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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 08:50
La discrimination des femmes en santé...

 

Un document sur la santé des femmes, diffusé sur la Cinq montre toutes les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes dans le domaine médical...

 

"C'est une fatalité méconnue : aujourd'hui, en France et partout dans le monde, en matière de santé, naître femme est un désavantage.

 

La discrimination des femmes en santé peut aller jusqu'à mettre leur vie en danger. On la retrouve dans toutes les grandes pathologies, à commencer par les maladies du coeur.

Les maladies cardiovasculaires en France tuent 200 femmes par jour, dans le monde 12000 femmes par jour. Les symptômes des femmes sont méconnus, voire ignorés : elles sont moins bien diagnostiquées et moins vite soignées.

 

Il n' y a pas si longtemps, la médecine considérait les femmes comme des hystériques qui se plaignent sans raison.

Aujourd'hui, la charge mentale et la précarité économique les empêchent de prendre soin d'elles.

 

Une autre raison explique cette discrimination : une certaine vision de la femme dans le milieu médical qui perpétue une méconnaissance de leur corps. L'infarctus ne se manifeste pas exactement de la même façon chez les femmes que chez les hommes, mais on ne l'apprend pas au cours des études de médecine.

A l'institut coeur poumon de Lille, on a vu de plus en plus de femmes se présenter aux urgences, ces dernières années : face à l'explosion des cas de femmes victimes d'infarctus et d'AVC, une cardiologue sonne l'alerte.

"Dans l'imaginaire collectif, aujourd'hui, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, et finalement, c'est les femmes qui restent et les hommes qui décèdent avant. Cet adage là ne sera peut-être pas vrai dans 20 ans, quand on voit la vitesse à laquelle va la progression des maladies cardiovasculaires qui tuent les femmes."

Aujourd'hui, en France une femme sur trois meurt d'une maladie cardiovasculaire, pourtant, ces pathologies sont encore considérées comme plutôt masculines... Les femmes sont sous dépistées, sous traitées, sous évaluées. Des journées chargées au travail, à la maison : les femmes ne prennent plus de temps pour prendre soin d'elles.

La cardiologue connaît bien ce profil de femmes que le surmenage et la charge mentale ont menées à l'infarctus. Les femmes ont tendance à malmener leur corps et à  le pousser plus qu'il ne faudrait. Les femmes ont tendance aussi à cacher leurs douleurs.

Les femmes ne s'écoutent pas, quand elles ont des symptômes, souvent, c'est de l'angoisse, c'est du stress, elles se sous dépistent.

 

Il y a aussi un autre problème : les femmes peuvent avoir des symptômes qui, non seulement, sont différents de ceux des hommes, mais qui, en plus, prêtent à confusion.

Dans un cas sur deux, les symptômes sont sournois : fatigabilité à l'effort, un essoufflement à l'effort qui va s'aggraver dans le temps, des signes digestifs, des brûlures à l'estomac.

 

La prise en charge des femmes peut poser problème, et en cas de suspicion d'accident cardiovasculaire, il faut aller vite, mais les femmes et les hommes ne réagissent pas de la même manière en cas de douleurs dans la poitrine. 

Des études ont montré que les femmes appellent les services d'urgence en moyenne 15 minutes après les hommes.

La crise cardiaque chez la femme est en général considérée comme plus grave : plusieurs études l'ont démontré, avec une plus grande mortalité, parce que les prises en charge peuvent être retardées, chez les soignants eux-mêmes... on pense, pour la femme, plutôt à des crises d'angoisse.

 

Le travail et la famille passent aussi avant la santé des femmes.

Il y a, en plus, une dégradation de la condition féminine : les femmes d'aujourd'hui ne sont pas nos grands-mères ou même nos mères, ces femmes là étaient relativement protégées, elles étaient à la maison, elles n'avaient pas ce triple boulot qui est de travailler, d'être performante au boulot, de s'occuper de son mari ou de son compagnon, de s'occuper de ses enfants...

L'accident cardiaque a triplé ces dernières années chez les femmes de moins de 50 ans.

 

Le cancer du poumon est l'autre grande maladie qui se féminise à toute vitesse : en France, le cancer du poumon explose chez la femme, alors qu'il stagne chez l'homme.

Les femmes sont victimes d'une double injustice : l'inégalité par rapport au tabac, on sait que, à tabagisme égal, les femmes ont plus de risques de faire un cancer du poumon, de plus, comme dans l'inconscient, c'est un cancer qui touche moins les femmes, souvent, on a tendance à minimiser les symptômes : toux qui persiste, fatigue.

 

Il y a des raisons à cette discrimination massive des femmes en santé : on communique beaucoup sur tout ce qui est gynécologique, mais on oublie tout le reste.

Les femmes ont appris à s'occuper de leur corps pour les problèmes liés à leur féminité, quitte à oublier qu'elles avaient aussi des organes et des artères. La médecine elle-même les a confortées dans cette idée, comme si une femme se résumait à un utérus et une paire de seins.

Cette médecine sexuée porte même un nom : c'est la médecine "bikini". On regardait la santé de la femme principalement au travers de ses organes de reproduction, et des seins.

 

Cette vision de la femme a même débordé du cadre de la médecine, l'exposant parfois directement aux dangers : ainsi, pendant plusieurs décennies, les industriels de l'automobile ont utilisé un mannequin d'homme pour étudier les accidents et certifier les véhicules.

Les airbags ont été conçus sans tenir compte des spécificités de la femme majoritairement plus petite et dont les muscles du cou sont plus fragiles. Une étude américaine a calculé que dans un accident une femme avait 47 % de risques de plus qu'un homme d'être blessée.

 

Dans un monde où 52 % des humains sont des femmes, la référence reste encore bien souvent le masculin : un sexisme qui imprègne la société.

Catherine Vidal a étudié les préjugés liés aux femmes en santé : il y a l'idée qu'elles étaient par nature le sexe faible, qu'elles avaient une constitution physique très fragile, qu'elles avaient sur le plan cérébral pas du tout les mêmes capacités d'intelligence que les hommes.

Ce cliché de la femme inférieure physiquement et mentalement s'est traduit dans les pratiques médicales.

Il y a 150 ans cette idée à trouvé une validation scientifique, dans les recherches du neurologue Jean Martin Charcot sur l'origine de l'hystérie. Mais l'étiquette d'hystérique colle aux femmes depuis beaucoup plus longtemps. Dans l'antiquité, on pensait que l'utérus n'était pas fixé et pouvait remonter dans le cerveau. Il en est resté quelque chose dans l'imaginaire commun. L'idée continue à influencer le diagnostic des médecins.

Il est rare qu'on diagnostique un homme hystérique, pourtant, il y en a beaucoup...

Ainsi, l'endométriose est une pathologie qui touche un certain nombre de femmes, plus de 10% avec des douleurs extrêmement fortes au moment des règles et pendant très longtemps, cette maladie a été complètement ignorée. On parle aujourd'hui davantage de cette maladie qui peut prendre des formes graves.

Pendant longtemps, les femmes ont été exclues des essais cliniques et des tests sur les médicaments sous prétexte que leurs variations hormonales biaisaient les résultats !

Quand la production de nouvelles molécules a explosé dans les années 50, les femmes ont enfin été prises en compte dans les essais cliniques, mais pas pour longtemps. Jusqu'à des scandales retentissants...

Cet essor de l'industrie pharmaceutique a conduit à traiter souvent les femmes, en particulier les femmes enceintes, avec des produits qui se sont avérés avoir des effets catastrophiques sur le développement du foetus, en entraînant des malformations, des cancers, ce sont les fameux scandales de la Thalidomide et du Distilbène.

Des enfants sans bras, sans jambes, sans oreilles, la Thalidomide se vendait sans ordonnance et était spécialement recommandée contre les nausées pendant la grossesse.

Le Distilbène était, quant à lui, censé empêcher les fausses couches : cancers, malformations génitales, trois générations plus tard, les conséquences de ce médicament se font toujours sentir.

Par principe de précaution, les femmes sont de nouveau exclues des essais cliniques à la fin des années 70. Il faudra attendre 20 ans de plus pour que les choses changent.

A partir des années 90, sous l'impulsion de féministes américaines qui s'étaient déjà battu pour le droit à la contraception, le droit à l'avortement : elles ont mis en évidence le fait que dans les maladies cardiovasculaires, les femmes n'étaient pas assez représentées.

Souvent, les manuels de médecine ne sont pas à jour : sur un atlas médial, c'est un modèle masculin qui est présenté, comme si le corps masculin était universel. On a ainsi formé des générations de médecins sur un standard masculin. Le corps des femmes est ignoré.

Que dire du machisme dans le milieu médical et du sexisme auquel sont confrontées les femmes au cours de leurs études médicales ?

Violences verbales, harcèlement sexuel, agressions, humiliations, sentiments de dévalorisation et de honte...ces dérives sont souvent passées sous silence...

Et même les patientes sont concernées par des abus sexistes : remarques sur leur physique, allusions sexuelles, harcèlement.

De plus, les douleurs des femmes sont systématiquement sous évaluées : on a tendance à les psychiatriser...

La médecine au féminin a encore bien des progrès à faire !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/documentaires/science-sante/2387159-femmes-les-oubliees-de-la-sante.html

 

 

 

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 11:42
Les parents à l'épreuve du Covid...

 

Bien sûr, les jeunes, les étudiants subissent la crise du Covid de plein fouet : universités fermées, études perturbées, problèmes financiers...

Les vieux ne sont pas épargnés car la maladie peut les affecter gravement, certains ont été isolés dans les EHPAD, privés de contacts avec leur famille.

 

Mais que dire des parents ?

Lors des confinements et de la fermeture des écoles, ils ont dû affronter l'école à la maison, le télétravail, une double charge difficile à assumer.

Les confinements ont pesé sur les familles, notamment pour celles qui habitent dans des logements exigus, parfois insalubres.

 

La cohabitation a été parfois douloureuse : plus de violences à l'intérieur des familles. Les violences intrafamiliales, parmi lesquelles les violences conjugales, ont progressé. Et la crise sanitaire continue de peser dans ces situations dramatiques, près d’un an après le début de la pandémie de Covid-19.

Encore une fois, ce sont les plus pauvres qui ont été le plus affectés.

 

Et puis, les parents se doivent d'imposer le masque à leur progéniture, ce qui n'est pas une mince affaire quand il s'agit d'enfants de 6 ans.

On imagine aussi toute la logistique qui doit suivre, concernant les masques : achats, lavages, séchages, entretien, etc. Un vrai casse-tête !

Un budget conséquent, et des tracas à n'en plus finir...

 

N'oublions pas les difficultés des parents, lorsqu'il faut obliger les loupiots à se laver les mains constamment dans la journée.

 

Autre problème et pas des moindres : désormais, les grands-parents n'ont plus la possibilité de garder les petits enfants, précaution oblige. Les parents se doivent donc de prendre en charge leurs enfants pendant les vacances.

 

Terminées aussi la piscine ou les activités sportives après 18 heures !

D'autant qu'avec la fin de l'hiver qui approche, les journées sont plus longues...

 

Impossible aussi de laisser les enfants jouer avec les enfants des voisins : comme le Covid passe parfois inaperçu, il vaut mieux éviter les contacts.

 

Bref, un véritable enfer vécu par les familles.

Alors, bien sûr la crise affecte toutes les tranches d'âge, mais on oublie souvent d'évoquer les difficultés des parents et des familles.

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-emission-du-mercredi-17-fevrier-2021

 

 

 

Les parents à l'épreuve du Covid...
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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 13:19
On allait au bord de la mer...

 

Les vacances, la mer, le soleil, voilà de quoi composer une chanson pleine de gaieté... 

Michel Jonasz, lui, nous raconte ses vacances d'autrefois au bord de la mer, avec nostalgie et mélancolie : il évoque des vacances familiales, en toute simplicité : 

"On allait au bord de la mer 
Avec mon père, ma sœur, ma mère..."

L'imparfait semble marquer une habitude, des voyages répétés, toujours les mêmes, les mots simples restituent la modestie de ces gens qui partent en vacances. La famille est alors amenée à côtoyer "les autres gens" qui, eux, appartiennent à d'autres catégories sociales...

On perçoit un regard un peu envieux :

"On regardait les autres gens 
Comme ils dépensaient leur argent 
Nous il fallait faire attention..."

C'est bien sûr l'argent qui fait la différence, ce qui suggère bien le champ lexical utilisé : "dépenser, argent, payer, prix.

Mais, le seul spectacle de la mer et des bateaux suffit à contenter la famille, les "glaces à l'eau" viennent compléter le bonheur de ces gens simples : les sensations visuelle, gustative sont particulièrement soulignées et appréciées.

"Alors on regardait les bateaux 
On suçait des glaces à l'eau..."

Pour ces gens modestes, "les palaces, les restaurants" ne sont pas accessibles, et on les voit "passer devant" sans regret, puisque d'autres plaisirs sont disponibles : "on regardait les bateaux" et puis il y a les bonheurs de la plage 

"Le matin on se réveillait tôt 
Sur la plage pendant des heures 
On prenait de belles couleurs"

On perçoit là une certaine monotonie dans cet emploi du temps invariable, ce que suggère bien l'emploi de l'imparfait d'habitude.
 

Une seule variation est introduite : 

"Et quand les vagues étaient tranquilles 
On passait la journée aux îles 
Sauf quand on pouvait déjà plus..."

Les îles représentent traditionnellement le voyage, le rêve... mais ce rêve n'était pas toujours à portée de mains, comme le montre l'expression pleine de pudeur : "sauf quand on pouvait déjà plus", sans doute par manque de moyens.

Dans le dernier couplet, on retrouve cette douce monotonie dans les activités :

"Alors on regardait les bateaux 
On suçait des glaces à l'eau..."

Le texte s'achève sur des remarques nuancées : une certaine tristesse, d'un côté, mais aussi une admiration vouée sans doute au spectacle de la mer :
 

"On avait le cœur un peu gros 
Mais c'était quand même beau" 

Ces souvenirs d'enfance sonnent vrai : aucune joie exubérante, ici, aucune amertume, mais une douce mélancolie... 

La dernière phrase montre l'importance du regard porté sur les paysages, sur leur beauté.

La mélodie restitue une ambiance feutrée, douce, mélancolique, mais aussi dans le refrain, un bonheur de profiter de ces vacances au bord de la mer, un bonheur de regarder et d'apprécier.
 

 

 

 

 

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 15:03
Un acteur si sympathique  : Jean-Pierre Kalfon...

 

Jean-Pierre Kalfon vient de faire paraître sa biographie : Tout va bien m'man... Avec un certain humour, il évoque de nombreux épisodes de sa vie.

 

Il a fugué de chez ses parents alors qu'il avait 15 ans : il a très tôt été attiré par le métier de musicien, puis il a pris des cours de théâtre, de danse.

 

Il s'est vite intéressé plus particulièrement au théâtre, puis il a été acteur de cinéma, de télévision.

 

Né en 1938, Jean-Pierre Kalfon restitue toute une ambiance : celle de la guerre, et de l'après guerre, des moments difficiles, sans doute, mais il sait les raconter avec beaucoup de tendresse et d'humour.

 

"Mes parents d'origine modeste étaient des gens formidables, ils m'aimaient, faisaient tout pour me donner ce qu'ils pouvaient,  mais comme beaucoup de gens, à cette époque, ils ne savaient pas trop communiquer avec les enfants. La transmission n'avait pas l'importance qu'elle a de nos jours."

 

Venu présenter son livre au Festival de la biographie, à Nîmes, l'acteur a lu de nombreux extraits de son ouvrage, avec bonhomie.

 

Il raconte qu'il aurait pu mal tourner quand il a fui le domicile de ses parents, mais il n'était "pas très doué comme voyou..." Il a préféré faire le voyou à l'écran.

Sa carrière a été très éclectique : musique, danse, théâtre, cinéma, télévision, une carrière éparpillée.

 

L'acteur évoque aussi les tickets de rationnement : "Mes parents et leurs amis ne parlaient que de ces fameux coupons, et plus généralement de ravitaillement, ainsi que des différents moyens de se nourrir, après ces temps de privation, cette obsession se comprenait... A l'époque, les parents ne savaient pas trop communiquer avec les enfants, ils les élevaient, c'était déjà assez difficile...

Mes parents étaient des gens adorables, efficaces pour le quotidien, mais qui n'avaient pas la moindre idée de ce que peut être la transmission, tellement fashion de nos jours..."

 

Le récit est émaillé d'anecdotes amusantes : "On m'habillait façon Tintin, pantalon de golf et chemisette à manches courtes... Arriva aussi la vogue des cols roulés, un de mes amis en avait un du plus beau vert... Je voulais le même. Maman m'a dit alors : "Je vais t'en tricoter un, mon chéri, elle en a parfaitement maillé un à l'endroit et à l'envers, pendant 6 mois. Le pull terminé, l'été était là et la mode passait."

On retrouve là l'ambiance d'une famille modeste de l'après guerre : on n'achetait pas les vêtements, on les confectionnait soi-même...

 

Autre anecdote : la rencontre avec les femmes, l'éveil de la sexualité, toujours racontés avec beaucoup d'humour.

 

Jean-Pierre Kalfon évoque enfin les films qui ont jalonné sa carrière : Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre, Les uns et les autres de Claude Lelouch, Mille milliards de Dollars, Saint-Cyr, Canicule...

 

Voilà un beau moment qui nous a fait découvrir un acteur sympathique, émouvant, un être humain proche de nous...

Et en l'écoutant, de nombreux spectateurs pouvaient s'identifier à cet acteur issu d'un milieu modeste...

 

 

 

 

 

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 13:16
L'enfer de la Noël...

 

 

On parle souvent de la magie de Noël, fête des enfants, de la famille... mais de plus en plus, cette fête tend à devenir un enfer...

 

Ce jour-là, je décide de me rendre dans une grande surface pour acheter un sapin de Noël : sur la route, des bouchons à n'en plus finir... Les voitures n'avancent pas et c'est une longue attente pour parcourir quelques mètres seulement...

C'est l'enfer de Noël, c'est l'orgie consumériste qui commence... Les gens se bousculent dans les magasins pour faire leurs achats.

Et moi-même je me laisse happer par cette frénésie d'achats.

C'est la ruée vers les cadeaux et les victuailles... et moi aussi, me voilà lancée dans cette course à la consommation.

 

Après une demi-heure, j'arrive enfin près du supermarché, où je me gare sans trop de problèmes.

Là, j'en profite pour compléter mes courses de la semaine : quelques légumes et quelques fruits...

Parvenue près des caisses, j'aperçois une longue file d'attente : là encore, il faut attendre longtemps, piétiner, pour payer son dû.

Puis, je dépose mes achats dans ma voiture et je retourne acheter un sapin, après avoir récupéré un caddie.

 

Je cherche, alors, vainement un vendeur ou une vendeuse pour choisir l'arbre qui me convient.

Je demande à un vigile qui me dit d'aller à l'accueil du magasin : au bout d'un moment, on m'informe que la vendeuse a dû s'absenter pour des raisons personnelles.

 

La dame de l'accueil chargée de la remplacer rechigne quelque peu à la tâche, elle m'accompagne tout de même près du rayon des sapins.

J'en choisis un et je demande aussi une bûche pour l'installer. Manifestement, la dame se plaint d'avoir mal au dos et peine pour sortir la bûche, je l'aide à vérifier si le sapin est adapté à la bûche, mais non, il faut recommencer plusieurs fois... 

 

Je parviens enfin à trouver mon bonheur, mais lorsque je veux récupérer mon caddie, une cliente âgée se précipite pour me dire que c'est le sien.

Je conteste mais je n'ai pas envie de me battre pour un caddie... !

Donc, je vais en chercher un autre... !

 

Je peux enfin fourguer le sapin dans ma voiture et rentrer chez moi : heureusement, le voyage de retour est plus facile, avec moins d'encombrements.

Mais, tout de même, Noël est l'occasion d'excès de toutes sortes, les gens en deviennent agressifs, surmenés, impolis.

L'inverse de ce que devrait être l'esprit de Noël : une fête du partage, de la convivialité....

 

 

 

 

 

 

 

 

L'enfer de la Noël...
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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 09:25
Rassemblement national : le pire des choix ?

 

 

La mode est aux nouvelles dénominations : les partis politiques changent de noms, le vocabulaire de l'analyse grammaticale se modifie, avec la promotion du "prédicat", les régions se parent de nouveaux noms...

Comme si le nom avait valeur de progrès, ou de changement...

 

Et voilà que Marine Le Pen propose une nouvelle dénomination pour le Front national... Il deviendrait le Rassemblement national...

Quelle originalité ! Il semble que même pour le choix d' un nouveau nom, les idées manquent...

Ce nom fait songer à cet ancien parti politique français fasciste et collaborationniste, fondé par Marcel Déat en février 1941 : le RNP, ou Rassemblement national populaire.

Triste souvenir ! Triste référence ! Comme si on oubliait  l'histoire et ses horreurs.

Un passé historique lourd de résonances...

Mais au fond, ce nom convient bien à un parti d'extrême droite, héritier du pétainisme.

 

Et au fond, ce nom ne change rien... Certains journalistes évoquent un séisme politique ! Quel leurre !

Changement ? On prend les mêmes, et on recommence !

Le Front national reste le parti d'un clan, d'une famille, la famille Le Pen.

Le Front national reste une entreprise familiale.

 

Sans surprise, seule candidate, Marine Le Pen a été réélue présidente du mouvement, mais elle a montré ses limites lors du débat politique de l'entre deux tours, incapable de maîtriser les dossiers, inapte à une discussion sérieuse et argumentée.

Une candidature unique pour un parti politique : cherchez l'erreur ! C'est là des méthodes qui évoquent une forme de totalitarisme dangereux... on voit bien les dérives de ce mouvement qui reste figé et attaché à une dynastie.

 

Et puis, Marine Le Pen veut-elle vraiment accéder au pouvoir ? Le Front national est avant tout un parti d'opposition et se sent bien dans ce rôle.

 

Quant à l'idéologie, elle reste aussi figée et immuable, celle d'un parti populiste qui joue sur les peurs liées à l'immigration.

Plus que jamais, c'est le cheval de bataille de Marine Le Pen.

Plus que jamais, à l'heure où les partis populistes gagnent du terrain en Europe, la thématique centrale du Front national reste la xénophobie et la politique anti-immigration...

 

 

 

 

 

Rassemblement national : le pire des choix ?
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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 09:18
Une question d'héritage...

 

 

Est-il possible de faire du passé table rase ? Non, bien sûr : nous sommes tous les héritiers d'une culture, d'un passé riche d'événements.

La France est ainsi l'héritière d'une culture millénaire...

Il n'est pas étonnant que nous soyons attachés à cette culture si ancienne... Il n'est pas étonnant que dans le droit français, il soit interdit de déshériter ses propres enfants, car les enfants sont ceux qui sont le plus à même de transmettre ensuite cet héritage.

 

Ce n'est d'ailleurs pas le cas aux Etats-Unis, où certains milliardaires peuvent déshériter leurs enfants pour leur apprendre à ne compter que sur eux-mêmes.

Aux Etats-Unis, le lien avec le passé est plus accessoire... sans doute parce que c'est un pays dont l'histoire est très récente.

 

On l'a vu avec le débat sur le testament de Johnny Halliday : le chanteur a exclu de la succession son fils et sa fille biologiques, et a tout légué à son épouse.

"On ne déshérite pas ses enfants, ça ne se fait pas..." a déclaré notamment Jacques Dutronc, un des amis du chanteur.

Eddy Mitchell, une autre "vieille canaille" a exprimé le même point de vue : "Je ne comprends pas que l'on puisse déshériter ses enfants."

Un tel héritage n'est pas dans la tradition française sans doute aussi parce que notre pays est attaché au principe d'égalité...

Bien sûr, Laura Smet et David Halliday ont déjà reçu une infime partie de cet héritage, grâce à des donations.

Bien sûr, ils ne sont pas dans le besoin.

 

Mais on comprend leur tristesse : ils doivent se sentir rejetés et désavoués par leur propre père, puisqu'ils sont écartés de la succession.

 

Désormais, une bataille judiciaire et médiatique est engagée : deux clans s'opposent irrémédiablement.

Une famille éclatée et déchirée, des années de procédure qui s'annoncent, des déclarations contradictoires : voilà le résultat de dispositions testamentaires qui créent la division et l'incompréhension.

Le mal est fait : les commentaires vont bon train, les fans prennent parti pour l'un ou l'autre clan.

On peut imaginer aussi la tristesse des deux fillettes Jade et Joy prises dans une tempête médiatique.

Cette famille recomposée ne pourra pas retrouver une harmonie perdue.

 

Que reste-t-il de la belle union affichée lors des obsèques de la star ?

Que reste-t-il des liens familiaux tissés entre les enfants de Johnny ?

Quel gâchis !

"L'héritage qu'il soit matériel ou immatériel est ce qui nous inscrit dans une généalogie..." nous rappelle Natacha Polony dans un de ses ouvrages.

L'héritage permet de se construire : comment ne pas comprendre le désarroi de ceux qui ont été déshérités ?

 

 

 

 

 

 

 

Une question d'héritage...
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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 16:46
Famille Halliday : la guerre est déclarée...

 

 

 

Un peu plus de deux mois après le décès de Johnny Halliday, voilà qu'une guerre de succession est engagée :  les deux enfants du chanteur Laura Smet et David Halliday lancent une procédure contre le testament de leur père dans lequel il léguerait l’intégralité de son héritage - patrimoine et droits - à sa dernière épouse, Laeticia.

 

Les deux enfants de Johnny Hallyday invoquent dans leur communiqué des dispositions prises aux Etats-Unis qui "contreviennent manifestement aux exigences du droit français".

 

On peut comprendre leur désarroi, et leur incompréhension : c'est comme si Laura et David avaient été reniés par leur propre père.

Une véritable blessure morale, une gifle pour les deux aînés du chanteur...

 

Déshériter ses propres enfants, c'est tout de même assez inhabituel, d'autant que Johnny, de son vivant, a toujours montré un attachement à l'égard de ses enfants...

 

 

Pourquoi ce reniement ? On peut penser que sa dernière épouse Laeticia a oeuvré pour que de telles dispositions soient prises en sa faveur.

 

Les clivages familiaux transparaissent dans la lettre qu'a rédigée Laura Smet et qu'elle a adressée à son père décédé.

" Toutes ces fois où on a dû se cacher pour se voir et s'appeler ! Il m'est encore insupportable de ne pas avoir pu te dire au revoir, papa, le sais-tu au moins ?" écrit-elle notamment.

 

Il est certain que ce testament paraît inéquitable puisque Laeticia récupère tous les biens du chanteur, l'ensemble de son patrimoine et l'ensemble de ses droits d'artiste...

 

Laeticia Halliday se serait-elle comportée comme une redoutable affairiste ?

Aurait-elle oeuvré pour capter tout l'héritage du chanteur ? Certains n'hésitent pas à dire que Johnny Halliday a été manipulé, d'autres parlent déjà de "veuve joyeuse".

Les langues vont bon train, c'est sûr.

 

Dans tous les cas, on comprend mal qu'un père puisse ainsi déshériter totalement ses enfants.

On comprend mal aussi pourquoi Johnny a été enterré à Saint Barth, loin de son public, de ses fans, et de ses enfants...

 

On le constate encore : l'argent vient polluer les relations humaines et familiales, l'argent est un facteur de divisions et de querelles.

Dans les familles recomposées, le problème est souvent encore plus aigu.

La suite promet d'être houleuse : déjà Laetitia Halliday se dit "écoeurée de l’irruption médiatique autour de la succession de son époux..." et elle déclare être "sereine" pour la suite des événements et "déterminée à faire respecter le travail et la mémoire de son mari."

Une triste guerre de succession s'annonce...

 

 

 

 

 

 

 

Famille Halliday : la guerre est déclarée...
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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 10:34
L'Epiphanie ou le retour de la lumière...

 

 

Comment ne pas célébrer le retour de la lumière, ces jours qui grandissent peu à peu, en ce début d'année ?

Voici revenu le temps de l'Epiphanie !

 

Le jour qui se lève et fait surgir la lumière, le soleil qui s'attarde de plus en plus : on va guetter au fil du temps la croissance des jours...

Et dès le mois de janvier, on prend conscience de cette progression de la lumière.

 

On connaît l'alternance des saisons, le printemps n'est pas encore là mais on le pressent et on l'espère.

Bientôt, les longs jours ! Bientôt des soleils plus rayonnants !

 

L'Epiphanie est aussi l'occasion d'un partage, celui de la couronne ou de la galette des Rois, un rituel qui se perpétue dans les familles... l'Epiphanie évoquant dans la religion chrétienne la visite des Rois mages venus célébrer la naissance du  Messie et lui offrir des cadeaux somptueux : l'or, la myrrhe et l'encens.

 

Et ce sont les enfants qui deviennent les rois de la fête : ils décident du sort des adultes en désignant quelle part de gâteau revient à chacun.

 

Couronne ou galette ? Peu importe...

Ces deux mots rayonnent : la galette, avec son suffixe de diminutif suggère bien le monde de l'enfance, une certaine tendresse.

 

La couronne, quant à elle, évoque le cercle des saisons qui reviennent inlassablement... c'est une guirlande, une récompense, un signe de distinction et d'élégance...

 

L'Epiphanie est ainsi l'occasion de se réunir autour d'un dessert festif, l'occasion de couronner un roi ou une reine, celui ou celle qui a découvert la fève ou la petite figurine cachée dans la brioche...

Une tradition faite de partages, avec un cérémonial amusant et immuable : la dégustation de la galette se fait dans la bonne humeur et une ambiance chaleureuse...

Nous avons besoin de ces rituels qui ponctuent l'année, qui marquent la progression des saisons, qui permettent de rassembler les gens, les familles.

Gardons nos traditions, préservons ces habitudes, elles font partie de notre culture, de notre patrimoine...

Nos parents, nos grands-parents nous ont transmis ces rituels, ils méritent d'être perpétués.

C'est un héritage précieux qui remonte aux origines du monde : la lumière se doit d'être célébrée...

 

 

 

 

 

 

L'Epiphanie ou le retour de la lumière...
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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 11:14
Voici revenu le temps de la Toussaint...

 

 

Voici revenu l'automne flamboyant qui nous offre ses couleurs chaleureuses, ses parfums boisés, ses lumières adoucies, voici revenu le temps de la Toussaint.

 

Le temps de penser à tous ceux qui nous ont précédés, et sans lesquels nous n'existerions pas...

 

Ils sont une partie de nous-mêmes, même s'ils ne sont plus là, ils nous ont façonnés, ils nous ont souvent influencés.

 

"Nous leur devons tout, puisque sans eux nous ne serions pas...", écrit fort justement le philosophe André Comte-Sponville.

C'est si évident et pourtant, nous avons tendance à oublier cette évidence.

 

Le devoir de mémoire est essentiel : il est important de penser à ceux qui ont disparu, tout en laissant sur nous leur empreinte.

Les cimetières se remplissent, alors, de fleurs aux couleurs éclatantes, bouquets de chrysanthèmes aux reflets dorés.

C'est là une tradition qui ne doit pas se perdre : une façon d'honorer les morts, de leur rendre hommage, car ils nous ont tant donné.

Une tradition très ancienne : depuis longtemps, les hommes ont voué un culte aux morts.

Ainsi, le culte des dieux Lares chez les Romains  est venu de ce que l'on avait coutume primitivement d'enterrer les corps dans les maisons. Le peuple s'imagina que leurs âmes y demeuraient aussi, et il les honora bientôt comme des génies favorables et propices. 

 

Bien sûr, de nos jours, on peut ne pas se rendre au cimetière, ne pas sacrifier aux rites anciens, mais il convient au moins d'avoir une pensée pour les morts...

C'est là un devoir de mémoire essentiel.

C'est aussi un rappel de notre condition de mortel.

 

Alors qu'on en vient à nous promettre l'immortalité grâce à la révolution transhumaniste, soyons un peu sérieux... La mort fait partie de notre humanité. La faire disparaître ? Voilà un rêve insensé.

 

Notre planète est déjà surpeuplée : la surconsommation humaine l'épuise, les ressources ne sont pas infinies.

Et puis, que faire d'une vie éternelle ?  La vie humaine est faite pour être limitée : elle vaut par sa finitude... C'est bien ce qui lui donne toute sa valeur et sa saveur. 

C'est pourquoi, il convient d'habiter le présent, de jouir de la vie tout en gardant le souvenir de ceux qui nous ont précédés et aimés.


Ainsi, Ulysse le héros de l'Odyssée, refuse l'immortalité que lui propose la déesse Calypso : nourri au nectar et à l’ambroisie, la nourriture des dieux, Ulysse pourrait devenir immortel, insensible à la mort, à la vieillesse, à la maladie. Il pourrait échapper à tous les malheurs de l’humanité.

Mais Ulysse a compris que l'éternité bienheureuse des dieux ne lui permettrait pas de trouver le simple bonheur humain auquel il aspire : rejoindre sa terre natale, sa famille, ceux qu'il aime.

Voilà une sagesse antique qu'il convient aussi de méditer et de garder en mémoire...

 

 

 

 

 

Voici revenu le temps de la Toussaint...
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