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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 08:09
Mais jusqu'où ira la pudeur ?

 

 



De plus en plus, on voit, en France, des femmes vêtues de pied en cap, encapuchonnées d'un voile noir à l'allure inquiétante : des images que l'on ne croisait pas, autrefois et qui suscitent bien des questions...

Le burkini, réservé aux bains, quant à lui, couvre aussi l'ensemble du corps de la femme, à l'exception du visage...

Mais jusqu'où ira la pudeur ?

On apprend, ces jours-ci, qu'une auto-école de Villefranche-sur-Saône se propose d'ouvrir une salle de code réservée aux femmes... La gérante Sarah Bakar déclare même : « Les leçons de conduite seront effectuées par moi pour les femmes, et par un homme pour des hommes. »

Ainsi, semble s'organiser, dans notre pays, une sorte d'apartheid visant à séparer les hommes et les femmes...

On sait, aussi, que certaines femmes musulmanes refusent de se laisser examiner par des médecins hommes.

Tout cela va à l'encontre de nos principes fondamentaux d'égalité, on ne peut traiter la femme comme un être à part. Avec de tels principes, nous perdons nos valeurs essentielles. C'est, là, une régression inadmissible.

Quelle est cette fureur hystérique attachée au corps de la femme ? Pourquoi la pudeur serait-elle une spécificité féminine, pourquoi ne concernerait-elle pas les hommes ?

On le conçoit : il faut remettre de l'ordre dans tous ces manquements à la république et montrer la stupidité que représentent ces moeurs d'un autre temps.

Pourquoi la femme devrait-elle être soumise à des contraintes vestimentaires ?

Quelle image de la femme véhiculent ces coutumes ? La femme maudite, la séductrice, la pécheresse...

La femme maudite, impure, souillée : cette représentation date des premiers textes mythologiques et bibliques et il semble que certains ne puissent s'en détacher.

Aussitôt, ressurgissent des siècles de malédiction qui ont accompagné l'image dela femme : la femme séductrice, coupable de tous les péchés du monde, la femme maudite, à qui revient le triste rôle de répandre tous les malheurs sur le monde, avec le personnage de Pandore, dans la mythologie grecque...
 
La femme responsable tous les péchés du monde, couverte d'opprobres, la femme, cette pestiférée !

Ce sont là des images éculées, poussiéreuses, véhiculées par les religions...

Des images qui stigmatisent les femmes et les ravalent au rang de boucs émissaires chargés de culpabilité...
Mais jusqu'où ira, donc, la pudeur ? 


"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.", s'exclame Tartuffe, dans la célèbre pièce de Molière, révélant, ainsi, son hypocrisie religieuse... Ce faux dévot s'offusque ou plutôt feint de s'offusquer d'apercevoir la poitrine de la servante Dorine.


Eh oui, au 17 ème siècle, de nombreux textes religieux enjoignaient aux chrétiens de fuir la séduction de la beauté féminine.


Mais ce temps et ces idées sont révolus : les femmes ont le droit, comme les hommes, d'être visibles dans l'espace public, elles ont le droit de vivre sans ces contraintes vestimentaires, sans ce poids d'une culpabilité millénaire qui les accable...






    

 

Mais jusqu'où ira la pudeur ?
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 08:30
Le burkini est une régression...

 

 



Le burkini est, indubitablement, une régression : ce vêtement de bain qui entrave le corps de la femme, le recouvre du haut juqu'en bas, qui enjoint à la femme de se cacher, comme si elle était coupable de montrer sa chair, est un instrument d'asservissement.

Il a fallu des siècles pour que la femme se libère, dans nos sociétés : accès au travail, droit de vote, possibilité de s'abstraire de l'autorité d'un mari, liberté de se vêtir, comme elle le souhaite.

La femme ne peut être ainsi contrainte de porter une carapace pour aller se baigner, elle a le droit de s'épanouir et de profiter pleinement d'un bain de mer, dans une tenue non contraignante.

Le temps des harems est révolu ! 

La femme cachée, la femme soumise, obligée de se taire, de vivre dans l'ombre, ces images devraient appartenir au passé.

Au pays des droits de l'homme, au pays de Voltaire, de Montesquieu, nous ne pouvons pas admettre que la femme soit, ainsi, réduite à s'effacer, à se soumettre à des diktats religieux.

Alors qu'il reste encore bien des progrès à faire, en matière du droit des femmes, dans notre propre pays, il n'est pas possible de concevoir de telles régressions.

Quoi qu'on en dise, le burkini est bien un signe de soumission : il introduit une discrimination évidente, entre l'homme et la femme...

Il sépare, il distingue des communautés, il est particulièrement visible sur une plage, et il apparaît comme un signe religieux ostentatoire.

En ces temps où ressurgit la barbarie, où on tue un prêtre, au nom de la religion, ces signes ostentatoires ne sont pas les bienvenus.

De toutes façons, le burkini et le voile sont une atteinte à la liberté des femmes dans un pays où les femmes peuvent désormais se vêtir comme elles le souhaitent : elles ont le choix et la possibilité de varier les tenues.

Elles peuvent changer de tenues en fonction du temps, de l'humeur, des circonstances, et cette liberté est une victoire, un signe d'émancipation de la femme...

Il faut remettre la religion à sa place, dans la sphère privée.

Porter un burkini, ce n'est pas neutre, c'est manifester un goût pour un Islam radical, qui maintient la femme dans l'ombre, qui l'enferme dans un vêtement très contraignant...

Porter un burkini, c'est afficher un rigorisme, une forme d'extrémisme religieux que nous condamnons. Le burkini est bien une aliénation à laquelle est soumise la femme : le poids des traditions, le regard de l'autre lui imposent ce vêtement austère.

A l'heure où la terreur islamiste s'impose dans de nombreux pays, le burkini crée des séparations, divise les communautés, exacerbe les tensions...

Selon Edwy Plénel, le burkini serait "un vêtement comme un autre"... Vraiment ? 

C'est, pourtant, un vêtement qui est destinée à la femme et à la femme seule, un vêtement à la connotation religieuse marquée.

Non, ce n'est pas une tenue de bain, comme une autre : le burkini n'offre ni le confort, ni la liberté aux femmes.

On ne peut même pas le comparer à ces tenues de bain de la Belle époque, dans la mesure où les hommes portaient, eux aussi, en ce temps-là, des vêtements couvrants...

Le burkini signe une régression, et prétendre défendre les droits des femmes, en l'assimilant à "un vêtement comme les autres" est une aberration...





 

 

Le burkini est une régression...
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 08:43
Bikini et burkini...

 

 

Bikini, burkini... Voilà deux mots qui pourraient prêter à confusion, ce que l'on appelle, en terme savant, des paronymes ! Les deux mots se ressemblent, certes, mais est-il possible de les confondre ? Ils évoquent, en fait, des réalités bien différentes : on se souvient de la célèbre chanson de Dalida qui a connu un vif succès dans les années soixante, et, depuis cette époque, le bikini, ce maillot deux pièces pratique et confortable, est devenu une tenue habituelle sur nos plages.

 

Quant au burkini, il désigne, comme chacun sait, un maillot intégral qui recouvre le corps de la femme de confession musulmane, depuis la tête jusqu'aux chevilles.

N'est-ce pas, là, une tenue inhabituelle pour profiter d'un bain de mer ?  Voilà une tenue surprenante pour se baigner !

Une tenue bien encombrante, quand on veut être libre de ses mouvements, nager... un carcan qui emprisonne la femme et qui a pour but de la préserver du regard des hommes.

 

Le vêtement devient, alors, une sorte de bouclier qui permettrait à la femme d'inspirer le respect.

La mode islamique exige que l'on ne fasse pas étalage de son corps. 

Les hommes ne sont-ils pas des "prédateurs" ? Et la femme aurait, ainsi, le devoir de se protéger, et de faire preuve de pudeur.

 

On voit bien toutes les conséquences de ces règles vestimentaires : une femme vêtue d'un bikini ou d'une jupe courte, est forcément considérée comme impudique par un musulman...

Autrement dit, une femme vêtue, selon la mode occidentale, ne peut que susciter la convoitise et le manque de respect.

 

Comment concilier ces deux façons de se vêtir ? Est-ce même conciliable ?

On voit bien toute la distance qui sépare une femme occidentale et une musulmane qui se plie à ces lois religieuses, un fossé qui semble infranchissable.

 

La femme vêtue d'un burkini est-elle, d'ailleurs, vraiment décente, étant donné que ce vêtement moule le corps, notamment au sortir du bain ? Certains musulmans condamnent, aussi, cette tenue.

La femme devrait donc se baigner avec une armure, pour satisfaire aux diktats de la religion ?

 

L'homme, lui, est-il obligé de porter un burkini ? 

On le voit : ces codes vestimentaires appartiennent à un autre temps, un temps où la femme était asservie et soumise aux hommes.

 

L'homme musulman n'est-il pas capable de réfréner ses désirs et ses ardeurs ?

 

Comment faire cohabiter, sur une même plage, bikini et burkini ?

Comment un musulman peut-il considérer une femme en bikini ?

Qu'est-elle, pour lui, si ce n'est un être impudique, une dévergondée ? Comme si le vêtement permettait de classer, ainsi, les personnes...

 

Avec cet exemple, on prend conscience que le monde musulman doit évoluer, pour une meilleure intégration dans nos sociétés.

Certains diktats religieux sont périmés, appartiennent à un autre temps.

Les femmes ne peuvent être, ainsi, contraintes dans des carcans vestimentaires qui les empêchent de profiter librement d'un simple bain de mer.

Le burkini est indubitablement une entrave à la liberté des femmes.

D'ailleurs, certaines femmes, faisant preuve d'émancipation, se sont libérées de ces contraintes vestimentaires, une façon de ne plus se soumettre à des injonctions religieuses d'un autre temps.

 

 

La chanson de Dalida :

 

https://youtu.be/hVUwra22e-Q

 

 

 

Bikini et burkini...
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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 13:43
Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre...

 

 

 

 

La femme soumise à toutes sortes de malédictions, la femme encore et toujours asservie, ravalée au rang d'objet : hélas, la femme connaît, de nos jours, dans nombre de pays, toutes ces tristes réalités.

 

Et l'on a, encore, besoin de chanter, comme le faisait Jean Ferrat, en reprenant un texte d'Aragon : "La femme est l'avenir de l'homme..."

Dans un monde fracturé et divisé à l'extrême, la cause de la femme doit être défendue, en maintes occasions.

 

La femme considérée comme une mineure, dénuée de droits, esclave de l'homme, la femme insultée, battue, avilie, violée, lapidée, mariée de force, meurtrie... le monde est, encore, parcouru de toutes ces détresses.

 

Le poète visionnaire qu'était Aragon percevait le rôle essentiel que peut jouer la femme, et Jean Ferrat écrit, avec cette chanson, un plaidoyer plein de force pour l'égalité des sexes.

 

Jean Ferrat y dénonce le poids des croyances anciennes, celle de la bible, de l'ancien et du nouveau testament, où la femme, depuis la nuit des temps est "maudite".

 

Le vocabulaire religieux apparaît : " l'ancien et le nouveau, la bible, l'ancienne oraison, l'image d'Eve et de la pomme, vieilles malédictions..."

Et certains "décrètent encore par la bible", comme si c'était une référence intangible.

Le poète perçoit bien ce lourd héritage qui pèse encore sur la femme...

 

Et même si, dans nos sociétés, des progrès ont été accomplis, le fait de pouvoir "accoucher sans la souffrance, le contrôle des naissances", il reste encore tant à faire pour combler des "millénaires et des siècles d'infini servage".

Le vocabulaire est dénonciateur et virulent : on peut bien parler de "servage", d'un véritable esclavage qui anéantit, encore, les femmes, dans nombre de pays.

 

Le poète, lui, voudrait annoncer un renouveau, à travers cette belle image de "la floraison d'autres amours".

 

Un autre avenir est possible, sans doute, à condition de "remettre à l'endroit la chanson" et de redonner à la femme toute la place qu'elle mérite, elle qui "est l'avenir de l'homme."

 

Le poète conçoit, aussi, toute la difficulté de l'entreprise : "Il faudra réapprendre à vivre", affirme-t-il.

Il faudra réécrire "un nouveau livre", afin de balayer toutes les croyances millénaires qui accablent la femme.

 

Pour ce faire, "le partage" est essentiel, un partage qui doit être équitable, alors que, le plus souvent, il ne l'est pas encore, ne serait-ce que pour la répartition des tâches dans le couple.

 

Il faut, dès lors, envisager une reconstruction du monde, comme le suggère le préfixe "re" qui marque un renouveau dans les verbes "remettre, réapprendre, redécouvrir".

Et, de fait, il reste, encore, beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à rétablir des équilibres perdus, depuis des siècles.

"Le poète a toujours raison" , affirme Jean Ferrat, car la poésie se veut dénonciatrice et pleine de force, de résonances.

Le poète a raison, car il perçoit tant d'injustices et il les condamne, avec virulence.

La mélodie alterne une grande douceur dans le refrain, avec la vision du poète, et une certaine âpreté, dans l'évocation des douleurs, des luttes accomplies par les femmes...

Ce bel hymne à la femme, écrit et composé par Jean Ferrat en 1975, reste, encore, plus que jamais, d'actualité.

 

 

 

 

 

 

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 14:41
La femme, cette pestiférée...

 

 

Sommes-nous bien au XXIème siècle ? On pourrait en douter, en lisant ce fait divers, qui s'est produit sur un vol Newark-Tel Aviv : un passager, juif, ultra-orthodoxe n'a pas accepté la présence d'une femme, à ses côtés, et a demandé que la dame, octogénaire soit déplacée...

 

Et, effectivement la compagnie aérienne "El Al" a obtempéré : la dame a dû changer de place, pour satisfaire aux desiderata de cet individu.

On hallucine face à un tel comportement !

Nous voilà, donc, retournés des siècles en arrière... or, cela se passe dans un avion, au XXIème siècle...

 

La femme maudite, impure, souillée : cette représentation date des premiers textes bibliques et il semble que certains ne puissent s'en détacher.

Je connaissais l'ostracisme que subissent, parfois, les femmes dans la religion musulmane, mais j'ignorais totalement le fait que la "torah" pouvait interdire à ses adeptes de côtoyer la gent féminine...

 

Aussitôt, ressurgissent des siècles de malédiction qui ont accompagné la représentation de la femme : la femme tentatrice, coupable de tous les péchés du monde, la femme maudite, à qui revient le triste rôle de répandre tous les malheurs sur le monde, avec le personnage de Pandore, dans la mythologie grecque...

 

La femme responsable tous les péchés du monde, couverte d'opprobres, la femme, cette pestiférée !

 

Et ces images d'un autre temps perdurent dans des religions bien établies !

Ainsi, la femme reste, encore, dans beaucoup de pays, asservie, reléguée au rang d'esclave, soumise et consentante.

Elle se doit d'obéir aux désirs et aux injonctions des hommes, et n'est-ce pas ce qui s'est produit dans cet avion qui reliait Newark à Tel Aviv ?

 

On est stupéfait devant tant de lâcheté, d'ignominie à l'égard des femmes.

La compagnie aérienne israélienne "El Al" a accepté de céder à la demande de cet intégriste religieux et d’éloigner la vieille dame, qui a rejoint une autre place, avec une canne à la main, à cause de son genou douloureux.

 

"Pour moi ce n'est pas une question personnelle, c'est une question intellectuelle, idéologique, et juridique... Je me dis : je suis là, une femme âgée, éduquée, j'ai voyagé, et un type peut décider, comme ça, qu'il ne veut pas que je m'asseye près de lui. Au nom de quoi ?", a commenté la dame, à qui cette mésaventure est arrivée...

 

Au nom de quoi ? En effet...

Au nom d'une religion toute puissante ? Au nom de textes sacrés dont l'interprétation est souvent douteuse ?

Au nom d'une malédiction qui pèse sur les femmes, depuis la nuit des temps ?

Au nom d'une certaine fragilité de la femme qui lui imposerait de se soumettre aux diktats masculins ?

 

Il faut changer ces conceptions ancestrales, ces réflexes d'un autre temps...

Des fous de Dieu ne peuvent, ainsi, imposer aux autres une vision rétrograde du monde.

La femme, quelles que soient les religions, a droit au respect, et ne peut subir des affronts d'une telle ignominie.

La bêtise, l'intolérance, le fantatisme aveugle des intégristes religieux se manifestent, de plus en plus, dans de nombreux pays : comment ne pas voir le danger de ces régressions ?

 

 

Source :

 

http://www.marianne.net/surtout-pas-femme-cote-lui-compagnie-aerienne-cede-demande-juif-ultra-orthodoxe-100240683.html

 

La femme, cette pestiférée...
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:40
Les femmes seraient-elles plus misogynes que les hommes ?

 


Le titre de cet article, avec son côté provocateur, peut surprendre, en étonner plus d'un et plus d'une, mais la constatation que je fais ici me sidère moi-même : les femmes sont, parfois, encore plus misogynes que les hommes... au fond, la femme doit être, elle-même, victime d'un arriéré de civilisation qui condamne la femme, quoi qu'il en soit...

 

Ainsi, les agressions de femmes qui se sont déroulées à Cologne ont fait naître des réactions étonnantes et ce sont des femmes qui ont réagi en ce sens : la maire de Cologne n'a-t-elle pas recommandé aux femmes de "conserver un bras de distance avec tout inconnu" pour se protéger et de se déplacer en groupes ?

Surprenante recommandation comme si ces femmes étaient coupables des agressions qu'elles ont subies !

 

Clémentine Autain, de son côté, a semblé vouloir minimiser ces violences faites aux femmes, en évoquant  les "deux millions de viols" commis par l’Armée Rouge en Allemagne en 1945, en relativisant les horreurs commises lors du Jour de l’An en Allemagne.


Par ailleurs, la façon dont les femmes, tout au moins certaines femmes, en critiquent d'autres, parce qu'elles réussissent, parce qu'elles ont obtenu quelque succès me semble relever de la misogynie féminine... Critiquerait-on autant un homme qui réussit dans un domaine ? Je ne le pense pas... Les femmes ne sont souvent pas tendres avec leurs congénères et font preuve d'un esprit critique très virulent.

Ainsi, dans les rapports hiérarchiques, les femmes qui disposent d'un pouvoir sont impitoyables, et surtout avec les autres femmes...

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine et féminine aussi...

Et pourtant, la situation des femmes a bien évolué au cours du siècle dernier dans notre pays : la femme peut travailler, être indépendante, être mariée ou non, elle peut choisir mais, malgré tout, l'image de la femme soumise, fragile, attachée à des activités ménagères reste fixée dans les esprits .


La femme doit rester dans son rôle de bonne femme de ménage, il lui est difficile d'exprimer des idées politiques bien marquées, on lui reproche immédiatement des ambitions qui n'entrent pas dans ses compétences.


La femme, au fond, depuis la nuit des temps, est celle qui doit rester bien sage sur son banc, sans dire un mot, sans troubler l'ordre établi : n'est-ce pas Pandore, la première femme de l'humanité, selon la mythologie grecque, qui apporte le trouble et tous les maux aux hommes ? N'est-ce pas elle qui, par sa curiosité intempestive, perturbe le bonheur des hommes ? N'est-elle pas coupable de s'intéresser à ce qui l'entoure ??


"Sois belle et tais -toi, reste dans ton rang", voilà ce que l'on aurait pu dire à Pandore et ce que l'on dit encore à nombre de femmes de nos jours !


La femme responsable du mal, la maudite, celle qui a été créée après l'homme pour le servir, l'aimer, voilà l'image que nous délivrent les textes les plus anciens, qu'ils soient bibliques ou mythologiques...

Hélas ! nous baignons tous et toutes encore dans ce substrat de culture qui fait de la femme un être forcément secondaire dans certains rôles.

Il faut rattraper des siècles de servitude où la femme considérée encore comme moins que rien n'avait aucun droit, pas même le droit à la parole, pas même le droit de voter, de s'exprimer, d'écrire, d'avoir des activités créatives...

Il faut que la femme elle-même prenne conscience de plus en plus de ses possibilités et des capacités des autres femmes au lieu de leur dénier tout droit à agir, à dire, à se comporter en êtres responsables de la société, et ce, à tous les niveaux...


Bien évidemment, la misogynie est exacerbée chez certains hommes, mais elle est, aussi, présente chez les femmes elles-mêmes influencées par de longs siècles d'endoctrinement !

 

 

 

 

Illlustration : Pandora, un tableau de John William Waterhouse (wikipédia)

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:37
Quand la justice condamne des victimes...

 

 

 

Une femme de 69 ans a été condamnée à 10 ans de prison, pour avoir tué son mari, alors qu'elle a été, pendant de nombreuses années, victime de coups, d'abus sexuels, de violences physiques et verbales.

Où est la justice ? Une justice qui condamne une victime peut-elle être crédible ?

Le 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage avait tué son mari de trois coups de fusils dans le dos, à leur domicile près de Montargis, dans le Loiret. L'homme lui faisait vivre un enfer depuis 47 ans : coups, abus sexuels, sur elle mais aussi sur ses filles. La veille du meurtre, le fils, battu par son père, s'était suicidé par pendaison. 

Face à de telles ignominies, quel pouvait donc être le recours de cette femme ?

Alors que les violences faites aux femmes se multiplient, en France et dans de nombreux pays, un tel verdict tendrait à cautionner et justifier ces violences.

La barbarie d'un homme tyrannique, qui faisait vivre toute sa famille dans la terreur, a atteint un paroxysme d'horreur dans cette affaire.

Comment un tel verdict est-il possible, en France, le pays des droits de l'homme ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées coupables de la violence des hommes ?

Quand les victimes deviennent coupables, ne faut-il pas se poser bien des questions sur le fonctionnement de la justice ?

On peut, dès lors, parler de déni de justice : au cours du procès, les filles de l'accusée ont été, elles-mêmes, montrées du doigt, parce que, par peur de représailles pour leur mère, elles n'ont jamais dénoncé leur propre bourreau.

Une famille entière a souffert, pendant des années, sous le joug d'un tyran, et cette famille est, maintenant, victime de la justice.

Un fils qui se suicide, des filles violées, une mère accablée de coups, un tel tableau ne suffisait-il pas pour que soit prononcé un acquittement de Jacqueline Sauvage ?

Tuer un monstre qui martyrise ses proches, qui abuse de son autorité de père, est-ce un meurtre ?

Ce verdict n'est-il pas une honte ? Toutes les femmes battues se retrouvent bafouées par une telle décision.

Le bourreau qui a terrorisé sa propre famille est bien le coupable, et même si la loi interdit de se faire justice soi-même, il est des cas dramatiques où l'on perçoit la nécessité d'arrêter la tyrannie d'un monstre.

 

 

Une pétition à signer :


 https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_President_Francois_HOLLANDE_Grace_Presidentielle_pour_Jacqueline_SAUVAGE/?pv=2







 

 

Quand la justice condamne des victimes...
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:37

 

desert-sahara-florence-devouard-creative.jpg

 

 

Bel hommage aux musulmanes, à leurs douleurs, leur vie de soumission, leur courage, cette chanson de Michel Sardou évoque, avec tendresse et émotion, le destin de ces femmes vouées à l'anonymat, la solitude, l'enfermement...

 

La chanson s'ouvre sur une évocation poétique et symbolique des paysages du désert : "Le ciel est si bas sur les dunes", "ciel et dunes" semblent se confondre, si bien qu'on a l'impression de "pouvoir toucher la lune"... Ce désert qui se mêle au ciel, c'est peut-être, aussi, une façon de mettre en évidence la toute puissance de Dieu, dans cet univers...

 

Ces paysages grandioses sont, ainsi, restitués dans leur beauté étrange et mystérieuse, paysages mystiques, et incendiés de soleil, si bien que la chaleur a l'air de sourdre de la terre : "pierres brûlées" et "toits" incandescents de blancheur de la ville algérienne de "Ghardaia" le suggèrent...

 

Puis, vient l'évocation des femmes, images traditionnelles de musulmanes voilées, cachées, entourées de silence... des images fortes d'enfermement dominent : elles sont "cernées d'un silence absolu, dans des jardins clos de solitude".

 

On perçoit, aussi, leur beauté hiératique, elles deviennent des "vierges de pierre, aux corps de Diane", déesse traditionnellement associée à la chasteté...

 

Mais on entend, aussi, leur "long sanglot", à travers des chants répétés, psalmodiés, le youyou des musulmanes.

Le refrain revient sur cette monodie "un cri, un chant", à la fois... L'antithèse souligne toute l'ambivalence de leur vie, une vie âpre dans des paysages de désert, l'amour, mais, aussi, la "gloire des hommes" auxquels elles doivent se soumettre.

 

On entrevoit une vie consacrée à l'homme qu'elles doivent servir, au risque de côtoyer la "mort".

 

Joie et douleurs sont mêlées dans ce chant : joie de l'amour, des enfants qui naissent, mais aussi souffrances et peurs qui viennent des "hommes et du ciel", en même temps. Cette association de ces deux termes permet de montrer la toute puissance des hommes assimilés à des dieux... On perçoit, aussi, "toutes les fureurs" de ces femmes : ce mot très fort met en évidence toutes les raisons qu'elles pourraient avoir de se révolter...

 

Leur courage est souligné et magnifié puisqu'on les voit "debout sur champs de ruines", "sous le vent glacé des collines"...

 

Elles sont comme des images figées, pour lesquelles "le temps s'est arrêté", une sorte de "crépuscule" qui les condamne à l'oubli... Le "crépuscule de Sanaa", ville du Yémen les recouvre comme leurs vêtements sombres.

 

Le dernier couplet est un véritable hommage aux musulmanes, à leur abnégation, leur beauté, leur douleur symbolisée par un cri, un "long sanglot", alors que "leurs amants s'endorment" paisiblement.

 

Le contraste est saisissant entre la douleur des femmes et l'impassibilité des hommes.

 

Les sonorités de gutturales, à la fin du texte, viennent souligner toutes les violences et les contraintes subies par les musulmanes : "un cri, la douleur, toutes les fureurs, elles portent, la peur, les forêts..."

 

Le texte est ponctué de quelques noms propres exotiques aux sonorités évocatrices d'un univers oriental : "Ghardaia, Sanaa, les forêts du Liban"... Ces mots ajoutent beauté et mystères à l'évocation de ces musulmanes.

 

La musique elle-même souligne le courage de ces femmes anonymes, elle s'intensifie dans le refrain : on perçoit cmme un cri de révolte, une envie de vivre envers et contre tout...

 

http://dai.ly/x16xdth

 

http://youtu.be/fN-J_eK2KTQ

 

 

 

 

desert-mauritanie---Ji-Elle--creative.JPG

 

 

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niqab steve evans

 

 

 

 

 

 

 


 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:58

Photo1926

 

 

"En France, 75 000 femmes sont violées chaque année, en moyenne, une, toutes les huit minutes. Ce chiffre est loin de refléter la réalité, car il ne comptabilise ni les mineures, ni les femmes qui n'ont jamais déclaré le viol qu'elles ont subi. On estime, en effet, que seulement 10% des victimes portent plainte..."

 

On est atterré par ces chiffres : ces actes de viol se produisent dans notre pays, près de nous.

 

Un reportage diffusé sur France 2, dans la série Infrarouge, nous livre le témoignage de plusieurs femmes, victimes de viol : ces récits sont poignants, destabilisants.

Ces femmes violentées ont subi le pire, la peur de mourir, le mépris, les menaces avec arme, la négation de leur personne.

 

Comment de tels faits peuvent-ils se produire en France ?? Comment le viol peut-il devenir, dans notre pays, presque une banalité ?

 

La femme violée n'est plus considérée comme un être humain, mais comme une chose, un objet de plaisirs pour l'homme.

 

Soumise à la volonté d'un inconnu, parfois même d'un père violent, ou d'un mari, la femme menacée est contrainte de subir cette "punition", c'est ,là, le terme employé par une des victimes.

 

Menaces de mort, gestes violents, désarroi, angoisse, tel est le vécu de ces femmes, parfois des enfants, des jeunes filles.

 

Le viol conjugal est évoqué, car il existe aussi : il n'y a pas si longtemps, le devoir conjugal était invoqué pour justifier ces viols... Mais il s'agit bien de violences intolérables, avec des coups ou des menaces.

 

Face au viol, hélas, souvent, les témoins ne réagissent pas : peur, inconscience, refus de voir la réalité, indifférence...

 

Un clip contre le viol et la non assistance vient d'être diffusé : il met mal à l'aise, car on voit les témoins assister à un viol et laisser faire, regarder, gênés, la scène...

Intitulé "Je suis à l'heure", ce clip, sans montrer le viol en lui-même, nous fait entendre la bande-son de ce viol.

 

La France, pays du viol ? On a du mal à l'imaginer ! Et pourtant, c'est bien, là, une réalité dont on parle peu, trop peu...

 

"Ce sont des choses qui arrivent", tels sont les propos du père d'une victime violée par son mari !

Oui, ce sont des choses qui arrivent, et même dans un pays comme la France !

La peur, la honte empêchent, encore, nombre de victimes de témoigner, de dire leur désarroi et leur angoisse !

 

Dernier fait troublant et non des moindres : en France, une femme qui avait tué son mari en 2012 après plusieurs dizaines d'années d'un enfer conjugal, émaillé de coups et d'abus sexuels de ses propres filles, a été condamnée, mardi dernier, à 10 années de réclusion par la cour d'assises du Loiret. La justice en vient à punir une femme victime de violences répétées !

 

Mais, dans quel pays vivons-nous ?

 

 

A voir l'émission de France 2, un article du Point et le clip vidéo :

 

http://www.france2.fr/emissions/inf...

 

http://www.lepoint.fr/societe/une-f...

http://www.lexpress.fr/actualite/so...

 

 

 

silence-copie-1.jpg

 



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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 17:53

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Najat Vallaud-Belkacem a été nommée, hier, ministre de l'éducation nationale : pour la première fois, une femme accède à ce ministère... On peut être étonné de l'apprendre mais c'est, là, une nomination inédite !

 

Il est vrai que les femmes, prenant en charge un ministère, se sont multipliées, ces derniers temps, grâce à l'instauration de la parité... Et en fait, il est curieux qu'une femme n'ait jamais occupé, jusqu'à présent, en France, ce poste de ministre de l'éducation nationale.

 

Enfin, une femme est nommée dans cette fonction importante !

On se rend bien compte que les femmes ont, encore, beaucoup de chemin à parcourir pour obtenir des postes de haute responsabilité !

 

Une femme ministre de l'éducation nationale, voilà un beau symbole ! 

Nos sociétés ne laissent pas toujours aux femmes les places qu'elles méritent. Des siècles de servitude ont barré la route aux femmes, et, maintenant encore, le sexisme perdure dans bien des milieux.

 

Les femmes ne sont, donc, plus reléguées au rang d'êtres subalternes à qui on confie des tâches de peu d'importance.

 

Attaquée par la droite qui lui reproche la théorie du genre qu'elle aurait voulu promouvoir, Najat Vallaud-Belkacem aura fort à faire dans sa fonction : le ministère de l'éducation est un des plus importants et des plus lourds.

 

Il faut absolument agir efficacement pour que l'éducation redevienne une priorité, alors qu'elle a été sacrifiée et mise à mal par la gouvernance de Nicolas Sarkozy...

Il faut redonner aux enseignants la place qu'ils méritent dans la société : ils jouent un rôle prépondérant et doivent être soutenus dans leur travail.

 

Il n'est pas inutile de rappeler que le corps enseignant est constitué, en majorité, de femmes : il paraît logique qu'une femme accède à ce ministère.

 

La rentrée approche, et c'est pour chaque enseignant, une mission capitale qui commence : former des élèves, leur inculquer des valeurs, leur transmettre une mutiplicité de savoirs... des responsabilités essentielles.

 

Il faut souhaiter que Najat Vallaud-Belkacem ait à coeur de redorer le blason des enseignants...

Leur image a été ternie, lors de la gouvernance de Nicolas Sarkozy, leur rôle minimisé.

 

Il faut vraiment inverser cette tendance, insister sur l'importance des notes qui sont une référence essentielle pour les élèves, ne pas renoncer à la notation et à un certain niveau d'exigence : c'est, là, l'intérêt des élèves eux-mêmes.

 

Alors que, de toutes parts, le nouveau gouvernement est la cible de nombreuses critiques, alors que 80 % des français ne lui font pas confiance, il faut éviter de trop noircir  le tableau... A le noircir, ainsi, à l'excès, on risque de favoriser le retour au pouvoir d'une droite "dure", voire même de faire le lit du front national.

 

La conjoncture générale n'est pas favorable : comment redonner de la compétitivité à nos entreprises afin de faire baisser le chômage, comment fournir du travail à chacun ? Face à la mondialisation, ce gouvernement n'a pas la tâche facile.

 

Partout, en Europe, l'austérité s'est imposée, dans la plupart des pays, le chômage a progressé de manière inquiétante... Le défi de la mondialisation n'est pas une mince affaire.

Souhaitons que la France puisse relever ce défi si difficile et si complexe....

 

 

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