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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 12:08
Un été en musique...

 

 

L'été, c'est le temps des festivals en plein air : la musique s'invite dans les rues et nous offre des moments d'évasion et de rêves.

On a la surprise de découvrir au coin des rues des groupes de musiciens qui animent les soirs doux de l'été.

D'abord, un orchestre de jazz : l'orchestre Syncopathique, collectif de musiciens de Jazz New Orleans, qui nous fait remonter aux origines du jazz.


L'Orchestre Syncopathique, un groupe de jazz traditionnel, tire ses influences et son esprit des orchestres de la Nouvelle Orléans avec des musiciens tel que Louis Amstrong, Bix beiderbecke ou encore Benny Goodman.

 

Plus loin, un groupe chante des chansons de U2, notamment Carry each other : deux guitaristes, un chanteur, du talent... on écoute avec plaisir la mélodie.

 

Dans une autre rue, c'est un trio de gitans qui enflamment la soirée et font vibrer leurs guitares.

 

Plus loin encore, une chanteuse égrène des mélodies connues de tous...

 

Les rues, au fil du soir qui tombe, s'éclairent de lampions, le décor de la ville en est magnifié.

Les rues grouillent de monde... des gens qui déambulent, qui rejoignent des amis pour boire un verre, tout en écoutant de la musique.

 

La ville est vivante, animée : l'été permet ainsi de vivre dehors et de goûter des soirées festives.

 

L'été comble un peu plus nos sens : écouter de la musique, au détour d'une rue, admirer les gestes des musiciens, leur maîtrise des instruments...

 

Et puis découvrir un peu mieux certains de ces instruments, guitares aux magnifiques formes variées, batteries rutilantes, contrebasse et trompettes étincelantes dans l'obscurité de la nuit...

 

La musique, langage universel, permet de réunir les gens, elle peut exprimer et susciter toutes sortes de sentiments : mélancolie, joie, douleur, élan, enthousiasme...

Elle nous fait rêver et nous emporte vers des mondes imaginaires...

C'est aussi ce que nous offre la magie de l'été !

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 08:30
Une soirée télévisée surprenante sur ARTE...

 


 
Ce soir là, je m'apprête à regarder un programme alléchant sur ARTE : tout d'abord, un film de Spike Jonze intitulé Her, une histoire moderne qui aborde le thème de la solitude dans nos sociétés déshumanisées.


 
Le héros de ce film Théodore est un homme sensible, inconsolable à la suite d'une rupture amoureuse. Il acquiert alors un logiciel informatique, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de Samantha, une voix féminine pleine de charme, intelligente, et particulièrement drôle... c'est alors que commence un jeu de séduction et les deux personnages tombent amoureux l'un de l'autre.


 
On le voit : un thème passionnant qui évoque l'emprise des ordinateurs dans le monde moderne...
Mais, hélas, au bout d'un quart d'heure, l'image se fige, puis apparaît ce message : "no signal".


J'essaie alors de changer de chaîne, je passe sur la 5 : l'image est figée également. C'est ce que l'on appelle les aléas de la TNT...
Je retourne sur ARTE : l'image est toujours immuable...
Après une dizaine de minutes, le film redémarre...


 
Le temps de voir une scène torride entre Théodore et la voix de Samantha, un accouplement virtuel par le truchement de l'informatique.... soudain, c'est à nouveau une image figée qui apparaît. Nouvelle panne de la TNT qui décidément pose parfois bien des problèmes.
 
C'est ainsi que les progrès annoncés deviennent des régressions.


Plus tard, le film recommence avec un troisième personnage : apparemment, une femme chargée de jouer le rôle de Samantha afin de concrétiser la relation virtuelle entre les deux personnages...


Nouvelle scène torride : nouvelle interruption... J'essaie alors d'aller sur mon ordinateur pour visionner la suite, mais la machine me dit que ce programme n'est pas disponible sur internet...

 

Le film s'achève sans que j'aie pu connaître la fin de l'histoire...
 
Deuxième partie de la soirée : un spectacle chorégraphique intitulé La fiesta présenté au festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du palais des Papes.
 
De quoi susciter et aiguiser ma curiosité... Et miraculeusement, dès le début de ce programme, la TNT fonctionne à nouveau...
Je vais pouvoir visionner ce spectacle donné, en plein air, dans un décor grandiose et somptueux...
Ce soir, c'est La fiesta sur ARTE, enfin si l'on peut dire...

 
Car, dès le début, je suis décontenancée par ce que j'ai sous les yeux.
Cette soirée consacrée au flamenco me laisse perplexe : il s'agirait de revenir aux origines de cet art, comme l'affirme Israël Galvan, le concepteur de ce spectacle...
 
"On a cherché à revenir à la sonorité primitive, brute, originelle du flamenco qui est sauvage... il y a des cris, des murmures..." explique le chorégraphe.


 
Sur la scène, quelques chaises vides, une estrade, une table... deux personnages, un homme, une femme s'avancent en silence et s'assoient. Ils se mettent à crier et lancer des onomatopées, tout en tapant des mains...
Puis, deux hommes en jogging apparaissent en tapant également des mains...


 
La femme caquette, glousse, l'homme hurle des "ah oh" prolongés.
Ces cris, ces glapissements d'animaux m'insupportent assez vite...

Soudain, on entend et on voit des tambourinements de pieds sur le sol, on découvre, alors, Israël Galvan qui descend les escaliers de la Cour du palais des Papes, en rampant, tel un animal...
 
Voilà de l'art contemporain à l'état brut : j'ai vraiment des difficultés à apprécier ce genre de spectacle où l'esthétique est absente.


 
Bientôt, j'éteins mon poste de télévision.


Voilà une soirée vraiment surprenante sur ARTE...


Entre les pannes de la TNT et l'art contemporain, je me dis que la modernité est parfois décevante.
Je me dis que notre art est décadent, que notre technique est bien fragile.

Je me dis que les nouvelles formes d'art sont déconcertantes et que les progrès nous réservent bien des surprises...
 
 

 

 Vidéo : La Fiesta

 

 

 

https://youtu.be/iM0yyuMTQMo

 

 

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 12:51
Ken Loach : punir les pauvres, quelle indignité !

 

 

 

Le Festival de Cannes, ses paillettes, son luxe éhonté me hérissent souvent, mais cette nouvelle Palme d'or qui récompense le cinéma engagé de Ken Loach me réconcilie quelque peu avec cette fête du cinéma qui nous montre toute l'importance des messages délivrés, parfois, par le septième art.

 

Ken Loach vit dans un pays où sévit l'ultra-libéralisme : la Grande Bretagne, et il fustige ce système injuste qui punit les pauvres, les rejette, dès lors qu'ils ont à affronter des problèmes de santé...

 

"Moi, Daniel Blake" évoque le parcours d'un menuisier de 59 ans, qui, après des problèmes cardiaques, doit faire appel à l'aide sociale, puisque son médecin lui interdit de reprendre son activité...

 

Un véritable parcours du combattant au cours duquel ce modeste artisan, Daniel Blake doit affronter les incohérences du système administratif de son pays.

 

La Grande Bretagne, on le sait, c'est le pays des petits boulots mal rémunérés, le pays où les salariés sont souvent contraints de cumuler deux ou trois emplois pour survivre, le pays où le prix des loyers explose.

 

Et certains auraient tendance à faire l'éloge de ce système ultra-libéral, dans lequel le chômage serait en voie d'extinction...

Mais à quel prix ?

 

En sacrifiant des millions de travailleurs, en sacrifiant des pauvres, en enrichissant les plus riches... le système ultra-libéral qui nous gouverne nous conduit au pire.

Le message de Ken Loach devrait être un avertissement pour ces puissants qui dirigent le monde, qui ne voient même plus les souffrances des peuples, qui les ignorent.

 

Ken Loach met bien en évidence les aberrations d'une telle politique, il déclare notamment :

"En Grande Bretagne, l'état fait pression pour que les gens trouvent du travail, et s'ils n'ont pas de travail, c'est leur faute. Les personnes malades sont les plus vulnérables... La manière dont l'état fonctionne qui consiste à punir les pauvres est une histoire spécifique à la Grande Bretagne, mais elle existe, aussi, dans le reste de l'Europe."

 

"Avec le désespoir, c'est l'extrême droite qui en profite, il faut rapporter l'espoir, dire qu'un autre monde est possible".  Tel est le message engagé qu'a délivré, aussi, Ken Loach, lors de la remise de la palme d'or à Cannes.

Un message fort, empli de conviction, un message essentiel, une mise en garde que beaucoup devraient méditer.

 

Et, hélas, l'actualité récente lui donne raison : on assiste partout à une montée dangereuse des populismes en Europe, aux Etats-Unis.

 

En Autriche, c'est l'extrême-droite qui bat des records pour les élections présidentielles, aux Etats Unis, c'est Donald Trump qui donne au monde entier des sueurs froides, avec des déclarations débridées et dangereuses.

 

Certains dénoncent, déjà, cette palme d'or, criant à l'hypocrisie, à la bonne conscience : des gens fortunés applaudissent Ken Loach, mais ils sont bien éloignés du monde des chômeurs, des salariés et de leurs difficultés.

 

C'est vrai, mais Ken Loach emporte la conviction, par sa simplicité, la sincérité de son film et le message qu'il délivre...

 

 

 

 

 

 

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