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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 13:26
Pour NINA, la tendre, la révoltée...

 

 

 

Certains commentaires sur un blog sont inoubliables, forts, empreints de poésie, de tendresse ou de violence, ils nous émeuvent et nous touchent plus particulièrement.

Les commentaires de NINA furent de ceux-là... NINA, la tendre, la révoltée, la rebelle, qui évoquait son passé, son enfance avec tant de sincérité et de vérité.

NINA m'a offert tant de témoignages personnels, elle m'a encouragée de sa verve inoubliable, poussant des cris de colère ou exprimant toute sa bonhommie et sa tendresse.

Que de bons moments passés à lire ses réflexions et ses réactions spontanées, vives, étonnantes, parfois...

Mais NINA a brusquement disparu de la toile : je la savais malade, puisqu'elle évoquait, parfois, ses souffrances, sa solitude, son désarroi. Je connaissais ses douleurs, bien qu'elle fût toujours très discrète sur sa maladie.

NINA n'est plus là, pour lire mes billets, j'ai attendu, en vain, ses commentaires sur des articles qui auraient dû la toucher.

J'ai attendu en vain, un signe de vie et d'espoir.

Le vide, le silence, l'absence de NINA me troublent : on prend vite l'habitude de ces commentaires aigus, acérés, tendres, aussi.

NINA, la boutefeu, pleine de vivacité, à la personnalité bien trempée, nous manque.

Je ne sais si elle a pu achever le roman de sa vie qu'elle avait entamé, mais je garde en mémoire quelques-uns de ses commentaires qui montraient toutes ses qualités d'écriture.

Je me souviens, plus particulièrement, de ces quelques lignes sur un article consacré à l'encens : une merveille de sensibilité et d'émotion ! 

"L'encens... ah ! l'encens... Définitivement lié à mon enfance... La guerre était telle entre mon père et ma mère, que je ne savais où me mettre. Dans tout le sens du terme. Où poser mes fesses, où me recroqueviller, où poser mon esprit assoiffé de rêves.
Alors, dès que je le pouvais,je m'échappais jusqu'à l'église proche. Et là, je trouvais un recoin où je me blottissais. Enfin le silence. Un silence lourd, profond, qu'il était possible de toucher de mes mains.

Et surtout, surtout, l'odeur calme, prenante, de l'encens consumé en permanence.
Tout le temps.
L'encens m'ensorcelait. C'est le mot. Il me murmurait les mots dont j'avais besoin pour retrouver, par la suite, -hélas !- l'atmosphère assassine qui régnait chez moi, au point que la simple respiration y était impossible...

L'encens..."

On perçoit dans ces quelques phrases toute la sensibilité de NINA.


Je pense aussi à ce témoignage sur Mouloudji :

"Et à cette époque, il vivait seul, vivait mal sa solitude "tu sais, quand je rentre d'une tournée, il m'arrive de parler à mon buffet"... c'est dingue... Nous prenions un taxi ensemble, on se quittait en s'embrassant
"quand tu passes à Paris, appelle-moi". Chaque fois, je le faisais et c'était toujours de l'argent qu'il me donnait. Quand je refusais, il me disait : ma pauvre, mais dis-toi bien que d'autres ont moins de scrupules que toi... A chaque fin de gala, tout le monde vient me "taper". "Moulou, j'ai ma femme qui est malade, Moulou, j'ai pas de travail"... Et c'était vrai, Moulou donnait.
Nous avions aussi en commun, ancré très fort, le regret d'être né : parfois je me dis qu'il eût été préférable de n'avoir pas connu la vie, de n'avoir rien aimé, rien ressenti, rien regretté, jamais fait partie de cet univers horrible et d'ignorer l'angoisse d'attendre la mort. MOULOUDJI. J'ai eu un chagrin fou quand il est mort. C'était un être d'une incroyable pureté. Merci et bonne nuit."

Ou encore cette merveilleuse évocation des lucioles :

"La 1ere fois que j'ai vu une luciole, c'était un de ces merveilleux soirs où -chose rare- mon père était très loin de ma mère.. c'est aussi en cela que c'était merveilleux. Nous étions dans le noir, en train de traverser un petit pont de pierres. en-dessous une petite rivière, et juste derrière, la mine désaffectée où chuintaient de majestueux oiseaux de nuit. Et là, je vois, comme posée dans la rivière, une lumière. -c'est quoi, papa ? t'as vu... c'est quoi ?" -ça, ma p'tiote, c'est un ver luisant". Je le questionne, ne le crois pas.. mais c'est pas possible, tu me fais marcher, çà bouge pas.. et ça éclaire tellement.. y'a quelqu'un, c'est une lumière de torche électrique." Il parle, parle, rit, -chose encore plus rare-. Nous sommes bien, là, tous les deux. Nous
poursuivrons les soirs suivants, les lucioles, presque toujours au même endroit. Ces jours-là, j'ai voulu croire à Mélusine, et aux fées. Loin de ma mère, mon père n'était plus le même. Ce petit miracle est désormais lié pour toujours aux lucioles. Bonne soirée, rosemar."


 Merci, NINA, merci pour tous ces messages, ces coups de gueule, ces évocations pleines de poésie et de vérité...


Amitiés et tendresse pour NINA et pour tous ceux qui la connaissent et l'aiment.





 

 

Pour NINA, la tendre, la révoltée...
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:16
Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !

 

 

 

On se souvient de la réaction de Michel Onfray face aux attentats commis à Paris. "Droite et gauche, qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique, récoltent nationalement la guerre de l'islam", avait -il écrit le 14 novembre sur son compte Twitter...

Depuis, Daesh avait repris des extraits d'interviews de Michel Onfray, dans des vidéos de propagande, pour justifier les attaques de Paris. 

Et devant les multiples commentaires négatifs suscités par les propos de ce "philosophe", Michel Onfray a décidé de fermer son compte Twitter : judicieuse décision !

Est-ce bien le rôle d'un philosophe de réagir "à chaud" aux événements ? Est-ce le rôle d'un philosophe de commenter l'actualité sur Twitter ?

Tout le monde sait l'impact de cette façon de communiquer très superficielle.


Tweeter, ce n'est pas philosopher, c'est donner un point de vue très rapide, non argumenté.

En la circonstance, ce tweet qui a suivi les attentats du 13 novembre, ne pouvait que susciter la polémique : toutes les victimes de Paris ne sont même pas évoquées, et en plus, l'action des terroristes est présentée comme une juste réplique contre la France et les français qui ont été assassinés.

Un philosophe se doit de prendre du recul pour être à même de commenter une actualité douloureuse et dramatique.

Je pense particulièrement à toutes les familles de victimes qui ont dû prendre ce message en pleine figure.

Le tweet de Michel Onfray est forcément réducteur, dans sa briéveté et sa formulation péremptoire.

Ce tweet oublie d'évoquer le fanatisme qui est à l'origine des attentats commis à Paris... il peut, même, servir à cautionner l'action de terroristes, : il faut sans doute arrêter d'excuser, de justifier le fanatisme de ceux qui s'attaquent à des victimes innocentes, au nom de dieu.

Et nous ne sommes pas les seules victimes de ce fanatisme : les musulmans sont en première ligne, certains sont instrumentalisés, annihilés, réduits à l'état de bombes humaines, d'autres sont la cible de Daesh qui s'impose par la terreur, et les meurtres.

La France n'est pas coupable de ce fanatisme, elle le dénonce.

Les cibles de Daesh sont multiples : ces fanatiques ne supportent pas nos coutumes, notre façon de vivre, nos libertés.

La France a sans doute commis des erreurs, en s'engageant en Libye, notamment, mais l'idéologie propagée par Daesh est pernicieuse, elle utilise la terreur, l'endoctrinement, un fanatisme exacerbé qui dépasse l'entendement.

L'hybris de ces groupes terroristes s'attache à propager la peur, la haine, la mort. Cette idéologie mortifère conduit à une dégradation de l'humanité, au mépris de toutes les valeurs fondamentales de l'humanisme.

 

 



 

Michel Onfray ferme son compte Twitter : une bonne idée !
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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 16:49
Un signe des temps : le succès d'Instagram...

 

 

 

Connaissez-vous Instagram ? En ces temps où l'image, les apparences submergent nos sociétés, cette application remporte un succès phénoménal, sur internet...

Instagram, comme son nom l'indique, c'est l'instantanéité dans l'envoi de photos, c'est la multiplication de ces envois...


On savait que le règne de l'image avait commencé, grâce à Facebook, et aux téléphones portables, mais avec Instagram, on atteint des sommets, dans la diffusion des images.

En septembre 2015, Instagram annonçait, sur son blog officiel, 400 millions d'utilisateurs mensuels actifs, dans le monde.

De quoi s'agit -il ? Instagram permet de partager des photographies et des vidéos avec un réseau d'amis, d'aimer ou plutôt de "liker" certains clichés, comme on le dit, dorénavant, de laisser des commentaires sur les clichés déposés par les autres utilisateurs. Cette application offre, aussi, l'occasion de dialoguer avec les membres via l'utilisation de la messagerie interne appelée "Instagram direct".

On est stupéfait par le succès extraordinaire de cette application, mais, au fond, elle correspond à une aspiration profonde de nos contemporains : se montrer, acquérir une petite ou plus grande célébrité, briller par les apparences...

Notre monde se focalise sur l'image qui est de plus en plus présente partout : publicités, internet, télévision...

Et l'image peut être même retouchée... comble du raffinement ! Certains filtres permettent de magnifier les photos...

Les jeunes se passionnent pour les selfies, et ils envoient leurs clichés à des milliers de fans.

Un utilisateur d'instagram connaît plus particulièrement du succès : il met en scène des petits jouets dans différents quartiers de Paris, et les gens attendent avec impatience ces photos : pour montrer leur engouement, ils utilisent des "like"...

Je "like", tu "likes", nous "likons", et on en oublie d'argumenter vraiment, de dire et d'exprimer les raisons de telles appréciations.

L'inventeur de cette application, un américain, Kévin Systrom, peut se frotter les mains, il a réussi à faire fortune, avec cette idée toute simple : des photos à partager...

Des "stars" du foot participent au succès de l'entreprise, en diffusant des photos, des vidéos.

Les marques publicitaires se sont, bien sûr, emparées de cette application pour faire du marketing.

Le monde de l'image s'élargit de plus en plus, avec Instagram, les gens passent de plus en plus de temps à faire des photos, à les regarder, à les commenter, alors qu'elles n'ont pas, le plus souvent, un grand intérêt.


Dès lors, la réflexion se perd, se délite, au profit de simples apparences : le paraître l'emporte sur l'être...

Le monde des images s'élargit à l'infini, et le risque est grand de perdre le contact avec certaines réalités...

 

 

Un reportage sur cette application : 


 

http://www.francetvinfo.fr/societe/instagram-un-succes-fulgurant_1112887.html

 

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:37
Pour vaincre le harcèlement...

 



Le harcèlement est une plaie du monde moderne : il s'organise de manière insidieuse, dans les entreprises, sur internet, et même à l'école...

Internet, les reseaux dits "sociaux" favorisent ce phénomène, d'autant que l'anonymat permet d'insulter, sans être inquiété.

Internet devient le lieu privilégié de la calomnie, du verbe insultant, de l'invective : le cyber-harcèlement fait des ravages, auprès des jeunes notamment...

Dépressions, suicides sont le résultat lamentable de ces comportements infâmes, d'autant que le groupe de harceleurs agit, souvent, de concert, en foule...

Le harcèlement traduit une forme de lâcheté, surtout quand il s'attaque à de jeunes esprits, facilement influençables.

Il faut que les adultes eux-mêmes ne donnent pas l'exemple de cette attitude irresponsable et délétère...

Or, sur internet, il n'est pas rare de lire de plus en plus de propos insultants, outranciers, et qui peuvent être dévastateurs pour ceux qui en sont la cible...

Internet est un outil fabuleux mais quand il devient un instrument de haines, d'invectives et d'injures gratuites, quand il sert des intentions purement malveillantes, quand il se fait le réceptacle d'ignominies, de jalousies stupides, il se transforme en un objet très dangereux.

A chacun de veiller au respect, à une forme de dignité dans les propos qu'il tient....

A chacun de ne pas suivre la masse qui harcèle, à chacun de ne pas suivre un meneur qui organise le harcèlement.

A chacun de mesurer les conséquences de ses propres actes et de ses paroles.

En classe et ailleurs, le harcèlement s'attaque au plus faible, à celui ou à celle qui est isolée, qui a des difficultés, qui est déjà affaiblie...

Haro sur le baudet ! La tentation est grande d'anéantir celui qui est sans force, ou encore celui qui brille par son intelligence, le premier de la classe.

On exclut, encore plus, celui qui est à part, on le jalouse ou on le méprise...

Les jeunes enfants, les adolescents sont particulièrement exposés à ce phénomène du harcèlement : fragiles, sensibles, ils éprouvent de grandes difficultés, pour faire face à ce déchaînement de violences verbales, et parfois même physiques....

Il convient aux adultes de montrer, par leur comportement, une forme d'exemple : si les adultes ne montrent pas la voie, si les adultes se livrent au harcèlement, comment les jeunes peuvent-ils, eux-mêmes, réagir ?


Il convient de dénoncer toute forme de harcèlement, d'où qu'il vienne, il convient, aussi, à chacun de se comporter en adulte responsable et digne...

Les parents, les adultes, dans leur ensemble, ont, aussi, un rôle à jouer, ils doivent dénoncer et stigmatiser toute la violence que comporte le harcèlement.

 

Six choses à savoir sur le harcèlement :

 
http://www.gouvernement.fr/6-choses-que-vous-devez-savoir-sur-le-harcelement-a-l-ecole-nah


 

http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/


 



 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:57
La cave, décidément un lieu symbolique...

 

 

 

Mon dernier article paru sur Agoravox, intitulé La cave, avait provoqué un tollé de réactions négatives : devant les insultes, le mépris, j'ai pris la décision de ne plus publier sur ce journal...

Et la cave restera, ainsi, un lieu plein de symboles, comme je l'évoquais au cours de cet article.

La cave, lieu de souvenirs, de peur, d'angoisses enfantines, est aussi le lieu du repli, où l'on peut se mettre à l'abri de la vindicte populaire...

Je ne suis pas remontée de la cave, pour éviter ce déchaînement verbal : il est vrai que cet article avait révélé, aussi, le désoeuvrement de certains agoranautes venus se défouler sur un article qui évoquait, pourtant, des réalités auxquelles tout le monde peut être sensible : des peurs enfantines, le manque de commodités et de confort qui était la caractéristique de nombreuses maisons d'autrefois...

Au lieu de commenter l'article, certains l'avaient jugé d'emblée, sans intérêt...

Attitude de mépris hautaine, effet de foule, aussi, et réactions en chaîne bien connues dans le phénomène de harcèlement...

La cave, lieu de l'obscurité et de la pénombre, lieu du repli, du souvenir n'a pas eu l'heur de plaire à certains lecteurs...

Pour ma part, je trouve, désormais, après ces réactions, que la cave est un lieu éminemment symbolique. Je me souviens qu'un des commentateurs m'avait demandé quelques jours plus tard si j'allais remonter de la cave.

Eh bien, non ! Je ne suis pas remontée de la cave, de manière symbolique, bien sûr, car j'ai pu à cette occasion, mieux profiter, encore, de mon temps de loisir, m'attarder au jardin, me balader, au lieu de répondre à des lecteurs hargneux et méprisants...

Et la cave, dernier article sur agoravox signe une sorte de renouveau, je me consacre désormais à mon blog et je m'adonne encore au plaisir d'écrire sur toutes sortes de sujets, en pensant que l'éclectisme est essentiel et que tous les sujets méritent d'être traités...

La cave reste, pour moi, un lieu plein d'ambiguité : le mot, d'ailleurs, en lui-même, rassemble une gutturale assez rude, une fricative plus douce...

Lieu du souvenir, de la peur, des angoisses, le mot semble révéler ces aspects contrastés...

A la fois lieu protecteur (nos parents et grands parents qui ont connu la guerre peuvent en témoigner) et lieu de terreurs, la cave est bien un espace riche de symboles et de significations...

La cave nous fait, aussi, remonter le temps, on y rédécouvre de vieux objets, des souvenirs qui ressurgissent. Certains auteurs de science fiction ont, ainsi, imaginé un voyage dans le temps.

Eh bien, la cave nous offre cette possibilité : on remonte les années, on retrouve des souvenirs perdus, une vieille valise de voyage, une malle pleine de livres, des cahiers d'autrefois, tant de vestiges du passé.

La cave nous permet de redécouvrir des moments qu'on avait oubliés, des objets qu'on a mis au rebut et dont on perçoit parfois à nouveau la valeur, de vieux dessins, des tableaux....

Au fond, on peut se passer de moyens sophistiqués pour remonter le temps, la cave nous donne l'opportunité de le faire, ainsi que tous les souvenirs que nous avons engrangés et accumulés, tout au long des années...


 

 

 

 

La cave, décidément un lieu symbolique...
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 18:11
Mes élèves et mon blog...

 

 

 

C'est arrivé ! Lors d'un exposé, consacré à l'Odyssée d'Homère, mes élèves ont utilisé un de mes articles publié sur mon blog, intitulé : Au commencement, était l'épopée...

J'étais étonnée et, bien sûr, ravie de voir qu'ils avaient su tirer parti, habilement, de ce document.

L'article était assez fourni et consistant, il évoquait les origines de l'épopée, jusqu'à nos jours, avec des références nombreuses et ces élèves, heureusement, ne se sont pas contentés de faire un copié-collé, mais ils ont su exploiter différentes informations tirées de cet article.

Je n'ai jamais fait aucune alllusion à mon blog, devant les élèves, et ils ignorent totalement que je tiens ce blog, depuis quatre ans.

Inutile de dire mon bonheur de constater qu'ils avaient pu se référer à un de mes articles, pour constituer leur exposé !

Je retrouvais des informations sur les héritiers de l'épopée, sur ses origines, sur Homère !

Je retrouvais les caractéristiques de l'épopée primitive, ses ressorts, son oralité, ses personnages prestigieux, ses héros !

Il existe, ainsi, dans l'enseignement, des moments de grâce, où l'on se sent utile, où l'on perçoit la valeur de son propre travail, où l'on prend conscience du chemin parcouru, des connaissances que l'on a accumulées...

L'enseignement est un métier où l'on s'enrichit d'expériences nouvelles, de savoirs renouvelés, un métier qui peut être passionnant dans ces découvertes.

Un métier difficile et exigeant, aussi, parfois, comme le sont les élèves eux-mêmes...

En tout cas, un métier qui permet d'apprendre, de se cultiver sans cesse, plus particulièrement, lorsqu'on enseigne le français et la littérature...

Cet exposé m'a montré aussi la variété de documents auxquels peuvent, désormais, accéder les élèves grâce à internet...
Tout est référencé, stocké, et on peut, facilement, trouver toutes sortes d'articles, de blogs intéressants.

Internet est un outil précieux et merveilleux, pour nous, les enseignants et aussi pour les élèves.
Un outil dont il faut savoir se servir et qu'il faut bien maîtriser, un outil qui ne doit pas, toutefois, devenir trop envahissant, dans les salles de classes elles-mêmes : le tout numérique n'est pas satisfaisant.

Les élèves ont, désormais, en main, un outil extraordinaire qu'ils peuvent utiliser chez eux, pour s'informer sur toutes sortes de sujets...

Internet est une source incommensurable de savoir, tout est accessible, mais il faut, aussi, prendre la peine de chercher, d'apprendre, de lire, surtout, car internet, à lui tout seul, n'est pas suffisant.


Les enseignants eux-mêmes peuvent diffuser toutes sortes de documents, pour aider les élèves dans la recherche de ce savoir qui permet d'embellir la vie, de la rendre attrayante, comme une source renouvelée de découvertes...



 

 

 

Au commencement, était l'épopée : 

 

 

http://rosemar.over-blog.com/article-au-commencement-etait-l-epopee-112302252.html

 

 

 

Mes élèves et mon blog...
Mes élèves et mon blog...
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 15:14
La mode du selfie : un narcissisme exacerbé ?

 

 


Narcisse, ce personnage de la mythologie, obsédé par son image, par sa propre beauté aurait-il fait des émules, à travers ces adolescents et ces adultes qui passent leur temps à se photographier et à se mettre en scène, dans des selfies ?

La mode du selfie se répand partout, les hommes et les femmes politiques sont, aussi, atteints par cette selfiemania, qui envahit les réseaux sociaux.

On peut, désormais, grâce à un portable se photographier, en toutes circonstances, devant un monument célèbre, une oeuvre d'art dans un musée, devant un paysage...

Une façon d'attester de sa présence dans tel lieu, en telle occasion, une façon de montrer aux autres que l'on vit intensément, car ces photos, aussitôt prises, sont expédiées sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Google +.

Les adolescents sont, plus particulièrement, friands de cette activité : on les voit dans les couloirs des lycées, faire des photos de groupe, le sourire aux lèvres.

Ils adorent, ensuite, échanger des photos, les commenter, en rire, s'en amuser et admirer leur propre image : ils sélectionnent, d'ailleurs, les meilleures photos, celles qui les montrent sous leur meilleur jour.

Le selfie mérite bien son nom : c'est un façon de livrer aux autres une image de SOI-MEME, la plus favorable, ou la plus amusante possible...

Cette activité peut être ludique, comporter des aspects sympathiques mais l'abus qui en est fait peut devenir dangereux.

On en oublierait presque de vivre vraiment pour se voir vivre à travers des photos, une sorte de seconde vie par images interposées, donc.

On se souvient que Narcisse, le personnage de la mythologie grecque se perd lui-même, en contemplant sa propre image, par une sorte d'obsession maladive.

Il faut se préserver de cette tentation narcissique, une tendance à laquelle les adolescents peuvent céder facilement.

Le phénomène s'amplifie, d'autant plus que des personnalités influentes, des artistes, des responsables politiques s'adonnent à ce jeu permanent du selfie.

Incroyable ! Il existe, même, dorénavant des perches à selfies qui permettent de prendre des photos à distance !

Certains n'hésitent pas, pour épater leur monde à se photographier dans les situations les plus incongrues, sur le toit d'un train, au bord d'une falaise, à tel point que certaines personnes ont été victimes d'accidents et sont mortes, dans des circonstances absurdes.


Cette mode du selfie révèle bien une forme de narcissisme, contre laquelle il faut lutter : passer son temps à faire des photos ne permet pas de bien vivre l'instant présent, d'autant qu'il s'agit de se montrer en représentation, dans des mises en scène peu naturelles...

 

 

 

 

 

 

 

Illustrations : en haut de l'article, un tableau de John William Waterhouse, Echo et Narcisse

En bas, un tableau du Caravage

La mode du selfie : un narcissisme exacerbé ?
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 16:52
Uberpop, le modèle américain...

 

 

Nous le savons tous : internet, c'est, à la fois, le meilleur et le pire. Le meilleur, parce que c'est un magnifique outil de communication et de transmission des connaissances, le pire, parce que, chaque jour, naissent de nouveaux sites et systèmes dangereux. 

L'application Uberpop qui déboule en France bouleverse toutes les régles liées au monde du travail. Peut-on admettre que tout un chacun puisse s'improviser chauffeur de taxi, via une application sur internet ?


Et pourquoi pas hôtelier, professeur, loueur d'emplacement de campings, maçon ?

 Aux Etats Unis, le règne d'Uber s'est imposé : voulons-nous, aussi, de ce modèle chez nous ?

Uber, le libéralisme à outrance,  l'absence de lois dans le monde du travail, l'anarchie, pouvons-nous adhérer à un tel système ? Uber, c'est une forme de superlatif qui s'empare de l'économie, qui dérégule, qui anéantit certaines professions...

Voulons nous être tous "ubérisés" ? Désormais, grâce à internet, tout métier risque de l'être : les chauffeurs de taxis qui ont payé chèrement leur licence sont menacés, mais tous les métiers peuvent être concernés.

Tout un chacun peut se dire et s'improviser hôtelier, bricoleur, loueur et se faire rémunérer.

C'est ce que l'on appelle une forme de libéralisme sauvage qui a cours aux Etats-Unis.

Pour ma part, je suis française et je tiens à le rester : dans une société organisée, des lois doivent s'imposer, le travail doit être réglementé, les droits des travailleurs doivent être préservés et protégés.

Certains s'insurgent contre les abus auxquels se livrent des chauffeurs de taxis : c'est exact, ces abus peuvent exister mais nous avons, tous, rencontré, aussi, des chauffeurs de taxis sympas qui font correctement leur travail.

Certes, le système Uberpop offre la possibilité à des gens ayant peu de ressources, d'arrondir leur fin de mois,  car leur salaire ne leur permet pas de vivre correctement.

Mais, en fait, il faut en prendre conscience : la crise, l'austérité, le libéralisme effréné font le lit de ce genre d'application.

Quand le libéralisme s'applique à faire baisser les salaires, à exploiter les salariés, les gens essaient de trouver des solutions, en accomplissant de petits boulots supplémentaires.

Le système est, ainsi, complètement perverti.

Il est normal que les chauffeurs de taxis défendent leurs droits du travail et leur combat est juste, même s'il faut condamner les violences commises par certains d'entre eux, ces derniers jours.


Il faut refuser le système Uber, venu des Etats-Unis, un système ultra-libéral, où tout est possible, où les travailleurs ne sont plus protégés dans leurs droits essentiels.

Aux Etats-Unis, il est déjà facile d'acheter une batterie susceptible de stocker l'électricité afin d'emmagasiner cette énergie lorsque celle-ci est bon marché, au tarif heures creuses... puis chaque particulier peut la revendre !

On le voit : Uber bouleverse, ainsi, toutes les lois du travail et conduit à une marchandisation de l'économie.

Restons français, défendons des droits acquis par de longues luttes !

Défendons le modèle français et ne nous laissons pas envahir par un capitalisme outrancier et débridé, où tout se vend et s'achète, sans aucune règle...



 

 

Uberpop, le modèle américain...
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:01
Jouer à faire la guerre ?

 

 

Sur internet, on aura tout vu : après l'application Gossip qui incite les jeunes à lancer des ragots, on découvre l'horreur de certains sites dédiés à des "jeux" de guerre.

Trois adolescents sont morts, un quatrième est entre la vie et la mort : ils se sont livrés à un jeu de simulation de combat en plein air, l'Airsoft, un pistolet a été découvert à proximité de l'explosion qui leur a coûté la vie et qui a blessé gravement l'un d'entre eux.

 Les adeptes de l'Airsoft sont habillés en tenue militaire, quand ils jouent dans la nature. On peut découvrir des recettes complètes de fabrications d'explosifs et de fumigènes sur Internet, sur des sites spécialisés de ce "jeu".

On est atterré de voir que, sur internet, des sites sont dédiés à ce type d'activités.

Les adolescents sont-ils à ce point désoeuvrés, pour s'adonner à ce genre de loisirs ?

De fait, des adultes pratiquent, aussi, ce "sport" pour se défouler et simulent des jeux de guerre, avec des armes factices parfaitement imitées.

Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures sur France 2, Dimanche 14 juin, montre ces "parties de guerre" : des hommes en treillis, portant des lunettes protectrices, en train de confectionner de fausses bombes, sans danger, certes... mais, sur internet, des vidéos au contenu illicite expliquent comment fabriquer ces engins incendiaires, avec des ingrédients très dangereux.

"En France ce jeu comporte 40 000 adeptes", peut-on apprendre au cours de ce reportage.

"Jouer à la guerre" ? Comment peut-on envisager de tels jeux ? Alors que la guerre a disparu en Europe, qu'elle fait partie, heureusement, du passé, certains prennent plaisir à ce qu'ils appellent des jeux de guerre ??

On perçoit, là, l'influence des jeux vidéos qui privilégient, souvent, ces thématiques de la violence, de la haine et de la guerre.

Le réalisme de ces jeux conduit certains à mettre en actes ces combats, à les vivre sur le terrain, et des adolescents se laissent entraîner dans ces jeux sttupides et dangereux.

Notre monde en perte de repères conduit certains jeunes gens à faire n'importe quoi, à se perdre dans des loisirs stériles et dangereux.

Il faut redonner du sens à notre société, montrer aux adolescents qu'il existe des loisirs sains et nobles : le sport, la lecture, des activités artistiques.

La guerre ne peut être, ainsi, magnifiée par des jeux  donnant l'illusion que les guerriers sont des héros : la guerre dégrade l'homme,  l'anéantit et le meurtrit à jamais.

La guerre est l'horreur absolue et "jouer à la guerre", avec un tel souci de réalisme devient une façon de la banaliser , de la rendre acceptable, et même de la glorifier...

Il existe tant d'autres façons de passer le temps, de manière constructive, tant d'autres façons de s'amuser, de se distraire, de se dépenser physiquement, à travers un sport.

Il faut que certains sites dangereux soient interdits sur internet : propager des recettes mortifères est un crime qu'il faut sanctionner lourdement.

La guerre présentée comme un jeu, avec des simulations si proches de la réalité, ne doit pas être, ainsi, magnifiée et mise en valeur : la guerre n'est pas un jeu, elle est la plus grande défaite de l'humanité...


 

 

Reportage à 1 minute, 50 :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-14-juin-2015_940993.html

 

 

 

 

Jouer à faire la guerre ?
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:05
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...

 



Comment ne pas être stupéfait de voir que des applications comme Gossip sont autorisées sur internet ?

Cette application controversée vient d'être réouverte, alors qu'elle incite les jeunes à la diffamation et au harcèlement : internet devient, ainsi, un lieu où tout est permis : les insultes, les fausses rumeurs, les amalgames, les propos malveillants...

La toile voit fleurir, depuis longtemps, toutes sortes de dérives, sur Facebook, sur Twitter ou même sur des sites journalistiques, tous les coups sont permis car l'internaute, bien à l'abri derrière son ordinateur et derrière un nom d'emprunt se défoule à qui mieux mieux de toutes sortes de frustrations.


 Gossip, dont l'icône est un loup, un demi-masque de velours, se pare ainsi d'une image qui annonce bien la couleur : ce site  propose, en effet, aux utilisateurs de poster anonymement une rumeur, un ragot grâce à un texte de 140 signes maximum ou une photo ou vidéo concernant l'un de leurs contacts. Les ragots publiés sont éphémères puisqu'ils n'apparaissent que dix secondes sur la page des utilisateurs...


C'est, là, une incitation pure et simple à la moquerie, la dérision, l'insulte, à des ragots de toutes sortes.

Tout le monde le sait : certains jeunes subissent un harcèlement qui peut conduire au pire, certains se suicident et ce site vient quasiment officialiser ce phénomène !

Autrefois, les ragots existaient aussi, mais avec internet, ce phénomène s'amplifie, atteint des proportions inégalées et peut faire des dégâts considérables.

Sur internet, on aura tout vu : des images violentes, pornographiques sont, parfois, diffusées, la violence des propos est inouie car les gens, même des adultes, se montrent totalement irresponsables....

On reproche souvent aux hommes politiques une forme d'irresponsabilité dans leurs actions et leurs déclarations, mais il faut voir comme certains "citoyens" se lâchent sur la toile, répandant des ragots, des insultes, des propos grossiers et malveillants.

Qui donne l'exemple ? On peut se poser la question.

Qui est responsable vraiment ? On vit dans une société d'irresponsabilité totale, et, sur internet, cette irresponsabilité se développe en raison de l'anonymat.


Les jeunes s'engouffrent dans ce "jeu" de l'insulte facile, ils n'hésitent pas à mentir, falsifier la vérité, à injurier des camarades...

Pour ma part, je hais les ragots qui se répandent si facilement sur internet, ils sont un signe de désoeuvrement, et d'oisiveté : les jeunes ou les adultes ont bien du temps à perdre pour se livrer à tels jeux aux conséquences parfois dramatiques.

En tout cas, les jeunes ne doivent pas être incités à ce type de pratique sandaleuse et absurde...

Favoriser ainsi les insinuations, faire courir des rumeurs, dévoiler un semblant de vie privée, un tel voyeurisme est inadmissible. 

Il faut interdire cette application qui stimule les instincts les plus bas de l'être humain et il convient de protéger les adolescents de ce qu'il faut bien appeler un nouveau fléau de la modernité...

Internet peut être un merveilleux outil, mais avec de telles applications, il devient le vecteur de toutes les haines, de toutes les jalousies, de toutes sortes de vengeances, c'est une véritable incitation au harcèlement.



 

 

 

 

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