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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 11:15
Russie : le choix de l'exil...

 

"Des files d'attente impressionnantes à l'aéroport de Moscou... aux postes frontières, en voiture ou à pied, des milliers de Russes ont fait le choix de l'exil, depuis l'annonce d'une mobilisation des réservistes par Vladimir Poutine pour le front ukrainien.

Des hommes, des femmes, des enfants prennent la direction de la Turquie, de la Finlande mais aussi de la Géorgie.

 

Plus de 20 kilomètres de file d'attente aujourd'hui pour passer en Géorgie : dans des milliers de voitures, des Russes fuyant la mobilisation des réservistes décrétée par Vladimir Poutine.

Les voici côté Géorgien après deux à trois jours d'embouteillages.

A Tbilissi, la capitale du pays, nouvelle file d'attente pour se procurer une carte Sim et téléphoner localement.

 

Valises sur le trottoir des hommes expliquent que jusqu’à présent, les Russes laissent passer presque tout le monde, moyennant parfois des pots de vin, jusqu’à 180 euros.

Souvent ces hommes disent qu’ils n’ont pas encore été convoqués par les autorités militaires, mais ils partent par précaution. 

"C’est allé trop loin. Ce que nous propose le gouvernement ne me convient pas. On a deux solutions : soit on est mobilisé et on va au front, soit on va en prison, si on refuse. Bien sûr tout le monde ne sera pas mobilisé, mais tu ne sais pas si ça va tomber sur toi ou sur quelqu’un d’autre", dit un Russe.

"J'ai eu peur, enfin, j'ai pas eu peur d'aller à la guerre, j'ai peur que la situation en Russie se dégrade, qu'il n' y ait plus du tout d'emplois par exemple.", explique un autre Russe.

 

Deux autres Russes sont eux aussi arrivés récemment, l'un était en voyage professionnel, au moment de l'annonce de la mobilisation, l'autre était en vacances en Géorgie. Tous les deux ont décidé de s'installer à Tbilissi.

 

Ils racontent ce que vivent leurs amis restés en Russie : "Tous se demandent comment se cacher, comment éviter la mobilisation, comment contourner les bureaux de recrutement militaire, comment sortir le moins possible, ne pas prendre le métro, par exemple, parce qu'il y a des caméras de surveillance."

 

Ces nouveaux arrivants russes ne sont pas forcément les bienvenus en Géorgie. Sur un graffiti récent, ils sont invités avec des mots assez crus, à rentrer chez eux."

 

Les témoignages recueillis lors de ce reportage montrent un refus de la guerre et une volonté d'y échapper : de nombreux Russes refusent le sacrifice exigé par Poutine.

 

Le front ou la prison : évidemment, beaucoup de Russes, face à cette alternative, choisissent de fuir...  il reste à connaître le nombre exact de ces exilés.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/mobilisation-des-reservistes-par-vladimir-poutine-des-milliers-de-russes-font-le-choix-de-lexil_5380792.html

 

 

Russie : le choix de l'exil...
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21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 08:33
Une célèbre chanteuse russe dénonce la guerre en Ukraine...

 

Elle s'appelle Alla Pougatcheva : elle n'est pas connue en France, mais en Russie, elle est l'une des chanteuses pop les plus célèbres... c'est même probablement la femme la plus célèbre de Russie. C'est un peu l'équivalent russe de Johnny Halliday.

 

50 ans de carrière, débutée sous l'URSS, des chansons qui appartiennent au patrimoine populaire, des divorces à la pelle, autant de mariages, le dernier avec un comédien de 27 ans de moins qu'elle, qui critique régulièrement le pouvoir de Moscou...

 

Elle même n'a pas hésité à dénoncer l'offensive russe en Ukraine dans un message publié sur Instagram.

 

Une sortie particulièrement remarquée dans un pays où la répression dissuade d'évoquer l'invasion de l'Ukraine.

 

Sur son compte Instagram, suivi par près de 3,5 millions de personnes, Alla Pougatcheva, 73 ans, a réagi à l'annonce, vendredi, du placement de son mari, le comédien Maxime Galkine, sur la liste infamante des "agents de l'étranger" en Russie. 

 

"Je vous demande de me classer parmi les agents de l'étranger de mon cher pays", a écrit Alla Pougatcheva, dans un message à l'intention du ministère russe de la Justice.

"Car je suis solidaire avec mon mari, une personne honnête, intègre et sincère, un véritable patriote russe, incorruptible, qui souhaite que sa Patrie prospère et vive en paix", a-t-elle indiqué.

 

Selon elle, "son mari ne souhaite que la liberté d'expression, et surtout la fin de la mort de nos garçons pour des objectifs illusoires qui font de notre pays un paria et qui pèsent sur la vie de nos citoyens."

 

Des propos particulièrement violents qui ont suscité des milliers de réactions sur les réseaux sociaux. Le porte parole de Vladimir Poutine manifestement un peu gêné n'a pas souhaité commenter cette sortie.

 

Les médias officiels en ont repris uniquement le début mais en omettant toute référence à l'Ukraine.

 

Ainsi, peu à peu, des critiques s'élèvent en Russie contre "l'opération militaire spéciale" de Vladimir Poutine...

 

Cette chanteuse pop ne mâche pas ses mots : elle défend la liberté d'expression dont on connaît les limites en Russie. Elle évoque clairement les résultats désastreux de cette guerre : la mort de jeunes soldats, et elle va même jusqu'à dénoncer des "objectifs illusoires."

 

 

Sources :

 

https://www.tf1info.fr/international/russie-une-superstar-de-la-variete-russe-s-oppose-a-la-guerre-en-ukraine-2232700.html

 

 

https://fr.euronews.com/2022/09/18/russie-la-chanteuse-alla-pougatcheva-critique-la-guerre-en-ukraine

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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 09:41
"En Ukraine, nous n'avons rien perdu..."

 

S’exprimant lors d’un forum économique dans la ville de Vladivostok, située à l’extrême est de la Russie, Vladimir Poutine a déclaré que toutes les actions de la Russie étaient destinées à renforcer la souveraineté du pays et visaient à "aider les personnes vivant dans la région de Donbass, dans l’est de l’Ukraine."

 

"Nous n’avons rien perdu et ne perdrons rien", a déclaré Vladimir Poutine. "En termes de ce que nous avons gagné, je peux dire que le principal gain a été le renforcement de notre souveraineté..."

 

Malgré une pluie de sanctions occidentales, Poutine a affirmé que "la Russie  n’a rien perdu et ne perdrait rien." 

"Rien perdu !" Vraiment ?

 

Dans une guerre de conquête, on perd toujours... Que dire de tous les soldats russes envoyés à la mort, que dire des soldats blessés, mutilés au cours de cette guerre ?

Pas un mot pour eux de la part de Vladimir Poutine ?

 

Et les êtres humains, les familles meurtries ? C'est quantité négligeable ? Combien de Russes morts au combat ? Mieux vaut éviter d'en parler...

Mieux vaut occulter les réalités terribles de la guerre... D'ailleurs, la guerre n'est plus la guerre, elle devient "opération militaire spéciale." aux yeux de Vladimir Poutine.

 

Le chef du Kremlin veut sans doute démontrer que les sanctions n'atteignent pas la Russie : n'est-ce pas un déni de réalité ?

Il est vrai que ces sanctions pénalisent aussi lourdement l'Europe : inflation, crise de l'énergie, pénuries.

Mais la Russie n'est pas épargnée : elle connaît aussi une inflation galopante, des pénuries...

 

On imagine aussi la douleur des familles de soldats morts ou blessés dans ce conflit sanglant, des familles qui restent parfois sans nouvelles de leurs proches.

Une boucherie, car la guerre déshumanise, elle avilit.

L'homme, dans son désir de domination y perd sa propre humanité.

La guerre détruit tout sur son passage : humanisme, générosité, pardon, tolérance, vérité, humanité...

 

L'armée russe subit des revers ces derniers jours : on peut craindre un désir de revanche et une recrudescence des combats.

 

 

Source :

 

https://www.blick.ch/fr/news/monde/declaration-radicale-de-poutine-en-ukraine-nous-navons-rien-perdu-et-ne-perdrons-rien-id17858531.html

 

 

 

"En Ukraine, nous n'avons rien perdu..."
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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 12:09
"Poutine n'est pas la Russie..."

 

Il s'appelle Pavel Filatiev, ce soldat russe a fui la Russie, refusant une guerre qu'il juge désastreuse et inutile...

"A son arrivée en France, dans les toilettes de l'aéroport Paris Charles de Gaulle, le premier geste symbolique de Pavel Filatiev est de détruire tous ses papiers :

"Voilà, ce sont mes papiers, ma carte d'identité militaire", dit-il, en se filmant avec son portable et il déchire le document...

"Mon passeport de citoyen russe..." Et il le déchire à nouveau. Puis il jette le tout dans la cuvette des toilettes...

"J'aime la Russie, j'aime les Russes, mais Poutine n'est pas la Russie, le gouvernement n'est pas la Russie... Poutine, va te faire voir !", déclare le militaire.

 

Après 48 heures dans un centre de rétention, des journalistes rencontrent l'ancien militaire de 34 ans, désormais considéré comme déserteur par la Russie...

Il va faire avec son avocate une demande de droit d'asile. Son témoignage est accablant sur la guerre en Ukraine, menée par Vladimir Poutine :

 

"On s'entretuait entre militaires russes et ukrainiens, mais je voyais qu'on était aussi en train de tuer des civils, il y a eu beaucoup de civils tués..

Bien sûr, j'ai pu être cruel parfois, mais je ne pouvais pas accepter ce qui se passait : nous arrivions et nous détruisions des villes entières, on rasait tout."

 

Pavel Filatiev était un soldat d'élite, un commando parachutiste, il affirme n'avoir commis aucune exaction. Il était prêt à mourir pour son pays, mais après deux mois de guerre en première ligne, il dénonce une guerre inutile.

"Aujourd'hui, beaucoup de militaires russes refusent tout simplement d'aller à la guerre, et ceux qui y vont n'ont pas de motivation. C'est pour cela que Poutine essaie de recruter des gens en prison et des vieux."

 

Blessé en mai, le soldat d'élite est écarté de la ligne de front. Finis les tranchées et les combats, c'est à l'hôpital qu'il va commencer à écrire sur la guerre.

Son récit est intitulé ZOV, un appel à l'aide équivalent à un SOS : il y raconte la désorganisation de l'armée russe et les morts inutiles.

Un site internet russe publie des extraits puis la chaîne d'un militant des droits de l'homme invite Pavel Filatiev.

 

"Vous êtes le seul à briser le silence dans l'armée russe. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes devenu l'homme à abattre ?" interroge une journaliste.

"Moi, je voulais juste réveiller les consciences, que les gens se rendent compte de ce qui est vrai... Si vous allumez la télévision, vous allez entendre les Russes dire qu'ils chassent les nazis d'Ukraine, que cette opération, c'est pour libérer la population de ces nazis.

J'ai appris que mon commandement avait demandé 15 ans de prison pour moi, en m'accusant de diffamation contre l'armée. Mais se retrouver en prison en Russie, c'est être à la merci de l'état : on peut être torturé, humilié... c'est une bonne raison pour quitter le pays.

J'étais devenu pour eux un traître, un ennemi."

 

Dès lors, il a peur pour sa vie et doit quitter le pays dès que possible... après un mois de cavale, il est exfiltré par des lanceurs d'alerte et est arrivé à Paris, il y a quelques jours.

 

"Aujourd'hui, je pense que beaucoup de Russes ne veulent pas de cette guerre, malgré ce que raconte le pouvoir. L'Ukraine, c'est une honte pour notre pays.", déclare encore Pavel Filatiev.

 

“Je sais que je ne peux pas dire le mot ‘guerre’. C’est interdit. Mais je le dis quand même : c’est la guerre. Les soldats des deux camps meurent, tout comme les civils qui ont la malchance de vivre dans un pays contre lequel on a lancé cette guerre, appelée ’opération militaire spéciale’. J’ai 33 ans maintenant et toute ma vie je n’ai dit que la vérité.”

Ainsi commence le récit de ce témoin de la guerre en Ukraine.

 

Il y dépeint une armée russe en lambeaux, à peine équipée et manquant de formation, "dans le même état que ce qu'est devenue la Russie ces dernières années". 

"D'année en année, le bazar et la corruption deviennent de plus en plus prégnants", explique Pavel Filatiev. "La corruption, le désordre, le je-m'en-foutisme ont dépassé les limites de l'acceptable", ajoute-t-il, racontant avoir très vite déchanté après avoir signé son contrat. 

 

Un témoignage qui en dit long sur l'état de l'armée russe et qui peut expliquer les revers subis par cette armée... 

 

 

Sources :

 

https://www.courrierinternational.com/article/guerre-en-ukraine-pavel-filatiev-soldat-russe-transfuge-demande-l-asile-a-la-france

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-un-soldat-russe-desabuse-trouve-refuge-en-france_5342386.html

 

 

 

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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 09:34
Ségolène Royal devenue une icône de la TV russe !

 

Eh oui ! Ségolène Royal a réussi cet exploit ! La voici devenue une icône de la TV russe. Il fallait s'y attendre : ses propos sur l'Ukraine ont été largement diffusés par la TV russe...

 

Elle avait dénoncé jeudi dernier "une propagande de guerre par la peur" de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky et mis notamment en doute la réalité de "la maternité bombardée" dans le sud-est de l'Ukraine en mars.

«Et vous pensez bien que s'il y avait eu la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables, on les aurait eus», a-t-elle dit.

 

Jeudi 1er septembre, Ségolène Royal était invitée sur le plateau de BFMTV. L’ancienne ministre de l’Environnement évoquait la crise en Ukraine, en remettant ouvertement en cause certains crimes de guerre dénoncés par le président Volodymyr Zelensky.

Bien sûr, dans une guerre, dans les deux camps, il peut y avoir de la propagande.

 

Mais remettre en cause des crimes de guerre, est-ce admissible ?

Est-elle apte à le faire ?

 

Jean-Pierre Raffarin  ex-premier ministre et lui aussi ancien président de la Région Poitou-Charentes a commenté les propos de la dame : "Je suis un grand spécialiste des propos  de madame Royal. J’ai une grande expérience de ses erreurs de jugement et là, j’ai découvert ses fausses routes en matière d’éthique. Dans le sens où on ne respecte pas la souffrance de ceux qui sont touchés par la vérité des faits."

 

En tout cas, du pain béni pour les Russes !

Ils se sont emparés de cette déclaration pour la mettre en exergue...

Une bonne propagande pour le pouvoir russe et pour Vladimir Poutine...

Dimanche, Pervy Kanal, la première chaîne publique de télévision, a bien sûr diffusé les propos de Ségolène Royal, les attribuant à "une femme politique française, ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007", disant que "les tirs sur la maternité de Marioupol et les provocations à Boutcha étaient inventées afin de bloquer le processus de paix."

 

L’ambassadeur ukrainien en France a quant à lui  invité Ségolène Royal en Ukraine pour "tout voir de ses propres yeux", pour constater les horreurs de la guerre, les morts de civils, les destructions... 

 


Finalement, sur son compte twitter, Ségolène Royal a déclaré que sa parole avait été coupée par BFMTV et a tenu à préciser sa pensée : « Ici la fin de ma parole, coupée dans les rediffusions. Plaider pour la paix c’est agir pour l’arrêt des souffrances du peuple ukrainien et de l’agression russe. Je n’ai jamais nié les crimes de guerre et je m’excuse volontiers auprès des victimes si elles l’ont pensé ».

Bon, un rétropédalage qui s'imposait face au tollé provoqué par ses déclarations...

Mais quelle confusion !

 

Oui, Ségolène Royal est désormais une icône de la TV russe... sans jeu de mots ?

 

 

 

 

Ségolène Royal devenue une icône de la TV russe !
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29 août 2022 1 29 /08 /août /2022 12:11
L'armée russe recrute...

 

"Six mois après le début de ce qu'elle appelle "une opération militaire spéciale", trouver de nouveaux soldats est pour l'armée russe un défi de taille...

Dans un immense forum militaire, près de Moscou, à côté des chars alignés et des fusils d'assaut, les bureaux de recrutement sont en bonne place...

"Il va falloir que tu passes un examen médical sur ton lieu de résidence..." dit la recruteuse à un jeune homme.

Il n'a que 17 ans mais il veut déjà s'engager...

"Cette opération spéciale, ça ne t'inquiète pas ?" demande une journaliste.

"Non, parce que, pour moi, c'est clair : je veux protéger mon pays natal. Peu importe que ce soit dangereux ou non. Je peux dire que je suis prêt à sacrifier ma vie pour mon pays, pour ma patrie.", répond le jeune garçon.

 

Mais, pour convaincre ces futures recrues, l'armée russe n'utilise pas que l'argument patriotique... en opération, un soldat peut gagner plus de 3000 euros par mois, quatre fois le salaire moyen !

"Les soldes sont très correctes et ça pour tous les soldats. Il y a aussi beaucoup d'avantages et des primes.", commente une recruteuse.

Si l'armée propose à ses recrues de confortables avantages financiers, si la région de Saint-Pétersbourg promet à chaque nouvel engagé un accès privilégié au parc pour ses enfants, et même un terrain pour faire bâtir sa maison, c'est que Moscou aurait cruellement besoin d'hommes.

Même si la Russie ne communique pas officiellement sur les pertes subies, il lui faut remplacer les nombreux soldats tués, blessés ou faits prisonniers sur le champ de bataille.

Pour l'heure, Vladimir Poutine se refuse à en appeler à une mobilisation générale.

Les jeunes Russes n'y sont pas favorables non plus...

"Je ne vois pas l'intérêt de tout cela, c'est des bêtises, franchement, non merci..." déclare un jeune Russe.

"Pour moi, la mobilisation générale de toute la Russie, cela n'a pas de sens.", affirme un autre.

 

Pour renforcer les effectifs des troupes pro Moscou, des profils d'un nouveau genre seraient désormais courtisés : des détenus russes.

Il y a quelques jours, la télévision officielle relayait pour la première fois l'histoire d'un prisonnier de droit commun, libéré pour aller combattre en Ukraine et tué peu après son arrivée.

Des journalistes ont pu obtenir ce qui est présenté comme l'enregistrement d'un ex-détenu d'une prison du centre de la Russie.

Il y raconterait son recrutement non pas par l'armée, mais par le groupe de mercenaires Wagner.

"Nous avons signé une demande de grâce en deux exemplaires. J'ai aussi signé un document disant que j'acceptais de participer à l'opération militaire en Ukraine. Il n'y avait rien d'indiqué sur la durée de l'engagement. Au début, la prison a sélectionné 400 personnes et à la fin, 68 ont été retenus."

Ce témoignage qui n'a pas pu être authentifié de manière indépendante a été confié aux journalistes par une responsable d'une ONG de défense des droits des prisonniers.

Selon elle, les détenus engagés ont reçu la promesse d'une libération après 6 mois de combat.

"Pour les prisonniers, le plus important, c'est d'avoir une chance de quitter la prison, parce qu'il n'y a pas de chose plus affreuse, y compris la guerre, que les prisons russes, avec les tortures et les violences. Selon nous, environ 3000 prisonniers ont déjà été recrutés et plus de 1000 ont été envoyés au combat."

Ces chiffres sont ils plausibles ? Les recrutements de prisonniers sont-ils institutionnalisés ?

Contactés les services pénitentiaires russes n'ont pas répondu aux sollicitations des journalistes."

 

Le Kremlin vient de publier un décret qui prévoit d'augmenter ses effectifs combattants de 10% à compter du 1er janvier 2023. 137.000 soldats sont ainsi attendus pour rallier les rangs de l'armée russe.

 

C'est certain, malgré l'expression utilisée par le Kremlin : "une opération militaire spéciale", la Russie mène une véritable guerre contre l'Ukraine...

Et la guerre tue, la guerre détruit, elle tue des Ukrainiens, des soldats, mais aussi des civils, hommes, femmes, enfants, elle tue aussi des soldats russes...

L'euphémisme employé par Vladimir Poutine n'empêche pas toutes les horreurs et les abominations de la guerre.

C'est dans les langages totalitaires que l'emploi de l'euphémisme comme contour ou détour de la réalité est le plus perturbant, car il s'agit ici de faire passer l'expression euphémique pour la réalité elle-même,

Il s'agit là d'une forme de novlangue, telle qu'elle a été définie par Georges Orwell dans son célèbre roman 1984.

 

"L’élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov, a ainsi été condamné à sept ans de prison vendredi 8 juillet pour avoir dénoncé l’assaut russe contre l’Ukraine...

Alexeï Gorinov avait, lors d’une session du conseil municipal à la mi-mars, qualifié le conflit en Ukraine de "guerre", et non "d’opération militaire spéciale", comme le veut la terminologie officielle. Demandant à ses collègues une minute de silence, le député avait également évoqué la mort d’enfants en Ukraine, ce qui, selon la juge, ne correspond pas aux informations délivrées par le ministère de la défense russe dans ses points presse quotidiens."

On assiste là à une répression de toutes les oppositions et contestations et à une remise en cause des réalités de la guerre...

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-la-russie-en-mal-de-soldats_5324482.html

 

https://www.latribune.fr/economie/international/guerre-en-ukraine-l-armee-russe-veut-gonfler-de-10-ses-effectifs-928585.html

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/07/08/guerre-en-ukraine-alexei-gorinov-elu-municipal-russe-condamne-a-sept-ans-de-prison-pour-avoir-denonce-le-conflit_6134004_3210.html

L'armée russe recrute...
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3 août 2022 3 03 /08 /août /2022 08:21
Mariages ukrainiens : une façon de résister...

 

"500 mariages par jour en Ukraine ! depuis le début de la guerre en Ukraine, le nombre de mariages a explosé
En six mois de conflits avec la Russie, 100 000 cérémonies ont été célébrées à travers tout le pays.

 

Comment se déroule  un mariage traditionnel ukrainien ?  La mariée est en blanc. Une grand-mère dépose au sol un tissu sur lequel les époux posent leurs pieds. Échange d’anneaux. Une gorgée de vin blanc. Sauf que ce mardi 26 juillet, Miron sait qu’il peut être appelé au combat, n’importe quand : "C’est la guerre, on ne sait pas ce qui va se passer demain. J’ai passé la visite médicale pour l’armée, j’ai mon carnet militaire mais pour le moment je ne suis pas mobilisé."

 

"Il nous faut montrer à l’ennemi qu’on est forts, qu’on n’a pas peur. Et qu’on va fonder nos familles, et continuer à vivre."

Son épouse ajoute : "On était depuis trois ans ensemble, on avait prévu de se marier. Mais la guerre est arrivée et on a décidé de se marier plus vite que prévu."

 

"Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?" interroge une journaliste.

"La paix, c'est le principal. Qu'on dorme tranquille et avec la paix, on aura le reste."

 

Dans cet arrondissement d’Ivano Frankivsk, dans l'ouest de l'Ukraine, les mariages ont triplé depuis le début de la guerre avec la Russie. Et les conseils aux jeunes époux de Myroslava, qui anime les cérémonies ont pas mal changé : "La femme a aujourd’hui de nouvelles responsabilités. Il faut savoir aimer et pardonner. Les soldats qui rentrent de la guerre sont perturbés psychologiquement. C’est pourquoi la femme peut tout faire. Guérir avec son amour, avec son attitude envers son homme, avec sa compréhension. La femme doit être psychologue".

 

Des mariages toujours pleins de joie, de gaieté, mais avec une certaine gravité  qui n’existait peut-être pas si fort il y a encore quelques mois. Près de 100 000 unions ont été célébrées en moins de six mois en Ukraine, un chiffre en explosion."

 

On perçoit là un espoir, une façon de résister, un instinct de survie face aux atrocités de la guerre.

On admire aussi le courage de tous ces Ukrainiens qui se battent contre l'envahisseur russe...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/il-faut-montrer-a-l-ennemi-qu-on-est-forts-depuis-le-debut-de-la-guerre-en-ukraine-le-nombre-de-mariages-a-explose_5279860.html

Mariages ukrainiens : une façon de résister...
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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 10:10
Ukraine : la guerre de la faim...

 

Affamer l'ennemi : une technique de guerre bien connue et très ancienne... Le terme Holodomor qu'on peut traduire par "extermination par la faim" désigne la grande famine qui eut lieu en RSS d'Ukraine, en 1932 et 1933, et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 2,61 et 5 millions de morts.

 

Ainsi, la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine affecte bien sûr l'agriculture de ce pays : les paysans et leurs activités sont fortement impactés par la guerre.

 

"La moisson se fait  au rythme des tirs d'artillerie... Pour les agriculteurs du Donbass, la course contre la montre a commencé : la ligne de front et les forces russes sont à moins de dix kilomètres...

Un agriculteur du Donbass, Volodymyr a mis sa famille à l'abri, mais hors de question d'abandonner ses terres natales.

 

"Les combats se rapprochent et le blé est menacé, il faut absolument sauver la récolte, même si, après, elle reste bloquée dans les ports. C'est moi qui ai semé, j'ai passé beaucoup de temps dans ce champ... je ne veux pas que tout soit perdu." déclare avec détermination et courage ce paysan.

Une récolte qui sera mise à l'abri, loin du front dans l'objectif d'être vendue sur les marchés ukrainiens et européens...

 

Soudain, deux avions de chasse ukrainiens tournoient au dessus du champ : ils mènent des attaques ciblées sur les positions russes les plus proches. Chaque camp maintient la pression sur l'autre...

Les agriculteurs qui ont appris à slalomer entre les débris de missiles ont intégré la peur dans leur quotidien...

"Regardez ! Ici, 220 hectares ont été brûlés : ce sont les Russes qui brûlent nos terres, notre blé.", dénonce un autre agriculteur de la région.

Comme de nombreux paysans, il accuse les forces russes d'incendier volontairement les champs de céréales : "Ils veulent détruire notre agriculture et provoquer la famine, en Ukraine et partout, c'est pour cela qu'il faut qu'on fasse vite pour récolter. Faites attention, il y a des munitions qui n'ont pas explosé là-bas."

 

Devant les champs et les fermes, le ballet des véhicules militaires et des soldats ukrainiens qui sont établis dans le secteur...

Les agriculteurs se retrouvent bien malgré eux en première ligne...

Un éleveur le paye au prix fort.

"Avant la guerre, j'avais 1300 bêtes et maintenant regardez : tout est vide, une grande partie de ma ferme est à l'abandon...", déplore-t-il.

Le mois dernier, deux roquettes ont touché l'une de ses installations : 38 vaches sont mortes. Il a préféré vendre l'essentiel de son troupeau pour le protéger.

"C'est terrible, j'ai perdu des bêtes, j'ai dû renvoyer 40 employés, il nous a fallu des années pour constituer un tel cheptel, pour le développer, pour construire cette ferme."

 

Malgré les détonations et les risques, une vingtaine d'employés continuent de venir chaque matin effectuer des gestes routinier qui rassurent. Pas le choix, disent-ils, la population qui est restée compte sur eux pour les fournir en lait et en viande.

Victoria, fidèle employée depuis 12 ans entend bien rester tant que c'est possible.

"J'ai besoin de ce travail : c'est dur de garder son emploi en ce moment, tous les jours, vous êtes réveillé par les explosions. Vous espérez que cela va s'arrêter, mais cela ne s'arrête pas."

 

Les forces russes se rapprochent des grandes villes du Donbass qu'elles convoitent.

L'armée ukrainienne s'attend à une intensification des combats dans les jours à venir, les agriculteurs le savent bien : ils sont en sursis..."

 

Dès lors, la faim, la famine guettent : comment espérer se nourrir quand des bombes tombent sur les champs et les cultures ? Comment espérer survivre ?

Un accord a bien été signé entre l'Ukraine et la Russie pour reprendre les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire, alors que les céréales sont devenues une véritable arme diplomatique dans le conflit qui oppose Kiev et Moscou.

Mais cet accord sera-t-il respecté par les Russes ? C'est peu probable... Encore des mensonges, de fausses promesses de la part du Kremlin... Après avoir nié être à l'origine de frappes sur Odessa, Moscou a finalement reconnu avoir visé et détruit des infrastructures militaires dans ce port.

 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-recolter-en-urgence-pour-sauver-la-production-agricole_5270479.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/guerre-en-ukraine-laccord-sur-le-ble-avec-la-russie-ne-resout-pas-la-crise-alimentaire_fr_62da9915e4b000da23ff2c10

 

https://www.lepoint.fr/monde/guerre-en-ukraine-moscou-justifie-les-frappes-sur-odessa-24-07-2022-2484205_24.php

Ukraine : la guerre de la faim...
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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 08:36
Mercenaire au service de Vladimir Poutine...

 

"Il est le premier et le seul ancien mercenaire de Wagner à parler à visage découvert...

 

Marat Gabidullin a passé 4 ans dans les rangs de cette milice ultra secrète, une milice qui officiellement n'existe pas en Russie mais est pourtant le bras armé du Kremlin.

 

"On nous a poussés dans l'enfer et personne ne répondait officiellement, personne ne devait rendre des comptes. J'ai compris qu'on était utilisé au gré des besoins de Moscou comme de la chair à canon.", témoigne Marat Gabidullin.

A 48 ans, il entend parler de Wagner, après 3 ans en prison pour meurtre, il ne peut plus servir dans l'armée russe, les mercenaires sont beaucoup moins regardants sur le casier judiciaire et le salaire est attractif.

"On touchait plus que la moyenne russe et quand on était en mission, on avait le même salaire qu'un cadre supérieur : plus de 3000 euros."

 

Il est envoyé dans le Donbass en 2015, puis en Syrie et participe à la libération de Palmyre alors aux mains de Daesh.

Lui affirme n'avoir jamais commis ni même assisté à des exactions mais il n'est pas étonné que les preuves s'accumulent contre Wagner.

 

"On ne nous a pas enseigné de code de conduite, le seul objectif était militaire, les gens de Wagner n'existent pas officiellement, donc ils savent qu'ils n'auront jamais à répondre de leurs actes. Dans d'autres détachements, il y a eu des failles : les commandants étaient moins regardants, ils avaient moins de scrupules que moi."

 

Et c'est quand il parle de son ancien patron, le fondateur de Wagner, Dmitri Outkine, qu'il est le plus critique.

"Lui, il est sans foi ni loi, aucun principe moral. Pour lui, la fin justifie toujours les moyens : qu'importent les pertes !"

 

De son histoire, Marat Gabidullin a écrit un livre : il a conscience des risques.

"C'est sûr que je vais avoir peur, je vais me retourner pour vérifier qui est derrière moi, mais ça vaut le coup. Il faut bien que quelqu'un parle..."

 

Aujourd'hui, des dizaines de mercenaires de Wagner seraient morts au front en Ukraine mais dans l'anonymat.

Ils ne seront jamais comptés dans les statistiques officielles de Moscou..."

 

Mais qui sont donc ces mercenaires du groupe Wagner ? Certains d'entre eux seraient, comme Marat Gabidullin, des détenus qui bénéficient d'une remise de peine...

Se battre en Ukraine contre une remise de peine. C'est ce que propose le groupe Wagner, société militaire privée associée à la présidence russe, à des détenus de droit commun. Après plus de quatre mois de guerre en Ukraine, l'armée russe semble souffrir d'un manque d'effectif. Le président russe Vladimir Poutine n'a pas décrété la mobilisation générale, donc il peine à assurer une rotation des troupes au combat. Pour éviter une pénurie de combattants, le groupe Wagner recrute dans les prisons russes en échange de remise de peine.

Ainsi, pour recruter des soldats, Poutine serait peu regardant sur leur passé... La racaille au service de Vladimir Poutine...

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/russie-marat-gabidullin-ancien-mercenaire-du-groupe-wagner-temoigne-et-accable-lamilice_5129827.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-le-groupe-wagner-recrute-des-prisonniers-russes-en-promesse-d-une-remise-de-peine_5249809.html

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 09:25
Russie : le sport en berne...

 

Les sportifs russes ont été privés de compétition internationale, après l'invasion de l'armée russe en Ukraine :  la guerre en Ukraine vient bouleverser le quotidien des athlètes en Russie.

Il y avait eu déjà une grande affaire de dopage dans les années 2010...

"Les études d'audimat à la télévision montrent que les Russes suivent attentivement les compétitions de volley, de basket, de tennis, de natation, de ski, de patinage artistique, mais le football reste le leader incontestable.", écrit Tatiana Kastouéva-Jean.

Et elle ajoute : "Le sport est aussi une affaire de prestige international... Vladimir Poutine a mis tout son poids pour que la Russie accueille les Jeux olympiques d'hiver en 2014... Ces jeux se sont avérés les plus chers de l'histoire..."

Tatiana Kastouéva-Jean précise encore : "La Russie a remporté de nombreuses médailles... Mais ces victoires ne tardent pas à être ternies par un scandale international de dopage institutionalisé, impliquant des officiels russes au plus haut niveau. Ainsi, toute l'équipe des athlètes russes a été écartée des JO de Rio."


"Le scandale démarre le 3 décembre 2014, dix mois après les Jeux olympiques de Sotchi, quand un documentaire de la chaîne allemande ARD révèle un dopage à grande échelle dans l’athlétisme russe, couvert par les autorités du pays. Une première commission de l’AMA rend des conclusions accablantes en novembre 2015, provoquant la suspension de l’agence antidopage russe (Rusada) et celle de la fédération russe d’athlétisme.

Les plus fortes répliques du séisme sont encore à venir : le 12 mai 2016, dans le New York Times, l’ancien directeur du labo antidopage de Moscou, Grigory Rodchenkov, en fuite aux États-Unis, révèle que les JO de Sotchi ont été le théâtre d’une triche systématique en faveur des Russes, arrivés en tête au tableau des médailles."

On le voit : du dopage organisé, ce n'est pas reluisant !

 La Russie a terminé à la première place du tableau des médailles à Sotchi avec 33 podiums, dont 13 titres olympiques. Oui, mais ce sont là des titres usurpés...

La tricherie, la dissimulation, le mensonge... non, ce n'est vraiment pas honorable !

Mais les Russes se disent victimes d'une attitude partiale à leur égard : ils estiment que leurs sportifs ne sont pas plus dopés que les autres !

Une façon d'éluder le problème et de se présenter une fois de plus comme des victimes...

 

N'est-ce pas aussi l'argument de Vladimir Poutine pour mener sa guerre en Ukraine ? La Russie serait victime d'encerclement de la part de l'OTAN.

En fait, si l'OTAN se déploie un peu plus, c'est précisément à cause de la guerre en Ukraine : la Suède, la Finlande demandent leur adhésion à l'OTAN, un élargissement qui pourrait être encore vécu comme une menace existentielle par le Kremlin.

 

Quoi qu'il en soit,  la guerre en Ukraine met encore les sportifs russes sur le banc de touche...

Dommage pour eux !

 

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/sport/sanctions-et-incertitudes-la-nouvelle-vie-a-l-ombre-des-sportifs-russes-28-06-2022-2481308_26.php

 

 

https://www.ouest-france.fr/sport/dopage/retro-dopage-la-russie-de-scandales-en-scandales-6671489

 

 

Russie : le sport en berne...
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