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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 12:16
Sommes-nous encore humains ?

 

"Oui, on peut parler de notre indifférence, notre apathie, notre accoutumance à l'enfer que vivent les migrants, les réfugiés, les exilés : ces gens qui sont souvent résumés à des chiffres, des statistiques sur leurs pays d'origine, dans les médias...

 

Derrière ces chiffres, il y a des êtres humains, des femmes, des hommes, des enfants qui vivent des histoires tragiques.

Des histoires comme celle de Maryam, une femme kurde de 24 ans : elle a tout quitté pour rejoindre son mari installé en Angleterre, ils devaient y ouvrir un salon de coiffure... il y a l'histoire de Kasalamate et de ses 3 enfants : il y a un mois, ils ont quitté l'Irak pour l'Europe, ils voulaient y faire leurs études. Le père était d'accord, ils ont embarqué dans un bateau pneumatique et ont tenté de traverser la Manche.

"Mon seul but, c'était qu'ils soient heureux", déclare le père. Ils faisaient partie des 27 personnes disparues au large de Calais, le 24 novembre dernier.

 

Des murs sont construits par l'Europe pour repousser les exilés : en Pologne, en Espagne, en Hongrie ou encore en Grèce, en 20 ans ce sont plus de 1000 kilomètres de murs qui ont été construits le long des frontières européennes.

Le mois dernier, 12 pays européens réclamaient des fonds pour l'édification de murs anti-migrants.

 

On assiste à l'exil de milliers de personnes auxquels les dirigeants de l'Europe opposent des frontières.

Que faut-il pour mettre fin à l'indifférence ?"

 

Le journaliste Éric Fottorino pousse un cri du cœur et pose son regard sur des inégalités qui conduisent au pire. Le journaliste et romancier publie un texte à la fois subversif et dérangeant pour réveiller les consciences face au drame des migrants disparus dans la Manche ou en Méditerranée. 

"Eric Fottorino publie une nouvelle intitulée La pêche du jour : un dialogue entre deux personnages... on est devant l'étal d'un pêcheur, sauf qu'on n'y achète pas du cabillaud, de la sole ou du saumon mais du Malien, de l'Erythréen, de l'Afghan.

 

"Notre indifférence est presque pornographique, c'est tellement choquant, ce à quoi on est en train de s'habituer", déclare Eric Fottorino.

"Il faut des mots et des mises en scène de ces mots différents... ce texte a été lu la semaine dernière à Turin, en Italie.

Mario Calabresi l'ancien patron de la Republica m'a dit : "Mais est-ce que nous ne pensez pas que les mots sont usés pour parler de tout ça."

Réponse de Fottorino : "Oui, bien sûr, ils sont usés, mais le crime de silence est le pire, et aujourd'hui plus on parle, plus on a l'impression qu'on entretient le silence : il y a des mots qui sont tellement devenus banalisés, avec les images que c'est comme si on n'avait rien dit...

 

Ce que j'ai voulu faire, c'est de mettre en scène deux personnages dont on ne sait pas trop qui ils sont mais on comprend que l'un et l'autre sont les deux faces du même visage.

Il y a donc ce pêcheur, le vendeur de migrants et puis il y a cet homme qui pose des questions un peu naïves, qui est un peu choqué mais pas totalement non plus... on est un peu tout ça à la fois..."

"C'est ça, en fait, si vous voulez, on laisse faire, on laisse faire les états, nous les citoyens : aujourd'hui, la politique, c'est une politique de non accueil.

A un moment donné le pêcheur dit : "Il y a des mots qui puent, non, vous ne croyez pas ?" -"Oui quels mots ?" -"Eh bien, le mot accueil, le mot solidarité, le mot chaleur."

 

Effectivement, il y a des mots qu'on a exilés. On a tous notre part de responsabilité parce qu'on accepte que la mer fasse le boulot. On se focalise sur les passeurs. Mais pourquoi il y a des passeurs ? Parce qu'on rend les choses infranchissables. C'est comme la prohibition : quand on a prohibé l'alcool aux Etats-Unis, il y avait des trafiquants, et des maffias.

 

On assiste à un naufrage de la civilisation.

Le pêcheur dit : "Je suis un croque-mort respectable et sans haine, le fossoyeur de vos lâchetés à tous."

 

Une expression est utilisée par les institutions européennes : on parle de "paquet migratoire". On a l'impression d'oublier qu'il s'agit de vies, d'hommes, de femmes, d'enfants. Souvent, ils ne savent pas nager, certains n'ont jamais vu la mer.

On accepte que leur sort en soit remis à cette espèce d'aléas nocturnes et maritimes, et il y a une sorte d'impunité générale qui fait que les chiffres s'ajoutent, mais qu'après tout, ça ne fait plus rien.

Jusqu'où on va être indifférent ? On a même créé un crime de solidarité.

Qui sommes-nous pour pouvoir accepter ça ?

Nos sociétés se radicalisent à mesure que les inégalités deviennent intolérables.

Ces réfugiés, c'est la pointe avancée de ce qui va nous arriver au XXIème siècle : les réfugiés climatiques, les réfugiés des guerres, des radicalismes religieux.

Une civilisation est très mal partie, quand elle dit : "La mer les emportera."

Telle est la mise en garde d'Eric Fottorino : il est vrai que les drames et les naufrages se succèdent en Méditerranée, des hommes, des femmes, des enfants perdent la vie sur des embarcations de fortune, pour échapper à la guerre, à la misère, au désarroi. Et il est vrai que l'on n'en parle presque pas.

L'année 2021 a été particulièrement meurtrière pour les migrants : 1300 morts en mer.

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/2947731-emission-du-mercredi-15-decembre-2021.html

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-du-dimanche-19-decembre-2021

 

 

Sommes-nous encore humains ?
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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 08:18
Le sud de l'Europe en flammes : notre maison brûle...

 

"800 départs de feux en Italie, ces derniers jours, des incendies majeurs en Espagne, c'est toute l'Europe du sud qui flambe... encore plus en Turquie, où cent mille hectares sont déjà partis en fumée.

 

En Grèce, le feu se rapproche dangereusement des grandes villes. A 60 kilomètres au nord d'Athènes, les flammes ont gagné l'une des trois collines qui entourent la capitale.

Des dizaines de maisons et d'entreprises ont brûlé : le premier ministre grec est venu constater les dégâts et mettre en garde les habitants.

 

"Les maisons seront réparées et avec le temps, la forêt reviendra mais des défis nous attendent. Nous avons encore quelques jours de canicule, et ensuite les vents vont venir, il faut rester vigilant." a déclaré le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis. 

 

La Grèce connaît actuellement la pire canicule depuis 30 ans : le thermomètre a atteint 46 degrés à Kalamata.

 

Dans la Turquie voisine, Marmara a enregistré 45 degrés, les températures au sol sont montées jusqu'à 50, selon l'Agence spatiale européenne...

Un épisode exceptionnel qui épargne l'Europe de l'ouest.

 

Depuis 15 jours, la situation est un peu bloquée du côté de l'Europe : on a de l'air très chaud qui remonte d'Afrique, et essentiellement du Sahara sur tous les Balkans, l'Italie, une partie de l'Europe centrale, avec des systèmes dépressionnaires qui se situent un peu plus à l'ouest.

 

L'air froid bloqué sur les îles britanniques fait remonter l'air chaud du Sahara par un système de vases communicants.

 

Un dérèglement du climat aux conséquences dramatiques, et, selon les spécialistes, ces épisodes vont devenir de plus en plus fréquents."

 

Sans être la région du monde qui souffrira le plus des hausses de températures, la région, forte de 500 millions d’habitants, est qualifiée de ”‘point chaud’ du changement climatique” par un rapport du Giec.

Elle est menacée par plusieurs facteurs liés au changement climatique, selon un chapitre de ce rapport du Giec sur les conséquences du changement climatique.

“Les raisons d’inquiétude comprennent des risques liés à la hausse du niveau de la mer, à la perte de la biodiversité terrestre et marine, des risques liés aux sécheresses, feux de forêt et altérations du cycle de l’eau, la production alimentaire menacée, des risques pour la santé dans des agglomérations urbaines et rurales liées aux canicules” et aux moustiques vecteurs de maladies."

La Grèce est toujours en proie à de violents incendies. Les feux, qui gagnent du terrain, continuent de dévaster forêts et habitations, après avoir fait deux morts et causé des évacuations massives. 16 personnes ont été hospitalisées. Au moins 1 450 pompiers grecs, aidés de renforts d’autres pays, poursuivaient leur bataille acharnée contre cinq incendies majeurs au nord d’Athènes, sur l’île d’Eubée, à 200 kilomètres à l’est de la capitale, et trois feux sur la péninsule du Péloponnèse, à l’ouest.

Au nord d’Athènes, le violent sinistre continuait d’avancer avec vigueur vers l’est et le lac de Marathon, la plus grosse réserve d’eau de la capitale, après avoir provoqué l’évacuation d’une dizaine de localités. Des fumées épaisses se sont répandues dans toute la région.

 

On voit encore là un des effets du dérèglement climatique qui menace notre planète.

 

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs..."

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/meteo/canicule/canicule-les-temperatures-se-hissent-a-50-degres-dans-le-sud-de-l-europe_4727483.html

 

 

https://www.nouvelobs.com/monde/20210807.OBS47308/la-grece-toujours-en-proie-a-de-violents-incendies.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/climat-la-mediterranee-en-proie-a-plus-dincendies-de-canicules-et-de-secheresse-alerte-le-giec_fr_610e2dfae4b075592c7c4a2a

 

 

https://www.lepoint.fr/environnement/le-gulf-stream-risquerait-de-s-effondrer-selon-une-etude-07-08-2021-2438166_1927.php

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/09/en-grece-les-pompiers-continuent-de-lutter-contre-les-incendies-sur-l-ile-d-eubee_6090953_3210.html

Le sud de l'Europe en flammes : notre maison brûle...
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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 11:08
Mais que deviennent nos déchets plastiques ?

 

Nous sommes désormais contraints de trier nos déchets, et de mettre à part les cartons, papiers, emballages en plastique.

Chaque minute dans le monde, l'équivalent d'un camion poubelle rempli de déchets plastiques se déverse dans les océans.

Que deviennent donc nos déchets plastiques ? Qu'est-ce qui est vraiment recyclé ?

Comme on nous demande de trier, nous pensons que les déchets plastiques sont tous recyclés. Mais c'est loin d'être le cas...

Un reportage diffusé sur la Cinq, intitulé La face cachée du recyclage, nous apprend avec précision ce que deviennent ces déchets.

 

"A Ivry sur Seine, se trouve le plus grand incinérateur d'Europe : il engloutit chaque année 650 000 tonnes de déchets... Des fumées s'échappent continuellement de cette usine, jour et nuit.

Dans les fumées blanches, il y a beaucoup de vapeur d'eau, mais aussi du dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre, plus inquiétant : du dioxyde de souffre, des tonnes de poussières, de l'acide chlorhydrique, des traces d'ammoniac, de plomb, de l'arsenic...

Des poules installées près d'un incinérateur pondent des oeufs avec des taux de dioxine bien supérieurs à la normale.

 

Les déchets sont brûlés, "valorisés", dit-on, car avec la chaleur produite, un incinérateur fait chauffer de l'eau pour alimenter les radiateurs des immeubles alentour et pour produire de l'électricité.

 

Après incinération, il reste des résidus qu'on appelle le mâchefer : tout ce qui n'a pas brûlé.

En moyenne, dans les incinérateurs français, 20% des déchets ressortent en mâchefer, un cinquième de ce que l'on jette. Chaque soir, une péniche vient collecter ces tonnes de résidus toxiques, plombés par les dioxines et les métaux lourds.

50 kilomètres plus loin, se trouve un centre de maturation où est entassé du mâchefer : on y retrouve de la faïence, du verre, des métaux, du plastique. Il faut le traiter, c'est à dire le laisser à l'air libre, certains polluants vont naturellement se dissoudre mais un tiers du mâchefer est trop pollué, il finira dans une décharge : nous le laissons aux générations futures.

Au bout de 3 mois, on fait des analyses et on regarde si le produit est valorisable ou non.

Les mâchefers valorisables, les deux tiers, ceux qui respectent les seuils réglementaires de pollution sont triés et sont envoyés sur des chantiers routiers.

Le mâchefer est donc utilisé pour construire des routes : 50 000 tonnes de mâchefer sont utilisées pour remblayer les terrains où sont construites les routes... c'est là que finissent nos poubelles !

Mais certains clients ne veulent pas du mâchefer : il y a des contre-indications pour des cours d'eau, il peut y avoir des eaux d'infiltration, c'est quand même du recyclage d'ordures ménagères, donc cela peut potentiellement polluer la nappe phréatique.

Un échantillon de mâchefer a été prélevé et envoyé dans un laboratoire spécialisé : les résultats sont sans appel.

"Ce mâchefer, on ne peut pas le mettre en sous couche routière, parce qu'il y a un risque potentiel de par sa teneur en dioxines : pour les dioxines, la réglementation tolère 10 nanogrammes par kilo, et dans l'échantillon, on trouve 56 nanogrammes par kilo.

Si de l'eau s'infiltre dans le mâchefer, ces dioxines pourraient se répandre dans l'environnement et rejoindre une nappe phréatique.

La dioxine est un composé cancérigène reconnu.", commente un des scientifiques chargé de l'analyse.

Mais d'où provient cette dioxine ? De quels déchets ? La présence de dioxine est souvent liée à la présence de composés plastiques.

Ainsi, nous roulons sur nos poubelles, nous n'imaginions pas que des déchets non brûlés étaient discrètement stockés sous le bitume...

 

A la sortie des incinérateurs, il y a aussi les REFIOM, 2,5 % des déchets qui sortent des usines. Ces REFIOM sont tellement toxiques qu'on ne peut pas les réutiliser, ils sont en fait exportés en Allemagne et enfouis dans des mines.

Les REFIOM, ce sont les cendres volantes récupérés par les filtres. Ils sont traités avec un protocole strict pour que personne n'y soit exposé.

Les REFIOM sont des déchets ultimes destinés à des décharges spéciales pour déchets dangereux.

A Philippsthal, en Allemagne, se trouvent des mines de sel, avec sous terre, des galeries, creusées par les mineurs : les REFIUM viennent combler ces cavités.

Un géologue en colère, Ralf  Krupp, travaille sur le problème des mines de sel depuis des années : "en acceptant ces déchets, on gagne beaucoup d'argent. C'est un immense business, et les pays qui les envoient sont ravis puisqu'ils n'ont plus à s'en soucier. Le seul perdant, c'est l'environnement.", déclare ce géologue.

Qui imagine, en sortant ses poubelles le soir, qu'une partie va finir dans une mine de sel, en Allemagne ?

D'après l'entreprise allemande, il n' y a aucun risque pour l'environnement.

Pourtant, il y a de gros problèmes d'infiltration d'eau dans ces mines, un jour, l'eau pourrait atteindre ces déchets toxiques et rejoindre ensuite les nappes phréatiques.

Les REFIUM peuvent rester toxiques pendant des milliers d'années.

 

Ce que la plupart des gens ignorent aussi, c'est que la moitié du plastique jeté en France finit dans un incinérateur.

La meilleure solution serait de diminuer nos déchets car le plastique est partout. Beaucoup d'industriels multiplient les couches de plastique, sans prendre en compte les conséquences pour l'environnement. 

C'est le plus souvent une affaire de marketing : il s'agit d'inciter à consommer toujours plus.

Dans les années 50, les humains fabriquaient un million de tonnes de plastique par an, dans les années 70, 50 millions, dans les années 90, 150 millions, aujourd'hui, plus de 350 millions de tonnes !

Le monde est devenu accro à cette matière, tellement pratique et si peu chère à produire.

 

Arriver à vivre sans plastique : c'est le combat d'une scientifique française, Nathalie Gontard : elle passe son temps à montrer la nocivité de ce matériau créé à partir du pétrole.

Le plastique, au fil du temps, se dégrade, devient minuscule et quand il se dégrade, il voyage et peut rejoindre des cours d'eau, les mers, les océans : rien ne peut arrêter les micro-plastiques.

Le plastique est dangereux lorsqu'il devient invisible. Nous savons qu'il y a du plastique dans nos océans.

 

Sur la côte méditerranéenne, des volontaires ont découvert les dégâts faits par le polystyrène : il s'agglutine sur le bois. Avec la tempête Alex, et les inondations, des millions de billes de polystyrène ont été charriées, elles vont finir par être assimilées dans la chaîne alimentaire par des petits poissons, par certains oiseaux, et au final, c'est nous qui allons les manger, puisque le dernier maillon de la chaîne alimentaire, c'est nous. 

A côté de l'étang de Berre, ce n'est pas la tempête qui a apporté le plastique, ce sont les hommes qui s'en sont débarrassés : on découvre une mare où surnagent des blocs de pastique,  une piscine de déchets, un étang de polystyrène. Là, des oiseaux cherchent leur nourriture, essaient de survivre dans un monde pollué et dévasté.

Comment l'humanité peut-elle continuer à se regarder dans une glace ?

 

Un Français moyen ingère à minima l'équivalent d'une carte bleue par semaine, notre corps ne sait pas s'en débarrasser.

Impossible de tout miser sur le recyclage parce que le plastique n'est pas recyclable, à proprement parler.

Et pourtant, nous passons notre temps à le trier...

Dans un centre de tri, arrive le plastique trié, les différents plastiques sont isolés et envoyés dans des bacs appropriés. Le rebut non reconnu part vers l'incinérateur.

Les plastiques triés sont ficelés dans d'énormes balles, classées par catégories : certaines sont recyclées, d'autres pas vraiment. Ont été isolés les bouteilles transparentes, le plastique souple, les bouteilles colorées, le plastique opaque et les barquettes.

Les bouteilles transparentes sont recyclées : on peut en faire de nouvelles bouteilles, en ajoutant du plastique neuf, le plastique souple redevient aussi du film plastique.

Les bouteilles colorées ne peuvent être recyclées à l'identique, on en fait des rouleaux d'isolation pour les maisons, les bouteilles opaques sont en partie réutilisées pour en faire des tuyaux d'arrosage ou des équipements automobile et le jour où ça ne servira plus, ce ne sera plus recyclable.

Il faut savoir qu'il y a au minimum 30% de perte à chaque cycle de recyclage. Les bouteilles ne sont pas recyclables à l'infini, on peut les recycler deux ou trois fois seulement.

Les autres plastiques sont décyclés c'est à dire transformés en d'autres objets, par exemple des cintres en plastique qui vont venir remplacer des cintres en bois, en métal.

On ne sait pas recycler l'écrasante majorité des déchets plastiques, donc il faut arrêter de fabriquer et d'acheter du plastique.

Le plastique se recycle mal, pas, très peu...

Pendant longtemps, la France a exporté des déchets plastiques vers l'Asie.

En Indonésie, un village croule sous les détritus : pour une partie, ce sont des déchets locaux mais beaucoup viennent d'ailleurs, de France.

Tous les pays d'Europe et les Etats-Unis avaient pris l'habitude d'envoyer leurs déchets plastiques en Asie, jusqu'au jour où les gouvernements asiatiques ont décidé de taper du poing sur la table : l'Indonésie intercepte le plastique importé illégalement et renvoie les containers vers la France, tous ses voisins prennent des mesures similaires.

La Chine déclare en 2018 qu'elle ne veut plus être "la poubelle du monde", elle est suivie par l'Inde, le Cambodge et la Thaïlande. 

La France s'est donc cherché de nouveaux débouchés, comme la Turquie.

En Floride, à Daytona, la ville ne savait plus où envoyer ses déchets, alors, ils ont tout simplement arrêté de trier, la poubelle de déchets recyclables a disparu, et les décharges débordent.

"Un pays capable d'envoyer des hommes sur la lune, mais incapable de gérer ses déchets plastiques.", commente une habitante.

La ville aurait pu continuer à recycler le plastique aux Etats-Unis, mais c'était plus cher !

Les Etats-Unis cherchent un nouveau point de chute pour leurs déchets, en Afrique : le Kenya. Des négociations sont en cours pour faire de ce pays la nouvelle destination du plastique américain, en échange d'un gigantesque accord commercial.

C'est scandaleux ! Des Kényans se mobilisent contre ce projet.

 

Ainsi la seule solution viable serait d'interdire les plastiques, d'autant qu'en raison de la pandémie, on déplore une augmentation de ce polluant, avec les masques jetables, les gels hydroalcooliques conditionnés sous plastique.

 

Tous les emballages plastiques seront interdits en France à partir de 2040 : pourquoi attendre encore 20 ans ? Remplaçons-les au plus vite !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/sur-le-front/2399403-la-face-cachee-du-recyclage.html

 

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 11:52
Passage à l'heure d'hiver, c'est à cause de l'Europe...

 

Aimez-vous l'heure d'hiver ? 

Qui peut apprécier des journées raccourcies, une nuit qui tombe très tôt, avant même que n'arrive l'hiver ?

 

Et, pourtant, nous voilà passés une fois de plus à l'heure d'hiver : et ce changement d'heure risque de perdurer encore de nombreuses années, car les pays européens ne sont pas capables de se mettre d'accord sur ce point !

 

Avec ce seul exemple, on comprend toutes les difficultés de fonctionnement de l'Europe.

La France, le Portugal et l'Espagne souhaiteraient l'heure d'été, mais les pays plus au nord, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Finlande, le Danemark préfèrent l'heure d'hiver...

Le risque : un mélange de fuseaux horaires au coeur de l'Europe...

Ainsi, certains vivent en France mais travaillent en Belgique : compliqué de changer l'heure, dès qu'on passe la frontière...

 

C'est avéré : les enfants, les adultes ont des difficultés à s'adapter à ce changement.

 

Le changement d'heure pourrait également provoquer des troubles pour la santé. Le passage à l'heure d'hiver vient, chez la majorité des personnes, dérégler l'horloge biologique.

Autre effet notable du passage à l'heure d'hiver, son influence psychologique avec la dépression saisonnière,  associée au manque de lumière. Selon les statistiques, le phénomène est loin d'être négligeable puisqu'il toucherait environ une personne sur six...

Chez les enfants, le passage à l'heure d'hiver perturbe beaucoup les habitudes des plus petits, et peut leur faire perdre l'appétit.


 

 De plus, ce changement générerait de faibles économies d'énergie. En France, cela représenterait une économie énergétique annuelle de 0,1% selon les modélisations effectuées par l'Ademe en 2010. Le gain serait intégralement réalisé sur l'éclairage.

Dès lors, on n'en voit pas l'intérêt...

 

L'heure d'hiver est vraiment déprimante : quand on sort du travail, il fait déjà nuit et on n'a pas le temps de profiter de quelques rayons de soleil.

On profite mieux de la lumière naturelle le soir que le matin, c'est une évidence...

 

Mais, décidément, l'Europe pose problème : impossible d'obtenir un accord unanime dans de nombreux domaines...

Dès lors, comment s'étonner des difficultés de fonctionnement de l'Europe ?

 

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/sommeil/changement-d-heure-les-blocages-au-sein-de-l-ue-creent-le-statu-quo_3676651.html

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 10:05
Peut-on encore avoir des enfants ? Ce qu'en pense Michel Onfray...

  
 

 

Sommes-nous trop nombreux sur cette planète ? Faut-il renoncer à avoir des enfants pour l'avenir de notre planète ? C'est un sujet à la mode.

Nous serons donc presque 10 milliards sur Terre en 2050. Mais les 7,5 milliards que nous sommes aujourd'hui consomment déjà plus que la planète ne peut produire.

 

Pollution, surconsommation, dégradations, déforestations : voilà le résultat d'une surexploitation des ressources de la terre.

On a favorisé longtemps en France une politique nataliste : prestations, mesures fiscales, actions sociales...

Mais, cette tendance semble s'inverser, face aux problèmes de surpopulation. En Europe, notamment, la natalité a baissé, grâce aux nombreux progrès accomplis, grâce à la contraception.

 

Peut-on encore avoir des enfants ? En lisant Sagesse de Michel Onfray, on serait presque convaincu qu'il ne faut pas avoir d'enfants...

"De quel droit un homme et une femme, puis, depuis peu, deux partenaires avec ou sans sexe, voire trois, sans relations sexuelles, décident-ils que leur vouloir suffit à faire sortir du néant un être qui n'a rien demandé, en ne lui proposant pour seul projet que de perdre chaque jour un peu plus de la vie qui le conduira un jour à la tombe ?"

Alors, là, Michel Onfray y va fort !

Plus loin, il écrit : "Ne pas faire d'enfants ne relève ni de l'égoïsme ni de l'individualisme mais de l'altruisme : il s'agit d'éviter d'infliger de la souffrance et de la douleur à autrui, de le préserver de la négativité du monde en ne l'y exposant jamais puisqu'on en a le choix."

 

La vie ne mériterait-elle pas d'être vécue ? La vie ne serait-elle que douleurs et souffrances ?

Certains ne manquent pas de dire que c'est un parcours d'obstacles, et c'est vrai, mais on ne peut oublier et ignorer tous les bonheurs de la vie.

Ce n'est pas un hasard si beaucoup de gens tiennent à la vie... "Plutôt souffrir que mourir, telle est la devise des hommes", écrivait La Fontaine, dans une de ses célèbres fables, La mort et le bûcheron...

La vie offre tant de découvertes passionnantes : la nature, les paysages, la littérature, les arts, la peinture, la musique. L'être humain est à l'origine de tant de merveilles.

 

Il est vrai que la population mondiale ne cesse de croître... et que les ressources de la planète ne sont pas illimitées -  on consomme déjà plus que de raison.

Il nous faut, sans doute, faire des efforts pour consommer moins, nos modes de vie étant encore voués à une hyperconsommation : c'est cela qu'il faut changer...

Mais est-ce possible ?

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-jeudi-28-fevrier-2019

 

 

 

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 08:48
 Nicolas Dupont-Aignan et la colonisation migratoire...

 

 

Sur le plateau d'ONPC, Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé la "colonisation migratoire" qui aurait lieu sur le territoire français selon lui.

L'expression volontairement outrancière et provocatrice vise à générer la peur et le rejet et il s'agit là de s'attirer les faveurs d'un certain électorat.

Nicolas Dupont-Aignan prétend défendre les populations des banlieues face à une caste de privilégiés, mais lui-même ne fait-il pas partie de cette caste ?

 

Il est certain que la crise migratoire divise l'Europe, il est aussi certain que de nombreux migrants, fuyant la guerre, la misère, cherchent à échapper à leur triste sort et à gagner l'Europe...

Il est certain que l'Europe a failli face à cette crise : on a laissé les pays du sud se débrouiller avec les migrants...

 

Mais, face à cet afflux de migrants, peut-on comme Donald Trump fermer les frontières et pratiquer une politique de repli sur soi ?

Est-ce là une politique conforme à nos valeurs d'accueil et de respect des droits de l'homme ?

La façon dont Donald Trump a séparé les enfants d'immigrés de leurs parents a choqué l'Amérique entière.

 

Nicolas Dupont-Aignan joue comme lui sur les peurs, de la même façon que Marine Le Pen : il espère ainsi conquérir un électorat plus large... La peur de l'immigré, c'est son fonds de commerce, c'est son argument principal pour gagner des voix.

 

Et quand Laurent Ruquier lui assène : "Vous êtes pire que Madame Le Pen", le chroniqueur ne fait que mettre en évidence la politique extrémiste qui est la sienne...

D'ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan ne s'est-il pas allié à Marine Le Pen lors des élections présidentielles ?

 

Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, c'est le même combat contre l'immigration, c'est leur cheval de bataille.

Mais en dehors de ce poncif, c'est à se demander s'ils ont un réel programme de gouvernement.

 

Bien sûr, il faut canaliser l'afflux des migrants, bien sûr, il faut aider les pays africains à se développer pour juguler une immigration massive, bien sûr, il faut que l'Europe trouve des solutions communes.

Mais, comment refuser totalement l'asile à des gens qui souffrent, qui n'ont rien, qui risquent leur vie pour atteindre les côtes de l'Europe ?

 

 

 

 

 

 

 Nicolas Dupont-Aignan et la colonisation migratoire...
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 11:23
Oui, c'est vraiment le bordel...

 

 

Tandis que de nombreux éditorialistes glosent à qui mieux mieux sur un mot "le bordel" utilisé par le président de la République, on ne peut que faire ce constat :  ce mot s'applique en bien des occasions à notre monde.

C'est le "bordel" partout...

 

Oui, décidément, cette année 2017 est l'année de tous les bouleversements...

 

En France, on a assisté à l'effondrement des partis politiques traditionnels lors de l'élection présidentielle : la déroute du Parti Socialiste, la déconfiture du Front National, la débâcle du parti Les Républicains...

Emmanuel Macron, nouveau venu en politique a été élu président de la République, contre toute attente.

 

De la même façon, aux Etats-Unis, Donald Trump a remporté les élections, défiant tous les sondages. Il éprouve maintenant des difficultés à appliquer une politique assez déconcertante : ses réactions ne sont-elles pas souvent imprévisibles et désordonnées ?

 

2017, c'est aussi l'année de la mise en oeuvre du Brexit : la Grande-Bretagne a quitté l'Union Européenne, contre toutes les prévisions.

 

Et voilà que l'Espagne connaît une nouvelle crise inquiétante, avec le référendum d'indépendance organisé en Catalogne. Les tensions sont vives entre les partisans de l'indépendance et les opposants.

Le référendum qui a eu lieu Dimanche n'a aucune légitimité, car le nombre de votants n'atteignait même pas 50 % de la population. Le vote ne s'est pas déroulé selon des règles démocratiques. Dès lors, il est nul et non avenu.

Et pourtant, les indépendantistes affirment haut et fort leur bon droit.

Comment cette crise va-t-elle se résoudre ? Beaucoup d'Espagnols sont inquiets de la tournure que prennent les événements. D'ailleurs les violences policières contre les votants ont choqué l'opinion publique.

 

On assiste, ainsi, dans le monde à de grands bouleversements qui débouchent sur de profondes inquiétudes.

Parallèlement, la révolution numérique bouleverse aussi l'univers du travail : les robots supplantent l'homme dans de nombreuses tâches.

Chaque jour, on invente de nouveaux robots, aux fonctionnalités multiples... On assiste à une accélération fulgurante des progrès techniques.

Ce n'est que le début de cette grande révolution et nous ignorons encore quelles seront les conséquences de ces nouvelles technologies.

Dans tous les cas, le travail se raréfie et les politiques ne semblent pas prendre la mesure de tous ces bouleversements.

 

Les changements climatiques provoquent aussi de terribles catastrophes, entraînant l'exil de nombreuses personnes.

Nous vivons une époque où tout est chamboulé, où l'avenir lui-même paraît très incertain.

Oui, on peut le dire : "C'est vraiment le bordel..."

 

Saurons-nous faire face à tous ces problèmes qui surgissent ?

Saurons-nous résoudre tant de crises ?

 

 

 

 

 

Oui, c'est vraiment le bordel...
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 14:03
En Grèce : des réformes qui bafouent les valeurs européennes...

 

 

Un reportage diffusé sur France 3 consacré à la Grèce, dans la série Avenue de l'Europe, met en évidence, dans ce pays, des manquements graves à la charte sociale européenne.

L'Europe a imposé à la Grèce des réformes qui ont annihilé les droits des travailleurs : toutes les entreprises pratiquent une flexibilité poussée à l'extrême.

Le reportage s'ouvre sur la situation dramatique que vivent des ouvriers dans une mine de lignite en Macédoine occidentale : malgré les dangers et les difficultés de leur profession, l'état a réduit leur salaire de 30 à 70 %.

Comment vivre dans ces conditions ? Comment espérer ?

 

En Grèce, l'ensemble du droit du travail a été démantelé au point de ne plus respecter les règles inscrites dans la charte sociale européenne.

Les européens ont poussé les Grecs à les adopter "pour leur bien", leur disait-on.

 

Un Grec sur trois a, ainsi, basculé dans la misère : chômage, absence de protection sociale. Les chômeurs longue durée ne touchent plus rien au bout d'un an et la banque alimentaire est leur seul recours.

Un chômeur, ancien boucher, témoigne : il dort désormais dans la rue, il a été licencié sans motif, son fils et sa fille se sont exilés, l'un en Angleterre, l'autre aux Pays bas, "Tous les deux ont émigré, je ne veux pas qu'ils connaissent ma situation...", déclare ce chômeur.

 

Les jeunes sont les premières victimes de cette réforme radicale du droit du travail : même les plus diplômés travaillent pour presque rien, environ 50 % d'entre eux sont au chômage.

Un exemple vient illustrer la situation de ces jeunes : une jeune enseignante gagne seulement 300 euros par mois... dans ces conditions, elle n'a pas les moyens de quitter l'appartement de sa mère...

 

En effet, curieusement, la loi grecque permet même que les jeunes soient moins payés que les autres, ce qui est, pourtant, totalement illégal : une discrimination contraire à la charte européenne.

Une autre loi permet aussi de licencier sans indemnité et sans préavis pendant la première année de travail... encore une violation du droit européen...

 

Bruxelles et le FMI ont imposé ces lois travail qui permettent une flexibilité à outrance. Le code du travail a été cassé.

 

Et au total ? La flexibilité n'a toujours pas permis de créer des emplois. Beaucoup de jeunes sont même prêts à quitter leur pays pour retrouver une activité et un salaire décent.

 

Le marché du travail grec est devenu le plus flexible d'Europe... et les Grecs attendent toujours désespérément le retour de la croissance.

 

En Grèce, les suicides, les dépressions, les maladies mentales sont en forte augmentation. Retraités, jeunes, travailleurs, tous ces gens sont sacrifiés au nom de l'Europe.

 

 

Le reportage, à 25 minutes :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/avenue-de-l-europe/avenue-de-l-europe-le-mag-du-mercredi-13-septembre-2017_2360605.html

 

 

 

 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:20
Tous contre le CETA !

 

 

 

Ce jeudi 21 septembre, le CETA, le traité de libre-échange qui unit l’Union européenne et le Canada est entré en application provisoire dans sa quasi-totalité.

Les droits de douane vont être supprimés sur 98 % des produits échangés entre l'Europe et le Canada.

 

Les grands gagnants seront, comme toujours, les grands groupes, les grandes multinationales aux dépens de l'intérêt général.

Les agriculteurs français, eux, redoutent encore une concurrence déloyale.

 

Au Canada,  on élève les boeufs avec des coûts de production beaucoup plus bas, dans des fermes industrielles aux dimensions démesurées.

 

Le boeuf canadien nourri aux farines animales, au maïs OGM, à la ractopamine, un complément alimentaire permettant d’augmenter la masse musculaire de l'animal, pourra désormais être vendu sur le marché européen.

 

Que dire du saumon génétiquement modifié, autorisé au Canada, ce fameux poisson"biochimique" qui a été surnommé à juste titre "frankenfish" ?

Le retrouvera-t-on bientôt dans nos assiettes ?

 

On le conçoit : les différences de normes d'élevage posent problème.

Les conditions de production sur le continent américain ne sont absolument pas les mêmes que chez nous.

Toutes les normes diffèrent, qu'elles soient environnementales, alimentaires, sanitaires, ou de bien-être.

 

Dès lors, les agriculteurs et les éleveurs français s'inquiètent à juste titre.

Et chacun d'entre nous peut s'inquiéter aussi de ces accords entre le Canada et l'Union européenne.

 

La traçabilité de ces viandes venues du Canada n'est même pas assurée.

De plus, ce type d'accord vise à internationaliser les échanges au lieu de les relocaliser... une hérésie environnementale.

 

Avec ce traité, on importera aussi plus de carburants issus des sables bitumineux du Canada en Europe, ce qui conduira inéluctablement à  une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et ce qui aura un impact sur le climat.

 

A l'heure où les catastrophes climatiques se multiplient, un tel accord paraît déraisonnable et complètement inadapté.

A l'heure où l'on prend conscience des dangers du réchauffement climatique, le CETA est une aberration.

De nombreuses associations dénoncent cet accord dangereux pour notre économie, notre santé et notre environnement.

 

 

 

 

 

 

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:11
Un nouveau contrôle technique pour les automobiles...

 

 

 

Dès 2018, un nouveau contrôle technique des véhicules sera mis en place, plus contraignant, plus complet : une directive européenne de 2014 prévoit en effet de faire passer de 124 à près de 400 les points de contrôle, soit plus du double !

 

On imagine les conséquences de ces contrôles renforcés : plus longs, ils coûteront plus cher et obligeront les automobilistes à faire davantage de réparations, donc encore plus de dépenses.

 

Les appuie-tête, les accoudoirs et les rétroviseurs intérieurs seront aussi vérifiés.

 

Bien sûr, la sécurité est importante, mais on voit bien que ces contrôles vont pénaliser les gens les plus modestes qui possèdent de vieux véhicules et qui n'ont pas les moyens d'acquérir une voiture neuve.

Bien sûr, les garagistes, eux, vont se frotter les mains : ils pourront faire des bénéfices, travailler plus.

 

On a vraiment l'impression que les diktats venus de Bruxelles se multiplient.

Les contraintes sont de plus en plus nombreuses et les automobilistes sont sans cesse mis à contribution.

Péages, stationnements payants, amendes, prix des carburants, assurances... les automobilistes deviennent des vaches à lait.

 

Comme le contrôle technique doit être renouvelé tous les deux ans, c'est une véritable manne dont vont bénéficier les garagistes et les centres de contrôle.

Mais on entrevoit de nouvelles contraintes pour les automobilistes, de nouvelles dépenses aussi.

Nos vies sont, ainsi, de plus en plus contrôlées, encadrées, surveillées.

Et même nos véhicules, nos moyens de locomotion n'y échappent pas...

Il faut se plier sans arrêt à des règlements qui deviennent au fil du temps de plus en plus contraignants.

 

Ainsi, 126 défaillances techniques vont désormais déboucher sur une interdiction de circuler immédiate, alors qu'actuellement un délai de deux mois est accordé pour réaliser les réparations.

 

La voiture est en passe de devenir un objet de luxe générant de multiples dépenses.

Alors que la crise sévit, alors que certains ont des difficultés à boucler leur budget, de telles mesures sont encore de nature à créer des inégalités et à générer des soucis, des ennuis pour les plus démunis.

 

 

 

 

 

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