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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:18
Simone Veil : pour la cause des femmes...

 

 

De nombreux hommages sont rendus à Simone Veil qui vient de nous quitter à l'âge de 89 ans.

 

Sa vie, les épreuves douloureuses qu'elle a traversées, sa carrière, ses combats politiques forcent l'admiration, elle a lutté toute sa vie pour vaincre et dépasser les haines.

Ancienne déportée, elle a oeuvré pour la construction de l'Europe et pour la réconciliation.

 

Elle a dénoncé les intégrismes, l'intolérance, et a su montrer sa foi en l'humanité.

 

Et, bien sûr, son combat pour défendre les droits des femmes fut exemplaire.

 

C'est Simone Veil  qui, en 1974, a permis l'adoption de la loi sur la légalisation de l'IVG, c'est elle qui a su transformer la vie des femmes, leur donner des droits essentiels, en un temps où ces droits leur étaient refusés, dans une société rigide et sclérosée.

 

C'est elle qui, par son action, a marqué des générations de femmes...

 

Des femmes qui autrefois avortaient clandestinement, dans des conditions sanitaires déplorables, des femmes qui étaient désignées à la vindicte populaire comme des meurtrières...

 

Nos mères ont connu cette époque où l'avortement était réprimé, condamné par un monde d'hommes qui s'appliquaient à ignorer les souffrances des femmes.

Les femmes devaient, alors, partir à l'étranger ou risquer leur vie pour se faire avorter.

 

Nous sommes toutes les filles de Simone Veil : nous lui devons cette loi essentielle qui a transformé la vie des femmes. 

 

 "Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient ou traumatisent celles qui y ont recours. (…) Je ne suis pas de ceux et de celles qui redoutent l’avenir. Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffèrent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême."

 

C'est ainsi que Simone Veil défendait  avec intelligence et dignité son texte de loi à la tribune de l'Assemblée nationale...

 

Simone Veil fut une féministe courageuse, elle a su trouver les mots justes pour défendre la cause des femmes :

"Je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femme, je m'excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d'hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement", affirmait-elle, aussi, en préambule de son discours...

 

Simone Veil a su transformer un monde figé contre l'hostilité d'une partie de l'opinion et de l'Assemblée nationale.

 

Simone Veil a su combattre les préjugés de son temps et faire évoluer les mentalités : ce combat reste, hélas, d'actualité dans de nombreux pays où l'interruption volontaire de grossesse est encore contestée.

 

 

 

 

 

 

Simone Veil : pour la cause des femmes...
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 14:16
Les saoudiens refusent d'honorer les victimes des attentats de Londres...

 

 

 

Dans le cadre des éliminatoires du  Mondial de football 2018, l’Australie recevait, à Adélaïde, l’équipe d’Arabie Saoudite.

 

Il était prévu de respecter, juste avant le match, une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attentat de Londres : deux jeunes Australiennes y ont perdu la vie.

 

Alors que l’équipe et le public australiens se recueillaient, les membres de l’équipe saoudienne se sont  dispersés sur le terrain, ne respectant pas cet hommage dû aux victimes.

 

Il semble que "la minute de silence ne fasse pas partie de la culture saoudienne" : c'est, du moins, le motif invoqué par les instances officielles de l'équipe saoudienne.

Il est, pourtant, d'usage de respecter les coutumes du pays par lequel on est reçu...

 

De plus, c'était l'occasion pour les joueurs de montrer qu'ils condamnent les attentats terroristes.

Ce manquement grave au respect dû à des victimes déshonore ceux qui ont ostensiblement méprisé cet usage.

Ce refus de respecter une minute de silence serait-il une façon de cautionner le terrorisme ?

 

A l'heure où le Qatar est montré du doigt pour son soutien au terrorisme, on oublie et on veut oublier que l'Arabie Saoudite est un des premiers pays à financer et alimenter le terrorisme islamiste.

Dans tous les cas, le refus de respecter une minute de silence sur un terrain de football n'est pas admissible : des joueurs, des sportifs de haut niveau se doivent de donner des exemples de civilité et de politesse.

De plus, le motif invoqué paraît pour le moins fantaisiste : comme le font remarquer certains, on peut se demander si le football lui-même fait partie de la culture saoudienne.

Et pourtant, l'Arabie Saoudite a une équipe de foot, participe à des tournois internationaux.

 

On voit bien que les joueurs saoudiens ont affiché un mépris ostensible des victimes des attentats.

Et ce mépris doit être condamné avec la plus grande véhémence !

 

Mais les grands médias semblent avoir occulté ce grave incident qui a terni cette rencontre sportive.

Le sport devait être une occasion de dépasser les différences entre les peuples : de plus en plus, il devient l'occasion d'exposer ces différences.

 

Les instances internationales devraient sanctionner l'équipe saoudienne pour un tel manquement aux règles les plus élémentaires de bienséance et de correction.

 

 

 

 

 

 

Les saoudiens refusent d'honorer les victimes des attentats de Londres...
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 12:16
Un bel hommage aux impressionnistes : la féerie des eaux à Nîmes...

 

 



Célébrer l'impressionnisme, ce mouvement pictural qui a donné naissance à tant d'oeuvres inoubliables, c'est là une belle idée pour illustrer un spectacle nocturne : la féerie des eaux à Nîmes...

Dans le cadre somptueux des Jardins de la Fontaine, ce spectacle a été l'occasion d'évoquer des peintres aux noms légendaires : Van Gogh, Cézanne, Monet, Manet, Degas, Caillebotte, Guillaumin, Renoir, Sysley et tant d'autres.

L'eau, le feu, le mouvement, le jaillissement des couleurs : quels meilleurs moyens pour symboliser et suggérer  l'art éblouissant et inventif des impressionnistes ?

Des images féeriques ont été projetées sur les murs immenses du jardin.

Le spectacle s'ouvre sur des portraits ou autoportraits de ces peintres : on reconnaît leurs visages, leurs noms s'affichent et défilent sur les murs de pierres du jardin...

Puis, c'est une explosion et une éclosion de fleurs et de couleurs...


Tour à tour, sont mis en scène les différents thèmes abordés par les impressionnistes : les tournesols de Van Gogh tourbilllonnent, des paysages surgissent : soleils rougeoyants, marines où l'on admire des voiliers ondoyants sur des mers houleuses, décors d'arbres foisonnants...

Soudain, apparaît une fleur géante, butinée par un papillon, une campagne verdoyante se peuple de personnages féminins en robes longues, des couleurs s'enflamment, avec des myriades de papillons tourbillonnants.

Des jets d'eau aux teintes de feux et de flammes embrasent, alors, le ciel, comme pour signifier toute l'ardeur et la passion de ces peintres.

Puis, des silhouettes graciles apparaissent, en mouvements légers : on reconnaît des danseuses, le thème de prédilection de Degas. Soudain, on perçoit plus distinctement une seule danseuse qui virevolte, dans son corset blanc, et on admire une ronde de danseuses aux mouvements cadencés, pleins de charmes.

Le nymphée s'illumine de jets d'eau géants qui traversent la nuit...

Un accordéoniste égrène sa musique et fait naître des images de bals populaires... Un couple danse une valse musette, les couples se multiplient, alors, sous des éclats de feux d'artifices et des chapeaux lancés à la volée...

Des éclats de feux et d'ors jaillissent dans la nuit... ils montent vers le ciel étoilé, la Grande Ourse et rejoignent les astres de la nuit.

Un soleil se lève, lumineux, il se transforme en fleurs géantes, irradiées de lumières....

Le spectacle fait revivre tant de thèmes qui ont inspiré les impressionnistes : des scènes familières, peintes par Renoir, des paysages de campagne provençale magnifiés par Van Gogh, des jardins fleuris de Monet.


"Le bal du Moulin de la Galette, La danse à la ville, à la campagne, Les tournesols, Champ de blé avec cyprès, Les nymphéas", tant de tableaux surgissent dans la nuit...


Cette soirée festive qui a réuni un public nombreux et populaire a permis à chacun de redécouvrir ces peintres de génie que furent les impressionnistes.

Les jets d'eau ont fait naître des explosions de couleurs, les images ont évoqué tant de chefs d'oeuvre célèbres, ont permis de mettre en scène toute la créativité de ces artistes qui ont su innover aussi bien dans la technique picturale que dans les thèmes traités....

Les impressionnistes n'ont-ils pas représenté avec passion le monde quotidien ? La nature, les jardins, la vie moderne, les bals, les portraits de gens simples... Ils ont su mettre en évidence toute la poésie, tout le charme des paysages, des arbres, des fleurs...






     
 Photo et vidéos : rosemar

Portraits de peintres...

Les tournesols tourbillonnent...

De somptueux jets d'eau dans la nuit...

Soleils et marines...

Un festival de couleurs...

Fleurs et paysages champêtres...

Rouge passion !

Les danseuses...

Des éclats de bleu

Le bal musette

Soleil et fleurs, des éclats de feux dans la nuit

Le nymphée nimbé de jets d'eau : waouh !

Le final : la fête des couleurs

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 10:50
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers...

 

 




On est tous bouleversés par cette chanson qui évoque la plus grande infamie, la plus grande tragédie du XXème siècle : les déportations, toutes leurs horreurs, la peur, l'angoisse d'êtres humains qu'on a voués à la mort.


La chanson s'ouvre sur l'évocation du nombre des victimes : "vingt et cent, des milliers". La gradation met en évidence l'ampleur du massacre. On ne voit plus des êtres humains, mais une masse informe de silhouettes, designées par le pronom "ils", et ces êtres "nus, maigres et tremblants" enfermés dans "des wagons plombés" sont l'image même du désarroi : sans défense, humiliés par la nudité et la peur, on les voit "déchirer la nuit de leurs ongles battants". Cette image terrible restitue une sorte de révolte impossible et inutile, puisqu'elle s'acharne sur une ombre, une entité inconnue, et obscure... 


On a enlevé à ces hommes, devenus "des nombres", toute humanité et toute espérance, car leur destin était fixé par leurs origines mêmes : "Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés", expression irrémédiable qui suggère qu'on ne leur a laissé aucune échappatoire...

On leur a ôté tout avenir de bonheur, symbolisé par l'été qu'ils ne devaient plus revoir...

La description de ces convois de la mort est associée à la fuite monotone du temps, à l'obsession de survivre, malgré tout. Les énumérations restituent une attente interminable et terrible :"un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs."

Quelques prénoms sont, enfin, cités : "Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel", ces êtres nous semblent, alors, d'autant plus proches et familiers, on perçoit une diversité de religions dans les destinataires de leurs prières : "Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou.", d'autres ne prient pas, mais tous refusent la soumission qu'on leur a imposée, marquée par une expression imagée et forte, "vivre à genoux..."


La mort au bout du chemin pour beaucoup et un désespoir sans fin pour ceux qui en sont revenus, tel était le sort qui leur était réservé... La question posée : "ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ?" suggère une impossibilité irrémédiable.


Les veines devenues si bleues sur leur bras, après toutes ces épreuves, soulignent encore les souffrances et les détresses vécues dans les camps.


L'évocation des miradors où guettaient les allemands suffit à dessiner le décor lugubre de ces camps : la surveillance, la peur permanente, marquée par le silence..."la lune se taisait comme vous vous taisiez", comme si le paysage se mettait à l'unisson de la douleur des déportés....


L'espoir de l'évasion se traduit par le verbe "regarder" répété...  le regard porte au loin, dans une envie de fuir ces lieux sinistres, mais la présence des chiens policiers apparaît menaçante dans l'expression contrastée : "Votre chair était tendre à leurs chiens policiers."


Certains voudraient oublier tous ces événements, les taire, mais le poète affirme la nécessité de dire l'atroce réailté, même à travers une chanson... oui, pour de telles causes, l'engagement est nécessaire, pour éviter l'oubli, car "le sang sèche vite en entrant dans l'histoire".


Au poète engagé, les chansons d'amour ne suffisent pas, quoi que puisse dire la foule représentée ici par le pronom "on".


Le poète veut crier au monde ce qui s'est passé, il refuse l'oubli et personne ne l'arrêtera :"Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?" La question oratoire montre la force d'une conviction, et le poète est prêt à "twister" les mots pour faire entendre sa voix et perpétuer la mémoire de ces êtres humains, parfois oubliés...


Jean Ferrat redonne vie à toutes ces victimes de la barbarie, en employant dans le dernier couplet le pronom "vous", il rappelle à l'humanité ces êtres martyrisés, il semble vouloir, aussi,  abolir leur anonymat...



 

 

 



https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_et_Brouillard_(chanson)
 



 

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 12:16
Sous le signe de Cléopâtre...

 

 

 

 

Deux journées consacrées à Cléopâtre : ce fut l'occasion d'évoquer ce personnage mythique qui a inspiré tant de légendes, de tableaux, d'oeuvres cinématographiques.

 

La ville de Nîmes a, ainsi, pendant deux jours, rendu hommage à la reine la plus célèbre de l'antiquité...

 

Des jeux romains ont été reconstitués dans le cadre somptueux des Arènes de la cité :  exercices équestres, courses de chevaux, chars de combats et gladiateurs, évocation de la bataille navale d'Actium, où s'affrontèrent la marine d'Octave et celle de Marc Antoine et Cléopâtre.

 

Cléopâtre ! Ce seul nom suscite le rêve ! Un personnage entouré de mystères, au destin d'exception, un personnage fascinant qui attise encore tant de curiosités....

 

Cléopâtre, reine d'Egypte a été maintes fois représentée et mise en scène, Cléopâtre la séductrice, à la beauté divine fut, aussi, un esprit cultivé et brillant.

 

Une femme moderne, libre, une reine magnifiée par la légende...

 

Elle qui séduisit César, Marc Antoine, elle qui était issue d'une famille d'origine grecque, Cléopâtre a laissé son empreinte sur l'histoire du monde et de l'Egypte.

 

Elle fit trembler Rome, elle fut l'ennemie exécrée des romains : on se souvient de l'ode du poète Horace, sur la mort de Cléopâtre, "Nunc est bibendum, Maintenant, il faut boire"... il faut boire pour célébrer la victoire d'Actium, se réjouir de la mort de la reine, mais il faut, aussi, célébrer, admirer son courage, sa détermination, sa volonté d'échapper à son vainqueur...

Cette ode est, malgré tout, une façon de rendre hommage à la reine d'Egypte...

 

A Nîmes, les deux journées consacrées à cette héroïne de l'antiquité ont permis aux enfants et aux adultes de découvrir cette reine à travers différentes représentations depuis l'antiquité jusqu'à nos jours : bas reliefs, sculptures, tableaux, films, bande dessinée...

 

Les enfants ont été conviés, dans le jardin de la ville, à des activités ludiques : confection de masques de Cléopâtre, jeux de construction de pyramides, découverte de l'archéologie, grâce à des simulations de fouilles, initiation à des jeux antiques, spectacle de théâtre improvisé, mettant en scène Cléopâtre et des protagonistes célèbres de cette époque...

 

Un stand était, aussi, consacré à la médecine égyptienne qui utilisait des végétaux, ail, oignon, pavot, orge, mais aussi, des excréments de lézards, de crocodiles...

 

Sur les visages des enfants, on pouvait lire curiosité, étonnement, bonheurs des découvertes...

 

Des enfants et des adolescents ont pris plaisir à  revêtir des toges antiques, des tuniques, des pagnes, de robes longues plissées et évasées, pour se fondre dans l'atmosphère de l'époque.

 

Ces deux journées ont permis à chacun de redécouvrir Cléopâtre, ce personnage devenu mythique, qui suscite encore de nos jours la curiosité et le rêve...

 

Pour mieux connaître Cléopâtre : une biographie...

 

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-homonymes/Cl%C3%A9op%C3%A2tre/113829

 

Le poème d'Horace :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nunc_est_bibendum

 

http://www.espace-horace.org/iter2/ode_I_37.htm

 

Le programme de ces journées :

 

http://arenes-nimes.com/fr/grands-jeux-romains-cleopatre

 

 

Photo : en haut de l'article : représentation de Cléopâtre sur le temple d'Isis à Philae

 

Photos : rosemar

 

Sous le signe de Cléopâtre...
Sculpture égyptienne

Sculpture égyptienne

Sculpture romaine du 1er siècle av J C

Sculpture romaine du 1er siècle av J C

Sculpture en marbre 1er siècle av J C

Sculpture en marbre 1er siècle av J C

Sculpture romaine

Sculpture romaine

Cléopâtre : un dessin de Michel-Ange

Cléopâtre : un dessin de Michel-Ange

Charles Natoire : Arrivée de Cléopâtre à Tarse 1756

Charles Natoire : Arrivée de Cléopâtre à Tarse 1756

La mort de Cléopâtre   Girolamo Marchesi

La mort de Cléopâtre Girolamo Marchesi

Cléopâtre devant César de Jean Léon Gérôme

Cléopâtre devant César de Jean Léon Gérôme

Sous le signe de Cléopâtre...
Cléopâtre dans la BD Astérix et Cléopâtre   Uderzo

Cléopâtre dans la BD Astérix et Cléopâtre Uderzo

Sous le signe de Cléopâtre...

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:59
En hommage à Prince : Nothing compares to you...

 

 


Une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson qui évoque la douleur d'une séparation, un thème éternel, une chanson écrite par Prince en 1984...

 

Une chanson forcément remplie d'émotions...

 

Le texte se présente sous la forme d'un discours adressé à celui qui est parti : la première et la deuxième personne alternent, mais nulle réponse n'est attendue, car l'absence de l'être aimé semble irrémédiable : "you took your love away".

 

On compte, alors, les heures et les jours qui se sont écoulés depuis le jour de la rupture :"It's been seven hours and fifteen days".

 

Le monde en est bouleversé, le jour et la nuit s'inversent, pour montrer le désarroi de la séparation : "I go out every night and sleep all day..."

 

Certes, c'est un gain de liberté : l'amoureuse peut faire désormais ce qu'elle veut, comme le suggère la répétition du verbe "I can..."

 

Mais la douleur est omniprésente, sous la forme d'un "blues", un mal être que rien ne peut guérir.

 

Le refrain égrène cette phrase répétée comme un leit-motiv : "Nothing compares to you"...

La deuxième personne y est soulignée, en fin de vers, "you", pour insister sur l'emprise de cet amour disparu.

 

La solitude aggrave le mal : c'est ce que suggèrent l'adverbe d'intensité "so", et une comparaison poétique où apparaît "un oiseau sans chanson", "Like a bird without a song."

 

Le thème des larmes vient assombrir le tableau de cette solitude... On perçoit une envie de s'évader en se livrant à d'autres rencontres, mais l'image obsédante de l'être aimé réapparaît sans cesse...

 

Et même le médecin consulté conseille des distractions, pour que l'amoureuse puisse oublier "cet idiot".

 

Et même les fleurs se sont mises à l'unisson de cette séparation, puisqu'elles sont mortes, un symbole saisissant de la douleur vécue par la narratrice...

 

Dans une dernière phrase, on rappelle la difficulté de vivre à deux, mais l'envie de recommencer, de retrouver cet amour prédomine.

 

La mélodie restitue le désarroi, la tristesse de l'amoureuse, et l'obsession d'un amour perdu...

 

 

Le texte :

http://lyricstranslate.com/fr/nothing-compares-2-u-rien-ne-test-comparable.html

 

http://www.lacoccinelle.net/243376.html

 

Prince :

 

https://youtu.be/wMH44I9JTV8

 

https://youtu.be/nkVlZ1kVPCQ

 

 

 


Photo : rosemar

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 13:18
Mademoiselle où allez-vous ?

 

 

 

Une chanson dédiée à une demoiselle soudain entrevue, c'est, là, un bel hommage pour toutes les femmes, qu'a écrit Leny Escudero...

Le texte prend la forme d'un discours adressé à une demoiselle, avec l'emploi de la deuxième personne "vous", alternant avec la première personne "je"...
"Mademoiselle voulez-vous
Que je me mette à vos genoux ?"

Ce geste de soumission fait penser aux troubadours du Moyen âge qui se mettaient, corps et âme, au service d'une dame.

La forme interrogative répétée est une façon d'interpeller, avec émotion et vivacité, la jeune fille.
Le texte, plein de vie, fait appel à des verbes de mouvement "où allez-vous... ne partez-pas... nous ferions quelques pas ensemble"...

Le poète évoque une forme de folie soudaine, souvent associée à l'amour et à la séduction : "je suis un peu fou"... Il propose de joindre le geste à la parole "me mettre à genoux, pour dire des choses..."

Et, en même temps, on sent une infinie pudeur et une grande retenue : "c'est la première fois que j'ose..."

Pourtant, le poète s'enhardit, avec un impératif "Laissez-moi prendre votre bras/
Nous ferions quelques pas ensemble..."

"Une perle qui tremble" dans les yeux de la jeune fille traduit un désarroi, une tristesse, et vient ajouter à la séduction : il s'agit bien d'une larme que l'on découvre à la fin du premier couplet. Le mot est mis en relief, dans un seul vers...

"Mademoiselle dans vos yeux
Brillante comme un premier feu
Je vois une perle qui tremble
Une larme..."

Au fil du texte, les propositions adressées à la demoiselle se font de plus en plus audacieuses :
"Mademoiselle voulez-vous
Que je me pende à votre cou ?
J'essayerai même d'être drôle."

Le jeu de la séduction se poursuit, et commence à faire ses preuves, puisque le rire et le sourire viennent remplacer les larmes... Un sourire vient "fleurir" la bouche de la jeune femme.
Ainsi, le poète reprend, ici, le thème plein de charme de la femme-fleur, si souvent évoqué par Ronsard au seizième siècle...

Et même si la rencontre amoureuse n'aboutit pas, car le poète ne fait que passer, l'idée  de cette rencontre restera gravée dans son coeur, comme "un souvenir très doux"...

Et la jeune femme transformée en "un oiseau triste dans sa cage" restitue l'image d'une sorte d'enfermement dont sont, souvent, victimes les femmes.

La chanson s''achève sur l'offrande d'une fleur, "une rose", représentée comme "une fleur qui se meurt d'être sage"...

Ainsi, la rose personnifiée devient le symbole de la jeune fille, on retrouve le thème éminemment poétique de la femme-fleur, grâce à une subtile inversion...

Ce poème ponctué par l'apostrophe "Mademoiselle" restitue un amour plein de retenue et d'émotion.

 

La mélodie, composée par Thierry Fervant, emplie de clarté et de tendresse souligne toute l'harmonie du texte...

Leny Escudero, nouveau troubadour, nous séduit par des images empreintes de délicatesse : fleur, oiseau, rose....



 

 

 

 

 

Illlustration : tableau de Ingres

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:02
Chéreau, un homme de passions...

 

 

Passions du théâtre, de la mise en scène, passions du cinéma, de la peinture, des arts, de l'opéra, de la musique, tel fut Patrice Chéreau...

 

Patrice Chéreau fut un metteur en scène de génie, un homme de théâtre passionné, un acteur, un réalisateur de talent... une exposition lui est consacrée dans la ville d'Avignon, à l'hôtel de Caumont.

Cette exposition réunit des lettres, des projets de décors, des sculptures, des peintures, des photographies représentatives de la carrière de Patrice Chéreau, homme engagé, dont on perçoit les idéaux, les valeurs, les passions.

Une exposition si riche qu'elle traverse toutes les époques et tous les arts.

Picasso, Giacometti, Georges de la Tour, Géricault, Goya, Delacroix, on peut admirer des oeuvres prêtées par différents musées, pour évoquer les différents thèmes qui ont suscité l'intérêt de Chéreau.

On est émerveillé et fasciné par ce musée imaginaire qui permet de réunir tant d'artistes d'époques différentes et tant d'oeuvres d'art.

La collection nous montre d'abord les débuts de Patrice Chéreau, sa passion pour le théâtre qui se manifeste, dès l'adolescence, au lycée Louis legrand, puis elle déroule différentes étapes de sa carrière jalonnée de mises en scène de théâtre et d'opéras, de films.

La dispute de Marivaux, Dom Juan, Phèdre, Richard II, Hamlet, Dans la solitude des champs de coton, La Fausse suivante, Les Paravents...

On peut écouter quelques interviews de Chéreau, on découvre sa façon de travailler avec les comédiens, ses expériences  au théâtre national populaire, au théâtre des Amandiers à Nanterre.

Est évoquée également la carrière cinématographique de Chéreau, avec des films célèbres, La Chair de l'orchidée, en 1975, la sanglante Reine Margot, avec Isabelle Adjani, primée par deux fois au festival de Cannes et couronnée par cinq Césars. ou encore, Ceux qui m'aiment prendront le train, en 1998.

N'oublions pas les mises en scène d' opéras célèbres : La Tétralogie de Wagner, Don Giovanni et Cosi Fan tutte de Mozart, Elektra de Richard Strauss.

L'exposition laisse une impression de foisonnement : on perçoit toute la richesse du travail de Patrice Chéreau, dessinateur, directeur d'acteurs, metteur en scène, scénariste, auteur...

Certaines oeuvres exposées suscitent plus particulièrement notre émotion : le portrait de Chéreau réalisé par un peintre chinois, Yan Pei-Ming.

L'homme qui marche de Giacometti, célèbre sculpture qui parvient à saisir l'essence de la fragilité humaine.

Un tableau de Jules-Elie Delaunay, intitulé  "Peste à Rome", peint en 1869, qui est une métaphore du massacre des Protestants par la catholique Catherine de Médicis, cette œuvre du musée d’Orsay évoque les tragiques épisodes des épidémies de pestes qui sévirent à Rome ou à Marseille... une toile de Georges De La Tour : "L’apparition de l’ange à Saint Joseph" qui date de la  1ère moitié du 17e siècle. Chef-d’œuvre du maître du clair-obscur, ce tableau nous montre un ange au visage radieux, illuminé par la flamme d'une bougie.

Une toile de Hugo Hodiener, La marche des pèlerins de Tannhäuser vient illustrer des extraits filmés de la Tétralogie, montée à Bayreuth par Chéreau en 1976.

 

Un tableau de Alexander Harrison, évoque le thème de la solitude : une barque dans l'obscurité de la nuit, dans laquelle se dresse un personnage isolé et perdu qui semble chercher une issue.

Patrice Chéreau passionné de peinture, d'oeuvres d'art, nous est, ainsi, dévoilé dans son parcours, ses obsessions, ses engagements, ses convictions...

L'amour, la mort, le sexe, les corps, la cruauté humaine, la violence, la haine, la passion, l'art, autant de thèmes qui l'ont inspiré...

 

L'hôtel de Caumont offre un cadre plein d'élégance à cette exposition : ce bâtiment, qui date du  18 ème siècle, avec ses grandes fenêtres en forme d' arcades, ses murs roses, ne peut que séduire le visiteur, amateur d'art.

 

Une exposition à voir jusqu'au 18 octobre, à l'hôtel de Caumont...

 

 

http://www.lemonde.fr/arts/portfolio/2015/07/18/la-collection-lambert-rend-hommage-a-patrice-chereau_4688423_1655012.html


 http://www.actes-sud.fr/actualites/exposition-patrice-chereau-un-musee-imaginaire-du-11-juillet-au-11-octobre-avignon

 http://fresques.ina.fr/en-scenes/fiche-media/Scenes00355/la-dispute-de-marivaux-par-patrice-chereau.html

 

http://lci.tf1.fr/jt-we/videos/2015/festival-d-avignon-exposition-patrice-chereau-pour-la-reouverture-8633911.html

 

Une émission consacrée à Chéreau sur France Culture :

https://www.youtube.com/watch?v=27pZ3RbDUfI

 


 

Photos : rosemar

En haut de l'article : le portait de Patrice Chéreau de Yan Pei-Ming

Chéreau, un homme de passions...
Dessin pour une mise en scène

Dessin pour une mise en scène

Chéreau, un homme de passions...
Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Chéreau, un homme de passions...
Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Chéreau, un homme de passions...
Sculpture de Giacometti

Sculpture de Giacometti

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Chéreau, un homme de passions...
La solitude de Alexander Harrison  1893

La solitude de Alexander Harrison 1893

Peste à Rome

Peste à Rome

Portrait de Charles IX

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Dessin de Géricault

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La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

Un dessin de Picasso   Le minotaure

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Chéreau, un homme de passions...
L'art antique grec : une couronne en or

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Chéreau, un homme de passions...
Le cadre de l'exposition : l'hôtel de Caumont

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L'aveu de Phèdre à Hippolyte mise en scène de Patrice Chéreau

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 12:18
L'espérance folle qui carambole...

 

 

Hommage à un poète qui nous a fait rêver, réfléchir et espérer : Guy Béart...


Une chanson sur l'espérance, ce sentiment qui "nous console" et nous soutient, en maintes occasions, voilà un thème plein de bonheurs et de promesses...

Nous connaissons, tous, cette chanson de Guy Béart : L'espérance folle... et nous l'avons tous fredonnée.

Cette espérance qui nous fait aller de l'avant, qui nous accompagne si souvent... elle nous console de tous les obstacles et toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer, dès l'enfance, quand on "tombe du nid..."

Elle peut, aussi, encourager tout créateur, notamment un chanteur, puisqu'elle "prépare, pour (les) guitares, d'autres harmonies".

Elle nous suit à tous moments, comme le suggèrent toutes les indications de temps, dans le deuxième couplet : "le silence de la nuit, les matins, nos soirs"...

On voit l'espérance "s'élever", mouvement ascendant qui suggère une exaltation de bonheur et de joie. Les "matins" heureux qui "chantent" sont personnifiés et comme embellis, dans cette expression, ils arrivent à "enchanter" les soirées "d' aujourdhui".

Le poète nous invite, alors, à une "fête" de l'espoir, avec un impératif réitéré, à quatre reprises : "viens", un verbe de mouvement qui restitue un élan, un enthousiasme.

Ces impératifs peuvent s'adresser, aussi, à une amoureuse, qui a versé "des larmes", mais dont "le sourire" renaissant annonce des beaux jours à venir...

Le refrain s'égrène, alors, et nous montre l'espérance qui "carambole", joli verbe aux sonorités éclatantes et virevoltantes de gutturales, labiale, et de voyelle nasalisée.

"Chaque pierre" s'anime et devient une "lumière" pour des coeurs qui battent... belle image qui transforme des pierres inertes en symboles de vie et d'amour.

L'espérance défie, même, la mort qui se transforme en "blague" et"la vague" de la mer, "l'oiseau qui passe" évoquent une nature immuable, porteuse de renouveau, de bonheur, d'amours : l'adverbe "toujours" vient souligner ce bonheur renouvelé.

L'espérance "danse, vole, au dessus des toits", belle personnification qui suggère, encore, une élévation, une exaltation...

Et on voit, aussi, le poète "s'envoler", lui-même avec celle qu'il a choisie :"je vole avec toi"...

Dans le dernier couplet, on admire, également, le poète en train de gravir des "sommets", "pieds nus", ce qui montre une confiance totale et même une pure folie !

C'est bien, là, l'effet de l'espérance qui nous guide et nous emporte vers des hauteurs devenues "mâts de cocagne", où l'on pourra décrocher la lune... Le verbe "recommencer" montre que l'être humain est prêt à tous les nouveaux départs, quand il est porté par l'espérance.


La mélodie très vive et rythmée nous entraîne dans un tourbillon de mouvements et de notes virevoltantes.

 

 

Le texte de cette chanson : 

http://www.parolesmania.com/paroles_guy_beart_14528/paroles_lesperance_folle_469021.html

 

Deux autres articles sur des chansons de Guy Béart :

Les souliers :

http://rosemar.over-blog.com/article-les-souliers-121740673.html
 

Où vais-je ?

http://rosemar.over-blog.com/article-ou-vais-je-122306114.html

 


 


https://youtu.be/pnO01LMWtsg


 



Photo : rosemar

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 15:32
Elle a cet indéfinissable charme...

 


Un bel hommage à une chanteuse de jazz nommée Ella Fitzgerald, à la voix sublime... tout le monde connaît le thème de cette chanson de Michel Berger, intitulée Ella, elle l'a...

Le texte évoque, d'abord, une sorte de bonheur contenu dans la voix : "une gaieté, un sourire"... puis, il fait allusion à "quelque chose", expression volontairement vague qui traduit le mystère et la magie de cette voix "qui paraît nous dire "viens" 
Qui nous fait sentir étrangement bien..."

On entend un murmure qui apaise, et qui séduit.

Cette voix qui attire irrésistiblement, est, d'ailleurs, admirablement soulignée par la mélodie de Michel Berger, entraînante et légère.

Le poète procède par comparaisons, pour mieux nous faire percevoir tout le charme de cette voix qui semble contenir tout un monde et tout un passé culturel : "C'est comme toute l'histoire Du peuple noir..."qui oscille entre "amour et désespoir".
L'antithèse souligne bien toute la richesse et les subtilités de cette voix unique, ainsi que les vicissitudes du peuple noir soumis à l'esclavage, au désarroi, à la misère.

Jouant sur le prénom de la chanteuse, "Ella", Michel Berger met en évidence tous les dons qu'elle possède : "Elle a...Ce je n'sais quoi 
Que d'autres n'ont pas 
Qui nous met dans un drôle d'état..."

On retrouve ce vague de l'expression qui restitue un certain mystère :"ce je ne sais quoi..." qui transforme l'auditeur, le bouscule et provoque une émotion particulière.

Le refrain qui retranscrit ce pouvoir par la répétition du son "ou" nous fait percevoir une sorte d'évasion et de bonheur plein de douceur.

L'auteur évoque aussi "un don du ciel", une voix quasi-divine, accordée par les dieux, qui sublime la chanteuse et la rend "belle".
D'autres expressions viennent compléter cette impression : "ce tout petit supplément d'âme 
Cet indéfinissable charme 
Cette petite flamme".

Des mots pleins d'intensité, "flamme,  charme" traduisent la force de cette voix, son pouvoir infini de séduction et la voyelle "a" répétée semble restituer une forme d'admiration à l'égard de la chanteuse.
Les sonorités de fricative "f", de sifflantes "s et de chuintante "ch" très douces insistent sur une forme d'ensorcellement.

Le couplet, qui suit, montre bien le bonheur de chanter, à partir de rien : "Tape sur des tonneaux 
Sur des pianos 
Sur tout ce que dieu peut te mettre entre les mains..."

C'est toute l'âme africaine qui ressort et s'emballe, qui aime à s'extérioriser et chanter aussi bien le bonheur que le chagrin.
Le mot "pouvoirs", employé au pluriel, suggère toute la tessiture de cette voix, qu'il faut chercher au plus profond de soi, un bien précieux qui ne s'achète pas :
"Que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi 
Tu vois ça ne s'achète pas 
Quand tu l'as tu l'as..."

Le texte insiste bien sur tous les mystères de cette voix, et la mélodie rythmée, vivante, endiablée, ou plus douce restitue toutes les richesses du talent de la chanteuse...


 

 

 

Photo : rosemar

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