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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:57
La cave, décidément un lieu symbolique...

 

 

 

Mon dernier article paru sur Agoravox, intitulé La cave, avait provoqué un tollé de réactions négatives : devant les insultes, le mépris, j'ai pris la décision de ne plus publier sur ce journal...

Et la cave restera, ainsi, un lieu plein de symboles, comme je l'évoquais au cours de cet article.

La cave, lieu de souvenirs, de peur, d'angoisses enfantines, est aussi le lieu du repli, où l'on peut se mettre à l'abri de la vindicte populaire...

Je ne suis pas remontée de la cave, pour éviter ce déchaînement verbal : il est vrai que cet article avait révélé, aussi, le désoeuvrement de certains agoranautes venus se défouler sur un article qui évoquait, pourtant, des réalités auxquelles tout le monde peut être sensible : des peurs enfantines, le manque de commodités et de confort qui était la caractéristique de nombreuses maisons d'autrefois...

Au lieu de commenter l'article, certains l'avaient jugé d'emblée, sans intérêt...

Attitude de mépris hautaine, effet de foule, aussi, et réactions en chaîne bien connues dans le phénomène de harcèlement...

La cave, lieu de l'obscurité et de la pénombre, lieu du repli, du souvenir n'a pas eu l'heur de plaire à certains lecteurs...

Pour ma part, je trouve, désormais, après ces réactions, que la cave est un lieu éminemment symbolique. Je me souviens qu'un des commentateurs m'avait demandé quelques jours plus tard si j'allais remonter de la cave.

Eh bien, non ! Je ne suis pas remontée de la cave, de manière symbolique, bien sûr, car j'ai pu à cette occasion, mieux profiter, encore, de mon temps de loisir, m'attarder au jardin, me balader, au lieu de répondre à des lecteurs hargneux et méprisants...

Et la cave, dernier article sur agoravox signe une sorte de renouveau, je me consacre désormais à mon blog et je m'adonne encore au plaisir d'écrire sur toutes sortes de sujets, en pensant que l'éclectisme est essentiel et que tous les sujets méritent d'être traités...

La cave reste, pour moi, un lieu plein d'ambiguité : le mot, d'ailleurs, en lui-même, rassemble une gutturale assez rude, une fricative plus douce...

Lieu du souvenir, de la peur, des angoisses, le mot semble révéler ces aspects contrastés...

A la fois lieu protecteur (nos parents et grands parents qui ont connu la guerre peuvent en témoigner) et lieu de terreurs, la cave est bien un espace riche de symboles et de significations...

La cave nous fait, aussi, remonter le temps, on y rédécouvre de vieux objets, des souvenirs qui ressurgissent. Certains auteurs de science fiction ont, ainsi, imaginé un voyage dans le temps.

Eh bien, la cave nous offre cette possibilité : on remonte les années, on retrouve des souvenirs perdus, une vieille valise de voyage, une malle pleine de livres, des cahiers d'autrefois, tant de vestiges du passé.

La cave nous permet de redécouvrir des moments qu'on avait oubliés, des objets qu'on a mis au rebut et dont on perçoit parfois à nouveau la valeur, de vieux dessins, des tableaux....

Au fond, on peut se passer de moyens sophistiqués pour remonter le temps, la cave nous donne l'opportunité de le faire, ainsi que tous les souvenirs que nous avons engrangés et accumulés, tout au long des années...


 

 

 

 

La cave, décidément un lieu symbolique...
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 18:11
Mes élèves et mon blog...

 

 

 

C'est arrivé ! Lors d'un exposé, consacré à l'Odyssée d'Homère, mes élèves ont utilisé un de mes articles publié sur mon blog, intitulé : Au commencement, était l'épopée...

J'étais étonnée et, bien sûr, ravie de voir qu'ils avaient su tirer parti, habilement, de ce document.

L'article était assez fourni et consistant, il évoquait les origines de l'épopée, jusqu'à nos jours, avec des références nombreuses et ces élèves, heureusement, ne se sont pas contentés de faire un copié-collé, mais ils ont su exploiter différentes informations tirées de cet article.

Je n'ai jamais fait aucune alllusion à mon blog, devant les élèves, et ils ignorent totalement que je tiens ce blog, depuis quatre ans.

Inutile de dire mon bonheur de constater qu'ils avaient pu se référer à un de mes articles, pour constituer leur exposé !

Je retrouvais des informations sur les héritiers de l'épopée, sur ses origines, sur Homère !

Je retrouvais les caractéristiques de l'épopée primitive, ses ressorts, son oralité, ses personnages prestigieux, ses héros !

Il existe, ainsi, dans l'enseignement, des moments de grâce, où l'on se sent utile, où l'on perçoit la valeur de son propre travail, où l'on prend conscience du chemin parcouru, des connaissances que l'on a accumulées...

L'enseignement est un métier où l'on s'enrichit d'expériences nouvelles, de savoirs renouvelés, un métier qui peut être passionnant dans ces découvertes.

Un métier difficile et exigeant, aussi, parfois, comme le sont les élèves eux-mêmes...

En tout cas, un métier qui permet d'apprendre, de se cultiver sans cesse, plus particulièrement, lorsqu'on enseigne le français et la littérature...

Cet exposé m'a montré aussi la variété de documents auxquels peuvent, désormais, accéder les élèves grâce à internet...
Tout est référencé, stocké, et on peut, facilement, trouver toutes sortes d'articles, de blogs intéressants.

Internet est un outil précieux et merveilleux, pour nous, les enseignants et aussi pour les élèves.
Un outil dont il faut savoir se servir et qu'il faut bien maîtriser, un outil qui ne doit pas, toutefois, devenir trop envahissant, dans les salles de classes elles-mêmes : le tout numérique n'est pas satisfaisant.

Les élèves ont, désormais, en main, un outil extraordinaire qu'ils peuvent utiliser chez eux, pour s'informer sur toutes sortes de sujets...

Internet est une source incommensurable de savoir, tout est accessible, mais il faut, aussi, prendre la peine de chercher, d'apprendre, de lire, surtout, car internet, à lui tout seul, n'est pas suffisant.


Les enseignants eux-mêmes peuvent diffuser toutes sortes de documents, pour aider les élèves dans la recherche de ce savoir qui permet d'embellir la vie, de la rendre attrayante, comme une source renouvelée de découvertes...



 

 

 

Au commencement, était l'épopée : 

 

 

http://rosemar.over-blog.com/article-au-commencement-etait-l-epopee-112302252.html

 

 

 

Mes élèves et mon blog...
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 15:14
La mode du selfie : un narcissisme exacerbé ?

 

 


Narcisse, ce personnage de la mythologie, obsédé par son image, par sa propre beauté aurait-il fait des émules, à travers ces adolescents et ces adultes qui passent leur temps à se photographier et à se mettre en scène, dans des selfies ?

La mode du selfie se répand partout, les hommes et les femmes politiques sont, aussi, atteints par cette selfiemania, qui envahit les réseaux sociaux.

On peut, désormais, grâce à un portable se photographier, en toutes circonstances, devant un monument célèbre, une oeuvre d'art dans un musée, devant un paysage...

Une façon d'attester de sa présence dans tel lieu, en telle occasion, une façon de montrer aux autres que l'on vit intensément, car ces photos, aussitôt prises, sont expédiées sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Google +.

Les adolescents sont, plus particulièrement, friands de cette activité : on les voit dans les couloirs des lycées, faire des photos de groupe, le sourire aux lèvres.

Ils adorent, ensuite, échanger des photos, les commenter, en rire, s'en amuser et admirer leur propre image : ils sélectionnent, d'ailleurs, les meilleures photos, celles qui les montrent sous leur meilleur jour.

Le selfie mérite bien son nom : c'est un façon de livrer aux autres une image de SOI-MEME, la plus favorable, ou la plus amusante possible...

Cette activité peut être ludique, comporter des aspects sympathiques mais l'abus qui en est fait peut devenir dangereux.

On en oublierait presque de vivre vraiment pour se voir vivre à travers des photos, une sorte de seconde vie par images interposées, donc.

On se souvient que Narcisse, le personnage de la mythologie grecque se perd lui-même, en contemplant sa propre image, par une sorte d'obsession maladive.

Il faut se préserver de cette tentation narcissique, une tendance à laquelle les adolescents peuvent céder facilement.

Le phénomène s'amplifie, d'autant plus que des personnalités influentes, des artistes, des responsables politiques s'adonnent à ce jeu permanent du selfie.

Incroyable ! Il existe, même, dorénavant des perches à selfies qui permettent de prendre des photos à distance !

Certains n'hésitent pas, pour épater leur monde à se photographier dans les situations les plus incongrues, sur le toit d'un train, au bord d'une falaise, à tel point que certaines personnes ont été victimes d'accidents et sont mortes, dans des circonstances absurdes.


Cette mode du selfie révèle bien une forme de narcissisme, contre laquelle il faut lutter : passer son temps à faire des photos ne permet pas de bien vivre l'instant présent, d'autant qu'il s'agit de se montrer en représentation, dans des mises en scène peu naturelles...

 

 

 

 

 

 

 

Illustrations : en haut de l'article, un tableau de John William Waterhouse, Echo et Narcisse

En bas, un tableau du Caravage

La mode du selfie : un narcissisme exacerbé ?
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 16:52
Uberpop, le modèle américain...

 

 

Nous le savons tous : internet, c'est, à la fois, le meilleur et le pire. Le meilleur, parce que c'est un magnifique outil de communication et de transmission des connaissances, le pire, parce que, chaque jour, naissent de nouveaux sites et systèmes dangereux. 

L'application Uberpop qui déboule en France bouleverse toutes les régles liées au monde du travail. Peut-on admettre que tout un chacun puisse s'improviser chauffeur de taxi, via une application sur internet ?


Et pourquoi pas hôtelier, professeur, loueur d'emplacement de campings, maçon ?

 Aux Etats Unis, le règne d'Uber s'est imposé : voulons-nous, aussi, de ce modèle chez nous ?

Uber, le libéralisme à outrance,  l'absence de lois dans le monde du travail, l'anarchie, pouvons-nous adhérer à un tel système ? Uber, c'est une forme de superlatif qui s'empare de l'économie, qui dérégule, qui anéantit certaines professions...

Voulons nous être tous "ubérisés" ? Désormais, grâce à internet, tout métier risque de l'être : les chauffeurs de taxis qui ont payé chèrement leur licence sont menacés, mais tous les métiers peuvent être concernés.

Tout un chacun peut se dire et s'improviser hôtelier, bricoleur, loueur et se faire rémunérer.

C'est ce que l'on appelle une forme de libéralisme sauvage qui a cours aux Etats-Unis.

Pour ma part, je suis française et je tiens à le rester : dans une société organisée, des lois doivent s'imposer, le travail doit être réglementé, les droits des travailleurs doivent être préservés et protégés.

Certains s'insurgent contre les abus auxquels se livrent des chauffeurs de taxis : c'est exact, ces abus peuvent exister mais nous avons, tous, rencontré, aussi, des chauffeurs de taxis sympas qui font correctement leur travail.

Certes, le système Uberpop offre la possibilité à des gens ayant peu de ressources, d'arrondir leur fin de mois,  car leur salaire ne leur permet pas de vivre correctement.

Mais, en fait, il faut en prendre conscience : la crise, l'austérité, le libéralisme effréné font le lit de ce genre d'application.

Quand le libéralisme s'applique à faire baisser les salaires, à exploiter les salariés, les gens essaient de trouver des solutions, en accomplissant de petits boulots supplémentaires.

Le système est, ainsi, complètement perverti.

Il est normal que les chauffeurs de taxis défendent leurs droits du travail et leur combat est juste, même s'il faut condamner les violences commises par certains d'entre eux, ces derniers jours.


Il faut refuser le système Uber, venu des Etats-Unis, un système ultra-libéral, où tout est possible, où les travailleurs ne sont plus protégés dans leurs droits essentiels.

Aux Etats-Unis, il est déjà facile d'acheter une batterie susceptible de stocker l'électricité afin d'emmagasiner cette énergie lorsque celle-ci est bon marché, au tarif heures creuses... puis chaque particulier peut la revendre !

On le voit : Uber bouleverse, ainsi, toutes les lois du travail et conduit à une marchandisation de l'économie.

Restons français, défendons des droits acquis par de longues luttes !

Défendons le modèle français et ne nous laissons pas envahir par un capitalisme outrancier et débridé, où tout se vend et s'achète, sans aucune règle...



 

 

Uberpop, le modèle américain...
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:01
Jouer à faire la guerre ?

 

 

Sur internet, on aura tout vu : après l'application Gossip qui incite les jeunes à lancer des ragots, on découvre l'horreur de certains sites dédiés à des "jeux" de guerre.

Trois adolescents sont morts, un quatrième est entre la vie et la mort : ils se sont livrés à un jeu de simulation de combat en plein air, l'Airsoft, un pistolet a été découvert à proximité de l'explosion qui leur a coûté la vie et qui a blessé gravement l'un d'entre eux.

 Les adeptes de l'Airsoft sont habillés en tenue militaire, quand ils jouent dans la nature. On peut découvrir des recettes complètes de fabrications d'explosifs et de fumigènes sur Internet, sur des sites spécialisés de ce "jeu".

On est atterré de voir que, sur internet, des sites sont dédiés à ce type d'activités.

Les adolescents sont-ils à ce point désoeuvrés, pour s'adonner à ce genre de loisirs ?

De fait, des adultes pratiquent, aussi, ce "sport" pour se défouler et simulent des jeux de guerre, avec des armes factices parfaitement imitées.

Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures sur France 2, Dimanche 14 juin, montre ces "parties de guerre" : des hommes en treillis, portant des lunettes protectrices, en train de confectionner de fausses bombes, sans danger, certes... mais, sur internet, des vidéos au contenu illicite expliquent comment fabriquer ces engins incendiaires, avec des ingrédients très dangereux.

"En France ce jeu comporte 40 000 adeptes", peut-on apprendre au cours de ce reportage.

"Jouer à la guerre" ? Comment peut-on envisager de tels jeux ? Alors que la guerre a disparu en Europe, qu'elle fait partie, heureusement, du passé, certains prennent plaisir à ce qu'ils appellent des jeux de guerre ??

On perçoit, là, l'influence des jeux vidéos qui privilégient, souvent, ces thématiques de la violence, de la haine et de la guerre.

Le réalisme de ces jeux conduit certains à mettre en actes ces combats, à les vivre sur le terrain, et des adolescents se laissent entraîner dans ces jeux sttupides et dangereux.

Notre monde en perte de repères conduit certains jeunes gens à faire n'importe quoi, à se perdre dans des loisirs stériles et dangereux.

Il faut redonner du sens à notre société, montrer aux adolescents qu'il existe des loisirs sains et nobles : le sport, la lecture, des activités artistiques.

La guerre ne peut être, ainsi, magnifiée par des jeux  donnant l'illusion que les guerriers sont des héros : la guerre dégrade l'homme,  l'anéantit et le meurtrit à jamais.

La guerre est l'horreur absolue et "jouer à la guerre", avec un tel souci de réalisme devient une façon de la banaliser , de la rendre acceptable, et même de la glorifier...

Il existe tant d'autres façons de passer le temps, de manière constructive, tant d'autres façons de s'amuser, de se distraire, de se dépenser physiquement, à travers un sport.

Il faut que certains sites dangereux soient interdits sur internet : propager des recettes mortifères est un crime qu'il faut sanctionner lourdement.

La guerre présentée comme un jeu, avec des simulations si proches de la réalité, ne doit pas être, ainsi, magnifiée et mise en valeur : la guerre n'est pas un jeu, elle est la plus grande défaite de l'humanité...


 

 

Reportage à 1 minute, 50 :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-14-juin-2015_940993.html

 

 

 

 

Jouer à faire la guerre ?
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:05
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...

 



Comment ne pas être stupéfait de voir que des applications comme Gossip sont autorisées sur internet ?

Cette application controversée vient d'être réouverte, alors qu'elle incite les jeunes à la diffamation et au harcèlement : internet devient, ainsi, un lieu où tout est permis : les insultes, les fausses rumeurs, les amalgames, les propos malveillants...

La toile voit fleurir, depuis longtemps, toutes sortes de dérives, sur Facebook, sur Twitter ou même sur des sites journalistiques, tous les coups sont permis car l'internaute, bien à l'abri derrière son ordinateur et derrière un nom d'emprunt se défoule à qui mieux mieux de toutes sortes de frustrations.


 Gossip, dont l'icône est un loup, un demi-masque de velours, se pare ainsi d'une image qui annonce bien la couleur : ce site  propose, en effet, aux utilisateurs de poster anonymement une rumeur, un ragot grâce à un texte de 140 signes maximum ou une photo ou vidéo concernant l'un de leurs contacts. Les ragots publiés sont éphémères puisqu'ils n'apparaissent que dix secondes sur la page des utilisateurs...


C'est, là, une incitation pure et simple à la moquerie, la dérision, l'insulte, à des ragots de toutes sortes.

Tout le monde le sait : certains jeunes subissent un harcèlement qui peut conduire au pire, certains se suicident et ce site vient quasiment officialiser ce phénomène !

Autrefois, les ragots existaient aussi, mais avec internet, ce phénomène s'amplifie, atteint des proportions inégalées et peut faire des dégâts considérables.

Sur internet, on aura tout vu : des images violentes, pornographiques sont, parfois, diffusées, la violence des propos est inouie car les gens, même des adultes, se montrent totalement irresponsables....

On reproche souvent aux hommes politiques une forme d'irresponsabilité dans leurs actions et leurs déclarations, mais il faut voir comme certains "citoyens" se lâchent sur la toile, répandant des ragots, des insultes, des propos grossiers et malveillants.

Qui donne l'exemple ? On peut se poser la question.

Qui est responsable vraiment ? On vit dans une société d'irresponsabilité totale, et, sur internet, cette irresponsabilité se développe en raison de l'anonymat.


Les jeunes s'engouffrent dans ce "jeu" de l'insulte facile, ils n'hésitent pas à mentir, falsifier la vérité, à injurier des camarades...

Pour ma part, je hais les ragots qui se répandent si facilement sur internet, ils sont un signe de désoeuvrement, et d'oisiveté : les jeunes ou les adultes ont bien du temps à perdre pour se livrer à tels jeux aux conséquences parfois dramatiques.

En tout cas, les jeunes ne doivent pas être incités à ce type de pratique sandaleuse et absurde...

Favoriser ainsi les insinuations, faire courir des rumeurs, dévoiler un semblant de vie privée, un tel voyeurisme est inadmissible. 

Il faut interdire cette application qui stimule les instincts les plus bas de l'être humain et il convient de protéger les adolescents de ce qu'il faut bien appeler un nouveau fléau de la modernité...

Internet peut être un merveilleux outil, mais avec de telles applications, il devient le vecteur de toutes les haines, de toutes les jalousies, de toutes sortes de vengeances, c'est une véritable incitation au harcèlement.



 

 

 

 

Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:57
Insultes, ignorance et vulgarité...

 

 



Ignorance et vulgarité vont, souvent, de pair et la vulgarité s'invite partout : insultes, vocabulaire injurieux, grossier...

Au lieu d'argumenter, de manière posée et sereine, certains se livrent à des affirmations péremptoires : à défaut de raisonner, on en vient à traiter l'autre d'imbécile :  il est "bête, stupide, c'est un crétin, un con".
Ce qu'il écrit est une "foutaise", sans intérêt.

Inernet devient plus particulièrement le lieu privilégié de l'insulte. Et pourtant, l'insulte ne valorise pas celui qui l'utilise : c'est un aveu d'impuissance, un défaut de réflexion... L'insulte est liée à l'ignorance, un refus de tenir compte de l'autre, une façon de le nier, de le rayer de la carte.

Ce qui est terrible, c'est qu'on assiste à une sorte de contagion de l'insulte : même des intellectuels l'utilisent, maintenant, à tort et à travers.

Pourtant, l'insulte est contre-productive, elle ne cherche qu'à rabaisser l'autre pour se mettre soi-même en valeur. Insulter devient un réflexe absurde, et certains n'hésitent plus à le faire, l'insulte, la vulgarité deviennent, même, une preuve de courage, pour certains.

Il s'agit d'affronter l'autre en affirmant que, dans tous les cas, il est plus bête, plus stupide... que soi-même. L'insulte se veut, ainsi, blessante, et elle intervient comme un réflexe, une façon de dominer, de s'imposer.

Les forums de discussions deviennent des "foires d'empoignes", des combats de coqs, où l'essentiel est d'humilier l'autre, et tous les moyens sont bons pour le faire...
Certains éprouvent un malin plaisir à ce jeu cruel et inhumain : ils ont d'ailleurs beaucoup de temps à perdre, dans cette volonté de dompter autrui.

Curieuse façon de concevoir un débat ! Attitude irresponsable !

Pour ma part, l'insulte me révulse :  comme elle est liée au mépris, à la négation de l'autre, je répugne à l'utiliser et je la condamne...
L'anonymat que procure internet favorise cette pratique : il est facile d'insulter autrui, quand on est bien caché derrière son clavier, derrière un nom d'emprunt, une identité fictive...
Tout est permis, on se lâche, l'insulte et la vulgarité se débrident.

L'insulte peut même se tranformer en harcèlement, lorsqu'elle émane d'une foule, et les conséquences sont graves pour des adolescents qui sont, parfois, laminés par ce phénomène.

Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. Ce business fonctionne bien.
Et internet est encore, dans ce domaine, un vecteur d'images vulgaires, qu'on trouve sur toutes sortes de sites, accessibles à des adolescents.

Ainsi, prospère la vulgarité, véhiculée par les médias, ainsi, se répandent des insultes qui envahissent la toile. Face à ces phénomènes, la réflexion s'étiole, s'évanouit, elle n'est plus mise en valeur.

Il faut lutter contre ces tendances à la facilité : oui, il est facile d'insulter quelqu'un, il est plus difficile de se livrer à une argumentation dénuée d'amalgames, à un vrai débat raisonné et raisonnable.
L'insulte, elle, est de l'ordre du réflexe, comme l'indique l'étymologie de ce terme qui vient d'un verbe latin : "insultare, sauter sur".
Insulter, c'est attaquer violemment l'autre, lui sauter dessus comme un animal sur sa proie.

Certaines images sont, aussi, une insulte à l'intelligence, il faut les dénoncer, en montrer la laideur et la vulgarité...


 


Photo en haut de l'article : tableau de Simon de Vos

Tableau de Cornelis Lens : Hercule luttant contre l'ignorance

Tableau de Cornelis Lens : Hercule luttant contre l'ignorance

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:57
J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...

 

 


J'ai honte : je n'ai pas de smartphone... En fait, je possède un portable, d'un ancien modèle, mais ce n'est pas un "smartphone". Le terme même "smartphone" ne semble-t-il pas impliquer une idée de modernité ? Ce mot anglais suggère élégance, raffinement, style...

Quand je sors mon vieux portable, à l'inter-cours, les élèves chuchotent, plus ou moins, et je sens que je suis vraiment en "dehors du coup", complètement décalée.

Dans un temps où il faut être branché, télécharger toutes sortes d'applications plus ou moins utiles, je n'ai pas de smartphone !!

Alors que les objets connectés se multiplient, montres, lunettes, des gadgets en tous genres, j'ai l'impression de ne plus être au diapason.

Je m'inquiète même : saurais-je me servir d'un tel outil à la pointe de la modernité ? Je m'inquiète encore : je ne possède pas de tablette, objet devenu quasi-indispensable, quand on voyage et que l'on veut rester connecté.

Suis-je une extra-terrestre ? Je n'ai pas fait encore l'acquisition d' une montre connectée !

La société, le monde, les gens, tout nous pousse à consommer, à acheter tous ces produits connectés, comme s'ils étaient devenus indispensables...

Dès lors, je me sens acculée, de toute façon, mon portable commence à s'user, à montrer des signes de faiblesse.

Je vais, peut-être, acquérir un smartphone et peut-être, aussi, une tablette ?

Dans ce monde en perpétuelle mutation, où un produit branché vient toujours en remplacer un autre moins performant, on assiste à une course permanente à la recherche de l'innovation.

Dans quelques années, serons nous tous connectés, grâce à une montre accrochée au poignet ?

Serons-nous tous pistés dans nos déplacements, surveillés, épiés, observés ?

C'est probable... Sécurisés mais contrôlés, sans arrêt, sans répit...

Et nous nous laissons tous happer par ce monde de connexions, nous sommes déjà entourés de nombreux objets : ordinateurs, portables, télévisions.

Et ceux-ci se multiplient, tout en se perfectionnant !

Jusqu'où irons-nous ? On voit que nos sociétés très sécuritaires deviennent, en fait, de plus en plus fragiles.

On le découvre avec les cyber-attaques qui agressent les systèmes informatiques et peuvent générer de graves désordres, voire des catastrophes.

Un monde intégralement connecté présente des failles, et on commence tout juste à en prendre conscience.

La cyber-attaque qui a visé TV5 Monde, il y a quelques jours, nous montre toutes les fragilités de nos systèmes hyper-connectés : des pirates peuvent venir troubler des programmes, empêcher leur diffusion, les détourner.

Et nous-mêmes sommes susceptibles d'être fichés, contrôlés, manipulés, dans bien des domaines : c'est déjà le cas par le biais de la publicité.

Nous sommes géo-localisés, bientôt nous serons téléguidés, téléchargés pour accomplir tel ou tel acte.

Internet constitue un progrès indéniable, mais l'hyper-connexion vers laquelle on nous entraîne comporte des risques et des dangers terribles, dont il faut prendre conscience...


 


 

 

 

J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...
J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:15
Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...

 

Ce nouveau clip de Stromae, en forme de dessin animé, réalisé par le dessinateur Sylvain Chomet, est une magnifique et terrible dénonciation d'internet et des réseaux sociaux : on y perçoit un monde d'égoïsme, de repliement sur soi, de grande solitude...


Le clip s'ouvre sur un joli chant d'oiseau, le volatile se pose sur une fenêtre, puis sur l'épaule d'un jeune garçon, isolé dans sa chambre : ce personnage a les yeux rivés sur son portable... cet oiseau bleu, aux chants si mélodieux, tout le monde le connaît : c'est le logo stylisé et le symbole du réseau Twitter.

Ainsi, Stromae dénonce, à juste titre, l'importance démesurée que prennent les réseaux sociaux dans nos vies. Qui, désormais, n'est pas branché sur Twitter ou sur Facebook ?

Détournant et parodiant la célèbre chanson de l'opéra Carmen, "L'amour est un oiseau rebelle", Stromae évoque l'amour et et ce qu'il devenu dans notre monde moderne : éphémère et factice... "L'amour est comme l'oiseau de Twitter, on est bleu de lui seulement pour 48 heures."

Mêlant le français et l'anglais, selon l'usage pratiqué dans les réseaux sociaux, Stromae dénonce ce langage moderne qui fait intervenir trop souvent des modes illusoires : "D'abord, on s'affilie, puis on se follow, puis on devient fêlé et on finit solo"...

On perçoit bien, là, la grande solitude et, surtout, la folie à laquelle aboutissent ces prétendus réseaux.

Tout y est superficiel, les "sourires" deviennent, rapidement, des "coups de hashtags", ils se transforment en haines affichées, ou en slogans illusoires.

Dans ce monde, les "amis" ne sont que des "followers", et servent à acquérir une "cote". Chacun recherche un succès de façade et on peut bien, au passage, écraser l'autre, le nier, afin de s'imposer.

Au fil du clip, le petit oiseau de départ prend des proportions et des dimensions de plus en plus inquiétantes, et il reste posé, constamment, sur les épaules du personnage.

L'oiseau devient, même, menaçant à l'égard d'une petite fille que le personnage croise dans la rue, il impose sa présence partout... C'est bien cette omniprésence des réseaux, dans la vie des gens, qui est, ici, mise en évidence.

Stromae, au passage, stigmatise la société de consommation : "Et c'est comme ça qu'on s'aime, c'est comme ça qu'onsomme..." Jouant sur le verbe "consommer" associé au verbe "aimer", il montre toutes les dérives de nos sociétés.

L'amour devient "enfant de la consommation", il en veut toujours plus...

L'oiseau s'invite même dans le lit de deux amoureux, il s'installe entre eux et il occupe toute la place... il se transforme en "un oiseau de malheur" qui perturbe la vie des gens, il en vient à provoquer des disputes dans le couple qui se sépare.

"Chacun pour soi, c'est comme ça qu'on s'aime..."

Au fil du clip, l'oiseau devient si énorme, que les rôles de départ sont inversés : l'oiseau porte, désormais, sur son dos, le personnage qui se laisse guider, aveuglément, dans les rues envahies de volatiles aux dimensions impressionnantes... Et la vie devient, pour tous, une course aux "followers".

Une phrase, dans sa brièveté tranchante, montre les absurdités de la société de consommation : "Un jour, t'achètes, un jour tu jettes..."C'est bien ainsi que se résume notre monde.

La fin du clip est particulièrement cruelle : un des oiseaux de Twitter, devenu un monstre gigantesque, écrase brutalement une jeune fille, et tous les oiseaux déversent, de leurs becs, les êtres humains dans un précipice où ils sont dévorés par une sorte de gros oiseau bleu qui ressemble à un chien-Cerbère, muni de crocs... et dans les déjections de l'animal, surgit, soudain, une main qui tient un téléphone.

Belle construction en boucle pour ce clip ! car on voit, alors, l'oiseau de Twitter aller reconquérir un nouveau territoire, il se pose au bord d'une fenêtre, près d'une fillette, en train de consulter son portable.
Et la chanson s'achève sur le refrain parodique : "Prends garde à toi, si tu t'aimes, garde à moi si je m'aime, garde à nous, garde à vous, garde à eux, et puis chacun pour soi..."

C'est bien ainsi que fonctionnent les réseaux sociaux : un monde âpre, dur, où tous les coups sont permis, où la haine se déchaîne parfois, où le harcèlement devient un fait presque banal et sans importance... où chacun n'aime que son petit ego surdimensionné.

Un monde d'égoïsme exacerbé, où chacun éprouve une sorte d'auto-satisfaction.

Un monde où il s'agit d'accumuler des "like", de briller de manière factice.

Cette chanson montre bien tous les dangers et les pièges de ces réseaux : la violence, la cruauté sont mises en scène d'une manière frappante, mais il est probable que beaucoup ne sauront pas s'y reconnaître, hélas...

Le texte, qui se présente comme une parodie du célèbre air de Carmen, a d'autant plus de résonances... Stromae, usant de l'inversion, de l'hyperbole, de l'antithèse, nous offre, ici, une parodie, pleine de vérité, du monde moderne...


https://youtu.be/UKftOH54iNU

https://youtu.be/wdpXyI3_Qpk


http://dai.ly/x2lete6






 

Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 17:39
Tout le monde connaît ce mot "wiki"...



Tout le monde, de nos jours, connaît et utilise ce mot "wiki", mais qui en maîtrise la signification et le sens premier ?

Curieusement, ce terme vient de l’hawaïen, "wikiwiki" qui signifie "rapide", par l'intermédiaire de l'anglais.
Ce nom "wiki" désigne un site web dynamique, dont les pages peuvent être modifiées par tout visiteur.
Un wiki permet de diffuser rapidement des informations, mais aussi de les structurer, pour permettre de naviguer aisément sur internet.

Le terme "wikipédia" est formé à partir d'un deuxième radical grec, "paideia", l'éducation, lui même dérivé du nom "παις" "pais" qui désigne l'enfant, en grec...

Quelques mots français comportent ce radical, "pédagogie, pédagogue, pédiatre"...

Le nom "wiki" présente, lui, des sonorités plus exotiques, avec ses consonnes rares le "w" et le "k"...

On perçoit, là, une curieuse association, un étonnant amalgame de deux mots d'origines très différentes, et lointaines... Voilà un mot valise qui surprend dans sa composition hétéroclite !

Du "wiki", au "kiwi", on perçoit, aussi, comme une connivence... mots originaires d'Océanie, ils se ressemblent, tout en désignant des réalités très différentes.

En tout cas, ces mots résonnent de sonorités lointaines, redoublées dans le terme "wikiwiki" : avec ce vocable, on a l'impression de voyager à l'autre bout du monde !

Ainsi, on voit que les mots se diffusent, se répandent, s'échangent, se combinent de manière étonnante !

En utilisant ce mot, nous parlons tous hawaïen, sans le savoir....

Comment ne pas être étonné par le mot originel redoublé : "wikiwiki" ? On perçoit, dans cette répétition, comme une urgence, celle de la rapidité, justement, sens originel et premier de ce mot.

Mot exotique et expressif, le "wiki" correspond bien à notre monde voué à une communication rapide : il faut espérer, cependant, qu'elle ne reste pas superficielle...

Le "wiki" nous est, souvent, précieux pour trouver rapidement de nombreuses informations sur n'importe quel sujet. Le "wiki" aide bien des étudiants, des enseignants dans leurs recherches.

Mais la rapidité n'est pas forcément signe de qualité : le wiki peut, aussi, comporter des erreurs ! Eh, oui, le wiki n'est pas toujours fiable.... Il faut rester vigilant, et quand on a un doute, vérifier sur d'autres sources : dictionnaires, livres qui restent des références.

On trouve, ainsi, parfois, sur wikipédia, des étymologies fantaisistes qui peuvent être séduisantes mais qui ne sont pas conformes à l'origine du mot !

Oui, le wiki va très vite, mais n'est pas toujours performant !!

Cet article a été écrit dans le cadre de la semaine de la langue française...

Tout le monde connaît ce mot "wiki"...
Tout le monde connaît ce mot "wiki"...
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