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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 13:02
Nous sommes tous les héritiers de Voltaire...

 

Voltaire incarne plus qu'un autre l'esprit des Lumières : il a combattu et dénoncé tous les fanatismes, il a lutté pour la liberté de penser. Voltaire s'est attaché à dénoncer le fanatisme religieux, les crimes commis par l'inquisition.

Il a pourfendu  toutes sortes d'injustices.

Une série télévisée diffusée sur France 2 met en scène la jeunesse de l'écrivain : une jeunesse aventureuse, comme l'indique le titre de la série, Les Aventures du jeune Voltaire.

Même si cette série prend quelques menues libertés avec la biographie de l'auteur, elle nous replonge dans une époque, et nous montre un jeune homme ambitieux, séducteur, empli de fougue, sans doute très proche de la réalité.

On entrevoit aussi bien sûr tout le talent de ce jeune écrivain désireux de se faire reconnaître à la cour, lui qui était  fils d'un simple bourgeois.

Fils de notaire, François-Marie Arouet est né en 1694 : il mène de brillantes études au Collège Louis-Le-Grand, et commence à écrire des vers.

Arouet quitte le collège en 1711 à dix-sept ans et annonce à son père qu’il veut être homme de lettres, et non avocat ou titulaire d’une charge de conseiller au Parlement.

La jeunesse mouvementée de Voltaire souligne bien sa volonté de combattre toutes sortes d'injustices.

Et on retrouve ce leitmotiv dans toute son oeuvre.

Voltaire s'attaque notamment à l'arrogance des nobles, il dénonce le règne et le pouvoir de l'argent.

 

Ainsi dans Candide, diverses péripéties emmènent le personnage jusqu'en Amérique du Sud, dans l'Eldorado, pays utopique, sorte d'idéal où l'argent n'a pas de valeur, où les gens sont généreux et accueillants, c'est bien l'envers du monde réel que nous présente ici Voltaire. Cet épisode qui se trouve au centre du conte revêt une importance capitale : c'est une critique du monde ordinaire où l'argent est la valeur suprême, où la générosité n'existe pas, où règnent la peur, l'appât du gain, la méfiance.

 

Voltaire critique encore les abus de pouvoir des rois et des courtisans.

Il met en évidence les horreurs de la guerre dont les principaux responsables sont les rois et les gouvernants, et dont les victimes sont souvent des populations civiles.

Voltaire se livre aussi à une satire de la religion et du clergé : il évoque des superstitions cruelles et inhumaines comme la pratique de l'autodafé.

Il fustige encore l'exploitation coloniale et l'esclavage qui ravale les êtres humains au rang d'objets.

Voltaire s'oppose à la torture et à la peine de mort.

Ecrivain engagé, Voltaire prépare et annonce la Révolution Française.

Son oeuvre diverse mérite d'être lue et relue tant elle est riche et passionnante.

"Voltaire, l'homme qui ne voulait pas se taire... " tels sont les derniers mots de la série télévisée présentée sur France 2.

Quoi qu'il en soit, nous sommes bien les héritiers de ses combats et de ses victoires contre l'obscurantisme et la barbarie.

 

Deux extraits célèbres :

 


Candide sur le champ de bataille, contre les Bulgares
"Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque.

    Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp, il prit le parti d'aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d'abord un village voisin ; il était en cendres : c'était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d'autres, à demi brûlées, criaient qu'on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés."

 
Voltaire, Candide, 1748.

 

 

 

"Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste ; celui qui soutient sa folie par le meurtre est un fanatique.

Lorsqu'une fois le fanatisme a gangrené un cerveau, la maladie est presque incurable. J'ai vu des convulsionnaires(1) qui, en parlant des miracles de saint Pâris, s'échauffaient par degrés malgré eux : leurs yeux s'enflammaient, leurs membres tremblaient, la fureur défigurait leur visage, et ils auraient tué quiconque les eût contredits.

Il n'y a d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les mœurs des hommes, et qui prévient les accès du mal, car, dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir, et attendre que l'air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes ; la religion, loin d'être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés. Ces misérables ont sans cesse présent à l'esprit l'exemple d'Aod, qui assassine le roi Églon ; de Judith, qui coupe la tête d'Holopherne en couchant avec lui ; de Samuel, qui hache en morceaux le roi Agag. Ils ne voient pas que ces exemples, qui sont respectables dans l'Antiquité, sont abominables dans le temps présent ; ils puisent leurs fureurs dans la religion même qui les condamne.

Les lois sont encore très impuissantes contre ces accès de rage, c'est comme si vous lisiez un arrêt du conseil à un frénétique. Ces gens-là sont persuadés que l'esprit saint qui les pénètre est au-dessus des lois, que leur enthousiasme est la seule loi qu'ils doivent entendre."

 

VOLTAIRE, Dictionnaire philosophique.
 

 

https://www.france.tv/france-2/les-aventures-du-jeune-voltaire/2231571-jesuite-et-libertin.html

 

https://www.france.tv/france-2/les-aventures-du-jeune-voltaire/les-aventures-du-jeune-voltaire-saison-1/2231569-la-bastille-a-20-ans.html

 

https://www.france.tv/france-2/les-aventures-du-jeune-voltaire/les-aventures-du-jeune-voltaire-saison-1/2251811-courtisan-ou-rebelle.html

 

 

https://www.france.tv/france-2/les-aventures-du-jeune-voltaire/les-aventures-du-jeune-voltaire-saison-1/2251809-la-liberte-et-l-exil.html

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 08:44
Nouvelle soirée musicale à Nîmes...

 

Nouvelle soirée musicale à Nîmes sur le parvis de la Maison Carrée... L'occasion de découvrir ce groupe de musiciens, the Woodies.

Un cadre magnifique pour ce concert : un temple romain édifié entre 10 av. J.-C. et l’an 4, à l’extrémité sud du forum, sous le règne d’Auguste.

Ce temple fut dédié aux héritiers d’Auguste, Caius et Lucius Caesar ; ce sont en fait les petits-fils et héritiers désignés d’Auguste avant qu’ils ne meurent prématurément.

 

Le récital commence avec une magnifique chanson de Nino Ferrer : Le sud... une chanson qui nous transporte vers les paysages méditerranéens de villes blanches avec leurs terrasses garnies de linge ...Le texte s'ouvre sur l'évocation de la Louisiane, terre du sud des Etats Unis. Puis, apparaît le nom de l'Italie, symbole même des pays du Sud et aussi terre natale de l'auteur puisque Nino Ferrer est né à Gênes...
 
 
Le vocabulaire familier nous introduit dans un univers fait de modestie, d'humilité, le monde des gens simples ...L'emploi de verbes ordinaires du vocabulaire courant :"il y a" "c'est" montre bien que les gens évoqués ici appartiennent au peuple.
 
L'ambiance est heureuse et paisible : on perçoit des enfants qui s'amusent à l'extérieur, des animaux banals : chien, chat, tortue, poisson rouge, tout ce bestiaire commun réuni dans l'harmonie....autour des enfants. Un paysage de paix et de bonheur est suggéré.

 
Cette chanson au rythme mélancolique est bien un hymne au bonheur simple mais également une dénonciation de la guerre toujours présente sur cette terre, alors que les hommes en connaissent parfaitement les douleurs et les atrocités.

 

 

Au cours de cette soirée, on entend aussi un air de musique que tout le monde connaît ou reconnaît, une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson dans laquelle le poète rêve d'un monde meilleur...

 

"Imagine !" dit le poète, il suffirait de supprimer de vaines croyances, comme le suggèrent les négations employées : "no heaven, aucun paradis, no hell, aucun enfer."

 

Et il faudrait garder à l'esprit seulement la beauté du ciel, au dessus de nous tous, pour réunir et rassembler le monde... "Above us, only sky."

 

L'utilisation du pluriel "all the people" marque une harmonie retrouvée, un désir d'union, enfin !

 

On est ému encore par cette chanson de Colin Vearncombe dit Black, Wonderful life...

 

Colin Vearncombe, alias Black, racontait que "cette chanson le faisait sourire. Parce qu’à chaque fois qu’il la chantait il repensait à sa première épouse. Après leur divorce, l’artiste s’est retrouvé quasi à la rue, sans un sou, sa mère malade et comble du malheur, il a été victime d’un accident de voiture. Dans ce genre de circonstances, certains auraient baissé les bras, lui s’est mis devant son clavier et a écrit cette chanson où il raconte que la vie est magnifique."

 

 Merci aux musiciens pour cette soirée de belles chansons qui restent gravées dans nos mémoires...

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 15:03
Un acteur si sympathique  : Jean-Pierre Kalfon...

 

Jean-Pierre Kalfon vient de faire paraître sa biographie : Tout va bien m'man... Avec un certain humour, il évoque de nombreux épisodes de sa vie.

 

Il a fugué de chez ses parents alors qu'il avait 15 ans : il a très tôt été attiré par le métier de musicien, puis il a pris des cours de théâtre, de danse.

 

Il s'est vite intéressé plus particulièrement au théâtre, puis il a été acteur de cinéma, de télévision.

 

Né en 1938, Jean-Pierre Kalfon restitue toute une ambiance : celle de la guerre, et de l'après guerre, des moments difficiles, sans doute, mais il sait les raconter avec beaucoup de tendresse et d'humour.

 

"Mes parents d'origine modeste étaient des gens formidables, ils m'aimaient, faisaient tout pour me donner ce qu'ils pouvaient,  mais comme beaucoup de gens, à cette époque, ils ne savaient pas trop communiquer avec les enfants. La transmission n'avait pas l'importance qu'elle a de nos jours."

 

Venu présenter son livre au Festival de la biographie, à Nîmes, l'acteur a lu de nombreux extraits de son ouvrage, avec bonhomie.

 

Il raconte qu'il aurait pu mal tourner quand il a fui le domicile de ses parents, mais il n'était "pas très doué comme voyou..." Il a préféré faire le voyou à l'écran.

Sa carrière a été très éclectique : musique, danse, théâtre, cinéma, télévision, une carrière éparpillée.

 

L'acteur évoque aussi les tickets de rationnement : "Mes parents et leurs amis ne parlaient que de ces fameux coupons, et plus généralement de ravitaillement, ainsi que des différents moyens de se nourrir, après ces temps de privation, cette obsession se comprenait... A l'époque, les parents ne savaient pas trop communiquer avec les enfants, ils les élevaient, c'était déjà assez difficile...

Mes parents étaient des gens adorables, efficaces pour le quotidien, mais qui n'avaient pas la moindre idée de ce que peut être la transmission, tellement fashion de nos jours..."

 

Le récit est émaillé d'anecdotes amusantes : "On m'habillait façon Tintin, pantalon de golf et chemisette à manches courtes... Arriva aussi la vogue des cols roulés, un de mes amis en avait un du plus beau vert... Je voulais le même. Maman m'a dit alors : "Je vais t'en tricoter un, mon chéri, elle en a parfaitement maillé un à l'endroit et à l'envers, pendant 6 mois. Le pull terminé, l'été était là et la mode passait."

On retrouve là l'ambiance d'une famille modeste de l'après guerre : on n'achetait pas les vêtements, on les confectionnait soi-même...

 

Autre anecdote : la rencontre avec les femmes, l'éveil de la sexualité, toujours racontés avec beaucoup d'humour.

 

Jean-Pierre Kalfon évoque enfin les films qui ont jalonné sa carrière : Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre, Les uns et les autres de Claude Lelouch, Mille milliards de Dollars, Saint-Cyr, Canicule...

 

Voilà un beau moment qui nous a fait découvrir un acteur sympathique, émouvant, un être humain proche de nous...

Et en l'écoutant, de nombreux spectateurs pouvaient s'identifier à cet acteur issu d'un milieu modeste...

 

 

 

 

 

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 11:05
Et le soleil se levait sur le no man's land...

 

 

 

Cette chanson de Pierre Bachelet s'ouvre sur une envie de liberté, dans une nature accueillante et prodigue : là sont réunis tous les éléments d'un décor généreux... "un chemin, un peuplier, des foins, un sentier, plein de rosée, un ruisseau."

 

Le narrateur s'exprime à la première personne et dans sa fuite à travers la nature, il profite de tout ce paysage qui s'offre à lui : on le voit "boire" au "ruisseau", "regarder" l'eau, faire le plein de sensations.

 

Dans le refrain, son regard s'attarde aussi sur le "soleil qui se lève", symbole d'espoir et de renouveau,  des "oiseaux" qui s'en vont vers le "no man's land".

L'expression désignait pendant la première guerre mondiale la zone située après les barbelés entre les deux tranchées opposées.

 

Et bien sûr, on comprend alors que le personnage fuit l'enfer de la guerre, essayant de se fondre dans une nature complice et bienveillante.

 

On perçoit les pensées du personnage qui nous semble ainsi très proche et familier : "je croyais voler... On me chercherait bientôt, bientôt je ne serai plus là..."C'est un personnage qui rêve d'évasion et de liberté...

 

Et le contraste de la vision qui suit est saisissant : "j'ai vu sur le versant Un faisan à aigrette qui marchait tranquillement, repéré la frontière du côté opposé, plein de militaires, un champ de barbelés".

La guerre symbolisé par "les militaires, les barbelés" s'oppose à une nature somptueuse et tranquille représentée par ce "faisan à aigrette".

 

"J'rentrerai pas ce soir, j'rentrerai plus jamais
Je m'suis caché pour voir le côté liberté..." pense et affirme le personnage, comme pour se rassurer. Et on est sensible à son humanité, à ses espoirs réitérés.

L'emploi du futur marque une sorte de certitude et d'assurance, de même que la négation absolue : "plus jamais."

 

Le personnage s'attarde alors pour contempler le paysage :

"En bas dans la vallée y avait comme un hameau
Et de tendres fumées. fumées qui donnaient chaud", on perçoit une image réconfortante de bonheur faite de tendresse, de chaleur.

 

Il lui reste "cinquante mètres à faire" et soudain, sa fuite est interrompue : 
"J'ai entendu tirer, je suis tombé par terre..."

Une nouvelle sensation apparaît : le bruit d'un fusil, et le personnage s'affaisse... on assiste à la mort en direct du soldat.

 

On entend encore les pensées du personnage : 

"J'ai la vie qui s'enfuit au milieu de ma chemise
Mais que c'est beau la vie, même s'il y a des surprises."

 

On perçoit la blessure qui l'a atteint et aussi tout l'amour de vie qu'il ressent à travers cette structure exclamative : "Mais que c'est beau la vie..."

 

Et, une dernière fois, il affirme son amour de la nature, en observant les nuages, "les flocons du ciel bleu", belle image poétique qui restitue son attachement au monde :

"Je regarde les nuages, j'aimerais être comme eux
On tire pas au passage les flocons du ciel bleu..."

Les nuages hors d'atteinte lui donnent encore une impression de liberté.

 

Et les derniers vers du poème sont à nouveau une réaffirmation de la beauté du monde que le personnage regarde avec ferveur et admiration :

"Étendu sur le dos, je regarde une dernière fois
Mais que le monde est beau, est beau autour de moi..."

 

Ce poème qui dénonce la guerre avec sensibilité, pudeur est aussi un magnifique hymne à la nature.

La mélodie rythmée restitue une envie de liberté, un amour de la vie qui contraste avec la violence de la guerre.


 

Paroles : Jean-Pierre Lang, musique : Pierre Bachelet.

 

 

 

 

Et le soleil se levait sur le no man's land...
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 13:55
Yémen : cette guerre qui dérange et dont on ne parle pas...

 

 


 

Le Yémen saccagé par la guerre, des enfants qui meurent de faim, des milliers de victimes, la famine qui fait des ravages : ce conflit qui secoue ce pays semble oublié du monde.

 

Des rebelles venus du nord du pays, les Houthis, alliés à des partisans de l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, combattent le camp de l'actuel président Rabbo Mansour Hadi. Celui-ci est soutenu par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, qui a déclenché, en mars 2015, une offensive pour empêcher les rebelles de prendre le contrôle de tout le territoire.

 

Qui s'intéresse aux yéménites ? Affamés, meurtris, sans ressources, sans infrastructures, ils subissent les conséquences terribles d'une guerre civile qui les anéantit.

 

Dans un pays pauvre soumis à la guerre, la population civile souffre de carences alimentaires graves.

Des écoles, des hôpitaux ont été détruits, des villes anéanties.

Après la Syrie, le Yémen connaît une guerre sans merci.

 

Et la France vend des armes à l'Arabie Saoudite engagée dans ce conflit : ainsi prospère ce commerce indigne.

 

Au Yémen 2 millions d'enfants ne sont pas scolarisés et sont forcés de travailler, ils connaissent la peur, la famine, le désarroi, 7 millions d'habitants sont dans une situation d'urgence alimentaire.

 

Dans nos médias, cette guerre dévastatrice semble oubliée et passée sous silence, alors que ce conflit risque de déboucher sur une catastrophe humanitaire terrifiante.

 

Il est vrai que la France a signé pour 10 milliards d'euros de contrat avec l'Arabie Saoudite. : l'argent prime sur toute autre considération.

 

Dès lors, mieux vaut ne pas évoquer l'infamie d'une guerre dans laquelle la France se trouve engagée : on vend des armes et on oublie la misère et la violence d'une guerre qui apparaît bien lointaine.

 

Le silence français et international sur cette guerre au Yémen se traduit également par le sous financement de la réponse humanitaire : la France ne s'est pas mobilisée pour apporter une aide significative à ces populations en danger.

 

Pendant ce temps, des enfants sont enrôlés de force dans cette guerre, d'autres dénutris, privés de soins, de médicaments, d'eau potable, meurent lentement.

 

Le Yémen, un des pays les plus pauvres du monde, ne peut faire face à un conflit meurtrier, dans lequel la population civile se retrouve prise au piège.

Ce pays exsangue soumis à la guerre est en train de vivre une catastrophe humanitaire sans précédent.

 

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-06-avril-2016

 

 

 

Yémen : cette guerre qui dérange et dont on ne parle pas...
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:08
Tu n'en reviendras pas, toi qui courais les filles...

 

 

 


On est touché par ce poème qui dénonce la guerre et ses horreurs, qui fustige un mépris manifeste de la vie humaine, lors des nombreux conflits qui ont déchiré, maintes fois, les peuples, comme ce fut le cas pendant la guerre de 14-18. On est ému par ce poème d'Aragon mis en musique et interprété par Léo Ferré.

 

"Tu n'en reviendras pas... tels sont les premiers mots du texte : le poète s'adresse familièrement à un jeune homme, il le tutoie comme un ami qui paraît proche, il évoque brièvement sa jeunesse, toute sa vivacité, son amour de la vie, dans cette expression : "toi qui courais les filles.."

 

Et sans transition, il nous montre ce jeune homme fracassé et terrassé, dont il a vu "battre le coeur à nu", une blessure terrible l'ayant anéanti.

Aragon nous fait voir le geste du brancardier qu'il était, lors de la première guerre mondiale avec ces mots : "quand j'ai déchiré ta chemise".

Puis, il s'adresse à un "vieux joueur de manille" et en contraste, on perçoit son corps qu'un "obus a coupé par le travers en deux". La violence de la blessure restitue toute l'horreur de la guerre qui brise des êtres humains.

Fauché par un obus, alors qu'il "avait un jeu du tonnerre", ce vieux joueur de manille est lui aussi une victime soudaine d'une guerre brutale.

 

L'expression réitérée : "Tu n'en reviendras pas" évoque le caractère inéluctable de la guerre, la mort, le plus souvent, ainsi que la stupeur horrible qu'elle suscite.

Puis, le poète parle à un "ancien légionnaire" condamné à "survivre sans visage, sans yeux"... il évoque, ainsi, les blessures atroces dont ont été victimes de nombreux combattants de la guerre de 14.

 

Le texte devient, ensuite, plus impersonnel avec l'emploi du pronom indéfini "on", suggérant la foule des soldats partis à la guerre.

"On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu..."

L'incertitude est au bout du chemin, on voit aussi ceux qui "attendent la relève", espérant échapper à cet enfer.

 

Le train qui emporte ces soldats vers le front est évoqué avec des impératifs : "roule au loin, roule train..."comme si personne ne pouvait échapper à cette fuite en avant de la guerre. Ce train devient comme une figure du destin.

Le poète nous fait voir des "soldats assoupis", éreintés, se laissant bercer par la "danse" du train, qui devient un réconfort, comme le soulignent les douces sonorités de sifflante et chuintante ... "Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou."

Il nous fait percevoir leur profonde humanité : on sent "le tabac, l'haleine, la sueur" de ces êtres voués à la mort, au désespoir.

L'interrogation qui suit traduit un désarroi, une désespérance : elle insiste sur la jeunesse de ces êtres envoyés à la guerre, et sur un avenir fait de "douleurs"...

"Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs..."

Une veilleuse les éclaire à peine, leur donnant par métaphore, "la couleur des pleurs...", symboles de leurs souffrances.

 

La dernière strophe souligne un destin tragique et inéluctable : ponctuée par l'adverbe "déjà" en début de vers, cette strophe met en évidence l'idée d'une mort inscrite dans la pierre : "Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit..."

 

La pierre personnifiée semble avoir déjà remplacé l'être humain voué à la mort, c'est elle qui pense à la place de l'homme, lui qui devient un simple mot sur une pierre tombale, et tout s'efface, même le souvenir des amours qu'ont connues ces soldats.

La dernière phrase résonne comme une disparition totale du simple soldat mort à la guerre : "Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri."

 

Ce poème dénonce, avec force et émotion, toutes les horreurs de la guerre, le processus de  déshumanisation qu'elle entraîne, les vies qu'elle anéantit à jamais.

 

 

 

https://youtu.be/dU2mAj6SO30

 

Les paroles :

 

http://www.paroles-musique.com/paroles-Leo_Ferre-Tu_Nen_Reviendras_Pas-lyrics,p11281

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 10:50
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers...

 

 




On est tous bouleversés par cette chanson qui évoque la plus grande infamie, la plus grande tragédie du XXème siècle : les déportations, toutes leurs horreurs, la peur, l'angoisse d'êtres humains qu'on a voués à la mort.


La chanson s'ouvre sur l'évocation du nombre des victimes : "vingt et cent, des milliers". La gradation met en évidence l'ampleur du massacre. On ne voit plus des êtres humains, mais une masse informe de silhouettes, designées par le pronom "ils", et ces êtres "nus, maigres et tremblants" enfermés dans "des wagons plombés" sont l'image même du désarroi : sans défense, humiliés par la nudité et la peur, on les voit "déchirer la nuit de leurs ongles battants". Cette image terrible restitue une sorte de révolte impossible et inutile, puisqu'elle s'acharne sur une ombre, une entité inconnue, et obscure... 


On a enlevé à ces hommes, devenus "des nombres", toute humanité et toute espérance, car leur destin était fixé par leurs origines mêmes : "Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés", expression irrémédiable qui suggère qu'on ne leur a laissé aucune échappatoire...

On leur a ôté tout avenir de bonheur, symbolisé par l'été qu'ils ne devaient plus revoir...

La description de ces convois de la mort est associée à la fuite monotone du temps, à l'obsession de survivre, malgré tout. Les énumérations restituent une attente interminable et terrible :"un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs."

Quelques prénoms sont, enfin, cités : "Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel", ces êtres nous semblent, alors, d'autant plus proches et familiers, on perçoit une diversité de religions dans les destinataires de leurs prières : "Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou.", d'autres ne prient pas, mais tous refusent la soumission qu'on leur a imposée, marquée par une expression imagée et forte, "vivre à genoux..."


La mort au bout du chemin pour beaucoup et un désespoir sans fin pour ceux qui en sont revenus, tel était le sort qui leur était réservé... La question posée : "ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ?" suggère une impossibilité irrémédiable.


Les veines devenues si bleues sur leur bras, après toutes ces épreuves, soulignent encore les souffrances et les détresses vécues dans les camps.


L'évocation des miradors où guettaient les allemands suffit à dessiner le décor lugubre de ces camps : la surveillance, la peur permanente, marquée par le silence..."la lune se taisait comme vous vous taisiez", comme si le paysage se mettait à l'unisson de la douleur des déportés....


L'espoir de l'évasion se traduit par le verbe "regarder" répété...  le regard porte au loin, dans une envie de fuir ces lieux sinistres, mais la présence des chiens policiers apparaît menaçante dans l'expression contrastée : "Votre chair était tendre à leurs chiens policiers."


Certains voudraient oublier tous ces événements, les taire, mais le poète affirme la nécessité de dire l'atroce réailté, même à travers une chanson... oui, pour de telles causes, l'engagement est nécessaire, pour éviter l'oubli, car "le sang sèche vite en entrant dans l'histoire".


Au poète engagé, les chansons d'amour ne suffisent pas, quoi que puisse dire la foule représentée ici par le pronom "on".


Le poète veut crier au monde ce qui s'est passé, il refuse l'oubli et personne ne l'arrêtera :"Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?" La question oratoire montre la force d'une conviction, et le poète est prêt à "twister" les mots pour faire entendre sa voix et perpétuer la mémoire de ces êtres humains, parfois oubliés...


Jean Ferrat redonne vie à toutes ces victimes de la barbarie, en employant dans le dernier couplet le pronom "vous", il rappelle à l'humanité ces êtres martyrisés, il semble vouloir, aussi,  abolir leur anonymat...



 

 

 



https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_et_Brouillard_(chanson)
 



 

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 14:04
Le troisième homme, un film envoûtant...

 

 



Une musique que tout le monde connaît et reconnaît, c'est, manifestement, celle du Troisième homme réalisé en 1949 par Carol Reed, une musique envoûtante, jouée à la cithare, cet instrument métallique, aux sons inoubliables...

Le film est, lui-même, envoûtant, par ses ombres, ses lumières, ses personnages, notamment, celui de Harry Lime incarné par Orson Wells, héros énigmatique, que l'on croit mort, au début de l'histoire.

Ce personnage cynique, sans morale, qui se fait passer pour mort, afin d'échapper à la justice est, à la fois, fascinant et repoussant.

Face à lui, le romancier, Holly Martins, interprété par Joseph Cotten symbolise, à l'inverse, l'image de l'honnête homme, quelque peu naïf, qui croit encore en la sincérité de son ancien ami Lime, et qui enquête sur sa disparition.

L'opposition entre ces deux personnages est flagrante, sans doute, un peu simpliste, teintée d'un certain manichéisme, mais on se laisse porter par cette histoire qui se déroule dans la Vienne de l'après guerre.

On y perçoit les ravages de la guerre : certains, pleins de désillusions et de cynisme se livrent, alors, à des trafics ignobles, quitte à sacrifier la vie de jeunes enfants. C'est en découvrant ce trafic que l'ami de Lime se décide, enfin, à le trahir et à le livrer à la police : la scène de l'hôpital, où le romancier voit la détresse d'enfants sacrifiés par un trafic de pénicilline frauduleuse, est déterminante.

On est fasciné par certaines images : l'apparition soudaine de Lime, que l'on croyait mort, sous un porche, dans l'obscurité de la nuit ou encore la rencontre avec le romancier, lors d'une fête foraine...

Le visage, à la fois enfantin et cynique d'Orson Wells étonne et déstabilise le spectateur... personnage énigmatique, trouble et troublant, personnage mystérieux et dangereux, à l'extrême, n'hésitant pas à sacrifier de jeunes enfants pour alimenter des trafics ignobles.

Quel est ce personnage séduisant qui a su attirer la sympathie de nombreux protagonistes de l'histoire, à commencer par la jeune Anna, qui en est tombée amoureuse ?

On perçoit, là, toutes les ambiguités de l'âme humaine : comment cette crapule a-t-elle pu tromper son monde ?

La guerre et ses horreurs semblent, ainsi, avoir généré des monstres froids, dénués d'humanité, des êtres prêts à toutes les compromissions pour s'enrichir...

Face à Lime, le personnage du romancier pétri d'humanisme est, pourtant, lui aussi, un être désabusé : quelque peu alcoolique, il succombe au charme de la jeune Anna qui reste insensible à ses avances.

Ce film noir, ponctué par la musique de Anton Karas, un air lancinant et entêtant, laisse un certain goût d'amertume et de désarroi...

Mais, il nous séduit par le traitement des images, des jeux de clair-obscur, des gros plans qui fascinent et font peur, à la fois.

Ce film met aussi en évidence le danger des apparences souvent trompeuses : on voit qu' on peut se laisser facilement berner et abuser par certaines personnalités au charme envoûtant...

 

Deux articles sur wiki :
 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Troisi%C3%A8me_Homme_(film)

 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Troisi%C3%A8me_Homme_(roman)


 



 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:29
Une guerre d'un nouveau type...

 

 

Ce 21 ème siècle a vu naître une nouvelle forme de guerre, une guerre où les combattants s'attaquent à une population désarmée, sans défense, une guerre où des fous de dieu, prêts à mourir, n'hésitent pas à tirer sur une foule anonyme, à l'aveugle.

La barbarie, la folie furieuse, le fanatisme sont à l'oeuvre : la plupart de ces fous de dieu sont des jeunes gens, la plupart ont été élevés en France.

Et, quand des français assassinent, par surprise, des français, avec des armes lourdes, nous sommes face à une guerre inédite.
Car les djihadistes qui ont assailli Paris sont, pour la plupart, des français radicalisés, pilotés de l'étranger, par l'état islamique.

Leur mode opératoire n'est-il pas  terrifiant ? Ces jeunes djihadistes choisissent de mourir pour faire la guerre, ils donnent leur vie à dieu pour punir l'ennemi.
Ils pensent gagner, ainsi, un paradis, le paradis d'Allah promis à tous ceux qui ont tué des infidèles. Ils ont accompli leur "djihad" dans la gloire et le bonheur de servir une cause qui leur paraît juste.

Mais tuer des anonymes, des êtres sans défense ne peut être qu'une ignominie, tuer de sang froid des hommes, des femmes... qui peut le faire, sinon des individus fanatisés à l'extrême ?

Le fanatisme atteint un paroxysme : ces terroristes qui tirent sur une foule ont l'impression de devenir des héros, d'être, même, sanctifiés par leurs actes sanglants.

Ces djihadistes sont en lutte contre notre monde qu'ils jugent impur, corrompu par le sexe, l'argent, la cupidité, une trop grande liberté...

Et il est vrai que notre monde capitaliste est dominé par l'argent, le goût des plaisirs, parfois immodéré, pour certains, le confort.

Mais l'idéologie de Daesh est-elle meilleure ? La femme asservie, une sauvagerie, une barbarie d'un autre temps... Daesh sème la terreur, s'impose par la peur. Qui peut souscrire à un tel mode de vie ?

Pouvons-nous laisser cette idéologie de haine et de terreur s'imposer en Syrie et ailleurs ?

Notre monde vit dans une fracture permanente : richesse des uns, misère des autres...
Ce sont ces déséquilibres qui sont inadmissibles, ce sont ces inégalités qu'il faut absolument résoudre.

Dans un monde aussi divisé, il faut, enfin, comprendre que nous ne pouvons continuer ainsi, à vivre sur des planètes différentes, alors que les communications se sont amplifiées, alors qu'internet permet de percevoir des fractures si importantes...

Si nous devons lutter contre ces déséquilibres, nous devons aussi lutter pour défendre l'humanisme, nos valeurs, pour dénoncer le fanatisme et ses fureurs. 
Et nous devons combattre tous les fanatismes, ceux de l'Arabie Saoudie, du Qatar, comme celui de Daesh.


L'idéologie de ces pays n'est pas la nôtre : nous ne voulons pas d'un monde dominé par la régression, la peur, l'asservissement de la femme, nous ne voulons pas d'un monde fanatisé.

Nous devons lutter contre cette idéologie mortifère, nous devons défendre les valeurs de l'humanisme, celles de Montaigne, celles de Rabelais, ces auteurs qui ont dénoncé, en leur temps, toutes les horreurs du fanatisme.

Plus que jamais, défendons nos valeurs, les vraies : la culture, la réflexion, la lecture, le bonheur d'apprendre...

 

 

 

Une guerre d'un nouveau type...
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 11:31
Au nom de la terreur...

 


L'horreur du terrorisme a encore frappé, à Paris, hier soir : des assaillants ont attaqué plusieurs lieux, de manière coordonnée.

Le jour et l'heure n'ont pas été choisis par hasard, bien sûr : un vendredi soir, où les gens, après une semaine de travail, se réunissent pour fêter le week-end.

Le stade de France, des terrasses de bars, de restaurants, une salle de spectacle Le Bataclan ont été la cible d'actes de guerre... 

Le terrorisme se focalise, encore et toujours, sur des victimes innocentes, sans défense.
Le terrorisme ne fait-il pas fi de toute humanité, de toute vie humaine, ne frappe-t-il pas de manière aveugle et lâche ?


L'état d'urgence décrété par le président de la République, le deuil national instauré pendant 3 jours montrent que la situation est grave, inédite.

Un carnage dans les rues de Paris, 6 ou 7 lieux d'attaques, des tirs à l'arme automatique, une prise d'otages au Bataclan, où des crimes ont été perpétrés, lors d'un concert : on peut parler d'actes de guerre sur le territoire français.

Quand on s'attaque, ainsi, à des gens sans défense, avec des armes lourdes, on ne peut que voir, là, des actes de guerre, des massacres particulièrement ignobles. 

Le Bataclan a été le lieu de scènes de guerre : les terroristes se sont livrés à un véritable massacre, la salle était pleine et les terroristes ont tiré à l'aveugle, dans la foule.

Les assaillants se sont attaqués à la vie quotidienne des français, dans des lieux publics et on le voit : notre liberté, elle-même, est menacée...

Au fond, les cibles elles-mêmes n'ont pas été choisies par hasard : des bars, des restaurants, une salle de concert, un stade de foot.

Pour des djihadistes, ce sont, là, des symboles de nos sociétés... l'alcool, la musique, le sport représentent, pour ces terroristes, des signes de décadence.

Ils sont en lutte contre toutes les libertés de notre monde, ils sont en lutte contre nos principes de vie.

Encore une fois, le fanatisme est à l'oeuvre : il est organisé et s'attache à manipuler les esprits, à les façonner en vue d'actes terroristes.

La violence qui en découle est terrifiante : le carnage perpétré au Bataclan est le signe d'une volonté de semer la terreur.

L'organisation concertée de ces attentats montre une volonté de tuer, de massacrer, de détruire les symboles de nos sociétés...

La radicalisation, le fanatisme gangrènent notre monde : sur notre propre territoire, des gens sont formés pour tuer.

Il faut dénoncer et combattre ce fanatisme, partout où il se manifeste, dans tous les pays, quels qu'ils soient.







 

 

Au nom de la terreur...
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