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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 12:54
Michel Houellebecq et l'euthanasie...

 

J'apprécie l'oeuvre de Michel Houellebecq, sa clairvoyance, sa vision sombre mais non dénuée de romantisme de la modernité... pourtant, en se déclarant farouchement opposé à l'euthanasie, il se fourvoie et se livre à des déclarations pour le moins douteuses.

L'écrivain prend la plume dans les colonnes du Figaro pour s'opposer à une mesure revenue au centre du débat public : le droit au suicide assisté.

 

"Personne n’a envie de mourir, dit Houellebecq. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout ; parce qu’il reste de petites joies. La vie n’est-elle pas de toute façon, par définition presque, un processus d’amoindrissement ?"

Voilà une affirmation qui va à l'encontre du désir de certaines personnes très amoindries, en souffrance, de recourir au suicide assisté : d'ailleurs ces personnes se rendent, quand elles en ont les moyens, dans des pays où cette possibilité existe, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne.

 

Selon Michel Houellebecq, on peut supprimer la souffrance grâce à certains médicaments comme la morphine.

Sur ce point, Michel Houellebecq argumente : "Début du XIXe siècle : découverte de la morphine ; un grand nombre de molécules apparentées sont apparues depuis lors. Fin du XIXe siècle : redécouverte de l'hypnose ; demeure peu utilisée en France."

Mais, c'est méconnaître les méfaits de la morphine sur le corps et le psychisme.

 

Quant à l'hypnose, elle ne permet pas d'éliminer toutes les souffrances.

 

«Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect», affirme-t-il.

Mais que dire d'une civilisation qui ignore la souffrance de l'autre, qui fait comme si elle n'existait pas, comme si on pouvait vraiment la supprimer ?

Et que dire de la souffrance morale ?

La médecine a fait des progrès, c'est indéniable, mais en même temps, elle maintient parfois en vie des gens qui ont atteint la limite du supportable.

De plus, une vie végétative est-elle encore une vie ?  

Quant à la souffrance physique, si elle peut être atténuée par des sédatifs, elle reste parfois difficile à supporter. En ce domaine, la médecine ne peut pas tout.

 

Enfin, un écrivain est-il à même de donner un avis personnel sur un sujet aussi grave ? A-t-il lui-même connu l'expérience de la souffrance ? 

L'euthanasie bien encadrée est nécessaire : n'est-il pas inhumain de laisser les gens souffrir moralement et physiquement ?

 

Hélas, en France, beaucoup de gens meurent encore très mal, dans des souffrances atroces... La mort lente est inadmissible, quand on peut apaiser et abréger des douleurs physiques, morales.

 
Arrêtons d'agiter le vieux spectre de la religion, la science a évolué : elle permet à tous de s'épargner une fin de vie douloureuse.


 On voit bien aussi que les motifs religieux ne tiennent pas, n'ont aucune raison d'être : assez d'hypocrisie ! Quand il s'agit de couper court à la douleur, c'est bien la compassion religieuse qui intervient, c'est elle qui nous relie et nous unit aux autres : on ne peut souhaiter la douleur des autres, de ceux que l'on aime...

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/michel-houellebecq-une-civilisation-qui-legalise-l-euthanasie-perd-tout-droit-au-respect-20210405

 

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/13/on-meurt-mal-en-france-en-2020_1778317/

Michel Houellebecq et l'euthanasie...
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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 11:36
Covid-19 : retour à la case départ...

 

Un an après le début de la pandémie de Covid-19, nous voici revenus à la case départ : saturation des hôpitaux dans certaines régions, notamment l'Ile-de-France, les Hauts-de-France, personnel hospitalier en souffrance, transferts de malades vers d'autres régions, ce qui coûte cher.

Des doutes sur la vaccination, avec le vaccin AstraZeneca suspendu dans de nombreux pays en Europe, d'autres vaccins qui sont en attente, bref, une situation préoccupante.

 

Le printemps arrive bientôt, et voici que le premier ministre, Jean Castex nous annonce un confinement territorial, 7 jours sur 7, dans le Nord, la région parisienne et les Alpes Maritimes.

 

Ce confinement prendra effet à partir de samedi.

Le problème est que déjà de nombreux Parisiens ont commencé à prendre d'assaut les trains, afin de quitter la capitale et d'échapper au confinement...

Curieuse stratégie qui entraîne un exode des habitants de l'Ile-de-France !

On perçoit encore une fois les failles de ces mesures.

 

On se souvient qu'en Mars 2020, de nombreux Parisiens devant les rumeurs de confinement avaient fui la capitale pour ne pas ne pas y être confinés, pour se mettre au vert, malgré les appels répétés à la limitation des déplacements.

N'est-ce pas là le meilleur moyen de diffuser le virus partout en France ?

On peut le craindre. On peut prévoir de nouveaux foyers épidémiques dans les semaines qui viennent, d'autant que la promiscuité dans les gares et dans les trains peut favoriser la transmission du virus.

 

Encore une fois, on ne tire pas les leçons du premier confinement.

 

De plus, certains mettent en doute l'efficacité de ce nouveau confinement : les écoles restent ouvertes, et ce sont aussi des lieux de contamination, les enfants étant particulièrement touchés par le variant anglais.

 

Dans tous les cas, ce nouveau confinement signe l'échec de la stratégie du gouvernement : échec dans la mise en place des tests, échec de la vaccination, cafouillages sur les masques, leur utilité, cafouillages sur les tests, cafouillages sur le protocole sanitaire appliqué dans les établissements scolaires...

 

La situation est, certes, complexe, mais les mesures appliquées n'ont pas été à la hauteur du problème...

Il est vrai que l'Allemagne souvent citée en exemple est également à la peine : la plupart des restrictions sont prolongées au moins jusqu'au 28 mars pour contrer la hausse des cas et la propagation du variant britannique, qui représente désormais 46 % des infections.

 

 

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/reconfinement-les-trains-quittant-paris-de-nouveau-pris-d-assaut-20210319

 

 

 

Covid-19 : retour à la case départ...
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 12:21
Covid-19 : inquiétudes à Mayotte...

 

Pas de reconfinement pour l'instant en France, a annoncé hier le premier ministre Jean Castex, à l'exception de l'archipel de Mayotte où le virus circule fortement.

Le gouvernement a décidé un reconfinement pour au moins trois semaines, à compter de vendredi, de ce département français de l'océan Indien. Cette mesure est destinée à faire face à la progression de l'épidémie de Covid-19 et à l'apparition de variants britanniques et sud-africain.

 

A Mayotte, le virus touche de plus en plus de jeunes qui font des formes graves de la maladie : des patients qui ont entre 45 ans et 60 ans sont ainsi admis en réanimation, avec des détresses respiratoires.

Une personne de 25 ans est même décédée.

Des nouvelles assez inquiétantes : certains variants du virus semblent particulièrement dangereux.

Mais, le confinement résoudra-t-il les problèmes ?

Pour le député LR de Mayotte, Mansour Kamardine, ce confinement n'est pas la solution. "Les conditions de vie et d'accès aux services de base (eau, électricité) de la moitié de la population rendent le confinement impossible à respecter". Le député demande au gouvernement d'accélérer la vaccination à Mayotte.

 

Effectivement, dans de telles conditions, un confinement ne peut être une solution adéquate.

Il faut sans doute changer de stratégie : vacciner le plus rapidement .possible.

 

Mais nous manquons de vaccins : l'approvisionnement est en panne.

Décidément, le gouvernement est à la peine : après la pénurie de masques, c'est la pénurie de vaccins.

La situation est donc préoccupante : il faudra surveiller en métropole les évolutions et les mutations du virus...

Si des jeunes connaissent des formes graves, notre système de santé risque de ne pas faire face à la situation.

 

Décidément, nous n'avons pas su anticiper de telles crises.

Manque de personnels dans les hôpitaux, manque de matériels, manque de lits, manque de moyens, manque d'argent...

On peut lire à ce sujet le témoignage de Thomas Lilti, médecin et réalisateur : "On vit dans un pays où l’on méprise nos soignants".

Il décrit "un hôpital qui se fissure de partout."

 

 Il évoque "le peu de reconnaissance, et pas seulement salariale, dont souffrent les infirmiers, les aides-soignants et les autres. Tous travaillent dans des conditions qui n’ont cessé de se dégrader au fil des ans : manque de personnel, locaux vétustes, médecins vacataires en grand nombre qui bossent dans plusieurs hôpitaux pour gagner leur vie, injonction à la performance... Ces réalités ont des conséquences dramatiques, surtout dans des hôpitaux comme Robert Ballanger, en plein cœur de la Seine-Saint-Denis, où sévit la misère sociale."

 

 

Sources :

 

https://www.capital.fr/economie-politique/il-y-aura-bien-un-reconfinement-en-france-a-mayotte-1393170

 

 

https://www.marianne.net/societe/sante/thomas-lilti-medecin-et-realisateur-on-vit-dans-un-pays-ou-lon-meprise-nos-soignants

Covid-19 : inquiétudes à Mayotte...
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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 12:29
Covid-19 : Venise s'éteint...

 

On a connu la ville de Venise submergée et asphyxiée par un tourisme de masse, on a connu Venise au temps du Carnaval, assaillie par des hordes de touristes.

On a connu Venise en péril : érosion des rives, des sites classés,  fréquentés par plus de 20 millions de touristes chaque année...

"C'est invivable, on a même du mal à se rendre au travail, et pour déplacer tout ce monde, les bateaux circulent deux fois plus, ça accentue la houle qui crée des dommages sur les fondations, sans même parler des bateaux de croisière qui arrivent jusqu'ici, les rives sont fragilisées, il y a même des écroulements.", témoignait une habitante de la ville en 2017.

On envisageait même un numerus clausus pour endiguer le flot des touristes.

 

Et voilà que Venise est désertée : le coronavirus a vidé la ville de ses touristes...

Venise est menacée encore, mais cette fois parce qu'elle est privée de culture et de tourisme.

Curieux renversement de situation, curieuse ironie du sort !

 

Venise se meurt : pas un chat, pas même une mouette ou un pigeon sur la place Saint-Marc.

Cette année, le Carnaval n'aura pas lieu, finies les festivités, finies aussi les rentrées d'argent. Venise est devenue une ville morte qui se referme. 

 

Dans le quartier de la place Saint-Marc il n'y a plus un habitant... en temps ordinaire, tout est loué à la journée ou à la semaine aux touristes.  

 

Venise se meurt désormais d'un autre mal : Venise a énormément de richesses mais n'a misé que sur le tourisme et maintenant tout le monde peut en voir les conséquences.

 

Une autre crise profonde menace la ville : après l'afflux de touristes, c'est le grand vide, l'asphyxie par l'économie. Tous les hôtels de luxe sont fermés.

Venise sans Carnaval ! Venise libérée de ses touristes ! Les masques anti-Covid ont remplacé les masques carnavalesques.

Venise, ville morte : étonnant retournement de situation !

Et sans les touristes, Venise retrouve pourtant toute sa beauté : la pollution s'est évanouie, les navires de croisière ne menacent plus la ville.

On touche là tout le paradoxe de notre temps : le tourisme de masse avait atteint des proportions inquiétantes : dans plusieurs pays d'Europe, des voix s'élevaient contre cette invasion touristique, notamment en Espagne... on dénonçait  la flambée des loyers, la saturation des espaces publics ou encore la dégradation de l'environnement. 

En France, en Italie, en Grèce : même phénomène !

Et voilà que cette manne touristique s'évanouit ! Voilà que le coronavirus a fait disparaître les touristes.

Venise n'est plus menacée par le tourisme de masse, Venise est maintenant menacée par l'absence de touristes.

Oui, notre époque est faite de démesure et d'excès : la ville de Venise nous en offre un exemple frappant.

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/le-reportage-de-la-redaction-emission-du-jeudi-28-janvier-2021

 

https://www.franceculture.fr/societe/tourisme-de-masse-six-hauts-lieux-qui-viennent-de-legiferer

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-choix-de-la-redaction/venise-menacee-par-le-tourisme

 

 

 

 

Covid-19 : Venise s'éteint...
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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 13:09
Covid-19 : la méthode chinoise...

 

A proximité de Pékin, deux villes ont été confinées après l’apparition de nouveaux cas de Covid-19.
Les onze millions d’habitants de la capitale régionale du Hebei ne peuvent plus en sortir, "sauf en cas de nécessité absolue".

C'est la méthode chinoise...

"Plusieurs centaines de cas de Covid-19 ont été détectés depuis le samedi 2 janvier dans le Hebei, la province qui entoure la capitale chinoise : au moins 129 cas confirmés (dont 2 importés) et 186 cas asymptomatiques (dont 5 importés) selon le bilan établi vendredi par les autorités régionales. Cinq malades seraient dans un état grave."

 

Deux villes, la capitale régionale, Shijiazhuang (11 millions d’habitants), qui se trouve à 300 kilomètres au sud de Pékin et qui est de loin la plus touchée, mais aussi Xingtai (7 millions d’habitants), à 115 kilomètres au sud de Shijiazhuang, sont confinées. Les habitants ne peuvent plus en sortir.  A l’intérieur même de chacune de ces deux villes, la liberté de circuler a été fortement restreinte et les écoles fermées.

 

Ainsi, le virus après être parti de Chine a fait le tour du monde... le voilà de retour en Chine...

Et pourquoi ne retournerait-il pas en Chine ? Comme un boomerang, voici le virus qui revient vers sa patrie d'origine !

 

En tout cas, les Chinois appliquent des mesures drastiques : confinement général de deux villes ! Deux villes coupées du monde !

Il est vrai que le variant britannique inquiète : il est apparemment beaucoup plus contagieux et tout aussi dangereux.

"La Chine qui disait avoir tourné la page de l'épidémie se retrouve face à une autre vague... Aussitôt, les autorités chinoises ont réagi.

18 millions d'habitants se retrouvent en quarantaine !

Les supermarchés, les magasins sont fermés, les écoles aussi, les transports publics, les liaisons aériennes ne fonctionnent plus.

Toute la population de ces deux villes devait être testée pas une, mais deux fois.

40 000 médecins et infirmières viennent d'arriver en renfort.

 

Il y a de la tension, de la nervosité, notamment à Pékin où les masques sont à nouveau recommandés.

Dans quelques semaines, commencent les grandes vacances du Nouvel An Chinois : les autorités demandent déjà de limiter les déplacements le plus possible."

 

On le voit : la méthode chinoise n'admet aucune faille...

En France, nous sommes loin de ce confinement drastique : les écoles restent ouvertes, ainsi que les commerces. Seul un couvre-feu a été instauré dans les départements les plus touchés.

Saurons-nous nous débarrasser du virus, sans avoir recours à de nouvelles mesures plus contraignantes ?

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/chine-deux-provinces-de-nouveau-touchees-par-le-covid-19_4251787.html

 

Covid-19 : la méthode chinoise...
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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 13:24
Quand les selfies de vaccins envahissent la toile...

 

Aux États-Unis, de plus en plus de personnes postent leur "vaxxie", un selfie de leur vaccin contre le Covid-19, sur les réseaux sociaux...

Le "vaxxie", tiens ! encore un nouveau mot lié au coronavirus !

Confinement, cluster, présentiel, distanciel.... que de mots et de situations inédites générés par le Covid !

 

 Des personnalités comme Joe Biden, 46e président des États-Unis, sa vice-présidente Kamala Harris ou l'immunologue américain Anthony Fauci ont publié une photographie ou une vidéo de leur vaccination contre le coronavirus.

En France, en revanche, on ne voit pas beaucoup de politiques montrer l'exemple.

 

Il faut dire que les nouveaux vaccins ARN peuvent susciter la méfiance : qu'en est-il des effets secondaires à long terme ?

 

Aux Etats-Unis, la pandémie fait plus de ravages que jamais... plus de 3500 morts quotidiennement, ces derniers jours.

Moins de 3 millions de personnes vaccinées au USA : beaucoup d'états n'ont pas les moyens pour embaucher du personnel, payer des heures supplémentaires, ouvrir des sites de vaccination.

Les hôpitaux sont aussi débordés par le rebond épidémique.

On apprend que deux Américains sur 10 n'ont pas l'intention de se faire vacciner.

Dans l'état conservateur de l' Ohio, le gouverneur affirme que 60% des employés des maisons de retraite ont déjà refusé de se faire vacciner !

C'est un problème !

Dès lors, les selfies de vaccins peuvent-ils avoir une utilité ? il s'agit de convaincre les plus réticents, de les inciter à se faire vacciner.

 

En France, même pas un tiers des soignants se vaccine aujourd'hui contre la grippe !

Pourquoi ? Les soignants devraient donner l'exemple... mais il semble qu'ils sont eux-mêmes peu convaincus de la fiabilité, de l'utilité ou de l'innocuité de certains vaccins.

 

Olivier Véran annonce que le gouvernement va "accélérer" en direction des publics prioritaires, avec la possibilité pour les soignants de 50 ans et plus de se faire vacciner "dès lundi"...  "Soyez rassurés. La campagne vaccinale va bientôt prendre de l'ampleur", a ajouté Olivier Véran, assurant que la France sait "organiser une vaccination de masse."

 

Mais, combien de soignants accepteront de se faire vacciner ?

On le saura peut-être prochainement...

 

 

 

 

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/sante/etats-unis-les-vaxxies-selfies-des-vaccins-envahissent-les-reseaux-sociaux-01-01-2021-2407851_40.php#xtmc=selfies-de-vaccins&xtnp=

 

à 7 minutes :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-01-janvier-2021

Quand les selfies de vaccins envahissent la toile...
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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 10:01
La crèche en Camargue...

 

"La crèche est un moyen d'expression... Au fond, nous sommes toujours à l'époque des cavernes : il nous faut dessiner sur les parois.

Il n'y a pas que les santons. Il y a la composition du paysage. Ce n'est jamais un paysage de Judée. C'est toujours celui qui nous est familier ; le Marseillais y représente Marseille ; le Manosquin, Manosque ; le Parisien, Paris...."

 

C'est ainsi que Jean Giono évoque la confection des crèches de Noël, dans un ouvrage intitulé Provence.

 

Et les habitants de la Camargue composent, eux, des paysages camarguais...

Une barque, un pêcheur, un flamant rose : les symboles de la Camargue réunis dans une crèche...

L'étable est installée sur une barque... tout autour, des joncs, des roseaux viennent compléter le tableau...

Le flamant rose est un oiseau traditionnellement associé à la Camargue... Le nom latin de l'espèce "Phoenicopterus" vient du grec ancien et signifie "ailes pourpres", certainement inspiré du Phénix, cet oiseau mythique qui renaît de ses cendres.

 

Le nom français lui, vient du latin "flamma", "la flamme"...

Des jolis mots qui évoquent les couleurs flamboyantes de cet oiseau !

 

Le pêcheur est, quant à lui, un personnage traditionnel de la crèche provençale : on le représente souvent avec un filet et un petit panier empli de poissons...

Les petits métiers sont ainsi mis en scène dans la crèche : berger, paysan, meuniers, porteuse d'eau, fileuse, etc.

Des gens du peuple, des gens humbles réunis dans la crèche, dans un même espoir, une même attente, mais aussi dans l'action...

Le meunier se hâte vers son moulin, le berger garde ses moutons, la porteuse d'eau va puiser de l'eau...

Un peuple actif qui oeuvre pour le bien être de tous...

 

Et quand on y songe : quel beau symbole que celui de la crèche ! Quel magnifique symbole associé à la fête de Noël !

Symbole de la famille qui se perpétue, symbole du renouveau de la vie...

L'enfant fragile, la famille, les voisins qui viennent admirer le nouveau-né.

Symbole d'amour et de réunion, encore.

 

Symbole encore de l'action, des activités diverses du petit peuple...

Comment pourrait-on renier de telles valeurs ? 

Elles fondent toute société, elles assurent un lien entre les individus.

 

Dès lors, oui, les crèches font partie de notre culture, de notre patrimoine et il convient de garder ces traditions anciennes qui fondent notre civilisation.

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 09:48
A Naples, les urgences débordées : qui a dit qu'il n'y aurait pas de seconde vague ?

 

 

A Naples, la situation est critique : les urgences sont débordées... en Italie, à Naples certains patients qui faisaient la queue dans leur véhicule devant un hôpital débordé se sont vus administrer de l'oxygène, à la volée...

Un reportage sur ce sujet a été diffusé lors du journal de 20 heures, sur France 2, ce mardi 10 novembre.

 

"Les patients sont placés sous respirateur dans leur propre voiture, devant un hôpital de Naples : l'image illustre un système sanitaire au bord de l'asphyxie.

Les infirmiers préparent des bonbonnes d'oxygène pour des patients qui se plaignent de détresse respiratoire. Les médecins essaient de déterminer un ordre de priorité entre les malades pour savoir qui aura le droit de rentrer à l'hôpital.

 

Des heures d'attente...

"Nous fournissons les premiers soins et faisons un premier triage pour clarifier la situation, nous fournissons de l'oxygène aux patients qui en ont besoin pour éviter que leur cas s'aggrave dans les voitures.", déclare un soignant.

 

Aux ambulances, avec de vraies urgences s'ajoute une longue file de personnes inquiètes.

En Italie, il faut attendre au moins 5 jours entre le test Covid et les résultats : c'est trop pour certaines personnes qui voient leur état se dégrader.

 

Les autorités préviennent : au rythme actuel, le système hospitalier sera vite débordé.

"Avec ces chiffres, aucun système sanitaire et encore moins le système italien ne pourra faire face.", affirme Domenico Arcuri, commissaire national pour l'urgence Covid.

 

A Naples, des tentes sont installées à la hâte pour accélérer les prises en charge. Mais il manque de tout : des lits, du matériel, du personnel, et même de l'oxygène.

Dans la région, le temps d'attente pour une bouteille d'oxygène est désormais de trois jours."

 

En France, aussi, l'épidémie progresse : le coronavirus est très contagieux et se propage très facilement.

Alors, comment ne pas constater la réalité de cette seconde vague ?

 

Un spécialiste comme Didier Raoult a pourtant nié la probabilité de cette recrudescence de l'épidémie. Il a minimisé les risques, alors que d'autres sommités médicales tiraient déjà la sonnette d'alarme.

Didier Raoult s'est trompé, même s'il refuse de l'avouer... en tout cas, il a parlé imprudemment, refusant d'entendre ce que disaient d'autres médecins inquiets de la situation.

 

 

Source : à 14 minutes, 10

 

https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/2049023-edition-du-mardi-10-novembre-2020.html

 

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 08:30
Soutiens aux professeurs !

 

"Soutenez les profs !

Ce sont les pauvres soldats envoyés sans armes dans les territoires perdus de la république, non soutenus par tant de commentateurs les accusant de tous les défauts, non soutenus par une administration peureuse de tout. Soutenez les profs, rétablissez ainsi leur autorité au lieu de la saper à longueurs d’années de dénigrement. Nous  construisons tous la société dans laquelle nous vivons."

Tel est le commentaire d'un lecteur du journal Le Point. Un commentaire plein de vérité et de bon sens...

 

Un de ces soldats est mort, décapité par un fanatique.

Un de ces soldats a payé de sa vie le laxisme qui s'est installé dans nombre d'établissements...

 

Des parents qui portent plainte contre un professeur, parce qu'il fait un cours sur la liberté d'expression ? Et cela se passe en France ? Le pays des Lumières, le pays de Voltaire, de Montesquieu ! Ces Philosophes des Lumières qui ont oeuvré pour libérer les hommes de toutes croyances et superstitions.

 

Vilipendés, menacés, insultés, les enseignants vivent depuis des années des situations difficiles.

Comment enseigner sereinement dans de telles conditions ?

Souvent, ils ne sont pas soutenus par l'administration : surtout pas de vagues, surtout pas de scandales !

 

Il serait temps de prendre conscience de tous les efforts consentis par les enseignants.

Leur tâche est rude, complexe : classes surchargées, élèves dissipés qui en viennent à contester le contenu de l'enseignement.

 

Il n'est pas rare que des parents viennent demander des comptes sur les notes obtenues par les élèves, sur des punitions.

Il serait temps de rétablir l'autorité des enseignants trop souvent bafouée, il serait temps de redonner à ce métier son lustre d'autrefois.

 

Même leur savoir est contesté, mis en concurrence avec internet...

Si les ordinateurs peuvent être sources de culture, les enseignants restent les garants d'un savoir bien maîtrisé, ils sont à même de transmettre des connaissances en faisant appel à une connexion de savoirs : lectures, expériences, esprit critique...

 

Les enseignants sont mal payés, peu estimés : ce métier déprécié n'est plus valorisé dans une société du divertissement permanent.

Pour beaucoup, les profs seraient même des privilégiés ! Allons, donc, on n'arrive plus à recruter tant ce métier est "facile, bien payé, avec des vacances" ! Cherchez l'erreur !

 

 

 

 

 

 

Soutiens aux professeurs !
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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 08:44
Honneur à la chanson française !

 

Une soirée dédiée à la chanson française : c'est l'occasion d'écouter des grands classiques connus de tous, pour la plupart.

Dans le cadre des Jeudis de Nîmes, le groupe de musique jazzy de Montpellier, Marie Jeanne Swing a donné un concert devant la Maison Carrée...

Un beau moment de détente, dans un cadre somptueux : un temple romain vieux de 2000 ans !

Deux musiciens, une chanteuse pour faire revivre ces airs d'autrefois qui restent dans nos mémoires.

On est séduit d'abord par Ménilmontant, cette chanson de l'auteur-compositeur-interprète Charles Trenet qui l'enregistre avec le succès que l'on connaît en 1938.

 

On est charmé par ces souvenirs affectifs heureux et nostalgiques de ce quartier de Paris Ménilmontant dans le vingtième arrondissement. "Ménilmontant mais oui madame, C'est là que j'ai laissé mon cœur, C'est là que je viens retrouver mon âme, Toute ma flamme, Tout mon bonheur..., Elles me racontent, Comme autrefois, De jolis contes, Beaux jours passés je vous revois, Un rendez-vous, Une musique... "

 

Puis, on écoute avec bonheur une chanson inspirée par l'amour de Brassens pour Pupchen (poupée en allemand), elle qui restera sa compagne pendant toute sa vie et qui repose auprès de lui au Cimetière des pauvres à Sète... Je me suis fait tout petit....

"Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fait le beau
Quand elle me sonne
J'étais chien méchant, elle me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changées
Pour des quenottes
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait Ma
man quand on la touche..."

 

On découvre ensuite ou on redécouvre cette magnifique chanson sentimentale : N'oublie jamais... sur des paroles de René Rouzaud, une musique de Louis Ferrari...

"N'oublie jamais
Le jour où l'on s'est connu
Si tu l'oubliais
Mon bonheur serait perdu
J'avais mon bras
Qui s'appuyait sur son bras
Et le ciel de mai semait
Des bouquets de rêve
Un ciel si bleu
Je n'en croyais pas mes yeux
J'avais peur que tant de joie
Soudain s'achève
Et pour la première fois
J'ai compris combien je t'aimais
N'oublie, n'oublie jamais"

 

On se laisse encore  bercer par ce grand classique : "Que reste-t-il de nos amours ?",  encore une chanson de  Charles Trenet écrite en 1942. La musique a été composée par son pianiste accompagnateur Léo Chauliac. "Que reste-t-il de nos amours ?" est l'un des plus grands succès du chanteur.

C'est une magnifique chanson sur le thème du temps qui passe... les saisons qui s'égrènent, les amours d'autrefois, la jeunesse perdue...

"Ce soir le vent qui frappe à ma porte
Me parle des amours mortes
Devant le feu qui s' éteint
Ce soir c'est une chanson d' automne
Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains
Que reste-t-il de nos amours
Que reste-t-il de ces beaux jours
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux
Des mois d' avril, des rendez-vous
Un souvenir qui me poursuit
Sans cesse
+
Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants
Que reste-t-il de tout cela
Dites-le-moi..."

Un petit village, un vieux clocher
Un paysage si bien caché
Et dans un nuage le cher visage
De mon passé
Les mots les mots tendres qu'on murmure
Les caresses les plus pures
Les serments au fond des bois
Les fleurs qu'on retrouve dans un livre
Dont le parfum vous enivre
Se sont envolés pourquoi?

 

On est ensuite emporté par une musique de bal musette, un autre grand classique de la chanson française : Mon amant de Saint-Jean, une chanson française de 1942 qui connut un immense succès, une chanson réaliste relatant les amours sans lendemain d'une jeune fille pour un séducteur, les paroles sont de Léon Agel et la musique d'Émile Carrara sur un rythme de valse musette.

"Je ne sais pourquoi elle allait danser
À Saint Jean, aux musettes
Mais quand ce gars lui a pris un baiser
Elle frissonnait, était chipée
Comment ne pas perdre la tête
Serrée par des bras audacieux?
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Elle qui l'aimait tant
Elle le trouvait le plus beau de Saint Jean
Elle restait grisée
Sans volonté sous ses baisers."

 

Enfin, un chanteur nous parle de ses rêves de gloire. Au fil des années, dans son costume bleu, il a persévéré, tout donné, mais jamais le succès n'était pas au rendez-vous. Il s'agit bien sûr de cette célèbre chanson de Charles Aznavour, Je m'voyais déjà... 


"Je m'voyais déjà en haut de l'affiche
En dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait
Je m'voyais déjà adulé et riche
Signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient..."

 

Merci à ce groupe pour ce moment de rêve et de nostalgie qui nous permettait de réécouter ces chansons qui font partie de notre patrimoine culturel.

 

 

 


Photo et vidéos : rosemar

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