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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 08:38
Et par dessus tout ça... l'accent qui se promène...

 



 

Quand un chanteur nous emmène visiter les marchés de Provence, on est sous le charme : on entend, tout d'abord, des sons de fifres et de tambourins provençaux, comme dans une farandole.


Puis, on savoure toute une ambiance : des senteurs de la mer Méditerranée toute proche, des sensations olfactives caractéristiques du midi : "fenouil, melons, céleris", autant de produits du terroir, aux effluves prononcées.

On perçoit, aussi, un air de gaieté avec des "gosses qui dansent", parmi la foule animée.

Le chanteur parle, ensuite, à la première personne, comme dans une confidence : il se définit comme un "voyageur de la nuit", belle expression qui restitue les contraintes d'un métier qui l'ont conduit à visiter de nombreux pays, sans les voir véritablement.

Habilement, Gilbert Bécaud mêle langage poétique et familier dans cette évocation : "Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle, Ai croisé des regards que je ne voyais pas..."

Et le poète exprime le désir de profiter pleinement de ce spectacle d'un marché de Provence, qui offre émerveillements et joie de vivre. 

Le moment où se déroule le marché, est évoqué à deux reprises : "le matin", suggérant un renouveau, un bonheur qui recommence.

Puis, le poète nous fait entendre la voix d'une marchande qui vante ses produits, une façon, encore de restituer toute une ambiance :

"Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d´abricots ?"

Il semble que cette marchande s'adresse à chacun d'entre nous, et l'on retrouve, dans une énumération, des produits provençaux par excellence : le thym associé à la garrigue, le safran, les figues...

Ainsi, le poète nous fait vivre l'ambiance d'un marché de Provence, les parfums, les voix, les rires, les enfants qui dansent...

L'énumération se poursuit avec d'autres ingrédients, tout aussi parfumés : 

"Voici l´estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?"

Ce procédé suggère une idée d'abondance et permet de mettre en scène la faconde de la marchande.

Grâce à tous ces mots, on peut, aussi, entendre et savourer des sonorités du midi : "thym, garrigue, estragon, lavande".

Et, c'est, bien sûr, l'occasion d'évoquer l'accent de la Provence qui apporte un supplément d'âme à tout ce spectacle, haut en couleurs et en parfums.

"Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne 
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas."

Un véritable cadeau, une "étrenne", nous dit le poète : l'accent est même personnifié, ce qui lui donne plus de vivacité et de charme, encore...


Enfin, le chanteur n'oublie pas de faire allusion aux "filles jolies" de Provence :

"Mais il y a, tout au long des marchés de Provence 
Tant de filles jolies, tant de filles jolies..."


Elles aussi participent à la gaieté de ce spectacle puisqu'elles donnent des "idées qui dansent..." Et le poète a hâte de les retrouver, elles qui sont "les filles du soleil", symboles mêmes d'un bonheur rayonnant : on les entend rire, s'interpeller...


La mélodie, tantôt douce ou très rythmée nous entraîne dans une ambiance de fête et nous fait vivre tous les bonheurs d'un marché de Provence : couleurs, senteurs, rires...

Grâce à différents procédés, le poète sait restituer l'accent, la vie, l'atmosphère de ces marchés de Provence, et il nous fait participer à une véritable fête des sens.

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:41
Ciels de ma terre de Provence !

 

 

 

Bleu lavande, bleu vif, bleu outremer, le ciel de Provence s'illumine de ces teintes profondes, de ces bleus céruléens, d'une pureté inouie...

 

Quelques traînées de nuées vaporeuses parsèment, parfois, ce ciel d'azur...

Elles accentuent les couleurs de bleus, les auréolent de lumières.

 

Les cimes des arbres se fondent dans ce bleu intense, créant des harmonies de teintes...

 

Verts des pins et des cèdres sur le ciel bleu de Provence !

 

Champs de lavandes, mer apaisée et lisse, myosotis, iris bleutés, les ciels de Provence font surgir tant d'images !

Agapanthes, ancolies, lacs aux teintes moirées, sources jaillissantes...

 

Ciels à peine laiteux, aux ondoyances légères de nuages, ciels blancs-bleus, ciels aux nuances infinies de bleus !

Ciels de ma terre de Provence !

 

Les paysages célestes se nuancent, au coeur de l'été, de bouffées nuageuses si légères...

Ciels bleus irisés de blancs, ciels aux embruns vaporeux, ciels de l'été si doux et lumineux !

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 13:02
Nuages légers du matin...

 

 

Le ciel d'été se pare, au petit matin, d'un léger nuage vaporeux qui se disloque peu à peu, pour devenir flocons d'écumes.

 

Le nuage s'évapore, se disperse en éclats de nuées subtiles, en poussières de cascatelles spumeuses.

 

On voit apparaître des résilles, des îlots qui se perdent dans le bleu du ciel, des archipels qui s'étirent sur l'azur...

 

Le nuage devient transparent, s'effiloche comme un tissu, une gaze évanescente.

Le nuage s'efface peu à peu, avec discrétion et délicatesse...

C'est, là, toute la douceur et l'élégance d'un matin d'été...

 

Le bleu de l'été absorbe le nuage, le dévore peu à peu et affirme sa souveraineté.

 

Le bleu s'empare du ciel : le nuage s'estompe et s'évanouit dans un tableau somptueux plein de sérénité.

Le bleu triomphe et resplendit de lumières....

 

Il reste quelques nuées ténues qui ornent le ciel et le font paraître plus bleu encore...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 12:04
Les grands lézards chauds des feux du midi...

 

 

Pour le plaisir des mots : le lézard !


"Sous les noirs acajous, les lianes en fleur,
 Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,
 Pendent, et, s'enroulant en bas parmi les souches,
 Bercent le perroquet splendide et querelleur,
 L'araignée au dos jaune et les singes farouches.
 C'est là que le tueur de boeufs et de chevaux,
 Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,
 Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.
 Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue ;
 Et, du mufle béant par la soif alourdi,
 Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,
 Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,
 Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.
 En un creux du bois sombre interdit au soleil
 Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate ;"
 


C'est ainsi que Leconte de Lisle évoque le jaguar, sa silhouette sombre et imposante qui fait fuir soudainement les lézards, dans un poème intitulé Rêve de jaguar...


Le lézard nous fait admirer ses formes sinueuses, au coeur de l'été : un corps fuselé et marqueté de marbrures et de motifs variés....

Le lézard surgit soudain d'une roche et nous surprend par sa rapidité ét sa vivacité car il est prompt à s'évanouir, aussi vite qu'il est apparu...

Beau reptile qu'on aimerait observer plus longuement, belle marqueterie de fins réseaux entrelacés...

Le mot aux sonorités de sifflante "z", de gutturale "r" semble montrer à la fois beauté et inquiétude, douceur et rudesse.

Le lézard évoque des animaux primitifs et lointains, des monstres originels qui fascinent et terrorisent.

Le lézard, un mur qui se lézarde, un mur en ruines qui s'écroule...

Le lézard suggère aussi cette menace, cette déchirure...

Le mot fait surgir les chaleurs lourdes de l'été, lorsqu'on aperçoit, au détour d'un chemin, sa longue silhouette, ses mouvements vifs, sa cambrure élégante.

Vision fugitive, éclats de lumières sous le soleil accablant de Provence, alors que les cigales répercutent leurs voix redoublées et intenses sur les paysages...

Vision éblouissante qui s'évanouit...

Ombre légère sur les pierres, le lézard fugitif laisse les empreintes de son image : des teintes de gris, de verts, des fuseaux subtils qui ondoient et disparaissent.

Il s'attarde, parfois, sur les murs embrasés des feux de l'été : il se laisse dorer par le soleil, devient bijou de lumières.

Le mot "lézard", venu du latin "lacertus" a des origines anciennes. Le poète Virgile utilise ce nom dans les Bucoliques : on voit, ainsi, dans un extrait de cet ouvrage, un lézard rechercher l'ombre des ronces pour échapper à la lourde chaleur qui enflamme les paysages....

Le lézard est associé au sud, à la Méditerranée, il aime les éboulis de pierres, les calanques.


Le lézard nous séduit par ses formes, ses couleurs, ses danses ondoyantes et légères, ses mosaïques surprenantes.





 

Les grands lézards chauds des feux du midi...
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 12:10
L'arbre aux reflets...

 

 

Bois, ombres, lumières !

L'arbre, sur le canal, est habité de reflets ondoyants de lumières... penché sur l'eau, il s'abreuve de ces doux éclats qui le parcourent.

 

Il frémit de ces transparences d'eau qu'il reflète et répercute...

 

Les feuilles, les branches s'illuminent de ces vagues de clartés soudaines et fugitives.

L'arbre vit de ces enluminures subtiles, il s'anime, devient arbre de fête, il se pare d'argent...

 

Il rayonne et devient, lui-même, eau miroitante, agitée de frissons.

Il devient fluidité, ondoyances, source de lumières.

Le tronc, le feuillage ruissellent d'éclats.

 

Arbre magique et mytérieux ! L'arbre se peuple de nymphes, dryades, hamadryades, alséïdes.

 

Le marronnier se peuple de sylphes légers, aux tulles ondoyants.

Le tronc sombre se pare de cannetilles, les feuilles s'embrasent de lumières, comme si des déesses, au visage d'or, avaient surgi de l'onde.

Naïades sur l'arbre qui s'en emparent !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 13:06
La pêche duveteuse aux saveurs de l'été...

 




La pêche, fruit du pêcher montre sa rondeur harmonieuse, aux beaux jours de l'été : une peau veloutée avec des nuances infinies de rouges, de jaunes, de brun foncé, une peau fine, subtilement parcourue de filaments.


Le fruit parfumé révèle des senteurs d'été, de soleil, de lumières... un univers d'odeurs et de douceurs car la peau invite, aussi, au toucher comme si elle était recouverte d'une fine pellicule de sucre transparent.


La pêche, fruit sensuel attire irrésistiblement le regard, par sa rondeur parfaite, ses couleurs irisées...


A l'intérieur, le fruit d'un jaune ou d'un beige clair  exhale des sucs inouis.


La chair translucide, brillante, comme laquée de bonheur, nous fait voir des saveurs rafraichissantes, elle s'épanouit en une surface lisse, glacée comme un lac de luminosité...

Au centre, le noyau montre ses aspérités rugueuses auxquelles s'accrochent quelques lambeaux de chair .

Le noyau rouge peut être savoureusement dégusté sans qu'on puisse l'avaler...

La pêche duveteuse aux saveurs de l'été nous apporte une harmonie de couleurs, de formes, de goût uniques...

La pêche, fruit de Perse nous invite à des bonheurs orientaux, à des plaisirs exotiques, à des joies infinies.

Ce mot "pêche" issu du latin "persica" nous fait voyager vers des rives lointaines : l'accent circonflexe le nimbe et l'auréole d'un charme particulier et lui confère une sorte de poésie...

 

Le mot avec sa labiale initiale, sa consonne chuintante, emplie de douceur nous convie aux bonheurs de l'été.







Photo : rosemar

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 15:53
Voici qu'une abeille cueille le miel d'une fleur de tilleul...

 

 

 

La fleur de xanthe, aux teintes de miel, se pare d'une abeille, au corset sombre, moucheté d'éclats solaires.

 

L'abeille boit le nectar, s'en abreuve : ivre de bonheur, elle se balance sur la fleur agitée par l'air de l'été.

 

L'abeille est comme suspendue, en équilibre, elle se gorge des parfums de la fleur en forme d'étoile.

 

Ivre, elle savoure les effluves, s'en imprègne, s'attarde longuement sur la fleur...

Les ailes translucides immobiles, elle se gave de douceurs.

 

La fleur s'agite, palpite, mais l'abeille, tenace, reste accrochée sur les pétales éclatants.

 

En équilibre, elle savoure tous les parfums, elle s'étourdit de vent, de senteurs, de couleurs et de lumières...

 

Elle vibre de bonheurs, elle s'émerveille de cette nature offerte, de ces soleils redoublés....

 

Sombre sur la fleur solaire, elle redouble les éclats lumineux de la fleur.

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:14
Cicada, téttix, noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Quand reviennent les cigales, l'air s'emplit de douceur, les soleils s'emparent des pins, les cernent, les enveloppent...

 

L'été triomphe et s'impose en souverain : les cigales, divines enchanteresses célèbrent tant de bonheurs retrouvés...

 

Les soleils qui s'attardent, les journées qui s'alanguissent... les ciels bleus d'azur...

 

Les menthes qui exaltent leurs parfums, le thym qui  s'épanouit, la nature qui se gorge de vie...

 

Invisibles, les cigales sont là, pourtant : cachées sous les branches, elles célèbrent l'été, elles susurrent leurs paroles douces comme le miel...

 

Elles disent les senteurs dorées des pins, leurs couleurs de verts, aux nuances variées, elle racontent des brises légères, de subtils balancements de palmes, des ondoiements de vagues dans les calanques....

Elles disent tous les charmes de l'été, des ciels étoilées, des soleils renouvelés.

 

Elles murmurent des vagues redoublées, des embruns, des parfums de sel et d'ambre, elles chuchotent la vie.

 

Leur chant se répercute dans les pins qui se répondent et s'unissent dans un concert incessant.

 

Somptueuses et secrètes cigales !

Cicada, téttix ! Noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Le chant des cigales sur ma colline...

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:04
Des coquillages cernés de cannetilles...

 




Le mot "coquillage" nous emporte vers des rives marines, des paysages d'été, au bord de la mer, sur des plages de sable ou de galets, où l'on goûte aux bonheurs d'une nature retrouvée, où l'on peut apprécier une harmonie première : une baignade dans les calanques, au petit matin, alors que les cigales commencent déjà à répandre, sur les pins, leurs voix apaisantes.

Dès lors, on peut admirer, dans la fluidité de l'eau, sur les bords, toutes sortes de coquillages lumineux qui attirent l'oeil....

Le mot lui-même nous éblouit par ses sonorités de gutturales réitérées et éclatantes, par sa palatale étincelante, par sa consonne chuintante pleine de douceur...

Le mot déroule quatre syllabes, comme pour suggérer les formes arrondies des coquillages.

Les voyelles variées évoquent, aussi, tant de formes et de couleurs !

Coquillages aux teintes de miel, ou d'embruns marins, coquillages striés de gris, de bruns, d'ocres, rondeurs de coquilles...

Coquillages dorés, couleurs de rouille, coquillages cernés de cannetilles.

Certaines coquilles font penser à des éventails en reliefs, aux teintes variées de bruns, de gris, de blancs.

On voit apparaître des camaieux et des dégradés de beiges sur les bords...

Et sous les reflets irisés de l'eau, les coquillages magnifiés se nimbent de transparences, semblent vivre sous les flots, ondoyer sous les vagues.

Ce mot "coquille", venu du latin conchylium et du grec cogkhulion, est une formation de diminutif qui désigne le petit coquillage. Il en acquiert plus de délicatesse, d'élégance, de finesse....

En français, le suffixe -"age" a été rajouté secondairement pour forger ce mot et lui donner un charme poétique supplémentaire...

Les coquillages ressemblent, souvent, à des objets d'art, aux teintes somptueuses ou plus modestes.
Des embruns de nacre viennent, parfois, les embellir de nuances moirées étonnantes.

J'aime ce mot, j'aime ces objets simples et si peu ordinaires, en même temps.
J'aime ce mot venu d'un passé lointain, riche d'histoire, aux sonorités éclatantes.
J'aime ce mot, associé à la mer, à ses murmures infinis, à ses parfums iodés et vivifiants.

Le coquillage évoque la Méditerranée de mon enfance, des paysages familiers, les collines de l'Estaque, les calanques, des odeurs d"embruns marins.

Le coquillage est associé à l'été, le temps du temps retrouvé, des bonheurs simples, de la liberté...



 

 

 

Photos : Christelle et rosemar

Des coquillages cernés de cannetilles...
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:40
Une cascade américaine...

 

 


Carnet de voyage : depuis la réserve Indienne d'Havasupai, située dans la partie la plus à l'ouest du Grand Canyon....

 

Havasupai ! Le nom lui-même fait rêver ! La randonnée fut longue, rude, éprouvante, en raison d'une chaleur accablante, d'un chemin caillouteux et incertain. Mais quel éblouissement, en bas des chutes !

Une vision époustouflante !

De l'aplomb des rochers, coule un long ruban blanc vaporeux, les couleurs ocres de la roche font resplendir l'éclat de lys de la chute....
Le cadre grandiose, la hauteur des roches, la splendeur de la chute, le fracas et la fraîcheur des eaux subjuguent tous les sens !

Les rochers délavés semblent s'écouler eux-mêmes en cascades, formant des concrétions, des stalactites de bruns et de rouilles...

Sur l'à-pic, des anfractuosités, où se nichent des bouquets de verdures, se dessinent, cavernes obscures et ténébreuses.

La roche semble abriter des grottes secrètes, des mystères aux ombres noires... 

La chute d'eau majestueuse tourbillonne de remous éclatants de blancheur.
En bas, l'eau turquoise révèle un lac qui semble irréel, dans ses tons de bleus resplendissants.
En bas, l'eau bouillonne, retentit d'éclats, et s'éblouit de ce bleu qu'elle côtoie....

Tout autour, les roches brunes, roses forment un cadre époustouflant, dans les formes ondoyantes, les couleurs.

La roche se fait elle-même ondoyance, façonnée par l'eau, elle la reproduit, en mime les contours et les remous...
La roche effritée semble s'écouler en vagues de reliefs, on y voit comme des filets d'eau creusés dans la pierre, des ruisseaux, des rivières.

Des bouquets d'arbres verts viennent colorer, encore, le tableau de nuances nouvelles : l'ocre, le vert, le turquoise se mêlent dans une harmonie de teintes éblouissantes....

Le lac turquoise, aux teintes céruléennes, resplendit de bleu, sous l'écume jaillissante de l'eau...

 

Une vidéo :

https://youtu.be/6f3ZQmd1ucQ
 


https://youtu.be/brkiknamxZg


Quelques infos sur la réserve Havasupai :

http://www.sunsetbld.com/havasupai-indian-reservation.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Havasupai 

 

Photos : Christelle

Une cascade américaine...
Une cascade américaine...
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