a vidé la ville de ses touristes...

Venise est menacée encore, mais cette fois parce qu'elle est privée de culture et de tourisme.

Curieux renversement de situation, curieuse ironie du sort !

 

Venise se meurt : pas un chat, pas même une mouette ou un pigeon sur la place Saint-Marc.

Cette année, le Carnaval n'aura pas lieu, finies les festivités, finies aussi les rentrées d'argent. Venise est devenue une ville morte qui se referme. 

 

Dans le quartier de la place Saint-Marc il n'y a plus un habitant... en temps ordinaire, tout est loué à la journée ou à la semaine aux touristes.  

 

Venise se meurt désormais d'un autre mal : Venise a énormément de richesses mais n'a misé que sur le tourisme et maintenant tout le monde peut en voir les conséquences.

 

Une autre crise profonde menace la ville : après l'afflux de touristes, c'est le grand vide, l'asphyxie par l'économie. Tous les hôtels de luxe sont fermés.

Venise sans Carnaval ! Venise libérée de ses touristes ! Les masques anti-Covid ont remplacé les masques carnavalesques.

Venise, ville morte : étonnant retournement de situation !

Et sans les touristes, Venise retrouve pourtant toute sa beauté : la pollution s'est évanouie, les navires de croisière ne menacent plus la ville.

On touche là tout le paradoxe de notre temps : le tourisme de masse avait atteint des proportions inquiétantes : dans plusieurs pays d'Europe, des voix s'élevaient contre cette invasion touristique, notamment en Espagne... on dénonçait  la flambée des loyers, la saturation des espaces publics ou encore la dégradation de l'environnement. 

En France, en Italie, en Grèce : même phénomène !

Et voilà que cette manne touristique s'évanouit ! Voilà que le coronavirus a fait disparaître les touristes.

Venise n'est plus menacée par le tourisme de masse, Venise est maintenant menacée par l'absence de touristes.

Oui, notre époque est faite de démesure et d'excès : la ville de Venise nous en offre un exemple frappant.

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/le-reportage-de-la-redaction-emission-du-jeudi-28-janvier-2021

 

https://www.franceculture.fr/societe/tourisme-de-masse-six-hauts-lieux-qui-viennent-de-legiferer

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-choix-de-la-redaction/venise-menacee-par-le-tourisme

 

 

 

 

Covid-19 : Venise s'éteint...
Partager cet article
Repost0
9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 08:59
Guitare espagnole...

 

 

Magie de la guitare ! Magie des sonorités égrenées par le musicien !

Penché sur son instrument, le guitariste nous fait voyager vers le sud, l'Espagne...

Limpidité des notes !


La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

 

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur...

 

C'est à un triptyque espagnol que  nous convie le musicien...

D'abord, Junto al Generalife de Joaquin Rodrigo... 

Puis, on se laisse charmer par une sérénade espagnole de Joaquim Malats...

Enfin, Zapateado, une danse espagnole de Regino Sainz de la Maza...

 

Quelle dextérité ! Quelle harmonie entre l'homme et sa guitare ! Il fait corps avec elle, l'enlace, la maîtrise, la séduit...

 

Quelle poésie et quelle sensibilité dans le morceau de Joaquin Rodrigo ! On retrouve toute la tendresse et l'émotion de ce compositeur. La guitare résonne de sons enchanteurs qui nous emmènent au bord du rêve...

Quelle douceur aussi dans la sérénade espagnole !

Et quelle grâce, quelle finesse dans la danse espagnole !

 

Ainsi, grâce à la musique, on voyage vers les terres du sud, on est ébloui par des paysages, par des danses rythmées...

On voyage vers l'Andalousie, la Castille, la Galice, l'Estramadure... des lieux inondés de lumières et de soleils, des oasis, des jardins aux fruits rafraîchissants...

On entend les sonorités éclatantes de la langue espagnole...

 

Bravo au musicien pour ce moment d'émerveillement... Bravo à Eric Iglesias qui a su nous enchanter au cours de ce récital donné dans le cadre des Jeudis de Nîmes..

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 08:25
Et Mélenchon soutient encore Maduro...

 

 

 

Le Venezuela connaît une situation économique catastrophique : la crise a entraîné une inflation telle que la population ne peut plus manger à sa faim.

Certains prix ont été multipliés par 1000 ! Une inflation globale hors de contrôle...

 

Dans ce pays, le salaire minimum est de 4 euros par mois et le kilo de riz coûte 2 euros : comment survivre dans de telles conditions ?

Les premières victimes de cette faillite économique sont les enfants atteints de malnutrition.

 

 Le problème de la faim a été, ainsi, l'une des questions centrales de la campagne présidentielle. Les distributions d'aides alimentaires aux plus défavorisés ont été, pour le gouvernement, un moyen habile de capter des voix. 

Nicolas Maduro, président sortant du Venezuela, a donc été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle, ce dimanche 20 mai. 

 

Jean-Luc Mélenchon, qui a toujours affiché son soutien au régime vénézuélien d'Hugo Chavez et de son successeur Nicolas Maduro, a jugé ce dimanche 20 mai que les pays qui dénoncent l'élection présidentielle au Venezuela sont "des larbins des USA".

 Interrogé sur les difficultés que vivent les Vénézuéliens pour se faire soigner ou de mères qui vont accoucher au Brésil, Mélenchon a usé d'ironie : "Oh mon dieu, comme vous me faites pleurer!" Et il a ajouté : "Et le massacre au Yémen, on en parle quand ?"

 

Une façon d'éluder le problème et d'éviter de parler de ce qui fâche... Une façon scandaleuse de dénier certaines réalités gênantes.

Mélenchon persiste et signe dans son soutien à Maduro, une attitude jusqu'au-boutiste au regard de la situation dramatique que vivent les Vénézuéliens...

Un déni de réalité qui paraît dangereux.

 

Dans le même registre, Jean-Luc Mélenchon vole aussi au secours des dirigeants de Podemos épinglés pour l'achat d'une somptueuse villa.

De fait, cette luxueuse demeure à 600.000 euros de Pablo Iglesias et de sa compagne Irene Montero provoque un tollé en Espagne.


 

Mais le dirigeant de la France insoumise n'en a cure...

Pour lui, les attaques portées contre Podémos sont insupportables : et pourtant, Pablo Iglesias se retrouve bel et bien pris en flagrant délit de contradiction avec ses propres déclarations...

 

Les responsables politiques sont ainsi souvent aveugles et sourds devant la souffrance des peuples : l'idéologie leur brouille l'esprit... 

 

Si Macron est obnubilé par l'idéologie libérale, Jean Luc Mélenchon, lui, ne jure que par des idées d'extrême-gauche, sans nuances.

Les hommes politiques sont, ainsi, comme fascinés par des systèmes de pensée dans lesquels ils s'enferment, refusant de voir les réalités que vivent les populations.


 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-la-population-affamee-par-la-crise_2757313.html

 

 

 

 

 

Et Mélenchon soutient encore Maduro...
Partager cet article
Repost0
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 10:46
Barcelone et la longue litanie des attentats...

 

 

Encore un attentat à Barcelone, encore un camion lancé sur la foule, encore des victimes, des morts, des blessés, encore des gens meurtris et anéantis.

Encore un attentat dans la station balnéaire de Cambrils, au sud de Barcelone.

La terreur dans une ville, des gens qui courent pour fuir l'horreur et la mort...

 

La longue litanie des attentats n'en finit pas.

C'est comme si le même cauchemar se poursuivait inlassablement.

C'est comme si on devait s'habituer et se résigner à ces attaques dans les centres villes, là où les gens se pressent en nombre.

 

Comment pourrait-on se prémunir contre de tels attentats ?

C'est imprévisible, soudain, brutal et imparable.

 

Chaque fois, ce sont des innocents qui sont victimes de ces attaques. Ils sont fauchés par une force aveugle, par une volonté inébranlable de tuer, de détruire.

 

Nos sociétés se révèlent incapables de juguler ces attentats. Et, chaque fois, on fait le même constat : on dénombre les victimes, on pleure les morts. Et, on sait que ces tueries recommenceront.

 

Evidemment, la cible n'a pas été choisie par hasard : un lieu très touristique, une avenue très fréquentée où un camion peut faire de nombreuses victimes.

Les soldats du califat ont encore frappé : l'attentat a été rapidement revendiqué par Daesh.

 

"Il faudrait augmenter le niveau de vigilance", disent certains. Mais comment ?

Le mode opératoire est si banal, si ordinaire et les attentats sont de plus en plus rapprochés. 

 

Des gens déterminés sont prêts à tuer des innocents, des enfants, à mourir pour leur cause.

 

Berlin, Londres, Nice, Stockholm, Barcelone : chaque fois, le même mode opératoire...

On voit bien que la liste des victimes est déjà longue, on voit bien qu' une guerre sans merci est engagée.

 

Une guerre d'un nouveau genre où des terroristes sont prêts à mourir pour faire le plus grand nombre de victimes.

Peu importe pour eux si ces victimes sont innocentes.

Et bien sûr, ces attentats ont aussi des conséquences économiques : le tourisme est mis à mal.

L'Espagne vit en grande partie du tourisme et le pays peut craindre une baisse importante de fréquentation dommageable pour son économie.

 

Foncer dans une foule avec un camion ou une voiture pour faire le maximum de victimes, n'est-ce pas perdre son humanité ? 

 

 

 

 

 

Barcelone et la longue litanie des attentats...
Partager cet article
Repost0
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:17
Petit cordonnier, tu me fais tourner la tête !

 

 

 

Le mot "cordonnier" nous est si familier, alors que ce nom de métier tend à disparaître, en ce monde où les chaussures ne se font plus guère réparer...

Nous achetons et nous jetons rapidement les chaussures, car elle sont souvent fabriquées, pour ne durer qu'une saison.

Les chaussures en cuir se font, aussi, rares, d'autres matériaux moins nobles sont utilisés, comme le plastique, le polyester, différents textiles.
Et, pourtant, quels charmes avaient le cordonnier et son échoppe aux bonnes odeurs de cuir !

Le mot révèle, d'ailleurs, les nombreux talents de cet artisan : gutturales "c" et "r", dentale "d" restituent à la fois l'âpreté de son travail et les éclats du cuir, si doux au toucher, si confortable...
La voyelle "o" réitérée suggère les formes arrondies des chaussures, leurs brillances, leur lustre....

De nombreux petits métiers ont, ainsi, disparu, le vitrier qui passait dans les rues, en se signalant par ses cris "VITRIER, VITRIER !", le chapelier, le crieur de journaux, l'étameur, le cordonnier...

Il reste bien des magasins où l'on fabrique des clés, où l'on répare quelques chaussures, mais l'activité se perd, à l'ère de la chaussure jetable.

 

Autrefois, on faisait ravauder des cartables, des sacs, des souliers en cuir.
Doénavant, on jette ces objets très rapidement et on les remplace par d'autres.
La réparation n'est plus à la mode, tout se consomme et se consume, très rapidement...

Le cuir souple offre, pourtant, un confort, un bien-être inégalable, il renvoie la lumière, répand des arômes pleins d'élégance...

Le mot "cordonnier" est, d'ailleurs bien lié à cette matière noble, puisque ce nom vient de l'ancien français "cordoan, cuir de Cordoue"... Cordoue, ville espagnole, dont le cuir était, autrefois, très réputé !

Voilà une origine étonnante, et pleine d'éclats ! Une origine qui nous emmène en Andalousie, près du Guadalquivir... Cordoba, ville ibérique, au passé prestigieux !

Ville du cuir, du textile, du papier et des livres, Cordoue a rayonné de toutes ces activités, par le passé.

Et voilà qu'un simple cordonnier fait surgir des images d'une ville somptueuse, aux jardins bordés par le Guadalquivir !

Voilà qu'un simple cordonnier nous fait rêver à des paysages lointains, pleins de charmes et de poésie !

Cordoue, ville du sud de l'Espagne, Cordoue, ancienne ville romaine, Cordoue ville musulmane au patrimoine si riche et si divers !

Cordoba au nom si éclatant, avec sa voyelle "o" redondante ! Le Gualdalquivir, terme empreint d'exotisme, nous fait voyager vers des rives lointaines...




https://youtu.be/HagdXFPNghE


 
 

Petit cordonnier, tu me fais tourner la tête !
Partager cet article
Repost0