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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 09:33
La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...

 

Non, ce n'est pas une histoire belge, ce n'est pas une blague belge... on annonce la fin des "Journées du patrimoine" à Bruxelles, en Belgique. Pas l’événement en tant que tel, mais sa dénomination !

Le terme "patrimoine" étant jugé sexiste, voire peu inclusif, les autorités bruxelloises, notamment le secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme et du Patrimoine, Pascal Smet, et l’administration ont décidé de les rebaptiser "Heritage Days", rapporte le média francophone La Libre , mercredi 18 août.

L’appellation "patrimoine" renvoie, en effet, à l’héritage transmis par le père, selon le secrétaire d’État, le mot patrimoine venant du latin "pater", "le père".

 

Mais, au nom de l'inclusion, à quelles dérives se livre-t-on ?

Faudrait-il ne plus utiliser aussi les mots "patrie, expatrier, rapatrier, patronyme" ?

 

Que dire aussi de l'emploi d'une expression anglaise "Heritage Days" pour remplacer le joli mot venu du latin "patrimoine" ?

Faut-il renier notre histoire, notre langue, notre culture ?

Alors que la langue anglaise s'impose toujours un peu plus sur internet, alors qu'elle se fait de plus en plus présente sur les affiches, dans le langage publicitaire, il faut refuser ces intrusions.

 

On assiste à une véritable invasion de la langue anglaise sur internet : les publicitaires ont constamment recours à des termes venus d'outre-Manche...

"French days, it-shoes, slingback, fashion news, sense of seduction, battle de look, sun is back, c'est le moment de shopper..." j'en passe et des meilleures...

 

Quelle est cette mode stupide à laquelle les gens se conforment ?

Notre chef de l'état lui-même, Emmanuel Macon a volontiers recours à des termes anglais.

 

Avec la crise du coronavirus, on a vu  aussi se développer et se multiplier nombre d'anglicismes...

Avant l'épidémie, nous n'avions jamais entendu ce terme "cluster" utilisé dans le jargon scientifique. Les hommes politiques l'ont rapidement adopté.

Les mots "care", "tracking" sont aussi à la mode...

 

Quant à la mode "inclusive", à la culture victimaire, elle envahit aussi tous les secteurs de la société : l'orthographe devrait être plus inclusive, nous dit-on ..."le racisme dominerait dans l'art, l'école, la musique classique, trop blanche et inadaptée à la diversité ethnique...", comme l'écrit Pascal Bruckner.

Un pur délire !

"Voir du racisme ou du sexisme partout, c'est vivre dans un univers paranoïaque", comme l'écrit fort justement le politologue Pierre-André Taguieff.

 

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/europe/belgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptiseesbelgique-pas-assez-inclusives-les-journees-du-patrimoine-rebaptisees-19-08-2021-2439494_2626.php

La fin des "journées du patrimoine" en Belgique...
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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 08:12
Compositrices, autrices, musiciennes : autres chemins...

 

A portée de notes : "Compositrices, autrices, musiciennes : autres chemins" avec Marc Simon...

Une conférence passionnante de Marc Simon nous faisait découvrir toutes ces femmes de l'ombre, compositrices, autrices, musiciennes souvent méconnues.

 

"Dans tous les arts, les femmes ont suivi leur propre chemin, souvent empêchées par les normes sociales et négligées par les institutions (masculines à outrance), au-delà de remarquables exceptions (l’allemande Hildegarde Von Bingen au XII°, la française Elisabeth Jacquet et l’italienne Barbara Strozzi au XVII°…), de Clara Schumann à Brigitte Fontaine en passant par Lakshmi Shankar et Billie Holiday."

 

Quelle est donc la proportion d'artistes féminines ? telle est la question posée par Marc Simon au début de sa conférence. En fait, elles sont nombreuses depuis les siècles passés, mais on n'en parle pas ou si peu : la moitié de l'humanité a produit des oeuvres, mais on ne la connaît pas.

Ces messieurs occupent toute la place !

Dès l'antiquité, la sphère du privé revient au féminin, la sphère du public est dévolue aux hommes.

Les hommes se sont organisés pour que les femmes n'aient pas droit à la parole.

 

Ainsi, on a longtemps méconnu une héroïne du 12 ème siècle : Hildegarde Von Bingen, une religieuse à la carrière artistique exceptionnelle...

Elle disait qu'elle avait des visions, et par là même, elle s'est rapidement attiré des ennuis mais elle a réussi à défendre le bien fondé de ses visions, elle a acquis une autorité morale. Des princes, des rois la consultaient. Elle était intéressée par les soins de la nature, elle a même écrit un traité sur des plantes médicinales.

Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques, hymnes et séquences, une oeuvre remarquable de poésie.

 

Au Moyen-Age, les troubadours étaient des hommes, car c'était une vie qui ne convenait pas aux femmes.

Pourtant, Marie de France composa des lais : des poèmes, des contes consacrés à l'amour courtois, par exemple le lai de Bisclavret ou celui du chèvrefeuille.

Le lai du Bisclavret est particulièrement étrange et étonnant : une histoire de loup garou !

 

Dans la noblesse, les femmes étaient parfois éduquées à la musique : Marie Tudor jouait du virginal, ancêtre du clavecin.

Au XVI e siècle encore, Maddalena Casulana fut une compositrice, luthiste et chanteuse italienne de la fin de la Renaissance. Elle fut la première compositrice occidentale à avoir été publiée.

Les femmes qui composent étaient contraintes de s'entourer de précautions... Au XVIIe siècle, Barbara Strozzi composa des madrigaux. En  1644, elle publia sous son nom un livre de madrigaux : le livre est pourvu d'une dédicace adressée à la duchesse de Toscane Vittoria della Rovere, épouse du duc Ferdinand II de Médicis. Dans cette dédicace, Barbara Strozzi offre son premier opus à la duchesse, en la remerciant de l'aide affectionnée qu'elle lui a apportée. Elle affirme qu'elle se sent très téméraire, en tant que femme, de publier son œuvre, mais qu'elle sait que la grande dame lui assurera la protection nécessaire.

 

Sous Louis XIV, Elisabeth Jacquet s'illustra aussi dans la composition : son père était musicien, la jeune fille fut présentée à Louis XIV et devint la protégée de Mme de Montespan. Son mari était lui-même organiste du roi.

Elisabeth Jacquet a composé de très belles pièces inspirées de la mythologie : "Le sommeil d'Ulysse, La tempête".

Au XIXème siècle, Clara Schumann fut encore une remarquable compositrice : elle s'est beaucoup occupée de son mari qui avait une santé mentale fragile. Son père était professeur de piano. Elle se fiança secrètement avec Robert Schuman (son père n'était pas d'accord ). Elle eut 8 enfants.

Elle a commencé à composer très jeune : à 14 ans, elle composa son sabbat. Elle fit des tournées dans toute l'Europe. Son effacement du milieu de la composition est directement lié à sa condition de femme.

Confrontée aux tâches domestiques, elle dut s'occuper de huit enfants : un travail très prenant!

 

Fanny Mendelssohn, la soeur de Félix fut aussi une compositrice de talent au XIXème siècle : qui la connaît ?

 

Alma Mahler a composé des lieder. En épousant Gustav Mahler, il fut convenu qu'elle devait abandonner ses propres aspirations artistiques en musique et en peinture.

 

Dans le domaine de la chanson, les femmes étaient souvent des interprètes, des "enveloppes", elles n'écrivaient pas les chansons.

Piaf a pourtant écrit les textes de quelques chansons parmi lesquelles : La vie en rose, et souvent, on ne le sait pas.

 

Quoi qu'il en soit, une chanson est portée par son interprète : le compositeur produit mais il a besoin d'interprètes de talent.

 

Barbara, elle, fut à la fois autrice, compositrice, et interprète.

Brigitte Fontaine écrit des chansons originales, pleines de fantaisie et de drôlerie. Elle confie ses musiques à des compositeurs.

 

 

 

https://youtu.be/ExWvAJ29jKY

 

https://www.francemusique.fr/emissions/musicopolis/1644-barbara-strozzi-compose-le-premier-livre-de-madrigaux-op-1-73161

 

 

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 11:28
Une fleur solaire : l'immortelle...

 

 

Des parfums emplis de douceur, des feuillages aux teintes subtiles de vert tendre, des fleurs solaires, rayonnantes...

Une pure merveille de la nature ! Telle est l'immortelle, la fleur des dieux...

L'hélichryse, du grec ἑλίχρυσος, la fleur d'or a tous les atouts pour séduire...

 

Un reportage sur France 2 lui était consacré le dimanche 18 juillet...

"Direction la Corse pour une histoire de famille, de tradition et d'attachement à la terre, où l'on ne compte ni son temps, ni ses efforts.

Au coeur de la Balagne, il y a quelques semaines, la récolte d'une plante jaune, très convoitée, a eu lieu. Elle pousse dans le maquis et porte le nom d'immortelle. Certains la considèrent comme une fleur sacrée.

Les anciens l'utilisaient pour soigner un rhume ou cicatriser leurs blessures.

Aujourd'hui, son huile essentielle aux multiples vertus est très convoitée.

Noëlle, Milou, deux amies sont à la tête de l'une des plus anciennes entreprises d'huiles essentielles de Corse.

30 ans plus tard, leurs enfants ont suivi le même chemin, et cela, quel qu'en soit le prix.

 

On voit alors des femmes courbées, en train de couper des immortelles, avec une une simple serpe.

Au nord de la Corse, il existe une plante qui ressemble à un soleil : on l'appelle l'immortelle : Noëlle et Milou lui ont consacré leur vie, et leurs enfants ensuite.

D'aussi loin qu'on s'en souvienne, cette plante a soigné les habitants de l'île, et pour certains, elle réparerait même les âmes !

L'immortelle ne fleurit qu'en juin, alors, Noëlle et Milou ont seulement 4 semaines pour la récolter.

"Moi, je préfère la coupe à la main, ça agresse moins la plante, ça l'abîme moins, la coupe est plus régulière, si le dos suivait davantage, ce serait mieux...", déclare Noëlle.

Sa fille Lilla et Maria, la fille de Milou les ont rejointes à la cueillette, il y a deux ans.

"L'immortelle, moi je dirai que ça sent un peu le miel, il y en a qui disent que ça sent les épices..." nous dit Lilla.

 

On voit ces femmes faire des gros ballots de fleurs d'immortelles, dans des draps : 25 ou 30 kg le ballot.

Puis, les cueilleuses quittent le soleil brûlant du maquis pour la chaleur moite de leur distillerie.

Dans la cuve, on met environ 500 à 550 kg d'immortelles, et les 500 kg d'immortelles vont donner à peine une bouteille d'huile essentielle, une huile qui guérit toutes les blessures.

 

Certains racontent qu'elle soignerait même les bleus de l'âme.

Francesca, elle, a appris à connaître les plantes du maquis avec son père, berger. Francesca ne distille pas ses plantes, pour en extraire les vertus, elle les fait macérer dans de l'huile d'olive.

"Ce savoir là se perd, et il y a de moins en moins de personnes qui se soignent avec les plantes..." regrette Francesca.

 

Noëlle et Milou ont su aussi se moderniser : elles ont planté une vingtaine d'hectares de champs d'immortelles où la récolte peut se faire au tracteur. C'est Lysandre, le fils aîné de Noëlle qui s'en charge.

Les 3 enfants ont hérité de la passion des immortelles..."

 

 

"Le temps insulaire est décanté par les siècles, pour n'en garder que l'or. L'or du temps... où le passé et le présent sont mêlés, où nos ancêtres sont toujours présents et bienveillants. Gardiens de nos légendes, de nos contes, de nos croyances..."

 

Magnifique message où l'on décèle toute l'importance du passé : nous avons tous besoin d'être ancrés dans le passé, ce passé qui nous a construits, qui constitue notre histoire...

 

Pour mémoire :

 

L’huile essentielle d’immortelle est la plus conseillée pour soigner les hématomes causés par des chutes ou des blessures en tout genre. Le produit est également efficace contre la couperose, les vergetures et même les varicosités. C'est également une huile essentielle anti-inflammatoire.

 

Elle est célèbre pour ses effets anti-âges. D’une manière générale, l’huile essentielle d’immortelle peut être appliquée par hydrolat ou massage. 

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/19h-le-dimanche/20h30-le-dimanche-du-dimanche-18-juillet-2021_4687075.html

 

 

 

 

 

Une fleur solaire : l'immortelle...
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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 08:43
Une musique solaire...

 

Pour célébrer la fête de la musique...

"Tout est musique. La musique est partout, elle contient tout. Elle est dans le mouvement des arbres, dans la présence des oiseaux. Elle est dans la douceur d'un matin, dans le chant d'un ruisseau...", écrit Marie-Claire Le Guay, dans son ouvrage intitulé "La vie est plus belle en musique".

 

Encore un concert de jazz offert aux Nîmois, inspiré par la nature et le soleil, dans le cadre prestigieux des Jardins de la Fontaine, devant le temple de Diane...

 

Un décor somptueux, sous les tilleuls illuminés par les lumières des projecteurs, un temple vieux de 2000 ans, monument le plus romantique, et aussi le plus mystérieux de Nîmes, un édifice associé au culte impérial...

Les Nîmois l'ont baptisé à tort "temple de Diane". Il n'est probablement ni temple, ni consacré à Diane. On a longtemps pensé qu'il pouvait s'agir d'une bibliothèque, mais les archéologues penchent aujourd'hui davantage pour une salle de méditation où on accueillait les pèlerins, avant leur entrée dans le sanctuaire.

Ce bâtiment  était l’une des composantes du grand sanctuaire dédié à Nemausus et au culte impérial.

 

En tout cas, un lieu empli de charmes et d'histoire...

 

C'est dans ce cadre somptueux que Franck Nicolas a fait son retour sur scène, lors du Nîmes Métropole Jazz Festival. Le trompettiste compose une musique solaire : son inspiration lui vient de la nature, des planètes et du soleil.

 

Franck Nicolas expérimente ici une nouvelle façon d’aborder l’improvisation jazz guidée par les mouvements, les fulgurances et la puissance de la lumière solaire. 

Franck Nicolas, trompettiste, compositeur Guadeloupéen est un créateur à l’appétit insatiable.

Pour ce concert, le trompettiste était accompagné du lumineux Alain Jean-Marie au piano et du légendaire Reggie Washington aux lignes de contrebasse inspirées.

Un beau moment de détente, de bonheur sous les tilleuls des Jardins... 

 


" A New-York en 2002, Frank Nicolas crée le jazz-ka (mélange de jazz et de tambour traditionnel de Guadeloupe) au côté d’Alain Jean-Marie, Magic Malik, Jacques Schwarz-Bart, Lonnie Plaxico… En 2017, il invente le jazz-kalina (mix entre jazz et musique Kalina symbolisée par l’utilisation des coquillages caraïbes).

 

En 2020, il s’oriente vers un tout nouveau concept où se mêlent musique et spiritualité, "la Musique-Solaire". L’essence inspiratrice de cette musique provient de la nature, des planètes et du Soleil, source de vie de notre monde. La première expérience de cette musique s’est réalisée sur des standards de jazz au côté de Randy Weston et d’Alex Black en trio avec Franck Nicolas, lors d’une ultime tournée du pianiste de légende."

 

 

 

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 11:04
Un cygne aux plumes éclatantes illumine ces lieux...

 

Un cadre somptueux : un sanctuaire antique près d'une source, deux cercles de pierre, un double hémicycle de marbre près de la Fontaine, la présence de l'eau qui surgit d'un gouffre, des reflets lumineux...

 

 

Un cygne aux plumes éclatantes illumine ces lieux : silhouette gracile, ondoyante, robe soyeuse...

 

Quelle élégance ! Quelle splendeur !

 

 

Le soleil du printemps irise son plumage d'éclats resplendissants...

 

 

L'oiseau parcourt ces ondes sacrées avec tant de majesté et de grâce : il semble comme emporté par le miroir de l'eau...

 

 

Robe de nuées vaporeuses et légères, masque noir, col sinueux, le cygne souverain séduit tous les regards...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 08:34
Bien sûr, il faut commémorer !

 

Bien sûr, il faut commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon ! Il est important de se souvenir de notre histoire. Il ne faut pas réduire le personnage de Napoléon au seul rétablissement de l'esclavage...

Il faut regarder en face notre passé, en voir le côté obscur, et aussi les aspects positifs.

A cette occasion, on peut lire ou relire l'ouvrage de Dimitri Casali, "Napoléon sur le Divan".

Cet auteur était venu présenter son ouvrage, lors du Festival de la Biographie, à Nîmes.

Voici l'article que j'avais rédigé alors :

Une première psychanalyse de l’Empereur comme s’il s’allongeait sur le divan… avec toutes ses facettes : les plus obscures comme les plus lumineuses, bref l’homme comme vous ne l’avez jamais vu...

 

Dimitri Casali rappelle d'abord qu'il a été professeur d'histoire en Zone d'éducation prioritaire, pendant 10 ans :

"J'ai cette envie de transmettre l'histoire au plus grand nombre et surtout aux jeunes qui n'y ont pas accès.... vous savez, aujourd'hui, l'histoire tombe en désuétude... il y a une véritable répulsion que les moins de 18 ans éprouvent envers l'histoire, et mon âme de professeur d'histoire en ZEP est complètement scandalisé par ce fait...

 

J'ai écrit aussi de nombreux manuels scolaires, et ce livre "Napoléon sur le divan" présente ma façon d'apprendre l'histoire, c'est à dire comme disait Hérodote, l'histoire, c'est avant tout des histoires... c'est raconter des histoires..."

 

Dimitri Casali rappelle à l'occasion qu'il a été l'élève de Jean Tulard, le plus grand spécialiste napoléonien :

"Il a toujours su raconter l'histoire... Je me souviens de ses cours à la Sorbonne : c'était extraordinaire quand il nous faisait Robespierre, il n'hésitait pas à monter sur sa chaise et à déclamer les discours de Robespierre, d'une manière unique... et hélas, cette manière d'enseigner l'histoire part en lambeaux, a disparu aujourd'hui.

La plupart des historiens sont des spécialistes et l'histoire est devenue ennuyeuse et poussiéreuse."

 

"Comment écrit-on un ouvrage de vulgarisation ?", interroge alors le journaliste qui mène l'interview.

"Je suis un vulgarisateur dans le sens noble... le mot n'est pas très beau mais je le revendique et je l'accepte, parce qu'aujourd'hui, il faut savoir passer la transmission de notre histoire aux nouvelles générations."

"Napoléon était un insaisissable caméléon,  quel homme Napoléon était-il vraiment ? Était-il raciste ? Homophobe ? Mégalomane ? Pillard ? Islamophile ? Anglophobe ? Restaurateur de l'esclavage ?" 

"200 ans après sa mort, ce livre passe au crible toutes les facettes du personnage."

 

"Napoléon est le français le plus populaire au monde, encore aujourd'hui. Le seul pays où il n'est pas en odeur de sainteté, c'est la France, alors que les Chinois, les Coréens, les Américains sont fous de notre Napoléon... seule la France le boude.

76 000 livres ont été écrits depuis 1821 date de sa mort, un livre par jour !

C'est un personnage qui fascine le monde entier.

 

J'ai décidé d'écrire ce livre pour essayer de mieux le comprendre, de mieux le cerner, avec toutes ses faces sombres, tous ses défauts et il  en a beaucoup, mais aussi toutes ses faces lumineuses et géniales, et il en a beaucoup aussi.

Tous les grands hommes ont ainsi une face sombre et une face lumineuse."

Dimitri Casali évoque ensuite une scène drôle et rigolote : "Napoléon arrive à son mariage avec Joséphine à la mairie du 2ème arrondissement, il arrive avec 4 heures de retard, le maire s'est endormi, le chandelier est sur le point de s'éteindre, tout le monde en a marre, il arrive comme une furie, comme il est toujours extrêmement dynamique, il réveille tout le monde, il dit au maire : "Réveillez-vous, mon brave !"

Le maire sursaute, se réveille et va marier Napoléon.

Il s'est vieilli pour que sa femme Joséphine qui a 7 ans de plus que lui ne paraisse pas si vieille, il a rajeuni Joséphine dans l'acte de mariage et il s'est vieilli..."

Dimitri Casali évoque aussi le traumatisme de son divorce avec Joséphine, cette femme qu'il a tant aimée.

"Il a aimé deux femmes dans sa vie Joséphine et Marie Walewska, il a dû se séparer de Joséphine parce qu'elle ne pouvait pas lui donner l'héritier qu'il espérait tant. Il fallait absolument un héritier pour lui succéder sur le trône impérial.

Et, pendant longtemps, Joséphine a fait croire que c'était lui qui était stérile. Elle disait parfois : "Le sperme de l'empereur, c'est de l'eau." Elle avait cette formule assassine, pour essayer de conserver son rang d'impératrice.

Napoléon se laissait un peu embobiner par Joséphine, il a fini par le croire.

Mais, un beau jour d'octobre 1806, une de ses nombreuses maîtresses (car le pouvoir agit comme un aphrodisiaque... au début, Napoléon ne s'intéressait pas au sexe, et à la fin de sa vie, il était pratiquement obsédé par le sexe...) une de ses maîtresses Eléonore Denuelle lui a donné un fils, le comte Léon, c'est le fils de la chanson :

"Napoléon est mort à Sainte Hélène,
Son fils Léon lui a crevé l'bidon.
On l'a r'trouvé, assis sur une baleine,
En train d'bouffer les fils de son caleçon."

 

Il a compris alors qu'il n'était pas stérile et là, le sort de Joséphine fut scellé.

Napoléon fut bien sûr un grand génie militaire, mais ce qui compte le plus, ce sont les institutions qu'il va donner à la France, les institutions dont  la République va se saisir : le conseil d'état, les préfets, la légion d'honneur, le code du commerce, le code civil...

On ne réalise pas tout ce que Napoléon a apporté à l'Europe, à la France.

C'est aussi Napoléon III son neveu qui a instauré le droit de grève..."

Dimitri Casali rappelle enfin que l'iconographie qui accompagne son livre est capitale : il a utilisé des tableaux, des oeuvres de Picasso, de Salvador Dali, de Magritte, de Turner... Napoléon est ainsi le personnage le plus représenté dans les arts, après le Christ...

 

 

https://editions.flammarion.com/napoleon-sur-le-divan/9782081444690

 

 

 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 12:32
Réhabiliter l'OTIUM...

 

 

L'OTIUM, vous connaissez ? Comme l'indique la terminaison du mot, il s'agit d'un terme latin : l'otium désigne le loisir studieux et fécond, temps désintéressé et consacré à la quête de sens et de beauté.

 

Pour l'historien Jean-Miguel Pire, il convient de réhabiliter cette notion venue de l'antiquité, et plus particulièrement en temps de pandémie.

"L'otium, explique l'historien, est une forme de loisir inventée en Grèce antique, la skholè, qui a été popularisée sous l'Empire romain sous le nom d'otium. Si ce terme latin n'a pas d'équivalent direct en français, il décrit selon Jean-Miguel Pire un loisir fécond, studieux, au temps que l'on consacre à s'améliorer soi-même, à progresser pour accéder à une cohérence et à une compréhension du monde plus grandes."

 

Vive l'otium ! Il est propice à la curiosité, l'éveil, l'envie d'apprendre, de connaître, de comprendre, d'embrasser le monde...

"L'otium est fondamentalement désintéressé. Il est fécond, mais pas utile. Il n'est pas réductible à une utilité matérielle extérieure : son propre accomplissement est déjà un but en soi.", explique Jean-Miguel Pire.       

 

Bien sûr, il y a deux types de conditions à remplir pour s'adonner à l'otium :

"Les conditions matérielles : l'accès au loisir fécond n'est possible que dans la mesure où les tâches vitales et les besoins essentiels sont accomplis. 
Les conditions mentales : le désir et la disponibilité personnels, l'effort qu'il faut accomplir pour atteindre la fécondité de l'otium."

 

Mais évidemment au temps des jeux vidéos, de Twitter, des réseaux sociaux, l'otium n'est plus à la mode...

 

Comme le rappelle Jean-Miguel Pire, l'otium s'oppose au négoce : "negotium" en latin, qui est la négation de l'otium.

"Ainsi, le négoce, le marché, est formé dans son étymologie-même par la nécessité d'éliminer cette forme de loisir."

"La montée des valeurs du marché (utilité, performance, rapidité, rentabilité) correspond bien au déclin des valeurs de l'otium (lenteur, désintéressement, quête de sens). Le constat sémantique est que plus on a de négoce, moins on a d'otium." 

     

Ainsi, nos sociétés de marchandisation ne laissent plus de place à l'otium.

 

Réhabilitons l'otium antique : les Grecs et le Romains par delà les siècles nous transmettent une leçon de sagesse.

Utilisons nos loisirs pour nous cultiver, pour progresser en savoir et en sagesse...

Utilisons nos loisirs pour apprendre, nous épanouir, apprendre à jouer d'un instrument, apprendre une langue étrangère, apprendre le latin, le grec, observer la nature et ses splendeurs, comprendre le monde qui nous entoure, contribuer au bien commun, etc.

 

Avec un partage du travail, il serait sans doute possible pour tous de libérer du temps , et de retrouver l'otium antique.

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/affaire-en-cours/affaires-en-cours-du-jeudi-07-janvier-2021

 

 

 

https://www.persopolitique.fr/1358/otium-et-negotium/

 

 

Réhabiliter l'OTIUM...
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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 10:48
Un concert devant le temple de Diane...

 

Elles sont quatre jeunes chanteuses enthousiastes, dynamiques... elles s'inscrivent dans la lignée des jug bands des années 20...

 

Elles utilisent des instruments variés : instruments classiques, contrebasse, banjo, ukulele, percussions,  objets du quotidien détournés : washboard, Kazoo.

Elles ont donné un nouveau concert devant le temple de Diane, à Nîmes.

 

Un moment de pur bonheur et de swing pour les nombreux spectateurs présents...

Un cadre somptueux, mystérieux : un temple romain construit au premier siècle, un monument antique qui a traversé le temps...

Temple dédié à la déesse Diane, bibliothèque, lieu de culte ? On ne sait pas trop quelle était la fonction première de cet édifice.

 

Le groupe Banan'N Jug nous a fait voyager vers la Jamaïque, les Bahamas, Haïti, Hawaii... Les paroles font aussi escale en Chine ou au Mexique, après un petit détour par la France !

 

On aime ces instruments décalés comme la washboard : "un instrument de musique frotté apparu à La Nouvelle-Orléans. C'est un ustensile sanitaire détourné de sa fonction originelle et adapté à un jeu musical par le détournement d'autres objets usuels, tels des dés à coudre.
À l'origine, il s'agissait d'une vraie planche à laver et à battre le linge ; aujourd'hui il en existe des versions modernes, spécialement adaptées à la musique.

Cet instrument de musique se porte également comme un plastron et se joue directement sur soi. Il prend alors le nom de vest-frottoir ou frottoir en cajun louisianais."

 

"Le kazoo, aussi appelé gazou, est un accessoire qui modifie la voix. Proche du mirliton, il est constitué d'un tube fermé par une membrane. En chantonnant dans le tube, le musicien fait vibrer la membrane qui transforme le timbre de la voix en sons nasillards aux accents enfantins. "

 

"Le ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel hawaïen, proche du cavaquinho, instrument populaire du Portugal dont il est une adaptation."

 

Bravo à ces musiciennes pour ce moment festif empli de charme et de gaieté !

 

 

 

 

Natacha : toy piano + percussions, voix
Laure : ukulele, voix, banjo
Caroline : percussions, voix, kazoo
Marine : contrebasse, voix

 

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 12:58
Un temple romain au coeur de la ville...

 

 

On est comme ébloui par ce bâtiment construit il y a plus de 2000 ans : posé sur un socle de 2 mètres de haut, ce temple romain plein d'élégance et de majesté attire tous les regards.

 

Au détour d'une rue, on découvre ce somptueux monument au centre de la ville de Nîmes...

Belle apparition d'un temple romain qui étonne par son remarquable état de conservation...

Il faut dire que la Maison Carrée a été récemment rénovée et qu'elle a pu ainsi retrouver son lustre d'autrefois...

 

Le temple a été réalisé en pierre de Lens, extraite d'une carrière située à 30 km de Nîmes. On admire la qualité de la pierre qui fait songer à du marbre. Une pierre si lumineuse aux teintes d'ocre et de roses...

 

Le raffinement des décors est une merveille : chacune des 30 colonnes qui entourent le monument est cannelée et les chapiteaux corinthiens sont ornés de délicates feuilles d'acanthe qui font songer à de la dentelle par leur finesse, leur délicatesse. 

Au dessus de l'architrave, on peut admirer une frise constituée de décors différents : une frise à rinceaux, des rosaces, des feuilles d'acanthe, fleurons et liserons, une grecque, des têtes de lions...

L'architecture comporte deux parties distinctes : le pronaos ouvert sur la ville, et la cella, salle fermée sans fenêtre, dans laquelle pénétraient les prêtres chargés d'apporter les offrandes liées au culte.

 

Inspirée par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome, la Maison Carrée séduit par l'harmonie de ses proportions. C'est le seul temple du monde antique complètement conservé.

 

La Maison Carrée doit son exceptionnel état de conservation à une utilisation sans interruption depuis le XIe siècle. Elle a été tour à tour maison consulaire, écurie, appartement, église. Après la Révolution française, elle devient le siège de la première préfecture du Gard, puis est aménagée en archives départementales.

 

Ce monument au coeur de la ville de Nîmes était un temple du culte impérial : construit entre 2 et 5 après J.C., il occupait à l'origine l'extrémité du forum, il était dédié aux Princes de la jeunesse, Caius et Lucius César, petits fils d'Auguste, destinés à lui succéder.

 

 

Source : Nîmes, au fil de l'histoire de Francine Cabane et Danièle Jean...

 

 

 

http://www.maisoncarree.eu/monument/architecture/le-decor-sculpte/frise/

 

 

 

Un temple romain au coeur de la ville...
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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 08:33
Un concert de jazz dans un somptueux décor...

 

C'est l'été : les festivals de musique reprennent timidement après la crise du coronavirus...

 

La ville de Nîmes a retrouvé ses JEUDIS DE NIMES  consacrés à la musique et à la danse : en ce jeudi 2 juillet, elle accueillait l'orchestre syncopatique venu donner un concert devant la Maison Carrée...

 

Un cadre somptueux, un écrin vieux de 2000 ans, un temple romain magnifiquement conservé, avec ses colonnes élégantes ornées de feuilles d'acanthes, avec ses pierres aux teintes de miel et de rose...

 

Sous un ciel bleu lavande, à peine parcouru par de légers nuages d'été, ce concert a permis d' apprécier de nombreux airs de jazz traditionnels...

 

L'Orchestre Syncopatique tire ses influences et son esprit des orchestres de la Nouvelle Orléans avec des musiciens tels que Louis Amstrong, Bix Beiderbecke ou encore Benny Goodman. 

 

Une musique festive, chargée d'histoire... une musique familière réjouissante qui donne envie de danser, de taper du pied...

 

Une musique entraînante et rythmée qui nous invite à la fête, au délassement de l'été : un bon moment de détente et d'harmonie...

 

Les quatre jeunes musiciens originaires de Montpellier ont animé une soirée de jazz qui a fait voyager le public dans l'espace et le temps...

 

Le cadre a ajouté un cachet particulier à ce concert : on pouvait admirer la majesté de la Maison Carrée, ses décors raffinés, son architecture élégante...

 

Une bonne ambiance faite de gaieté, de partage, de rythmes...

 

Une soirée sympathique qui permettait de renouer avec les spectacles musicaux, après la crise du coronavirus...

 

"LE JAZZ EST UN MONDE
 (QUI REND) HEUREUX
"Voilà une musique à consommer sur place", comme le disait Sartre. En concert donc. On associe d’abord le jazz à des salles fermées plus ou moins grandes : depuis la « boîte » jusqu’à Pleyel en passant par le club, le bar… C’est une ambiance, volontiers sombre et en noir et blanc, comme le clavier d’un piano. On apprécie la musique mais aussi les performances, la virtuosité, le feeling des musiciens. Car le jazz se regarde aussi, à l’intérieur… et à l’extérieur."

 

"Pour comprendre que le jazz est une musique heureuse, regardez Jazz on a Summer’s Day, un film de Bert Stern et Aram Avakian tourné au festival de Newport en 1958, non loin des régates, des voiliers de luxe…

Situé à équidistance de New York et de Boston, c’est le père de tous les festivals de jazz. Il est né en 1954 (lui aussi…). Son créateur était l’imprésario, pianiste et producteur mythique George Wein, Bostonien pur jus, qui fut tenancier de club de jazz à La Nouvelle-Orléans et professeur d’université avant de gérer stars et concerts.

Le festival de Newport se déroule devant la mer. De la mer toute bleue. Jazz on a Summer’s Day montre cela : un jazz balnéaire heureux. Et une foule de stars sur scène. Louis Armstrong, Thelonious Monk, Chuck Berry, Mahalia Jackson…

Le jour et la nuit. De l’improvisation pure et du gospel, du rythm’n’blues joyeux et des sons introvertis. Armstrong jouant When the Saints Go Marching In comme il se doit et Anita O’Day dynamitant en douceur Tea for Two. Un jazz de plaisir, une musique paisible."

Didier Pourquery Petit éloge du Jazz


 

Autres vidéos, liens :

https://youtu.be/XrPnZAVpnQw

 

https://youtu.be/V6fAeEUb_6w

 

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