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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 11:07
En Algérie, vive le bikini !

 

 

Des Algériennes se mobilisent en faveur du bikini, afin que les femmes aient le choix de leur tenue, à la plage.

 

C'est "l’opération maillot de bain", à Annaba. Le mouvement né sur internet convie les habitantes de la ville à revêtir leur maillot de bain à la plage. 

 

Belle initiative pour défendre la liberté et l'émancipation des femmes...

De nombreuses femmes ont répondu à cet appel.

Mais les résistances sont vives : des hommes se sont mis à encourager des milliers d'internautes à prendre en photo toute femme aperçue en maillot de bain. Une tenue qu'ils jugent "représentative de l'Occident" et contraire aux normes islamiques. 

 

Aussitôt des commentaires haineux et injurieux ont été postés à l'encontre de ces femmes : "Où sont vos pères ?!", "Allez vous rhabiller", "Filles faciles"... 

 

Une campagne a même été lancée pour contrecarrer l'opération maillot de bain, avec ce commentaire : "Je me baigne avec mon hijab, je laisse la nudité aux animaux."

 

On le voit : il reste beaucoup à faire pour changer les mentalités et la référence aux pères est lourde de significations.

 

Les femmes doivent encore lutter pour combattre des préjugés d'un autre âge...

Ces codes vestimentaires appartiennent à un autre temps, un temps où la femme était asservie et soumise aux hommes, à l' autorité d'un père, d'un frère, d'un mari...

 

Les femmes ne peuvent être, ainsi, contraintes dans des carcans vestimentaires religieux qui les empêchent de profiter librement d'un simple bain de mer.


Le burkini est indubitablement une entrave à la liberté des femmes.

 

On ne peut qu'encourager de telles initiatives venues des femmes et souligner leur courage : leur résistance est une preuve de détermination et de volonté contre l'asservissement qu'on veut leur imposer.

Elles sont déjà plus de 3000 femmes à avoir rejoint ce mouvement d'émancipation...

Il faut souhaiter que ce mouvement prenne de l'ampleur et permette aux femmes de s'épanouir à la plage.

Il faut souhaiter que ces baignades républicaines fassent de plus en plus d'adeptes, pour la défense de la liberté des femmes...

D'ailleurs, le mouvement né à Annaba se propage dans tout le pays.

 

La lutte contre l'obscurantisme ne fait que commencer : elle sera âpre et difficile pour ces femmes qui subissent nombre de menaces et d'intimidations.

Pouvoir profiter librement du soleil en été sur une plage, c'est un droit élémentaire : les femmes ne sauraient en être privées.

 

 

 

 

 

 

En Algérie, vive le bikini !
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:46
Un machisme exacerbé dans la Silicon Valley...

 

 

 

Le machisme est encore très présent dans nos sociétés : il s'affiche sur internet, sur les forums de discussion, dans la vie quotidienne, dans les entreprises...

 

Malgré les progrès accomplis, malgré la libération et l'émancipation de la femme, le sexisme a tendance à s'imposer dans de nombreux domaines.

 

On apprend, ainsi, que les femmes entrepreneurs de la Silicon Valley ont enduré  des années de harcèlement sexuel.

 

Incroyable ! Dans un milieu aussi ouvert, aussi moderne, le machisme perdure et fait des ravages.

 

24 femmes témoignent et dénoncent ce climat délétère.

 

Elles évoquent même une culture du harcèlement dans le monde de la tech.

Messages dérangeants et sexistes, gestes déplacés, attouchements... le harcèlement serait omniprésent dans ce milieu.

Les femmes considérées comme des objets, les femmes réduites à leur sexe : de tels préjugés s'imposent encore.

 

Une de ces femmes témoigne : Sarah Kunst évoque les échanges qu'elle a eus pour un éventuel recrutement avec Dave McClure, le PDG du très réputé accélérateur de start-up 500 Startups. Cette figure de la Silicon Valley lui a notamment écrit, durant le processus d'embauche, un un message Facebook particulièrement dérangeant : "Je ne savais pas trop si je devais vous embaucher ou vous sauter."

 

Ces pratiques d'un autre âge prouvent que de nombreux mâles n'ont pas évolué avec la société.

Ils restent figés dans des attitudes archaïques, dépassées.

 

Le mâle dominant dans une société où les femmes doivent se soumettre, c'est terminé...

Et pourtant, ces attitudes perdurent et chaque fois, les collègues des personnages concernés ont ignoré ou minimisé ce qui s'était passé.

Une façon de cautionner ces comportements, de les admettre, de les accepter, voire de les encourager.

 

Il serait temps que cessent ces attitudes primaires, ces agissements d'un autre âge.

Il est vrai que certains donnent des exemples éhontés de ce sexisme exacerbé : ainsi, les dérapages méprisants et graveleux de Donald Trump  contre les femmes sont fréquents.

Quand les grands de ce monde se permettent ces débordements, d'autres s'engouffrent d'autant plus facilement dans ce type de comportements.

Les goujats sont souvent les puissants de ce monde : ils s'arrogent tous les droits au détriment des femmes...
 

 

 

 

 

 

 

Un machisme exacerbé dans la Silicon Valley...
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:18
Simone Veil : pour la cause des femmes...

 

 

De nombreux hommages sont rendus à Simone Veil qui vient de nous quitter à l'âge de 89 ans.

 

Sa vie, les épreuves douloureuses qu'elle a traversées, sa carrière, ses combats politiques forcent l'admiration, elle a lutté toute sa vie pour vaincre et dépasser les haines.

Ancienne déportée, elle a oeuvré pour la construction de l'Europe et pour la réconciliation.

 

Elle a dénoncé les intégrismes, l'intolérance, et a su montrer sa foi en l'humanité.

 

Et, bien sûr, son combat pour défendre les droits des femmes fut exemplaire.

 

C'est Simone Veil  qui, en 1974, a permis l'adoption de la loi sur la légalisation de l'IVG, c'est elle qui a su transformer la vie des femmes, leur donner des droits essentiels, en un temps où ces droits leur étaient refusés, dans une société rigide et sclérosée.

 

C'est elle qui, par son action, a marqué des générations de femmes...

 

Des femmes qui autrefois avortaient clandestinement, dans des conditions sanitaires déplorables, des femmes qui étaient désignées à la vindicte populaire comme des meurtrières...

 

Nos mères ont connu cette époque où l'avortement était réprimé, condamné par un monde d'hommes qui s'appliquaient à ignorer les souffrances des femmes.

Les femmes devaient, alors, partir à l'étranger ou risquer leur vie pour se faire avorter.

 

Nous sommes toutes les filles de Simone Veil : nous lui devons cette loi essentielle qui a transformé la vie des femmes. 

 

 "Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient ou traumatisent celles qui y ont recours. (…) Je ne suis pas de ceux et de celles qui redoutent l’avenir. Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffèrent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême."

 

C'est ainsi que Simone Veil défendait  avec intelligence et dignité son texte de loi à la tribune de l'Assemblée nationale...

 

Simone Veil fut une féministe courageuse, elle a su trouver les mots justes pour défendre la cause des femmes :

"Je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femme, je m'excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d'hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement", affirmait-elle, aussi, en préambule de son discours...

 

Simone Veil a su transformer un monde figé contre l'hostilité d'une partie de l'opinion et de l'Assemblée nationale.

 

Simone Veil a su combattre les préjugés de son temps et faire évoluer les mentalités : ce combat reste, hélas, d'actualité dans de nombreux pays où l'interruption volontaire de grossesse est encore contestée.

 

 

 

 

 

 

Simone Veil : pour la cause des femmes...
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:58
En France, mourir d'être une femme ?

 


 

L'idée est scandaleuse, terrifiante : on peut mourir en France, parce qu'on est une femme.

 

Une journaliste a recensé depuis un an toutes les affaires où des femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Titiou Lecoq a publié les résultats de son enquête dans le journal Slate.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités.

 

Et la journaliste n'hésite pas à parler de "féminicides" : les hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

 

Un archaïsme qui transforme la femme en objet, qui fait d'elle un être inférieur, voué au désir des hommes...

Un archaïsme intolérable qui doit être absolument dénoncé...

Un archaïsme qu'on du mal à concevoir dans notre pays, la France, un pays qui se veut à la pointe de la modernité, qui prône et promeut l'égalité des sexes.

 

Titiou Lecoq évoque même des crimes de discrimination dans la mesure où les hommes qui tuent des femmes se considèrent comme des êtres supérieurs ayant droit de vie et de mort sur leur entourage.

 

La liste est longue de celles qui meurent non pas comme on le dit "sous les coups de leur conjoint", mais, assassinées avec préméditation et détermination.

 

Les résultats de cette enquête sont glaçants : en France, le pays des droits de l'homme, la femme peut mourir parce qu'elle est une femme.

 

Tous ces meurtres sont occultés par les médias : on n'en parle pas si ce n'est dans la rubrique Faits divers et si on en parle, on minimise : on parle de crime passionnel et on en vient à justifier l'horreur.

 

Ainsi, malgré les apparences, malgré les progrès de l'émancipation de la femme dans notre pays, des femmes meurent victimes d'homicides volontaires.

 

Qu'ont-elles fait pour mériter d'être tuées ? Le plus souvent, elles ont voulu être libres, échapper à leur bourreau, elles ont voulu fuir la tyrannie d'un homme.

 

Titiou Lecoq cite les prénoms de toutes ces femmes anonymes, victimes de leur conjoint, pour leur restituer une forme d'identité.

 

"Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées. Tuer sa femme est un acte très bien partagé dans la société", précise la journaliste.

 

Face à toutes les horreurs énumérées par Titiou Lecoq, on prend conscience de la gravité du problème : elle cite des cas précis, avec des circonstances aggravantes.

 

Une simple journée de sensibilisation à la violence masculine ne peut plus suffire, il faut dénoncer régulièrement et inlassablement ce qui constitue une honte pour notre société.

 

 

L'article de Slate :

http://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme

 

 

 

 

 

 

 

En France, mourir d'être une femme ?
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 12:01
Moins de sexisme à l'Assemblée ?

 

 

 223 femmes ont été élues députées, alors qu’elles n’étaient que 155 durant la précédente législature : un chiffre encourageant, même si on pouvait espérer mieux.

 

Malgré des progrès, le sexisme est présent partout dans nos sociétés et plus particulièrement dans le monde politique, domaine réservé traditionnellement aux hommes...

 

La femme fragile, incompétente, dénuée d'intelligence, dépendante, assimilée à une mineure : ces clichés ont la vie dure et il n'est pas facile de dépasser des siècles d'asservissement.

La femme faible, ridicule, infantile, mauvaise, légère, inculte : autant de clichés qui remontent à la nuit des temps.

 

Dans le monde politique, les propos machistes sont fréquents : souvent des plaisanteries graveleuses, voire injurieuses à l'égard des femmes.

 

Les femmes sont souvent jugées sur leur apparence, leur tenue, leur beauté, leur élégance et on a tendance à rabaisser leurs capacités intellectuelles, leurs compétences.

Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine pour voir évoluer le statut des femmes.

Lors du précédent quinquennat, deux députés se sont signalés par leur comportement sexiste : Philippe Le Ray, député UMP du Morbihan avait  imité des bruits de poule lors de la prise de parole de Véronique Massonneau, élue EE-LV. Son collègue LR Julien Aubert avait abusé du «Madame LE Président» à l’égard de Sandrine Mazetier, qui dirigeait la séance.

 Cécile Duflot avait été accueillie à l'assemblée par un tonnerre de huées et de sifflets en raison de sa tenue vestimentaire, une robe bleue à fleurs.

 

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine.

 

Le problème est que les femmes elles-mêmes ont tendance à reproduire ces attitudes  et ces schémas sexistes : nous sommes toutes influencées par un substrat de culture qui fait de la femme un être inférieur, voué à la soumission.

 

Dans la loi de moralisation portée par François Bayrou, le sexisme est singulièrement absent, alors que ce phénomène touche l'ensemble de la société.

 

Il est temps de faire évoluer les mentalités : avec plus de présence féminine à l'Assemblée, il faut espérer une évolution qui permette aux femmes d'être enfin acceptées et reconnues dans leurs compétences.
 

 

 

 

 

 

 

Moins de sexisme à l'Assemblée ?
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 17:09
En France, des territoires interdits aux femmes...

 

 


 

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures de France 2 montre des quartiers, des rues où les femmes semblent comme "effacées"...

 

Dans certains quartiers populaires, les hommes sont omniprésents alors que les femmes ne sont même pas tolérées.

 

Des territoires réservés aux hommes : peut-on le concevoir en France, dans notre pays ?

 

Dans une banlieue parisienne, on découvre un bar où seuls les hommes sont admis : dès que deux femmes entrent dans l'établissement, on leur fait comprendre qu'elles ne sont pas les bienvenues.

"Vous cherchez quelqu'un, madame ? Le mieux, c'est d'attendre dehors... ici il n'y a que des hommes", affirme un des clients attablés.

Et il enchaîne : "Les femmes restent chez elles... dans ce café, il n' y a pas de mixité... t' es dans le 93, c'est comme au bled...", 

 

Cette dernière phrase est particulièrement révélatrice : certains quartiers deviennent des territoires étrangers où règnent d'autres lois, celle d'un Islamisme intolérant et sectaire.

 

Et les interdits se multiplient : il faut s'habiller d'une certaine façon, il ne faut pas fréquenter certains lieux, il ne faut pas se maquiller...

 

On se retrouve devant une conception archaïque du rôle de la femme : elle doit s'occuper de son ménage, rester confinée chez elle, s'activer à des tâches ménagères.

 

Traditions, culture, religion : quelles sont les raisons de cette exclusion des femmes ?

L'Islam radical s'impose dans certains territoires de la République et ce n'est pas admissible : on ne peut, au nom de la tolérance, accepter de telles régressions.

 

Les femmes dans notre pays ont acquis des droits qu'il faut préserver sur tous les territoires de la République, et aucune exception ne doit être admise.

Les femmes ne peuvent être exclues, ainsi, de certains quartiers : de fait, la peur les empêche souvent de s'affirmer et de se rendre dans certains lieux.

 

Quand l'obscurantisme s'installe, qu'il triomphe, le communautarisme se fait plus présent, encore plus pesant.

 

Le machisme, l'homme qui impose sa loi : les femmes ont encore à lutter pour défendre leurs droits, leurs libertés.

 

En France, hommes et femmes doivent pouvoir cohabiter sans aucun problème, où que ce soit, les femmes ont le droit d'exister et de manifester leur présence.

 

 

 

 

 

 

En France, des territoires interdits aux femmes...
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 11:20
Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...

 

 


223 000 femmes sont victimes de violences conjugales, et 84 000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Une femme meurt tous les trois jours, sous les coups de son conjoint...

 

Non, ces faits ne se déroulent pas dans un pays lointain, mais chez nous, en France.

Les violences faites aux femmes se perpétuent, au sein même de notre société : comment peut-on le concevoir ? 

 

Alors que des plans de prévention sont mis en place, cette violence perdure et les femmes subissent des violences morales, verbales, psychologiques, physiques intolérables.

 

Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

C'est trop peu : souvent, quand une femme vient déposer plainte pour violences, on ne prend pas en considération ses souffrances.

 

On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...

 

Il faudrait multiplier les campagnes contre ces abominations dont sont victimes les femmes, il faudrait aussi que les femmes soient mieux soutenues dans cette lutte contre les sévices qu'elles affrontent dans leur couple ou ailleurs.

La parole se libère pour dénoncer ces violences, les témoignages sont importants car ils permettent aux femmes de ne plus se sentir isolées.

 

Ainsi, Rachel Jouvet a publié un livre pour raconter le calvaire qu'elle a vécu : mariée à un homme tyrannique, elle est parvenue à échapper à son bourreau, après deux années de violences.

Cette violence s'était installée peu à peu dans le couple : et la jeune femme s'est retrouvée prise au piège, quand elle a su qu'elle attendait un enfant.

 

Ce qui est terrible, c'est que Rachel Jouvet n'a pas su réagir immédiatement face aux coups, aux brimades, aux vexations de toutes sortes. Elle éprouvait, comme c'est souvent le cas, un sentiment de culpabilité, alors qu'elle n'était qu'une victime.

A plusieurs reprises, elle a tout de même porté plainte, mais aucune mesure n'a été prise pour la protéger et empêcher son compagnon de nuire.

 

Un drame terrible s'est, alors, produit puisque cet homme est venu dans la maison de ses parents où elle s'était réfugiée et a commis l'irréparable : il a tué le père de Rachel Jouvet...

Depuis, la jeune femme s'est reconstruite et son témoignage révèle une réalité terrifiante.

 

On a appris, aussi, hier que Jacqueline Sauvage a vu sa demande de libération conditionnelle rejetée par la cour d'appel de Paris.

On se souvient qu'elle avait été condamnée en décembre 2015 à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent.

 

Le 10 septembre 2012, après plusieurs décennies de violences conjugales, coups, viols répétés, y compris sur les enfants du couple, Jacqueline Sauvage avait tué son époux de 65 ans, à leur domicile.

 

A travers le cas de Jacqueline Sauvage, on voit que la femme battue, martyrisée, violentée est jugée coupable, alors même qu'elle abat son bourreau.

Devait-elle se laisser anéantir sous les coups de son mari violent ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées responsables de la violence des hommes ? Qui est coupable ? Le bourreau ou la victime ?

"La loi vous protège, l'état vous protège"... peut-on lire sur la plaquette de prévention contre les violences faites aux femmes. On aimerait que ce soit vraiment une réalité...

 

Le témoignage de Rachel Jouvet :

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/mille_et_une_vies_saison1_,149006221.html

 

 

Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:26
Quand un ministre de la République frappe et humilie une collaboratrice...

 

 

 

Les droits des femmes sont encore bien fragiles, même dans notre pays : inégalité des salaires, temps partiels, emplois subalternes, harcèlement, violences.


Mais quand un de nos ministres est soupçonné et accusé d'avoir violemment frappé une femme, on est tout de même sidéré par un tel comportement de la part d'un élu de la République...

Où est donc la République irréprochable ?

La scène a fait grand bruit dans l'hémicycle : mardi 11 octobre, Isabelle Attard. députée écologiste du Calvados n'a pas hésité à accuser le ministre de l'aménagement du territoire, Jean Michel Baylet, d'actes de violence commis envers une de ses collaboratrices parlementaires...

Cet ancien ministre de Mitterrand a fait son grand retour au gouvernement, lors du dernier remaniement, en février 2016.

Les faits dont il est accusé remontent au mois de février 2002 : "Elle était à votre domicile lorsque vous l’avez frappée au visage à plusieurs reprises. Vous l’avez enfermée chez vous et vous l’avez contrainte, sous la menace de nouveaux coups, à rédiger une lettre de démission, puis vous l’avez chassée de chez vous, entièrement dévêtue et pieds nus", a déclaré la députée.

Des accusations très graves qui semblent étayées par le fait que le ministre a voulu étouffer cette affaire : Monsieur Baylet aurait payé sa victime pour que la plainte soit oubliée.

Bien sûr, ce ministre doit bénéficier de la présomption d'innocence, mais les accusations de la députée écologiste sont fermes et semblent s'appuyer sur une réalité qu'elle connaît.

On imagine la violence de la scène : un homme politique a le devoir de se comporter dignement et de respecter les femmes qu'il côtoie.

Isabelle Attard a rappelé, à cette occasion, les propos du chef de l'état, François Hollande :"La lutte contre les violences faites aux femmes est une exigence, et le gouvernement doit être exemplaire."

Voilà donc un accroc de plus à la République exemplaire voulue par François Hollande.

Quand un homme politique se conduit comme un goujat, et un rustre, quand il use de violences pour obtenir ce qu'il veut, quand il humilie une femme, c'en est fini de la morale.

Dans un monde politique qui reste très masculin, les femmes éprouvent, maintes fois, des difficultés à se faire respecter.

Le machisme sévit plus particulièrement dans cet univers où le pouvoir tourne les têtes, où le pouvoir donne tous les droits, et souvent une impunité totale.

Notre société a accordé de nouveaux droits aux femmes, mais il reste encore bien du chemin à faire pour que les femmes trouvent leur place dans ce monde politique.

Le sexisme, la volonté de domination restent encore très vivaces dans ce milieu, et dans d'autres.

La femme transformée en objet, rabaissée, avilie : cette image devrait appartenir au passé...

On peut souligner le courage de cette députée, Isabelle Attard qui a dénoncé, en pleine assemblée, un ministre qui semble si peu digne de la République...

Jean Michel Baylet sera-t-il contraint de démissionner ou sera-t-il, une fois de plus, protégé par ses amis et ses appuis politiques ?


 

http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/je-demande-a-faire-le-menage-dit-la-deputee-isabelle-attard-apres-ses-accusations-contre-jean-michel-baylet_1867323.html






 

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:22
Du sexisme dans les pubs LG ?

 

 

La marque sud coréenne LG a présenté des publicités où des femmes font le ménage pendant que les hommes s'amusent, se prélassent en mangeant des chips devant un poste de télévision...

 

Peut-on parler de sexisme ? En fait, ces publicités ne sont-elles pas le reflet de la réalité ?

 

Qui fait, le plus souvent, le ménage dans un couple ? Qui fait la cuisine, qui épluche les légumes, qui range les chambres, qui fait les lits ?

Malgré quelques évolutions dans le rôle éducatif des pères, le partage des tâches reste très déséquilibré....

La femme reste attachée à l'entretien de la maison, et même alors qu'elle travaille à l'extérieur.

Il semble qu'on ne puisse effacer des siècles de servitude féminine : c'est la femme qui lave le linge, qui l'étend, le ramasse, le range...

C'est la femme qui enlève la poussière, passe l'aspirateur, nettoie les wc, la salle de bains.

 

Quoi de plus normal ? La femme, elle, voit la poussière, elle voit la crasse.... les hommes, eux,  passent à côté, sans la voir.

La femme perçoit le désordre, le fouillis, l'homme, lui, n'en a même pas conscience.

 

Une sorte de cécité s'empare des hommes, quand il s'agit de tâches domestiques.

Il ne s'agit même pas d'un calcul, c'est un héritage venu, sans doute, de la nuit des temps...

Non, les hommes ne voient pas des papiers qui traînent, ils ne voient pas le désordre.

Tout cela les dépasse, c'est hors de leur portée.

 

Comment pourrait-on, d'ailleurs, le leur reprocher ?

Comme ils ne le voient pas, ils ne peuvent pas se mettre à nettoyer une cuisine, une salle de bains...

Les hommes sont incontestablement au dessus de toutes ces tâches ménagères.

Comme ce n'est pas de leur ressort, ils laissent aux femmes le soin de s'en occuper : elles le font si bien !

 

Il est même des hommes qui adorent voir leurs femmes s'adonner à ces activités ménagères : ils regardent, avec bonheur, leur femme s'activer, tandis qu'ils s'affalent sur un canapé.

 

Certains trouveront, avec une certaine mauvaise foi, que cet article est outrancier, mais, de fait, j'exagère à peine.

C'est bien là, la réalité, à laquelle sont confrontées la plupart des femmes.

 

Il est vrai que dans quelques couples jeunes, l'homme prend une part plus grande dans l'entretien de la maison, mais la femme reste la gardienne du foyer, celle qui préside au bon ordre d'une maison.... une fée du logis...

C'est elle qui veille au nettoyage, à la propreté dans une maison, c'est à elle que reviennent les travaux ménagers et toutes leurs contraintes.

 

 

 

http://www.marianne.net/les-pubs-lg-les-femmes-font-menage-que-les-hommes-s-amusent-100245895.html

 

 

 

Du sexisme dans les pubs LG ?
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:46
Balade en short...

 

 

 

Dimanche...  un temps estival sur le sud : une occasion de profiter d'un soleil généreux, en ce début du mois de septembre.

Il fait très chaud, je m'habille légèrement pour sortir : un short, un caraco, et me voilà partie pour une balade en liberté dans le parc de la ville.

 

En chemin, je pense à toutes ces femmes corsetées, sous leur voile, carapaçonnées sous des tissus couvrants, habillées de pied en cap : comment supporter la chaleur avec de tels attirails ?

Je prends conscience, plus encore, du carcan que représentent ces vêtements religieux qui emprisonnent la femme, lui interdisent tout simplement de profiter du soleil, en pleine liberté.

Je réalise toute la chance que j'ai de profiter de cette liberté.

Je me dis que j'ai le bonheur de vivre dans un pays libre où la femme n'est pas contrainte de se soumettre à des préceptes religieux.

 

Et je me dis qu'il faut dénoncer toutes ces prisons religieuses dans lesquelles on enferme les femmes, je me dis que de tels diktats sont insupportables. 

Au nom de toutes ces femmes privées du simple bonheur de se promener sans contraintes, je me dis que nous devons les soutenir et les aider dans leur combat pour la liberté.

Je pense à ce témoignage que j'ai reçu sur mon blog, à la suite de l'article "Bikini et burkini" : . Je travaille avec des jeunes filles françaises et musulmanes et elles subissent de leur famille et de leur environnement (voisins, connaissances) des pressions morales et physiques pour rentrer à fond dans la religion pour l'honneur familial et n'être pas considérées comme des putes ou des traitres."

 

Comment, dans ce cas, pourrait-on parler de choix ? 

Face à de telles pressions, les jeunes filles se retrouvent prises au piège d'une religion qui les condamne à la soumission, l'enfermement...

 

Bien évidemment, l'homme, lui, n'est pas soumis à ces contraintes vestimentaires et il impose, pourtant, ce carcan aux femmes.

 

Quand je vois des musulmanes revêtues de ces longs voiles, de ces tenues qui couvrent bras et jambes, en plein été, je me dis qu'elles sont victimes de traditions d'un autre âge, du poids d'une religion qui accorde tous les droits aux hommes et qui leur interdit un épanouissement dans la vie de tous les jours.

 

Dans notre pays, en France, cela me paraît intolérable.

Les femmes ont lutté, pendant des siècles, pour leur liberté et leur émancipation : on ne peut admettre de tels reculs et de telles régressions.

Notre société ne peut pas vivre dans un refus et un déni de cette réalité : certaines musulmanes vivent sous une contrainte religieuse et sociale inadmissible.

Je me dis, aussi, que la religion, la vraie n'a pas besoin de ces signes vestimentaires particulièrement visibles et ostentatoires : la religion se vit comme une conviction intime et personnelle.

La religion doit apporter un bonheur, un épanouissement, elle ne peut être un emprisonnement perpétuel.

Transpirer sous un voile, en plein été, ce doit être un calvaire : impossible d'éprouver le simple plaisir de marcher sous ces vêtements couvrants...

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

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