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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 09:44
Société : du dédain pour les faibles...

 

Dans une société où triomphent la performance, la rapidité, l'efficacité, les faibles sont les premières victimes du dédain...

On les efface, on veut les oublier, surtout ne pas les voir... comme s'ils dérangeaient la bonne conscience...

 

C'est ainsi que les vieux sont relégués dans des maisons de retraite, désignées par cet acronyme : EHPAD.

"Ces machines à broyer les vieux le font en toute impunité avec la complicité des États. On tue les vieux dans les Ehpad du monde entier. Dans ces zones de non-droit, mauvais traitements et défaut de soins ne sont que des "dysfonctionnements" graves, pour Brigitte Bourguignon, Ministre de la Santé, empêchant la bientraitance, mais qui ne relèvent pas de la justice. Il est pourtant urgent de regarder la réalité en face et d'agir."

 

Les faibles, ce sont aussi les gens malades, parfois abandonnés sur des lits d'hôpitaux, dont on connaît aussi les dysfonctionnements graves : manque de personnel, de moyens, de lits, etc.

 

Les faibles, ce sont encore les pauvres, "un qualificatif minorant exprimant le dédain", comme l'écrit Christian Vigouroux.

Eux aussi, on préfère ne pas les voir : les SDF dans nos rues sont souvent invisibles pour la plupart des passants, on ne les voit pas, on ne les regarde pas...

 

Et puis, il y a les gros, les enrobés, les obèses, ceux qui sont en surpoids...

"Il ou elle souffre, en France, en Allemagne et ailleurs, de l'assimilation trop automatique par les tiers et les employeurs entre surpoids et absence de volonté, de maîtrise de soi au-delà même des canons de la beauté. Cette présomption de faiblesse projetée sur le gros est le premier facteur de dédain à son détriment." écrit Christian Vigouroux.

Et il rajoute : "Le dédain des gros(ses) est aujourd'hui un phénomène d'avenir : l'obésité en augmentation chez les Français, la hausse de l'indice de masse corporelle est particulièrement sensible parmi les plus jeunes. Elle frappe en priorité les milieux défavorisés et concerne plus le Nord-Est que le Sud-Ouest. Le dédain retrouve ses cibles favorites."

 

Ainsi, dans nos sociétés vouées à la vitesse, les catégories les plus faibles sont les cibles et les victimes du dédain : on refuse de les prendre en considération, on les cache, on les occulte, on ne veut pas les voir...

 

 

Sources : 

Un ouvrage de Christian Vigouroux : La société du dédain

 

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/on-tue-les-vieux-dans-les-ehpad-du-monde-entier-avec-la-complicite-des-etats

 

 

 

 

Société : du dédain pour les faibles...
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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 11:41
Conseil national de la refondation : encore une provocation d'Emmanuel Macron !

 

Dans un entretien donné à la presse quotidienne régionale, publié vendredi, le président a annoncé vouloir réunir un "Conseil national de la refondation" pour répondre à cinq objectifs de son quinquennat.

Une forme de "provocation" cette "référence par un acronyme au Conseil national de la Résistance" ! Le CNR "a créé des droits, des améliorations qui sont toujours en vigueur."

 

Cette institution, fondée par Jean Moulin en 1943, a adopté en 1944 un programme pour relever la France anéantie par l'occupation nazie, programme qui dessinait notamment les contours de l'État-providence.

Pourquoi cette analogie assumée, de la part du chef de l'État ? "Nous vivons un temps comparable, dit-il dans son interview. Nous sommes dans une ère historique qui impose des changements profonds."

 

Quelle prétention et quel leurre !

Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT chargée des retraites et de la protection sociale, parle même "d’une nouvelle usine à gaz". "Le Conseil national de la Résistance a créé la Sécurité sociale, et Monsieur Macron veut la détruire et détruire les droits à la retraite", ironise-t-elle et elle affirme que la CGT défendra coûte que coûte le retour de la retraite à 60 ans.

 

De fait, le CNR  a créé des droits et Emmanuel Macron s'attache à les détricoter !

Notamment, avec le recul prévu de l'âge de la retraite à 65 ans, une réforme qu'il se propose d'engager dès 2023.

C'est une régression pour de nombreux salariés qui travaillent dans des conditions difficiles : on songe aux soignants, aux enseignants, à tous ceux qui exercent des métiers pénibles : les maçons, les déménageurs, les travailleurs de nuit, etc.

Une régression pour les plus fragiles : on justifie encore la chose par l'augmentation de l'espérance de vie, en oubliant que celle-ci n'évolue pas de manière similaire pour tout le monde.

 

Appliquant cette logique : les gens vivent plus longtemps, ils doivent travailler plus longtemps, Emmanuel Macron ne tient pas compte de la santé effective des gens : l’espérance de vie en bonne santé à la naissance, c’est-à-dire sans limitation pour accomplir ses activités quotidiennes, s’élève à 64,1 ans pour les femmes et 62,7 ans pour les hommes.

Après 65 ans, peu de gens n'ont aucun problème de santé.

 

Alors, avec cette référence au Conseil national de la Résistance, Emmanuel Macron fait dans la communication et même une certaine provocation.

Encore de la communication quand le président évoque les difficultés de l'hôpital et des soignants :  le Président veut demander un rapport, "une mission flash" sur l’état des urgences à l’hôpital public, comme si ce problème n'était pas ancien !

 

Communiquer, c'est bien. Agir, c'est beaucoup mieux !

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-cnr-l-etrange-inspiration-d-emmanuel-macron-07-06-2022-2478523_2134.php

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/conseil-national-de-la-refondation-la-reference-au-conseil-national-de-la-resistance-est-une-provocation-reagit-catherine-perret-de-la-cgt_5176771.html

 

 

 

 

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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 11:18
On recrute en urgence des profs !

 

Encore une pénurie préoccupante de profs... "Alors on recrute en urgence, mais avec quelles compétences ?

Il n'y a pas assez d'enseignants pour assurer la rentrée prochaine... Alors, l'académie de Versailles emploie les grands moyens : un recrutement express a eu lieu le 30 mai sur plusieurs sites : l'objectif est de trouver 700 professeurs des écoles ou encore 600 enseignants en collège et lycée...

C'est ce qu'on appelle un job dating ! L'école devenue une entreprise, c'est bien l'orientation que prend notre Education depuis des années et c'est très inquiétant !

 

De nombreux postulants ont répondu à l'appel au secours de l'Education Nationale... des candidats prêts à changer de vie pour devenir enseignants !

"Je suis dans le droit, je suis juriste." explique l'un d'eux.

"Je suis manager dans un grand groupe de protection sociale." témoigne un autre.

"J'étais dans la cosmétique." révèle encore une candidate.

"J'étais fiscaliste à EDF." déclare une autre...

"Si je suis prise, je lâche tout, et à la rentrée, je suis prof."

Cela paraît si simple ! Comme si on pouvait s'improviser enseignant ! (Alors que ce métier demande des années d'études spécialisées et de formation...)

 

L'académie de Versailles manque de bras et propose 2000 postes de contractuels de la fonction publique.

Pour postuler et peut-être devenir enseignant, il faut passer un entretien de 30 minutes.

"Vous seriez intéressé par quelle discipline ?"

"Moi, c'est plutôt commerce et vente..." dit un des candidats interrogé.

 

Les candidats retenus seront convoqués pour un second entretien et pourront exercer dès la rentrée de septembre.

"Cela permet d'attirer du monde et cela permet d'aller le plus loin possible dans le processus de recrutement, dès la journée d'aujourd'hui avec les personnes qui se présentent." explique Charline Avenel, rectrice de l'Académie de Versailles. 

 

Un recrutement en urgence car les premiers résultats des concours d'enseignement sont alarmants :  En mathématiques, pour 1 035 postes, seuls 816 candidats ont passé la barrière de l'écrit. En allemand, 215 postes sont vacants, et il n'y a que 83 admissibles. En lettres classiques, 134 postes et 60 admissibles.

 

Une crise des vocations qui a des conséquences pour les élèves : dans un collège des Hauts de Seine, 25% des cours, toutes matières confondues, n'ont pas été assurés depuis la rentrée, selon les parents d'élèves, dont 50 heures d'Allemand : "le prof. est remplacé par une personne qui est, elle-même, absente, on a parfois un mois de cours et après un mois et demi où il n'y a plus cours, enfin, c'est scandaleux..." explique une mère d'élève.

Un proviseur, lui, s'inquiète du recrutement massif de contractuels pour répondre à la pénurie d'enseignants : il y aurait, selon lui, un problème de niveau chez ces professeurs remplaçants.

 

"Le métier d'enseignant est un métier qui est aussi technique, c'est un métier de vocation, mais c'est aussi un métier technique, et quand on n'a pas bénéficié de la formation institutionnelle, on ne part pas avec les mêmes bases que ceux qui ont été formés pendant deux ans..."

 Certains syndicats d'enseignants réclament exceptionnellement l'organisation d'un nouveau concours pour recruter des professeurs titulaires, afin d'éviter des postes vacants à la rentrée." 

Cette pratique du job dating est encore une façon de dévaloriser complètement la fonction d'enseignant. C'est très grave.

Cherche-t-on à recruter des gens destinés à garder les élèves ou des professeurs aptes à délivrer un enseignement de qualité ?

Hôpital en souffrance, école désertée, la situation est compliquée dans nos services publics. L'état doit prendre enfin la mesure de ces difficultés : il faut absolument revaloriser ces métiers par de meilleurs salaires, améliorer les conditions de travail, reconnaître l'importance et la valeur du travail des soignants et des enseignants.

 

En lieu et place, Emmanuel Macron envisage encore des consultations : il serait temps d'agir efficacement !

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/education-l-academie-de-versailles-recherche-desesperement-desenseignants_5168773.html

 

https://twitter.com/SNESVersailles/status/1531335944686665729?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Etweet

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3471388-emission-du-jeudi-2-juin-2022.html

 

 

On recrute en urgence des profs !
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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 09:56
Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...

 

Nous connaissons les hôpitaux gérés comme des entreprises, nous avons vu les EHPAD gérés comme des entreprises... 

Quel fiasco ! L'hôpital en détresse face à la crise du Covid, les EHPAD devenus des mouroirs où l'on maltraite les vieux...

A l'hôpital, désormais, les infirmiers sont autorisés à travailler 60 heures par semaine ! Est-ce bien prudent pour le personnel comme pour les patients ?

Et voici que l'on nous promet une conception de l'enseignement inspirée du monde de l'entreprise !

Pour Emmanuel Macron, il convient de renforcer l’autonomie des établissements, avec la possibilité pour les directeurs "de récuser des profils (d’enseignants) et de participer à la décision d’en recruter d’autres."

 "Nous sommes face à l’abandon du modèle républicain au profit d’un modèle entrepreneurial à l’anglo-saxonne", a dénoncé auprès de Public Sénat Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, également vice-président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication. Cet élu pointe la mise en place d’une logique comptable déterminée par des facteurs de rentabilité. "On tend à faire du chef d’établissement un chef d’entreprise, puisqu’après tout, un chef, c’est fait pour cheffer", commente-t-il.

C'est purement et simplement la fin de notre Ecole publique... 

 

Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

Et puis, en fait, ne voit-on pas pointer ce modèle depuis des années ? La compétition est partout, et même dans un secteur comme l'enseignement, qui devrait en être bien éloigné... 

De plus en plus, les lycées sont dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au Baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les inspecteurs donnent eux-mêmes des consignes d'indulgence lors de la correction du Baccalauréat : il faut faire du chiffre !

 

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

 

Non, un lycée n'est pas une entreprise : c'est un lieu de savoir, de connaissances, un lieu de travail, bien sûr, mais en aucun cas un lieu où les enseignants se voient contraints de se livrer à une compétition effrénée.

Avec les nouvelles réformes prévues par Emmanuel Macron, cette tendance va encore, hélas, s'accentuer.

 

 

Source :

 

https://www.publicsenat.fr/article/politique/le-programme-d-emmanuel-macron-sur-l-education-un-copier-coller-des-propositions

 

Macron : l'enseignement sur le modèle de l'entreprise...
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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 09:14
"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."

 

"J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés...", a déclaré hier Emmanuel Macron...

Une stratégie d'agressivité, du clivage, de la division qui peut poser problème... et qui peut aggraver les fractures déjà bien présentes dans la société française... une façon de mettre de l'huile sur le feu...

 

Une faute de communication dangereuse...

 

Cette déclaration a été faite lors d'un jeu de questions-réponses avec sept lecteurs du Parisien, abordant tout particulièrement le Covid, et le cas des "antivax".

Fustigeant encore "la toute petite minorité réfractaire"— environ 10 % des Français —qui refuse le vaccin, Emmanuel Macron a tancé un "comportement irresponsable et des militants antivax déterminés à saper ce qu’est la solidité d’une nation."

"Un irresponsable n'est plus un citoyen", a même ajouté Emmanuel Macron...

Pourquoi, dans ce cas-là, ne pas imposer une vaccination obligatoire ?

 

Une stigmatisation des non vaccinés qu'il met tous dans le même panier des antivax.

Or, un grand nombre de Français qui ne sont pas vaccinés ne sont pas des antivax purs et durs.

Il y a tous ceux qui ont bien d'autres priorités que le vaccin : les exclus, les mal logés, les pauvres, les précaires, ceux qui redoutent les effets secondaires du vaccin, parce qu'ils souffrent de certaines pathologies...

 

Alors que le virus se propage, de nombreuses mesures n'ont pas été prises dans les écoles pour stopper cette propagation.

Où sont les purificateurs d'air, où sont les capteurs de CO2, où sont les masques FFP2 ?

Les enseignants les attendent encore...

 

L'hôpital est en détresse depuis des années : des urgences saturées, des soignants en burn-out, des malades en attente de soin dans les couloirs des urgences.

Les politiques ont, eux aussi, une part de responsabilité dans la situation actuelle : manque d'anticipation, manque de matériel, gestion comptable des hôpitaux, pénurie de soignants, lits de réanimation fermés, etc.

Des erreurs ont été commises : mensonges à propos des masques, au début de la pandémie, par exemple... Passé d’accessoire inutile à dispositif obligatoire, le masque pour se protéger soi et protéger les autres de la transmission du Covid-19 a connu plusieurs doctrines en France en l’espace de quelques mois.

 

Dès lors, une forme de suspicion a pu apparaître...

Mais qui a été aussi irresponsable ?

 

 

 

"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."
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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 09:24
Pourquoi les meetings sont-ils épargnés ?

 

La situation est critique, nous dit-on. De plus en plus de cas de Covid, des hôpitaux qui commencent à être débordés, un nouveau variant encore plus contagieux...

De quoi s'inquiéter, de quoi susciter la peur...

Donc, instauration d'un pass vaccinal obligatoire pour se rendre dans tous les lieux culturels, cinémas, théâtres, musées, etc.

Curieux tout de même ! Les meetings politiques, eux, sont exemptés de pass vaccinal.

 

En somme, on a le droit d’attraper le Covid en allant à un meeting politique mais pas en allant voir un film, assister à une pièce de théâtre, un concert, etc.

La vie démocratique doit poursuivre son cours, nous dit-on.

Pas de mesure de jauge pour les meetings politiques, non plus... Le covid peut circuler sans problème quand il s'agit des meetings.

La situation est-elle vraiment critique ? On peut se poser la question.

Deux poids, deux mesures... Pourquoi ?

 

Une fois de plus, il s'agit de privilégier le domaine politique.

Ce pass est-il sanitaire ? Dans ce cas, il devrait s'appliquer en toutes circonstances...

Pour certains médecins, c'est "une décision incompréhensible". On a imposé des mesures drastiques dans les lieux de spectacle, dans les entreprises, et pour les meetings, on admet des dérogations.

"Il est totalement incompréhensible d'imaginer qu'on puisse avoir des dérogations, le virus se fiche de savoir si on est à un meeting politique ou à un concert de musique. Le risque de propagation est exactement le même", avait  réagi le Professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation à l'hôpital de Garches, lors de l'instauration du pass sanitaire.

 

Les meetings politiques peuvent rassembler des milliers de personnes... N'est-ce pas une situation à risques ?

 

Les meetings électoraux ont tendance à échauffer les esprits et à créer des désordres publics.

Peut-on respecter les gestes barrières dans de telles conditions ?

 

Le Premier ministre jean Castex a clairement déclaré que les meetings politiques de la campagne électorale, en vue de la présidentielle au printemps, ne seront pas concernés par les mesures de jauge désormais imposées aux grands rassemblements.

Résultat, plusieurs artistes se sont précipités sur cette annonce pour faire part avec humour qu’ils se lançaient désormais en politique. C’est le cas de Julien Doré qui ne se dit plus “en concert” mais “en meeting”, de Grand Corps Malade et Eddy de Pretto qui se présentent à l’élection présidentielle...

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi les meetings sont-ils épargnés ?
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29 octobre 2021 5 29 /10 /octobre /2021 08:45
L'hôpital en manque de soignants...

 

"Les hôpitaux tournent au ralenti en France !

 

A la Timone, à Marseille, plusieurs chambres doubles n'accueillent qu'un seul patient : les soignants ne sont pas assez nombreux pour ouvrir tous les lits.

 

Une infirmière témoigne : "C'est un service d' hépato-gastroentérologie où il y a normalement 28 lits, et actuellement dix sont fermés, faute de personnel infirmier."

A Marseille, il y a aujourd'hui 448 lits fermés sur 2700, soit 16 % des capacités.

A la Timone, une cadre de santé avait besoin de 6 infirmières de nuit au mois d'octobre : aucun de ces 6 postes n'a été pourvu.

"Souvent, c'est l'équipe de jour qui fait les nuits et elles sont payées en heures supplémentaires ou sinon, c'est quelqu'un d'un autre secteur, d'un autre hôpital...", explique cette cadre de santé.

 

Conséquence de cette pénurie : beaucoup d'examens et d'opérations déprogrammées dans certaines pourtant urgentes.

Un professeur de la Timone commente encore : "C'est tous les examens qu'on réalise pour dépister le cancer, biopsier les cancers, ce qui permet ensuite de débuter un traitement. Sans ces examens, on ne peut pas prendre en charge les patients, pour des pathologies qui sont très graves."

Et Marseille n'est pas un cas isolé.

 

Au niveau national, le conseil scientifique tire le signal d'alarme et parle d'un pourcentage important de lits fermés : environ 20 % , touchant tous les secteurs de soin.

 

Le gouvernement lui-même reconnaît que des services ont dû fermer temporairement, faute de personnels.

 

Certains soignants ont même changé de vie après la crise du Covid-19 pour cause de conditions de travail trop difficiles.

C'est le cas dans le service d'un chirurgien parisien qui témoigne : "Ce sont des infirmières qui, pendant la crise du Covid, ont vu leurs amis, leur famille faire du télétravail, gagner plus qu'elles, chez elles, tranquillement, pendant qu'elles devaient aller à l'hôpital, étaient changées de secteur dans lequel elles travaillaient, allaient en réanimation, prenaient des risques, tout ça pour des salaires de misère."

Le gouvernement annonce lancer une grande enquête nationale pour connaître plus précisément la situation de chaque hôpital..."

 

Vraiment ? Comme si le gouvernement ne connaissait pas la crise que traverse l'hôpital depuis longtemps en France !

Les services d'urgence étaient en grève bien avant la crise du Covid !

Les soignants sont depuis longtemps débordés de travail : mal payés, exploités, victimes de burn-out, la coupe est pleine !

 

Et on ose dire que les Français ne travaillent pas assez ! "Nous sommes un pays qui travaille moins que les autres", a récemment déclaré Emmanuel Macron.

Cela fait des décennies que l'hôpital public est malade... Cela fait des années qu'on assiste à des dysfonctionnements graves.

Des urgences saturées, des malades qui ne sont pas bien pris en charge, trop tardivement soignés.

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/hopitaux-publics-20-de-lits-fermes-actuellement-en-france-pourquoi_4823801.html

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 08:48
L'Inde submergée par le Covid...

 

Après des mois de baisse, voilà que l'Inde connaît une nouvelle vague de Covid-19 : pourtant, certains experts et politiciens avaient déclaré que l'Inde avait atteint l'immunité collective et avait vaincu le Covid.

J'avais vu des images et des reportages sur la fête des couleurs qui s'est déroulée au mois de Mars en Inde : d'étonnants portraits de visages maquillés de vert, rouge, rose, bleu, les photos montraient des milliers d'Indiens, des hommes surtout, torse nu, en liesse, dansant dans les rues, sans masque... comme si on était dans le monde d'avant.    

En Inde, le sacré, croit-on, permettrait d'échapper à l'épidémie.

Aucune distanciation, aucun geste barrière : un pur délire !

Et le résultat ne s'est pas fait attendre : une explosion de l'épidémie dans un pays de plus d'un milliard d'habitants.

Le variant dit indien est beaucoup plus contagieux et beaucoup plus mortel dans le sens où il touche des populations jeunes.

De plus, les chiffres officiels des contaminations et du nombre de morts semblent sous évalués : les bûchers funéraires se multiplient.

"Les hôpitaux indiens sont totalement débordés. Il y a des problèmes d'accès à l'oxygène. Les hôpitaux en sont à moduler l'oxygène des patients de manière à ce que tous en aient un peu. Ça ne suffit pas toujours, loin s'en faut. Il y a un taux de mortalité considérable ", nous dit Christophe Jaffrelot, chercheur au CERI-Sciences Po/CNRS.

On assiste à une accélération de l'épidémie très inquiétante, d'autant que le système sanitaire n'est pas à la hauteur, en Inde.


L'Inde est un pays pauvre qui n'a guère les moyens de compter les morts du covid. Rares sont les Indiens qui ont les moyens d'aller chez le médecin. 

Ils n'ont même pas les moyens de payer un vaccin : il faudrait rendre la vaccination accessible à tous.

L'aide internationale se mobilise mais la situation dans les hôpitaux reste extrêmement tendue et difficile.

 

"A New-Dehli, un service des urgences est totalement saturé : des salles bondées, des malades collés les uns aux autres, certains en situation critique n'ont même pas de lit, ils sont obligés d'être soignés assis.

Sous tension, les proches des malades sont tous à bout : ils achètent eux-mêmes des bouteilles d'oxygène pour soulager leurs parents.

Les soins intensifs fonctionnent au maximum de leur capacité. Les médecins n'ont plus d'autre choix que de trier les malades. Ils donnent la priorité aux patients les plus jeunes.

Les ventilateurs qui aident les malades à respirer font aussi défaut. Débordés, infirmiers et médecins ne peuvent consacrer que quelques minutes à chaque patient.

Plusieurs femmes enceintes sont hospitalisées dans un état critique."

 

Le Japon subit aussi une quatrième vague de Covid. Nombre de responsables politiques s’inquiètent de la menace qui plane sur les Jeux Olympiques, dont la cérémonie d’ouverture est prévue pour le 23 juillet.

Certains affirment déjà que les Jeux Olympiques n'auront pas lieu.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/inde-immersion-au-coeur-d-un-hopital-sature-a-new-delhi_4609839.html

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-jeudi-01-avril-2021

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 08:28
Cocid-19 : des femmes enceintes en réanimation...

 

Le Covid ne frappe pas seulement les personnes âgées, de plus en plus de jeunes sont affectés par le variant britannique : pour preuve, des femmes enceintes se retrouvent en réanimation, après avoir contracté le virus.

Non, le Covid  n'est pas une "grippette", contrairement à ce qu'affirment les covidosceptiques qui minimisent la gravité de la pandémie.

Un reportage diffusé sur France 2, lors du journal de 20 heures, nous montre le quotidien des soignants de l'hôpital de Saint-Denis, confrontés à ces femmes enceintes contaminées par le Covid.

 

"Etre attentif à la moindre alerte, au moindre bruit : dans une chambre de réanimation, les équipes scrutent une patiente Covid avec attention : une femme, intubée, sous coma artificiel, arrivée enceinte, deux jours plus tôt.

Son ventre n'est plus arrondi, mais la patiente ne le sait pas encore : pour optimiser ses chances de survie contre le virus, les soignants l'ont opérée : une césarienne, pour extraire son bébé.

 

"Moins de pression dans le ventre et donc, au niveau pulmonaire, c'est plus facile pour respirer, parce que la capacité des poumons est plus grande", explique une soignante.

Des femmes enceintes hospitalisées pour Covid : le service de réanimation de l' hôpital de Saint-Denis en reçoit de plus en plus, une dizaine depuis février contre une seule, lors de la première vague.

 

"On se retrouve avec des patientes qui ont à peu près notre âge, qui pourraient être nous, donc qui ne sont pas forcément en surpoids, qui ont juste comme comorbidité, si on peut appeler cela une comorbidité, le fait d'être enceintes, c'est un petit peu perturbant... du coup, ça fait un peu peur.", commente encore une soignante.

 

Les soignants n'ont pas d'explication, mais l'hypothèse privilégiée est celle d'un variant britannique plus agressif. Conséquence : des malades plus jeunes, plus graves et des futures mamans devenues prioritaires, comme une patiente placée sous respirateur artificiel.

A son réveil, une psychologue sera à ses côtés pour gérer le traumatisme.

 

"On reprend l'histoire à partir du moment où elles se sont dégradées, où elles n'ont plus pu respirer et où on a été obligé de les intuber, on leur explique que, dans ces situations là, on a dû faire une césarienne et on leur explique ce qui s'est passé pour leur bébé après. On essaie de redonner une histoire où elles étaient inconscientes et qui leur a échappé."

 

Jusqu'où ira cette épidémie ? Les soignants de l'hôpital de Saint-Denis se le demandent tous les jours.

Sans réponse, ils s'efforcent sans cesse de sauver chaque vie dans l'un des départements les plus touchés par cette crise sanitaire.

 

Le risque d'hospitalisation pour une femme enceinte contaminée est multiplié par cinq. Le système immunitaire, pendant la grossesse, est diminué : il faut bien tolérer le foetus pendant 9 mois, et c'est moins bien, si on s'infecte.

La deuxième explication est plutôt cardiovasculaire, le coeur a un travail supplémentaire à fournir, et il y a un risque de thrombose qui augmente avec la grossesse, et avec le Covid, on sait aussi que ce risque est augmenté.

 La troisième explication relève plus de la mécanique, si on peut dire, c'est que plus l'utérus grossit, plus il va appuyer sur les poumons et diminuer la capacité respiratoire et quand on a une affection respiratoire, cela pose des problèmes.

C'est pourquoi le collège national recommande la vaccination au deuxième trimestre de la grossesse, avec un vaccin à ARN."

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/2363487-edition-du-jeudi-8-avril-2021.html

Cocid-19 : des femmes enceintes en réanimation...
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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 08:18
Une semaine décisive... une de plus !

 

Les semaines décisives se suivent et se ressemblent : on attend sans arrêt la nouvelle décision, celle qui devrait arrêter le virus, celle qui devrait enfin résoudre la situation inextricable dans laquelle nous sommes empêtrés depuis plus d'un an.

Que va décider le gouvernement ? Privilégier l'économie ou la santé ?

 

Face à l'encombrement des hôpitaux et des services de réanimation, la marge de manoeuvre est étroite et compliquée.

Les médecins tirent la sonnette d'alarme : ils vont devoir trier les patients, faire des choix difficiles.

 

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l'erreur du confinement : il fallait, disait-on, "laisser faire le virus" pour atteindre une forme d'immunité collective.

Il s'agissait de "liquider le virus en liquidant les inutiles et malheureux vieillards... une façon de fortifier l'espèce, en somme."

Un raisonnement pour le moins "moralement douteux."

D'autant que le Covid frappe dorénavant des personnes de plus en plus jeunes, avec le variant anglais qui prospère...

 

D'un autre côté, le secteur économique ne doit pas être négligé : il a pris une telle ampleur dans nos sociétés, qu'on ne peut le mettre de côté.

Là encore, des gens souffrent : les étudiants privés de cours, sans travail, ont parfois des difficultés à survivre, des salariés perdent leur boulot, se retrouvent au chômage, les familles sont à la peine...

 

Oui, décidément, les décisions sont difficiles à prendre : un dilemme difficile à trancher.

Des morts d'un côté, des victimes de la crise et du confinement, de l'autre.

Que faire ?

Il est probable qu'on s'achemine inéluctablement vers une nouvelle période de confinement plus strict.

Un nouveau tour de vis, donc !

Mais va-t-on pour autant résoudre la situation ?

Nouveau confinement, puis ralentissement de l'épidémie, puis relâchement, puis retour en force du virus...

On en est là : il va falloir vivre avec la bête à picots, le communovirus...

Et si la pandémie durait cinq ans, dix ans ou plus ? Le virus du VIH fêtera bientôt ses 40 ans sans jamais avoir quitté la scène, même brièvement.

Nous sommes encore dans une situation incertaine : qui peut prévoir ce qui va se passer ?

 

 

Sources :

 

Un livre de Jean-Luc Nancy : Un trop humain virus

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner

 

https://www.pentalog.fr/blog/pandemie-coronavirus-impact-economique

 

 

 

 

Une semaine décisive... une de plus !
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