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18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 12:22
"C'est pas moi, c'est les autres !"

 

Notre monde est celui de l'irresponsabilité, dans de nombreux domaines...et quand ce sont les hommes politiques qui donnent l'exemple de l'irresponsabilité, c'est un comble !

"Il sait tout. Il se prononce sur tous les sujets, car il les connaît forcément très bien. En tout cas, mieux que les autres... Il a la science infuse, donc il fait la leçon à tout le monde. Pas seulement une leçon de morale, mais aussi une leçon de conduite. Ce moralisateur, c'est d'abord l'homme politique. Il sait mieux que quiconque ce qui est bon pour nous. Il le sait mieux que nous...

S'il se trompe, il ne le reconnaîtra jamais. Si ça se passe mal, ce sera la faute des autres. Il trouve toujours des boucs émissaires.", écrit Nicolas Lecaussin dans son ouvrage Les donneurs de leçons.

Le scandale du Stade de France est l'illustration même de ce déni des hommes politiques.

 

Les plus hautes autorités n'ont pas hésité, au mépris de la vérité, à accuser les victimes - les supporteurs britanniques - d'avoir provoqué le chaos au Stade de France, en marge du match de finale de la Ligue des champions entre les équipes de Liverpool et du Real Madrid, le 28 mai dernier.

Un comble !

Les supporteurs britanniques molestés, dévalisés ont été mis au banc des accusés, après avoir subi les assauts violents de malfrats, après avoir été ciblés par les gaz lacrymogènes des policiers.

 

 Un mois après le fiasco sécuritaire qui a gâché la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool, le 28 mai au Stade de France, à Paris, Gérald Darmanin a enfin reconnu, mardi 28 juin, "une part de responsabilité", réitérant ses "excuses" auprès des spectateurs "qui ont subi cette mauvaise gestion".

Les supporters des clubs anglais et espagnol avaient été aspergés de gaz lacrymogène par la police ou agressés et volés à l'issue du match le 28 mai...

 

Les supporteurs anglais ont été dans un premier temps les boucs émissaires de ce fiasco...

L'ennemi anglais, le hooligan, le supporteur montrés honteusement du doigt...

 

Des gens, des familles ont été gazés par les policiers, alors qu'ils étaient parfaitement en règle...

Gérald Darmanin a menti pour masquer les insuffisances de l'organisation de ce match.

 

"C'est pas moi, c'est les autres !"

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/franz-olivier-giesbert/fog-macron-prince-de-l-evitement-et-l-affaire-du-stade-de-france-16-07-2022-2483446_70.php

 

 

 

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 08:55
La folie de notre monde...

 

Ce soir-là, deux reportages successifs lors du journal de 20 heures sur France 2 ont particulièrement attiré mon attention : ces reportages montraient l'engouement démesuré de certains pour des applications sur internet ou pour des personnalités sportives.

Un premier reportage était consacré à TikTok :

"Un univers un peu étrange où se mêlent des danseurs amateurs, des animaux mais aussi la police nationale et certaines stars du football... tous réunis sur Tik Tok, l'application la plus téléchargée de la planète devant Instagram ou Facebook...

Un réseau social addictif pour ses utilisateurs...

Témoignage d'une jeune fille : "Avant de dormir, je dis : "Bon, je fais 15 minutes de TikTok,  au final, je reste pendant deux heures..."

Autre témoignage d'un jeune homme : "On est là, on regarde une vidéo, puis on passe 4 heures, on défile sur des sujets qui sont différents..."

On assiste à une ascension fulgurante pour TikTok, 4 ans seulement après sa création par une entreprise chinoise, ByteDance...

 

En quelques mois, les jeunes du monde entier sont devenus toqués de TikTok, grâce à des vidéos courtes principalement humoristiques ou de danse...

Un succès monstre qui a même inquiété Washington : le réseau social a été accusé d'espionnage pour la Chine parce qu'il connaît tout de vous.

"Chaque fois que vous interagissez avec une vidéo, TikTok va vous mettre en avant d'autres vidéos qui correspondent et toute la force, c'est ça, c'est d'avoir un contenu qui me concerne.", commente Stéphane Bouillet, un expert de l'influence marketing.

Même le Président de la République, Emmanuel Macron s'y est mis !

 

Un nouvel espace de communication également pour les marques : un groupe de TikTokeurs agrège plus d'un million de fans sur l'application, de quoi attiser l'appétit des marques...

TikTok est devenu aujourd'hui une machine à cash : les placements de produits peuvent être rémunérés plusieurs milliers d'euros pour une seule publication !"

 

Mais, comment peut-on rester des heures devant de telles applications qui n'ont pour objectifs que de capter l'attention des gens et de faire du fric ?

Au fond, TikTok fonctionne comme une véritable drogue dont on ne peut plus se passer...

 

Un deuxième reportage était consacré à Lionel Messi :

"Des supporters survoltés... sont suspendus aux gestes d'un seul homme : LIONEL MESSI, la nouvelle superstar du Paris Saint-Germain.

On voit alors des foules en délire, un supporter déclare : "C'est le plus beau jour de ma vie... c'est impressionnant."

Une femme, accompagnée de son mari témoigne : "Nous habitons Barcelone et nous sommes spécialement venus voir l'arrivée de Messi !"

Son arrivée a fait les Unes du monde entier : MESSI est, depuis quelques jours, le mot le plus recherché sur les réseaux sociaux. Sa popularité bat des records.

200 000 personnes suivaient en temps réel sur internet l'atterrissage de son jet privé à Paris.

 

Depuis, l'Argentin est escorté par des policiers pour le moindre de ses déplacements, car, à chaque apparition, des centaines de fans s'agglutinent.

Même en conférence de presse, certains journalistes scandent son nom...

 

Côté communication, le PSG surfe sur la folie qui a gagné la capitale. Il grime sa nouvelle pépite en Joconde ! et multiplient les effets d'annonce.

Conséquence : le compte Instagram du club flambe, en gagnant 6 millions d'abonnés en moins de 48 heures !

En boutique aussi, MESSI  a fait l'effet d'une bombe ! Rupture de stock des maillots en ligne et sur les Champs Elysées, une file d'attente interminable jusque dans le métro pour pouvoir entrer dans la boutique...

Certains ont même dormi sur place !

"ça reste une fois dans une vie, donc on est là pour le vivre à fond.", déclare un supporter.

Côté billetterie, même constat : les billets s'arrachent et le prix des places sur les sites de revente ne cessent de gonfler, jusqu'à 700 euros !"

Comment peut-on en arriver à un tel niveau de délire ?

700 euros pour une place de foot ! 700 euros, alors que des gens sur cette planète n'ont même pas de quoi survivre ! C'est pure folie !

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/reseaux-sociaux-comment-expliquer-l-engouement-des-internautes-pour-tiktok_4734733.html

 

https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/ligue-1/psg-les-supporters-en-folie-depuis-l-arrivee-de-lionel-messi_4734697.html

 

 

La folie de notre monde...
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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 09:18
Michel Houellebecq : le peintre de la modernité...

 

 

Houellebecq est bien le Balzac du XXI ème siècle : il dépeint notre modernité avec tant d' acuité et de talent.

Pour preuve, l'incipit de son roman La carte et le territoire... en deux pages, Houellebecq aborde de nombreux aspects de nos sociétés, un véritable condensé de notre modernité.

Quand on l'interroge sur le sens de son oeuvre, l'artiste peintre Jed Martin, héros de ce roman, répond :"Rendre compte du monde, simplement rendre compte du monde."

Rendre compte du monde, c'est également le projet de Michel Houellebecq. Non seulement rendre compte du monde, mais aussi le révéler.

 

Le monde de l'art que décrit Houellebecq dans son roman est ainsi l'occasion d'aborder bien d'autres aspects de nos sociétés.

Le roman s'ouvre sur une description de deux personnages, deux artistes de renom : Jeff Koons et Damien Hirst.

Jed Martin est, en fait, en train de les représenter dans un tableau.

 

Le décor nous fait découvrir, derrière une baie vitrée "un paysage d'immeubles élevés... un enchevêtrement babylonien de polygones gigantesques, jusqu'aux confins de l'horizon."

On perçoit là la démesure de nos immeubles modernes. Et Houellebecq de rajouter : "On aurait pu se trouver au Qatar ou à Dubaï." C'est bien l'occident transplanté dans le monde oriental qui est ici suggéré.

On voit aussi que "la décoration de la chambre" où se trouvent les personnages, "était inspirée par une photographie publicitaire, tirée d'une publication de luxe allemande."

Le décor lui-même est associé à l'univers publicitaire qui est une composante essentielle de nos sociétés de consommation.

 

On entre ensuite dans les pensées du peintre : il commente le physique des deux artistes, d'abord Hirst, "facile à saisir".

Il est "brutal, cynique, genre "je chie sur vous du haut de mon fric".

Et, bien sûr, on perçoit dans ce portrait l'importance capitale de l'argent : l'argent qui permet l'orgueil, le mépris, l'assurance et même la vulgarité.

 

De plus, le visage de Hirst "avait quelque chose de sanguin et de lourd, typiquement anglais, qui le rapprochait d'un fan de base d'Arsenal."

En une brève notation, Houellebecq évoque ici l'univers du football, une autre composante de nos sociétés, le football, ses fans,  hystérisés, lourds et prompts à l'emportement.

 

Koons, lui, a un physique plus ambigu : "Koons semblait porter en lui quelque chose de double, comme une contradiction insurmontable entre la rouerie ordinaire du technico-commercial et l'exaltation de l'ascète."

Plus loin, l'artiste évoque son "apparence de vendeur de décapotables Chevrolet".

Le commerce, les voitures, le luxe font aussi partie de nos sociétés de consommation.

C'est comme si la société en venait à imprégner l'aspect physique des individus, comme si la société contaminait les personnages.

 

D'autre part, les deux portraits s'opposent, comme si les deux artistes étaient en concurrence, l'un apparaît dans une attitude dynamique, l'autre est statique : "Jeff Koons venait de se lever de son siège, les bras lancés en avant dans un élan d'enthousiasme. Assis en face de lui sur un canapé de cuir blanc partiellement recouvert de soieries, un peu tassé sur lui-même, Damien Hirst semblait sur le point d'émettre une objection..." 

Houellebecq évoque souvent dans ses romans le domaine de la lutte économique caractérisée par un combat brutal pour la domination.

 

Selon Houellebecq, "le capitalisme est dans son principe un état de guerre permanente", comme il l'écrit dans son ouvrage Plateforme.

C'est "un monde, en somme conçu sur le modèle de l'hypermarché, un système qui prive les êtres de leurs repères pour mieux les soumettre à la tyrannie du désir, et les condamner finalement à n'être que des produits parmi d'autres, menacés eux aussi d'obsolescence rapide. Car telle est la logique du marché : sans désir, pas de profit et sans peur, pas de désir. Il s'agit donc de planifier le désespoir et la terreur - terreur de manquer, terreur de perdre sa place, terreur de se voir mis au rebut -  pour réduire l'homme à la docilité du consommateur et pour assurer le fonctionnement souverain de la machine." Agathe NOVAK-LECHEVALIER.

Terrifiante analyse ! Le monde moderne régi par la peur !

 

Enfin, quand on regarde les photographies des deux artistes dépeints par Houellebecq, on se dit que c'est finement observé !

L'oeil du peintre, du photographe !

 

L'incipit du roman :

 

https://www.lexpress.fr/culture/livre/les-premieres-pages-de-la-carte-et-le-territoire-de-michel-houellebecq_916938.html

Michel Houellebecq : le peintre de la modernité...
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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 12:48
Le football dangereux pour la tête ?

 

 

La coupe du Monde de football s'est achevée : elle a passionné les foules, mobilisé des supporteurs en délire... et pourtant le football est un sport à risques.

 

C'est un neurologue qui le dit... il faut interdire les têtes pour les joueurs de foot de moins de 18 ans, en raison de leur dangerosité pour le cerveau.

"La collision entre le ballon arrivant à pleine vitesse et le crâne du joueur provoquerait des sous-commotions cérébrales. Un phénomène dangereux s'il est répété et qui est à proscrire pour des cerveaux en pleine croissance. "

 

Plusieurs joueurs de football ont présenté de lourdes séquelles neurologiques des années après l'arrêt de leur carrière.

C'est indéniable : le sport de haut niveau comporte des dangers pour la santé.

 

Bon, on savait que le football pouvait être néfaste pour les esprits échauffés de supporteurs hystériques et fanatisés...

Mais on ignorait ce risque très grave qui menace les joueurs : ce sport n'est pourtant pas considéré comme un sport à risques...

 

Perte de mémoire, lésion du cerveau, démence, dégénérescence des cellules cérébrales, ce sont là des troubles très lourds qui pourraient être provoqués par le choc du ballon sur une tête.

Et il est certain que les jeux de tête sont nombreux dans ce sport, où il est interdit de toucher le ballon avec les mains.

 

Un autre sport de ballon est encore plus dangereux...

 

Un jeune joueur de rugby d'Aurillac est mort, il y a quelques jours, à la suite d'un choc subi lors d'un match.

Louis Fajfrowski, 21 ans, est décédé le 10 août après un malaise, dans les vestiaires.  Il était sorti du terrain,  après avoir été l’objet d’un plaquage.

 

Le rugby devient de plus en plus violent dans les placages, les affrontements, il s'apparente à un sport de combat et les accidents graves se multiplient.

Un sport qui met en danger la vie des joueurs, c'est inquiétant.

Que deviennent alors les valeurs du sport ?

 

Il faut, sans doute, en changer les règles, interdire certains placages, certains gestes violents.

 

Quant au foot, il sera difficile de limiter les jeux de tête, il convient néanmoins de protéger les jeunes et de les mettre en garde.

Dans tous les cas, le sport de compétition conduit à des excès de toutes sortes : la performance à tout prix abîme les corps.

 

 

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/sante/sante-un-neurologue-appelle-a-limiter-les-tetes-au-football-11-08-2018-2242926_40.php

 

 

 

 

Le football dangereux pour la tête ?
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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 07:54
Après le foot, le feuilleton Benalla...

 

 

Après nous avoir abreuvés de la coupe du monde de football, voilà que les médias s'emparent de "l'affaire Benalla".

Un sujet en chasse un autre, tout aussi envahissant... c'est la loi des infos.

 

Il est vrai que tous les ingrédients sont réunis pour en faire un véritable feuilleton à rebondissements : un homme proche du pouvoir qui outrepasse ses droits, un homme issu du peuple qui côtoie les puissants de ce monde... violences, passions qui s'exacerbent... versions qui se contredisent, vérités, mensonges, jalousies, enquête, témoignages... un jeune ambitieux qui réussit, un homme promis à un avenir brillant...

 

Le feuilleton n'est pas près de connaître un épilogue... de quoi alimenter les médias avides de sensations en période estivale, au moment des vacances.

 

Sur certaines chaînes, les infos tournent en boucle, inlassablement.

Les médias ont trouvé de quoi remplir le vide de l'été : un "scandale à l'Elysée, un scandale d'état".

 

Et comme pour le football, les commentaires s'enflent, l'exagération est à son comble...

Les hyperboles fusent :  "l'épopée de monsieur Benalla, un scandale, une affaire d'état, embrasement de l'affaire Benalla, révélations en cascade..."

 

Marine Le Pen se déchaîne, elle se démultiplie dans les médias, elle en fait trop encore une fois, pour essayer d'exister.

Elle accuse Emmanuel Macron de se comporter "comme un chef de clan". Elle se livre à un véritable show à l’Assemblée nationale, en allant provoquer devant les caméras le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner....

Elle ne loupe aucune occasion pour dénoncer le gouvernement.

 

Hier soir, Alexandre Benalla s'est exprimé sur TF1, des vidéos sont publiées tous les jours.

Les médias trouvent encore et toujours du grain à moudre pour alimenter le feuilleton. La politique devient ainsi un spectacle permanent.

On arrive à saturation devant ce déballage médiatique...

Au coeur de l'été, ce feuilleton va alimenter encore l'actualité, à moins que les vacances ne viennent interrompre ce flot de révélations quotidiennes.

Cette affaire va-t-elle faire pschitt avant que l'été ne s'achève ?

 

 

 

 

 

 

 

Après le foot, le feuilleton Benalla...
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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 09:01
Ouf ! C'est fini !

 

 

La grande fête du foot s'est achevée par la victoire de la France, victoire à l'arraché, victoire de la chance, victoire de la réussite, d'après les commentaires que j'ai lus...

"Victoire du cynisme", écrivent certains, car les Bleus ont joué la carte de l'opportunisme, verrouillant le jeu.

"Un match de foot, ça tient à peu de choses..." avoue Didier Deschamps lui-même.

Le football n'est-il pas l'image de ce que la vie peut avoir de dérisoire et d'aléatoire ?

 

Les Français ont trouvé ainsi une occasion de faire la fête et de se rassembler : la coupe du monde de football...

Hier, avant même que la finale ne commence, on entendait des klaxons dans les rues de ma ville, les gens étaient pavoisés aux couleurs de la France : maquillage, drapeau, vêtements, une harmonie de bleu blanc rouge...

Soudain, une voiture passait décorée d'un drapeau français, une autre la suivait, au volant, un supporteur portait une perruque teinte des trois couleurs de la France.

Un passant était couvert d'un drapeau, d'autres arboraient des chapeaux à plumes.

 

Et hier soir, soudain, ce fut un déchaînement de klaxons, de cris, de coups de freins brusques...

De nombreux incidents ont émaillé la soirée un peu partout en France : des casseurs sont venus troubler la fête.

A Paris, des magasins ont été pillés, des échauffourées ont éclaté entre forces de l’ordre et groupes de casseurs qui échangeaient jets de bouteille ou de chaise contre gaz lacrymogène.

A Marseille, plusieurs incidents ont éclaté, notamment autour du Vieux-Port et de la fan-zone. Il y a eu de nombreux jets de projectiles, deux membres des forces de l’ordre ont été blessés.

A Strasbourg ou à Rouen, des heurts ont opposé jeunes et forces de l’ordre qui ont échangé projectiles et gaz lacrymogènes. 

 

Bref, comme souvent, la fête a dégénéré...

Et tout cela pour une victoire dans un match où la chance tient une grande place !

 

Quand on y songe, le football répond aux rêves de gloire de nos contemporains.

Il a une fonction cathartique : les supporteurs évacuent des pulsions primitives, ils se défoulent, le match symbolisant un combat.

D'ailleurs, de nombreuses images guerrières sont utilisées par les commentateurs, les médias participent aussi largement au succès de ce sport.

Le foot, c'est comme une soupape de sécurité...

 

Mais, ouf ! C'est fini ! Pendant un mois, le foot a envahi les médias, la fête s'achève avec une victoire en demi-teintes qui laisse comme un goût d'amertume.

Quand l'opportunisme l'emporte sur le panache, la fête est quelque peu ternie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouf ! C'est fini !
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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 08:04
Et s'il ne nous reste que le foot ?

 

 

Fiers d'être Français... fiers de notre équipe de football... La coupe du Monde occupe tous les esprits, envahit et mobilise les médias.

Les matchs sont analysés, décortiqués par les spécialistes de ce sport : des débats assez insignifiants s'engagent sur les stratégies adoptées par les joueurs...

 

Et s'il ne nous restait que le foot ?

Que le foot pour nous enorgueillir d'être Français ! Que le foot pour nous hisser vers les premiers rangs.

 

Car par ailleurs, les nouvelles sont plutôt inquiétantes : le fiasco de l'EPR, des retards, des suppressions de trains à la SNCF, un parc hélicoptère hors-service, le prélèvement à la source qui est panne, des centres de contrôle aérien obsolètes, le chômage qui progresse...

Que de problèmes ! Que de difficultés !

 

Mais, l'honneur est sauf, "nous" sommes en finale de la coupe du monde !

"Hourrah !"

Le football semble être là pour compenser les échecs que nous connaissons par ailleurs.

 

Ainsi, l'EPR de Flamanville risque de voir son démarrage reporté à 2020. Un problème de qualité de soudures détecté sur le réacteur EPR pourrait encore différer de près d'un an sa mise en service. Le gendarme du nucléaire devrait en effet exiger que le travail soit refait. Encore un coup dur pour EDF !

Qui paiera les conséquences de ce fiasco ?

La France ne sait-elle plus former des ouvriers capables de faire des soudures ?

Et en plus, nous avons vendu cet EPR au Royaume-Uni, à la Finlande ! Et là encore les retards se sont accumulés.

Alors là, qu'est-ce qu'on est mauvais ! Combien de milliards dépensés, perdus ?

 

Mais, rassurons-nous ! La France est en finale de la coupe du Monde !

A défaut de soudeurs, elle a des footballeurs !

"On est en finale, on est en finale !!" scandent les foules en délire...

Mais on aimerait que la France brille aussi dans d'autres domaines.

 

A force d'encenser des footballeurs, on en oublierait presque l'essentiel : les échecs de notre industrie, le chômage, les prix de l'énergie qui augmentent, les retraites qui baissent.

Le football serait-il devenu l'opium du peuple ?

 

 

 

 

 

 

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 09:51
Les pizzas et les chips se vendent bien...

 

 

C'est l'effet Coupe du monde ! Les pizzas, les chips, la bière se vendent particulièrement bien depuis le début de la compétition...

Les soirées foot sont l'occasion pour les supporteurs passionnés de se réunir et de manger ces produits gras, salés, prêts à être consommés.

 

Et  voilà de quoi prendre quelques kilos en plus pour ces amateurs de foot vautrés dans leur fauteuil, avachis devant leur poste de télévision...

Vive le sport ! Vive le football !

 

La grande distribution fait souvent la promotion de ces produits bon marché, gras, qui n'exigent aucune préparation culinaire...

Il n'est pas étonnant que l'obésité, ce mal moderne, se propage dans nos sociétés.

 

Le football offre l'occasion de se réunir, de manger, de boire, mais hélas, dans une consommation souvent débridée, peu réfléchie et bien loin des conseils que l'on donne en général à des sportifs.

Quand le sport devient un prétexte à consommer des produits nocifs pour la santé, on voit bien qu'il perd sa vocation première : le bien-être des corps, la santé.

 

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures sur France 2, ce mercredi 11 juillet, nous montre les retombées économiques de la coupe du monde de football.

Restaurants, grandes surfaces, livraisons à domicile, la coupe du monde peut rapporter gros !

 

Pour certains supporteurs, la victoire se fête à la maison : les ventes de pizzas se sont envolées de 138 %, de 55 % pour la bière, de 39 % pour les chips.

On le voit : les pizzas connaissent un succès inégalé...

Or, les pizzas sont des aliments ultra-transformés, pas vraiment diététiques : les produits ultra-transformés contiennent généralement deux fois plus de calories, trois fois plus de sucres libres et deux fois plus de sodium, sans compter qu'ils fournissent beaucoup moins de protéines, de fibres, de vitamines et de minéraux.

 

Que dire des chips ? Elles contiennent beaucoup de sel et de graisses. Comme elles sont particulièrement salées, elles donnent soif.

Et si l'on boit des sodas, on en vient à ingérer beaucoup trop de sucres.

 

Quant à la bière, on connaît ses effets néfastes sur la santé : très calorique, elle fait grossir.

Ainsi, la coupe du monde de football devient la fête de la consommation, une consommation qui n'est plus raisonnée, une consommation débridée.

La fête du sport devient l'occasion de se goinfrer d'une nourriture de mauvaise qualité.

 

 

 

Le reportage sur France 2 /

 

https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/coupe-du-monde/coupe-du-monde-quelles-retombees-pour-notre-economie_2845865.html

 

 

 

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 08:08
Hier soir, un concert de klaxons à n'en plus finir...

 

 

 

Hier soir, soudain, dans ma ville, un concert de Klaxons à n'en plus finir : j'ai mis du temps à prendre conscience de la signification d'un tel tintamarre, à la nuit tombée, c'était, bien sûr, pour saluer la victoire de la France face à la Belgique, lors de la demi-finale de la coupe du monde de football.

 

Comme je ne suis pas du tout cette compétition, je ne soupçonnais pas, d'abord, la raison de telles manifestations.

Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup de bruit pour un simple résultat de foot !

Quelle folie s'empare, ainsi, des supporteurs ! On pouvait entendre des cris, des hurlements de sauvages, une rumeur qui s'amplifait, des coups de klaxons réitérés qui se sont prolongés au delà de minuit.

Le football suscite de véritables délires : un tel engouement paraît incroyable pour une simple victoire !

Une victoire pour laquelle la chance a joué un rôle non négligeable, d'après les commentaires que j'ai lus...

 

Le concert s'est poursuivi tard dans la nuit : la ronde des voitures a répercuté une sorte de joie festive qui ne faiblissait pas.

Quant aux titres des journaux, ils sont, aujourd'hui, dans le même registre : l'excès, la démesure, on pouvait lire, par exemple, à la Une de L'obs, ce titre : "Comme si on gagnait une guerre : la liesse de la finale envahit Paris", et plus loin ces mots : "un arrêt magique du gardien de but Français", "La tête dans les étoiles !" ou encore : "un match historique des Bleus !"

 

Un joueur de foot est, soudain, transformé en héros parce qu'il a marqué un but, au cours de la rencontre. Certains parlent même de super héros !

Voilà notre joueur de foot devenu un chevalier, un être d'exception, un demi-dieu !

Comme si l'héroïsme pouvait se réduire à un simple but !

 

Mais, enfin, l'héroïsme est tout autre : avons-nous perdu le sens des réalités pour assimiler des footballeurs à des braves, des modèles ?

N'avons-nous pas besoin d'autres exemples ? C'est, pourtant, ce type de modèle auquel les jeunes s'identifient plus volontiers.

Les vrais héros sont ceux qui se dévouent pour les autres, qui se rendent utiles dans une société en crise.

Les vrais héros se mettent au service des autres : par exemple, des médecins qui partent pour sauver des enfants dans des pays pauvres.

 

Dans tous les cas, le football fait rêver encore, malgré ses nombreuses dérives : dopage, matchs truqués, corruption, argent à gogo... et cet excès dans les manifestations de joie paraît hors de propos, pour une simple rencontre sportive où le hasard joue un rôle non négligeable.

Un match de foot tient à si peu de choses !

 

J'imagine, désormais, ce que pourra être la réaction des supporteurs si la France remporte la finale...

Dans ce cas, le chauvinisme sera encore plus à l'oeuvre.

"La France a gagné", dit-on, alors, comme si une équipe sportive représentait la réussite de tout un pays !

C'est ainsi que va notre monde : il encense des joueurs de foot et ne voit même pas ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent pour l'humanité...

En fait, avec ces compétitions, c'est encore et toujours l'argent qui est le grand gagnant : les commerçants, les hôteliers, les marchands de bières et de boissons se frottent les mains.

Et l'argent étant la valeur essentielle de nos sociétés, la coupe du monde de football vient conforter ces dérives inquiétantes.

 

 

 

 

 

 

 

Hier soir, un concert de klaxons à n'en plus finir...
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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 08:26
"On a gagné !"

 

 

 

 

Il n'est pas rare d'entendre cette phrase, après une victoire de l'équipe de France, lors d'une compétition : "On a gagné, on est en demi-finale !"

Les supporteurs s'identifient volontiers aux joueurs, comme s'ils avaient eux-mêmes oeuvré pour la victoire, comme s'ils avaient été des acteurs du match de foot auxquels ils ont assisté.

 

L'enthousiasme du supporteur est si intense qu'il va jusqu'à se prendre lui-même pour un joueur de foot.

Cela remonte, sans doute, à l'enfance : beaucoup de supporteurs ont pratiqué ce sport, quand ils étaient jeunes, et il se rêvent volontiers en "champions", en "héros" du stade.

 

Pourtant, en fait de "héros", les footballeurs font souvent pâle figure...

Ce sont surtout des personnalités médiatisées qui gagnent des sommes démesurées, folles, indécentes...

Le sport à outrance les conduit aux pires dérives : les corps souffrent, les sportifs vivent dans le culte de la performance, constamment à la recherche de la victoire...

Et que nous disent ces joueurs ? Il faut être performant, l'argent est important, il faut être célèbre, et on peut, à l'occasion, tricher, mentir, feindre la chute, pour y parvenir...

 

Et que penser de ces supporteurs au comportement outrancier ?

Ils sont bruyants, vindicatifs à l'égard de l'adversaire.

Ils sont prêts à siffler et conspuer un footballeur tout simplement parce qu'il ne fait pas partie de l'équipe qu'ils soutiennent.

Le foot devient leur préoccupation principale, leur raison de vivre.

Ils suivent toutes les compétitions, sont fanatisés, et se soumettent à une forme de religion.

Je les ai observés hier, devant des écrans géants, dans les rues du centre-ville où je me suis rendue : des cris, des hurlements, des clameurs, des grondements d'une foule en délire...

Soudain, la rumeur enflait, devenait assourdissante : les supporteurs vibraient, subjugués par les images du match.

Certains agitaient frénétiquement des drapeaux, d'autres faisaient sonner leurs cornes de supporteurs

Certains portaient les stigmates de leur passion : maquillés de bleu blanc rouge, ils étaient comme fascinés par les images de leurs idoles.

Une nouvelle religion est née : celle du sport triomphant, reflet de nos sociétés vouées à l'argent, à la compétition...

Le football, cerné par l'argent-roi, devient un monde où les véritables valeurs du sport semblent être oubliées...

 

 

 

 

 

 

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