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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 13:55
Yémen : cette guerre qui dérange et dont on ne parle pas...

 

 


 

Le Yémen saccagé par la guerre, des enfants qui meurent de faim, des milliers de victimes, la famine qui fait des ravages : ce conflit qui secoue ce pays semble oublié du monde.

 

Des rebelles venus du nord du pays, les Houthis, alliés à des partisans de l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, combattent le camp de l'actuel président Rabbo Mansour Hadi. Celui-ci est soutenu par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, qui a déclenché, en mars 2015, une offensive pour empêcher les rebelles de prendre le contrôle de tout le territoire.

 

Qui s'intéresse aux yéménites ? Affamés, meurtris, sans ressources, sans infrastructures, ils subissent les conséquences terribles d'une guerre civile qui les anéantit.

 

Dans un pays pauvre soumis à la guerre, la population civile souffre de carences alimentaires graves.

Des écoles, des hôpitaux ont été détruits, des villes anéanties.

Après la Syrie, le Yémen connaît une guerre sans merci.

 

Et la France vend des armes à l'Arabie Saoudite engagée dans ce conflit : ainsi prospère ce commerce indigne.

 

Au Yémen 2 millions d'enfants ne sont pas scolarisés et sont forcés de travailler, ils connaissent la peur, la famine, le désarroi, 7 millions d'habitants sont dans une situation d'urgence alimentaire.

 

Dans nos médias, cette guerre dévastatrice semble oubliée et passée sous silence, alors que ce conflit risque de déboucher sur une catastrophe humanitaire terrifiante.

 

Il est vrai que la France a signé pour 10 milliards d'euros de contrat avec l'Arabie Saoudite. : l'argent prime sur toute autre considération.

 

Dès lors, mieux vaut ne pas évoquer l'infamie d'une guerre dans laquelle la France se trouve engagée : on vend des armes et on oublie la misère et la violence d'une guerre qui apparaît bien lointaine.

 

Le silence français et international sur cette guerre au Yémen se traduit également par le sous financement de la réponse humanitaire : la France ne s'est pas mobilisée pour apporter une aide significative à ces populations en danger.

 

Pendant ce temps, des enfants sont enrôlés de force dans cette guerre, d'autres dénutris, privés de soins, de médicaments, d'eau potable, meurent lentement.

 

Le Yémen, un des pays les plus pauvres du monde, ne peut faire face à un conflit meurtrier, dans lequel la population civile se retrouve prise au piège.

Ce pays exsangue soumis à la guerre est en train de vivre une catastrophe humanitaire sans précédent.

 

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-06-avril-2016

 

 

 

Yémen : cette guerre qui dérange et dont on ne parle pas...
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:08
Tu n'en reviendras pas, toi qui courais les filles...

 

 

 


On est touché par ce poème qui dénonce la guerre et ses horreurs, qui fustige un mépris manifeste de la vie humaine, lors des nombreux conflits qui ont déchiré, maintes fois, les peuples, comme ce fut le cas pendant la guerre de 14-18. On est ému par ce poème d'Aragon mis en musique et interprété par Léo Ferré.

 

"Tu n'en reviendras pas... tels sont les premiers mots du texte : le poète s'adresse familièrement à un jeune homme, il le tutoie comme un ami qui paraît proche, il évoque brièvement sa jeunesse, toute sa vivacité, son amour de la vie, dans cette expression : "toi qui courais les filles.."

 

Et sans transition, il nous montre ce jeune homme fracassé et terrassé, dont il a vu "battre le coeur à nu", une blessure terrible l'ayant anéanti.

Aragon nous fait voir le geste du brancardier qu'il était, lors de la première guerre mondiale avec ces mots : "quand j'ai déchiré ta chemise".

Puis, il s'adresse à un "vieux joueur de manille" et en contraste, on perçoit son corps qu'un "obus a coupé par le travers en deux". La violence de la blessure restitue toute l'horreur de la guerre qui brise des êtres humains.

Fauché par un obus, alors qu'il "avait un jeu du tonnerre", ce vieux joueur de manille est lui aussi une victime soudaine d'une guerre brutale.

 

L'expression réitérée : "Tu n'en reviendras pas" évoque le caractère inéluctable de la guerre, la mort, le plus souvent, ainsi que la stupeur horrible qu'elle suscite.

Puis, le poète parle à un "ancien légionnaire" condamné à "survivre sans visage, sans yeux"... il évoque, ainsi, les blessures atroces dont ont été victimes de nombreux combattants de la guerre de 14.

 

Le texte devient, ensuite, plus impersonnel avec l'emploi du pronom indéfini "on", suggérant la foule des soldats partis à la guerre.

"On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu..."

L'incertitude est au bout du chemin, on voit aussi ceux qui "attendent la relève", espérant échapper à cet enfer.

 

Le train qui emporte ces soldats vers le front est évoqué avec des impératifs : "roule au loin, roule train..."comme si personne ne pouvait échapper à cette fuite en avant de la guerre. Ce train devient comme une figure du destin.

Le poète nous fait voir des "soldats assoupis", éreintés, se laissant bercer par la "danse" du train, qui devient un réconfort, comme le soulignent les douces sonorités de sifflante et chuintante ... "Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou."

Il nous fait percevoir leur profonde humanité : on sent "le tabac, l'haleine, la sueur" de ces êtres voués à la mort, au désespoir.

L'interrogation qui suit traduit un désarroi, une désespérance : elle insiste sur la jeunesse de ces êtres envoyés à la guerre, et sur un avenir fait de "douleurs"...

"Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs..."

Une veilleuse les éclaire à peine, leur donnant par métaphore, "la couleur des pleurs...", symboles de leurs souffrances.

 

La dernière strophe souligne un destin tragique et inéluctable : ponctuée par l'adverbe "déjà" en début de vers, cette strophe met en évidence l'idée d'une mort inscrite dans la pierre : "Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit..."

 

La pierre personnifiée semble avoir déjà remplacé l'être humain voué à la mort, c'est elle qui pense à la place de l'homme, lui qui devient un simple mot sur une pierre tombale, et tout s'efface, même le souvenir des amours qu'ont connues ces soldats.

La dernière phrase résonne comme une disparition totale du simple soldat mort à la guerre : "Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri."

 

Ce poème dénonce, avec force et émotion, toutes les horreurs de la guerre, le processus de  déshumanisation qu'elle entraîne, les vies qu'elle anéantit à jamais.

 

 

 

https://youtu.be/dU2mAj6SO30

 

Les paroles :

 

http://www.paroles-musique.com/paroles-Leo_Ferre-Tu_Nen_Reviendras_Pas-lyrics,p11281

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 10:50
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers...

 

 




On est tous bouleversés par cette chanson qui évoque la plus grande infamie, la plus grande tragédie du XXème siècle : les déportations, toutes leurs horreurs, la peur, l'angoisse d'êtres humains qu'on a voués à la mort.


La chanson s'ouvre sur l'évocation du nombre des victimes : "vingt et cent, des milliers". La gradation met en évidence l'ampleur du massacre. On ne voit plus des êtres humains, mais une masse informe de silhouettes, designées par le pronom "ils", et ces êtres "nus, maigres et tremblants" enfermés dans "des wagons plombés" sont l'image même du désarroi : sans défense, humiliés par la nudité et la peur, on les voit "déchirer la nuit de leurs ongles battants". Cette image terrible restitue une sorte de révolte impossible et inutile, puisqu'elle s'acharne sur une ombre, une entité inconnue, et obscure... 


On a enlevé à ces hommes, devenus "des nombres", toute humanité et toute espérance, car leur destin était fixé par leurs origines mêmes : "Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés", expression irrémédiable qui suggère qu'on ne leur a laissé aucune échappatoire...

On leur a ôté tout avenir de bonheur, symbolisé par l'été qu'ils ne devaient plus revoir...

La description de ces convois de la mort est associée à la fuite monotone du temps, à l'obsession de survivre, malgré tout. Les énumérations restituent une attente interminable et terrible :"un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs."

Quelques prénoms sont, enfin, cités : "Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel", ces êtres nous semblent, alors, d'autant plus proches et familiers, on perçoit une diversité de religions dans les destinataires de leurs prières : "Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou.", d'autres ne prient pas, mais tous refusent la soumission qu'on leur a imposée, marquée par une expression imagée et forte, "vivre à genoux..."


La mort au bout du chemin pour beaucoup et un désespoir sans fin pour ceux qui en sont revenus, tel était le sort qui leur était réservé... La question posée : "ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ?" suggère une impossibilité irrémédiable.


Les veines devenues si bleues sur leur bras, après toutes ces épreuves, soulignent encore les souffrances et les détresses vécues dans les camps.


L'évocation des miradors où guettaient les allemands suffit à dessiner le décor lugubre de ces camps : la surveillance, la peur permanente, marquée par le silence..."la lune se taisait comme vous vous taisiez", comme si le paysage se mettait à l'unisson de la douleur des déportés....


L'espoir de l'évasion se traduit par le verbe "regarder" répété...  le regard porte au loin, dans une envie de fuir ces lieux sinistres, mais la présence des chiens policiers apparaît menaçante dans l'expression contrastée : "Votre chair était tendre à leurs chiens policiers."


Certains voudraient oublier tous ces événements, les taire, mais le poète affirme la nécessité de dire l'atroce réailté, même à travers une chanson... oui, pour de telles causes, l'engagement est nécessaire, pour éviter l'oubli, car "le sang sèche vite en entrant dans l'histoire".


Au poète engagé, les chansons d'amour ne suffisent pas, quoi que puisse dire la foule représentée ici par le pronom "on".


Le poète veut crier au monde ce qui s'est passé, il refuse l'oubli et personne ne l'arrêtera :"Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?" La question oratoire montre la force d'une conviction, et le poète est prêt à "twister" les mots pour faire entendre sa voix et perpétuer la mémoire de ces êtres humains, parfois oubliés...


Jean Ferrat redonne vie à toutes ces victimes de la barbarie, en employant dans le dernier couplet le pronom "vous", il rappelle à l'humanité ces êtres martyrisés, il semble vouloir, aussi,  abolir leur anonymat...



 

 

 



https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_et_Brouillard_(chanson)
 



 

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 14:04
Le troisième homme, un film envoûtant...

 

 



Une musique que tout le monde connaît et reconnaît, c'est, manifestement, celle du Troisième homme réalisé en 1949 par Carol Reed, une musique envoûtante, jouée à la cithare, cet instrument métallique, aux sons inoubliables...

Le film est, lui-même, envoûtant, par ses ombres, ses lumières, ses personnages, notamment, celui de Harry Lime incarné par Orson Wells, héros énigmatique, que l'on croit mort, au début de l'histoire.

Ce personnage cynique, sans morale, qui se fait passer pour mort, afin d'échapper à la justice est, à la fois, fascinant et repoussant.

Face à lui, le romancier, Holly Martins, interprété par Joseph Cotten symbolise, à l'inverse, l'image de l'honnête homme, quelque peu naïf, qui croit encore en la sincérité de son ancien ami Lime, et qui enquête sur sa disparition.

L'opposition entre ces deux personnages est flagrante, sans doute, un peu simpliste, teintée d'un certain manichéisme, mais on se laisse porter par cette histoire qui se déroule dans la Vienne de l'après guerre.

On y perçoit les ravages de la guerre : certains, pleins de désillusions et de cynisme se livrent, alors, à des trafics ignobles, quitte à sacrifier la vie de jeunes enfants. C'est en découvrant ce trafic que l'ami de Lime se décide, enfin, à le trahir et à le livrer à la police : la scène de l'hôpital, où le romancier voit la détresse d'enfants sacrifiés par un trafic de pénicilline frauduleuse, est déterminante.

On est fasciné par certaines images : l'apparition soudaine de Lime, que l'on croyait mort, sous un porche, dans l'obscurité de la nuit ou encore la rencontre avec le romancier, lors d'une fête foraine...

Le visage, à la fois enfantin et cynique d'Orson Wells étonne et déstabilise le spectateur... personnage énigmatique, trouble et troublant, personnage mystérieux et dangereux, à l'extrême, n'hésitant pas à sacrifier de jeunes enfants pour alimenter des trafics ignobles.

Quel est ce personnage séduisant qui a su attirer la sympathie de nombreux protagonistes de l'histoire, à commencer par la jeune Anna, qui en est tombée amoureuse ?

On perçoit, là, toutes les ambiguités de l'âme humaine : comment cette crapule a-t-elle pu tromper son monde ?

La guerre et ses horreurs semblent, ainsi, avoir généré des monstres froids, dénués d'humanité, des êtres prêts à toutes les compromissions pour s'enrichir...

Face à Lime, le personnage du romancier pétri d'humanisme est, pourtant, lui aussi, un être désabusé : quelque peu alcoolique, il succombe au charme de la jeune Anna qui reste insensible à ses avances.

Ce film noir, ponctué par la musique de Anton Karas, un air lancinant et entêtant, laisse un certain goût d'amertume et de désarroi...

Mais, il nous séduit par le traitement des images, des jeux de clair-obscur, des gros plans qui fascinent et font peur, à la fois.

Ce film met aussi en évidence le danger des apparences souvent trompeuses : on voit qu' on peut se laisser facilement berner et abuser par certaines personnalités au charme envoûtant...

 

Deux articles sur wiki :
 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Troisi%C3%A8me_Homme_(film)

 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Troisi%C3%A8me_Homme_(roman)


 



 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:29
Une guerre d'un nouveau type...

 

 

Ce 21 ème siècle a vu naître une nouvelle forme de guerre, une guerre où les combattants s'attaquent à une population désarmée, sans défense, une guerre où des fous de dieu, prêts à mourir, n'hésitent pas à tirer sur une foule anonyme, à l'aveugle.

La barbarie, la folie furieuse, le fanatisme sont à l'oeuvre : la plupart de ces fous de dieu sont des jeunes gens, la plupart ont été élevés en France.

Et, quand des français assassinent, par surprise, des français, avec des armes lourdes, nous sommes face à une guerre inédite.
Car les djihadistes qui ont assailli Paris sont, pour la plupart, des français radicalisés, pilotés de l'étranger, par l'état islamique.

Leur mode opératoire n'est-il pas  terrifiant ? Ces jeunes djihadistes choisissent de mourir pour faire la guerre, ils donnent leur vie à dieu pour punir l'ennemi.
Ils pensent gagner, ainsi, un paradis, le paradis d'Allah promis à tous ceux qui ont tué des infidèles. Ils ont accompli leur "djihad" dans la gloire et le bonheur de servir une cause qui leur paraît juste.

Mais tuer des anonymes, des êtres sans défense ne peut être qu'une ignominie, tuer de sang froid des hommes, des femmes... qui peut le faire, sinon des individus fanatisés à l'extrême ?

Le fanatisme atteint un paroxysme : ces terroristes qui tirent sur une foule ont l'impression de devenir des héros, d'être, même, sanctifiés par leurs actes sanglants.

Ces djihadistes sont en lutte contre notre monde qu'ils jugent impur, corrompu par le sexe, l'argent, la cupidité, une trop grande liberté...

Et il est vrai que notre monde capitaliste est dominé par l'argent, le goût des plaisirs, parfois immodéré, pour certains, le confort.

Mais l'idéologie de Daesh est-elle meilleure ? La femme asservie, une sauvagerie, une barbarie d'un autre temps... Daesh sème la terreur, s'impose par la peur. Qui peut souscrire à un tel mode de vie ?

Pouvons-nous laisser cette idéologie de haine et de terreur s'imposer en Syrie et ailleurs ?

Notre monde vit dans une fracture permanente : richesse des uns, misère des autres...
Ce sont ces déséquilibres qui sont inadmissibles, ce sont ces inégalités qu'il faut absolument résoudre.

Dans un monde aussi divisé, il faut, enfin, comprendre que nous ne pouvons continuer ainsi, à vivre sur des planètes différentes, alors que les communications se sont amplifiées, alors qu'internet permet de percevoir des fractures si importantes...

Si nous devons lutter contre ces déséquilibres, nous devons aussi lutter pour défendre l'humanisme, nos valeurs, pour dénoncer le fanatisme et ses fureurs. 
Et nous devons combattre tous les fanatismes, ceux de l'Arabie Saoudie, du Qatar, comme celui de Daesh.


L'idéologie de ces pays n'est pas la nôtre : nous ne voulons pas d'un monde dominé par la régression, la peur, l'asservissement de la femme, nous ne voulons pas d'un monde fanatisé.

Nous devons lutter contre cette idéologie mortifère, nous devons défendre les valeurs de l'humanisme, celles de Montaigne, celles de Rabelais, ces auteurs qui ont dénoncé, en leur temps, toutes les horreurs du fanatisme.

Plus que jamais, défendons nos valeurs, les vraies : la culture, la réflexion, la lecture, le bonheur d'apprendre...

 

 

 

Une guerre d'un nouveau type...
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 11:31
Au nom de la terreur...

 


L'horreur du terrorisme a encore frappé, à Paris, hier soir : des assaillants ont attaqué plusieurs lieux, de manière coordonnée.

Le jour et l'heure n'ont pas été choisis par hasard, bien sûr : un vendredi soir, où les gens, après une semaine de travail, se réunissent pour fêter le week-end.

Le stade de France, des terrasses de bars, de restaurants, une salle de spectacle Le Bataclan ont été la cible d'actes de guerre... 

Le terrorisme se focalise, encore et toujours, sur des victimes innocentes, sans défense.
Le terrorisme ne fait-il pas fi de toute humanité, de toute vie humaine, ne frappe-t-il pas de manière aveugle et lâche ?


L'état d'urgence décrété par le président de la République, le deuil national instauré pendant 3 jours montrent que la situation est grave, inédite.

Un carnage dans les rues de Paris, 6 ou 7 lieux d'attaques, des tirs à l'arme automatique, une prise d'otages au Bataclan, où des crimes ont été perpétrés, lors d'un concert : on peut parler d'actes de guerre sur le territoire français.

Quand on s'attaque, ainsi, à des gens sans défense, avec des armes lourdes, on ne peut que voir, là, des actes de guerre, des massacres particulièrement ignobles. 

Le Bataclan a été le lieu de scènes de guerre : les terroristes se sont livrés à un véritable massacre, la salle était pleine et les terroristes ont tiré à l'aveugle, dans la foule.

Les assaillants se sont attaqués à la vie quotidienne des français, dans des lieux publics et on le voit : notre liberté, elle-même, est menacée...

Au fond, les cibles elles-mêmes n'ont pas été choisies par hasard : des bars, des restaurants, une salle de concert, un stade de foot.

Pour des djihadistes, ce sont, là, des symboles de nos sociétés... l'alcool, la musique, le sport représentent, pour ces terroristes, des signes de décadence.

Ils sont en lutte contre toutes les libertés de notre monde, ils sont en lutte contre nos principes de vie.

Encore une fois, le fanatisme est à l'oeuvre : il est organisé et s'attache à manipuler les esprits, à les façonner en vue d'actes terroristes.

La violence qui en découle est terrifiante : le carnage perpétré au Bataclan est le signe d'une volonté de semer la terreur.

L'organisation concertée de ces attentats montre une volonté de tuer, de massacrer, de détruire les symboles de nos sociétés...

La radicalisation, le fanatisme gangrènent notre monde : sur notre propre territoire, des gens sont formés pour tuer.

Il faut dénoncer et combattre ce fanatisme, partout où il se manifeste, dans tous les pays, quels qu'ils soient.







 

 

Au nom de la terreur...
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 15:02
La force de l'image...

 

 


Oui, l'image a, parfois, plus de poids et de force que les mots, ou les beaux discours. L'image a, d'abord, une valeur universelle : comprise par tous, elle parle à tout le monde, elle a un impact indéniable, et elle peut mener à des prises de conscience.

L'image nous aide, aussi, à comprendre l'essentiel, elle comporte une charge émotive très forte.

La photo de ce petit Syrien Aylan noyé, échoué sur une plage turque a fait le tour du monde : tout le monde a perçu, à travers cette image, l'urgence de la situation et toute la détresse humaine des réfugiés de Syrie...

Un symbole de la misère, du désarroi, des dangers que subissent ces migrants lancés en Méditerranée, à la recherche d'une nouvelle patrie.

A travers cette photo, on perçoit la fragilité, l'innocence de ceux qui sont frappés, des enfants, des femmes, des êtres affaiblis, sans défense, des gens déjà meurtris par la guerre.

Oui, il faut oser regarder cette photo en face, même si elle choque et dérange nos consciences.

La réalité est là, sous nos yeux, terrible, atroce... pourquoi refuserions nous d'être confrontés à cette réalité : celle d'un enfant sacrifié, au nom de l'indifférence humaine ?

Faut-il nous voiler la face, faut-il détourner pudiquement le regard ? Ce serait une lâcheté de plus, un refus de voir la réalité dans toute son horreur.
D'ailleurs, un peu partout, dans le monde, les gens ont réagi devant ce drame : des actions de solidarité ont vu le jour, en France, en Espagne, en Allemagne...

Cette photo a mobilisé les esprits, elle a suscité de nombreuses réactions, elle a, plus que des mots, montré l'urgence de la situation.

Oui, cette image dérange. Comment pourrait-on admettre une telle image ? Elle est un condensé de notre inhumanité, elle nous renvoie à une forme d'inconscience, devant des réalités dont on parle depuis des mois.

Certains voient dans cette photo, un "scoop", une forme "d'instrumentalisation" de l'information ! Mais enfin, des centaines d'enfants meurent, dans ces naufrages en Méditerranée : comment peut-on parler de manipulation ?
Cette photo nous dit que le sort de ces réfugiés est inacceptable, elle nous parle d'une sorte d'indifférence qui est la nôtre, face au destin de ces migrants.

Et cette situation perdure depuis des mois, avec des naufrages successifs, des milliers de victimes.

La force de l'image est indéniable : certaines photos sont fabriquées, retouchées, mais cette image n'est que le reflet d'une terrible réalité. Nous ne pouvons l'occulter, et nous devons trouver des solutions d'urgence pour aider et secourir des gens qui souffrent.

La mort reste un sujet tabou dans nos sociétés, nous refusons de la voir en face, et, encore plus s'il s'agit d'un enfant, mais si cette photo dérange, elle a, aussi, cet objectif : troubler nos consciences, et nous inciter à l'action.

 

Face à cette photo, nous devons nous montrer solidaires : cette image comporte une forte dimension symbolique à laquelle on ne peut rester insensible...

 

 

 

 

 

 

La force de l'image...
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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 14:27
La mort d'un enfant : le choc d'une image...

 

 

 

Enfin, une prise de conscience ! Il a fallu une image d'un enfant syrien mort sur une plage, pour que les hommes politiques prennent conscience du drame qui se noue, tous les jours en Méditerranée.

Il faut souhaiter que ce réveil des consciences soit suivi d'effets et de mesures efficaces pour qu'enfin des solutions humanitaires soient mises en oeuvre.

 Une image qui choque, qui bouleverse, une image qui traduit toute la détresse de ces gens qui fuient, en hâte, leur pays en guerre.

Refuser l'afflux des migrants ! C'est ce que certains clament haut et fort, parlant d'envahisseurs, répandant la peur et la haine, alors que, tous les jours, des hommes, des femmes, des enfants risquent leur vie pour échapper à la misère et à la guerre.

Xénophobie, racisme, intolérance, haine se mettent en place pour dénoncer une "invasion" ! 

Comme, autefois, on stigmatisait les italiens, les espagnols, les portugais qui "colonisaient" la France, on se met à haïr les syriens qui n'ont qu'un seul tort : fuir la guerre et ses massacres, essayer de survivre...

La mort d'un enfant, échoué sur une plage, la détresse d'un père qui a tout perdu, femme, enfants, nous font, encore, percevoir toute l'horreur de cette tragédie qui engloutit des gens, depuis des mois en Méditerranée.

Des milliers de victimes, depuis des mois... mais certains crient, encore, leur peur, leur haine pour ces gens sacrifiés. 

Depuis des mois, des êtres humains errent en Méditerranée pour essayer de fuir des combats atroces qui mettent à feu et à sang leur pays, et certains se permettent encore de déverser un torrent de haine contre ces immigrés.

Quand des enfants meurent noyés, la compassion et le respect s'imposent.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président de la république François Hollande ont souligné, dans une déclaration commune, l'urgence de la situation : chaque pays doit accueillir un quota de migrants, en fonction de ses possibilités.

Certaines familles allemandes reçoivent, déjà, ces immigrés syriens et les soutiennent moralement et financièrement.
Un bel exemple de solidarité qu'il faudrait imiter, chaque fois que cela est possible, dans tous les pays européens.

Une seule image, celle d'un enfant mort, isolé sur une plage turque, celle d'un enfant fauché par la misère, l'angoisse nous montre un monde déshumanisé, perdu, qui oublie l'essentiel, qui ne perçoit plus sa propre indignité, qui renonce à toute humanité.

Face à notre égoïsme forcené, face à notre indifférence devant le sort de pauvres gens, il est temps de réagir, de dénoncer l'attentisme de certains, leur mépris de la vie humaine.

Des hommes, des femmes, des enfants meurent, tous les jours, dans une indifférence généralisée.

Face à la xénophobie, au rejet, il serait temps de redevenir des êtres humains prêts au partage et à la solidarité, des mots que beaucoup semblent avoir oubliés.

 

 

 

 

 

 

La mort d'un enfant : le choc d'une image...
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:01
Jouer à faire la guerre ?

 

 

Sur internet, on aura tout vu : après l'application Gossip qui incite les jeunes à lancer des ragots, on découvre l'horreur de certains sites dédiés à des "jeux" de guerre.

Trois adolescents sont morts, un quatrième est entre la vie et la mort : ils se sont livrés à un jeu de simulation de combat en plein air, l'Airsoft, un pistolet a été découvert à proximité de l'explosion qui leur a coûté la vie et qui a blessé gravement l'un d'entre eux.

 Les adeptes de l'Airsoft sont habillés en tenue militaire, quand ils jouent dans la nature. On peut découvrir des recettes complètes de fabrications d'explosifs et de fumigènes sur Internet, sur des sites spécialisés de ce "jeu".

On est atterré de voir que, sur internet, des sites sont dédiés à ce type d'activités.

Les adolescents sont-ils à ce point désoeuvrés, pour s'adonner à ce genre de loisirs ?

De fait, des adultes pratiquent, aussi, ce "sport" pour se défouler et simulent des jeux de guerre, avec des armes factices parfaitement imitées.

Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures sur France 2, Dimanche 14 juin, montre ces "parties de guerre" : des hommes en treillis, portant des lunettes protectrices, en train de confectionner de fausses bombes, sans danger, certes... mais, sur internet, des vidéos au contenu illicite expliquent comment fabriquer ces engins incendiaires, avec des ingrédients très dangereux.

"En France ce jeu comporte 40 000 adeptes", peut-on apprendre au cours de ce reportage.

"Jouer à la guerre" ? Comment peut-on envisager de tels jeux ? Alors que la guerre a disparu en Europe, qu'elle fait partie, heureusement, du passé, certains prennent plaisir à ce qu'ils appellent des jeux de guerre ??

On perçoit, là, l'influence des jeux vidéos qui privilégient, souvent, ces thématiques de la violence, de la haine et de la guerre.

Le réalisme de ces jeux conduit certains à mettre en actes ces combats, à les vivre sur le terrain, et des adolescents se laissent entraîner dans ces jeux sttupides et dangereux.

Notre monde en perte de repères conduit certains jeunes gens à faire n'importe quoi, à se perdre dans des loisirs stériles et dangereux.

Il faut redonner du sens à notre société, montrer aux adolescents qu'il existe des loisirs sains et nobles : le sport, la lecture, des activités artistiques.

La guerre ne peut être, ainsi, magnifiée par des jeux  donnant l'illusion que les guerriers sont des héros : la guerre dégrade l'homme,  l'anéantit et le meurtrit à jamais.

La guerre est l'horreur absolue et "jouer à la guerre", avec un tel souci de réalisme devient une façon de la banaliser , de la rendre acceptable, et même de la glorifier...

Il existe tant d'autres façons de passer le temps, de manière constructive, tant d'autres façons de s'amuser, de se distraire, de se dépenser physiquement, à travers un sport.

Il faut que certains sites dangereux soient interdits sur internet : propager des recettes mortifères est un crime qu'il faut sanctionner lourdement.

La guerre présentée comme un jeu, avec des simulations si proches de la réalité, ne doit pas être, ainsi, magnifiée et mise en valeur : la guerre n'est pas un jeu, elle est la plus grande défaite de l'humanité...


 

 

Reportage à 1 minute, 50 :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-14-juin-2015_940993.html

 

 

 

 

Jouer à faire la guerre ?
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:03
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Texte emblématique du début de la seconde guerre mondiale, cette chanson dont les paroles ont été écrites par Louis Poterat, la musique composée par Nino Rastelli, inspirée par un air de Puccini, a connu un succès mondial... 
 
Ce simple titre "J'attendrai" est familier, pour beaucoup de gens : le verbe "attendre" employé au futur, à 4 reprises, dans le refrain, accentue l'idée de l'attente interminable du retour de celui qui est parti à la guerre. Des compléments et un adverbe de temps viennent ponctuer le texte et souligner la longueur de l'attente : "le jour et la nuit, toujours..."
 
Le son "ou" répété, les nombreuses voyelles nasalisées ralentissent le rythme et viennent insister sur cette idée d'attente infinie...
"J'attendrai
Le jour et la nuit, j'attendrai toujours
Ton retour
J'attendrai
Car l'oiseau qui s'enfuit vient chercher l'oubli
Dans son nid
Le temps passe et court
En battant tristement
Dans mon cœur si lourd
Et pourtant, j'attendrai
Ton retour..."
 
L'évocation de l'oiseau qui revient vers son nid donne, tout de même, de l'espoir à celui ou celle qui attend.
 
Mais, le thème du temps qui passe s'impose, avec le champ lexical de la tristesse :"tristement, coeur si lourd".
 
Les symboles de ce temps qui passe sont bien révélateurs : "des fleurs qui pâlissent, le feu qui s'éteint, une ombre qui s'avance et glisse", autant de belles images qui soulignent la fuite du temps.
 
L'horloge, aussi, rythme le temps et souligne de ses battements réguliers, la lassitude de l'attente : "les sons las" ne sont que le reflet de la fatigue éprouvée par celui ou celle qui est dans l'attente de l'être aimé...
 
Inéluctablement, l'imagination intervient, alors : on entend des bruits, on espère vainement.
 
Le texte s'achève sur un impératif répété "reviens", comme une prière adressée à celui qui n'est plus là.
 
Le thème du temps réapparaît, avec l'évocation "des jours et des nuits", l'absence se traduit par des "jours froids", et, à nouveau, avec une idée de tristesse.
 
Le vocabulaire affectif "si doux, émouvoir, tendresse, tes bras "accompagne cet espoir, une façon de provoquer un retour si attendu.
 
La mélodie semble osciller entre tristesse et espoir : la mélancolie se perçoit dans l'attente prolongée et qui n'en finit pas...
 
Nos parents et grands-parents ont fredonné cette chanson, elle a marqué la période de la guerre, au cours de laquelle de nombreux couples ont été séparés.
 
Elle reste liée à une période difficile, mais on perçoit dans le texte, l'espoir qui portait les gens, leur attente d'un renouveau...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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horloge



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Published by rosemar - dans chanson poésie guerre
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