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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 08:48
L'Inde submergée par le Covid...

 

Après des mois de baisse, voilà que l'Inde connaît une nouvelle vague de Covid-19 : pourtant, certains experts et politiciens avaient déclaré que l'Inde avait atteint l'immunité collective et avait vaincu le Covid.

J'avais vu des images et des reportages sur la fête des couleurs qui s'est déroulée au mois de Mars en Inde : d'étonnants portraits de visages maquillés de vert, rouge, rose, bleu, les photos montraient des milliers d'Indiens, des hommes surtout, torse nu, en liesse, dansant dans les rues, sans masque... comme si on était dans le monde d'avant.    

En Inde, le sacré, croit-on, permettrait d'échapper à l'épidémie.

Aucune distanciation, aucun geste barrière : un pur délire !

Et le résultat ne s'est pas fait attendre : une explosion de l'épidémie dans un pays de plus d'un milliard d'habitants.

Le variant dit indien est beaucoup plus contagieux et beaucoup plus mortel dans le sens où il touche des populations jeunes.

De plus, les chiffres officiels des contaminations et du nombre de morts semblent sous évalués : les bûchers funéraires se multiplient.

"Les hôpitaux indiens sont totalement débordés. Il y a des problèmes d'accès à l'oxygène. Les hôpitaux en sont à moduler l'oxygène des patients de manière à ce que tous en aient un peu. Ça ne suffit pas toujours, loin s'en faut. Il y a un taux de mortalité considérable ", nous dit Christophe Jaffrelot, chercheur au CERI-Sciences Po/CNRS.

On assiste à une accélération de l'épidémie très inquiétante, d'autant que le système sanitaire n'est pas à la hauteur, en Inde.


L'Inde est un pays pauvre qui n'a guère les moyens de compter les morts du covid. Rares sont les Indiens qui ont les moyens d'aller chez le médecin. 

Ils n'ont même pas les moyens de payer un vaccin : il faudrait rendre la vaccination accessible à tous.

L'aide internationale se mobilise mais la situation dans les hôpitaux reste extrêmement tendue et difficile.

 

"A New-Dehli, un service des urgences est totalement saturé : des salles bondées, des malades collés les uns aux autres, certains en situation critique n'ont même pas de lit, ils sont obligés d'être soignés assis.

Sous tension, les proches des malades sont tous à bout : ils achètent eux-mêmes des bouteilles d'oxygène pour soulager leurs parents.

Les soins intensifs fonctionnent au maximum de leur capacité. Les médecins n'ont plus d'autre choix que de trier les malades. Ils donnent la priorité aux patients les plus jeunes.

Les ventilateurs qui aident les malades à respirer font aussi défaut. Débordés, infirmiers et médecins ne peuvent consacrer que quelques minutes à chaque patient.

Plusieurs femmes enceintes sont hospitalisées dans un état critique."

 

Le Japon subit aussi une quatrième vague de Covid. Nombre de responsables politiques s’inquiètent de la menace qui plane sur les Jeux Olympiques, dont la cérémonie d’ouverture est prévue pour le 23 juillet.

Certains affirment déjà que les Jeux Olympiques n'auront pas lieu.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/inde-immersion-au-coeur-d-un-hopital-sature-a-new-delhi_4609839.html

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-jeudi-01-avril-2021

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 08:28
Le Covid-19, comme une obsession...

 

Le coronavirus... C'est le sujet qui préoccupe tout le monde : chacun veut donner son avis sur la pandémie, et ce, en maintes occasions. Comme une obsession !

Ainsi, en publiant sur Agoravox un petit article qui évoquait la célèbre chanson "Blue Moon", je n'imaginais pas que les commentateurs s'empareraient de ce billet pour se livrer à  des commentaires sur le Covid...

 

Et ce, dès le premier commentaire où un intervenant évoque la vaccination forcée de personnes handicapées aux Etats-Unis.

Je ne sais pas si c'est vrai, car tant d'informations circulent sur le Covid !

 

Le même intervenant insiste et revient sur le thème de la vaccination :

"Le problème majeur, c'est que tous les vaccins ne sont pas compatibles entre eux.
La date du rappel n’est pas la même pour chaque vaccin .

Comment accepter de mélanger un vaccin adénovirus avec un vaccin ARNm complètement opposés entre eux ?"

Et un autre surenchérit :


 ’’La campagne vaccinale étant freinée par une méfiance croissante sur les vaccins, le ministère de la santé envisage de ne plus communiquer le nom du vaccin administré à la personne qui prend un RDV.
 
 Si c’est vrai, on peut parler de tromperie aggravée."

 

Ainsi, le Covid devient le sujet de prédilection de la plupart de ceux qui commentent.

J'ai eu beau leur faire remarquer que ce n'était pas le sujet de l'article, rien à faire : la discussion a continué sur le coronavirus, les vaccins...

Ainsi, un nouveau virus se répand partout, dans les conversations, sur les réseaux sociaux : l'envie irrépressible de parler de la pandémie.

 

Il est vrai que les médias déversent sur nous toutes sortes d'informations parfois contradictoires sur le Covid...

Le sujet y occupe une place prépondérante.

Tout le monde est cerné par le virus à couronne  : l'obsession du Covid s'empare de chacun d'entre nous.

Le virus hante nos esprits : ainsi apparaissent de graves troubles psychologiques chez les enfants, les adolescents et même les adultes.

Une épidémie dans l'épidémie, en quelque sorte...

 

L'épidémie a des conséquences inévitables sur la santé mentale, sur le moral : troubles anxieux, dépressifs, troubles du sommeil.

La situation de confinement et ses conséquences psychosociales et économiques mais aussi la peur, pour soi et ses proches, de la contamination, du virus, de la maladie et de ses conséquences (atteintes somatiques graves et décès) sont des facteurs qui agissent sur la santé mentale des Français.

D'autant que les informations sont anxiogènes : au Brésil, en Inde, la pandémie explose et fait encore de nombreuses victimes.

Ainsi, face au variant brésilien, le gouvernement a enfin annoncé une suspension des vols en provenance du Brésil et un contrôle strict des frontières. Jean Castex a annoncé ce week-end une quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de plusieurs pays dont le Brésil.

 

 

 

 

Le Covid-19, comme une obsession...
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 09:16
Les apôtres de la lenteur musicale...

 

La lenteur est une manière d'appréhender le monde et de mieux l'apprécier... sans doute... "Slow is beautiful", tel est le titre de la conférence donnée par Marc Simon, à Nîmes, au Carré d'Art.

 

La lenteur, nous dit-il est une des composantes essentielles de la musique.

Et qui sont ces apôtres de la lenteur, ces défricheurs de l'immobilité ?

Pour en trouver, on peut remonter d'abord  à - 500 avant JC : un fragment musical du premier stasimon d' Oreste d' Euripide... "Je pleure, je pleure tellement". En 1892, parmi un certain nombre de papyrus d' Hermopolis , en Egypte, dans la collection de l' archiduc Rainer Ferdinand d'Autriche , un fragment a été découvert et publié , contenant un passage mutilé avec notation.

 

"κατολοφύρομαι κατολοφύρομαι ματέρος αἷμα σᾶς, ὅ σ’ ἀναβακχεύει, ὁ μέγας ὄλβος οὐ μόνιμος ἐν βροτοῖς, ἀνὰ δὲ λαῖφος ὥς τις ἀκάτου θοᾶς τινάξας δαίμων κατέκλυσεν δεινῶν πόνων ὡς πόντου λάβροις ὀλεθρίοισιν ἐν κύμασιν"

"O désolation, désolation ! pour le sang de ta mère qui renouvelle ton délire  Une haute fortune ne peut subsister parmi les mortels : comme un frêle vaisseau dont la tempête a déchiré les voiles, les dieux l'engloutissent dans un abîme de malheurs, aussi dévorant que les flots de la mer orageuse"

 

 

On connaît la légende : Oreste a tué sa mère Clytemnestre et son amant Egisthe, meurtrier d' Agamemnon.

Cette musique a été reconstituée par l'Atrium Musicae de Madrid.

On a là des effets de lenteur liés à des choses sacrées, profondes, mystiques.

 

Plus tard, au 11 ème siècle, l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen a composé des chants religieux : une voix qui, pour être mystique, est extrêmement libre.

C'est une musique très douce, apaisante où Hildegarde évoque ses visions : on entend une note qui est derrière, un paysage musical, le fameux bourdon.

Le bourdon est un son fondamental, il sert d'horizon, c'est comme un paysage qui permet au chanteur de chanter juste.

 

Puis, Marc Simon nous fait écouter des chants de femmes venus de Polynésie, des îles Salomon, des chants très anciens pour des cérémonies annuelles, le Sanga. Ce sont des musiques orales qui ne sont pas écrites : on y retrouve une certaine lenteur, comme une communion...

 

Certains se sont amusés aussi à jouer des airs de musique connus sur un rythme très lent : la lenteur peut alors nous déstabiliser, nous mettre dans l'embarras : on ne reconnaît plus ces airs célèbres.

Par exemple, la 5ème symphonie de Beethoven massacré par un orchestre anglais, ou encore Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss ou la farandole de Bizet.

 

Brian Eno est encore un adepte de la lenteur musicale... musicien, arrangeur et producteur britannique, Eno s'est décrit comme un « non-musicien » et a contribué à introduire une variété d'approches conceptuelles et de techniques d'enregistrement dans la musique contemporaine.

 

En Inde, Ravi Shankar compose des ragas, des musiques lentes, pleines de mystères et de spiritualité.

 

La lenteur permet une grande liberté : Miles Davis a découvert le monde du flamenco, il s'est passionné pour cette musique : dans Croquis d'Espagne, il reprend le concerto de Aranjuez sur un mode lent...

 

Claude Debussy, quant à lui, a révolutionné la musique : il compose ainsi ce morceau intitulé "Des pas sur la neige" avec 3 notes seulement répétées, "ré, mi, fa",  il rajoute des accords... Ainsi, avec la lenteur, on trouve souvent une autre notion : la simplicité.
La lenteur nous invite souvent à l'apaisement, la méditation....

 

Mais elle peut avoir d'autres fonctions : Erik Satie voulait écrire de la musique d'ameublement, il compose alors "Tenture de cabinet préfectoral", avec la lenteur, la pesanteur, la répétition, il se moque des cabinets préfectoraux...

 

Pour John Cage, musicien avant-gardiste, la lenteur peut même s'approcher du silence : avec 4 minutes, 33, il remet en cause le côté sacro-saint de la musique, avec un brin de provocation...

John Cage utilise parfois un piano préparé avec des morceaux de bois, de vis : certaines notes ne font plus de notes : il crée un nouvel instrument et des harmoniques nouvelles.

 

Merci à Marc Simon pour ce beau voyage musical qui nous a permis de découvrir des musiques originales, souvent étonnantes, apaisantes.

 

 

 

https://archives.crem-cnrs.fr/archives/items/CNRSMH_I_1972_016_182_08/

 

 

 

 

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