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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 14:53
Le passé nous construit : à chacun son histoire...

 

 



Le monde moderne nous emporte dans un tourbillon de technologies et d'informations, sans cesse renouvelées. Nous sommes submergés par ce flot de technicité, par un trop plein d'actualités qui déferlent dans les médias.

Et pourtant, nous avons tous besoin d'être ancrés dans le passé, ce passé qui nous a construits, qui constitue notre histoire, celle de nos parents, de nos grands parents qui nous ont façonnés à leur image.

Nous sommes tous influencés par notre milieu social, familial, nous sommes pétris de souvenirs du passé.
Nous sommes, aussi, ce passé et nous lui sommes redevables : que serions nous sans nos parents, sans notre famille de coeur, que serions-nous, sans ce passé ?

Des fantômes sans âme, des êtres sans histoire, sans ancrage...

Ce passé nous a construits, nous a donné des bases : l'école, aussi, nous a appris beaucoup, elle nous a structurés, nous a donné des cadres de vie, une envie d'apprendre, de progresser.

Nos lectures nous ont enrichis, certains professeurs nous ont imprégnés de leur culture.
L'être humain est fait pour apprendre tous les jours, et ces apprentissages sont fondés, aussi, sur une culture antérieure.
Cette culture qui ouvre l'esprit et qui donne envie d'apprendre, encore...

Et ces découvertes incessantes sont l'occasion de s'enthousiasmer, de s'enrichir à nouveau : la culture nourrit la culture et permet ainsi de la développer.

Nous sommes tous constitués d'apprentissages divers : certains ont acquis des compétences manuelles, d'autres ont développé des connaissances diverses, en histoire, en littérature, en sciences...
Et chacun de nous est la somme de ces expériences accumulées.
Chacun peut exploiter ces expériences, l'être humain étant apte à emmagasiner toutes sortes de savoirs.

Ce sont ces savoirs qui font la richesse et l'essence de l'homme...
Ce sont ces savoirs qu'il faut préserver et c'est grâce à eux que l'homme progresse, va de l'avant et s'épanouit.

Il est donc important de vénérer le passé, de conserver le souvenir de ceux qui nous ont précédés et qui nous ont aidés à être ce que nous sommes.
Oui, le passé est essentiel, il nous sert de base et de tremplin pour aller plus loin...

Notre histoire, notre passé nous permettent, sans cesse, de mieux vivre le présent, de mieux le comprendre et l'assimiler.

Je suis redevable à mes parents de ce que je suis, avec des défauts et des qualités, ils m'ont transmis des valeurs, des idées, un certain humanisme, ils m'ont apporté ce qu'ils avaient, eux-mêmes, d'humanité, et même s'ils n'étaient pas des gens cultivés, ils m'ont montré l'importance du travail, du devoir accompli.

Ils ont su me montrer une façon de faire, d'agir, même s'ils n'ont pas toujours été exemplaires : qui peut l'être tout au long de sa vie ?

Ils constituent mon histoire, ils sont en moi et continuent, sans doute, à me façonner dans ma vie, dans mes idées.

Notre passé est notre essence, il est souvent un moteur, il donne envie d'évoluer.

Notre passé nous appartient, il fait partie de nos vies, il est essentiel.

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le passé nous construit : à chacun son histoire...
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 12:30
Fouilles romaines à Nîmes...

 

 

Dans le cadre des journées du patrimoine...


J'ai eu la chance et le privilège d'accéder, cet été, à un chantier de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : les fouilles se sont déroulées pendant tout le mois d'août, sur la colline Montaury, sous la direction de l'archéologue Richard Pellé.

L'accès était quelque peu difficile et abrupt, puisque le chantier se trouve au sommet de cette colline pentue...

Entrer sur un chantier de fouilles, c'est un peu comme pénétrer dans un sanctuaire, un lieu mystérieux et magique : on entrevoit des trésors de découvertes... la terre remuée, de tous côtés, laisse imaginer tout le travail entrepris par les archéologues, sur le site.

Ces fouilles ont permis de dégager les fondations et la base d'une tour de 11 mètres de diamètre, cette tour devait avoir une hauteur d'une dizaine de mètres, elle aurait été érigée entre 5 et 20 avant JC.

On peut admirer, au bas de l'édifice, des pierres taillées avec précision, en parfait état de conservation... on peut contempler, également, des blocs de pierres impressionnants qui ont été dégagés.

La tour, de forme oblongue, suscite la curiosité par ses dimensions, par son style, sa construction inhabituelle.

Les fouilles ont permis, aussi, de mettre à jour des monnaies romaines, deux as de Nîmes, des fragments de céramiques, une coupe cassée, un morceau de corniche en marbre.

Tout près des vestiges, le rempart romain, aux pierres inégales et cahotiques montre ses contours incertains, sa hauteur imposante.

Le cadre est somptueux, car si le terrain a été défriché pour le besoin des fouilles, tout autour, se dressent des pins, une végétation dense, et des senteurs de menthe sauvage nous accompagnent sur ces hauteurs, comme pour exalter la beauté du lieu...

Le mur romain lui-même, édifié en 16 avant JC, offre un décor rustique et sauvage à l'ensemble.

On imagine la majesté de cette tour, mise à jour sur une colline de Nîmes, surplombant la ville.
On imagine toute la puissance, toute la beauté de l'édifice.

Un squelette, sans crâne, a été trouvé, au centre de la tour : il daterait de l'époque chrétienne : qui est cet être enfoui dans ce lieu ?
 Sa position allongée sur le ventre est propre aux sépultures de l'Antiquité tardive, peut-être du début du Moyen ÂgeCette découverte contribue à redoubler l'enthousiasme et la curiosité des archéologues et du public...
Affaire à suivre donc...


On prend conscience, en visitant ces fouilles, de tout le patrimoine qui reste à découvrir, en France : à Nîmes, par exemple, on peut supposer sans se tromper, que de nombreux vestiges sont encore enfouis un peu partout, dans la ville.

Et de nouvelles fouilles révèleront, sans nul doute, de nouvelles merveilles. La France, riche de son patrimoine culturel et architectural, recèle encore de nombreux sites à explorer : il faut préserver ces trésors venus de l'antiquité, riches d'enseignements, si lointains dans le temps, et qui suscitent tant de curiosité, d'émotions, de rêves...




http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard/nimes/les-fouilles-archeologiques-ont-debute-sur-l-enceinte-antique-de-nimes-788709.html

 

 

 

 

Photos : rosemar

La tour près du rempart romain

La tour près du rempart romain

La base de la tour et ses alignements de pierres

La base de la tour et ses alignements de pierres

Fouilles romaines à Nîmes...
Fouilles romaines à Nîmes...
Bloc de pierre

Bloc de pierre

Fouilles romaines à Nîmes...
Fouilles romaines à Nîmes...
Une corniche

Une corniche

Une ouverture bloquée par des pierres

Une ouverture bloquée par des pierres

Fouilles romaines à Nîmes...
Le mur romain

Le mur romain

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 09:37
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...

 


Une exposition intitulée De bronze et de pierre, organisée par le musée archéologique, a lieu à la Chapelle des Jésuites, à Nîmes...

On peut y admirer des statues de divinités, Apollon, Vénus, Minerve, Hermès, et, aussi, le dieu gaulois Sucellus, qui a été intégré dans la religion romaine : dieu de la vie et de la mort, des récoltes et des troupeaux, Sucellus avait des dons et des attributions multiples : il ressuscitait les mortels avec son maillet, il protégeait les vignes, les tonneliers, les bûcherons. Il était, aussi, le dieu des forêts, des plantations et même de la bière... Il est représenté vêtu d'une tunique gauloise, ceinturée à la taille, formant des plis.

Cette exposition permet de voir des bustes de personnages divers, célèbres ou anonymes... on a, là, aussi, l'occasion d'apprécier de nombreux détails de la sculpture antique : des drapés harmonieux, des coiffures aériennes et sophistiquées, des stèles, des inscriptions...

Une stèle funéraire retient, plus particulièrement, l'attention : un bas relief de Julius Hesychus et de Julia Thalusa, où l'on entrevoit des signes plus ou moins ostentatoires de réussite sociale pour des affranchis de l'époque : la toge pour le personnage masculin, et de riches boucles d'oreilles pour sa compagne.

On admire, aussi, au passage, une statue d'un enfant portant affectueusement un chien, le torse d'un pêcheur, celui d'un berger.

Des personnages importants, comme l'empereur Tibère côtoient, ainsi, des statues de gens humbles, modestes, des anonymes.


Certains débris de statues sont l'occasion de voir tout l'art romain dans la représentation du corps humain, des pieds dont on perçoit le mouvement, des torses, des coiffures très sophistiquées avec des cascades de boucles.

On peut s'attarder devant la représentation d'une apothéose, et différentes statues pleines d'expressivité : Hermès, silènes, satyres.

Divinités personnifiant l'ivresse, les satyres et les silènes se confondent souvent dans les mythologies antiques : représentés sous la forme de vieillards, au ventre bedonnant, ou avec des pattes, des cornes de bouc, ils symbolisent une sensualité débordante.

L'exposition permet de voir différents aspects de l'art romain : tantôt familier, tantôt plus raffiné, ou pompeux et imposant.

On peut apprécier des scènes familières : une danseuse, aux drapés harmonieux, ou encore une porteuse d'eau, au regard profond et expressif.

Le marbre, le bronze produisent des effets contrastés dans les teintes, le blanc côtoie des couleurs mordorées et sombres.

Le cadre lui-même de l'exposition mérite une mention particulière, un édifice du 17 ème siècle, la Chapelle des Jésuites, aux ogives imposantes, à la lumière diffuse.


Un parcours tactile est possible, grâce à des reproductions accessibles aux visiteurs, ce qui permet de toucher les objets, d'en percevoir les contours.


Cette exposition est visible jusqu'au 31 octobre, à la Chapelle des Jésuites, à Nîmes...



http://www.objectifgard.com/2015/07/03/nimes-exposition-de-bronze-et-de-pierre-a-la-chapelle-des-jesuites-du-04-juillet-au-31-octobre-2015/



    

 

 

 

Photos : rosemar

Le dieu gaulois Sucellus  auteur : Siren.com       creative commons

Le dieu gaulois Sucellus auteur : Siren.com creative commons

Apollon

Apollon

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Femmes romaines

Femmes romaines

Stèle dédiée aux dieux Lares, les dieux du foyer

Stèle dédiée aux dieux Lares, les dieux du foyer

Femme romaine

Femme romaine

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Drapés

Drapés

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Pièces romaines

Pièces romaines

Drapé

Drapé

Torse musclé

Torse musclé

Stèle funéraire

Stèle funéraire

Statue  de la déesse Fortuna avec une corne d'abondance

Statue de la déesse Fortuna avec une corne d'abondance

Femme romaine à la coiffure sophistiquée

Femme romaine à la coiffure sophistiquée

Une apothéose

Une apothéose

Le dieu Silène

Le dieu Silène

Une porteuse d'eau

Une porteuse d'eau

Une urne funéraire

Une urne funéraire

Danseuse

Danseuse

Portrait d'un stratège ?

Portrait d'un stratège ?

Portrait d'Anacréon ?

Portrait d'Anacréon ?

Un vieux pêcheur

Un vieux pêcheur

Torse d'un berger

Torse d'un berger

Pieds

Pieds

Cupidon tenant une oie : statue en ivoire

Cupidon tenant une oie : statue en ivoire

L'enfant au chien

L'enfant au chien

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Le dieu Hermès réduit à sa plus simple expression...

Le dieu Hermès réduit à sa plus simple expression...

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Reconstitutions de coiffures romaines

Reconstitutions de coiffures romaines

La statuaire romaine à l'honneur, à Nîmes...
Le cadre : la Chapelle des Jésuites à Nîmes

Le cadre : la Chapelle des Jésuites à Nîmes

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 12:58
Vieilles portes de Provence !

 

 

Les vieux villages provençaux nous font découvrir des merveilles, des façades en pierres, des chemins caillouteux et abrupts, et parfois, des portes en vieux bois, encadrées de voûtes.

Ravinées par le temps, elles se marbrent de teintes variées : du gris, du blanc, du mauve, des veines parcourent le bois, des craquelures disent l'ancienneté de ces portes dont les planches sont disjointes.

Parfois, ces portes de bois brut se marbrent de noir, de brun, de teintes d'opales vertes...

Des clous sont venus renforcer une solidité chancelante... ces ouvrages s'entourent de voûtes de pierres, aux teintes de rose pâle, formant des tableaux de couleurs estompées...

Une vieille chaîne maintient un battant de la porte... La partie inférieure nous fait voir des planches en détresse, une mosaïque de morceaux de bois.

La porte semble avoir été rapiécée, ravaudée de pans rajoutés, comme un vieux tissu à la trame usée.

La porte devient une oeuvre d'art : son ancienneté, ses teintes, la voûte qui l'encadre en font un tableau digne des plus grands peintres...

La porte, composée de plusieurs planches assemblées, s'érode par le bas, se fendille, se craquelle.

Les veines du bois forment des vagues, des ondulations, la porte semble comme plissée par le temps.

Sur le haut, sous la voûte, des nuées apparaissent, couronnent l'ensemble : de légères envolées d'embruns nimbent le bois.

Ces portes nous font voir des siècles d'histoire, elles évoquent le moyen-âge et ses voûtes de pierres, elles suggèrent la vie rude des paysans d'autrefois, le travail de l'ébéniste qui les a ouvragées, celui du ferronnier qui les a renforcées.

Comment ne pas être admiratif devant ce savoir-faire, ces ouvrages en bois qui ont vaincu le temps, malgré l'usure ?

Ces ouvrages qui ont traversé les siècles, conservant des traces des outrages du temps, tout en restant debout, malgré tout...

Vieilles portes de Provence ! Vous nous parlez des brûlures du temps ! Vous nous racontez les vents hurlants du sud qui s'engouffrent dans les maisons, le mistral et la tramontane...

Vous nous dites l'âpreté des hivers de Provence, les chaleurs ardentes du Sud, la beauté de ces villages perchés sur les hauteurs, vous évoquez la rudesse du temps qui passe !



 

 

 

Photos : rosemar

Vieilles portes de Provence !
Vieilles portes de Provence !
Vieilles portes de Provence !
Vieilles portes de Provence !
Vieilles portes de Provence !
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Published by rosemar - dans Provence art histoire
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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 09:20
Sur la tête, la coiffe de Davy Crockett...

 


Une photo d'autrefois...


Mon frère doit avoir 5 ou 6 ans, il pose en habit de Davy Crockett, devant le portail en bois de la maison....

Affublé d'une petite canadienne, il porte un ceinturon, une petite corne, et tient, de la main droite, un couteau qu'il brandit comme une arme redoutable.

Sur la tête, la coiffe de Davy Crockett, en fourrure et, sur le côté, un petit havresac en fourrure également.

Le plus amusant est la mine et l'air farouche qu'il se donne... la bouche en coin, il semble afficher une envie de se battre, de vaincre un adversaire hypothétique.

La tenue lui va à ravir : il semble prêt à attaquer un animal sauvage, un loup, un ours...

Avec cette photo, on voit revivre toute une époque : celle des westerns américains, des films qui évoquent ce héros mythique, une chanson qui magnifie le personnage, d'autant que cette photo en noir et blanc fait penser à ces vieux classiques avec John Wayne, Gary Cooper...

 

De nombreux films de cinéma et séries télévisées ont évoqué la vie de Davy Crockett,   qui a été incarné, entre autres, par John Wayne dans le premier film qu'il a réalisé Alamo, en 1960. Ce personnage est devenu le symbole de l'ouest américain.

 

"L'homme qui n'a peur de rien" surgit du passé, on voit une nature sauvage, intacte, des êtres d'exception, des aventures extraordinaires.

On voit des paysages somptueux de l'ouest américain, des espaces de liberté, des canyons, des rivières tumultueuses, des personnages héroïques, des indiens farouches, des chevauchées dans le désert, des coups de feu, des guerres sans fin.

Des bisons, des ours, des coyottes, des serpents, des caravanes, des animaux sauvages, des dangers...

On entrevoit un monde lointain, différent, des terres arides, brûlées de soleil, des horizons infinis...

On entend une chanson qui célèbre les exploits du héros :

"Y'avait un homme qui s'appelait Davy, 

Il était né dans le Tennessee, 

Si courageux que quand il était p'tit, 

Il tua un ours du premier coup d' fusil..."

Ce pionnier américain fut l'objet d'un véritable culte, en défendant Fort Alamo, en 1836, il devint un héros mythique.

Associé à la toque de raton laveur, ce personnage a fait rêver de nombreux enfants et adultes !


Derrière mon frère, le décor très simple s'accorde bien avec le personnage : les planches en bois du portail et de la barrière évoquent quelque habitation rustique, ainsi que le mur en briques crues.

Le pied gauche en avant, ce gamin de 5 ans mime à la perfection le geste conquérant d'un vainqueur ! Il joue son rôle de héros d'aventures, comme s'il était prêt à terrasser un ennemi.

Il regarde l'objectif avec férocité et conviction... Etonnante photo d'autrefois ! Elle semble s'animer sous nos yeux, tellement le geste est vif... la mine est celle d'un enfant, mais aussi celle d'un héros farouche.


 

Quelques repères biographiques sur Davy Crockett :
 

 

http://www.histoiredumonde.net/Davy-Crockett.html

 

 

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:03
Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !

 

 



Une photo d'autrefois...


Ma soeur est photographiée pour sa communion solennelle : c'était l'expression consacrée à l'époque...

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient, quand on voit la tenue somptueuse que porte ma soeur...

Un éblouissement de blancs ! Ue robe brodée de galons, pleine d'élégance, dont on perçoit la matière d'un tulle transparent sur un jupon de soie...

Un long voile retombe, en plis, jusque vers le milieu de la jupe, révélant des broderies sous forme de ramages et d'arabesques.

Le bord du voile laisse voir un galon soyeux... Sur la tête, une couronne de roses retient le voile qui encadre le visage juvénile de ma soeur et qui laisse entrevoir ses longs cheveux sombres.

A la ceinture, est accrochée une aumônière, piquetée de filaments, d'une blancheur de lys.

Les mains, gantées d'un très léger voile, tiennent un missel et un long chapelet...
La tenue est complétée par une croix ouvragée, en or, qui descend sur le col.
Les manches sont ornées de galons et laissent entrevoir des envolées de tulle.
Le missel, lui-même, est couvert de broderies.

On est subjugué par cette tenue somptueuse, d'autant que nous sommes issus d'une famille très modeste.

Mais, à cette époque, on ne badinait pas avec les robes de communiantes ! Il suffit de regarder des photos de ces jeunes filles aux robes longues, majestueuses pour en prendre conscience.

Plus tard, "l'aube", une tenue plus sobre et plus stricte a remplacé ces robes d'autrefois, faisant disparaître un peu de la magie de ces cérémonies religieuses...

Cette robe, c'est ma grand-mère paternelle qui l'avait cousue et conçue de toutes pièces !

Un véritable travail d'artiste ! Ma grand-mère avait des doigts de fée !

Ma grand-mère mexicaine, ma grand-mère aventureuse qui avait tenté de s'exiler au Mexique pour y faire fortune, avait des talents extraordinaires de couturière.

Un jour, ma mère m'a montré cette robe, conservée comme une relique, dans la cave de la maison familiale : elle-même en admirait encore la facture et me révélait son émerveillement pour les dons et le travail de ma grand-mère.

Instant magique, moment de connivence avec ma mère ! Une façon de rendre, aussi, hommage à ma grand-mère...

Elle avait accompli un travail digne d'une couturière professionnelle qui était, aussi, la marque d'un goût raffiné, d'une envie de perfection.

A cette époque, il n'était pas rare que les mères, les grands-mères confectionnent toutes sortes de vêtements, et la communion solennnelle était l'occasion de déployer tout un savoir-faire qui a disparu de nos jours...

Cette robe somptueuse paraissait digne de figurer dans un conte de fées, tant elle rayonnait d'éclats, tant elle signait une tenue de rêve !


 

 

 

 

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 14:22
Les enluminures des hiéroglyphes...

 

 

 



"Lorsque la porte de pierre s’écarta, livrant, pour la première fois depuis trente-cinq siècles, passage aux rayons du jour, une bouffée d’air brûlant s’échappa de l’ouverture sombre, comme de la gueule d’une fournaise. Les poumons embrasés de la montagne parurent pousser un soupir de satisfaction par cette bouche si longtemps fermée. La lumière, se hasardant à l’entrée du couloir funèbre, fit briller, du plus vif éclat, les enluminures des hiéroglyphes entaillés le long des murailles par lignes perpendiculaires et reposant sur une plinthe bleue. Une figure de couleur rougeâtre, à tête d’épervier et coiffée du pschent, soutenait un disque renfermant le globe ailé et semblait veiller au seuil du tombeau, comme un portier de l’éternité."

C'est ainsi que Théophile Gautier dépeint la découverte et l'ouverture d'une tombe égyptienne, dans son oeuvre, intitulée Le roman de la momie... Aussitôt, les enluminures des hiéroglyphes apparaissent et subjuguent les héros de l'histoire...
 


Le mot "hiéroglyphe" surprend par sa graphie complexe, son "i" grec, ses sonorités contrastées de gutturales "r" et "g", assez rudes et de fricative "ph", très douce...

Avec les hiéroglyphes, on entre dans le domaine du secret et du sacré : le mot lui-même n'est-il pas énigmatique et mystérieux ?

Le mot lui-même nous intrigue, nous fascine, et semble mimer les caractères qu'il désigne.

Le mot dessine des arrondis, des entrelacs, des boucles étonnantes.

Il nous entraîne vers d'autres univers, des époques lointaines, des mondes souterrains et obscurs, on pénètre dans des pyramides, on découvre des fresques d'un autre temps, ornées de signes étranges, formant des motifs pleins de charme.

Les couleurs éclatantes, les entrelacs de l'écriture attirent tous les regards.

Les hiéroglyphes nous parlent, et nous disent une forme de sérénité et de beauté...

Les signes décrivent des volutes, des enroulements qui nous envoûtent, les caractères nous subjuguent de leurs envolées mystérieuses...

Le mot lui-même montre et suggère toute l'étrangeté de ces motifs imprimés dans la pierre, ou peints sur des fresques.

On est, aussi, fasciné par l'aspect colossal des monuments de l'Egypte ancienne : les pyramides de Giseh, Chéops, Khéphren, Mykérinos, des temples aux colonnes imposantes, des statues de dieux aux dimensions surhumaines.

Et les hiéroglyphes, eux-mêmes, nous font découvrir une dimension sacrée, et comme supérieure...

Le mot, on ne s'en étonnera pas, vient de deux radicaux grecs, un adjectif "hiéros, sacré", et un nom "glyphé, la gravure"...

Ainsi, ce mot s'inscrit dans une sphère religieuse et mystique. Il nous fait remonter aux origines mêmes de l'écriture, essentiellement figurative, composée de plantes, d'humains, de dieux, d'animaux et de quelques signes phonétiques.

Cette écriture, attestée des le quatrième millénaire, nous fait percevoir tout le sens artistique des anciens Egyptiens, leur goût de la beauté, des lignes tracées avec élégance...

Ce nom évoque des temples, des dieux, aux sonorités exotiques et lointaines, Isis, Osiris, Bastet, Anubis, Sobek, Khépri, Bastet, des êtres magnifiés, des pharaons aux noms étranges.

Abou Simbel, Karnak, Denderah, Philae, ces noms de lieux célèbres nous font voyager dans l'espace et le temps !

Toutankhamon ! Ce nom nous transporte dans des paysages de dunes de sable, des étendues dorées, enluminées de soleils éblouissants. Ce seul nom nous fait entendre l'ancienne Egypte, ce seul nom résonne comme un chant venu d'un lointain passé.

Toutankhamon, déifié, devenu un symbole de la magnificence égyptienne ! Toutankhamon, souverain universel, connu de tous !

Mykérinos, Chéops font rayonner, aussi, leurs éclats de sifflantes !

Les hiéroglyphes racontent leur histoire, magnifient leur vie, font revivre un passé brillant...

Quel mot ! Quelle graphie !

Les consonnes de ce nom se hissent vers des hauteurs ou retombent dans des profondeurs et des abimes de mystères !

 

 

 

 

 

 

 

Les enluminures des hiéroglyphes...
Les enluminures des hiéroglyphes...
Les enluminures des hiéroglyphes...
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 17:11
Le Hollande bashing : ça suffit !

 

 

 



François Hollande n'en finit pas d'essuyer des bordées de critiques et d'insultes : certains saisissent le moindre prétexte, pour tirer sur lui à boulets rouges ! L'excès, la violence des propos dépassent les bornes et reflètent une forme d'outrance et d'hybris...


Et même le discours qu'a prononcé le président, pour célébrer l'entrée au Panthéon des quatre résistants Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay a été l'occasion de railleries, et de lazzis démesurés.

Alors que la nation était invitée à se rassembler dans une situation solennelle, on a entendu çà et là des voix discordantes, des propos méprisants.

Certains parlent d'incapacité, de médiocrité, certains trouvent le chef de l'état ridicule et grotesque !

Il ne faut, quand même, pas tout mélanger ! 

Certes, François Hollande connaît des difficultés dans sa gouvernance : chômage croissant, déficits, incertitudes économiques, mais ce n'est pas le sujet !

Il était question, ici, d'honorer la mémoire de résistants, des héros célébrés par la République.

La sobriété des propos, leur clarté, leur évidence sont tout à l'honneur du président de la République.

Son discours a souligné le parcours exemplaire de ces quatre personnalités, peu soucieuses d'acquérir la gloire, des femmes et des hommes qui incarnent l'esprit de la résistance.

Le président a fait revivre ces héros de la guerre, leur action, leur volonté de s'opposer à l'occupant.

L'hommage a été élargi aux résistants dans leur ensemble, à tous leurs visages, "des glorieux, des anonymes, des français, des étrangers" et il était empli d'émotion.

Le président a mis en valeur le courage de ces héros qui ont su résister à la torture, la refuser, mourir pour la liberté. Ce fut le cas de Pierre Brossolette, interrogé longuement par la gestapo...

Le courage de Germaine Tillion, déportée, a été exaltée, elle qui a su défier le mal, qui a, plus tard, dénoncé la torture en Algérie, qui a fustigé l'esclavage, qui a su prendre la défense des plus faibles...

Le chef de l'état s'est attaché à montrer toute l'énergie déployée par Geneviève de Gaulle-Anthonioz, pour  mettre en avant  l'importance de la solidarité, dans des circonstances difficiles.

Le souvenir, la fidélité à ceux qui sont tombés ou se sont dévoués pour servir la France ne sont-ils pas essentiels ?

La lutte contre la pauvreté ou l'exclusion, menée par Geneviève de Gaulle-Anthonioz fut exemplaire.

Jean Zay, adepte de la démocratisation de l'enseignement, fut à l'origine du centre national de la recherche scientifique, il créa même le festival de Cannes...

François Hollande a stigmatisé, aussi, l'indifférence qui caractérise notre monde et il a affirmé, avec justesse, la nécessité de lutter contre cette indifférence, il a souligné l'importance de l'histoire qui réunit les hommes, qui nous fournit des exemples à méditer.

Bien sûr, on peut reprocher à ce discours sa teneur politique, une certaine façon de justifier l'action du gouvernement, dans le domaine éducatif, par exemple.

Mais, pour le reste, les paroles du président ont su mettre en évidence tout l'honneur porté par ces quatre résistants, leurs actions multiples, au service de la France.

En quoi est-ce ridicule ? En quoi est-ce condamnable ? Le ton solennel convenait à la circonstance, la teneur des propos était de qualité.

Assez de caricature ! Dans des occasions solennelles de rassemblement, de communion, il paraît tout à fait incongru de se livrer à des critiques de façade, à des postures de rejet permanent.

On peut condamner la politique menée par François Hollande mais il est des moments où le respect s'impose, ne serait-ce que pour rendre hommage aux figures de la résistance qui étaient honorées et qui méritaient de l'être !

La France avait, effectivement, "rendez-vous avec le meilleur d'elle-même", comme l'a affirmé le président, au début de son discours... Il est regrettable que certains s'attachent à réduire à néant un hommage si important.


 



 

 

Le Hollande bashing : ça suffit !
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 20:01
Le printemps est un barbare qui déchire les robes...

 


"Le printemps est un barbare qui déchire les robes, s'engouffre dans les villes, saccage les citadelles de la raison. Le printemps est une cathédrale de feuillage et de désir qui surgit dans les ruines de l'hiver."

C'est ainsi que René Frégni décrit l'irruption du printemps, dans un tableau à la fois brutal et poétique... Le printemps assimilé à un barbare semble tout emporter sur son passage...


 "Un barbare" ! Quelle violence, quelle cruauté, quelle sauvagerie surgissent, à la seule évocation de ce mot ! Les sonorités nous révèlent un être primitif et fruste.

 

La répétition redondante de la même syllabe restitue une sorte d'aspect primaire, d'autant que la gutturale "r" , consonne assez dure correspond bien à cette notion d'âpreté et de férocité...

La labiale "b" réitérée semble, aussi, nous montrer un être dont le langage est hésitant, rudimentaire, peu développé.

Ce mot très ancien nous vient directement du grec, "barbaros" : il désigne, à l'origine, l'étranger, celui qui parle un autre langage peu compréhensible, celui qui ne maîtrise pas la langue grecque...

Le "barbarisme" s'applique, ainsi, à des incorrections, des fautes de langue...

Terme particulièment expressif, le mot "barbare", formation d'onomatopée, évoque des bruits incompréhensibles... Il qualifie, à l'origine, tous les peuples qui ne sont pas gréco-latins...

Il en vient à désigner, ensuite, des êtres sauvages, grossiers, inhumains, cruels...

Quel mot éloquent ! Ce mot nous parle de langues différentes, jugées vulgaires, inintéressantes, il nous dit aussi toute la cruauté du monde : les guerres, les meurtres, les destructions, les exactions, la violence...

Il nous raconte des siècles de férocité, d'inhumanité, il nous dit également une forme d'intolérance puisque le barbare est, dans l'antiquité, celui qui parle une langue différente...

Il nous raconte notre monde fait de fureur, de fanatisme, de haines, il nous dit la brutalité, le mépris, l'arrogance des êtres humains.


L'homme n'a-t-il pas été le plus barbare des animaux, au cours des siècles et ne l'est-il pas encore, maintenant ?

Des guerres inhumaines se perpétuent, irrémédiablement, elles révèlent toutes les formes de barbarie qui traversent le monde.

Ce terme peut être utilisé aussi, dans un sens imagé, comme le montre la description du printemps, dans l'extrait de René Frégni. On y voit le printemps s'emparer du monde, dans une personnification pleine de violence et d'expressivité...

On apprécie ce type de barbarie qui s'abat sur la nature, la transforme, lorsque des feuillages et des désirs nouveaux apparaissent.

Le mot restitue, alors, toute cette force de la nature qui balaie les rigueurs de l'hiver.

On le voit : le mot "barbare", venu directement du passé, a connu une belle continuité, dans notre langue, avec une évolution de sens notable.

Ce terme à connotations péjoratives peut être employé dans un sens figuré, pour traduire une forme d'impétuosité et d'emportement. Venu du grec, il nous fait remonter aux sources de notre langue... plein de résonances, il évoque tout un passé et toute une histoire.

Comment ne pas apprécier toutes les nuances de ce mot, si riche de sens ?

Comment ne pas en voir tous les éclats et toute la force ?



 

Le printemps est un barbare qui déchire les robes...
Le printemps est un barbare qui déchire les robes...
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:42

blasphème manif en l'honneur des tueurs de charlie h paki

 

Le blasphème est une notion religieuse ancienne : il s'agit d'une insulte faite à la religion, à un Dieu : le mot vient du grec, il est composé de deux éléments, le verbe "blapto, nuire, léser" et le nom "phémé, la parole"...

 

A l'origine, le blasphème passe par le message, la parole, le verbe, au sens premier du terme...

 

Il peut s'exprimer, aussi, par des dessins qui ont valeur de message, des caricatures qui utilisent l'outrance, l'exagération.

Le blasphème est de l'ordre de la parole, du message, il se moque de la religion, mais n'est pas une incitation à la haine, ni au crime...

 

Le blasphème est dénonciateur, il vise à désacraliser la religion, mais il n'est pas un délit, ni un crime.

 

Certains ont voulu comparer les propos de Dieudonné, sur les juifs, aux caricatures de Charlie Hebdo : peut-on les mettre sur le même plan ?

 

Les déclarations de Dieudonné sur les camps de concentration dont il semblait regretter la disparition sont-elles du même ordre que des satires religieuses ou des caricatures du prophète Mahomet ?

 

Regretter les camps de concentration pour viser un adversaire de confession juive, n'est-ce pas, là, une incitation au racisme et au meurtre ?

 

Les caricatures de Mahomet relèvent d'une forme de provocation, de dénonciation d'une religion qui refuse et stigmatise le blasphème, mais elles ne sont pas une incitation au crime...

La liberté d'expression doit passer par un refus de tout ce qui peut orienter vers un désir de vengeance criminelle.

 

On doit pouvoir se moquer, ridiculiser autrui, sans pour autant inciter à l'horreur du crime...

Le blasphème, lui-même, n'est pas un crime : il vise le domaine religieux, la divinité, mais ne pousse pas au meurtre...

 

Si dans certains pays musulmans, le blasphème est encore considéré comme un crime, passible de la peine de mort, c'est une aberration...

La religion islamique doit évoluer, comme notre religion l'a fait : le blasphème pouvait être, autrefois, puni de mort, en France, mais cette condamnation du blasphème appartient au passé...

 

On voit, là, toutes les fractures de notre monde : les religions sont, elles aussi, fracturées, divisées... La religion catholique admet le blasphème, l'islamisme le considère comme le péché suprême...

 

Il serait temps, sans doute, que la religion islamique évolue, car le blasphème ne peut être considéré comme un crime, il exprime une liberté qui doit être accessible à chacun... la liberté de penser, de rire, de plaisanter, de s'exprimer ! la liberté de vivre !

 

Il faut admettre que le blasphème est, désormais, une notion périmée : on ne peut pas s'y référer pour tuer, condamner des gens à mort...

 

 

blasphème pakistan

 

 

charlie he

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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