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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 09:14
N'ayez pas peur !


"Coopérez, n'ayez pas peur" dit l'animateur TV afghan, alors que derrière lui, des talibans en armes prennent la pose...

Le présentateur est entouré de huit hommes armés qui semblent le surveiller pendant qu’il lit son message...

 

Une image effrayante ! L'information encadrée par des hommes armés jusqu'aux dents !

La journaliste iranienne Masih Alinejad a retweeté la vidéo et a déclaré: “C’est surréaliste. Des militants talibans posent avec des armes derrière cet animateur de télévision visiblement pétrifié et lui font dire que les Afghans ne devraient pas avoir peur de l’émirat islamique. Les talibans eux-mêmes sont synonymes de peur dans l’esprit de millions de personnes. Ceci n’est qu’une preuve supplémentaire.”

 

Régner par la peur, la terreur...

Selon CNN, le chanteur folk Fawad Andarabi a été tué d’une balle dans la tête par les talibans, faisant craindre une nouvelle répression du régime islamiste.

Ce chanteur  Fawad Andarabi a été traîné hors de son domicile, puis tué par les talibans, vendredi 27 août, dans une ferme de la vallée d’Andarab.
 

La musique avait en effet déjà été interdite par les talibans, lorsqu’ils étaient à la tête de l’Afghanistan, entre 1996 et 2001. Le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid a rappelé, dans un entretien accordé au New York Times, "que la musique était interdite dans l’islam", assurant toutefois que les talibans espéraient pouvoir "persuader les Afghans de ne pas faire de telles choses, au lieu de faire pression sur eux."

 

"N'ayez pas peur !"

 

Quand la musique, ce langage universel devient un péché mortel... et qu'elle est punie de mort... c'est le retour assuré de la barbarie.

Le fanatisme religieux à l'oeuvre...

La musique, la danse, la culture clouées au pilori... l'obscurantisme fait des ravages.

Et quel sera le sort réservé aux femmes afghanes ? On peut craindre le pire pour elles.

Les femmes afghanes avaient obtenu le droit d’étudier, de travailler...

Que vont-elles devenir ? Fillettes mariées de force, vouées à l'enfermement, femmes soumises, femmes esclaves, femmes bétail...

L'horreur absolue !

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-un-chanteur-a-ete-assassine-par-les-talibans-31-08-2021-2440780_24.php

 

https://www.7sur7.be/monde/un-presentateur-afghan-presente-le-journal-entoure-de-talibans-armes~a114f4f8/?referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

N'ayez pas peur !
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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 08:10
L'été de tous les dangers...

 

Comme si la pandémie de Covid-19 ne suffisait pas, l'actualité de cet été 2021 ne cesse d'être dramatique...

 

Des incendies dévastateurs en Espagne, en Italie, en Grèce sans parler de la Californie où un feu n'en finit pas de faire des ravages... et aussi un incendie dans le Var : plusieurs milliers d’hectares de forêt et de garrigues ont été brûlés dans la nuit de lundi à mardi dans le massif des Maures dans le Var, au nord-est de Toulon, par un violent incendie attisé par le mistral. 

Une douzaine de campings et des milliers de personnes ont été évacués dans le département. Le camping Charlemagne à Grimaud a  entièrement brûlé.

Sept routes départementales ont été fermées. 

 

Des inondations inquiétantes en Allemagne, en Turquie, en Chine, au Japon... 

 

Des indices de plus en plus en plus graves du dérèglement climatique qui menace notre planète...

 

Un terrible tremblement de terre en Haïti a fait de nombreuses victimes et des dégâts considérables....  un bilan provisoire fait état de 1 419 morts et  6900 blessés. Par dizaines de milliers, les sinistrés vivent dans la terreur des répliques, alors qu’une tempête tropicale pourrait toucher l’île cette semaine.

Haïti, la perle des Antilles, l'un des pays les plus pauvres au monde, a déjà été frappé par un séisme en 2010.

Les autorités ne savent pas gérer les situations de catastrophe.

 

Dernier événement tragique : les talibans se sont emparés de Kaboul et règnent désormais en maîtres sur l'Afghanistan.

A l'aéroport de Kaboul, c'est le chaos. Une marée humaine tente de fuir le pays par tous les moyens, après l'arrivée des talibans.

La situation se dégrade rapidement : le président Afghan a même fui le pays.

La chute de la capitale afghane a déclenché une vague de panique parmi les habitants.

 

"C'est la plus grande débâcle que l'OTAN ait subie depuis sa création et c'est un changement d'époque auquel nous sommes confrontés.", a déclaré Armin Laschet, dirigeant du parti conservateur allemand d'Angela Merkel et candidat à sa succession à la chancellerie.

Quel fiasco ! Après 20 années de guerre, les Américains fuient le pays et laissent la place libre aux talibans.

La victoire des troupes talibanes en Afghanistan fait craindre une nouvelle vague migratoire en Europe, qui poserait un risque sécuritaire.

Et quel sera le sort réservé aux femmes ? On peut redouter une régression des droits des femmes dans ce pays où va régner désormais la charia.



 

 

https://www.marianne.net/monde/asie/afghanistan-nous-assistons-a-une-deroute-de-loccident-et-de-lotan

 

 

https://www.marianne.net/monde/asie/afghanistan-biden-a-herite-dune-situation-empoisonnee

L'été de tous les dangers...
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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 08:12
Compositrices, autrices, musiciennes : autres chemins...

 

A portée de notes : "Compositrices, autrices, musiciennes : autres chemins" avec Marc Simon...

Une conférence passionnante de Marc Simon nous faisait découvrir toutes ces femmes de l'ombre, compositrices, autrices, musiciennes souvent méconnues.

 

"Dans tous les arts, les femmes ont suivi leur propre chemin, souvent empêchées par les normes sociales et négligées par les institutions (masculines à outrance), au-delà de remarquables exceptions (l’allemande Hildegarde Von Bingen au XII°, la française Elisabeth Jacquet et l’italienne Barbara Strozzi au XVII°…), de Clara Schumann à Brigitte Fontaine en passant par Lakshmi Shankar et Billie Holiday."

 

Quelle est donc la proportion d'artistes féminines ? telle est la question posée par Marc Simon au début de sa conférence. En fait, elles sont nombreuses depuis les siècles passés, mais on n'en parle pas ou si peu : la moitié de l'humanité a produit des oeuvres, mais on ne la connaît pas.

Ces messieurs occupent toute la place !

Dès l'antiquité, la sphère du privé revient au féminin, la sphère du public est dévolue aux hommes.

Les hommes se sont organisés pour que les femmes n'aient pas droit à la parole.

 

Ainsi, on a longtemps méconnu une héroïne du 12 ème siècle : Hildegarde Von Bingen, une religieuse à la carrière artistique exceptionnelle...

Elle disait qu'elle avait des visions, et par là même, elle s'est rapidement attiré des ennuis mais elle a réussi à défendre le bien fondé de ses visions, elle a acquis une autorité morale. Des princes, des rois la consultaient. Elle était intéressée par les soins de la nature, elle a même écrit un traité sur des plantes médicinales.

Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques, hymnes et séquences, une oeuvre remarquable de poésie.

 

Au Moyen-Age, les troubadours étaient des hommes, car c'était une vie qui ne convenait pas aux femmes.

Pourtant, Marie de France composa des lais : des poèmes, des contes consacrés à l'amour courtois, par exemple le lai de Bisclavret ou celui du chèvrefeuille.

Le lai du Bisclavret est particulièrement étrange et étonnant : une histoire de loup garou !

 

Dans la noblesse, les femmes étaient parfois éduquées à la musique : Marie Tudor jouait du virginal, ancêtre du clavecin.

Au XVI e siècle encore, Maddalena Casulana fut une compositrice, luthiste et chanteuse italienne de la fin de la Renaissance. Elle fut la première compositrice occidentale à avoir été publiée.

Les femmes qui composent étaient contraintes de s'entourer de précautions... Au XVIIe siècle, Barbara Strozzi composa des madrigaux. En  1644, elle publia sous son nom un livre de madrigaux : le livre est pourvu d'une dédicace adressée à la duchesse de Toscane Vittoria della Rovere, épouse du duc Ferdinand II de Médicis. Dans cette dédicace, Barbara Strozzi offre son premier opus à la duchesse, en la remerciant de l'aide affectionnée qu'elle lui a apportée. Elle affirme qu'elle se sent très téméraire, en tant que femme, de publier son œuvre, mais qu'elle sait que la grande dame lui assurera la protection nécessaire.

 

Sous Louis XIV, Elisabeth Jacquet s'illustra aussi dans la composition : son père était musicien, la jeune fille fut présentée à Louis XIV et devint la protégée de Mme de Montespan. Son mari était lui-même organiste du roi.

Elisabeth Jacquet a composé de très belles pièces inspirées de la mythologie : "Le sommeil d'Ulysse, La tempête".

Au XIXème siècle, Clara Schumann fut encore une remarquable compositrice : elle s'est beaucoup occupée de son mari qui avait une santé mentale fragile. Son père était professeur de piano. Elle se fiança secrètement avec Robert Schuman (son père n'était pas d'accord ). Elle eut 8 enfants.

Elle a commencé à composer très jeune : à 14 ans, elle composa son sabbat. Elle fit des tournées dans toute l'Europe. Son effacement du milieu de la composition est directement lié à sa condition de femme.

Confrontée aux tâches domestiques, elle dut s'occuper de huit enfants : un travail très prenant!

 

Fanny Mendelssohn, la soeur de Félix fut aussi une compositrice de talent au XIXème siècle : qui la connaît ?

 

Alma Mahler a composé des lieder. En épousant Gustav Mahler, il fut convenu qu'elle devait abandonner ses propres aspirations artistiques en musique et en peinture.

 

Dans le domaine de la chanson, les femmes étaient souvent des interprètes, des "enveloppes", elles n'écrivaient pas les chansons.

Piaf a pourtant écrit les textes de quelques chansons parmi lesquelles : La vie en rose, et souvent, on ne le sait pas.

 

Quoi qu'il en soit, une chanson est portée par son interprète : le compositeur produit mais il a besoin d'interprètes de talent.

 

Barbara, elle, fut à la fois autrice, compositrice, et interprète.

Brigitte Fontaine écrit des chansons originales, pleines de fantaisie et de drôlerie. Elle confie ses musiques à des compositeurs.

 

 

 

https://youtu.be/ExWvAJ29jKY

 

https://www.francemusique.fr/emissions/musicopolis/1644-barbara-strozzi-compose-le-premier-livre-de-madrigaux-op-1-73161

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 08:04
De plus en plus de femmes fument...

 

Ce jour-là, je me rends en voiture au supermarché... sur la route, un embouteillage, devant moi, une femme qui fume au volant. Il fait chaud et l'odeur du tabac m'incommode, je ferme les vitres en pestant contre cette fumeuse qui empoisonne le monde.

Eh oui, fumer en conduisant n'est pas interdit par la loi...

Une autre fois, je me rends dans le centre de ma ville à pied : devant moi, une femme qui fume en marchant !

Comment peut-on apprécier de marcher, en emplissant ses poumons de fumées toxiques ?

Comment peut-on polluer l'environnement de ceux qui se trouvent sur son chemin ?

Il m'arrive souvent ainsi  de voir des femmes fumer dans la rue, des femmes très jeunes ou âgées.

 

Le fait est que les femmes fument de plus en plus. Ce qui était l'apanage des hommes est devenue une habitude courante chez les femmes.

A tel point que les femmes françaises meurent de plus en plus de la cigarette.

Pourquoi ?

En fait, à consommation égale, les femmes sont plus sensibles au tabac que les hommes.

 

"Pour un même nombre de cigarettes, les symptômes liés au tabagisme (wheezing, essoufflement, toux, asthme) sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes, révèle une étude norvégienne.

Ceci est la conclusion d'une large enquête norvégienne menée sur plus de 65.000 personnes entre 1995 et 1997. Cette étude a été menée par le Dr A. Langhammer de l'Institut National de Santé Publique norvégien. Les personnes, âgées de plus de 19 ans, ont été interrogées à l'aide d'un questionnaire permettant d'évaluer leurs problèmes respiratoires.

Pour une consommation de cigarettes identique, les femmes apparaissent plus sensibles que les hommes aux effets du tabagisme. Selon les auteurs, une réduction du volume des voies respiratoires les rendrait plus sensibles aux substances toxiques de la fumée de cigarette."

 

Il faut savoir aussi qu' une seule cigarette par jour suffit à être dangereuse pour le cœur et les artères. 

"L’incidence de l’infarctus du myocarde a augmenté de 50% entre 2002 et 2015 chez les femmes de moins de 65 ans, contre 16% chez les hommes. Sur la même période, la mortalité par cancer du poumon et BPCO (une maladie pulmonaire) a augmenté respectivement de 71% et 3% chez les femmes, alors qu’elle a diminué de 15% et 21% chez les hommes.

 En France, comme dans l’ensemble des pays riches, les femmes ont commencé à fumer bien après les hommes. Le sexe féminin ne subit donc que maintenant le gros des conséquences de cette addiction."

 

 

Dans de nombreux films, la cigarette a été souvent associée à une émancipation de la femme : on se souvient de Lauren Bacall qui, cigarette à la main, soulignait par le geste, la finesse de ses mains, et affirmait sa personnalité.

La cigarette a été souvent magnifiée au cinéma : moment de détente, de complicité ou de tension, la cigarette est mise en scène dans de nombreux films, comme si elle était indispensable aux scénarios.

 

Les jeunes, en particulier, se laissent influencer par les images cinématographiques : ils commencent à fumer de plus en plus tôt, voulant imiter les acteurs qui sont, pour eux, des modèles.

Nul doute que les lobbies du tabac ont un poids dans l'industrie cinématographique et qu'ils agissent dans l'ombre pour promouvoir la cigarette.

 

Sources :

 

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27591-Mois-tabac-bilan-femmes-fument

 

https://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/tabagisme-cigarette-augmente-femmes-39271

 

 

De plus en plus de femmes fument...
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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 08:50
La discrimination des femmes en santé...

 

Un document sur la santé des femmes, diffusé sur la Cinq montre toutes les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes dans le domaine médical...

 

"C'est une fatalité méconnue : aujourd'hui, en France et partout dans le monde, en matière de santé, naître femme est un désavantage.

 

La discrimination des femmes en santé peut aller jusqu'à mettre leur vie en danger. On la retrouve dans toutes les grandes pathologies, à commencer par les maladies du coeur.

Les maladies cardiovasculaires en France tuent 200 femmes par jour, dans le monde 12000 femmes par jour. Les symptômes des femmes sont méconnus, voire ignorés : elles sont moins bien diagnostiquées et moins vite soignées.

 

Il n' y a pas si longtemps, la médecine considérait les femmes comme des hystériques qui se plaignent sans raison.

Aujourd'hui, la charge mentale et la précarité économique les empêchent de prendre soin d'elles.

 

Une autre raison explique cette discrimination : une certaine vision de la femme dans le milieu médical qui perpétue une méconnaissance de leur corps. L'infarctus ne se manifeste pas exactement de la même façon chez les femmes que chez les hommes, mais on ne l'apprend pas au cours des études de médecine.

A l'institut coeur poumon de Lille, on a vu de plus en plus de femmes se présenter aux urgences, ces dernières années : face à l'explosion des cas de femmes victimes d'infarctus et d'AVC, une cardiologue sonne l'alerte.

"Dans l'imaginaire collectif, aujourd'hui, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, et finalement, c'est les femmes qui restent et les hommes qui décèdent avant. Cet adage là ne sera peut-être pas vrai dans 20 ans, quand on voit la vitesse à laquelle va la progression des maladies cardiovasculaires qui tuent les femmes."

Aujourd'hui, en France une femme sur trois meurt d'une maladie cardiovasculaire, pourtant, ces pathologies sont encore considérées comme plutôt masculines... Les femmes sont sous dépistées, sous traitées, sous évaluées. Des journées chargées au travail, à la maison : les femmes ne prennent plus de temps pour prendre soin d'elles.

La cardiologue connaît bien ce profil de femmes que le surmenage et la charge mentale ont menées à l'infarctus. Les femmes ont tendance à malmener leur corps et à  le pousser plus qu'il ne faudrait. Les femmes ont tendance aussi à cacher leurs douleurs.

Les femmes ne s'écoutent pas, quand elles ont des symptômes, souvent, c'est de l'angoisse, c'est du stress, elles se sous dépistent.

 

Il y a aussi un autre problème : les femmes peuvent avoir des symptômes qui, non seulement, sont différents de ceux des hommes, mais qui, en plus, prêtent à confusion.

Dans un cas sur deux, les symptômes sont sournois : fatigabilité à l'effort, un essoufflement à l'effort qui va s'aggraver dans le temps, des signes digestifs, des brûlures à l'estomac.

 

La prise en charge des femmes peut poser problème, et en cas de suspicion d'accident cardiovasculaire, il faut aller vite, mais les femmes et les hommes ne réagissent pas de la même manière en cas de douleurs dans la poitrine. 

Des études ont montré que les femmes appellent les services d'urgence en moyenne 15 minutes après les hommes.

La crise cardiaque chez la femme est en général considérée comme plus grave : plusieurs études l'ont démontré, avec une plus grande mortalité, parce que les prises en charge peuvent être retardées, chez les soignants eux-mêmes... on pense, pour la femme, plutôt à des crises d'angoisse.

 

Le travail et la famille passent aussi avant la santé des femmes.

Il y a, en plus, une dégradation de la condition féminine : les femmes d'aujourd'hui ne sont pas nos grands-mères ou même nos mères, ces femmes là étaient relativement protégées, elles étaient à la maison, elles n'avaient pas ce triple boulot qui est de travailler, d'être performante au boulot, de s'occuper de son mari ou de son compagnon, de s'occuper de ses enfants...

L'accident cardiaque a triplé ces dernières années chez les femmes de moins de 50 ans.

 

Le cancer du poumon est l'autre grande maladie qui se féminise à toute vitesse : en France, le cancer du poumon explose chez la femme, alors qu'il stagne chez l'homme.

Les femmes sont victimes d'une double injustice : l'inégalité par rapport au tabac, on sait que, à tabagisme égal, les femmes ont plus de risques de faire un cancer du poumon, de plus, comme dans l'inconscient, c'est un cancer qui touche moins les femmes, souvent, on a tendance à minimiser les symptômes : toux qui persiste, fatigue.

 

Il y a des raisons à cette discrimination massive des femmes en santé : on communique beaucoup sur tout ce qui est gynécologique, mais on oublie tout le reste.

Les femmes ont appris à s'occuper de leur corps pour les problèmes liés à leur féminité, quitte à oublier qu'elles avaient aussi des organes et des artères. La médecine elle-même les a confortées dans cette idée, comme si une femme se résumait à un utérus et une paire de seins.

Cette médecine sexuée porte même un nom : c'est la médecine "bikini". On regardait la santé de la femme principalement au travers de ses organes de reproduction, et des seins.

 

Cette vision de la femme a même débordé du cadre de la médecine, l'exposant parfois directement aux dangers : ainsi, pendant plusieurs décennies, les industriels de l'automobile ont utilisé un mannequin d'homme pour étudier les accidents et certifier les véhicules.

Les airbags ont été conçus sans tenir compte des spécificités de la femme majoritairement plus petite et dont les muscles du cou sont plus fragiles. Une étude américaine a calculé que dans un accident une femme avait 47 % de risques de plus qu'un homme d'être blessée.

 

Dans un monde où 52 % des humains sont des femmes, la référence reste encore bien souvent le masculin : un sexisme qui imprègne la société.

Catherine Vidal a étudié les préjugés liés aux femmes en santé : il y a l'idée qu'elles étaient par nature le sexe faible, qu'elles avaient une constitution physique très fragile, qu'elles avaient sur le plan cérébral pas du tout les mêmes capacités d'intelligence que les hommes.

Ce cliché de la femme inférieure physiquement et mentalement s'est traduit dans les pratiques médicales.

Il y a 150 ans cette idée à trouvé une validation scientifique, dans les recherches du neurologue Jean Martin Charcot sur l'origine de l'hystérie. Mais l'étiquette d'hystérique colle aux femmes depuis beaucoup plus longtemps. Dans l'antiquité, on pensait que l'utérus n'était pas fixé et pouvait remonter dans le cerveau. Il en est resté quelque chose dans l'imaginaire commun. L'idée continue à influencer le diagnostic des médecins.

Il est rare qu'on diagnostique un homme hystérique, pourtant, il y en a beaucoup...

Ainsi, l'endométriose est une pathologie qui touche un certain nombre de femmes, plus de 10% avec des douleurs extrêmement fortes au moment des règles et pendant très longtemps, cette maladie a été complètement ignorée. On parle aujourd'hui davantage de cette maladie qui peut prendre des formes graves.

Pendant longtemps, les femmes ont été exclues des essais cliniques et des tests sur les médicaments sous prétexte que leurs variations hormonales biaisaient les résultats !

Quand la production de nouvelles molécules a explosé dans les années 50, les femmes ont enfin été prises en compte dans les essais cliniques, mais pas pour longtemps. Jusqu'à des scandales retentissants...

Cet essor de l'industrie pharmaceutique a conduit à traiter souvent les femmes, en particulier les femmes enceintes, avec des produits qui se sont avérés avoir des effets catastrophiques sur le développement du foetus, en entraînant des malformations, des cancers, ce sont les fameux scandales de la Thalidomide et du Distilbène.

Des enfants sans bras, sans jambes, sans oreilles, la Thalidomide se vendait sans ordonnance et était spécialement recommandée contre les nausées pendant la grossesse.

Le Distilbène était, quant à lui, censé empêcher les fausses couches : cancers, malformations génitales, trois générations plus tard, les conséquences de ce médicament se font toujours sentir.

Par principe de précaution, les femmes sont de nouveau exclues des essais cliniques à la fin des années 70. Il faudra attendre 20 ans de plus pour que les choses changent.

A partir des années 90, sous l'impulsion de féministes américaines qui s'étaient déjà battu pour le droit à la contraception, le droit à l'avortement : elles ont mis en évidence le fait que dans les maladies cardiovasculaires, les femmes n'étaient pas assez représentées.

Souvent, les manuels de médecine ne sont pas à jour : sur un atlas médial, c'est un modèle masculin qui est présenté, comme si le corps masculin était universel. On a ainsi formé des générations de médecins sur un standard masculin. Le corps des femmes est ignoré.

Que dire du machisme dans le milieu médical et du sexisme auquel sont confrontées les femmes au cours de leurs études médicales ?

Violences verbales, harcèlement sexuel, agressions, humiliations, sentiments de dévalorisation et de honte...ces dérives sont souvent passées sous silence...

Et même les patientes sont concernées par des abus sexistes : remarques sur leur physique, allusions sexuelles, harcèlement.

De plus, les douleurs des femmes sont systématiquement sous évaluées : on a tendance à les psychiatriser...

La médecine au féminin a encore bien des progrès à faire !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/documentaires/science-sante/2387159-femmes-les-oubliees-de-la-sante.html

 

 

 

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 11:22
Le patriarcat tue encore, même en France...

 

Un fait divers terrifiant : un mari récidiviste a tué sa femme près de Bordeaux en la brûlant vive.

Encore un féminicide : une jeune femme de 31 ans, mère de trois enfants, est morte mardi 4 mai à Mérignac, près de Bordeaux, après avoir été brûlée vive par son mari violent récidiviste dont elle s’était séparée.

 

Une mort atroce et barbare : le tueur a tiré plusieurs coups de feu dans les jambes de sa femme jusqu’à ce qu’elle s’effondre. Il l’a ensuite aspergée d’un liquide inflammable alors qu’elle était encore en vie et l’a immolée par le feu.

C'est monstrueux ! On perçoit là une volonté de torturer, d'avilir, d'anéantir un être humain, une femme.

La femme considérée comme un objet, une chose appartenant à l'homme... L'homme dépossédé n'a qu'une envie : se venger et supprimer la femme assimilée à un objet qu'il désire être tout à lui. 

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, et c'est encore le cas dans cette affaire.

 

Le meurtre se double ici d'un acte de cruauté, c'est abominable.

Le mari ose même prétendre qu'il ne voulait pas tuer sa femme, seulement la punir ! Et il se trouve aussi des excuses : il croyait qu'elle avait un amant.

Le meurtrier avait déjà été condamné pour violences.

Le 25 juin 2020, il avait été condamné à dix-huit mois de prison, dont neuf mois avec sursis, et mandat de dépôt à l'audience pour  "violences volontaires". Il avait obtenu à compter du 5 octobre une mesure de placement extérieur spécifique pour les auteurs de violences conjugales. Libéré le 9 décembre 2020, "il était  suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Gironde." Cette mesure "comprenait notamment une obligation de soins, l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et l'interdiction de paraître à son domicile", selon le parquet.

 

Mais à quoi servent de telles mesures si elles ne sont pas appliquées ?

 
Il serait temps de mener des campagnes de prévention et d'aider réellement les femmes en difficulté qui sont menacées par leur conjoint, de les prendre en charge, de leur offrir des protections, il serait temps d'aider celles qui vivent seules avec des enfants à charge, et qui, fragilisées, peuvent subir toutes sortes d'agressions.
 
On ne peut pas laisser perdurer de telles situations : la violence des hommes est inadmissible.

Droits des femmes bafoués, souffrances, cris de douleur, femmes insultées, humiliées, meurtries, blessées parfois à mort est-ce en France que cela se produit ?? Est-ce dans ce pays moderne, où les gens ont accès à l'instruction, à la connaissance, au savoir, que ces faits se déroulent ?
 

Malheureusement, la pandémie a tendance à accentuer ce problème : toujours plus de violences.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage.

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/violences-conjugales-quand-le-depot-de-plainte-devient-parcours-du-combattant-15-02-2021-2414023_23.php

 

 

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 08:28
Cocid-19 : des femmes enceintes en réanimation...

 

Le Covid ne frappe pas seulement les personnes âgées, de plus en plus de jeunes sont affectés par le variant britannique : pour preuve, des femmes enceintes se retrouvent en réanimation, après avoir contracté le virus.

Non, le Covid  n'est pas une "grippette", contrairement à ce qu'affirment les covidosceptiques qui minimisent la gravité de la pandémie.

Un reportage diffusé sur France 2, lors du journal de 20 heures, nous montre le quotidien des soignants de l'hôpital de Saint-Denis, confrontés à ces femmes enceintes contaminées par le Covid.

 

"Etre attentif à la moindre alerte, au moindre bruit : dans une chambre de réanimation, les équipes scrutent une patiente Covid avec attention : une femme, intubée, sous coma artificiel, arrivée enceinte, deux jours plus tôt.

Son ventre n'est plus arrondi, mais la patiente ne le sait pas encore : pour optimiser ses chances de survie contre le virus, les soignants l'ont opérée : une césarienne, pour extraire son bébé.

 

"Moins de pression dans le ventre et donc, au niveau pulmonaire, c'est plus facile pour respirer, parce que la capacité des poumons est plus grande", explique une soignante.

Des femmes enceintes hospitalisées pour Covid : le service de réanimation de l' hôpital de Saint-Denis en reçoit de plus en plus, une dizaine depuis février contre une seule, lors de la première vague.

 

"On se retrouve avec des patientes qui ont à peu près notre âge, qui pourraient être nous, donc qui ne sont pas forcément en surpoids, qui ont juste comme comorbidité, si on peut appeler cela une comorbidité, le fait d'être enceintes, c'est un petit peu perturbant... du coup, ça fait un peu peur.", commente encore une soignante.

 

Les soignants n'ont pas d'explication, mais l'hypothèse privilégiée est celle d'un variant britannique plus agressif. Conséquence : des malades plus jeunes, plus graves et des futures mamans devenues prioritaires, comme une patiente placée sous respirateur artificiel.

A son réveil, une psychologue sera à ses côtés pour gérer le traumatisme.

 

"On reprend l'histoire à partir du moment où elles se sont dégradées, où elles n'ont plus pu respirer et où on a été obligé de les intuber, on leur explique que, dans ces situations là, on a dû faire une césarienne et on leur explique ce qui s'est passé pour leur bébé après. On essaie de redonner une histoire où elles étaient inconscientes et qui leur a échappé."

 

Jusqu'où ira cette épidémie ? Les soignants de l'hôpital de Saint-Denis se le demandent tous les jours.

Sans réponse, ils s'efforcent sans cesse de sauver chaque vie dans l'un des départements les plus touchés par cette crise sanitaire.

 

Le risque d'hospitalisation pour une femme enceinte contaminée est multiplié par cinq. Le système immunitaire, pendant la grossesse, est diminué : il faut bien tolérer le foetus pendant 9 mois, et c'est moins bien, si on s'infecte.

La deuxième explication est plutôt cardiovasculaire, le coeur a un travail supplémentaire à fournir, et il y a un risque de thrombose qui augmente avec la grossesse, et avec le Covid, on sait aussi que ce risque est augmenté.

 La troisième explication relève plus de la mécanique, si on peut dire, c'est que plus l'utérus grossit, plus il va appuyer sur les poumons et diminuer la capacité respiratoire et quand on a une affection respiratoire, cela pose des problèmes.

C'est pourquoi le collège national recommande la vaccination au deuxième trimestre de la grossesse, avec un vaccin à ARN."

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/2363487-edition-du-jeudi-8-avril-2021.html

Cocid-19 : des femmes enceintes en réanimation...
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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 12:21
Honneur aux femmes ! Jeanne, la Jeanne, Brassens...

 

Un bel hommage à la générosité, la tendresse des femmes : c'est cette chanson que Brassens écrivit pour Jeanne, Jeanne Planche, née Le Bonniec, qui l’hébergea pendant la guerre et jusqu'en 1961.

 

 

Dès le début, la maison de Jeanne est assimilée à une "auberge. ouverte aux gens sans feu, ni lieu", un endroit accueillant pour tous, et surtout pour les plus humbles, des SDF.

L'expression "sans feu ni lieu" en rappelle une autre "sans foi, ni loi" : Brassens revisite et réinvente ainsi souvent le langage usuel. 

 

Le prénom "Jeanne" répété tout au long de la chanson souligne la présence pleine de sollicitude de la dame.

 

Sa maison est ouverte à tous, comme le suggère l'emploi réitéré du pronom indéfini "on" : "on peut entrer sans frapper, sans montrer patte blanche".

Le style familier restitue bien aussi la simplicité de Jeanne.

 

Le vocabulaire religieux souligne sa générosité : Sa maison devient "l'Auberge du Bon Dieu", et "comme par miracle", "on fait partie de la famille..."

Il est question encore du "coeur" de Jeanne, dans lequel il reste toujours "une petite place".

 

Et pourtant, la dame est "pauvre", "sa table est souvent mal servie"... sa générosité n'en est que plus remarquable et exemplaire.

Ce "peu" qu'elle donne apporte un réconfort unique, ce que souligne une hyperbole : ce "peu assouvit pour la vie."

Et on assiste à une métamorphose miraculeuse de ses dons :

"Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau".

Telle une magicienne, Jeanne transforme les réalités les plus ordinaires en bonheurs.

 

Pour mieux nous faire percevoir la générosité de Jeanne, le poète fait appel à une forme d'ironie :

"On la paie quand on peut des prix mirobolants :
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs
Un semblant d'accord de guitare
L'adresse d'un chat échaudé
Ou d'un chien tout crotté comme pourboire…"

L'adjectif "mirobolants" contraste avec la modestie des offrandes faites par les hôtes de Jeanne : "un baiser, un semblant d'accord de guitare, un chat échaudé, un chien tout crotté..."

 

Et on perçoit dans ces offrandes simples toute la reconnaissance du monde.

 

Reprenant une expression populaire imagée, Brassens évoque le fait que Jeanne n'a pas eu d'enfants :

"La Jeanne, la Jeanne,
Dans ses roses et ses choux n'a pas trouvé d'enfant,
Qu'on aime et qu'on défend contre les quatre vents,
Et qu'on accroche à son corsage,
Et qu'on arrose avec son lait…"

On retrouve là un style familier, simple qui est aussi celui de Jeanne.

 

Mais, Jeanne a trouvé de quoi donne libre cours à toute sa tendresse : "Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon !"

On apprécie ici le choix du mot "poulpiquets" qui désigne des lutins malfaisants dans les légendes bretonnes, un mot rare, amusant par ses sonorités...

Jeanne n'est pas la mère de trois enfants, mais elle a trouvé mieux : "elle est mère universelle", encore une hyperbole qui vient souligner le grand coeur de Jeanne.

 

La mélodie très douce suggère bien toute la bienveillance de Jeanne, son dévouement aux autres... sa tendresse, son abnégation, son amour sans limites.

Et Brassens célèbre une fois encore, dans cette merveilleuse chanson, les vertus de l'hospitalité et de la générosité. Cette générosité est celle d'une femme du peuple, ordinaire, mais en même temps exceptionnelle.

 


 

 

 

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 12:15
Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?

 

 

Un verdict surprenant à l'issue du procès de Jonathann Daval : 25 ans d'emprisonnement pour le meurtre de sa compagne, 25 ans sans période de sûreté..., alors que l'avocat général avait requis la perpétuité.

 

Tout de même, Jonathann Daval n'est pas seulement coupable de meurtre, il a aussi menti à maintes reprises, inventant même un complot familial pour se disculper. Après avoir tué sa femme, il est allé jusqu'à maltraiter son corps, le brûlant en partie.

Sa jeune femme Alexia a été décrite comme une personne "autoritaire", voire "humiliante", comme si cela pouvait excuser le crime...

Cet argumentaire de la défense transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

Un féminicide odieux et la peine infligée au meurtrier paraît bien légère....

Il est probable que grâce à des remises de peine, le meurtrier sera libéré dans quelques années, 15 ans,  peut-être moins ?

En France, les violences faites aux femmes se multiplient et un tel verdict ne paraît guère propice à atténuer cette tendance.

 


En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

En France, les femmes victimes de violences sont confrontées à une justice patriarcale.

Le simple fait de porter plainte peut  devenir un calvaire.

"Pousser la porte d'un commissariat pour dénoncer un conjoint violent relève de l'acte de bravoure", commente Céline Marcovici, avocate à la cour de Paris et présidente de l'association Avocats, Femmes et Violences.

Les policiers sont parfois indélicats ou terriblement maladroits, voire culpabilisants  : "C'est votre faute, pourquoi vous le faites revenir ?", "Pourquoi avoir autant attendu pour porter plainte ?"…)

Lors du premier confinement, les violences faites aux femmes se sont multipliées et aggravées.

Etre enfermée avec un conjoint violent, c'est terrifiant !

 

Françoise Héritier a dénoncé cette violence due essentiellement à une culture patriarcale :

 

"Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr, il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines."

Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier :

"On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.

Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait."

 

 

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/violences-faites-aux-femmes-la-france-est-le-paradis-des-violeurs-dit-salmona_fr_5fba68a1c5b66bb88c5ed10a

 

 

 

https://www.lepoint.fr/justice/violences-conjugales-il-y-a-encore-des-policiers-qui-refusent-de-prendre-les-plaintes-25-11-2020-2402542_2386.php

 

https://www.franceculture.fr/conferences/hesam-universite/nous-sommes-les-seuls-parmi-les-especes-ou-les-males-tuent-les-femelles

 

 

 

 

Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?
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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 08:16
On oublie trop souvent la charge physiologique des femmes...

 

Martin Winckler est un médecin militant féministe français, il est également romancier et essayiste. Il est aujourd'hui citoyen canadien et vit à Montréal. Il est connu pour ses prises de positions militantes pour le droit et la reconnaissance des femmes en matière de santé.

 

Invité de l'émission L'heure Bleue sur France Inter, il nous rappelle qu'on oublie trop souvent la charge physiologique qui pèse sur les femmes.

 

Voici comment il envisage le soin :

"Ecouter, regarder, croire : les premières choses à enseigner aux soignants...

Ne pas croire les gens, c'est ne pas entendre les informations importantes qu'ils vont nous donner...

Ce n'est pas facile dans une culture où le médecin est perçu comme quelqu'un de menaçant.

Le médecin doit montrer qu'il est digne de confiance. 

 

Le "prendre soin" ou le "care" existe depuis longtemps dans la culture canadienne : une attitude de soin qui est fondée sur l'idéal féministe. On part du principe que toute personne mérite le même respect, les femmes méritent le même respect que les hommes, moi, personnellement, je pense que les femmes méritent encore plus de respect que les hommes sur le plan de la santé.

Le "care", cela consiste à centrer justement son activité de soin sur la perception de la personne soignée de son propre confort.

C'est la personne soignée qui dit : "oui, ça va, je me sens mieux ou ça ne va pas, je me sens toujours aussi mal qu'avant."

Soigner n'est pas une science exacte. On est obligé de tenir compte de ce que la personne dit.

Je prends l'exemple de la douleur. Il faut savoir d'abord ce que c'est que la douleur et beaucoup de professionnels de santé ne le savent pas.

Quand on comprend ce qu'est la douleur, on voit qu'il y a de multiples manières d'atténuer la douleur qui ne fonctionnent pas toutes de la même manière chez les personnes.

Il faut bien tenir compte de ce que la personne concernée nous dit, parce qu'autrement, on ne peut pas la soulager.

Le care, c'est tenir compte de l'autre, de ce que l'autre dit et ressent."

 

Martin Winckler évoque aussi la charge physiologique qui pèse sur les femmes :

 

"La notion de charge physiologique doit être prise en compte. On connaît bien la charge mentale qui a été particulièrement lourde pour les femmes pendant le confinement.

La charge mentale, c'est s'occuper de tout le monde, planifier tout pour tout le monde, à l'intérieur de son lieu d'environnement, c'est à dire le compagnon, les enfants, les parents...

 

Mais, la charge physiologique, c'est quelque chose à quoi on ne pense jamais, parce qu'on se dit : "c'est naturel."

Dans la vie d'un homme, il y a un événement, un bouleversement physiologique majeur, c'est la puberté. Il n'y en a pas d'autres.

Dans la vie des femmes, les événements physiologiques majeurs qui bouleversent la vie des femmes, il y en a beaucoup : la puberté, la survenue des règles et le cycle, il y a les troubles du cycle et des règles, il y a le fait d'avoir peur d'être enceinte, de vouloir être enceinte et de ne pas y arriver, il y a les grossesses, il y a l'allaitement, le syndrome post-menstruel, les dépressions du post-partum, etc., sans oublier la ménopause.

Tous ces événements physiologiques sont une charge que les hommes ne connaîtront jamais.

 

Quand on n'est pas né dans le corps d'une femme, on ne sait pas ce qu'est cette charge physiologique.

Et cette charge pèse de tout son poids pendant toute la vie : pensez à la précarité menstruelle des femmes qui n'ont pas de moyen pour s'acheter des protections périodiques, pensez aux femmes qui ont des syndromes pré-menstruels intenses, des événements permanents dans la vie d'une femme.

 

En médecine, quand on étudie le corps humain, on devrait d'abord et avant tout étudier la physiologie féminine, parce que c'est celle-là qui est la plus sophistiquée, la plus complexe, la source du plus grand nombre de souffrances.

Toute personne qui apprend à soigner devrait apprendre à soigner des femmes.

Si on veut respecter les gens, il faut savoir ce qu'ils ressentent."

 

Sources :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-11-juin-2020

 

 

http://www.martinwinckler.com/spip.php?article987

 

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