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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 11:54
Le registre tragique...

 

Le registre tragique est, à l'origine, propre à la tragédie grecque : ce genre littéraire est né dans la Grèce antique au cinquième siècle avant J. C., avec des auteurs célèbres : Eschyle, Sophocle, Euripide...

 

La tragédie a connu aussi un grand succès en France, au 17 ème siècle : Racine, Corneille se sont illustrés dans ce genre théâtral.

 

Mais on peut également trouver ce registre tragique dans le roman, la nouvelle, la poésie.

 

Quelles en sont  les caractéristiques ?

Souvent, le niveau de langue utilisé est soutenu et noble car la tragédie met en scène des rois, des princes... périphrases, métaphores contribuent à donner un ton solennel au texte.

 

Mais le style peut être aussi familier ou courant, dans un roman, par exemple.

Dans un texte de prose, l'auteur peut utiliser des phrases ou des membres de phrases comportant 12 syllabes qui font songer à des alexandrins, les vers employés dans la tragédie classique. C'est ce que l'on nomme "des vers blancs".

Des exclamations, des interrogations, des apostrophes, des invocations, des implorations viennent souligner le désarroi, la souffrance, l'émotion...

Des jeux d'opposition, des antithèses, des parallélismes, des hyperboles, des chiasmes accentuent le déchirement du héros confronté à des décisions ou à des choix contradictoires, obligé de résoudre des dilemmes.

 

Les thèmes associés au tragique sont le mal, la fatalité, la mort...

Le héros tragique est victime d'une puissance qui le dépasse : un destin inéluctable, une fatalité qui pèse sur lui, c'est ce qu'on appelle aussi d'un terme latin, le "fatum".

 

Ce destin peut être représenté par des forces surnaturelles : des dieux, une hérédité ou une malédiction familiale, ou des passions irrépressibles, ou par un autre personnage qui symbolise le tragique.

Le héros subit souvent des passions dévastatrices, comme l'amour, la jalousie, il est exposé à la mort.

Quel est l'effet produit ?

Selon la définition d'Aristote, le tragique doit susciter "la terreur et la pitié."

Il peut provoquer aussi l'admiration à l'égard du héros qui est mis en scène.

 

 Phèdre est l'héroïne tragique, par excellence : soumise à la fatalité, à une lourde hérédité, à une malédiction divine, elle éprouve une passion irrépressible, un amour interdit pour son beau fils Hippolyte.

On connaît ce vers célèbre de la pièce de Racine "C'est Vénus toute entière à sa proie attachée..." : la déesse de l'amour poursuit Phèdre de sa haine, car elle est la "brillante", la petite fille du dieu Soleil qui avait dévoilé les amours coupables de Vénus et d'Arès. (En grec ancien "Φαίδρα / Phaídra",  signifie "Brillante".) 

Phèdre est ainsi soumise à une malédiction qui la dépasse et qui pèse sur elle et toute sa famille.

 

Un extrait de Phèdre...

Phèdre, Racine
Acte I, scène 3, L’aveu de Phèdre 

Phèdre
 Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;

 Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
 Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
 Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer.
J’offrais tout à ce dieu, que je n’osais nommer.
Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
J’excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L’arrachèrent du sein, et des bras paternels.
Je respirais, Œnone. Et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence ;
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
 De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J’ai revu l’Ennemi que j’avais éloigné :
Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C’est Vénus toute entière à sa proie attachée.

 

 

 

 

 

Le registre tragique...
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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 10:11
Un délicieux moment : archiluth et violon au programme...

 

Un délicieux moment passé avec cette violoniste et ce joueur de luth... un duo talentueux qui nous a offert un bien joli moment musical...

Elle, c'est Caroline Menuge, spécialiste de musique ancienne, lui, c'est Ondřej Jaluvka : il est né au coeur de la Moravie. A l’âge de quatre ans, il chante et danse avec la troupe folklorique Hradišťánek. Il est impliqué dès l’âge de 14 ans dans de nombreux concerts.
Il a approfondi son jeu au luth au conservatoire et à l’Université Palacký d’Olomouc (Master d’Anglais et de Musique), au Staatliche Hochschule für Musik de Trossingen, en Allemagne et au Conservatoire Supérieur de Lyon...

 

Ce joueur de luth et cette violoniste sont sans cesse à la recherche de nouveaux horizons musicaux, naviguant de la musique baroque au heavy métal. La sensibilité de leur jeu laisse émerger des parfums du folklore morave.

 

On écoute d'abord la Suave Melodia, de Falconieri, une mélodie très populaire en Italie...

Puis, Ondřej Jaluvka interprète et mime une chanson moldave : l'amour y est comparé à une fleuve qui passe, s'écoule...

La passacaille qui suit est l'oeuvre d'un compositeur Tchèque...

 

On est ébloui encore par un air de Nicola Mattéis, compositeur napolitain du 17ème siècle...

 

Une douce musique aussi avec un air de Merula, compositeur italien du 17ème siècle...

 

Enfin, un air célèbre : Se l´aura spira de Frescobaldi... une fillette improvise alors une chorégraphie emplie de fraîcheur sur cette musique...

 

La douceur du luth ! Sa beauté sonore brillante et délicate ! Un enchantement !

 

"Apparu en Perse et en Egypte, le luth est sans doute le plus beau cadeau que la civilisation islamique ait fait à l'Occident chrétien... Peu puissant, apaisant, intimiste, ses vertus sont légendaires : dans la Bible, David en joue pour soulager le roi Saül qui souffre de dépression...", écrit le journaliste Emmanuel Tresmontant, dans un article paru sur Marianne.

 

"L'instrument charme également par son apparence : une caisse de résonance en forme de poire, sa table souvent ornée d'une rosace sculptée, le manche strié de fines tiges d'ivoire incrusté.", commente encore le journaliste.

"Sacré "roi des instruments à cordes pincées", c'est le plus représenté par les peintres italiens (Le Caravage), français (Georges de La Tour), espagnols (Vélasquez) et flamands (Vermeer)."

 

 

 

 

https://lepoissonreveur.typepad.com/le_poisson_reveur/2009/09/insaisissable-et-fascinant-nicola-matteis.html

 

 

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25 juillet 2022 1 25 /07 /juillet /2022 10:10
Ukraine : la guerre de la faim...

 

Affamer l'ennemi : une technique de guerre bien connue et très ancienne... Le terme Holodomor qu'on peut traduire par "extermination par la faim" désigne la grande famine qui eut lieu en RSS d'Ukraine, en 1932 et 1933, et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 2,61 et 5 millions de morts.

 

Ainsi, la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine affecte bien sûr l'agriculture de ce pays : les paysans et leurs activités sont fortement impactés par la guerre.

 

"La moisson se fait  au rythme des tirs d'artillerie... Pour les agriculteurs du Donbass, la course contre la montre a commencé : la ligne de front et les forces russes sont à moins de dix kilomètres...

Un agriculteur du Donbass, Volodymyr a mis sa famille à l'abri, mais hors de question d'abandonner ses terres natales.

 

"Les combats se rapprochent et le blé est menacé, il faut absolument sauver la récolte, même si, après, elle reste bloquée dans les ports. C'est moi qui ai semé, j'ai passé beaucoup de temps dans ce champ... je ne veux pas que tout soit perdu." déclare avec détermination et courage ce paysan.

Une récolte qui sera mise à l'abri, loin du front dans l'objectif d'être vendue sur les marchés ukrainiens et européens...

 

Soudain, deux avions de chasse ukrainiens tournoient au dessus du champ : ils mènent des attaques ciblées sur les positions russes les plus proches. Chaque camp maintient la pression sur l'autre...

Les agriculteurs qui ont appris à slalomer entre les débris de missiles ont intégré la peur dans leur quotidien...

"Regardez ! Ici, 220 hectares ont été brûlés : ce sont les Russes qui brûlent nos terres, notre blé.", dénonce un autre agriculteur de la région.

Comme de nombreux paysans, il accuse les forces russes d'incendier volontairement les champs de céréales : "Ils veulent détruire notre agriculture et provoquer la famine, en Ukraine et partout, c'est pour cela qu'il faut qu'on fasse vite pour récolter. Faites attention, il y a des munitions qui n'ont pas explosé là-bas."

 

Devant les champs et les fermes, le ballet des véhicules militaires et des soldats ukrainiens qui sont établis dans le secteur...

Les agriculteurs se retrouvent bien malgré eux en première ligne...

Un éleveur le paye au prix fort.

"Avant la guerre, j'avais 1300 bêtes et maintenant regardez : tout est vide, une grande partie de ma ferme est à l'abandon...", déplore-t-il.

Le mois dernier, deux roquettes ont touché l'une de ses installations : 38 vaches sont mortes. Il a préféré vendre l'essentiel de son troupeau pour le protéger.

"C'est terrible, j'ai perdu des bêtes, j'ai dû renvoyer 40 employés, il nous a fallu des années pour constituer un tel cheptel, pour le développer, pour construire cette ferme."

 

Malgré les détonations et les risques, une vingtaine d'employés continuent de venir chaque matin effectuer des gestes routinier qui rassurent. Pas le choix, disent-ils, la population qui est restée compte sur eux pour les fournir en lait et en viande.

Victoria, fidèle employée depuis 12 ans entend bien rester tant que c'est possible.

"J'ai besoin de ce travail : c'est dur de garder son emploi en ce moment, tous les jours, vous êtes réveillé par les explosions. Vous espérez que cela va s'arrêter, mais cela ne s'arrête pas."

 

Les forces russes se rapprochent des grandes villes du Donbass qu'elles convoitent.

L'armée ukrainienne s'attend à une intensification des combats dans les jours à venir, les agriculteurs le savent bien : ils sont en sursis..."

 

Dès lors, la faim, la famine guettent : comment espérer se nourrir quand des bombes tombent sur les champs et les cultures ? Comment espérer survivre ?

Un accord a bien été signé entre l'Ukraine et la Russie pour reprendre les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire, alors que les céréales sont devenues une véritable arme diplomatique dans le conflit qui oppose Kiev et Moscou.

Mais cet accord sera-t-il respecté par les Russes ? C'est peu probable... Encore des mensonges, de fausses promesses de la part du Kremlin... Après avoir nié être à l'origine de frappes sur Odessa, Moscou a finalement reconnu avoir visé et détruit des infrastructures militaires dans ce port.

 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-recolter-en-urgence-pour-sauver-la-production-agricole_5270479.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/guerre-en-ukraine-laccord-sur-le-ble-avec-la-russie-ne-resout-pas-la-crise-alimentaire_fr_62da9915e4b000da23ff2c10

 

https://www.lepoint.fr/monde/guerre-en-ukraine-moscou-justifie-les-frappes-sur-odessa-24-07-2022-2484205_24.php

Ukraine : la guerre de la faim...
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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 10:49
Le cadeau de Donald Trump : remise en cause du droit à l'avortement...

 

La très conservatrice Cour suprême des États-Unis a enterré un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n'avait jamais été accepté par la droite religieuse.

 

Concrètement, la Cour suprême n’a pas annulé le droit à l’avortement, mais a renvoyé aux États la charge de légiférer sur le sujet. Certains d’entre eux, comme le Missouri, ont d’ailleurs annoncé quelques minutes après l’arrêt de la Cour suprême l’interdiction des interruptions volontaires de grossesse. 

Quelle régression ! 

C'est là une scandaleuse remise en cause du droit à l'avortement : les femmes se sont battues longtemps pour obtenir ce droit.

 

Nos mères ont connu cette époque où l'avortement était réprimé, condamné par un monde d'hommes qui s'appliquaient à ignorer les souffrances des femmes.

 

Je sais la vie des femmes d'autrefois : contraintes à des avortements clandestins qui mettaient leur vie en danger... Celles qui désiraient se faire avorter faisaient appel à des femmes surnommées "les faiseuses d'anges", parmi lesquelles les "tricoteuses", célèbres pour leurs aiguilles à tricoter, qu'elles utilisaient pour percer la poche des eaux ou ouvrir le col de l'utérus, et entraîner une fausse-couche.

 

L'IVG, ce fut en France le combat de Simone Veil...

C'est elle qui, en 1974, a permis l'adoption de la loi sur la légalisation de l'IVG, c'est elle qui a su transformer la vie des femmes, leur donner des droits essentiels, en un temps où ces droits leur étaient refusés, dans une société rigide et sclérosée.

Dans un temps aujourd'hui révolu, les femmes avortaient clandestinement, dans des conditions sanitaires déplorables, des femmes qui étaient désignées à la vindicte populaire comme des meurtrières...

 

La Cour suprême a ainsi rendu la liberté aux 50 États américains d'interdire l'avortement sur leur sol et une moitié devrait s'en saisir à plus ou moins long terme. 

 

Donal Trump a laissé là son empreinte. En quatre ans, Donald Trump a nommé un tiers des neuf juges de cette juridiction, qui joue un rôle essentiel dans la vie des citoyens américains. Un rapport de force permettant, aujourd’hui, à la Cour de mener son projet de suppression du droit à l’avortement, qui renvoie à chaque Etat la possibilité d’adopter sa loi.

 

Cette décision pourrait même avoir des effets en cascade sur le droit à la contraception.

L'intégrisme religieux fait ainsi un retour dangereux dans un pays moderne comme les Etats-Unis.

 

C'est particulièrement inquiétant !

Cet événement nous rappelle que, même en France, des droits fondamentaux acquis de haute lutte, comme l’a été le droit à l’avortement en 1975  restent fragiles et peuvent être remis en cause à tout moment.    

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/carte-avortement-aux-etats-unis-voici-les-etats-ou-l-ivg-est-desormais-totalement-interdite_5220367.html

 

Le cadeau de Donald Trump : remise en cause du droit à l'avortement...
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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 11:40
Farce romaine : un carambolage sur la Via Domitia...

 

Des étincelles sur la Via Domitia ! Lorsque le chariot d'une gauloise forte en gueule est percuté par le char d'un Romain bellâtre et arrogant, genre play-boy attardé, avec lunettes noires et écharpe blanche, cela fait forcément des étincelles !

Un spectacle savoureux qui mêle humour et  culture, un spectacle présenté à Nîmes, lors des Journées Romaines... une farce antique modernisée, éclats de rires et bonne humeur garantis !

 

Les personnages : Un présentateur ayant un défaut d’élocution. Une chauffeuse routière gauloise.
Un Romain à l’Italienne...


Sur une route, quelque part entre Italie et Espagne… Cette farce confronte deux façons de conduire : deux cultures qui se rencontrent et se confrontent, deux visions du monde !
 Tout commence donc par un accident de la route, un carambolage sur la Via Domitia...

 

Un spectacle haut en couleurs, avec peu de moyens, quelques accessoires seulement... une cithare, deux chaises...

Des dialogues amusants, savoureux ! Un bon moment de détente sur la Via Domitia...

 

Au son d'une cithare, un présentateur annonce le sujet de cette farce romaine : 

"A présent, empruntons la Via Domitia, cet axe routier aménagé dès 121 avant J C que nous ne connaissons pas encore...

Très usitée et très entretenue du delta du Rhône à la Narbonnaise, elle s'étire jusqu'en Espagne... osons nous arrêter pour de petites pauses régulières et méritées sur les aires de relaxes prévues à cet effet.

Faisons y boire les bêtes de trait, de chars rapides, restaurons y nous de délicieux haricots aux lards ou de brochettes de cochleas, des escargots ! mmm !"

 

Une simple chaise pour figurer un chariot conduit par une gauloise...

Et sur l'air célèbre de Nationale 7 :

"Via Domitiète, faut la prendre qu'on aille à Rome ou à Sète ! Allez ! C'est une route pour faire les sesterces ! On est heureux via Domitiète ! La la la la !"

 

Et voici qu'un char romain vient heurter la carriole de la Gauloise !

"-Et alors, jamais tu regardes la signalétique dans ton cisium à deux roues, là !" s'exclame la Gauloise...

"-Et tu pouvais pas le ranger ton arrière train de quatre roues ?! " rétorque le Romain.

"-Mais, c'est marqué ! Portion de route de trois passus ! Si tu sais pas lire le romain !"

"-Ah si c'était moi qui le dictais, le code de la Via, tu ne roulerais même pas sur une portion de trois passus ! Va donc, eh, cochlea !" 

"-Va donc eh cucurbita !

"-Eh même j'interdirais les raeda,  à 4 roues, tiré par  8 à 10 chevaux et même les carruca à deux roues et quatre chevaux, à dégager sur les pistes de détresse !"

 

Un dialogue savoureux ponctué d'insultes à la romaine : 

-"Tête de brassica !

-"La Via est à tous ceux qui la pratiquent", argumente la Gauloise.

-"Il ne faut pas mélanger les peniculum et les mappa !" rétorque le Romain.

-"Quoi ! Les torchons et les serviettes ! Mais mon engin n'est pas un torchon !

 

Comique de mots, comique de gestes, comique de situation, de caractère, toute la panoplie du registre comique dans cette petite farce burlesque ! Sans oublier la saveur des mots latins qui ponctuent le dialogue !

 

"L'écriture du spectacle est conçue pour un jeu moderne, se rapprochant du théâtre de cabaret, critique et pamphlétaire, accumulant humour, gags et effets comiques, tant dans les jeux de mots que dans les effets visuels.

Le principe dégagé des saynètes en duo de personnages "marqués" permet de traiter dans une action courte plusieurs éléments d'histoire passée ou présente, en superposition ou non.

On reste attaché de ce fait et malgré la densité du texte à la "petite" histoire (le conte) pour mieux appréhender la "grande." "

 

Un spectacle en plein air qui renoue avec l'ancienne tradition du théâtre... Bravo aux acteurs et concepteurs de cette amusante farce romaine !

Un spectacle de la Compagnie Le Rouge et le Vert...

 

"Valérie Barral et Thierry Paillard ont choisi la forme du théâtre pauvre aux accessoires minimalistes, peut-on dire symboliques, aux costumes pas romains pour un sou ni gaulois d’ailleurs pour un sesterce.

Dans leur style propre de jeu et de mise en scène, ils mélangent à loisir, comparent, mettent en miroir, tant en filigrane que de matière soulignée, des situations et des personnages atypiques choisis et représentatifs d’hier comme d’aujourd’hui."

"Ces farces humoristiques réinterprètent avec les codes de notre temps, les comédies satiriques chères à Plaute et Térence tout en se référant au théâtre de tréteaux minimaliste du Bas-Empire…

En mettant en scène des personnages atypiques où les anachronismes répondent aux références historiques, ces saynètes apportent un éclairage singulier sur cette histoire vieille de plus de 2.000 ans."

sur un texte de Thierry Paillard
et des recherches de Valérie Barral

 


 

 

https://www.compagnielerougeetlevert.com/farces-romaines

 

https://www.compagnielerougeetlevert.com/_files/ugd/faeeba_db98020133ba4da1b9bd7bb8780b70b4.p

 

 

 

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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 11:41
Conseil national de la refondation : encore une provocation d'Emmanuel Macron !

 

Dans un entretien donné à la presse quotidienne régionale, publié vendredi, le président a annoncé vouloir réunir un "Conseil national de la refondation" pour répondre à cinq objectifs de son quinquennat.

Une forme de "provocation" cette "référence par un acronyme au Conseil national de la Résistance" ! Le CNR "a créé des droits, des améliorations qui sont toujours en vigueur."

 

Cette institution, fondée par Jean Moulin en 1943, a adopté en 1944 un programme pour relever la France anéantie par l'occupation nazie, programme qui dessinait notamment les contours de l'État-providence.

Pourquoi cette analogie assumée, de la part du chef de l'État ? "Nous vivons un temps comparable, dit-il dans son interview. Nous sommes dans une ère historique qui impose des changements profonds."

 

Quelle prétention et quel leurre !

Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT chargée des retraites et de la protection sociale, parle même "d’une nouvelle usine à gaz". "Le Conseil national de la Résistance a créé la Sécurité sociale, et Monsieur Macron veut la détruire et détruire les droits à la retraite", ironise-t-elle et elle affirme que la CGT défendra coûte que coûte le retour de la retraite à 60 ans.

 

De fait, le CNR  a créé des droits et Emmanuel Macron s'attache à les détricoter !

Notamment, avec le recul prévu de l'âge de la retraite à 65 ans, une réforme qu'il se propose d'engager dès 2023.

C'est une régression pour de nombreux salariés qui travaillent dans des conditions difficiles : on songe aux soignants, aux enseignants, à tous ceux qui exercent des métiers pénibles : les maçons, les déménageurs, les travailleurs de nuit, etc.

Une régression pour les plus fragiles : on justifie encore la chose par l'augmentation de l'espérance de vie, en oubliant que celle-ci n'évolue pas de manière similaire pour tout le monde.

 

Appliquant cette logique : les gens vivent plus longtemps, ils doivent travailler plus longtemps, Emmanuel Macron ne tient pas compte de la santé effective des gens : l’espérance de vie en bonne santé à la naissance, c’est-à-dire sans limitation pour accomplir ses activités quotidiennes, s’élève à 64,1 ans pour les femmes et 62,7 ans pour les hommes.

Après 65 ans, peu de gens n'ont aucun problème de santé.

 

Alors, avec cette référence au Conseil national de la Résistance, Emmanuel Macron fait dans la communication et même une certaine provocation.

Encore de la communication quand le président évoque les difficultés de l'hôpital et des soignants :  le Président veut demander un rapport, "une mission flash" sur l’état des urgences à l’hôpital public, comme si ce problème n'était pas ancien !

 

Communiquer, c'est bien. Agir, c'est beaucoup mieux !

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-cnr-l-etrange-inspiration-d-emmanuel-macron-07-06-2022-2478523_2134.php

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/conseil-national-de-la-refondation-la-reference-au-conseil-national-de-la-resistance-est-une-provocation-reagit-catherine-perret-de-la-cgt_5176771.html

 

 

 

 

Conseil national de la refondation : encore une provocation d'Emmanuel Macron !
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5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 10:42
Promenades dans Nîmes...

 

Une exposition d'aquarelles pour une jolie promenade dans la ville de Nîmes...

 

Une exposition pour découvrir ou redécouvrir les monuments, et les lieux les plus emblématiques de celle qu'on appelle la petite Rome...

 

On remonte bien sûr aux origines de l'antique cité avec la source autour de laquelle s'est bâtie Nemausus...

 

A Nîmes, "c'est aussi un palmier qui, comme dans un désert, signale la source originelle..."

 

L'eau ! La vie ! Le mouvement, la fluidité, la transparence, la douce musique, les murmures de l'eau ! On est comme ébloui par ses teintes moirées et nuancées de bleu !

 

Et puis, la promenade le long du canal, ses arches en volutes si harmonieuses avec  les reflets et la présence bienveillante de l'eau...

 

Le temple de pierres, la Maison Carrée, nous séduit  par ses lignes épurées, son architecture d'un autre temps, ses teintes lumineuses !

 

Un autre temple dédié peut-être à la déesse Diane dans les Jardins de La Fontaine, un lieu mystérieux, un édifice qui faisait partie de l'Augusteum, cet ensemble majestueux voué au culte impérial.

 

Autre lieu antique : la Tour Magne qui domine la ville, "on a attribué l'origine de la Tour à toutes les fonctions, même celle d'un phare, à une époque lointaine où la mer aurait été plus près de la ville..."

 

Et bien sûr, les places de la ville : place du Chapitre, du marché, place de l'Horloge, place d'Assas et encore, partout la présence de l'eau, avec des fontaines, des bassins, des jets d'eau, des cascades...

 

L'eau encore ! avec le lavoir du Puits Couchoux : on utilisait autrefois des puits publics quand la ville n'était pas alimentée en eau courante... un lavoir avec sa magnifique charpente de bois, sa fresque des lavandières.

 

Enfin, l'imposante architecture des Arènes au centre de la ville : l'amphithéâtre romain,  un des plus beaux et des mieux conservés au monde...

 

Jean-Louis Pagès, l'architecte voyageur, nous transporte ainsi dans un univers imagé associé à des textes personnels, à travers des aquarelles originales.

 

Une magnifique exposition d'aquarelles, qui invite au rêve, à la poésie, vue au Carré d'Art de Nîmes...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 10:15
La musique dans la Rome antique...

 

A l'occasion des Journées Romaines à Nîmes, on pouvait s'initier à la musique romaine...

Les différents instruments de la Rome antique étaient présentés par une Italienne qui en faisait la démonstration...

A commencer par la lyre romaine : une carapace de tortue pour caisse de résonance, des cordes faites de boyaux, un instrument très ancien...

L'invention de la lyre remonte, en fait, à l'antiquité grecque et fait partie du mythe de la naissance du dieu Hermès. 

 

Voici des extraits des Hymnes homériques : à Hermès.

« Il [Hermès] rencontra une tortue et s'en empara. Elle était à l'entrée de la grotte, se traînant à pas lents et paissant les fleurs de la prairie (...) Hermès dit : « Salut aimable produit de la nature, toi qui peux devenir un instrument mélodieux, âme de la danse, compagne des festins, tu me combles de joie en m'apparaissant ; tortue qui vis sur les montagnes, charmant joujou, écaille bigarrée, d'où viens-tu ? (...) Je ne te mépriserai pas, tu seras l'origine de ma fortune (...) Si tu meurs, tu rendras des sons harmonieux. (...) » Il arracha ainsi la vie de la tortue des montagnes. »

Hermès utilisa la carapace de la tortue comme caisse de résonance à sa lyre. Ensuite, il continua avec divers matériaux naturels :

« Hermès accomplit cette œuvre avec la rapidité de la parole. Il coupe des roseaux de bonne taille et leur fait traverser le dos de la tortue à l'écaille de pierre. Tout autour, il tend avec habileté, une peau de bœuf. Il y adapte un manche, sur lequel il enfonce des chevilles. Puis il y joint 7 cordes harmonieuses de boyaux de brebis. »

 

Le tambour ou le tympanum, quant à lui, est un instrument à percussion typique dans toutes les cultures du monde, et en Grèce, cet instrument était utilisé seulement par les femmes. Elles jouaient de cet instrument surtout pendant les cérémonies religieuses, comme par exemple les fêtes de Bacchus ou pendant la fête dédiée à la déesse Athéna à Athènes.

L’instrument était composé d’une pièce circulaire en bois et les deux faces étaient complétées par une couche de peau (généralement du mouton ou du bœuf) liée par du cordage sur tout le contour du cercle. L’instrument pouvait également être accompagné de petites cloches sur les côtés afin de produire deux sons différents.

La joueuse de tambour tenait le tympanum de la main gauche et frappait avec sa main droite sur la partie en peau. 

 

Le sistre (du latin "sistrum", lui-même issu du grec "σεῖστρον seistron") est un instrument de musique de la famille des percussions constitué d'un cadre dans lequel sont enfilées des coques de fruits, des coquilles ou des rondelles métalliques qui s'entrechoquent.

 Lorsqu'on secoue l'instrument, les petits anneaux ou bagues de métal fin enfilées sur les tringles peuvent tinter en s'entrechoquant. Dans le cas du sistre d'époque hellénistique et romaine, ce sont les tringles qui choquent l'arc directement en coulissant.

Le nom vient du verbe grec "σείω, seio, secouer", et le mot "σείστρον, seistron", désigne un objet que l'on secoue.

Le sistre était un instrument sacré de l'Égypte ancienne. Peut-être venu du culte de Bat, il était utilisé lors des danses et des cérémonies religieuses, particulièrement celles dédiées à la déesse Hathor, la forme en U de la poignée et du bâti de l'instrument rappelant l'effigie de cette vache divinisée. C'était un instrument sacré uniquement joué par les prêtresses. On faisait retentir des sistres pour conjurer les crues du Nil...

 

Enfin, l’aulos est un instrument à vent très utilisé durant toute l'Antiquité au cours de rites religieux et sociaux. Appelé "aulos" dans la Grèce antique et "tibia" dans la Rome antique, c'est un instrument à anche battante, simple ou double, composé principalement d'un tuyau percé de trous, joué le plus souvent par paire (ce qui lui a valu d'être décrit comme « flûte double », ce qui est totalement erroné). À partir du ier siècle de notre ère, les Romains lui apportent quelques innovations techniques.

Le joueur d'aulos, appelé "aulète" (en latin "tibicen"), avait un rôle central dans les sacrifices. Il était une des grandes vedettes des Jeux panhelléniques et détenait le rôle de chef dans "l'orchestre" antique.

 

On le voit : dans le domaine musical, les Romains ont beaucoup emprunté aux Grecs et aux Egyptiens...

 

 

 

Photos et vidéos : rosemar

Le sistre...

Le sistre...

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 11:02
Les journées romaines : le fort des légionnaires...

 

Pour quelques jours, du 4 au 8 mai 2022, la ville de Nîmes est redevenue Nemausus, ville romaine...

De multiples spectacles, reconstitutions, animations se sont déroulés dans la Rome française...

Cette année, l'empereur Hadrien était mis à l'honneur avec un grand spectacle dans l'amphithéâtre de la cité : Hadrien et la guerre des Pictes, une grande fresque mise en scène par l'historien Eric Teyssier... combats de gladiateurs, course de chevaux, reconstitution de la guerre contre les Pictes...

 

Un fort de légionnaires a même été reconstitué, tout près des Jardins de la Fontaine, au coeur de la cité antique...

Pendant plusieurs jours, des ouvriers ont bâti ce fort selon un savoir faire d'antan, avec des rondins de bois, à l'intérieur, des tentes ont été installées, l'occasion de découvrir différents aspects de la vie dans la Rome antique...

 

Avec une cinquantaine de légionnaires constamment présents, ce fort a proposé des démonstrations et a permis de comprendre comment se déroulait la vie quotidienne du temps des romains. Forge, fabrication du pain, stratégie militaire, construction… Tout était expliqué sous forme de jeux et d’ateliers.

 

Des passionnés sont venus d'Italie pour transmettre leur savoir... des échoppes, des stands pour découvrir la vie romaine...

 

Démonstrations de manoeuvres militaires, découverte des stratégies et des techniques de combats de l'époque, apprentissage de la forge ou encore participation à différents ateliers libres, les stands disponibles permettaient de se glisser dans la peau d'un soldat romain...

 

Ateliers sur l'architecture, la cotte de mailles, la mosaïque, le travail du cuir, les jeux, le tissage, les bijoux, la fabrication de bracelets, des ateliers d'écriture, musique, sculpture,  cosmétique, et même un atelier de magie noire...

Les enfants ont ainsi pu s'initier à toutes ces techniques du passé auprès de spécialistes...

Des cours d'histoire vivante, en direct...

 

Un des ateliers permettait de fabriquer des sandales romaines, des caligae :  des sandales lacées, faites de lanières de cuir, portées par les soldats romains. Elles sont munies d'une épaisse semelle de cuir lourdement ferrée de clous pointus pour éviter de glisser.

 

Ce fort a attiré un public nombreux : les participants répondaient aux questions des visiteurs curieux de s'informer sur l'antiquité romaine...

Une taverne romaine permettait aussi de boire de l'hydromel, de goûter des fruits secs...

 

Une belle initiative de la municipalité de Nîmes... un moment convivial, ludique, éducatif dans une ambiance chaleureuse...

 

 

 

 

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 11:33
Toute la beauté d'un papyrus égyptien...


Les papyrus sont simples roseaux entrelacés, matière brute et naturelle dont on perçoit les tiges ligneuses, où l'artiste a dessiné le monde, des figures humaines ou divines, aux coiffures somptueuses, aux robes d'apparat, aux lourds colliers, aux visages sereins et empreints de beauté, leurs dessins stylisés nous font rêver.

 

Sur un de ces magnifiques papyrus, on peut voir Nefertari et Isis main dans la main, impérieuses beautés de l'Egypte d'autrefois, aux traits harmonieux. Des hiéroglyphes sacrés couronnent l'ensemble, écritures qui font songer aussi à des tableaux, cernés de noir, cartouches colorés aux figures d'oiseaux, de serpent, d'oeil magique, vautours, haches, bouches, couteaux, scribes, sabres, hiboux, bras, signes mystérieux qui se superposent, aux couleurs infinies...

 

On a retrouvé cette oeuvre d'art dans une des tombes de la vallée des rois, celle de Néfertari, épouse royale préférée de Ramsès II.

 

Cette scène montre la déesse Isis qui tient la main de la reine pour la guider dans l’autre monde. Dans sa main gauche, elle a le sceptre OUAS, le bâton de vie, indispensable pour ce voyage dans l'au-delà : c'est le nom du sceptre royal dans l’Égypte antique. À l'origine, il s’agissait d’un bâton à l'extrémité fourchue, destiné à capturer les serpents. Il représente la puissance divine que les dieux transmettent à pharaon comme insigne de son pouvoir... La reine porte un collier pectoral et sur sa perruque, on voit un vautour aux ailes déployées : Nekhbet est la déesse vautour protectrice des pharaons.

 

Au dessus on peut admirer une couronne ATEF constituée de deux plumes d'autruche. Un disque solaire est à la base et au centre de ces plumes. Isis, la déesse protectrice et salvatrice de la mythologie égyptienne est coiffée d'une paire de cornes enserrant le disque solaire qui sont aussi les attributs d'Hathor, la déesse de l'amour, la beauté, la musique, la maternité et de la joie...

 


La souveraine est alors guidée par Isis auprès du Dieu Khepri dont la tête est représentée par un scarabée noir : Khepri symbolise la renaissance de la lumière. Le dieu scarabée est associé, dans l'Egypte ancienne, au soleil qui renaît chaque jour : le scarabée stercoraire naît d'une boule d'excrément, s'en nourrit. La forme circulaire de la boule rappelle bien sûr le soleil.

 

Que de beauté, que d'harmonie de couleurs dans ces peintures ! La robe d'un blanc immaculé de Néfertari contraste avec la robe colorée d'Isis : un ton de rose profond parsemé de motifs blancs et noirs, on ne peut qu'admirer la chevelure sombre et somptueuse des deux jeunes femmes, l'oeil bien dessiné et immense. Les coiffures d'or rehaussent l'ensemble et traduisent la richesse, l'opulence de la cour égyptienne.

 

Les visages aux traits harmonieux permettent d'associer les deux personnages, la déesse et la reine : ainsi l'épouse de Ramsès II apparaît, à l'instar d'une déesse, comme une beauté idéale.

 

Ce papyrus venu du fond des âges aux couleurs éclatantes, aux dessins stylisés attire irrésistiblement le regard comme de nombreux autres papyrus de l'époque. Les motifs somptueux, la majesté, la beauté rayonnante des personnages nous séduisent.

 

 

 

 

 


 

Toute la beauté d'un papyrus égyptien...
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