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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 13:02
Nuages légers du matin...

 

 

Le ciel d'été se pare, au petit matin, d'un léger nuage vaporeux qui se disloque peu à peu, pour devenir flocons d'écumes.

 

Le nuage s'évapore, se disperse en éclats de nuées subtiles, en poussières de cascatelles spumeuses.

 

On voit apparaître des résilles, des îlots qui se perdent dans le bleu du ciel, des archipels qui s'étirent sur l'azur...

 

Le nuage devient transparent, s'effiloche comme un tissu, une gaze évanescente.

Le nuage s'efface peu à peu, avec discrétion et délicatesse...

C'est, là, toute la douceur et l'élégance d'un matin d'été...

 

Le bleu de l'été absorbe le nuage, le dévore peu à peu et affirme sa souveraineté.

 

Le bleu s'empare du ciel : le nuage s'estompe et s'évanouit dans un tableau somptueux plein de sérénité.

Le bleu triomphe et resplendit de lumières....

 

Il reste quelques nuées ténues qui ornent le ciel et le font paraître plus bleu encore...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 12:04
Les grands lézards chauds des feux du midi...

 

 

Pour le plaisir des mots : le lézard !


"Sous les noirs acajous, les lianes en fleur,
 Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,
 Pendent, et, s'enroulant en bas parmi les souches,
 Bercent le perroquet splendide et querelleur,
 L'araignée au dos jaune et les singes farouches.
 C'est là que le tueur de boeufs et de chevaux,
 Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,
 Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.
 Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue ;
 Et, du mufle béant par la soif alourdi,
 Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,
 Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,
 Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.
 En un creux du bois sombre interdit au soleil
 Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate ;"
 


C'est ainsi que Leconte de Lisle évoque le jaguar, sa silhouette sombre et imposante qui fait fuir soudainement les lézards, dans un poème intitulé Rêve de jaguar...


Le lézard nous fait admirer ses formes sinueuses, au coeur de l'été : un corps fuselé et marqueté de marbrures et de motifs variés....

Le lézard surgit soudain d'une roche et nous surprend par sa rapidité ét sa vivacité car il est prompt à s'évanouir, aussi vite qu'il est apparu...

Beau reptile qu'on aimerait observer plus longuement, belle marqueterie de fins réseaux entrelacés...

Le mot aux sonorités de sifflante "z", de gutturale "r" semble montrer à la fois beauté et inquiétude, douceur et rudesse.

Le lézard évoque des animaux primitifs et lointains, des monstres originels qui fascinent et terrorisent.

Le lézard, un mur qui se lézarde, un mur en ruines qui s'écroule...

Le lézard suggère aussi cette menace, cette déchirure...

Le mot fait surgir les chaleurs lourdes de l'été, lorsqu'on aperçoit, au détour d'un chemin, sa longue silhouette, ses mouvements vifs, sa cambrure élégante.

Vision fugitive, éclats de lumières sous le soleil accablant de Provence, alors que les cigales répercutent leurs voix redoublées et intenses sur les paysages...

Vision éblouissante qui s'évanouit...

Ombre légère sur les pierres, le lézard fugitif laisse les empreintes de son image : des teintes de gris, de verts, des fuseaux subtils qui ondoient et disparaissent.

Il s'attarde, parfois, sur les murs embrasés des feux de l'été : il se laisse dorer par le soleil, devient bijou de lumières.

Le mot "lézard", venu du latin "lacertus" a des origines anciennes. Le poète Virgile utilise ce nom dans les Bucoliques : on voit, ainsi, dans un extrait de cet ouvrage, un lézard rechercher l'ombre des ronces pour échapper à la lourde chaleur qui enflamme les paysages....

Le lézard est associé au sud, à la Méditerranée, il aime les éboulis de pierres, les calanques.


Le lézard nous séduit par ses formes, ses couleurs, ses danses ondoyantes et légères, ses mosaïques surprenantes.





 

Les grands lézards chauds des feux du midi...
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 12:10
L'arbre aux reflets...

 

 

Bois, ombres, lumières !

L'arbre, sur le canal, est habité de reflets ondoyants de lumières... penché sur l'eau, il s'abreuve de ces doux éclats qui le parcourent.

 

Il frémit de ces transparences d'eau qu'il reflète et répercute...

 

Les feuilles, les branches s'illuminent de ces vagues de clartés soudaines et fugitives.

L'arbre vit de ces enluminures subtiles, il s'anime, devient arbre de fête, il se pare d'argent...

 

Il rayonne et devient, lui-même, eau miroitante, agitée de frissons.

Il devient fluidité, ondoyances, source de lumières.

Le tronc, le feuillage ruissellent d'éclats.

 

Arbre magique et mytérieux ! L'arbre se peuple de nymphes, dryades, hamadryades, alséïdes.

 

Le marronnier se peuple de sylphes légers, aux tulles ondoyants.

Le tronc sombre se pare de cannetilles, les feuilles s'embrasent de lumières, comme si des déesses, au visage d'or, avaient surgi de l'onde.

Naïades sur l'arbre qui s'en emparent !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 13:06
La pêche duveteuse aux saveurs de l'été...

 




La pêche, fruit du pêcher montre sa rondeur harmonieuse, aux beaux jours de l'été : une peau veloutée avec des nuances infinies de rouges, de jaunes, de brun foncé, une peau fine, subtilement parcourue de filaments.


Le fruit parfumé révèle des senteurs d'été, de soleil, de lumières... un univers d'odeurs et de douceurs car la peau invite, aussi, au toucher comme si elle était recouverte d'une fine pellicule de sucre transparent.


La pêche, fruit sensuel attire irrésistiblement le regard, par sa rondeur parfaite, ses couleurs irisées...


A l'intérieur, le fruit d'un jaune ou d'un beige clair  exhale des sucs inouis.


La chair translucide, brillante, comme laquée de bonheur, nous fait voir des saveurs rafraichissantes, elle s'épanouit en une surface lisse, glacée comme un lac de luminosité...

Au centre, le noyau montre ses aspérités rugueuses auxquelles s'accrochent quelques lambeaux de chair .

Le noyau rouge peut être savoureusement dégusté sans qu'on puisse l'avaler...

La pêche duveteuse aux saveurs de l'été nous apporte une harmonie de couleurs, de formes, de goût uniques...

La pêche, fruit de Perse nous invite à des bonheurs orientaux, à des plaisirs exotiques, à des joies infinies.

Ce mot "pêche" issu du latin "persica" nous fait voyager vers des rives lointaines : l'accent circonflexe le nimbe et l'auréole d'un charme particulier et lui confère une sorte de poésie...

 

Le mot avec sa labiale initiale, sa consonne chuintante, emplie de douceur nous convie aux bonheurs de l'été.







Photo : rosemar

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 15:53
Voici qu'une abeille cueille le miel d'une fleur de tilleul...

 

 

 

La fleur de xanthe, aux teintes de miel, se pare d'une abeille, au corset sombre, moucheté d'éclats solaires.

 

L'abeille boit le nectar, s'en abreuve : ivre de bonheur, elle se balance sur la fleur agitée par l'air de l'été.

 

L'abeille est comme suspendue, en équilibre, elle se gorge des parfums de la fleur en forme d'étoile.

 

Ivre, elle savoure les effluves, s'en imprègne, s'attarde longuement sur la fleur...

Les ailes translucides immobiles, elle se gave de douceurs.

 

La fleur s'agite, palpite, mais l'abeille, tenace, reste accrochée sur les pétales éclatants.

 

En équilibre, elle savoure tous les parfums, elle s'étourdit de vent, de senteurs, de couleurs et de lumières...

 

Elle vibre de bonheurs, elle s'émerveille de cette nature offerte, de ces soleils redoublés....

 

Sombre sur la fleur solaire, elle redouble les éclats lumineux de la fleur.

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 13:14
Cicada, téttix, noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Quand reviennent les cigales, l'air s'emplit de douceur, les soleils s'emparent des pins, les cernent, les enveloppent...

 

L'été triomphe et s'impose en souverain : les cigales, divines enchanteresses célèbrent tant de bonheurs retrouvés...

 

Les soleils qui s'attardent, les journées qui s'alanguissent... les ciels bleus d'azur...

 

Les menthes qui exaltent leurs parfums, le thym qui  s'épanouit, la nature qui se gorge de vie...

 

Invisibles, les cigales sont là, pourtant : cachées sous les branches, elles célèbrent l'été, elles susurrent leurs paroles douces comme le miel...

 

Elles disent les senteurs dorées des pins, leurs couleurs de verts, aux nuances variées, elle racontent des brises légères, de subtils balancements de palmes, des ondoiements de vagues dans les calanques....

Elles disent tous les charmes de l'été, des ciels étoilées, des soleils renouvelés.

 

Elles murmurent des vagues redoublées, des embruns, des parfums de sel et d'ambre, elles chuchotent la vie.

 

Leur chant se répercute dans les pins qui se répondent et s'unissent dans un concert incessant.

 

Somptueuses et secrètes cigales !

Cicada, téttix ! Noms enchanteurs de l'été !

 

 

 

 

Le chant des cigales sur ma colline...

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:04
Des coquillages cernés de cannetilles...

 




Le mot "coquillage" nous emporte vers des rives marines, des paysages d'été, au bord de la mer, sur des plages de sable ou de galets, où l'on goûte aux bonheurs d'une nature retrouvée, où l'on peut apprécier une harmonie première : une baignade dans les calanques, au petit matin, alors que les cigales commencent déjà à répandre, sur les pins, leurs voix apaisantes.

Dès lors, on peut admirer, dans la fluidité de l'eau, sur les bords, toutes sortes de coquillages lumineux qui attirent l'oeil....

Le mot lui-même nous éblouit par ses sonorités de gutturales réitérées et éclatantes, par sa palatale étincelante, par sa consonne chuintante pleine de douceur...

Le mot déroule quatre syllabes, comme pour suggérer les formes arrondies des coquillages.

Les voyelles variées évoquent, aussi, tant de formes et de couleurs !

Coquillages aux teintes de miel, ou d'embruns marins, coquillages striés de gris, de bruns, d'ocres, rondeurs de coquilles...

Coquillages dorés, couleurs de rouille, coquillages cernés de cannetilles.

Certaines coquilles font penser à des éventails en reliefs, aux teintes variées de bruns, de gris, de blancs.

On voit apparaître des camaieux et des dégradés de beiges sur les bords...

Et sous les reflets irisés de l'eau, les coquillages magnifiés se nimbent de transparences, semblent vivre sous les flots, ondoyer sous les vagues.

Ce mot "coquille", venu du latin conchylium et du grec cogkhulion, est une formation de diminutif qui désigne le petit coquillage. Il en acquiert plus de délicatesse, d'élégance, de finesse....

En français, le suffixe -"age" a été rajouté secondairement pour forger ce mot et lui donner un charme poétique supplémentaire...

Les coquillages ressemblent, souvent, à des objets d'art, aux teintes somptueuses ou plus modestes.
Des embruns de nacre viennent, parfois, les embellir de nuances moirées étonnantes.

J'aime ce mot, j'aime ces objets simples et si peu ordinaires, en même temps.
J'aime ce mot venu d'un passé lointain, riche d'histoire, aux sonorités éclatantes.
J'aime ce mot, associé à la mer, à ses murmures infinis, à ses parfums iodés et vivifiants.

Le coquillage évoque la Méditerranée de mon enfance, des paysages familiers, les collines de l'Estaque, les calanques, des odeurs d"embruns marins.

Le coquillage est associé à l'été, le temps du temps retrouvé, des bonheurs simples, de la liberté...



 

 

 

Photos : Christelle et rosemar

Des coquillages cernés de cannetilles...
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:40
Une cascade américaine...

 

 


Carnet de voyage : depuis la réserve Indienne d'Havasupai, située dans la partie la plus à l'ouest du Grand Canyon....

 

Havasupai ! Le nom lui-même fait rêver ! La randonnée fut longue, rude, éprouvante, en raison d'une chaleur accablante, d'un chemin caillouteux et incertain. Mais quel éblouissement, en bas des chutes !

Une vision époustouflante !

De l'aplomb des rochers, coule un long ruban blanc vaporeux, les couleurs ocres de la roche font resplendir l'éclat de lys de la chute....
Le cadre grandiose, la hauteur des roches, la splendeur de la chute, le fracas et la fraîcheur des eaux subjuguent tous les sens !

Les rochers délavés semblent s'écouler eux-mêmes en cascades, formant des concrétions, des stalactites de bruns et de rouilles...

Sur l'à-pic, des anfractuosités, où se nichent des bouquets de verdures, se dessinent, cavernes obscures et ténébreuses.

La roche semble abriter des grottes secrètes, des mystères aux ombres noires... 

La chute d'eau majestueuse tourbillonne de remous éclatants de blancheur.
En bas, l'eau turquoise révèle un lac qui semble irréel, dans ses tons de bleus resplendissants.
En bas, l'eau bouillonne, retentit d'éclats, et s'éblouit de ce bleu qu'elle côtoie....

Tout autour, les roches brunes, roses forment un cadre époustouflant, dans les formes ondoyantes, les couleurs.

La roche se fait elle-même ondoyance, façonnée par l'eau, elle la reproduit, en mime les contours et les remous...
La roche effritée semble s'écouler en vagues de reliefs, on y voit comme des filets d'eau creusés dans la pierre, des ruisseaux, des rivières.

Des bouquets d'arbres verts viennent colorer, encore, le tableau de nuances nouvelles : l'ocre, le vert, le turquoise se mêlent dans une harmonie de teintes éblouissantes....

Le lac turquoise, aux teintes céruléennes, resplendit de bleu, sous l'écume jaillissante de l'eau...

 

Une vidéo :

https://youtu.be/6f3ZQmd1ucQ
 


https://youtu.be/brkiknamxZg


Quelques infos sur la réserve Havasupai :

http://www.sunsetbld.com/havasupai-indian-reservation.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Havasupai 

 

Photos : Christelle

Une cascade américaine...
Une cascade américaine...
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 08:45
Robion, un vieux village de Provence...

 

 



Blotti au pied des falaises du Lubéron, l'ancien village de Robion nous permet de découvrir de vieilles bâtisses de Provence, en pierres sèches, aux toits de tuiles cahotiques.

Les façades révèlent des portes et des fenêtres voûtées, des battants de vieux bois aux teintes érodées par le temps.

Les maisons aux formes pittoresques, aux volets bleus s'entourent de verdures, feuilles de lierres, vignes vierges qui décorent les murs.

On peut admirer des routes pavées de pierres qui s'élèvent vers les hauteurs du village, les galets forment des pavements irréguliers aux teintes variées, lissés par le temps, ils montrent des surfaces comme vernissées et nous font voir ce qu'étaient les chemins d'autrefois...

Les falaises du Lubéron, près du village, sont impressionnantes : des cascades de cèdres s'écoulent sur la pente, formant un écrin de verdures somptueux.

Les hautes maisons côtoient les falaises abruptes... Du gris, de l'ocre, du mordoré, sur la blancheur éclatante des roches.

Les pierres sèches apparentes, sur les façades, révèlent, aussi, des couleurs nuancées de gris, de blancs, de roses.

On se plaît à observer les nombreuses vieilles portes de bois cloutées, aux teintes d'ébène ou d'argent, surmontées de voûtes en pierres.

Les vestiges d'un vieux rempart qui entourait le village nous font voir, encore, des voûtes pittoresques aux lourdes pierres taillées avec harmonie.

En haut du village, un théâtre de verdure, en plein air, accueille des spectacles divers, grâce à des gradins installés face à la roche du Lubéron, un véritable théâtre à l'antique.

Ce cadre naturel nous fait songer aux anciens théâtres grecs d'Epidaure, de Dodone ou de Delphes... On se croirait revenu en Grèce, au temps de Sophocle, d'Euripide ou d'Eschyle.

Les gradins installés en demi-cercle, près des rocs du Lubéron, permettent de restituer une acoustique proche de celle des théâtres antiques.

L'église romane, sur la place du village, avec son architecture épurée, séduit tous les regards, par l'harmonie qui se dégage de l'édifice tout en simplicité... Un cyprès placé près de l'entrée met en valeur les pierres d'un rose tendre de cette église ancienne.

Non loin de là, une fontaine, construite récemment, permet aux visiteurs de se rafraîchir, avec cette inscription gravée dans la pierre : "Savais-tu que le bonheur se cache dans une goutte d'eau ?"

Une façon d'évoquer toute l'importance de l'eau et des sources, sur cette terre aride de Provence, une façon d'accueillir le visiteur, en lui offrant la limpidité d'une eau si bienvenue et bénéfique, au coeur de l'été.

Le village de Robion nous permet de redécouvrir ces vieux hameaux d'autrefois, perchés sur des hauteurs, des maisons de pierres aux charmes infinis, des paysages abrupts et escarpés...

Robion, la roche, "rupes" en latin, nous éblouit de ses sommets vertigineux !

 

 

 

Photos : rosemar

Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
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Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
Robion, un vieux village de Provence...
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 09:48
Destination : la Côte Bleue pour une après-midi de baignades...

 

 

 


C'est l'été, nous décidons d'emmener les petites à la mer... destination : la Côte Bleue, et ses plages dorées, pour une après-midi de baignades. La Côte Bleue, c'est cette portion de rives situées à l'ouest de Marseille, avec de jolies calanques et des criques aux noms emplis de charme : "Niolon, l'Establon, la Redonne, la Couronne". L'autoroute nous conduit vers les flots de la Méditerranée que nous apercevons enfin ! "La mer ! Elle est belle !", s'écrient les filles, devant le long ruban bleu qui apparaît sur l'horizon...

Et nous reprenons en choeur : "Thalassa ! Thalassa !"

Nous atteignons, enfin, la station balnéaire : le parking saturé de voitures nous permet d'accéder tout de même à une place...  au soleil. Après quelques pas, nous arrivons à la plage.

Que dire ? A cette heure de l'après-midi, elle est surchargée et envahie de monde, les serviettes posées sur le sable se touchent et ne laissent guère de place à la circulation... Impossible de nous installer près du bord de l'eau, comme j'aime le faire, dans les calanques, au petit matin.

Après quelques détours, nous trouvons, enfin, un petit carré de plage où nous déposons nos serviettes et marquons notre territoire. Tout autour, c'est une agitation permanente, les gens parlent, se déplacent, lancent au passage quelques giclées d'eau, après s'être baignés.

Nous enduisons les filles de crème solaire, car le soleil, à son zénith, brûle le sable qui réverbère intensément la chaleur.

Puis, nous rejoignons la grande Bleue : les petites sont ravies, malgré la foule environnante qui ne nous accorde que peu de place pour de longues traversées marines. Elles se livrent à toutes sortes de jeux, elles s'élancent vers nous sous l'eau, elles s'amusent à passer sous nos jambes, elles nous éclaboussent, elles profitent de tous les plaisirs de la baignade.

La mer leur apporte un espace de liberté inouie, elles caracolent dans l'eau, se jouent des vagues, les apprivoisent avec le plus grand bonheur....

L'eau trouble, remuée par tant de monde, laisse voir des envolées de sable, et n'offre pas sa belle transparence du matin. Les filles s'amusent, pourtant, et oublient l'environnement oppressant de la plage : tant de monde réuni sur si peu d'espace !

Les petites montrent leurs exploits aquatiques, et sont, sans doute, ravies de révéler devant tant de spectateurs tout leur savoir-faire ! Les nageurs, tout autour, apprécient leurs cabrioles, leur témérité, leur talent !

Les filles s'ébrouent dans l'eau avec bonheur et profitent pleinement de tous les plaisirs de la mer.. Les cheveux ruisselants, elles se rafraîchissent tant et plus, et goûtent aux bonheurs infinis de l'eau de mer : ondoyances, saveurs salées, parfums d'algues et d'iode...

Après bien des ébats, nous rejoignons la plage et ses débordements de monde : nous éprouvons quelques difficultés à retrouver le petit carré où nous avons installé nos affaires, tant la foule est dense...

Nous scrutons du regard les espaces libres et nous apercevons enfin, les couleurs de nos serviettes... Voici le moment venu de sécher au soleil nos corps délassés.

Bientôt, nous rejoignons le parking : les petites sont ravies de cette escapade marine et nous le montrent, par leurs sourires rayonnants.

Le retour en voiture nous permet de découvrir d'autres paysages, puisque nous délaissons l'autoroute, pour suivre la côte ouest de l'étang de Berre, nous profitons, alors, de paysages somptueux, des abrupts de cèdres et de pins qui s'écoulent sur les pentes, nous bordons Istres, Saint Chamas, des villages perchés sur les hauteurs... Les senteurs de pins nous enivrent et viennent compléter agréablement les plaisirs de la baignade.

Certes, la plage saturée de baigneurs ne nous a pas apporté toute la sérénité d'un jour de vacances, mais les petites ont apprécié ces instants de bonheur offerts par l'eau de mer... Elles reviennent, à la maison, emplies d'images solaires : le bleu de la mer, les couleurs chaudes du sable, les pins aux embruns de verts qui ont ponctué le chemin du retour...



 

 

 

Destination : la Côte Bleue pour une après-midi de baignades...
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