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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:36

 

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L'été, le bel été nous apporte mille bonheurs, offerts par la nature : lors d'une promenade à Fontaine de Vaucluse, sur le chemin du retour, nous apercevons des ronciers, chargés de mûres noires, gorgées de soleil : la cueillette commence, mes petites nièces profitent de l'aubaine... les baies sauvages, aux grains d'ébène, font épanouir leurs fruits, emplis de sucs savoureux : nos mains d'adultes se fraient un chemin, à travers les ronces afin d'éviter les épines...

 

La cueillette est abondante : je tends ma main pleine de fruits aux deux fillettes, qui, en un rien de temps, happent les baies avec avidité.

 

Les fruits disparaissent aussitôt.... Je traite les fillettes de "galapiats"... Elles me regardent, étonnées de ce mot dont elles ignorent le sens, elles sourient de bonheur : elles adorent être traitées de "galapiats", d'autant qu'elles se gavent des fruits sombres.

 

Le mot "galapiats" leur a plu : elles exigent d'autres fruits, et nos mains recommencent leur quête : même avidité, même bonheur des fruits cueillis dans la nature, sous un soleil éclatant, dans un vacarme insensé de cigales.

 

Je goûte, moi aussi, quelques fruits, au goût sucré, aux teintes sombres...

 

Les baies des mûres, si petites, si légères sont vite englouties...

Après avoir vidé les ronciers, une autre quête voit le jour, sur le sentier.

 

Attirés par les ombelles des fenouils qui se haussent sur les bords, nous cueillons des branches rigides, aux senteurs d'anis.

L'odeur irise les alentours, les fleurs légères de fenouils aux teintes d'ocre forment des petits parasols de lumières...

 

Les fleurs dessinent de subtils embruns d'ocres, elles illuminent le sentier de leurs teintes douces. Elles sont si souples et si légères, qu'elles semblent danser dans les souffles du vent...

 

Les bois rigides du fenouil résistent à la coupe, il faut les tordre pour en prélever les branches solides.

 

Nous cueillons des brassées de fenouil, le parfum anisé se répand, s'exacerbe sous la chaleur redoublée de l'été.

 

Nouveau bonheur, nouvelle cueillette aux tons de verts et de xanthe...

 

Après le goût parfumé des mûres, voilà les senteurs anisées du fenouil qui nous enivrent.

 

Nous rejoignons la voiture, chargés de ces branches odorantes et les déposons à l'arrière : les senteurs redoublent, sous l'effet de la chaleur, à l'intérieur de l'habitacle...

 

Fenêtres ouvertes, nous nous imprégnons de l'odeur captivante des fenouils et de la nature environnante...

 

http://youtu.be/LWy0FkqVVTQ

 

http://youtu.be/L25hMOeXvg0

 

http://youtu.be/jkoHfa0WPeU

 

 

 

 

 

 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:34

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Les rivières, leurs courants, leurs emportements créent, souvent, une incroyable fascination, attirent tous les regards...

 

A Fontaine de Vaucluse, près d'une chute d'eau au cours tumultueux, l'eau rejaillit, rebondit en écumes tourbillonnantes, l'eau nous montre ses éclats de couleurs, ses murmures, ses fracas, l'eau virevolte, s'emporte, pleine d'émotions, de révoltes...

 

Assises sur la berge, les pieds dans l'eau, mes petites nièces observent ce spectacle : fascinées, elles sont absorbées par la transparence, la vivacité, les mouvements incessants de l'eau.

 

Nous battons des pieds dans les ondes déjà tumultueuses, nous façonnons d'autres remous, nous inventons d'autres emportements : l'eau fraîche, presque glacée nous vivifie et nous exalte.

 

L'eau déborde, des embruns nous éclaboussent, de l'eau retombe, en mille éclats sur nos vêtements d'été.

 

L'eau blanche d'écumes, moutonnante se déverse, avec bruit, après avoir franchi la chute dans une transparence limpide.

 

Les ondes laissent voir un fond d'algues et de mousses vertes.... L'eau roule, s'enroule, se déroule, se démultiplie, en écumes de candeur.

L'eau clapote, rugit, murmure sans fin : c'est un spectacle complet : couleurs de vert-bleu, de blanc, musique renouvelée des eaux, odeur des ondes et des algues, impression de fraîcheur...

 

Le regard fixé sur l'horizon, les fillettes contemplent et admirent la force tourbillonnante de l'eau, elles ne peuvent détacher leurs yeux de ce spectacle envoûtant...

Comme fascinées, elle se tiennent immobiles devant ces remous, ces mouvements incessants des flots.

D'autres acteurs interviennent, alors : des kayakistes caracolent autour de la chute d'eau, ils forment un ballet étourdissant d'acrobaties improbables : ils franchissent le barrage avec audace, disparaissent dans l'écume, reparaissent comme bondissants sur l'onde...

Quelle virtuosité ! Ils se jouent des vagues, les domptent, les apprivoisent, les caressent.

Certains décident de laisser leurs kayaks sur la berge, et remontent sur les bords, ils plongent, alors, dans les remous, se lancent dans le vide et rejoignent les tourbillons de l'eau.

Nous observons avec bonheur les gestes, les corps souples, délivrés de toute apesanteur.

Ils se fondent dans l'eau, font corps avec elle, deviennent eux mêmes fluidité, ondoyance, liberté...

 

Ils se jouent de l'eau : les voici encore qui franchissent à pieds la chute, ils dansent sur l'escarpement rocheux, à fleur d'eau, tels des funambules, ils courent à vive allure pour éviter le déséquilibre.

 

Les ondes rafraîchissantes nous font oublier la chaleur de l'été, elles nous permettent de contempler un spectacle unique, plein de mouvements et de surprises...

 

 

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Photos  : rosemar



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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 17:32

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Ils nous apaisent, les souffles de l'été, brises légères qui font ondoyer les pins du midi, aux palmes vernissées...

 

On aime ces brises imperceptibles qui animent la nature, qui la font vivre et palpiter de mouvements ondoyants.

 

Des friselis de lumières agitent les pins, les buissons, les cèdres...

 

L'air chaud se tempère de brises marines.... l'air laisse entrevoir des embruns d'écumes.

 

Les pins se meuvent avec souplesse, et agilité, se transforment en palmes de lumières.... Les souffles du vent ondulent et bercent les paysages d'une douceur et d'une harmonie nouvelles.

 

La chaleur s'apaise, se fait plus douce, les corps revivent, respirent, s'abreuvent de ces souffles divins...

 

La nature, aussi, s'abreuve de ces aérations, de ces éclats de vents. La nature se gorge de ces friselis apaisants.

 

Les cimes des arbres virevoltent dans le lointain, elles s'enivrent du bonheur de l'été... elles forment des houles pleines de fraîcheur, de sérénité... Elles forment des vagues, des oasis, des espoirs de contentement.

 

Les branches de pins se hérissent de mouvements aériens, légers, elles virevoltent dans l'air, si souples, si volatiles, les pignes dansent un ballet ondoyant : va et vient incessant, balancements pleins d'harmonie...

 

Les couleurs de verts se meuvent, dessinent des ruisseaux de lumières...

 

Tout est léger, doux : mouvements, chants d'oiseaux, balancement des cimes.

 

Tout est apaisé, empreint de lumières.

 

Tout nous parle encore de l'été...

 

http://youtu.be/PuyYc0gINbU

 

 

http://youtu.be/PXMVkQ70I88

 

 

 http://youtu.be/NlT8yeEYbMs

 

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 17:59

 

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Elles ont 5 et 7 ans, et s'amusent dans la piscine gonflable du jardin : un régal de les voir plonger, s'amuser, braver l'eau...

 

Avec leurs petites lunettes qui protègent leurs yeux, elles s'enfoncent sous l'eau, jouent à passer entre les jambes de l'autre, elles rient aux éclats et veulent prolonger le plaisir de la baignade, le plus longtemps possible dans l'après midi.

 

Eclaboussements, clapotis... l'eau, dans sa fluidité, leur offre ses remous, sa transparence.

Dans le jardin, les pins, les cèdres, les rosiers, les lauriers resplendissent de senteurs et répandent des éclats pleins de douceurs...

 

Près de la piscine, nous observons la scène, nous sourions du bonheur des petites qui nagent, se font ondoyantes, comme l'eau.

Les fillettes oublient, même, notre présence bienveillante : elles plaisantent, rient aux éclats, mêlant leurs éclats de voix aux clapotements de l'eau...

 

Elles s'amusent à faire des vagues, à s'éclabousser, à voir rebondir et rejaillir l'eau.

Elles se délectent des plaisirs infinis de l'eau en été, elles plongent, crachent de l'eau, s'imprègnent de sa fraîcheur bienfaisante.

 

Telles des sirènes, elles ont appris à apprivoiser les ondes, elles les connaissent, les apprécient.

 

Un nouveau jeu s'organise : une chasse au trésor, sous les eaux de la piscine : il s'agit de lancer une jolie pierre dans l'eau et d'aller la récupérer sur le fond...

 

Les cris de joie redoublent, s'intensifient, les filles se bousculent pour se précipiter vers l'objet convoité.

 

"Tu as triché ! " dit l'une d'entre elles... Et les cris recommencent, le jeu se prolonge, il faut maintenant fermer les yeux pour retrouver la jolie pierre au fond de l'eau.

Mission impossible pour les deux fillettes qui ne peuvent s'empêcher d'ouvrir les yeux.

 

"Tu as triché !" redit l'une... "Toi aussi !" répond l'autre.

 

Heureuses de ces bonheurs de l'eau, elles prolongent leurs jeux à l'infini, se lancent des défis, mesurent leurs forces et leur habileté...

 

Les cheveux ruisselants, elles rivalisent de rires, d'éclats de joie, de mouvements.

 

L'heure tourne, le soleil est encore rayonnant, mais il faut maintenant sortir de l'eau : que de regrets et de déchirements !

 

On pourra retourner dans la piscine bientôt... il faut maintenant se sécher : les fillettes grelottent un peu, au sortir de l'eau.

 

Enveloppées de serviettes, elles goûtent le bonheur de l'apaisement, après une baignade tumultueuse, pleine de jeux et de rires...

 

Les yeux remplis de lumières, elles se taisent et rêvent, déjà, à d'autres baignades à venir.

 

 

http://youtu.be/VycZVyApqew

 

 

http://youtu.be/ALPHzkknfeg

 

 

 

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:15

 

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S'il est un lieu étonnant, plein de légendes, c'est bien le site de Fontaine de Vaucluse : la source mystérieuse naît dans une vallée, au pied des monts du Vaucluse, entre Saumane et Lagnes, tout près de L'Isle Sur La Sorgue...

De grandes falaises de calcaire creusées par les eaux surplombent le site, offrant un cadre impressionnant par ses dimensions : la roche atteint la hauteur de 230 à 240 mètres.

L'étroite vallée ondule entre de hauts rochers aux formes sinueuses, blocs de pierres qui attirent tous les regards.

 

La Fontaine de Vaucluse, la plus importante source de France, donne naissance à la Sorgue qui se divise en plusieurs bras dans la plaine et s'écoule en direction de Saumane et de l'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Clarté des eaux, transparence, limpidité, longues algues ondoyantes qui semblent s'animer sous l'action des courants, ce lieu respire la fraîcheur, une sorte d'harmonie de couleurs, de sons, d'odeurs.

 

Le roulis des eaux qui s'écoulent, le vert des arbres et des algues, la couleur blanche des falaises calcaires, les senteurs apaisantes de l'eau de source, tout contribue à cette harmonie...

 

Les algues, en transparence, semblent vivre sous les eaux, agitées d'une perpétuelle ondoyance, elles créent des tableaux qui semblent venus d'un autre monde.

La Fontaine close a inspiré Pétrarque, Chateaubriand et de nombreux romantiques : lieu plein de mystères, de charmes, la Fontaine ne peut laisser indifférents tous ceux qui l'ont visitée...

 

L'eau qui surgit et descend dans la plaine offre sa fraîcheur, sa limpidité, sa voix, son murmure ou ses fracas.

 

Remous, transparences, écumes, l'eau révèle un spectacle fascinant et plein de variétés...

On ne dira jamais assez la fascination du spectacle de l'eau : bruits, éclats, couleurs nuancées de verts, de bleus, d'ocres, de blancs, ondoiements, mouvements recommencés, replis de l'eau, vagues, frémissements...

 

L'eau, sa force, sa puissance ont, d'ailleurs, fourni à ce site des activités et une économie florissante à partir du 16 ème siècle : des moulins à papier ont fait leur apparition et constituèrent le fleuron de l'industrie locale, la papéterie.

On peut voir encore des vestiges de ces grandes roues de moulins à papier, couvertes de mousses et d'algues.

 

Le lieu escarpé entre des falaises montre des rochers en surplomb, un vieux château en ruines, et le site même de la résurgence : une caverne profonde, mystérieuse, aux teintes de bruns et d'ocres.

 

En été, on peut voir une eau stagnante dans le tréfonds de la caverne : les falaises, tout autour, sont grandioses, et permettent d'admirer l'érosion produite par les eaux virevoltantes, au plus fort de la crue...

 

Beau site encore préservé, même si de nombreux touristes le visitent, en été, Fontaine de Vaucluse est un havre de transparence, de clarté des eaux, un monument grandiose creusé par la nature elle-même.

 

Le mystère de cette eau qui surgit des entrailles de la terre a inspiré des poètes, notamment, René Char, dont l'oeuvre est imprégnée de ces lieux où il a vu le jour...

René Char évoque, ainsi, la Sorgue, son cours aventureux qui éveille, en lui, de nombreuses émotions.

 
La rivière est  personnifiée : le poète lui parle, il suggère l'emportement des flots, sources d'inspiration et symboles de vie jaillissante...
 
Voici les premiers vers du poème : 

 

La Sorgue
 
Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon,
Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion.
Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison,
Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison.
 
Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété.
Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.
Photos : rosemar
 
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 17:24

 

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Une photo d'enfance...

 

Je dois avoir 2 ou 3 ans, nous passons des vacances à Cotignac, dans une vieille maison louée par mes grands parents pour l'été.

Dans un cadre champêtre, près d'un olivier centenaire, au tronc noueux, je pose pour la photo, assise sur une balançoire, une poupée est installée sur mes genoux.

 

Tenue légère d'été, short, tricot bariolé à manches courtes, les cheveux bruns agrémentés d'un ruban de couleur claire, je souris timidement à l'objectif.

 

La poupée placée sur mes jambes est, aussi, en équilibre sur la balançoire.

 

Je regarde d'un oeil étonné celui ou celle qui prend la photo, le regard sombre mais souriant.

Tout autour, la campagne environnante déploie ses arbres, deux oliviers tortueux, des herbes hautes, quelques pins dans le lointain...

On entrevoit un paysage sauvage, on perçoit les odeurs de thym de la campagne provençale...

 

Cotignac, c'était le retour à la campagne, c'était le lavoir et ses remous d'eau qui me fascinaient et m'inquiétaient, à la fois.

Cotignac, c'était le calme, la ville oubliée, les nuits étoilées, le charme de la vie d'autrefois.

 

Un monde harmonieux, fait de sérénité, de temps retrouvé pendant les vacances...

C'était les sentiers des collines, des balades dans les environs, des falaises impressionnantes qui surplombent le village, des lieux mystérieux, une redécouverte de la nature. 

C'était toutes les senteurs de la nature provençale : les odeurs de thym, de romarin, la terre couverte d'aiguilles de pins, les oliviers et leurs troncs noueux...

 

C'était l'été, le temps des vacances.

 

La balançoire représentait, pour la petite fille que j'étais alors, une distraction exceptionnelle, d'autant plus exceptionnelle, qu'elle se trouvait dans un cadre champêtre, au milieu des pins, des oliviers, dans un paysage nouveau, sous le chant exacerbé des cigales...

 

Et, n'ayant pas l'habitude de l'objet, j'ai l'air de m'agripper aux cordes, de me tenir solidement des deux mains.

J'essaie de prendre confiance, de me rassurer, de maîtriser mes gestes...

 

Cette belle photo d'enfance, dans un paysage de campagne, fait ressurgir des souvenirs d'autrefois... un bonheur simple, sans artifice, des plaisirs au contact de la nature, des odeurs, des parfums du passé, des émotions, des découvertes... des vacances, sans fioritures, dans un cadre plein de charmes.

 

Le soleil, au fond de la photo, irradie le paysage, tandis que l'ombre des oliviers et des arbres environnants donne fraîcheur et apaisement à l'emplacement de la balançoire : mon sourire traduit un bonheur, une sérénité, une joie de la découverte...

 

 

 

 

 

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 17:22

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L'été s'installe, les pins bruissent de bonheur et de quiétude... inondés de soleil, ils s'embrasent de toutes leurs teintes de verts.

 

Les branches hautes dansent, sous la brise légère, les branches ondoyantes forment des houles subtiles... mouvements aériens, vagues vertes aux éclats brillants d'écumes.

 

Des panaches de verts se meuvent, avec élégance, sur le ciel blanc-bleu de l'été...

Des mouvements imperceptibles agitent les branches souples, volatiles... des balancements de palmes forment des ballets lumineux.

 

Les branches ondoient, semblent s'enrouler sur elles-mêmes, deviennent des éventails vernissés.

 

Les couleurs de verts dessinent des ombres, des éclats, des brillances...

Des encorbellements de branches grises s'entourent de doux frémissements. Les aiguilles frissonnent, frisèlent, sous le vent du midi...

 

Leurs couleurs nuancées d'ombres, de clartés, d'écumes forment des aquarelles : noirs, vert amande, vert d'opaline, vert foncé se côtoient dans une harmonie de teintes.

 

Les pignes laissent voir leurs éclats sombres, sur les cimes des arbres, bouquets hérissés sur les houles vertes...

 

Les pins s'irisent de lumières, deviennent flamboyants, sous les soleils redoublés, ils se parent de verts éclatants.

 

Ils éblouissent le ciel, les paysages, de leur glacis verdoyant et lumineux.

 

Ils parfument la terre de leurs odeurs prégnantes, de leurs embruns dorés et veloutés...

 

http://youtu.be/0KQW2YnCUrE

 

http://youtu.be/S-VE-ys8n_c

 

http://youtu.be/Fo0K_n3VLG4

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 16:48

 

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Les lucioles sont des insectes vraiment étonnants : invisibles le jour, elles émettent de vives lueurs, dans l'obscurité de la nuit... elles parent, alors, les jardins de guirlandes lumineuses éblouissantes.

 

Les lucioles, associées au nom latin "lux", qui désigne la lumière, possédent de merveilleux pouvoirs de brillance, dans les ténèbres de la nuit.

 

En plein été, c'est une aubaine que de les percevoir, sous un ciel étoilé, comme des réverbérations d'étoiles, sur le sol...

 

C'est comme si le ciel et la terre se rejoignaient dans une harmonie d'éclats !

 

C'est comme si les lucioles imitaient les étoiles, les reflétaient à dessein...

 

Miroirs du ciel, les lucioles sont capables de reproduire un ciel illuminé d'étoiles.

 

On en voyait, autrefois, dans le jardin de la maison de l'Estaque : il suffisait de se poster sur le balcon qui surplombe les plates-bandes, pour en apercevoir plusieurs, entre les branchages des rosiers...

 

Belles lueurs nocturnes !

Il suffisait de lever les yeux vers le ciel, pour voir s'éclairer la Grande Ourse, le Grand Charriot et son scintillement.

 

Eclats du ciel et de la terre se rejoignaient et étaient, alors, accessibles à nos regards ébahis : ma petite nièce raffolait de ce spectacle divin et c'était, comme un jeu, d'aller observer ces étoiles du ciel et de la terre.           

 

Tous les soirs, on allait contempler les lucioles et tous les soirs, elles nous offraient le spectacle de leurs chapelets lumineux...

 

Elles ne manquaient jamais à l'appel et on les retrouvait, tous les soirs, à la même place, fidèles au rendez-vous.

 

On regardait, ensuite, attentivement le ciel, pour repérer l'étoile polaire, une des plus brillantes dans le ciel...

 

Ce jeu d'observation se prolongeait, un moment, dans la douceur des nuits d'été : on commentait la clarté du ciel, l'éclat particulièrement intense des lucioles, leur taille, leur nombre.

Ce jeu de lumières nous fascinait, et emplissait nos yeux de rêves lumineux.

 

On admirait, comme un spectacle, ce jeu de reflets, ces images brillantes de la nuit, venues du fond du jardin et des espaces célestes.

 

On se délectait des splendeurs de la nuit, de l'odeur des cyprès qui encadraient le jardin, du parfum des roses qui traînait dans l'air...

 

 

Pour la nuit des étoiles : pour repérer le grand charriot, et l'étoile polaire :

            http://video.lefigaro.fr/figaro/vid...

 

 

http://youtu.be/ZHIwnAk2gGA

 

http://youtu.be/dqwSde_eEv4

 

http://youtu.be/vG16V1OAwMI

 

 

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 17:41

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La guerre en Palestine, la guerre en Ukraine, un avion de la compagnie Malaisia Airlines abattu en plein vol au dessus de l'Ukraine, un autre avion d'Air Algérie disparu, la crise, le chômage, le mauvais temps, les orages qui ont fait des victimes, l'actualité résonne, tous les jours, d'échos effrayants et terribles : on aurait presque envie de ne plus regarder les infos, de se couper du monde, pour ne plus assister à ce cortège inlassable et infini de mauvaises nouvelles.

 

Cet été 2014 est bien morose : nulle bonne nouvelle à se mettre dans la tête, nulle éclaircie qui permette de rêver à un avenir meilleur...

 

Les journaux déroulent leur défilé implacable de malheurs et de haines.

 

C'est,  pourtant, l'été, le temps des vacances, le bonheur des retrouvailles avec la nature...mais même la météo est contraire et vient obscurcir le ciel estival.

 

Ce monde est-il en train de sombrer dans le marasme, le désarroi ? On s'inquiète, tous les jours, de la tournure de nombreux événements.

 

La morosité est partout : sur les journaux, dans l'air, dans le ciel...

 

Tout semble tourner mal, se détériorer... Même le journal Agoravox a perdu sa présentation originale et si particulière : ce journal s'est aligné et formaté sur tant d'autres publications, avec une présentation uniformisée, sous forme de colonne interminable...

 

Il faut voir la cascade de mauvaises nouvelles qui se déversent....une avalanche d'articles sur la Palestine, Israël, l'antisémitisme, sur cet avion abattu en Ukraine, sur le président F. Hollande accablé de tous les lazzis possibles et imaginables.

 

Vive la diversité et le pluralisme ! Vive la liberté d'expression ! 

 

On est accablé par le déversement, sans fin, de nouvelles alarmantes, on étouffe sous le poids de la colonne !

 

Mieux vaut, sans doute, éviter de se laisser prendre au vertige d'internet, mieux vaut ne plus se laisser accabler par tant d'horreurs et de misères !

On a envie de respirer un air pur, moins pesant, on a envie de souffles nouveaux, de respirations...

 

On a envie de passer du temps au jardin, de sentir le parfum des fleurs, de marcher dans la nature, d'oublier ce monde infernal, fait de violences et de haines.

 

On a envie d'oublier un monde informatisé, encadré, quadrillé, on a envie de liberté !

 

Face à une information accablante et désolante, mieux vaut fermer l'ordinateur, mieux vaut oublier cette uniformité écrasante d'informations aux relents d'apocalypse !

 

La nature, ses couchers et ses levers de soleil, le vent, la campagne environnante nous attendent.

L'odeur des pins, de la mer, le parfum des roses, les couleurs infinies de verts, les éclats nuancés du ciel nous appellent...

 

 

 

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Photos : rosemar



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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 17:46
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Ruissellement de fleurs sur les lianes souples, embrasement de blancs sur les tiges ligneuses... Eclats de lumières et de senteurs !
 
Le jasmin rayonnant s'éparpille, s'épanche en bouquets lumineux.
 
Le jasmin, fleur orientale, aux parfums enivrants nous charme et nous entraîne dans un sillage parfumé : une fleur suave dont l’odeur prégnante nous suit, nous emporte vers des rivages lointains, des oasis, des palmiers, les splendeurs du désert, des barcanes dorées, des paysages irradiés de luminosités.
 
Petite fleur étoilée, de couleur blanche, le jasmin nous emmène vers des oasis parfumées : d’abord, petit bouton rose incurvé, la fleur s’ouvre, enfin, en grappes d’étoiles éclatantes de blancheur et dévoile sa beauté discrète et élégante…
 
Une multitude, des myriades de fleurs aux pétales délicats et fragiles nous sont, alors, offertes. Des bouquets harmonieux de pétales blancs de neige explosent sous nos yeux.
 
Quelle élégance et quelle simplicité dans ces fleurs aux teintes immaculées !
 
Le feuillage très léger, presque aérien s’efface derrière tant de fleurs. Les feuilles effilées s’allongent sur des tiges fines. Telle une liane, la plante grimpante s’enroule et se hisse partout, forme des cascades, répandant largement le parfum de la fleur.
 
Le jasmin, plante solaire, aime une lumière éclatante... celle du sud, celle qui ne ménage pas ses rayons et enflamme les paysages, celle qui embrase les jardins du midi… celle qui éblouit le regard et inonde la terre de chaleurs et d’ardeurs.
 
Fleur du soleil, de l’été triomphant, son parfum capiteux nous enivre, nous séduit... les fleurs envahissent les murs des terrasses et des jardins, pour le plaisir des sens...
 
 
 
 
 
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-Jasmin Michelsberg
Photo en haut de l'article : B. navez      wikimédia commons



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