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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 12:42
Une intelligence artificielle redoutable...

 

C'est une révolution ! 

"Cette intelligence artificielle qui a été mise en libre accès depuis le 30 novembre fait énormément parler d'elle : derrière, se trouve l'entreprise Open IA financé et cofondé par Elon Musk... Encore lui !

Il s'agit d'un agent conversationnel  nommé Chat GPT qui peut répondre quasiment à toutes les questions, créer des poèmes et rédiger des rédactions pour les étudiants qui voudraient travailler le moins possible.

Un encouragement dangereux à la paresse !

Il suffit de lui donner un thème et automatiquement, il vous donne un texte...

En quelques secondes, cette IA est capable de créer une recette de cuisine, une idée cadeau, et même d'inventer un poème en imitant Victor Hugo.

Evidemment, le site fait fureur chez les étudiants : pratique pour faire les devoirs, une lettre de motivation ou une dissertation entière...

 

Cette intelligence artificielle  a été testée par un peu plus d'un million de personnes sur la planète.

C'est très facile d'ouvrir un compte, c'est gratuit, mais il faut donner son e-mail on son téléphone. Il faut avoir un code pour l'accès à cette plateforme.

 

Cette plateforme a fait peur tout de suite à Google qui a activé un code rouge en disant que Chat GPT pouvait devenir le prochain moteur de recherches et faire en sorte de répondre à toutes nos questions...

Il y a eu une réunion d'urgence au sein de Google pour savoir si Google pouvait faire un équivalent de Chat GPT et le mettre en libre accès.

L'hégémonie de Google pourrait être disputée dans les mois qui viennent par ce type d'agent conversationnel.

 

L'ancien Ministre de l'Education nationale Luc Ferry a réagi devant cette innovation et a prédit dans une chronique du Figaro que Chat GPT allait bouleverser l'Education Nationale : il a testé cette intelligence artificielle et il précise même : "N'importe quel élève de collège tant soit peu malin pourra tirer de Chat GPT la base d'une dissertation tout à fait convenable sans doute supérieure à celles de ses camarades... Et si le professeur ignore l'existence de ce logiciel, la supercherie lui échappera..."

 

Donc, on voit que le Ministre est inquiet de ce que pourrait offrir cette intelligence artificielle...

 "En moins de dix secondes, GPT, logiciel d’intelligence artificielle, vous pondra une trentaine de lignes sur ce que vous voulez, les Illusions perdues de Balzac, la théorie des idées chez Platon, la Coupe du monde de football, la structure de l’ADN, le fonctionnement des vaccins ARN, un poème pour votre fiancée ou n’importe quel autre sujet, le tout dans la langue de votre choix !"

 

 Que restera t’il de l’humain après cette révolution, si les machines font mieux que l’homme ?  Quid du travail et des revenus qu’il procure ? Et comment empêcher les élèves, les étudiants d'utiliser cette IA ? Vers quelle société allons nous ?

 

 

Sources :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/soft-power/benoit-xvi-et-la-guerre-contre-la-theologie-de-la-liberation-1304356

 

https://www.lesnumeriques.com/publicite/chat-gpt-un-nouvel-outil-indispensable-pour-les-travailleurs-du-web-201559.html

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/intelligence-artificielle-un-logiciel-gratuit-a-reponse-a-tout_5580804.html

 

 

 

Une intelligence artificielle redoutable...
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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 09:34
Jusqu'où ira Elon Musk ?

 

"Jusqu’où ira Elon Musk ? Jusqu'où ira l'homme le plus riche du monde, et nouveau patron du réseau social Twitter, qu’il vient de racheter au nom de la liberté d’expression ? Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ? La liberté d’expression à la sauce Elon Musk est-elle synonyme de liberté de parole ou de tapis rouge pour les contenus complotistes ou d’extrême droite ? Faut-il avoir peur de la toute puissance d’Elon Musk et d’une poignée de multimilliardaires qui ont tendance à se substituer aux États ?

 

Elon Musk, première fortune mondiale, s'invite un peu partout, que ce soit en Ukraine avec ses satellites, ou son plan de paix qu'il fait voter par des internautes, il s'invite aussi à Taïwan, il parle de la lune, de Mars qu'il veut coloniser, bref un homme d'une puissance folle, qui cherche à influencer le cours de l'histoire...

Escroc ou génie ?

En rachetant Twitter pour 44 milliards de dollars, l’homme le plus riche du monde devient aussi le plus influent de la planète… et prépare une petite révolution sur le réseau social.

230 millions d'utilisateurs dans le monde...

 

Patron de Tesla, le leader mondial de la voiture électrique, dirigeant de l'agence de tourisme spatial Space X, avec laquelle il veut conquérir Mars, Elon Musk est un magnat de la tech ultra influent. Il côtoie les plus grands dirigeants du monde... Donald Trump est un de ses plus fervents admirateurs.

 

Musk n'hésite pas à s'improviser diplomate : en Ukraine, il a offert son réseau d'accès à internet par satellite pour aider l'armée de Kiev à communiquer, puis il a conseillé aux Ukrainiens de faire la paix avec la Russie autour d'un plan qu'il a lui-même écrit. Il y a quelques jours, il a provoqué un nouveau tollé en voulant résoudre le conflit entre la Chine et Taïwan... une liberté d'expression qu'il revendique et promeut à travers le monde entier.

 

En rachetant Twitter, il va être l'arbitre de la liberté d'expression.

Qui est cet homme ? Un fou ? Un génie ?

 

Selon l'économiste Daniel Cohen, il est fou, il a appelé son fils du nom d'une voiture XA 12, l'état de Californie ayant interdit de mettre des numéros dans les prénoms, il a transformé 12 en lettres romaines. Ce n'est pas quelqu'un de tout à fait raisonnable. Il expliquait en 2017 qu'il serait sur la lune en 2022, il explique même aux Ukrainiens ce qu'ils doivent faire pour signer un traité de paix avec la Russie.

Il vit dans un monde de science-fiction, il s'est fabriqué un monde à lui, il l'habite, ça lui permet de ne pas voir que certaines choses ne sont pas possibles.

Par exemple, pour la fabrication de la Tesla, il a rêvé d'une usine de montage où il n'y ait pas un seul humain, il a lancé sa chaîne de montage en 2016, en 2018, il n'y avait toujours pas une seule bagnole qui sortait de sa chaîne de montage... il a été obligé de se résoudre à mettre des humains. Et son commentaire à la fin a été : "On sous estime les humains..."

 

Elon Musk se sent investi d'une mission : il parle de maximiser la vie des humains, il se pose en sauveur de l'humanité.

Selon Nathan Devers, romancier, la clef de l'argent n'est pas la bonne, ces géants de la tech n'ont pas un mode de vie où ils donnent l'impression d'être à la recherche de plaisirs absolus. Le fond de l'affaire, c'est que ces gens-là sont fondamentalement des religieux. Il s'agit de refaçonner l'humanité. Musk est habité d'une mystique de la technologie et d'une forme de messianisme dont il est lui-même le Messie sécularisé.

 

Mais, en fait, selon Julia Cagé, économiste, il n'a pas pour projet de transporter 6 milliards d'êtres humains sur Mars, il veut sauver ses semblables, c'est à dire une toute petite partie de l'humanité, des milliardaires comme lui. Il dit qu'il veut décarboner l'économie et il envoie des touristes dans l'espace !

Le monde de Musk, c'est une toute petite élite qui sera sur Mars qui regardera de très haut la planète avec des gens qui sont en train de mourir de faim et qui serviront à fabriquer les fusées qui enverront quelques milliardaires supplémentaires sur Mars. C'est, en fait, un libertarien, il est contre l'état parce qu'il pense que les milliardaires peuvent se substituer à l'état. Il pense que l'état est nul, inefficace, corrompu et que, lui, milliardaire n'a pas besoin de payer d'impôts, puisqu'il va prendre les bonnes décisions pour l'ensemble de la planète.

Musk,  Trump et Kanye West se positionnent comme des gourous avec une influence très forte sur une partie des opinions publiques, selon Asma Mhalla, spécialiste des enjeux du numérique.

 

Musk est en train de faire toute une campagne pour rassurer les annonceurs... Toutes ces plateformes du numérique tiennent grâce à nos désirs, nos failles égotiques, au fait que nous tous nous voulions y être.

 

Musk est une espèce de troll en chef, il pointe aussi les failles de notre système, maître en technologie, il est un capteur de données, données personnelles, industrielles, militaires, enfin, c'est un maître en techno politique.

 

Selon Daniel Cohen, Musk est antisystème, il est profondément anti syndicat, il interdit la syndicalisation dans ses entreprises, il est profondément libéral. Il croit jusqu'à la bêtise à la puissance de la technologie, il est dans un monde qu'il se fabrique lui-même.

Musk a racheté Twitter, c'est donc un de ces milliardaires qui mettent la main sur de grands médias.

 

Qu'un seul milliardaire possède un média aussi influent, c'est un problème pour le fonctionnement de la démocratie. Ainsi, Musk est dans une situation de dépendance par rapport au pouvoir Chinois, car la plupart de ses bagnoles sont fabriquées en Chine, la plupart de ses voitures sont vendues en Chine. Ce n'est pas du tout un être indépendant, éthéré. Selon lui, Taïwan doit accepter un statut à la Hong Kong.

 

La promesse des réseaux sociaux, c'est une promesse de démocratie et d'émancipation. Le résultat est complètement opposé à cette promesse d'émancipation.

On attendait une agora planétaire et on a le contraire : des fake news, des post vérités. On est dans une jungle sans médiateurs. Pour se faire entendre, il faut parler plus fort que les autres, appeler à haïr, c'est ça la grammaire des réseaux sociaux.

 

Pour Nathan Devers, la liberté séparée de la responsabilité, c'est un problème majeur. Des gens qui insultent sur Twitter ne diraient jamais ces insultes dans la rue, ils n'iraient jamais insulter un inconnu : ils auraient peur de se faire frapper ou de se faire insulter en retour.

 

Musk, lui, veut une liberté d'expression totale. Qu'est-ce que cela veut dire la liberté pour Elon Musk ?

Quelques jours après l'annonce du rachat de Twitter, il a relayé une fake news à propos de l'agression du mari de Nancy Pelosi, un article de blog assez obscur selon lequel Paul Pelosi avait fait appel aux services d'un prostitué et ce serait lui qui l'aurait agressé. C'est totalement faux.

 

Quelques heures plus tard, il finit par supprimer le tweet qui avait été liké des millions de fois entre temps. Si le chef en personne relaie des fausses nouvelles, c'est tout de même un gros problème.

 

De plus, dans les heures qui ont suivi le rachat de Twitter, on a noté une énorme augmentation des contenus de haine."

 

Après le rachat de Twitter, Elon Musk a licencié environ 50% du personnel : c'est raide ! On imagine le désarroi de tous ces employés qui ont été congédiés...

 

"Le processus de licenciement en cours est une farce et une honte. Des sbires de Tesla prennent des décisions sur des gens dont ils ne savent rien à part le nombre de lignes de codes produites. C'est complètement absurde", a tweeté dimanche Taylor Leese, le directeur d'une équipe d'ingénieurs qui dit avoir été mis à la porte.

 

 

Sources :

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4232974-emission-du-mercredi-2-novembre-2022.html

 

 

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/elon-musk-chez-twitter-les-surprises-ne-font-que-commencer-05-11-2022-2496537_47.php

 

 

 

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 12:58
L'infantilisation des masses...

 

"Le peuple est mineur : on s'adresse à lui sur un ton enfantin...", écrit Christian Vigouroux dans son ouvrage La société du dédain.

Il suffit de voir les publicités à la télé pour en être convaincu : des messages répétés inlassablement, des couleurs criardes, des musiques tonitruantes, des personnages de dessins animés qui veulent nous inciter à consommer des produits chocolatés... le consommateur pourra se gaver de Kitkat, avec un grand verre de Coca Cola... matraquage, bourrage de crânes...

 

 

Que dire d'internet ? L'écran nous enferme dans un monde de jeux vidéos, une ronde de divertissements sans fin... un monde clos de repliement sur soi, un cocon qui nous fait oublier les réalités... le monde de l'enfance...

 

"Curieusement, nous sommes tous devenus depuis vingt ans des espions de pacotille réduits aux mots de passe, aux codes d'accès, aux mises à jour : l'existence quotidienne ressemble à un jeu de pistes où payer sa facture d'électricité, tirer de l'argent à sa banque, prendre rendez-vous chez le médecin demande un attirail digne des services.", écrit Pascal Bruckner.

De fait, il nous faut sans cesse taper des codes qui se multiplient...

Code de carte bancaire, code d'accès à l'ordinateur, digicodes en tous genres... un univers codé, chiffré qui donne le tournis et fait perdre la tête...

 

Devant les écrans, nous voici vautrés, assis comme des enfants sages...

Nous voici réduits à l'immobilité, à la passivité...

Et Pascal Bruckner de citer "les cas extrêmes de ces adolescents japonais retranchés du monde, vissés sur leurs écrans jour et nuit, livides et farouches, qu'on nourrit par plateaux-repas glissés sous leur porte."

Et bien sûr, cet enfermement conduit au grignotage permanent, à l'obésité, et à encore plus d'immobilité...

Les écrans nous cernent... et nous ne pouvons guère y échapper...

 

Bientôt des robots parlants vont même veiller sur nous, des machines connectées qui nous donneront des conseils : santé, nourriture, etc. Avec la 5G, ces équipements risquent se multiplier...

Ce sera le stade ultime de l'infantilisation des masses avec le métavers... un "méta univers" où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo. Le metavers incarne l'avenir du réseau social, selon son fondateur, Mark Zuckerberg. 

Bientôt, des gens équipés de masque de plongée, coupés du monde réel, enfermés dans leur univers parallèle.

Le degré suprême de l'infantilisation !

 

Sources :

La société du dédain de Christian Vigouroux

Le sacre des pantoufles de Pascal Bruckner

 

 

L'infantilisation des masses...
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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 12:26
Et l'humain ?

 

La numérisation du monde tend à effacer l'être humain : les services publics reculent et sont de plus en plus remplacés par des ordinateurs et des machines...

Vous téléphonez pour obtenir des renseignements, c'est une machine, un robot qui vous répond...

Nous avons tous l'habitude de récupérer de l'argent dans des distributeurs automatiques... 

 Dans les supermarchés, les caisses automatiques se développent...

 

 Les machines deviennent de plus en plus présentes dans le monde moderne : toujours plus efficaces, plus performantes, autonomes...

 

Dans les gares, les guichetiers disparaissent : il faut avoir un smartphone, ou une carte bancaire pour acheter un billet...

 

Et que dire des agriculteurs ? 7 millions ont disparu en quelques décennies : mécanisation, spécialisations, monocultures, épuisement des sols et recours à la chimie, pesticides, engrais...

Et voici que l'agriculture a recours au numérique : capteurs, tracteurs guidés par des satellites... capteurs et algorithmes sont censés savoir tout mieux que l'humain...

Même les animaux sont connectés !

 Le numérique, les ordinateurs sont déjà en place dans nombre de lycées et d'écoles : de nombreuses salles de classe sont équipées d'ordinateurs, les élèves dans certaines régions ont reçu des portables fournis gratuitement... La plupart des adolescents disposent d'un ordinateur familial...

L'ordinateur est un outil de savoir unique mais l'école doit rester un lieu de contact privilégié entre l'enseignant et les élèves. Pour ma part, j'ai toujours des difficultés à laisser des élèves devant un ordinateur, j'ai l'impression alors que le contact, la relation directe se perdent.

 

On remplace ainsi les humains par du matériel : ordinateurs, réseaux internet, centres de stockage des données...

On parle alors de "dématérialisation", un terme tout à fait inapproprié, car, c'est l'inverse qui se produit, il s'agit d'une matérialisation des services, qui a pour conséquence une déshumanisation.

 

Les relations humaines sont ainsi monétisées, comme l'écrit Nicolas Bérard, dans son ouvrage intitulé Ce monde connecté qu'on nous impose...

 

Et il donne cet exemple révélateur : "Dorénavant, les facteurs ne peuvent plus accepter votre invitation à boire le café. Une pratique vieille comme La Poste, sans doute très sympathique mais qui ne rapportait pas un kopeck à l'entreprise. En revanche, on te propose désormais de souscrire au forfait "Veiller sur mes parents", auquel cas ton facteur sera contraint d'accepter l'invitation une, trois ou cinq fois par semaine selon l'argent que tu auras bien voulu débourser. Bonjour la convivialité ! Géolocalisé tout au long de sa tournée, l'agent postal ne pourra pas se dérober."

La Poste ne fait, pourtant, que rendre payant un service que les facteurs ont toujours rendu aux usagers gratuitement, et le plus naturellement du monde.

 

Nous allons à marche forcée vers une société hyperconnectée qui efface notre humanité : il convient de résister à la tentation du tout numérique...

 

 

Source : Ce monde connecté qu'on nous impose de Nicolas Bérard

 

Et l'humain ?
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5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 09:52
Une société de zombies ?

 

Nous subissons tous plus ou moins l'influence d'internet surtout quand nous sommes inscrits sur les réseaux sociaux, Twitter, Facebook...

Sur ces réseaux, "chacun est nudgé en fonction des données qu'il a fournies...", nous met en garde Gaspard Koenig.

"Nudgé ? " Quel est ce mot barbare aux allures sympathiques ?

 

La théorie du nudge ou "coup de coude" en anglais, a été développée par le prix Nobel d'économie 2017 Richard Thaler. Cette technique issue de l'économie comportementale se propose d'influencer nos comportements dans notre propre intérêt. Une approche qui intéresse les pouvoirs publics.

 

Pour résumer : la théorie du nudge part du principe que "l'homo oeconomicus" qui prendrait toujours des décisions dans son propre intérêt, n'existe pas.

Il souffre de biais de comportements causés notamment par son environnement. Ce qui lui fait parfois prendre des décisions qui ne sont pas les bonnes pour lui (manger des frites à la cantine plutôt que de la salade, ne pas jeter ses déchets dans la bonne poubelle, ne pas attacher sa ceinture de sécurité, etc.) Le nudge vient alors modifier son environnement, et donc son "architecture de choix" pour l'inciter (et non le contraindre) à prendre la bonne décision. 

Oui mais le nudge peut s'apparenter aussi à une technique de manipulation...

 

Et les réseaux sociaux sont particulièrement aptes à nous influencer et à créer une véritable addiction, ils peuvent agir comme une drogue.

Et comme l'écrit Gaspard Koenig " on croit toujours que les addicts, ce sont les autres..."

 

Il explique bien comment fonctionne cette addiction : "Le business model repose sur l'accumulation des données. Pour extraire de la donnée, il faut générer de l'activité. Pour générer de l'activité, il faut créer une addiction. Pour créer une addiction, il faut jouer sur nos instincts les plus primaires : récompenses (likes), conflit (tweet clashes), compétition (nombre de followers). L'abêtissement du débat public, l'hystérie partisane, la dictature de l'émotion, le retour de la morale publique et la désinformation de masse sont des conséquences directes du titillement permanent que les réseaux sociaux exercent sur nos circuits neuronaux."

 

Et il ajoute : "La palette des sentiments humains se résume au smiley et à l'insulte, deux faces d'une même régression infantile. Les réseaux sociaux, tels qu'ils sont conçus aujourd'hui, minent nos démocraties."

 

La solution serait, dès lors, de se déconnecter... Mais l'addiction est si forte que la déconnexion devient de plus en plus difficile, voire impossible...

Une servitude volontaire dont nous sommes à la fois les victimes et les acteurs...

Il faut prendre conscience de l'emprise qu'exercent sur nous internet, les réseaux sociaux, pour éviter de devenir des esclaves du système...

 

Allons nous devenir une société de zombies ?

 

 

Sources :

Gaspard Koenig : La Fin de l'individu (Voyage d'un philosophe au pays de l'intelligence artificielle)

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/hashtag/connaissez-vous-le-nudge-6076911

 

https://www.lepoint.fr/culture/diktats-des-reseaux-sociaux-les-stars-aussi-se-rebellent-06-09-2022-2488786_3.php

 

 

 

Une société de zombies ?
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23 septembre 2022 5 23 /09 /septembre /2022 10:19
Explosion du nombre de solitaires...

Le capitalisme extrême, son mode de vie effréné font que les gens sont complètement isolés...

Matthieu Chaigne, auteur de La Fabrique des Solitaires, étudie les raisons de notre isolement croissant...

 


"Une société d'individus solitaires... même des jeunes peuvent être touchés par l'isolement relationnel...

Des ruptures liées à l'organisation du territoire, liées aussi au digital ont créé cette société d'individus solitaires qui ne permettent plus de faire nation...

Les pavillons, les maisons avec digicodes, les étudiants dans leur chambre de bonnes, les barres HLM, le numérique, la précarité accentuent la solitude.

Depuis les années 50, on a assisté à un grand développement du périurbain : un modèle pavillonnaire de maisons juxtaposées les unes aux autres, un modèle qui répond à un idéal : avoir un bout de jardin à soi, pouvoir avoir une maison qu'on achète, et en même temps, ce pavillon peut se refermer sur ses habitants.

Car le modèle pavillonnaire n'a pas été pensé pour créer du lien, il y a une juxtaposition de pavillons avec un déficit de lieux pour se retrouver pour se rassembler.

 

La société du tout marchand isole aussi les individus : aujourd'hui, tout s'achète, tout se vend, tout a un prix.

Vous pouvez louer le véhicule de votre voisin sur une plateforme, vous pouvez louer une après-midi piscine chez votre voisin, même les services d'entraide ont désormais un prix... ce qui distille un doute : l'autre, finalement, a des intérêts contradictoires avec les miens.

Un tiers des Français pensent que la plupart des gens cherchent à profiter d'eux.

Nous sommes entrés dans une société de la méfiance où l'autre a potentiellement des intérêts contradictoires avec les nôtres.

Ce qui a un impact politique : on ne peut plus faire nation, si celui qui est à côté de moi, forcément, a des valeurs contradictoires avec les miennes.

 

Des pays ont créé des ministères de la solitude : le Royaume-Uni, le Japon ont bien compris que la société d'isolement que nous avons créée avait un impact majeur : nous empêcher de vivre ensemble...

 

Le communautarisme a aussi un lien avec la solitude : le point de départ, c'est notre nature humaine... du point de vue des sciences comportementales, des chercheurs américains démontrent que nous sommes des animaux sociaux : quand nous ne sommes pas connectés avec les autres, par défaut, nous allons chercher à appréhender ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent.

Les salafistes vont offrir à l'individu isolé une identité, des rites qui vont scander sa journée, ils vont lui offrir, via l'oumma une communauté à laquelle il va appartenir. 

Nous avons besoin de nous sentir membres d'une communauté.

 

Comment nous, République, pouvons-nous créer une communauté nationale qui intègre les gens, notamment à travers les rites ? Les rites sont un moyen  de créer des liens entre les gens et de démontrer qu'au delà de nos différences nous avons une fraternité commune.

La consommation a été un moyen de créer ce qu'on appelle la société de consommation : on se sentait membre d'une même communauté, parce qu'on achetait les mêmes produits.

 

Mais, cette société de consommation n'existe plus aujourd'hui, en raison d'une paupérisation de la classe moyenne qui ne peut plus acheter comme tout le monde...

La société de consommation ne permet plus de créer une adhésion commune.

 

Le service militaire était un rite républicain qui permettait un brassage, c'était un rite de passage, un rite initiatique : des gens qui n'avaient absolument pas la même culture faisaient ensemble une même activité.

 

Aujourd'hui, l'objectif est de recréer des rites... S'impliquer pour les autres, ce pourrait être une façon de rétablir des rites... s'impliquer pour la santé, pour l'écologie, etc."

 

Le problème est que nos sociétés génèrent de l'individualisme, encore plus avec l'avènement d'internet.

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/rencontres/-comment-notre-societe-produit-des-individus-m

 

 

 

Explosion du nombre de solitaires...
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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 12:15
La smart city : un cauchemar ?

 

La smart city, vous connaissez ? Encore un terme anglais à la mode... Et que nous promet cette ville connectée ? On parle parfois de "ville intelligente."

La dénomination a de quoi inquiéter : il s'agirait de déléguer l'intelligence à des objets, à une ville entière ? Et que devient l'intelligence humaine ?

Des caméras, des capteurs partout, des systèmes électroniques... une ville entièrement connectée...

 

Déjà de nombreuses résidences sont équipées de portails électriques, de caméras de surveillance, elles deviennent des bunkers, des lieux fermés, bien gardés, des prisons...

Au nom de la sécurité, les gens s'enferment, se protègent de toutes intrusions...

 

C'est ainsi que Gaspard Koenig décrit la ville intelligente : "Demain, la smart city nous obligera, selon la même logique, à utiliser exclusivement des véhicules connectés... Le coût de la déconnexion se chiffrera en ralentissements de la circulation et en accidents de la route. Mais protéger celui qui souhaite se déplacer à son gré, de manière anonyme et hasardeuse, sans prédéfinir sa destination ni partager son trajet, c'est préserver la liberté du promeneur solitaire et lui assurer la possibilité de dévier de sa trajectoire."

"La smart city, telle que conçue par les puristes de l'IA  est une ville morte. Elle ne peut prendre vie qu'à travers l'exercice de la déconnexion."

 

Sous prétexte d'améliorer la qualité de vie des citoyens, on court le risque de la rendre invivable.

Cette surveillance généralisée a de quoi inquiéter... Les villes chinoises déjà équipées de caméras, de capteurs à tous les coins de rues ne nous font pas rêver.

C'est le règne de Big Brother qui nous menace... 

 

Que dire du nudge ? "Il est déjà partout, il apparaît partout et sans aucune possibilité de délibération, sous forme de publicités, de notifications, de recommandations, de messages sur les réseaux sociaux ou de spams dans nos boîtes de réception. Notre cerveau est soumis à un hacking permanent. Ouvrir internet, c'est exhiber son intimité sur la place publique...", nous met en garde Gaspard Koenig.

Et il ajoute : "Nous passons notre vie numérique à nourrir sans le savoir des IA qui nous manipulent en retour."

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

On peut parler d'une forme de servitude volontaire...

 

 

 

 

La smart city : un cauchemar ?
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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 09:56
Changer de modèle ?

 

Face aux nombreux défis climatiques qui se posent à nous, peut-on ralentir ? Pour la journaliste Juliette Duquesne, spécialiste de l’écologie, les pistes tant rabâchées (voitures électriques, télétravail…) sont plus des impasses que des solutions.

 

Juliette Duquesne remet en cause la rhétorique selon laquelle il faut faire confiance à l'innovation, à l'humain, à sa capacité d'inventer pour faire face aux défis écologiques et pour apporter une solution au réchauffement climatique...

Ce point de vue scientiste, c'est la thématique de la croissance verte : Juliette Duquesne n'y croit pas.

 

"Il n'y a aucune innovation technologique qui permette de réduire la pollution. C'est après la seconde guerre mondiale, au moment où la croissance du produit intérieur brut décolle, que toutes les formes de pollutions explosent : la pollution plastique, les pesticides que l'on retrouve dans la graisse des baleines, les émissions de CO2, toutes ces pollutions explosent au moment où l'on a le plus d'innovations technologiques.

Et aujourd'hui, pour éviter d'accepter qu'il va falloir réduire notre consommation de biens, qu'il va falloir accepter la sobriété, la décroissance, on pense que des innovations technologiques vont permettre de résoudre nos problèmes.

 

Mais on se rend compte que cela ne marche pas. Il va falloir accepter la finitude de la planète et donc réduire notre consommation, parce qu'il n'y aura pas d'innovations miracles qui vont nous permettre de continuer à consommer autant d'eau, d'émettre toujours autant de CO2, de continuer à mettre autant de pesticides dans l'eau ou sur nos terres, parce que les dégâts sont considérables, en fait.

 

Il y a l'effet rebond : des innovations technologiques peuvent effectivement réduire factuellement les émissions de carbone, mais on les utilise davantage : il y a un usage qui annule l'effet positif de l'innovation.

Et c'est particulièrement vrai dans le numérique : même si on gagne en gain d'efficacité, on va augmenter l'utilisation, donc on va consommer plus d'énergie et créer plus de gaz à effet de serre.

 

Par exemple, pour le numérique, quand on va sur internet, on met beaucoup moins de temps aujourd'hui pour faire une recherche, ce n'est pas pour ça qu'on va en faire moins. La 5G va permettre de faire des gains d'efficacité, mais le trafic va augmenter. Les gains d'efficacité, c'est de l'ordre de 10, et l'augmentation va être de l'ordre de 100 !

Ce n'est pas parce que l'on va avoir des gains d'efficacité que l'on va avoir une baisse de la consommation.

 

On sait que le numérique est très polluant : on s'équipe trop, il y a énormément de consommation de métaux... tout remplacer par le numérique, ça ne fonctionnera pas. On ne peut pas remplacer tous nos déplacements par du numérique...

 

Que dire de cette machine qui va capter le CO2 ? Plusieurs études montrent que cela marche très mal de capter le CO 2 et de le stocker dans le sol. Les résultats sont mauvais parce qu'il faut de l'énergie pour stocker aussi tout ce CO2. En fait, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre plutôt que de stocker le CO2.

 

On entend aussi beaucoup parler de ces solutions de géo ingénierie où on va aller mettre du souffre dans la stratosphère pour imiter des éruptions volcaniques et essayer de refroidir la température. Là on joue aux apprentis sorciers.

 

Que dire de la voiture électrique ? Si on remplace toutes les voitures par des voitures électriques sans réduire notre mobilité, cela ne fonctionnera pas.

Si on prend des petites voitures électriques qui sont avec une petite autonomie, pour la ville, cela peut être intéressant, parce qu'elles ne vont pas émettre et polluer la ville. Mais si on prend le cycle de vie de la voiture complète avec la fabrication, les voitures électriques peuvent être aussi polluantes que des voitures classiques.

Les voitures électriques consomment beaucoup de métaux et on sait qu'on va avoir des problèmes pour les métaux dans ces prochaines années. Le pic d'extraction du cuivre devrait être atteint en 2060, cobalt, lithium pour les batteries, il y a aussi l'indium.

Tous ces métaux, il va falloir aller les chercher de plus en plus profond dans la terre, donc cela va demander de plus en plus d'énergie.

La voiture électrique n'est pas la solution à tous les maux et cela ne va pas permettre de continuer à consommer comme on le fait aujourd'hui.

 

Dans la logique transhumaniste, certains pensent que grâce à l'intelligence artificielle, les machines vont pouvoir s'auto perfectionner et qu'on va pouvoir régler tous nos problèmes grâce aux technologies. Mais on est très loin de ces récits de science-fiction...

Le fait de nous vendre des villes intelligentes avec des capteurs partout, des voitures autonomes avec des capteurs partout, quand on regarde les chiffres des métaux, de la pollution, ce n'est pas réaliste.

 

Pour réduire l'empreinte écologique, il faut réduire la consommation d'énergie.

En fait, il ne suffit pas de faire de la sobriété, il faut changer complètement de modèle, un modèle basé sur l'augmentation du produit intérieur brut.

 

Il faut inventer un autre modèle où l'agriculture et l'alimentation seraient beaucoup plus au centre, il faut aussi réduire les inégalités.

En France, si on voulait passer complètement à l'agroécologie, (c'est ce qu'il faudrait faire parce qu'aujourd'hui, il y a des pesticides dans tous les cours d'eau, dans la totalité des nappes phréatiques, les sols sont pollués), il faudrait changer complètement notre agriculture.

Si on passe à l'agroécologie, cela veut dire qu'il y a 30% d'emplois en plus dans les campagnes, si on veut des territoires de plus en plus autonomes énergétiquement, on sait qu'il faut réduire la taille des villes, cela voudrait dire changer toutes nos aides de la politique agricole commune vers une autre agriculture.

Cela veut dire un changement total de vie, avec des vies plus centrées sur les territoires : on aurait moins de mobilité, mais peut-être plus de convivialité.

Cela passe par un consensus démocratique : il faut que les gens aient envie de cela."

 

 

Evidemment, les récents événements climatiques, sécheresse, canicules, incendies dévastateurs semblent donner raison à Juliette Duquesne. Mais les gens sont-ils prêts à changer de modèle ? 

Nous vivons tous dans un environnement qui nous incite à consommer à outrance : publicités, crédits, mode, loisirs, etc.

Et que dire des enjeux économiques, que dire des intérêts financiers des grandes multinationales ? 

 

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/rencontres/defis-climatiques-comment-ralentir-avec-julie

Changer de modèle ?
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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 11:42
Bientôt des boîtes noires pour toutes les voitures...

 

"Le boîtier ne fait que quelques centimètres, vous ne le verrez sans doute jamais mais il sera bientôt dans tous les véhicules d'Europe.

Dès le 6 juillet, les nouveaux modèles de voitures devront être équipés d'une boîte noire, un enregistreur de données, dissimulé dans l'habitacle, qui ne réjouit pas tous les automobilistes...

C'est ce qu'on appelle vulgairement "un mouchard", un de plus qui s'installe dans nos vies...

 

"C'est monstrueux, on est contrôlé de plus en plus..." se lamente un automobiliste.

"C'est encore une intrusion en plus dans la vie privée, voilà, il y a déjà assez de limitations sur la route.", commente un autre automobiliste.

"C'est une très bonne idée, ça permettra de vérifier le pourquoi du comment des accidents.", déclare une dame interrogée sur le sujet.

 

 Destiné à assurer plus de sécurité sur la route, cet enregistreur pourra collecter cinq données en cas d’accident : la vitesse du véhicule, l’accélération ou le freinage, le port de la ceinture de sécurité, la force de collision et le régime moteur. La boîte noire permettra ainsi de collecter 30 secondes d’information avant un accident et dix secondes après, un temps d'enregistrement trop limité selon une association.

 

"C'est sans doute utile peut-être dans des cas extrêmes au niveau judiciaire, si le juge considère qu'il est utile de verser ces éléments là au dossier, mais en terme de prévention routière, en tout cas, ces 40 secondes ne serviront à rien..." assure une personne de cette association.

 

Contrairement aux boîtes noires des avions, ces boîtiers n'enregistreront pas les conversations, ni les indications GPS, des données pourtant déterminantes en cas de litiges.

La puce ne permettra pas de savoir si la personne était alcoolisée, s'il y a eu usage ou non d'un téléphone au volant.

Aux Etats-Unis, ces boîtes noires sont obligatoires depuis 2014 : elles auraient permis une baisse de 20% des accidents."

 

On peut tout de même s'inquiéter de cette tendance à la surveillance généralisée.

Partout, on installe des caméras, pour notre sécurité, nous dit-on.

On nous surveille même à domicile par l'intermédiaire de nos ordinateurs... 

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

Nos maisons, nos emplois, nos modes de vie, notre alimentation, notre santé sont devenus contrôlables.

Et désormais, même nos véhicules seront sujets à des enregistrements, pour l'instant, limités, mais on peut redouter un renforcement ultérieur de ces contrôles.

 

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/societe/securite-routiere/automobile-bientot-des-boites-noires-dans-toutes-les-voitures-neuves_5116981.html

 

 

https://www.lepoint.fr/automobile/securite/securite-routiere-une-boite-noire-dans-nos-voitures-02-05-2022-2473941_657.php

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-des-matins-d-ete-1ere-partie/peut-on-encore-proteger-nos-donnees-personnelles-4565310

 

 

Bientôt des boîtes noires pour toutes les voitures...
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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 09:54
La folie des jeux vidéos...

 

"Quelque part, dans cette galaxie, au XXème siècle, des bipèdes ont inventé le jeu vidéo, un loisir exaltant et particulièrement addictif...

On a l'impression d'assister à une épidémie de folie collective provoquée par le jeu.

 

Depuis presque 50 ans, on transporte ces jeux sur des dizaines de consoles portables, objets cultes pour des générations de joueurs, des petites machines toujours plus puissantes, qui rassemblent des communautés de gamers.

1989, à Berlin, la tendance est plutôt au casse briques, au Japon, la première Game Boy voit le jour, des trentenaires sont biberonnés au Super Mario.

Des trentenaires qui retournent en enfance grâce à ces jeux...

"Ce qui est sympa avec la Game Boy, c'est qu'on pouvait jouer partout, à la cour de récré avec des copains", témoigne un joueur...

"On était dans la salle d'attente chez le médecin, on allait aux toilettes, on pouvait jouer, enfin, c'était incroyable de pouvoir jouer partout et de pouvoir finir une partie..."renchérit un autre adepte de ces jeux.

 

"Les graphismes n'étaient pas énormément poussés, donc comme on était enfant, on s'imaginait dans l'univers de ces jeux... c'est cette magie là qu'on retrouve 20 ans plus tard.", commente encore un autre passionné de jeux.

"On ne s'ennuie pas, quoi !", conclut enfin un autre joueur...

Comme si l'ennui n'était pas utile et formateur ! Il suscite l'imagination, le rêve... ces instants sont très importants pour reposer notre cerveau et laisser libre cours à nos pensées et à notre imagination.

 

 Pourtant, la console en noir et blanc n’a failli jamais sortir car étant miniature, personne ne croyait au projet. Mais ça a cartonné !

200 millions d'exemplaires vendus !

Dans les années 2000, les gamers s’arrachent les nouvelles consoles. Les seniors aussi sont concernés par la tendance. 

On a souvent présenté les gamers comme des solitaires asociaux, mais depuis des années, ils pratiquent en groupes, avec des tournois réguliers."

 

Trois milliards de joueurs et de joueuses dans le monde ! 

A n'en pas douter, un marché juteux !

 

Mais ces jeux addictifs entraînent leurs adeptes dans une spirale abrutissante...

Les témoignages des joueurs sont révélateurs : jouer partout, en toutes circonstances, même dans les toilettes !

Une addiction dangereuse pour la santé, qui peut conduire à la sédentarité, au rejet de la réalité, à l'enfermement...

Avec internet, cette addiction a pris une nouvelle ampleur.

Comme l'écrit Bruno Patino, spécialiste des médias et des questions numériques "L'ère numérique, c'est l'ère du jeu intégral et du calcul permanent. C'est l'alliance des deux qui la rend si efficace et nous fait participer avec un bel entrain à notre propre servitude..."

Et il ajoute : "James Clark, créateur d'un des premiers navigateurs de l'Internet, explique ce que sera, d'après lui, le monde à venir : un univers où tout se fera sur la forme relationnelle du jeu. Et plus exactement du jeu vidéo dans lequel il faudra se mouvoir, progresser et répondre à des sollicitations permanentes."

Effrayant ! N'est-ce pas le nouveau métavers que nous prépare Marc Zuckerberg ?

Et, la société chinoise ne ressemble-t-elle pas déjà à un vaste jeu vidéo avec le système du crédit social qui consiste à évaluer, récompenser et punir les citoyens selon leur comportement ?

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/jeux-video/jeux-video-l-evolution-du-gaming-au-fil-des-annees_5111809.html

 

La folie des jeux vidéos...
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