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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:44
Le narcissisme triomphant...

 

 

 

 

Les vies privées qui s'affichent sur les réseaux sociaux, le culte de la beauté, et du corps, les selfies, les clichés de SOI qui envahissent la toile, le MOI JE qui déborde... notre monde est bien celui du narcissisme triomphant...

 

Certains publient, sans vergogne, leur Curriculum vitae sur internet, se présentant de manière avantageuse, mettant en avant leurs diverses compétences, parfois même des diplômes réels ou imaginaires... 

On a l'impression que chacun veut se "vendre" et faire sa propre promotion !

 

Il est vrai que la publicité nous cerne et nous encercle : sommes-nous à ce point influencés et aveuglés par l'univers publicitaire ?

Sommes-nous tous devenus des "vendeurs" de rêves ?

Sommes-nous tous englués dans une société de consommation sans âme ?

 

Les hommes politiques eux-mêmes n'hésitent pas à faire étalage de leurs prétendues qualités : c'est Bruno Lemaire qui considère que son intelligence est un obstacle dans la course à l'élection présidentielle, par exemple...

C'est François Hollande qui lors de sa campagne déclamait : "MOI, président..."

C'est Nicolas Sarkozy qui affiche, sans cesse, une forme d'autosatisfaction et de suffisance démesurées...

Le débat d'idées tend à s'évanouir au profit d'un affrontement d'EGO. C'est l'image qui prime sur les idées.

 

Les adolescents, eux, passent leur temps à se photographier, à échanger des photos sur les différents réseaux sociaux. Accrochés à leur portable, ils sont sollicités, sans cesse, par des écrans.

 

Sur certains sites, des individus se donnent de l'importance, s'enflent de qualités, prétendent même donner des leçons aux autres.

L'EGO se répand sur la toile, à tel point que tout un chacun se satisfait de soi-même, et que certains se gargarisent de leurs propres discours.

 

Et quand l'EGO triomphe, l'autre n'existe plus, l'autre s'efface et disparaît.

 

Nous vivons dans une société où l'individualisme se développe : il faut parler plus que les autres, s'imposer par le verbe, si bien que certains ne savent même plus écouter !

 

Ils se complaisent dans un verbiage incessant, refusant la parole aux autres.

 

Et pourtant, l'écoute et le respect des autres sont essentiels :  ils ont, pourtant, tendance à être dévalorisés.

Le mépris, l'orgueil, la suffisance s'imposent sur la toile... ce qui va, souvent, de pair avec un manque de réflexion...

 

Les gens s'isolent devant leur écran : "googuelisés", ils n'ont qu'une envie... dominer, gagner, triompher de l'autre, dans une compétition d'EGO permanente.

 

Ne serait-il pas temps de revenir à une forme d'attention aux autres, à un respect, une forme de modération ?

 

Les réseaux sociaux, internet ne devraient pas servir à annihiler les autres, ils devraient, au contraire, constituer un lien...

 

Or, le plus souvent, hélas, c'est la compétition qui l'emporte. C'est l'EGO qui s'impose et qui triomphe !

 

 

 

 

http://www.marianne.net/dictature-du-moi-je-les-reseaux-sociaux-nous-menent-superficialite-100242595.html

 

 

 

 

Le narcissisme triomphant...
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 15:31
L'odieuse indifférence...

 

 

 

Individualisme, indifférence règnent sur notre monde... Nous vivons dans une société de surconsommation, où nous passons beaucoup de temps à travailler, à gagner de l'argent et à le dépenser.

 

Nous vivons dans un univers cloisonné, où la communication est facilitée par de nombreux médias mais restreinte dans ses dimensions réelles...

 

La véritable communication directe a tendance à s'estomper, on communique souvent par internet, rapidement et superficiellement.

 

Certains multiplient les publications dans différents médias, ils se démultiplient pour s'enfler d'importance, et en oublient de communiquer vraiment avec les autres.

 

Cet individualisme démesuré est inquiétant, voilà un symptôme d'une société en perte de repères...

 

L'indifférence aux autres se perçoit, aussi, dans certains forums de discussion : les invectives fusent, des accusations et des rumeurs infondées circulent, on s'attache à amoindrir l'autre, à le réduire à néant.

 

Le mépris, la superbe de certains individus frisent l'inconscience...

On n'hésite pas à insulter, à rabaisser autrui pour s'imposer et annihiler toute concurrence.

Les autres n'existent plus, ne sont même plus perçus comme des êtres humains, on les occulte, on n'y prête plus attention.

L'odieuse indifférence conduit, pourtant, au pire : la négation de l'autre.

Or, l'être humain se construit dans la sociabilité, le rapport aux autres, l'ouverture à autrui.

 

"Nous ne nous aimons plus... " tel était le titre d'un article paru dans Marianne, sous la plume de Jacques Julliard. "Nous ne nous aimons plus entre nous, voilà la vérité, et nous nous étonnons que d’autres, venus d’ailleurs, nous détestent. La guerre que l’on nous fait nous interroge sur l’indifférence aux autres dans laquelle nous avons choisi de vivre", affirme le journaliste.

 

Dans le pays des droits de l'homme, nous oublions l'importance de la personne humaine, nous vivons dans un individualisme forcené, préoccupés que nous sommes de consommer.

 

Pourtant, l'humanité est une : nous rencontrons tous, dans nos vies, des contraintes, des difficultés...

 

Mais, souvent, c'est l'indifférence qui prime dans les rapports humains.

Pourtant, cette indifférence ne contente personne, elle ne rend pas heureux, elle est la marque d'un manque d'humanité.

 

Respecter le monde, aimer, apprécier la nature, l'art, la poésie, cela permet aussi de s'ouvrir aux autres, de ne pas rester enfermé dans un egocentrisme qui est le propre de nos sociétés...

 

L'attention aux autres passe par une envie de comprendre, de découvrir l'autre, ses différences, l'attention aux autres passe par une forme de curiosité, et d'ouverture sur le monde et l'humanité.

 

 

 

 

 

L'odieuse indifférence...
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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 13:35
J'ai été googuelisée...

 

 

 

Google nous suit et nous poursuit partout, sur internet, et nous ne pouvons guère y échapper : ce moteur de recherches particulièrement performant nous accompagne, et nous guide maintes fois, sur la toile.

 

Il y a quelques jours, j'ai été étonnée de constater que mon accès à Google était soudainement bloqué, je ne sais par quelle opération mystérieuse.

 

Mon icône Google ne fonctionnait plus, et bientôt, je me suis rendu compte que Google avait été désinstallé de mon ordinateur, puisque je ne le retrouvais plus dans la liste des programmes.

 

J'ai donc utilisé un autre moteur de recherches pour essayer de télécharger à nouveau Google, mais je dois dire que les fonctionnalités me semblaient moins performantes, d'autant que cet autre moteur de recherches s'est retrouvé également bloqué.

 

Internet réserve ainsi, parfois, des surprises : grâce aux conseils avisés et patients d'un de mes neveux, j'ai tout de même pu récupérer mes moteurs de recherche, en les téléchargeant à nouveau...

 

A cette occasion, j'ai vraiment réalisé l'importance grandissante que prend, dans notre quotidien, ce moteur de recherche : Google... facile d'utilisation, performant, pratique... on éprouve des difficultés à s'en passer...

 

Ne sommes-nous pas tous "googuelisés" ? Comme le personnage d'Orgon, dans la célèbre pièce de Molière était Tartuffié, soumis à l'influence d'un faux dévot dangereux, nous voilà prisonniers de Google, et devenus des êtres voués à suivre les chemins de Google !

 

Nous voilà enfermés et englués dans la toile de Google, de quoi créer un nouveau verbe : "googueliser".

Un néologisme qui en dit long sur l'influence de ce moteur de recherche dans nos vies...

 

Par curiosité, je suis allée vérifier si un verbe de ce type était répertorié : il existe bien un verbe "googliser", qui signifie "rechercher des informations sur Google"...

Il existe, même, un autre mot "googler", qui a un sens proche: "enquêter sur une personne, une marque ou une entreprise en saisissant son nom dans un moteur de recherche."

 

Et désormais, le verbe "googueliser" semble inévitable, tant ce moteur de recherche "Google" s'impose à nous.

On serait tenté de découvrir d'autres sites de recherche pour échapper à ce quasi-monopole de Google.

Mais sont-ils aussi performants ?

Qui utilise d'autres sites ? En connaissez-vous ?

Google est un merveilleux outil de recherches et de connaissances, qui prend de plus en plus d'importance, et nous éprouvons des difficultés à trouver un équivalent.


La "googuelisation" de notre monde est en marche et il est probable que nous assistons, seulement, au début de cette emprise...

GoogleMaps et GoogleEarth, Google +, nous voyons se développer  une multitude de ressources gérées par ce moteur de recherches.

L'empire Google exerce une domination sur nos vies et nos esprits, l'empire Google nous envoûte et nous subjugue...

 

 

 

 

 

J'ai été googuelisée...
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 11:12
L'exaltation du MOI...

 



Internet, les réseaux dits de "société" ont bouleversé le comportement des jeunes et des adultes...

Désormais, les adolescents sont, pour la plupart, tous inscrits sur Facebook : de quoi sont-ils donc préoccupés ? Envoyer des photos, accumuler et afficher le nombre le plus important possible de relations. 

Une envie de vedettariat s'empare de chacun, et les adultes ne sont pas en reste, car, eux aussi, sont avides de reconnaissance et de notoriété.

Il s'agit de s'imposer sur des forums, d'acquérir une influence, de se donner en exemple, en exaltant son courage, sa personnalité, ses qualités ou même, parfois, ses manques et ses faiblesses.

Les parents d'élèves, eux aussi, adoptent un comportement de défi, ils n'hésitent pas à encenser leur progéniture, même dans des circonstances où les adolescents ont été pris en défaut.

Le MOI s'impose, sans vergogne, sans retenue : il devient une façon de dominer, d'effacer les autres.

Car le MOI se veut souvent méprisant pour autrui et n'admet guère la contradiction ou la concurrence, le MOI se veut triomphant et superbe.

Il ne tient plus compte des autres, il est plein d'autosatisfaction, et d'orgueil.

Le mépris et le déni des autres deviennent préoccupants, ils passent souvent par internet, les médias modernes, où certains se plaisent à afficher une assurance sans bornes.

Le narcissisme de certains est si démesuré que leur personnalité se dédouble, ils en viennent à parler d'eux-mêmes à la troisième personne ! Leur MOI se dédouble, prend de l'ampleur, déborde et s'emporte dans un délire narcissique inquiétant.

 

Leur MOI devient si envahissant qu'ils ne voient plus les autres et les méprisent... Leur EGO surdimensionné prend des proportions vraiment exorbitantes et illimitées.

Cet EGO boursouflé, autosatisfait, empli d'outrecuidance s'enfle à l'infini.

A penser trop de bien de soi-même, à déborder d'orgueil et de prétention, ces amoureux de l'EGO se dévalorisent eux-mêmes.

 

Internet devient, ainsi, le creuset de jalousies absurdes, de concurrences effrénées...

Le manque de modestie et de retenue de certains prête à rire, ils ne pensent qu'à conquérir, gagner, dépasser les autres.

On est bien dans une société de compétition permanente et les écrans, la diffusion des images amplifient ce phénomène.

Cet esprit de domination gagne du terrain, et la société dans son ensemble est organisée ainsi : les femmes et les hommes politiques se livrent à une surenchère de déclarations tonitruantes, excessives, le monde du travail devient une foire d'empoigne où il s'agit d'écraser l'autre, les forums de discussion voient se déployer des stratégies de domination...

On en vient à une compétition permanente, une surenchère dans les insultes, le mépris, le déni des autres.

Le monde a toujours été ainsi, sans doute, mais internet aggrave considérablement ce phénomène qui se propage à l'infini chez les jeunes, les moins jeunes... ainsi, toute la société est traversée par des rapports de force, d'une violence inouie.

 




 

L'exaltation du MOI...
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 12:46
La culture de l'irresponsabilité...

 

 



Notre monde est celui de l'irresponsabilité, dans de nombreux domaines : dans le registre politique, on assiste à une recrudescence de déclarations débridées, intempestives, irréfléchies, je pense aux propos de Nicolas Sarkozy sur le paquet neutre, par exemple, ou encore à la déclaration outrancière de Cécile Duflot évoquant le régime de Vichy, au sujet de la déchéance de nationalité...

Sur internet, ce sont des insultes qui fusent, des messages de haine ou de mépris que certains affichent, sans vergogne : il suffit de se rendre sur certains forums de discussion, pour voir fleurir toutes sortes d'invectives et de sottises.

Dans le domaine éducatif, les parents d'élèves s'en prennent souvent aux enseignants, quand leurs progénitures obtiennent de mauvaises notes dans telle ou telle discipline, rejetant ainsi la responsabilité de l'échec de leurs enfants sur le corps professoral.

Les élèves eux-mêmes n'hésitent pas à mentir à leurs parents pour falsifier leurs notes et il leur arrive même d'incriminer un professeur, en l'accusant d'avoir commis une erreur sur un bulletin scolaire.

Certains programmes de télévision diffusent des images qui frisent la stupidité, le délire...

Partout, règne cette culture désolante de l'irresponsabilité : c'est inquiétant, car on y perçoit une forme d'inconscience et d'aveuglement qui touchent l'ensemble de la société...

Il est vrai que notre monde est celui de la consommation rapide, irréfléchie, irraisonnée, et il semble que les individus se laissent aller à une sorte d'apathie, d'égocentrisme, oubliant les règles élémentaires de la vie en société.

Il est vrai que certains, désoeuvrés, peuvent passer beaucoup de temps, sur internet, sur des sites peu intéressants.

Non, on ne peut pas dire n'importe quoi, au mépris de la morale, non, notre société ne peut devenir un monde de barbarie, sans espoir, et sans humanité.

Et c'est bien le monde que nous risquons de mettre en place, si les individus en restent à ce niveau d'irresponsabilité.

Les conflits se multiplient, la défiance s'installe, l'espoir s'amenuise, quand les êtres humains se montrent, ainsi, irresponsables.

A chacun de se montrer responsable dans sa vie, son comportement, son travail, à chacun de mettre en oeuvre ce principe de responsabilité, si essentiel.

A chacun de prendre conscience de la portée de ses propos...

Internet occupe une place de plus en plus importante dans le monde, et ce média devient le creuset de toutes les outrances et de tous les débordements.

La culture de l'irresponsabilité envahit la toile, elle se répand partout : cultivée par les hommes politiques, il semble même qu'elle devienne un exemple !

Où sont passées la raison, la réflexion, le bon sens ? 

On assiste à une déferlante inhumaine de paroles, voire de conduites irresponsables.

Face à ces outrances, il convient à chacun de prendre conscience des propos qu'il tient, chacun doit faire preuve de responsabilité, de discernement.


 

 

 

 

Tableau de Simon de Vos : Minerve et Mercure contre l'ignorance et la calomnie

Tableau de Simon de Vos : Minerve et Mercure contre l'ignorance et la calomnie

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 13:26
Pour NINA, la tendre, la révoltée...

 

 

 

Certains commentaires sur un blog sont inoubliables, forts, empreints de poésie, de tendresse ou de violence, ils nous émeuvent et nous touchent plus particulièrement.

Les commentaires de NINA furent de ceux-là... NINA, la tendre, la révoltée, la rebelle, qui évoquait son passé, son enfance avec tant de sincérité et de vérité.

NINA m'a offert tant de témoignages personnels, elle m'a encouragée de sa verve inoubliable, poussant des cris de colère ou exprimant toute sa bonhommie et sa tendresse.

Que de bons moments passés à lire ses réflexions et ses réactions spontanées, vives, étonnantes, parfois...

Mais NINA a brusquement disparu de la toile : je la savais malade, puisqu'elle évoquait, parfois, ses souffrances, sa solitude, son désarroi. Je connaissais ses douleurs, bien qu'elle fût toujours très discrète sur sa maladie.

NINA n'est plus là, pour lire mes billets, j'ai attendu, en vain, ses commentaires sur des articles qui auraient dû la toucher.

J'ai attendu en vain, un signe de vie et d'espoir.

Le vide, le silence, l'absence de NINA me troublent : on prend vite l'habitude de ces commentaires aigus, acérés, tendres, aussi.

NINA, la boutefeu, pleine de vivacité, à la personnalité bien trempée, nous manque.

Je ne sais si elle a pu achever le roman de sa vie qu'elle avait entamé, mais je garde en mémoire quelques-uns de ses commentaires qui montraient toutes ses qualités d'écriture.

Je me souviens, plus particulièrement, de ces quelques lignes sur un article consacré à l'encens : une merveille de sensibilité et d'émotion ! 

"L'encens... ah ! l'encens... Définitivement lié à mon enfance... La guerre était telle entre mon père et ma mère, que je ne savais où me mettre. Dans tout le sens du terme. Où poser mes fesses, où me recroqueviller, où poser mon esprit assoiffé de rêves.
Alors, dès que je le pouvais,je m'échappais jusqu'à l'église proche. Et là, je trouvais un recoin où je me blottissais. Enfin le silence. Un silence lourd, profond, qu'il était possible de toucher de mes mains.

Et surtout, surtout, l'odeur calme, prenante, de l'encens consumé en permanence.
Tout le temps.
L'encens m'ensorcelait. C'est le mot. Il me murmurait les mots dont j'avais besoin pour retrouver, par la suite, -hélas !- l'atmosphère assassine qui régnait chez moi, au point que la simple respiration y était impossible...

L'encens..."

On perçoit dans ces quelques phrases toute la sensibilité de NINA.


Je pense aussi à ce témoignage sur Mouloudji :

"Et à cette époque, il vivait seul, vivait mal sa solitude "tu sais, quand je rentre d'une tournée, il m'arrive de parler à mon buffet"... c'est dingue... Nous prenions un taxi ensemble, on se quittait en s'embrassant
"quand tu passes à Paris, appelle-moi". Chaque fois, je le faisais et c'était toujours de l'argent qu'il me donnait. Quand je refusais, il me disait : ma pauvre, mais dis-toi bien que d'autres ont moins de scrupules que toi... A chaque fin de gala, tout le monde vient me "taper". "Moulou, j'ai ma femme qui est malade, Moulou, j'ai pas de travail"... Et c'était vrai, Moulou donnait.
Nous avions aussi en commun, ancré très fort, le regret d'être né : parfois je me dis qu'il eût été préférable de n'avoir pas connu la vie, de n'avoir rien aimé, rien ressenti, rien regretté, jamais fait partie de cet univers horrible et d'ignorer l'angoisse d'attendre la mort. MOULOUDJI. J'ai eu un chagrin fou quand il est mort. C'était un être d'une incroyable pureté. Merci et bonne nuit."

Ou encore cette merveilleuse évocation des lucioles :

"La 1ere fois que j'ai vu une luciole, c'était un de ces merveilleux soirs où -chose rare- mon père était très loin de ma mère.. c'est aussi en cela que c'était merveilleux. Nous étions dans le noir, en train de traverser un petit pont de pierres. en-dessous une petite rivière, et juste derrière, la mine désaffectée où chuintaient de majestueux oiseaux de nuit. Et là, je vois, comme posée dans la rivière, une lumière. -c'est quoi, papa ? t'as vu... c'est quoi ?" -ça, ma p'tiote, c'est un ver luisant". Je le questionne, ne le crois pas.. mais c'est pas possible, tu me fais marcher, çà bouge pas.. et ça éclaire tellement.. y'a quelqu'un, c'est une lumière de torche électrique." Il parle, parle, rit, -chose encore plus rare-. Nous sommes bien, là, tous les deux. Nous
poursuivrons les soirs suivants, les lucioles, presque toujours au même endroit. Ces jours-là, j'ai voulu croire à Mélusine, et aux fées. Loin de ma mère, mon père n'était plus le même. Ce petit miracle est désormais lié pour toujours aux lucioles. Bonne soirée, rosemar."


 Merci, NINA, merci pour tous ces messages, ces coups de gueule, ces évocations pleines de poésie et de vérité...


Amitiés et tendresse pour NINA et pour tous ceux qui la connaissent et l'aiment.





 

 

Pour NINA, la tendre, la révoltée...
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:16
Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !

 

 

 

On se souvient de la réaction de Michel Onfray face aux attentats commis à Paris. "Droite et gauche, qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique, récoltent nationalement la guerre de l'islam", avait -il écrit le 14 novembre sur son compte Twitter...

Depuis, Daesh avait repris des extraits d'interviews de Michel Onfray, dans des vidéos de propagande, pour justifier les attaques de Paris. 

Et devant les multiples commentaires négatifs suscités par les propos de ce "philosophe", Michel Onfray a décidé de fermer son compte Twitter : judicieuse décision !

Est-ce bien le rôle d'un philosophe de réagir "à chaud" aux événements ? Est-ce le rôle d'un philosophe de commenter l'actualité sur Twitter ?

Tout le monde sait l'impact de cette façon de communiquer très superficielle.


Tweeter, ce n'est pas philosopher, c'est donner un point de vue très rapide, non argumenté.

En la circonstance, ce tweet qui a suivi les attentats du 13 novembre, ne pouvait que susciter la polémique : toutes les victimes de Paris ne sont même pas évoquées, et en plus, l'action des terroristes est présentée comme une juste réplique contre la France et les français qui ont été assassinés.

Un philosophe se doit de prendre du recul pour être à même de commenter une actualité douloureuse et dramatique.

Je pense particulièrement à toutes les familles de victimes qui ont dû prendre ce message en pleine figure.

Le tweet de Michel Onfray est forcément réducteur, dans sa briéveté et sa formulation péremptoire.

Ce tweet oublie d'évoquer le fanatisme qui est à l'origine des attentats commis à Paris... il peut, même, servir à cautionner l'action de terroristes, : il faut sans doute arrêter d'excuser, de justifier le fanatisme de ceux qui s'attaquent à des victimes innocentes, au nom de dieu.

Et nous ne sommes pas les seules victimes de ce fanatisme : les musulmans sont en première ligne, certains sont instrumentalisés, annihilés, réduits à l'état de bombes humaines, d'autres sont la cible de Daesh qui s'impose par la terreur, et les meurtres.

La France n'est pas coupable de ce fanatisme, elle le dénonce.

Les cibles de Daesh sont multiples : ces fanatiques ne supportent pas nos coutumes, notre façon de vivre, nos libertés.

La France a sans doute commis des erreurs, en s'engageant en Libye, notamment, mais l'idéologie propagée par Daesh est pernicieuse, elle utilise la terreur, l'endoctrinement, un fanatisme exacerbé qui dépasse l'entendement.

L'hybris de ces groupes terroristes s'attache à propager la peur, la haine, la mort. Cette idéologie mortifère conduit à une dégradation de l'humanité, au mépris de toutes les valeurs fondamentales de l'humanisme.

 

 



 

Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !
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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 16:49
Un signe des temps : le succès d'Instagram...

 

 

 

Connaissez-vous Instagram ? En ces temps où l'image, les apparences submergent nos sociétés, cette application remporte un succès phénoménal, sur internet...

Instagram, comme son nom l'indique, c'est l'instantanéité dans l'envoi de photos, c'est la multiplication de ces envois...


On savait que le règne de l'image avait commencé, grâce à Facebook, et aux téléphones portables, mais avec Instagram, on atteint des sommets, dans la diffusion des images.

En septembre 2015, Instagram annonçait, sur son blog officiel, 400 millions d'utilisateurs mensuels actifs, dans le monde.

De quoi s'agit -il ? Instagram permet de partager des photographies et des vidéos avec un réseau d'amis, d'aimer ou plutôt de "liker" certains clichés, comme on le dit, dorénavant, de laisser des commentaires sur les clichés déposés par les autres utilisateurs. Cette application offre, aussi, l'occasion de dialoguer avec les membres via l'utilisation de la messagerie interne appelée "Instagram direct".

On est stupéfait par le succès extraordinaire de cette application, mais, au fond, elle correspond à une aspiration profonde de nos contemporains : se montrer, acquérir une petite ou plus grande célébrité, briller par les apparences...

Notre monde se focalise sur l'image qui est de plus en plus présente partout : publicités, internet, télévision...

Et l'image peut être même retouchée... comble du raffinement ! Certains filtres permettent de magnifier les photos...

Les jeunes se passionnent pour les selfies, et ils envoient leurs clichés à des milliers de fans.

Un utilisateur d'instagram connaît plus particulièrement du succès : il met en scène des petits jouets dans différents quartiers de Paris, et les gens attendent avec impatience ces photos : pour montrer leur engouement, ils utilisent des "like"...

Je "like", tu "likes", nous "likons", et on en oublie d'argumenter vraiment, de dire et d'exprimer les raisons de telles appréciations.

L'inventeur de cette application, un américain, Kévin Systrom, peut se frotter les mains, il a réussi à faire fortune, avec cette idée toute simple : des photos à partager...

Des "stars" du foot participent au succès de l'entreprise, en diffusant des photos, des vidéos.

Les marques publicitaires se sont, bien sûr, emparées de cette application pour faire du marketing.

Le monde de l'image s'élargit de plus en plus, avec Instagram, les gens passent de plus en plus de temps à faire des photos, à les regarder, à les commenter, alors qu'elles n'ont pas, le plus souvent, un grand intérêt.


Dès lors, la réflexion se perd, se délite, au profit de simples apparences : le paraître l'emporte sur l'être...

Le monde des images s'élargit à l'infini, et le risque est grand de perdre le contact avec certaines réalités...

 

 

Un reportage sur cette application : 


 

http://www.francetvinfo.fr/societe/instagram-un-succes-fulgurant_1112887.html

 

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:37
Pour vaincre le harcèlement...

 



Le harcèlement est une plaie du monde moderne : il s'organise de manière insidieuse, dans les entreprises, sur internet, et même à l'école...

Internet, les reseaux dits "sociaux" favorisent ce phénomène, d'autant que l'anonymat permet d'insulter, sans être inquiété.

Internet devient le lieu privilégié de la calomnie, du verbe insultant, de l'invective : le cyber-harcèlement fait des ravages, auprès des jeunes notamment...

Dépressions, suicides sont le résultat lamentable de ces comportements infâmes, d'autant que le groupe de harceleurs agit, souvent, de concert, en foule...

Le harcèlement traduit une forme de lâcheté, surtout quand il s'attaque à de jeunes esprits, facilement influençables.

Il faut que les adultes eux-mêmes ne donnent pas l'exemple de cette attitude irresponsable et délétère...

Or, sur internet, il n'est pas rare de lire de plus en plus de propos insultants, outranciers, et qui peuvent être dévastateurs pour ceux qui en sont la cible...

Internet est un outil fabuleux mais quand il devient un instrument de haines, d'invectives et d'injures gratuites, quand il sert des intentions purement malveillantes, quand il se fait le réceptacle d'ignominies, de jalousies stupides, il se transforme en un objet très dangereux.

A chacun de veiller au respect, à une forme de dignité dans les propos qu'il tient....

A chacun de ne pas suivre la masse qui harcèle, à chacun de ne pas suivre un meneur qui organise le harcèlement.

A chacun de mesurer les conséquences de ses propres actes et de ses paroles.

En classe et ailleurs, le harcèlement s'attaque au plus faible, à celui ou à celle qui est isolée, qui a des difficultés, qui est déjà affaiblie...

Haro sur le baudet ! La tentation est grande d'anéantir celui qui est sans force, ou encore celui qui brille par son intelligence, le premier de la classe.

On exclut, encore plus, celui qui est à part, on le jalouse ou on le méprise...

Les jeunes enfants, les adolescents sont particulièrement exposés à ce phénomène du harcèlement : fragiles, sensibles, ils éprouvent de grandes difficultés, pour faire face à ce déchaînement de violences verbales, et parfois même physiques....

Il convient aux adultes de montrer, par leur comportement, une forme d'exemple : si les adultes ne montrent pas la voie, si les adultes se livrent au harcèlement, comment les jeunes peuvent-ils, eux-mêmes, réagir ?


Il convient de dénoncer toute forme de harcèlement, d'où qu'il vienne, il convient, aussi, à chacun de se comporter en adulte responsable et digne...

Les parents, les adultes, dans leur ensemble, ont, aussi, un rôle à jouer, ils doivent dénoncer et stigmatiser toute la violence que comporte le harcèlement.

 

Six choses à savoir sur le harcèlement :

 
http://www.gouvernement.fr/6-choses-que-vous-devez-savoir-sur-le-harcelement-a-l-ecole-nah


 

http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/


 



 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:57
La cave, décidément un lieu symbolique...

 

 

 

Mon dernier article paru sur Agoravox, intitulé La cave, avait provoqué un tollé de réactions négatives : devant les insultes, le mépris, j'ai pris la décision de ne plus publier sur ce journal...

Et la cave restera, ainsi, un lieu plein de symboles, comme je l'évoquais au cours de cet article.

La cave, lieu de souvenirs, de peur, d'angoisses enfantines, est aussi le lieu du repli, où l'on peut se mettre à l'abri de la vindicte populaire...

Je ne suis pas remontée de la cave, pour éviter ce déchaînement verbal : il est vrai que cet article avait révélé, aussi, le désoeuvrement de certains agoranautes venus se défouler sur un article qui évoquait, pourtant, des réalités auxquelles tout le monde peut être sensible : des peurs enfantines, le manque de commodités et de confort qui était la caractéristique de nombreuses maisons d'autrefois...

Au lieu de commenter l'article, certains l'avaient jugé d'emblée, sans intérêt...

Attitude de mépris hautaine, effet de foule, aussi, et réactions en chaîne bien connues dans le phénomène de harcèlement...

La cave, lieu de l'obscurité et de la pénombre, lieu du repli, du souvenir n'a pas eu l'heur de plaire à certains lecteurs...

Pour ma part, je trouve, désormais, après ces réactions, que la cave est un lieu éminemment symbolique. Je me souviens qu'un des commentateurs m'avait demandé quelques jours plus tard si j'allais remonter de la cave.

Eh bien, non ! Je ne suis pas remontée de la cave, de manière symbolique, bien sûr, car j'ai pu à cette occasion, mieux profiter, encore, de mon temps de loisir, m'attarder au jardin, me balader, au lieu de répondre à des lecteurs hargneux et méprisants...

Et la cave, dernier article sur agoravox signe une sorte de renouveau, je me consacre désormais à mon blog et je m'adonne encore au plaisir d'écrire sur toutes sortes de sujets, en pensant que l'éclectisme est essentiel et que tous les sujets méritent d'être traités...

La cave reste, pour moi, un lieu plein d'ambiguité : le mot, d'ailleurs, en lui-même, rassemble une gutturale assez rude, une fricative plus douce...

Lieu du souvenir, de la peur, des angoisses, le mot semble révéler ces aspects contrastés...

A la fois lieu protecteur (nos parents et grands parents qui ont connu la guerre peuvent en témoigner) et lieu de terreurs, la cave est bien un espace riche de symboles et de significations...

La cave nous fait, aussi, remonter le temps, on y rédécouvre de vieux objets, des souvenirs qui ressurgissent. Certains auteurs de science fiction ont, ainsi, imaginé un voyage dans le temps.

Eh bien, la cave nous offre cette possibilité : on remonte les années, on retrouve des souvenirs perdus, une vieille valise de voyage, une malle pleine de livres, des cahiers d'autrefois, tant de vestiges du passé.

La cave nous permet de redécouvrir des moments qu'on avait oubliés, des objets qu'on a mis au rebut et dont on perçoit parfois à nouveau la valeur, de vieux dessins, des tableaux....

Au fond, on peut se passer de moyens sophistiqués pour remonter le temps, la cave nous donne l'opportunité de le faire, ainsi que tous les souvenirs que nous avons engrangés et accumulés, tout au long des années...


 

 

 

 

La cave, décidément un lieu symbolique...
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