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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:29
Sous le signe de Boudica, la reine celte...

 

 

 


Boudica.... Qui connaît le nom de cette figure mythique, cette reine celte des Icéniens, qui mena une révolte des Bretons face à Néron ?

 

C'est l'écrivain et historien Tacite qui nous raconte l'épopée de cette reine de légende....

 

On sait qu’elle est née autour de l’année 30 d’une famille royale et qu’elle a été mariée à Prasutagos, le roi des Iceni, un peuple celte, dans la région du Norfolk, en Angleterre. Les Iceni sont l’un de cette douzaine de peuples qui accueillent les Romains les bras ouverts et concluent avec eux des traités de coopération. 

 

 Prasutagos meurt en 59 ou 60 après un long règne, il laisse un testament qui lègue la moitié de ses considérables possessions à l’empereur Néron, sans doute pour que celui-ci accepte que Boudica accède au pouvoir. Mais c’était sans compter avec la cupidité des Romains. L’administration romaine réagit immédiatement et saisit la totalité du trésor royal. 

 

Aussitôt, Boudica lève une armée pour combattre les romains... elle remporte plusieurs victoires, mais est finalement vaincue, elle s'enfuit et se serait donné la mort avec ses deux filles....

 

A partir de ce récit légendaire, les comédiens de la troupe Effet Thatche ont imaginé une pièce de théâtre parodique, une comédie haute en couleurs qui mêle histoire et actualité...

 

Le public est invité à participer activement à la mise en scène...

Un spectacle loufoque où les jeux de mots, les allusions à l'actualité, les mimiques suscitent le rire de l'auditoire...

Comique de mots, de gestes, de situation, de répétition s'enchaînent.

 

L'action de la pièce nous est présentée, dès le début, à la manière antique avec humour et dérision: "Vous aurez de la rebellion, de l'amour, des chameaux, de la haine, et du sang rhésus A+."

 

Les spectateurs sont constamment associés à l'action  : il s'agit d'abord d'acclamer l'entrée en scène de Néron :"Gloire à Néron !"

 

L'omniprésence d'Agrippine, son influence sur son fils sont présentées sur un mode comique et caricatural...

 

Sénèque annonce, alors, la mauvaise nouvelle : "En Britannia, le roi Prasitagus a été assassiné, et c'est sa femme Boudica qui a pris sa place et qui soulève le peuple..."

 

Aussitôt, Sénèque propose une solution pour régler ce problème : une personne de confiance qui se chargera d'assassiner la reine rebelle, un agent très spécial nommé "To morrow never dies"...

 

La traversée vers Britania se prépare : deux spectateurs sont interpellés pour mettre en scène la mer, le bruit des embruns et des mouettes...

 

L'actualité se mêle à l'histoire de manière parodique : la jungle de Calais, le tunnel sous la manche...

Les anachronismes se multiplient : Robin des Bois, Margaret Thatcher sont convoqués pour aider l'émissaire de Néron....

 

La caricature omniprésente suscite les rires des spectateurs : le rôle d'Agrippine est interprété par un homme, les personnages sont stéréotypés, les effets de décalages sont appuyés, le dénouement est irréaliste...

 

Bien sûr, cette farce loufoque prête, avant tout à rire, mais elle nous invite aussi à nous intéresser à cet épisode héroïque de la révolte de Boudica.

 

Ce spectacle donné dans le cadre des JEUX ROMAINS, à Nîmes, dans les jardins de la Fontaine, a permis d'apprécier la virtuosité des acteurs, leur sens de l'improvisation, leur bonne humeur communicative...

 


 

 

 

 

 

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 16:28
La Vallée des Merveilles : un monde intact et mystérieux...

 

 


La Vallée des Merveilles, dans l'arrière pays niçois, révèle des paysages chaotiques de montagne entrecoupée de lacs... des gravures rupestres de l'âge du Bronze aux motifs variés contribuent au mystère et à l'étrangeté du lieu : on entre dans un domaine proche du divin, dans un temps où la magie imprégnait les hommes.

 

Des dessins d'animaux, de poignards, de corniformes, des figures géométriques, des portraits humains, d'un sorcier... tout un monde à déchiffrer, à découvrir...

 

Les paysages de blocs de pierres nous entraînent sur des sentiers pentus, des lacs en contrebas nous font voir leurs moires bleutées, au détour des chemins abrupts, on découvre des bouquetins sur l'horizon, des marmottes que l'on côtoie familièrement...

 

Une nature intacte et lumineuse s'offre aux regards : les marmottes ne fuient même pas à notre approche, elles se font admirer, elles affichent leur pelage chatoyant et semblent même s'amuser de nos étonnements.

 

L'air vivifiant et pur de ces montagnes loin du monde habité donne une énergie nouvelle pour franchir les obstacles des chemins, les ravines, les à pics...

 

La transparence de l'air apporte un renouveau, une renaissance : on entre dans un univers différent, un monde où la nature triomphe, où l'azur est d'une pureté originelle...

 

On entre dans le domaine du mystère, de l'étrange : les paysages révèlent des roches claires aux formes variées qui contrastent avec quelques plages de verdures...

 

Le mont Bégo domine la Vallée des Merveilles : modelée par des glaciers disparus qui ont laissé des dalles rocheuses finement polies, la vallée déroule des espaces remplis d'une faune et d'une flore sauvages étonnantes : des mélèzes, des genévriers, des orchidées, des rhododendrons, des saxifrages, des myrtilles... le chardon bleu, l'ancolie. Le mélèze, arbre de lumières laisse pénétrer le soleil dans la forêt.

 

Les dalles rocheuses révèlent des gravures rupestres pleines de mystères : 32000 gravures préhistoriques, témoignages émouvants de 5000 ans d’histoire humaine dans ces contrées alpines : hommes de l'âge du Bronze, romains, pèlerins et bergers y ont, chacun à leur époque, laissé l'empreinte de leur passage.

 

Le visage du sorcier, notamment avec ses mains portées en hauteur, ses pointes de couteaux suscite la curiosité du visiteur... C'est là une des gravures les plus célèbres du site...

 

 Le nom du mont Bégo provient d'une racine indo-européenne Beg, qui signifie seigneur divin. Les bergers d'autrefois vénéraient ce sommet, comme une divinité, c'était un lieu d'une intense activité orageuse en raison de son altitude et de la proximité de la Méditerranée.

 

Ce site unique par sa situation, ses gravures d'un autre temps, sa nature intacte ne peut que susciter émotion, éblouissement...

 

 

Des images de la Vallée des Merveilles :

https://www.google.com/search?hl=fr&site=imghp&tbm=isch&source=hp&biw=1600&bih=794&q=vall%C3%A9e+des+merveilles&oq=vall%C3%A9e+des+&gs_l=img.1.1.0l10.1623.4983.0.7858.12.12.0.0.0.0.103.1007.9j2.11.0....0...1.1.64.img..1.11.993.0..35i39k1.YKDXOi8tC3Y

 

 

Photos : Pixabay

La Vallée des Merveilles : un monde intact et mystérieux...
La Vallée des Merveilles : un monde intact et mystérieux...
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:09
L 'ancien chaudron de l'Estaque...

 

 

 


Les vieux pêcheurs de l'Estaque connaissent ce lieu appelé "le chaudron de l'Estaque"...un ancien atelier qui servait à teindre les filets.

 

Autrefois, ces filets fabriqués en coton, en lin, en chanvre, moisissaient facilement sous l'effet de l'humidité et de la chaleur : il fallait donc les tremper dans des bains d'eau bouillante contenant des écorces de pins et de chênes.

Les palangres, ces petits paniers en coton qui servaient à capturer des poissons, grâce à un système de hameçons, étaient aussi plongés dans ces cuves odorantes.

 

Les chaudrons répandaient des odeurs fortes de bois, de résines, et les rues alentour étaient imprégnées de ces senteurs...

 

On imagine les pêcheurs d'autrefois poussant leurs brouettes remplies de filets pour rejoindre l'atelier, plonger leurs filets dans les cuves, puis les faire sécher... tout un cérémonial, tout un travail qui occupaient les pêcheurs, un ou deux jours de la semaine...

On imagine ce peuple grouillant de pêcheurs s'activant pour rejoindre la teinturerie...

On les entend s'interpeller avec le langage du sud, on les entend évoquer "la teinche", le "rusco"...

On entend leurs mots de pêcheurs : "un jambin, un salabre, un gobi, une esquinade, une arapède, une favouille, un estoquefiche...", des mots pleins de saveur et de pittoresque.

On perçoit leur accent du sud qui fait chanter les mots et les phrases.

 

Le bâtiment où se trouvaient ces ateliers existe toujours : une maison aux volets bleu lavande, au dessus de la grande porte d'entrée on peut lire cette inscription gravée en gros caractères : Prud'homie de pêche, teinturerie...

 

Le chaudron date du 19 ème siècle, une époque où les pêcheurs étaient nombreux à l'Estaque : le petit port vivait de cette activité, et chaque estaquéen de souche a un parent ou un ancêtre qui était pêcheur..

 

Avec l'apparition des filets de pêche en nylon, le chaudron de l'Estaque est devenu obsolète, mais il témoigne d'un temps où la pêche était une activité florissante sur la côte bleue, il montre aussi la rudesse de ce métier : les pêcheurs consacraient leur samedi et leur dimanche à cette activité de teinture, afin de préserver leurs filets qui étaient leur outil de travail...

 

Les filets étaient, aussi, sans cesse ravaudés par les pêcheurs : on les voyait sur le quai ou sur leurs pointus, en train de rafistoler et remailler leurs nasses...

Mon arrière grand-père qui était pêcheur a dû fréquenter, maintes fois, cet atelier de teinturerie au nom magique, située dans une rue appelée autrefois la Montée de la Sardine...

On le voit : à l'Estaque même les rues sont imprégnées de cette mer Méditerranée qui faisait vivre tant de petites gens...

 

Le chaudron qui permettait de rénover les filets était une véritable institution à l'Estaque, un lieu de rencontres des pêcheurs qui venaient de différents ports voisins pour profiter de ces cuves bienfaitrices.

De tels lieux qui témoignent d'une vie passée doivent être préservés : on ne visite pas le chaudron, hélas, mais le bâtiment est classé monument historique et il impose encore par sa large façade aux teintes de lumières...

 

Le chaudron de l'Estaque a perdu sa fonction ancienne mais il laisse dans les mémoires des souvenirs du temps passé, il fait revivre tout un monde d'artisans pêcheurs dont la vie a été rude et difficile...

 

 

 

 

 

 

L 'ancien chaudron de l'Estaque...
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:47
Fouilles à Nîmes, près du rempart romain...

 

 

 

Cette année, encore, des fouilles se sont poursuivies, au mois d'août, près de l'enceinte de la ville romaine, à Nîmes : deux nouvelles tours viennent d'être dégagées, au milieu et en bas de la muraille, sur la colline Montaury.

Depuis la route, on peut voir, près du rempart, la base de la tour du bas, en arc de cercle qui devait compléter la défense de la ville antique.

Tout autour, on peut découvrir le travail de terrassement des pelleteuses, des éboulis de pierres, la terre remuée.

Cette nouvelle campagne de fouilles permettra, sans doute, de mettre à jour, près de ces vestiges romains, des objets, des vases, grâce auxquels on pourra reconstituer une partie du passé romain de la ville de Nïmes.


J'ai eu, encore, cette année, le bonheur et le privilège de m'aventurer sur ce chantier de fouilles, de prendre quelques photos, de voir l'ampleur des travaux, et même de discuter avec les étudiants qui travaillent sur le site... des étudiants en archéologie venus de diverses régions de France :  Strasbourg,  Montpellier, Nîmes...

Il est éprouvant pour eux de travailler, en plein été, sous un soleil de plomb... il faut remuer des pierres, les déplacer, enlever des souches d'arbre qui entravent la progression des fouilles, faire des relevés précis et détaillés.

Curieusement, en découvrant le chantier de fouilles, on a l'impression d'entrer dans un sanctuaire, un lieu sacré, on a l'impression de franchir le mur du temps, de visiter un autre monde si lointain, si mystérieux...

De ces vieilles pierres se dégage une incroyable poésie... un bond de 2000 ans dans le passé ! On imagine ce que pouvait représenter ce rempart qui mesurait 6 kilomètres, à l'époque d'Auguste.

A proximité des tours, se dresse cet antique rempart romain qui déroule un chaos de pierres, aux teintes et aux formes variées. Des pins avaient envahi la colline Montaury, on les a sacrifiés, pour retrouver les vestiges de ces monuments.

Si, à l'extérieur, on voit des pierres irrégulières, l'intérieur des bâtiments révèle un appareil très régulier et des alignements méticuleux.

Comment ne pas être ému par ces vestiges qui remontent, sans doute, au premier siècle avant J C ? Comment ne pas admirer le talent et la maîtrise technique mise en oeuvre dans cette architecture ?

Les romains étaient passés maîtres dans l'art de la construction de ponts, de murs d'enceinte, de temples.

Ce qui est étonnant, c'est que ces tours sont, désormais, coincées entre des bâtiments récents, d'un côté des immeubles, de l'autre, des maisons individuelles.

Ainsi, se mêlent le passé et le présent, l'antiquité et la modernité.

On connaît, bien sûr, les grands monuments de la ville de Nîmes : la Maison carrée, les Arènes, le temple de Diane intégré dans les Jardins de la Fontaine...

Mais, ces tours de défense ou d'ornement nous étonnent par leur magnificence : c'est, encore, une nouvelle découverte qui permettra d'avancer dans la connaissance de l'antiquité...


On pourra, bientôt, disposer d'un compte-rendu plus détaillé de cette campagne de fouilles...


A suivre...


Un article sur ces fouilles :

http://www.objectifgard.com/2016/08/24/nimes-rempart-augusteen-plus-original-monde-romain/


Un article sur l'enceinte augustéenne de Nîmes :

http://www.nemausensis.com/Nimes/remparts/FouillesRemparts.html


     
Photos et vidéos : rosemar

Une souche près de la tour du bas...

Une souche près de la tour du bas...

Un dallage de pierres près de la tour située en bas des remparts...

Un dallage de pierres près de la tour située en bas des remparts...

La tour dégagée en bas des remparts...

La tour dégagée en bas des remparts...

Le mur intérieur de la tour

Le mur intérieur de la tour

La tour vue de l'extérieur

La tour vue de l'extérieur

Une grosse pierre taillée

Une grosse pierre taillée

La tour du bas vue de l'extérieur...

La tour du bas vue de l'extérieur...

On voit bien, sur cette photo, l'épaisseur du mur de la tour...

On voit bien, sur cette photo, l'épaisseur du mur de la tour...

La tour au centre de la colline et des blocs de pierre...

La tour au centre de la colline et des blocs de pierre...

La tour au centre de la colline...

La tour au centre de la colline...

Le site...

Le site...

Fouilles à Nîmes, près du rempart romain...

Les archéologues s'activent pour fouiller la tour en bas des remparts...

Les fouilles au milieu de la colline : mise à jour de la tour centrale...

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 12:26
Léo, le voleur de nuages...

 

 

 

 

Regarder les nuages ! En percevoir les nuances, les éclats dorés, les teintes variées, c'était, là, le bonheur de Léo : il passait des heures à observer la voûte céleste pour en capter toutes les formes, tous les embruns...

 

Des nuages ondoyants, vaporeux, d'autres compacts, aux contours lumineux, des nuages irisés de roses, des nuages traversés de rayons solaires, d'autres rougeoyants ou dorés... 

 

Léo rêvait de capturer les nuages : il commença par les photographier, en faire une collection d'images, et plus il collectionnait des images, plus il voulait les posséder.

 

Un jour, alors que Léo venait d'avoir 14 ans, il rencontra un magicien doté de pouvoirs extraordinaires... il espérait, ainsi, pouvoir réaliser son rêve : capturer les nuages, toucher du doigt leur douceur, percer leurs mystères...

 

Il demanda au mage s'il était possible de s'emparer de ce trésor qui paraissait inaccessible au commun des mortels.

 

Le magicien lui donna le moyen de réaliser son rêve, mais il le mit en garde : "l'être humain doit rester dans son rôle, il ne peut outrepasser ses droits"... capturer trois ou quatre nuages, c'était possible, mais pas plus...

Le mage confia à Léo une formule secrète pour attirer les nuages sur terre.

Une formule remplie d'échos sonores que Léo s'empressa de retenir....

 

Léo partit, alors, à la conquête des nuages : au soleil couchant, il s'empara d'un nuage doré, un des plus beaux nuages qu'il eût jamais vu, le nuage lui obéit, descendit sur le sol du jardin de Léo, mais aussitôt, il perdit ses couleurs de pourpre et d'or...

 

Léo était déçu : un nuage sans couleur, un nuage blanc grisé gisait à ses pieds et il avait perdu toute sa magnificence.

 

Le garçon voulut tenter une autre expérience : au petit matin, il aperçut des petits nuages d'un rose tendre, il décida de les accumuler dans son jardin.

 

Mais quelle ne fut pas sa déception, quand les nuages atterrirent sur le sol ! Ils étaient devenus gris et maussades, ils avaient perdu toutes leurs teintes adoucies par le soleil levant...

 

Pourtant, Léo ne se découragea pas : un jour de pluie, il vit un de ces nuages chargés d'averses, lourd, menaçant, il le fit descendre près de lui, mais, aussitôt, le nuage déversa un flot impétueux sur les fleurs du jardin qui périrent sous ce torrent d'eau.

 

Léo commença à douter : les nuages n'avaient apparemment pas leur place sur la terre, à même le sol... les nuages étaient faits pour régner dans le ciel, pour être caressés par les rayons du soleil, pour susciter la curiosité, le rêve et l'imagination des enfants...

 

Les nuages étaient merveilleux, justement parce qu'ils étaient inaccessibles et lointains...

 

Les nuages devaient rester à leur place, et les êtres humains ne devaient pas perturber l'ordre du monde et de la nature.

 

Léo comprit, alors, que la beauté des nuages leur venait de leur environnement, de leur place dans le ciel, du soleil qui les magnifiait...

 

Dès lors, Léo se contenta d'observer les nuages, de garder en mémoire leurs formes, leurs couleurs douces ou éclatantes.

 

Il continua à les admirer de loin, et il commença à les dessiner : il fit de somptueux tableaux, aux couleurs de nuages, il devint peintre des nuées et acquit une renommée si grande que tout le monde se mit à l'appeler : "Léo, le voleur de nuages..."

 

 

 

 

 

 

 

Léo, le voleur de nuages...
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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 12:16
Sous le signe de Cléopâtre...

 

 

 

 

Deux journées consacrées à Cléopâtre : ce fut l'occasion d'évoquer ce personnage mythique qui a inspiré tant de légendes, de tableaux, d'oeuvres cinématographiques.

 

La ville de Nîmes a, ainsi, pendant deux jours, rendu hommage à la reine la plus célèbre de l'antiquité...

 

Des jeux romains ont été reconstitués dans le cadre somptueux des Arènes de la cité :  exercices équestres, courses de chevaux, chars de combats et gladiateurs, évocation de la bataille navale d'Actium, où s'affrontèrent la marine d'Octave et celle de Marc Antoine et Cléopâtre.

 

Cléopâtre ! Ce seul nom suscite le rêve ! Un personnage entouré de mystères, au destin d'exception, un personnage fascinant qui attise encore tant de curiosités....

 

Cléopâtre, reine d'Egypte a été maintes fois représentée et mise en scène, Cléopâtre la séductrice, à la beauté divine fut, aussi, un esprit cultivé et brillant.

 

Une femme moderne, libre, une reine magnifiée par la légende...

 

Elle qui séduisit César, Marc Antoine, elle qui était issue d'une famille d'origine grecque, Cléopâtre a laissé son empreinte sur l'histoire du monde et de l'Egypte.

 

Elle fit trembler Rome, elle fut l'ennemie exécrée des romains : on se souvient de l'ode du poète Horace, sur la mort de Cléopâtre, "Nunc est bibendum, Maintenant, il faut boire"... il faut boire pour célébrer la victoire d'Actium, se réjouir de la mort de la reine, mais il faut, aussi, célébrer, admirer son courage, sa détermination, sa volonté d'échapper à son vainqueur...

Cette ode est, malgré tout, une façon de rendre hommage à la reine d'Egypte...

 

A Nîmes, les deux journées consacrées à cette héroïne de l'antiquité ont permis aux enfants et aux adultes de découvrir cette reine à travers différentes représentations depuis l'antiquité jusqu'à nos jours : bas reliefs, sculptures, tableaux, films, bande dessinée...

 

Les enfants ont été conviés, dans le jardin de la ville, à des activités ludiques : confection de masques de Cléopâtre, jeux de construction de pyramides, découverte de l'archéologie, grâce à des simulations de fouilles, initiation à des jeux antiques, spectacle de théâtre improvisé, mettant en scène Cléopâtre et des protagonistes célèbres de cette époque...

 

Un stand était, aussi, consacré à la médecine égyptienne qui utilisait des végétaux, ail, oignon, pavot, orge, mais aussi, des excréments de lézards, de crocodiles...

 

Sur les visages des enfants, on pouvait lire curiosité, étonnement, bonheurs des découvertes...

 

Des enfants et des adolescents ont pris plaisir à  revêtir des toges antiques, des tuniques, des pagnes, de robes longues plissées et évasées, pour se fondre dans l'atmosphère de l'époque.

 

Ces deux journées ont permis à chacun de redécouvrir Cléopâtre, ce personnage devenu mythique, qui suscite encore de nos jours la curiosité et le rêve...

 

Pour mieux connaître Cléopâtre : une biographie...

 

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-homonymes/Cl%C3%A9op%C3%A2tre/113829

 

Le poème d'Horace :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nunc_est_bibendum

 

http://www.espace-horace.org/iter2/ode_I_37.htm

 

Le programme de ces journées :

 

http://arenes-nimes.com/fr/grands-jeux-romains-cleopatre

 

 

Photo : en haut de l'article : représentation de Cléopâtre sur le temple d'Isis à Philae

 

Photos : rosemar

 

Sous le signe de Cléopâtre...
Sculpture égyptienne

Sculpture égyptienne

Sculpture romaine du 1er siècle av J C

Sculpture romaine du 1er siècle av J C

Sculpture en marbre 1er siècle av J C

Sculpture en marbre 1er siècle av J C

Sculpture romaine

Sculpture romaine

Cléopâtre : un dessin de Michel-Ange

Cléopâtre : un dessin de Michel-Ange

Charles Natoire : Arrivée de Cléopâtre à Tarse 1756

Charles Natoire : Arrivée de Cléopâtre à Tarse 1756

La mort de Cléopâtre   Girolamo Marchesi

La mort de Cléopâtre Girolamo Marchesi

Cléopâtre devant César de Jean Léon Gérôme

Cléopâtre devant César de Jean Léon Gérôme

Sous le signe de Cléopâtre...
Cléopâtre dans la BD Astérix et Cléopâtre   Uderzo

Cléopâtre dans la BD Astérix et Cléopâtre Uderzo

Sous le signe de Cléopâtre...

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 17:37
Un de ces miroirs était une psyché à l'antique...

 

 


Il est des pays où l'on peut croire encore en la magie, où règnent encore des croyances anciennes, où l'on peut être ébloui par des miroirs magiques...

Un de ces miroirs était une psyché à l'antique, avec son support de bois ouvragé, il avait une particularité étonnante, car il reflétait l'âme de ceux qui s'y contemplaient : à une belle âme, le miroir renvoyait un beau visage, empreint d'harmonie. A une âme pervertie, il était donné de voir un visage infâme, couvert de plaies et de bosses.

Ainsi, le miroir était comme le révélateur de l'âme de chacun : il parvenait à percer le mystère des âmes les plus sombres.

Un seigneur des environs, nommé Langolfe, passant par là, ayant entendu parler de ce trésor, voulut s'emparer du miroir, afin de percer les secrets de tous ceux qu'il côtoyait...

Il convoitait l'objet et décida de le voler, et comme le miroir n'était pas surveillé, il parvint facilement à le dérober.

Il fit, ensuite, défiler chacun de ses voisins et amis devant le miroir magique : il découvrit, ainsi, toute la noirceur humaine, la méchanceté, la bêtise, la veulerie de ceux qui l'entouraient.

Il fit, aussi, l'expérience de la bonté, de la délicatesse et de l'amabilité pleine de tendresse de certains.

Il eut bien des surprises, car de vils courtisans se cachaient sous des apparences trompeuses, et le miroir dévoilait leur duplicité : des visages déformés, hideux apparaissaient dans la lucarne de la psyché.

Par ailleurs, des gens qui lui avaient paru antipathiques et lointains révélaient des visages pleins de bonhommie et de charmes.

Ainsi, il tria le bon grain de l'ivraie, il n'accepta dans son cercle d'amis que les gens dont le miroir renvoyait une image sympathique et accueillante.

Il se fit bien des ennemis, car ceux qui avaient été écartés lui vouaient, dès lors, une haine farouche. Certains rêvaient, déjà, de lui dérober le miroir magique.

Le seigneur Langolfe prit des précautions infinies, afin de protéger son miroir d'une quelconque avidité. Il posta des gardes devant la chambre où était enfermé le miroir, il leur imposa de veiller sur ce trésor, pendant de longues nuits, il les menaçait de mort, si l'objet était dérobé.

Une nuit, une tentative d'effraction se produisit : un rôdeur essaya de pénétrer dans la chambre, il avait réussi à assommer un des gardes, tandis que l'autre s'était absenté pour un besoin pressant...

Mais, par miracle, le garde revint à son poste, pour faire fuir le voleur et empêcher le vol de l'objet précieux.

Quand il apprit cet incident, le seigneur Langolfe entra dans une colère noire contre ces gardes qui avaient presque failli à leur mission... Il décida, même, de les punir, l'un pour avoir été assommé si facilement et l'autre pour s'être absenté au mauvais moment.

Le châtiment fut terrible : des coups de fouet leur furent infligés, si violemment qu'ils en gardèrent des cicatrices pendant une année entière.

Mais le miroir avait fait son oeuvre : le seigneur Langolfe eut la malencontreuse idée de regarder son image dans le miroir : il y vit un monstre aux traits déformés, hideux, il y vit la colère, la méchanceté, la jalousie, la haine !

Pris à son propre piège, le seigneur Langolfe comprit, alors la leçon : il était allé trop loin dans son désir de possession du miroir, il s'était perdu lui-même, avait rêvé d'une sorte de pouvoir absolu que lui conférait cet objet...

Il revint, alors, à des moeurs plus pacifiques, il fit amende honorable, demanda pardon aux deux gardes et se jura de se montrer, dorénavant, plus humble dans son comportement.


 

Illustrations : Tableaux de Berthe Morisot et de Jacques Emile Blanche

 

 

 

Un de ces miroirs était une psyché à l'antique...
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:39
Pour dénoncer l'ignominie de la guerre...

 

 

 

La guerre : voilà un mot aux sonorités évocatrices de toutes les horreurs qu'elle génère...Des gutturales pleines d'âpretés viennent souligner l'atrocité des conflits qui ont traversé l'histoire, et qui persistent encore, dans nombre de pays...

Gutturale initiale, gutturales "r" redoublée, ce mot décrit la dureté des combats, la cruauté des adversaires qui s'opposent...

Une des plus cruelles fut, sans doute, la guerre de 14, celle qu'on appela "la grande guerre", celle qui vit, pour la première fois, l'apparition d'armes terribles, les gaz de combat qui annihilaient les soldats, infectaient, brûlaient et anéantissaient leurs poumons...

Une guerre qui a fait des millions de morts, des millions de mutilés, des millions de victimes, des jeunes gens, souvent...

Une guerre qu'on ne peut et qu'on ne doit pas oublier : nos grands parents ont connu cette guerre tragique, ils ont combattu dans les tranchées.
Une guerre dévastatrice, une guerre ignoble par toutes les atrocités et les destructions commises.

Une guerre dénoncée par de grands écrivains : on se souvient des pages écrites par Barbusse, Céline, Giono, des pages qui dénoncent un monde inhumain, où l'homme est transformé en girouette, en objet, et devient une marionnette...

Barbusse, dans Le Feu, met en évidence le désarroi des soldats face à des armes destructrices qui semblent s'animer, les objets personnifiés deviennent autonomes, et l'homme se trouve réduit à néant...


"Il y a quatre nuits qu’ils ont été tués ensemble... Nous étions de patrouille... Vers minuit, on est sorti de la tranchée, et on a rampé sur la descente, en ligne, à trois ou quatre pas les uns des autres et on est descendu ainsi très bas dans le ravin, jusqu’à voir, gisant devant nos yeux, le talus international. Des balles sifflaient autour de nous, mais elles nous ignoraient, ne nous cherchaient pas... L’un de nous s’est retourné, en bloc et son fourreau de baïonnette a sonné contre une pierre. Aussitôt une fusée a jailli en rugissant du boyau international. Alors une mitrailleuse placée de l’autre côté du ravin a balayé la zone où nous étions... J’ai vu quatre cadavres... Chacun d’eux contenait plusieurs blessures à côté l’une de l’autre, les trous des balles distants de quelques centimètres... Barque et Biquet sont troués au ventre, Eudoxe à la gorge... Lamuse a eu l’épaule droite hachée par plusieurs balles et le bras ne tient plus que par des lanières d’étoffe de la manche et des ficelles qu’on y a mises... Un nuage de pestilence commence à se balancer sur les restes de ces créatures avec lesquelles on a si étroitement vécu, si longtemps souffert."



Dans un extrait de son oeuvre, Le grand troupeau, Giono oppose, quant à lui, une nature bienveillante aux destructions de la guerre et la nature elle-même subit les affres des tourments de la guerre...


"Le jour est venu tout d'un coup. Le mont Kemmel fume de tous côtés comme une charbonnière. On est le long d'une route de saules : des saules déjà touchés de printemps ; des bourgeons de belle amitié qui s'ouvrent.
Les balles claquent dans les branches ; la peau d'herbe est toute blessée. L'étang doucement s'en va, on le voit s'en aller dans les trous et puis s'enfoncer dans la terre.
Des vols d'obus passent, s'abattent, sautent, arrachent des branches, rugissent sous la terre, se vautrent dans la boue, puis tournent comme des toupies et restent là. On creuse à la pelle de trou à trou. On a tout le temps dans les jambes cet étang qui veut s'en aller, et qui coule tantôt d'ici, tantôt de là, sans savoir. On le repousse, on le frappe, il revient, il geint. On le frappe à coups de pelle. Un obus se plante là tout près. On se couche sur l'étang et, tout de suite, il se met à lécher l'homme tout du long, des genoux à la figure avec sa langue froide.
Là-haut à trois cents mètres, on voit un moulin. Un peu à gauche, un petit tas de pierres. C'était un pigeonnier."



Dans le Voyage au bout de la nuit, Céline stigmatise, aussi, l'inhumanité de la guerre, la rage des hommes, quand ils se livrent des combats sans pitié.


"Le vent s'était levé, brutal, de chaque côté des talus, les peupliers mêlaient leurs rafales de feuilles aux petits bruits secs qui venaient de là-bas sur nous. Ces soldats inconnus nous rataient sans cesse, mais tout en nous entourant de mille morts, on s'en trouvait comme habillés. Je n'osais plus remuer.
Ce colonel c'était donc un monstre ! A présent, j'en étais assuré, pire qu'un chien, il n'imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face. Qui savait combien ? Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ? Dés lors ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment ...Pourquoi s'arrêteraient-ils ? Jamais, je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Pensais-je. Et avec quel effroi !...Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en auto, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage ( ce que les chiens ne font pas ), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! Décidément, je le concevais, je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique."


Enfin, Giono montre les ravages de la guerre dans l'esprit humain, les séquelles qu'elle laisse, de manière irréversible...

"Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l’entends, je la subis encore. Et j’ai peur.... Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre. L’horreur de ces quatre ans est toujours en moi. Je porte la marque. Tous les survivants portent la marque. J’ai été soldat de deuxième classe dans l’infanterie pendant quatre ans, dans des régiments de montagnards. Avec M. V., qui était mon capitaine, nous sommes à peu prés les seuls survivants de la 6ème compagnie. Nous avons fait les Eparges, Verdun-Vaux, Noyons-Saint-Quentin, le Chemin des Dames, l’attaque de Pinon, Chevrillon, le Kemmel. La 6ème compagnie a été remplie cent fois et cent fois d’hommes. La 6ème compagnie était un petit récipient de la 27ème division comme un boisseau à blé. Quand le boisseau était vide d’hommes, enfin quand il n’en restait plus que quelques-uns au fond, comme des grains collés dans les rainures, on le remplissait de nouveau avec des hommes frais. On ainsi rempli la 6ème compagnie cent fois et cent fois d’hommes. Et cent fois on est allé la vider sous la meule. Nous sommes de tout ça les derniers vivants, V. et moi."


Tous ces témoignages, tous ces récits nous montrent l'ignominie de la guerre : que les hommes prennent conscience de ces abominations, que les nouvelles générations méditent ces messages, afin que ce mot terrible "la guerre" puisse, un jour, disparaître et s'effacer des réalités du monde...

La guerre est la plus grande défaite de l'homme, elle anéantit les corps, les âmes, les esprits, elle détruit l'humanisme, elle s'attaque souvent, aussi, à des victimes civiles innocentes et fragiles, des enfants, des femmes, des vieillards...


 
Autres articles sur ce sujet :


http://rosemar.over-blog.com/article-la-guerre-la-plus-grande-defaite-de-l-homme-124985982.html

http://rosemar.over-blog.com/article-a-l-encontre-du-vieil-homere-123645631.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-quand-des-enfants-meurent-124194067.html

Pour dénoncer l'ignominie de la guerre...
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 12:59
Toute la beauté d'une statue grecque : l'Aurige de Delphes...

 

 

 

 

L'antiquité grecque nous a légué de nombreuses sculptures, en marbre ou en bronze, d'un réalisme étonnant... Une de ces oeuvres les plus connues est l'Aurige de Delphes, image d'un conducteur de char.

 

Ce terme "l'Aurige" suscite, d'abord, notre curiosité : venu du latin "auriga", le cocher, il est composé de deux éléments anciens : "aureae ou oreae", "la bride", et le verbe "ago, conduire"... Le mot "oreae" est, lui-même, issu du nom latin "os" qui désigne la bouche ou la gueule d'un animal, en l'occurrence, d'un cheval.

 

Ce nom mystérieux "l'Aurige", alterne une consonne gutturale "r", pleine de force, et une chuintante "g", empreinte de douceur... 

 

Et cette statue réunit bien ces deux aspects : une énergie qui semble indomptable, et une délicatesse infinie dans les traits du visage.


L'Aurige est, bien sûr, représenté debout, la stature bien droite et élancée révèle l'élégance et la jeunesse du personnage.

 La statue, grandeur nature, mesure 1,80 m de hauteur.

Le visage de l'Aurige, aux traits harmonieux, montre une détermination et une parfaite maîtrise de soi. Quelle pureté dans les traits ! Les yeux sombres et grands sont ourlés de cils, le profil grec est bien dessiné, le menton traduit toute la volonté de ce jeune cocher.

Les cheveux bouclés encadrent le visage, débordent sur les joues et le front en volutes harmonieuses. Un bandeau doré, aux motifs géométriques, enserre la tête de l'Aurige. L'oreille petite est entourée de mèches de cheveux frisés qui dépassent.

Le regard plein d'intensité traduit toute l'émotion du jeune homme avant une course de chars, sa volonté de l'emporter, de dominer l'adversaire ! La bouche, elle-même, ourlée, laisse entrevoir un léger sourire.

Le bronze patiné aux couleurs dorées confère encore plus de beauté à cette statue antique. Le cou robuste et vigoureux donne de la force à l'ensemble... L’Aurige incarne un éphèbe athlétique : de larges épaules témoignent de son énergie, on peut percevoir une volonté d'idéaliser la force virile d'un athlète qui concourt pour des jeux en l'honneur d'Apollon.

L'Aurige est revêtu d'une longue tunique plissée qui tombe jusqu'aux pieds, le bras droit tient les rênes du quadrige... La statue devait faire partie d'un ensemble plus vaste, comportant des chevaux, un char dont on a retrouvé quelques éléments dispersés.

Le visage de cet Aurige, à la beauté idéalisée, attire surtout les regards, plus que sa haute stature, un visage d'une douceur infinie qui recèle en même temps une grande énergie...

On est étonné par ce mélange de réalisme et d'idéalisation dans la représentation de ce jeune conducteur de char.

Comment ne pas tomber sous le charme de cet éphèbe aux traits déterminés, si pleins de fougue, d'élégance, de force ?

Cette statue en bronze fut peut-être commandée par Polyzalos, prince grec de Sicile, pour commémorer la victoire de son char aux Jeux Pythiques de 478 ou de 474 avant J.C. Une inscription, sur le socle, nous apprend que Polyzalos, tyran de Géla, pour fêter sa victoire, a consacré cette statue en l'honneur d'Apollon, dieu de Delphes...

 



L'article de wikipédia sur cette statue :
 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aurige_de_Delphes

 

 

 

Toute la beauté d'une statue grecque : l'Aurige de Delphes...
Toute la beauté d'une statue grecque : l'Aurige de Delphes...
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 14:53
Le passé nous construit : à chacun son histoire...

 

 



Le monde moderne nous emporte dans un tourbillon de technologies et d'informations, sans cesse renouvelées. Nous sommes submergés par ce flot de technicité, par un trop plein d'actualités qui déferlent dans les médias.

Et pourtant, nous avons tous besoin d'être ancrés dans le passé, ce passé qui nous a construits, qui constitue notre histoire, celle de nos parents, de nos grands parents qui nous ont façonnés à leur image.

Nous sommes tous influencés par notre milieu social, familial, nous sommes pétris de souvenirs du passé.
Nous sommes, aussi, ce passé et nous lui sommes redevables : que serions nous sans nos parents, sans notre famille de coeur, que serions-nous, sans ce passé ?

Des fantômes sans âme, des êtres sans histoire, sans ancrage...

Ce passé nous a construits, nous a donné des bases : l'école, aussi, nous a appris beaucoup, elle nous a structurés, nous a donné des cadres de vie, une envie d'apprendre, de progresser.

Nos lectures nous ont enrichis, certains professeurs nous ont imprégnés de leur culture.
L'être humain est fait pour apprendre tous les jours, et ces apprentissages sont fondés, aussi, sur une culture antérieure.
Cette culture qui ouvre l'esprit et qui donne envie d'apprendre, encore...

Et ces découvertes incessantes sont l'occasion de s'enthousiasmer, de s'enrichir à nouveau : la culture nourrit la culture et permet ainsi de la développer.

Nous sommes tous constitués d'apprentissages divers : certains ont acquis des compétences manuelles, d'autres ont développé des connaissances diverses, en histoire, en littérature, en sciences...
Et chacun de nous est la somme de ces expériences accumulées.
Chacun peut exploiter ces expériences, l'être humain étant apte à emmagasiner toutes sortes de savoirs.

Ce sont ces savoirs qui font la richesse et l'essence de l'homme...
Ce sont ces savoirs qu'il faut préserver et c'est grâce à eux que l'homme progresse, va de l'avant et s'épanouit.

Il est donc important de vénérer le passé, de conserver le souvenir de ceux qui nous ont précédés et qui nous ont aidés à être ce que nous sommes.
Oui, le passé est essentiel, il nous sert de base et de tremplin pour aller plus loin...

Notre histoire, notre passé nous permettent, sans cesse, de mieux vivre le présent, de mieux le comprendre et l'assimiler.

Je suis redevable à mes parents de ce que je suis, avec des défauts et des qualités, ils m'ont transmis des valeurs, des idées, un certain humanisme, ils m'ont apporté ce qu'ils avaient, eux-mêmes, d'humanité, et même s'ils n'étaient pas des gens cultivés, ils m'ont montré l'importance du travail, du devoir accompli.

Ils ont su me montrer une façon de faire, d'agir, même s'ils n'ont pas toujours été exemplaires : qui peut l'être tout au long de sa vie ?

Ils constituent mon histoire, ils sont en moi et continuent, sans doute, à me façonner dans ma vie, dans mes idées.

Notre passé est notre essence, il est souvent un moteur, il donne envie d'évoluer.

Notre passé nous appartient, il fait partie de nos vies, il est essentiel.

 

 

 

 

Photos : rosemar

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