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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 11:39
Cachez ces vieilles que je ne saurais voir...

 

On a beaucoup commenté les propos de Yann Moix sur les femmes de 50 ans : c'est sans doute donner à ce Monsieur une importance qu'il n'a pas. Le personnage n'en est pas à sa première provocation. Pour autant, ses propos sont tout de même signifiants.

Voici ce qu'il avait déclaré dans une interview accordée au magazine Marie Claire, il s'était dit "incapable d'aimer une femme de 50 ans" parce que c'était un âge trop avancé. "Je vous dis la vérité. À 50 ans, je suis incapable d'aimer une femme de 50 ans." L'écrivain avait ajouté que, sans le dégoûter, les corps des femmes de plus de 50 ans étaient à ses yeux "invisibles", et qu'il préférait "le corps des femmes jeunes, c'est tout".

 

Ces propos ne sont-ils pas révélateurs de la société dans laquelle nous vivons ? Un monde d'apparence, où la jeunesse est mise sur un piédestal, la jeunesse mais aussi la beauté, une forme idéale de perfection.

On n'aime pas les rides, on déteste les cheveux blancs, surtout ceux des femmes.

D'ailleurs, il existe de nombreux produits cosmétiques pour effacer les rides, masquer les cheveux blancs.

 

La déclaration de Yann Moix révèle bien aussi le statut de la femme dans nos sociétés.

Les femmes de 50 ans sont souvent considérées comme invisibles : trop moches, trop vieilles, elles ne correspondent pas à l'image de perfection des mannequins que l'on peut admirer dans les magazines.

C'est vrai, les femmes quinquagénaires sont invisibles non seulement au regard de Yann Moix, mais aussi au regard de la société toute entière.

La femme image de la séduction doit être parfaite, mince, grande, élégante, elle ne doit pas arborer des rides, encore moins des cheveux blancs.

Cachez ces vieilles que je ne saurais voir...

Alors que les canitie, les rides sont un symbole de charme, de maturité pour les hommes, elles sont un signe d'opprobre pour les femmes.

 

Eh oui, les propos de Yann Moix reflètent bien notre société rivée aux apparences, qui relègue la femme au rang d'objet de séduction.

Un objet et non pas un être humain doté d'une personnalité, d'une intériorité, d'une individualité.

Un objet qui doit être beau, jeune, parfait...

Ainsi Yann Moix déclare tout haut certaines réalités de notre temps : la femme d'un certain âge est déconsidérée dans nos sociétés, elle est invisible, en effet, elle s'efface, elle s'évanouit et disparaît dans un monde voué aux apparences.

Elle n'existe plus...

 

 

 

 

https://youtu.be/unDk7aMbe_E

 

 

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 08:53
Un mot qui invite à la discrétion : le secret...

 

 

 

Issu du mot "secretus", participe passé adjectivé du verbe latin "secerno, séparer, mettre à part", le mot "secret" suscite notre curiosité...

Ce terme composé du préfixe se- qui marque la séparation et du verbe "cerno", "séparer, distinguer", comporte deux fois cette idée de mise à l'écart...

Sifflante initiale, gutturales au centre "c" et "r", le mot "secret" symbolise bien une forme de discrétion, de mystère lourd et pesant.

Avec ses voyelles peu marquées, ses deux syllabes, le mot lui même invite à la discrétion.

 

Le secret, qui est caché, suggère parfois une faute, un manquement à ne pas révéler...

Il est empreint d'échos négatifs, d'une volonté de masquer certaines réalités.

 

Mais ce mot suggère aussi des énigmes à découvrir, le secret de l'apparition de la vie, celui de la création du monde, celui des pyramides...

Ces secrets éveillent notre imagination, une envie de découvrir de nouveaux horizons, de percer certains mystères.

 

J'aime ce terme expressif et bien évocateur de l'idée qu'il exprime, ses sonorités feutrées et rugueuses à la fois...

Le secret nous invite à la curiosité et à la découverte : il attire l'attention, intrigue, étonne.

 

Le thème du secret hante notre littérature : depuis le mythe de Pandore, rapporté par Hésiode, ce motif apparaît de manière récurrente.

Pandore, la première femme, apporte le malheur aux hommes en ouvrant la fameuse boîte que Zeus lui avait donnée : en voulant découvrir un secret, Pandore libère les forces du mal et conduit les hommes vers une forme de déchéance...

Certains secrets apparaissent ainsi dangereux... 

 

Ce mythe ancien dévalorise la femme, fait d'elle un modèle de curiosité néfaste...

On retrouve ce thème dans l'histoire de Psyché racontée par Apulée, récit inséré dans son roman l'âne d'or, ou encore dans un conte de Perrault, Barbe bleue...

Dans la bible, c'est le personnage d'Eve qui fait preuve de curiosité et entraîne le malheur des hommes.

Dans tous ces récits primitifs, la femme est souvent montrée du doigt, discréditée, responsable des douleurs et des détresses humaines...

 

Et, pourtant, la curiosité, l'envie de découvrir ne font-elles pas avancer le monde ?

Tant d'énigmes encore à résoudre, tant de secrets nous hantent et nous font avancer vers la connaissance !

 

La curiosité permet de se poser des questions, de les résoudre, de progresser...

Au fond, l'être humain est toujours en quête de secrets et de mystères : il se pose tant de questions sur le monde qui l'entoure...

 

 

 

 

  
 

 

 

 

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 12:03
Le voile d'une militante de l'UNEF : promotion de l'Islam politique ?

 

 

Interviewée par M6 dans le cadre d’un reportage sur les universités bloquées, Maryam Pougetoux, présidente du syndicat Unef à l’université Paris IV, est apparue revêtue d'un voile islamique particulièrement voyant.

Certes, le voile n'est pas interdit dans les universités... Pour autant, une militante de gauche et qui plus est, porte-parole d'une organisation syndicale, peut-elle arborer un symbole d'aliénation et de soumission à une religion ?

 

Ce voile qui lui couvrait le front, doublé d'un bandeau noir ne représente-t-il pas l'uniforme d'une idéologie ?

 

Laurent Bouvet, fervent défenseur de la laïcité, politologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines et cofondateur du Printemps Républicain, a aussitôt réagi et dénoncé la tenue de la jeune femme...

 

De la même façon,  l’essayiste et militante Céline Pina s’est indignée de la présence médiatique de la militante de l’Unef. Dans un long message, elle dénonce l’infiltration des mouvements de jeunesse par les Frères musulmans et le "développement des filières indigénistes et islamistes". 

 

Autre point de vue : selon le journal Libération, la présidente de l’Unef Paris-Sorbonne ferait l’objet d’un procès en "islamisme" mené par le Printemps républicain, en raison du voile qu’elle portait lors de son apparition télévisée.

Laurent Bouvet a été ainsi rapidement taxé d'islamophobie, et même accusé de sexisme !

C'est un comble quand on songe au sort qui est réservé aux femmes dans les pays où le voile est une obligation à laquelle les femmes ne peuvent déroger !

Dans certains de ces pays, des femmes luttent pour ne plus être soumises, et revendiquent le droit de ne plus porter le voile.

En Iran, des femmes enlèvent leur voile en public pour protester contre son port obligatoire, elles se prennent en photo, têtes nues, leur voile au bout d’un bâton , en plein espace public, et postent même leur photo sur les réseaux sociaux. 

 

Mais qu'est ce que le voile ? Que représente-t-il ? Le fait que la femme est susceptible de mettre en danger la piété des hommes, qu'elle les soumet à la tentation de la chair ?

Le voile est un signe religieux particulièrement visible et ostensible : il indique une adhésion à une idéologie.

Vieille survivance patriarcale, instrument de domination, il est destiné à protéger les femmes du regard des hommes.

Une représentante des étudiants revêtue d'un voile ? N'est ce pas une façon d'afficher une idéologie ?

 

Marlène Schiappa a déclaré à ce sujet : "Ça m'interpelle, non pas parce que c'est une étudiante qui porte le voile (c'est son droit le plus strict) mais ça m'interpelle que l'Unef ait choisi comme porte-parole une personne qui a des signes manifestes de promotion de l'islam politique...l’unef est censé être un syndicat étudiant progressiste, féministe alors que le voile, c’est la preuve de l’emprise de la religion". 

 

N'est-ce pas là tout le danger de ces voiles arborés comme des insignes du communautarisme ?

 

 

 

 

 

 

 

Le voile d'une militante de l'UNEF : promotion de l'Islam politique ?
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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:43
On ne frappe pas une femme...

 

 

L'affaire Bertrand Cantat affole la toile et fait du bruit dans le Landerneau : on déplore que le chanteur se produise en concert et on le fait savoir.

Concerts annulés, reportés, pétitions en ligne, manifestations devant les salles de concert, pression des élus locaux...

 

Le chanteur a été condamné à huit ans de prison pour avoir donné en 2003 des coups mortels à sa compagne, Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007 de la prison de Muret dans le sud-ouest, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine.

Certains affirment haut et fort qu'il a bien payé son crime... La justice l'a condamné puis libéré...

 

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a ainsi réagi aux différentes manifestations qui accompagnent les concerts de l'ancien chanteur de Noir Désir.  Bertrand Cantat "a le droit de vivre sa vie,  il a payé", a déclaré la ministre...

Philippe Laflaquière, le juge qui a libéré Cantat, dénonce l'impossible droit à l'oubli pour le chanteur, qui serait soumis à une "dictature de l'émotion" amplifiée par la puissance des réseaux sociaux. 

 

Oui mais la discrétion, le respect de la famille de Marie Trintignant, la décence devraient inciter le chanteur à ne plus parader sur scène.

Bertrand Cantat reste comme l'image et le symbole des violences faites aux femmes...

Un symbole de toutes ces femmes qui meurent régulièrement sous les coups de leur conjoint...

 

Comment effacer cette image ?

Comment faire oublier le meurtre qui a été commis quand on se produit sur scène ?

Un homme ne frappe pas une femme, un homme sait et connaît sa force et il ne devrait pas se permettre de lever la main sur une femme...

 

Pour reprendre la phrase célèbre du père de Camus, "un homme, ça s'empêche..."

Et "ça s'empêche" de frapper une femme à mort, en lui portant une multitude de coups.

ça s'empêche de frapper une femme à terre.

C'est une morale qui dit que l'humanité de l'homme est dans les limites qu'il s'impose à lui-même, et ce, quelles que soient les circonstances.

 

Comment ne pas comprendre le désarroi des parents de Marie Trintignant qui voient Bertrand Cantat se produire sur scène ?

D'autant que le personnage semble persister dans un comportement violent à l'égard des femmes...

Ainsi, selon le journal Le Point, au mois de février, une artiste de quarante-cinq ans a déposé une main courante contre Bertrand Cantat pour harcèlement. "Il se fait passer pour un ami, mais en réalité il a un comportement menaçant et violent psychologiquement", aurait déclaré la quadragénaire, qui a voulu laisser une trace écrite des agissements de l'ancien leader de Noir Désir.

Bertrand Cantat soupçonné encore de violences, après avoir été condamné pour meurtre ?

Apparemment, le chanteur n'a pas pris la mesure de ses actes, il est susceptible de recommencer.

"Un homme, ça s'empêche..." Et Bertrand Cantat devrait, de lui-même, prendre conscience de la violence dont il s'est rendu coupable.

Il devrait, de lui-même, ne plus se produire sur scène, afin d'éviter toutes polémiques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 09:19
Alexia Daval victime d'un féminicide ?

 

 

 

Le mari d'Alexia Daval a finalement avoué avoir tué son épouse par "accident" : non, Alexia Daval n'a pas été tuée alors qu'elle effectuait un jogging, non, Alexia Daval n'a pas été victime d'un inconnu, d'un rôdeur.

Mensonges, mise en scène, dissimulation, voilà des actes qui accablent le meurtrier...

Après avoir nié les faits, le suspect a été confondu par différents indices présents sur la scène du crime et par de nombreuses incohérences dans ses déclarations.

 

On a vu ce mari éploré et dévasté lors des obsèques de sa femme, on a vu ce mari effondré et on pouvait difficilement penser qu'il était à l'origine de la mort de sa femme.

On imagine le désarroi des parents d'Alexia, eux qui avaient toute confiance en leur gendre.

Le crime a vraisemblablement  été commis au domicile familial.

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Alors, bien sûr, on peut imaginer une dispute qui a mal tourné et qui a abouti à la mort de la jeune femme.

Mais le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

Il s'agit bien d'un "meurtre sur conjoint"... Un de plus : 140 femmes sont tuées chaque année en moyenne, en France, par leur conjoint...

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, ce n'est pas le cas vraisemblablement dans cette affaire.

Pourtant, le crime se double ici d'une volonté de faire disparaître le corps de la jeune femme, de brûler son cadavre, d'échapper à la justice.

C'est horrible.

 

Le meurtrier a menti pendant 3 mois aux parents d'Alexia. Pendant 3 mois, il a été reçu chez ses beaux parents, il a joué un rôle.

Les parents ont été ainsi manipulés par Jonathann Daval.

On sait que la jeune femme de 29 ans avait été asphyxiée et battue, c'est ce qu'avait révélé l'autopsie.

 

Jonathann Daval paraissait fragile, il semblait comme écrasé par l'acte qu'il avait commis, il était comme pris au piège de son mensonge et de l'horreur de son crime.

Banalement, la jeune femme a été tuée par son conjoint, victime de l'homme qui était son compagnon, victime de ce qu'on appelle un féminicide.

 

L'avocat de Jonathann Davall affirme, quant à lui, que le jeune homme était en fait le souffre-douleur de sa femme.

Le garçon aurait été écrasé, dominé, battu par son épouse.

Mais, c'est elle qui a perdu la vie.

Cet argumentaire de l'avocat transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

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Alexia Daval victime d'un féminicide ?
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 13:09
Défendons le droit de ne pas être importunées !

 

 

 

Certaines réclament et défendent le droit d'être importunées : quelle maladresse et quelle incongruité dans le propos !

Quelle confusion dans les déclarations !

 

Après l'outrance de "Balance ton porc", voilà que la réplique se veut cinglante et que dans une tribune, une centaine de femmes réclame "la liberté d'importuner"...

On peut regretter la violence de l'injonction "Balance ton porc", mais on ne peut que déplorer la stupidité de ce droit à "importuner".

 

Parmi ces femmes, Catherine Deneuve, Elisabeth Lévy, Sarah Chiche, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre et Abnousse Shalmani défendent le "droit d'importuner", regrettant le retour à un certain puritanisme et le système de "délations" des réseaux sociaux. 

Oui, la délation peut être dangereuse, irréfléchie, car elle passe par nos moyens modernes de communication qui sont instantanés.

Mais, comment ne pas voir la stupidité de certaines déclarations, celle de Brigitte Lahaie, en particulier : "On peut jouir lors d'un viol..." ? 

Et comment ne pas voir le danger de cette expression : "le droit d'importuner" ? 

 

Leïla Slimani qui connaît le problème et la difficulté d'être femme encore à notre époque, dénonce à juste titre ce droit d'importuner, elle évoque justement "celles qu'on cache sous de longs voiles noirs parce que leurs corps seraient une invitation à être importunées."

Ces femmes qui sont contraintes de vivre cachées, voilées, sous des vêtements amples, ces femmes qui n'ont pas le droit d'avoir un corps.

Ces femmes considérées comme des images de tentation, contraintes de se masquer sous des carcans vestimentaires.

 

Non, le droit d'importuner n'est pas admissible : la femme doit être libre de ses mouvements, de ses vêtements, dans une société moderne.

Elle ne doit pas être rendue responsable des violences qu'elle subit.

"Importuner" ? 

Qu'est-ce que cela veut dire ?

L'importun est celui qui dérange, qui en vient à insulter si on ne supporte pas ses avances.

L'importun est celui qui agresse verbalement, qui se croit tout permis.

Pourquoi accepterait-on d'être importunée dans la rue ou au travail par des mots ou des gestes déplacés ?

 

L'importun n'a pas sa place dans une société civilisée : chacun doit respecter l'autre, et le mépris n'est pas admissible.

Il ne s'agit pas, bien sûr, de se réfugier derrière un puritanisme outrancier, il ne s'agit pas de dénoncer à tort et à travers, mais il faut condamner ce qui relève du mépris de la femme, de ce qui la rabaisse et la ravale au rang d'objet.

Le droit d'importuner, nous n'en voulons pas, nous n'en voulons plus.

Le droit au respect et à la dignité de la femme, c'est ce que nous revendiquons.

Alors, bien sûr, il faut refuser les dénonciations à outrance sur internet, les "Balance ton porc", à l'emporte-pièce, mais on ne peut admettre ce "droit d'importuner" qui peut conduire à des comportements déplacés.

Les mots ont un sens : "importuner", qui voudrait l'être ?

 

 

 

 

 

 

 

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 13:24
La blague de Tex n' a fait rire personne : de très mauvais goût !

 

 

On aura beau dire qu'on peut rire de tout, que l'humour est en général de bon aloi, pourtant, la "blague" de Tex était vraiment digne d'un beauf.

Qui pouvait en rire vraiment ?

 

 Tex, cet humoriste et animateur de télévision a osé ces propos douteux : "Vous savez ce qu'on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois."

 

En ces temps troublés, où de nombreuses femmes ont révélé le harcèlement dont elles ont été victimes, en ces temps où chaque année trop de femmes sont tuées sous les coups de leur conjoint, une telle blague paraît indigne.

Je songe à toutes ces femmes assassinées : cette "blague" n'est-elle pas une façon de banaliser les actes de violences contre les femmes ?

 

Oui, certaines blagues sont de mauvais goût, notamment dans certains contextes.

Alors, bien sûr, cela ne mérite pas sans doute une sanction aussi sévère que celle qui a été appliquée : une mise à pied de l'animateur. Mais, je pense qu'un avertissement est nécessaire.

Trop souvent, les violences faites aux femmes sont banalisées, elles ne sont pas prises au sérieux, elles se retournent même parfois contre les victimes.

Alors, il convient, quand on est devant des caméras, de mesurer l'impact de ses propos et d'éviter des blagues qui volent si bas.

 

C'est un fait : les médias cultivent souvent la médiocrité...

 Alors que l'arrivée de la TNT nous promettait une offre de programmes plus importante, les émissions de télé réalité, les séries policières violentes, les jeux stupides se multiplient... De plus en plus, la qualité se dégrade : la culture devrait être plus souvent mise à l'honneur.

 

Et c'est l'inverse qui se produit : des propos vulgaires, grossiers, des blagues douteuses passent à l'antenne. Certaines émissions cultivent le buzz, les foires d'empoigne...

Veut-on propager l'inculture, la grossièreté, la bêtise ?

Veut-on répandre le crétinisme et l'abrutissement ?

On peut se poser la question...

 

Les propos de Tex font penser à des blagues de comptoir : une façon de minimiser ce qui peut arriver aux femmes, une façon de cautionner des violences inadmissibles, une façon de les accepter.

"Blague un peu malheureuse", a reconnu Julien Courbet après l'intervention de Tex sur le plateau de télévision de C8 : un doux euphémisme pour évoquer une bien triste "blague".

Ces propos choquants surgissent quelques semaines après l'affaire Weinstein et les nombreux témoignages de victimes de violences sexuelles. 

 

Tex s'est tout de même excusé devant le tollé suscité par cette blague malsaine.

 

Bien sûr, une plaisanterie n'est pas en soi répréhensible car le rire est bénéfique, on peut rire de tout, à condition que ce soit drôle.

Et, là, non, ce n'est pas drôle..., c'est même vulgaire...

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 12:25
Violences contre les femmes : c'est aussi un problème de société...

 

 

Certes, la parole se libère depuis l'affaire Weinstein, mais les violences faites aux femmes demeurent dans notre pays trop nombreuses..

 
On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...


 
Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

 

Chaque année, on compte les victimes de viols, on dénombre toutes ces femmes mortes sous les coups de leur conjoint.

Chaque année, les chiffres ne varient guère et restent effrayants.

 

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur compagnon, soit une femme tous les 3 jours.

Plus de 85 000 victimes ont déposé plainte pour violences conjugales en 2016 : 9 victimes sur 10 sont des femmes.

Ces chiffres appellent un plan d'action pour enrayer ce qui devient un problème de société gravissime.

Tant de victimes en France ! Comment est-ce possible ?

Les femmes victimes de violences physiques, de violences psychologiques sont particulièrement vulnérables et fragiles : la peur s'installe, elle paralyse, elle annihile les volontés.

Et les femmes se retrouvent, alors, prises au piège de la violence conjugale.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage. La crise a tendance à accentuer ce phénomène...

 

Oui, un plan de prévention s'impose pour que cessent de telles ignominies : l'Education nationale a un rôle de formation à jouer, des campagnes de prévention doivent dénoncer tout ce qui relève de la violence.

Il convient de dénoncer aussi et de limiter la pornographie sur internet, d'autant que tous les adolescents y ont accès : la femme y apparaît dégradée, avilie, méprisée.

 

Françoise Héritier disait avec lucidité: "Nous ne vivons pas la guerre des sexes, mais le fait que les deux sexes sont victimes d'un système de représentation vieux de bien des millénaires." 

Ces représentations doivent être bannies, et les hommes eux-mêmes doivent en prendre conscience.

Aujourd'hui, un plan de lutte contre les violences faites aux femmes doit être dévoilé par le gouvernement : espérons qu'il sera à la hauteur des attentes.
 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 08:00
L'ogre d'Hollywood...

 

 

 

Il ressemble à un ogre : gros, grand, replet, tout en rondeur, une force de la nature... une force qu'il a utilisée pour contraindre des femmes à assouvir ses fantasmes.

Harvey Weinstein, l'influent producteur, ce"Dieu" d'Hollywood a été accusé de viols et d'agressions sexuelles.

Un homme de pouvoir qui abuse de son influence pour traquer des femmes et les violenter : ce n'est pas nouveau.

 
Dominique Strauss-Kahn, Patrick Balkany, Eric Raoult, tout le monde connaît le nom de ces hommes politiques : hommes de pouvoir, ils n'ont pas hésité pas à en abuser auprès de femmes qu'ils ont côtoyées...

Les preuves contre Harvey Weinstein sont accablantes : de nombreuses femmes ont témoigné contre lui...

Propos obscènes et méprisants, gestes déplacés, viols : la liste de ses méfaits est longue et abjecte.

Le pouvoir dont disposait ce producteur était multiple, un pouvoir non seulement médiatique, mais aussi physique, professionnel, économique et politique... un homme influent qui pouvait faire et défaire des carrières...

 
Le sexisme perdure dans nos sociétés, et plus particulièrement, chez les hommes de pouvoir, où une sorte de volonté de domination grise les détenteurs de ce pouvoir.
 
Dans un monde moderne, évolué, on s'étonne encore de ces comportements qui font de la femme un objet, qui la rabaissent et l'avilissent.

Ces femmes n'ont pas osé dénoncer celui qui les a violentées : elles le font enfin, tardivement, parce que les langues commencent à se délier.

Peut-on leur reprocher de ne pas avoir parlé plus tôt ?

Hélas, souvent, quand une femme dépose plainte contre des violences sexuelles, on a tendance à minimiser les faits.

Parfois, même, c'est la femme elle même qui est accusée d'avoir provoqué ces violences, ce qui est un comble !

Ainsi, les femmes victimes de prédateurs sexuels sont jugées coupables de ce qui leur arrive.

La parole des femmes doit être prise en compte, elle doit être encouragée et libérée, loin de toute peur de représailles.

 

Il est temps de voir la réalité et de combattre ce fléau présent dans toutes nos sociétés.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités. Des hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

Ces archaïsmes d'un autre âge ne sont plus tolérables.

 

 


 

 

 

 

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 11:07
En Algérie, vive le bikini !

 

 

Des Algériennes se mobilisent en faveur du bikini, afin que les femmes aient le choix de leur tenue, à la plage.

 

C'est "l’opération maillot de bain", à Annaba. Le mouvement né sur internet convie les habitantes de la ville à revêtir leur maillot de bain à la plage. 

 

Belle initiative pour défendre la liberté et l'émancipation des femmes...

De nombreuses femmes ont répondu à cet appel.

Mais les résistances sont vives : des hommes se sont mis à encourager des milliers d'internautes à prendre en photo toute femme aperçue en maillot de bain. Une tenue qu'ils jugent "représentative de l'Occident" et contraire aux normes islamiques. 

 

Aussitôt des commentaires haineux et injurieux ont été postés à l'encontre de ces femmes : "Où sont vos pères ?!", "Allez vous rhabiller", "Filles faciles"... 

 

Une campagne a même été lancée pour contrecarrer l'opération maillot de bain, avec ce commentaire : "Je me baigne avec mon hijab, je laisse la nudité aux animaux."

 

On le voit : il reste beaucoup à faire pour changer les mentalités et la référence aux pères est lourde de significations.

 

Les femmes doivent encore lutter pour combattre des préjugés d'un autre âge...

Ces codes vestimentaires appartiennent à un autre temps, un temps où la femme était asservie et soumise aux hommes, à l' autorité d'un père, d'un frère, d'un mari...

 

Les femmes ne peuvent être, ainsi, contraintes dans des carcans vestimentaires religieux qui les empêchent de profiter librement d'un simple bain de mer.


Le burkini est indubitablement une entrave à la liberté des femmes.

 

On ne peut qu'encourager de telles initiatives venues des femmes et souligner leur courage : leur résistance est une preuve de détermination et de volonté contre l'asservissement qu'on veut leur imposer.

Elles sont déjà plus de 3000 femmes à avoir rejoint ce mouvement d'émancipation...

Il faut souhaiter que ce mouvement prenne de l'ampleur et permette aux femmes de s'épanouir à la plage.

Il faut souhaiter que ces baignades républicaines fassent de plus en plus d'adeptes, pour la défense de la liberté des femmes...

D'ailleurs, le mouvement né à Annaba se propage dans tout le pays.

 

La lutte contre l'obscurantisme ne fait que commencer : elle sera âpre et difficile pour ces femmes qui subissent nombre de menaces et d'intimidations.

Pouvoir profiter librement du soleil en été sur une plage, c'est un droit élémentaire : les femmes ne sauraient en être privées.

 

 

 

 

 

 

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