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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 15:53
Voici qu'une abeille cueille le miel d'une fleur de tilleul...

 

 

 

La fleur de xanthe, aux teintes de miel, se pare d'une abeille, au corset sombre, moucheté d'éclats solaires.

 

L'abeille boit le nectar, s'en abreuve : ivre de bonheur, elle se balance sur la fleur agitée par l'air de l'été.

 

L'abeille est comme suspendue, en équilibre, elle se gorge des parfums de la fleur en forme d'étoile.

 

Ivre, elle savoure les effluves, s'en imprègne, s'attarde longuement sur la fleur...

Les ailes translucides immobiles, elle se gave de douceurs.

 

La fleur s'agite, palpite, mais l'abeille, tenace, reste accrochée sur les pétales éclatants.

 

En équilibre, elle savoure tous les parfums, elle s'étourdit de vent, de senteurs, de couleurs et de lumières...

 

Elle vibre de bonheurs, elle s'émerveille de cette nature offerte, de ces soleils redoublés....

 

Sombre sur la fleur solaire, elle redouble les éclats lumineux de la fleur.

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:14
Cicada, téttix, noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Quand reviennent les cigales, l'air s'emplit de douceur, les soleils s'emparent des pins, les cernent, les enveloppent...

 

L'été triomphe et s'impose en souverain : les cigales, divines enchanteresses célèbrent tant de bonheurs retrouvés...

 

Les soleils qui s'attardent, les journées qui s'alanguissent... les ciels bleus d'azur...

 

Les menthes qui exaltent leurs parfums, le thym qui  s'épanouit, la nature qui se gorge de vie...

 

Invisibles, les cigales sont là, pourtant : cachées sous les branches, elles célèbrent l'été, elles susurrent leurs paroles douces comme le miel...

 

Elles disent les senteurs dorées des pins, leurs couleurs de verts, aux nuances variées, elle racontent des brises légères, de subtils balancements de palmes, des ondoiements de vagues dans les calanques....

Elles disent tous les charmes de l'été, des ciels étoilées, des soleils renouvelés.

 

Elles murmurent des vagues redoublées, des embruns, des parfums de sel et d'ambre, elles chuchotent la vie.

 

Leur chant se répercute dans les pins qui se répondent et s'unissent dans un concert incessant.

 

Somptueuses et secrètes cigales !

Cicada, téttix ! Noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Le chant des cigales sur ma colline...

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:04
Des coquillages cernés de cannetilles...

 




Le mot "coquillage" nous emporte vers des rives marines, des paysages d'été, au bord de la mer, sur des plages de sable ou de galets, où l'on goûte aux bonheurs d'une nature retrouvée, où l'on peut apprécier une harmonie première : une baignade dans les calanques, au petit matin, alors que les cigales commencent déjà à répandre, sur les pins, leurs voix apaisantes.

Dès lors, on peut admirer, dans la fluidité de l'eau, sur les bords, toutes sortes de coquillages lumineux qui attirent l'oeil....

Le mot lui-même nous éblouit par ses sonorités de gutturales réitérées et éclatantes, par sa palatale étincelante, par sa consonne chuintante pleine de douceur...

Le mot déroule quatre syllabes, comme pour suggérer les formes arrondies des coquillages.

Les voyelles variées évoquent, aussi, tant de formes et de couleurs !

Coquillages aux teintes de miel, ou d'embruns marins, coquillages striés de gris, de bruns, d'ocres, rondeurs de coquilles...

Coquillages dorés, couleurs de rouille, coquillages cernés de cannetilles.

Certaines coquilles font penser à des éventails en reliefs, aux teintes variées de bruns, de gris, de blancs.

On voit apparaître des camaieux et des dégradés de beiges sur les bords...

Et sous les reflets irisés de l'eau, les coquillages magnifiés se nimbent de transparences, semblent vivre sous les flots, ondoyer sous les vagues.

Ce mot "coquille", venu du latin conchylium et du grec cogkhulion, est une formation de diminutif qui désigne le petit coquillage. Il en acquiert plus de délicatesse, d'élégance, de finesse....

En français, le suffixe -"age" a été rajouté secondairement pour forger ce mot et lui donner un charme poétique supplémentaire...

Les coquillages ressemblent, souvent, à des objets d'art, aux teintes somptueuses ou plus modestes.
Des embruns de nacre viennent, parfois, les embellir de nuances moirées étonnantes.

J'aime ce mot, j'aime ces objets simples et si peu ordinaires, en même temps.
J'aime ce mot venu d'un passé lointain, riche d'histoire, aux sonorités éclatantes.
J'aime ce mot, associé à la mer, à ses murmures infinis, à ses parfums iodés et vivifiants.

Le coquillage évoque la Méditerranée de mon enfance, des paysages familiers, les collines de l'Estaque, les calanques, des odeurs d"embruns marins.

Le coquillage est associé à l'été, le temps du temps retrouvé, des bonheurs simples, de la liberté...



 

 

 

Photos : Christelle et rosemar

Des coquillages cernés de cannetilles...
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:40
Une cascade américaine...

 

 


Carnet de voyage : depuis la réserve Indienne d'Havasupai, située dans la partie la plus à l'ouest du Grand Canyon....

 

Havasupai ! Le nom lui-même fait rêver ! La randonnée fut longue, rude, éprouvante, en raison d'une chaleur accablante, d'un chemin caillouteux et incertain. Mais quel éblouissement, en bas des chutes !

Une vision époustouflante !

De l'aplomb des rochers, coule un long ruban blanc vaporeux, les couleurs ocres de la roche font resplendir l'éclat de lys de la chute....
Le cadre grandiose, la hauteur des roches, la splendeur de la chute, le fracas et la fraîcheur des eaux subjuguent tous les sens !

Les rochers délavés semblent s'écouler eux-mêmes en cascades, formant des concrétions, des stalactites de bruns et de rouilles...

Sur l'à-pic, des anfractuosités, où se nichent des bouquets de verdures, se dessinent, cavernes obscures et ténébreuses.

La roche semble abriter des grottes secrètes, des mystères aux ombres noires... 

La chute d'eau majestueuse tourbillonne de remous éclatants de blancheur.
En bas, l'eau turquoise révèle un lac qui semble irréel, dans ses tons de bleus resplendissants.
En bas, l'eau bouillonne, retentit d'éclats, et s'éblouit de ce bleu qu'elle côtoie....

Tout autour, les roches brunes, roses forment un cadre époustouflant, dans les formes ondoyantes, les couleurs.

La roche se fait elle-même ondoyance, façonnée par l'eau, elle la reproduit, en mime les contours et les remous...
La roche effritée semble s'écouler en vagues de reliefs, on y voit comme des filets d'eau creusés dans la pierre, des ruisseaux, des rivières.

Des bouquets d'arbres verts viennent colorer, encore, le tableau de nuances nouvelles : l'ocre, le vert, le turquoise se mêlent dans une harmonie de teintes éblouissantes....

Le lac turquoise, aux teintes céruléennes, resplendit de bleu, sous l'écume jaillissante de l'eau...

 

Une vidéo :

https://youtu.be/6f3ZQmd1ucQ
 


https://youtu.be/brkiknamxZg


Quelques infos sur la réserve Havasupai :

http://www.sunsetbld.com/havasupai-indian-reservation.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Havasupai 

 

Photos : Christelle

Une cascade américaine...
Une cascade américaine...
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 08:45
Robion, un vieux village de Provence...

 

 



Blotti au pied des falaises du Lubéron, l'ancien village de Robion nous permet de découvrir de vieilles bâtisses de Provence, en pierres sèches, aux toits de tuiles cahotiques.

Les façades révèlent des portes et des fenêtres voûtées, des battants de vieux bois aux teintes érodées par le temps.

Les maisons aux formes pittoresques, aux volets bleus s'entourent de verdures, feuilles de lierres, vignes vierges qui décorent les murs.

On peut admirer des routes pavées de pierres qui s'élèvent vers les hauteurs du village, les galets forment des pavements irréguliers aux teintes variées, lissés par le temps, ils montrent des surfaces comme vernissées et nous font voir ce qu'étaient les chemins d'autrefois...

Les falaises du Lubéron, près du village, sont impressionnantes : des cascades de cèdres s'écoulent sur la pente, formant un écrin de verdures somptueux.

Les hautes maisons côtoient les falaises abruptes... Du gris, de l'ocre, du mordoré, sur la blancheur éclatante des roches.

Les pierres sèches apparentes, sur les façades, révèlent, aussi, des couleurs nuancées de gris, de blancs, de roses.

On se plaît à observer les nombreuses vieilles portes de bois cloutées, aux teintes d'ébène ou d'argent, surmontées de voûtes en pierres.

Les vestiges d'un vieux rempart qui entourait le village nous font voir, encore, des voûtes pittoresques aux lourdes pierres taillées avec harmonie.

En haut du village, un théâtre de verdure, en plein air, accueille des spectacles divers, grâce à des gradins installés face à la roche du Lubéron, un véritable théâtre à l'antique.

Ce cadre naturel nous fait songer aux anciens théâtres grecs d'Epidaure, de Dodone ou de Delphes... On se croirait revenu en Grèce, au temps de Sophocle, d'Euripide ou d'Eschyle.

Les gradins installés en demi-cercle, près des rocs du Lubéron, permettent de restituer une acoustique proche de celle des théâtres antiques.

L'église romane, sur la place du village, avec son architecture épurée, séduit tous les regards, par l'harmonie qui se dégage de l'édifice tout en simplicité... Un cyprès placé près de l'entrée met en valeur les pierres d'un rose tendre de cette église ancienne.

Non loin de là, une fontaine, construite récemment, permet aux visiteurs de se rafraîchir, avec cette inscription gravée dans la pierre : "Savais-tu que le bonheur se cache dans une goutte d'eau ?"

Une façon d'évoquer toute l'importance de l'eau et des sources, sur cette terre aride de Provence, une façon d'accueillir le visiteur, en lui offrant la limpidité d'une eau si bienvenue et bénéfique, au coeur de l'été.

Le village de Robion nous permet de redécouvrir ces vieux hameaux d'autrefois, perchés sur des hauteurs, des maisons de pierres aux charmes infinis, des paysages abrupts et escarpés...

Robion, la roche, "rupes" en latin, nous éblouit de ses sommets vertigineux !

 

 

 

Photos : rosemar

Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 09:48
Destination : la Côte Bleue pour une après-midi de baignades...

 

 

 


C'est l'été, nous décidons d'emmener les petites à la mer... destination : la Côte Bleue, et ses plages dorées, pour une après-midi de baignades. La Côte Bleue, c'est cette portion de rives situées à l'ouest de Marseille, avec de jolies calanques et des criques aux noms emplis de charme : "Niolon, l'Establon, la Redonne, la Couronne". L'autoroute nous conduit vers les flots de la Méditerranée que nous apercevons enfin ! "La mer ! Elle est belle !", s'écrient les filles, devant le long ruban bleu qui apparaît sur l'horizon...

Et nous reprenons en choeur : "Thalassa ! Thalassa !"

Nous atteignons, enfin, la station balnéaire : le parking saturé de voitures nous permet d'accéder tout de même à une place...  au soleil. Après quelques pas, nous arrivons à la plage.

Que dire ? A cette heure de l'après-midi, elle est surchargée et envahie de monde, les serviettes posées sur le sable se touchent et ne laissent guère de place à la circulation... Impossible de nous installer près du bord de l'eau, comme j'aime le faire, dans les calanques, au petit matin.

Après quelques détours, nous trouvons, enfin, un petit carré de plage où nous déposons nos serviettes et marquons notre territoire. Tout autour, c'est une agitation permanente, les gens parlent, se déplacent, lancent au passage quelques giclées d'eau, après s'être baignés.

Nous enduisons les filles de crème solaire, car le soleil, à son zénith, brûle le sable qui réverbère intensément la chaleur.

Puis, nous rejoignons la grande Bleue : les petites sont ravies, malgré la foule environnante qui ne nous accorde que peu de place pour de longues traversées marines. Elles se livrent à toutes sortes de jeux, elles s'élancent vers nous sous l'eau, elles s'amusent à passer sous nos jambes, elles nous éclaboussent, elles profitent de tous les plaisirs de la baignade.

La mer leur apporte un espace de liberté inouie, elles caracolent dans l'eau, se jouent des vagues, les apprivoisent avec le plus grand bonheur....

L'eau trouble, remuée par tant de monde, laisse voir des envolées de sable, et n'offre pas sa belle transparence du matin. Les filles s'amusent, pourtant, et oublient l'environnement oppressant de la plage : tant de monde réuni sur si peu d'espace !

Les petites montrent leurs exploits aquatiques, et sont, sans doute, ravies de révéler devant tant de spectateurs tout leur savoir-faire ! Les nageurs, tout autour, apprécient leurs cabrioles, leur témérité, leur talent !

Les filles s'ébrouent dans l'eau avec bonheur et profitent pleinement de tous les plaisirs de la mer.. Les cheveux ruisselants, elles se rafraîchissent tant et plus, et goûtent aux bonheurs infinis de l'eau de mer : ondoyances, saveurs salées, parfums d'algues et d'iode...

Après bien des ébats, nous rejoignons la plage et ses débordements de monde : nous éprouvons quelques difficultés à retrouver le petit carré où nous avons installé nos affaires, tant la foule est dense...

Nous scrutons du regard les espaces libres et nous apercevons enfin, les couleurs de nos serviettes... Voici le moment venu de sécher au soleil nos corps délassés.

Bientôt, nous rejoignons le parking : les petites sont ravies de cette escapade marine et nous le montrent, par leurs sourires rayonnants.

Le retour en voiture nous permet de découvrir d'autres paysages, puisque nous délaissons l'autoroute, pour suivre la côte ouest de l'étang de Berre, nous profitons, alors, de paysages somptueux, des abrupts de cèdres et de pins qui s'écoulent sur les pentes, nous bordons Istres, Saint Chamas, des villages perchés sur les hauteurs... Les senteurs de pins nous enivrent et viennent compléter agréablement les plaisirs de la baignade.

Certes, la plage saturée de baigneurs ne nous a pas apporté toute la sérénité d'un jour de vacances, mais les petites ont apprécié ces instants de bonheur offerts par l'eau de mer... Elles reviennent, à la maison, emplies d'images solaires : le bleu de la mer, les couleurs chaudes du sable, les pins aux embruns de verts qui ont ponctué le chemin du retour...



 

 

 

Destination : la Côte Bleue pour une après-midi de baignades...
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 08:17
Un étal de Provence...

 



En Provence, les petits producteurs présentent, parfois, au bord des routes, des étals de fruits et de légumes hauts en couleurs... C'est un régal d'admirer tant de formes, de teintes, de variétés, de tableaux étincelants.

Les tomates font briller des éclats de rouges et de xanthes éblouissants... tomates roses marbrées de blancs, d'autres lie de vin avec des teintes allant du rouge sombre, au noir...

Tomates jaunes, orangées, aux embruns de chrysanlines, les fruits lisses ou plissés révèlent des formes hétéroclites.

Certains s'épanouissent, tout en rondeurs, avec des craquelures, des rebondissements de peaux, des ondulations...

D'autres présentent des surfaces lisses, ovales et reflètent des éclats de lumières...

Les couleurs se juxtaposent, créant des tableaux foisonnants de formes et de teintes variées : jaune, rouille, vert, bruns.

Les tomates branches alignent leurs bras de serpents verts et leurs étoiles de pédoncules...

Les melons zébrés, aux reliefs touffus, rayés de verts se prélassent dans des paniers, parmi des brins de paille.

Les melons de Cavaillon font songer à des astres de lunes rondes, parcourus de frissons et de méridiens aux larges teintes vertes.

Les abricots, aux tons veloutés, se parent de teintes nuancées de bruns, de jaunes et d'orangés.

Les pêches semblent se couvrir d'un sucre blanc saupoudré sur les fruits bien ronds.

Sur des étagères, on peut admirer quelques pots de bouquets de basilic, des flacons d'huile d'olive alignés, des sachets d'herbes en toile de jute.

Les parfums s'exaltent dans l'air du midi : les odeurs de tomates, de melons, de basilic parcourent l'étal et annoncent des saveurs à venir, tout le plaisir des senteurs de Provence...

Dans les cagettes bien alignées, on apprécie une présentation harmonieuse de ces fruits et légumes, un ordonnancement calculé, un goût de la composition qui fait penser à une recherche picturale.

Les fruits composent des tableaux de l'été inoubliables, les fruits forment des "natures mortes" aux teintes douces et intenses, un bonheur pour tous les regards, une exaltation de tous les sens....


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
Un étal de Provence...
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 09:05
La nacre révèle une douceur infinie...

 

 

La nacre se pose joliment sur les coquillages : nacre brune, rosée, couleurs de perles, nacre brillante, translucide...

La nacre déroule des paysages, des embruns de vagues.

Les teintes de bruns, de rose et de blanc s'entremêlent indéfiniment. Des reflets s'irisent de marbrures grisées.

Le coquillage se revêt d'une parure somptueuse, d'éclats de lumières, d'envols de nuées aux teintes si variées.

Le coquillage s'orne de reliefs sinueux, devient oeuvre d'art, il s'illumine de dorures et devient un paysage céleste, on y voit des couchers de soleil, des teintes d'aurores, des ciels d'orages, des vols de mouettes.

On y voit des écumes marines qui s'échouent sur des plages, on y observe des archipels, des trouées de lumières, des dentelles ouvragées, des résilles rougeâtres.

La nacre embellit les coquilles, les transforme en tableaux mordorés.

Les bords transparents laissent apparaître la lumière...

Cornalines ! Le coquillage, sous la nacre, devient pierre précieuse, rouge grenat, escarboucle incandescente !

Le coquillage rubescent éblouit les regards.

A l'extérieur, d'autres minuscules coquilles viennent s'accrocher et forment des entrelacs noueux, des volutes blanches, des contours, des boucles, des arabesques étonnantes.

La coquille devient galet rugueux, empli d'anfractuosités, de replis qui semblent s'animer.

Des reliefs de volcans aux bords troués se dessinent.

La coquille grouille de vie, de mouvements.

A l'intérieur, la nacre est si douce, si lisse au toucher, si voluptueuse ! Contraste étonnant de textures !

La nacre révèle une douceur infinie !



 

 

 

Photos : rosemar

Coquillage   auteur : Clément Bucco-Le chat   creative commons

Coquillage auteur : Clément Bucco-Le chat creative commons

La nacre révèle une douceur infinie...
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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 09:07
Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique...

 

 



La décision est prise : l'après-midi sera consacrée à une baignade dans la piscine... Bon, la piscine, ce n'est pas la mer, avec ses embruns marins, son air vivifiant, ses vagues, ses remous, ses algues, son murmure inlassable, mais c'est une occasion de nager, de se détendre, de s'aérer, car c'est une piscine en plein air que nous avons choisie, pour cet après-midi aquatique...

 

Tout autour, des cèdres, des pins vrillent le ciel et apportent un charme particulier à la baignade, un environnement naturel et somptueux.

Les petites sont ravies : elles vont pouvoir montrer à tout un chacun les progrès qu'elles ont accomplis depuis l'année dernière...


Et nous ne sommes pas déçus : dès notre arrivée, c'est un festival de sauts dans l'eau, de nage coulée sous les cordes, des courses inlassables dans l'eau... A six et huit ans, elles sont insatiables, elles ont déjà apprivoisé l'eau, grâce à de nombreux séjours à la mer et des séances de natation en piscine.

Affublées de petites lunettes de couleurs, elles évoluent dans l'eau, telles des sirènes accomplies...

Les plongeons ne sont pas encore parfaits, mais elles n'hésitent pas à se lancer, les pieds joints dans l'eau.

Les cheveux ruisselants, la plus petite ne maîtrise pas encore bien la brasse, mais elle aime à se fondre dans l'eau, pour passer sous un obstacle.

Toutes deux bravent l'eau, la domptent, avec tant d'ardeur, et d'enthousiasme !

Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique, les rires fusent, c'est le temps des vacances, du bonheur de nager avec les grands qui sont aussi sollicités.

La plus petite adore se mettre sur nos genoux pour sauter acrobatiquement dans l'eau... Les deux fillettes apprécient, aussi, d'être saisies à bras-le-corps par deux adultes et soudain balancées dans l'eau...

Cette chute vertigineuse s'accompagne, tout de même, d'un décompte rythmé qui suscite à la fois peur, émotion et enthousiasme : "A la une, à la deux et à la trois !"

Nous applaudissons toutes ces figures acrobatiques qui ravissent petits et grands...

Dans l'eau, les filles se mesurent, aussi, entre elles, jaugent leurs capacités, elles rivalisent de sauts, se lancent des défis, et ainsi progressent dans cet apprentissage de l'eau, cet élément si fluide qu'il paraît, à la fois, facile et incertain...

L'eau leur permet de s'épanouir, de tester leurs capacités, de vivre intensément des moments de bonheurs partagés.

Nous encourageons leurs exploits, et elles sont pleines de fierté, quand nous applaudissons tous les progrès accomplis.

Et les progrès sont évidents : les sourires épanouis nous montrent une aisance dans l'eau, les gestes sont assurés, le bonheur de se retrouver dans l'eau est manifeste.

L'après midi passe très vite, le moment de repartir arrive et les fillettes voudraient ne jamais quitter l'eau et ses ondoyances.

A regret, elles rejoignent le bord de la piscine, et sortent de l'eau, comme étourdies de tant d'activités et de joies : leur sourire rayonnant en dit long sur tout le bien-être qu'elles éprouvent !

Sereines, elles savourent encore, dans leur tête, tous ces bonheurs de l'après midi, leur silence révèle, alors, un apaisement infini...


 


 

 

 

Photos : rosemar

Nous les suivons, avec bonheur, dans leur périple aquatique...
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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:34
La persienne à demi refermée...

 

 

"Il y a un monde qui appartient à la rive du Léthé. Cette rive est la mémoire. C'est le monde des romans et celui des sonates, celui du plaisir des corps nus qui aiment la persienne à demi refermée ou celui du songe qu l'aime plus repoussée encore jusqu'à feindre l'obscurité nocturne ou qui l'invente. C'est le monde des pies sur les tombes. C'est le monde de la solitude que requiert la lecture des livres ou l'audition de la musique."

Dans cet extrait de son oeuvre, Les ombres errantes, Pascal Quignard évoque deux de ses passions, la lecture et la musique, qui exigent solitude, repliement sur soi, contemplation... Le silence, la lecture, la mort, l'amour sont ses thèmes de prédilection, et la "persienne"suggère, ici, un monde caché, secret, celui de l'amour et de la sexualité...



La persienne nous ouvre un espace de demi-pénombre, de lumières tamisées, elle protège et laisse entrevoir un semblant de jour...

En plein été, la persienne tempère les ardeurs trop vives du soleil qu'elle masque avec douceur...

Le mot "persienne" suggère sensualité, douceur, bonheur : labiale initiale, sifflante "s" donnent à ce nom des sonorités pleines d'harmonies.

La gutturale "r" lui apporte un peu d'âpreté et de mystères, un monde secret semble vivre derrière les persiennes.

Ces volets à claire voie laissent passer un jour timide, et offrent une douce intimité.

Les persiennes évoquent le sud et ses chaleurs brûlantes du midi, quand les soleils diffusent leurs ardeurs redoublées, quand les arbres s'embrasent de lumières.

Les persiennes se ferment, alors, dans une ambiance feutrée, alors que les murmures des cigales s'enflamment dans un chant exacerbé.

Douce pénombre bienvenue au coeur de l'été, doux éclats de lumières qui transpercent les entrelacs des volets.

Des rais de clarté se forment, se dispersent, éclaboussent l'obscurité apaisante, ils dessinent le soleil dans l'ombre, le magnifient...

Le soleil, divisé et dupliqué, se diffuse avec douceur, dans une ambiance de rêve et d'harmonie.

A l'intérieur des maisons, bien à l'abri, les persiennes viennent adoucir les chaleurs les plus vives, elles les tempèrent dans une douce harmonie.

La chaleur nous berce de ses murmures de cigales, elle nous entraîne dans un monde de rêves.

Les persiennes évoquent aussi l'orient, la Perse, un monde différent, fait de dunes, d'ondoyances, de mystères...

Des palais orientaux, aux luxes inouis, se dessinent, nous font voir des ombres secrètes, des moucharabiehs.


Les persiennes nous transportent vers l'orient, l'Egypte, le Nil et ses oasis, ses temples sacrés, des monuments d'autrefois, des pyramides obscures, des Sphynx lumineux....

Les persiennes restituent une douce atmosphère, nous font goûter aux bonheurs et aux harmonies de l'été.


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

La persienne à demi refermée...
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