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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 17:01
Jouer à faire la guerre ?

 

 

Sur internet, on aura tout vu : après l'application Gossip qui incite les jeunes à lancer des ragots, on découvre l'horreur de certains sites dédiés à des "jeux" de guerre.

Trois adolescents sont morts, un quatrième est entre la vie et la mort : ils se sont livrés à un jeu de simulation de combat en plein air, l'Airsoft, un pistolet a été découvert à proximité de l'explosion qui leur a coûté la vie et qui a blessé gravement l'un d'entre eux.

 Les adeptes de l'Airsoft sont habillés en tenue militaire, quand ils jouent dans la nature. On peut découvrir des recettes complètes de fabrications d'explosifs et de fumigènes sur Internet, sur des sites spécialisés de ce "jeu".

On est atterré de voir que, sur internet, des sites sont dédiés à ce type d'activités.

Les adolescents sont-ils à ce point désoeuvrés, pour s'adonner à ce genre de loisirs ?

De fait, des adultes pratiquent, aussi, ce "sport" pour se défouler et simulent des jeux de guerre, avec des armes factices parfaitement imitées.

Un reportage diffusé, lors du journal de 20 heures sur France 2, Dimanche 14 juin, montre ces "parties de guerre" : des hommes en treillis, portant des lunettes protectrices, en train de confectionner de fausses bombes, sans danger, certes... mais, sur internet, des vidéos au contenu illicite expliquent comment fabriquer ces engins incendiaires, avec des ingrédients très dangereux.

"En France ce jeu comporte 40 000 adeptes", peut-on apprendre au cours de ce reportage.

"Jouer à la guerre" ? Comment peut-on envisager de tels jeux ? Alors que la guerre a disparu en Europe, qu'elle fait partie, heureusement, du passé, certains prennent plaisir à ce qu'ils appellent des jeux de guerre ??

On perçoit, là, l'influence des jeux vidéos qui privilégient, souvent, ces thématiques de la violence, de la haine et de la guerre.

Le réalisme de ces jeux conduit certains à mettre en actes ces combats, à les vivre sur le terrain, et des adolescents se laissent entraîner dans ces jeux sttupides et dangereux.

Notre monde en perte de repères conduit certains jeunes gens à faire n'importe quoi, à se perdre dans des loisirs stériles et dangereux.

Il faut redonner du sens à notre société, montrer aux adolescents qu'il existe des loisirs sains et nobles : le sport, la lecture, des activités artistiques.

La guerre ne peut être, ainsi, magnifiée par des jeux  donnant l'illusion que les guerriers sont des héros : la guerre dégrade l'homme,  l'anéantit et le meurtrit à jamais.

La guerre est l'horreur absolue et "jouer à la guerre", avec un tel souci de réalisme devient une façon de la banaliser , de la rendre acceptable, et même de la glorifier...

Il existe tant d'autres façons de passer le temps, de manière constructive, tant d'autres façons de s'amuser, de se distraire, de se dépenser physiquement, à travers un sport.

Il faut que certains sites dangereux soient interdits sur internet : propager des recettes mortifères est un crime qu'il faut sanctionner lourdement.

La guerre présentée comme un jeu, avec des simulations si proches de la réalité, ne doit pas être, ainsi, magnifiée et mise en valeur : la guerre n'est pas un jeu, elle est la plus grande défaite de l'humanité...


 

 

Reportage à 1 minute, 50 :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-14-juin-2015_940993.html

 

 

 

 

Jouer à faire la guerre ?
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:05
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...

 



Comment ne pas être stupéfait de voir que des applications comme Gossip sont autorisées sur internet ?

Cette application controversée vient d'être réouverte, alors qu'elle incite les jeunes à la diffamation et au harcèlement : internet devient, ainsi, un lieu où tout est permis : les insultes, les fausses rumeurs, les amalgames, les propos malveillants...

La toile voit fleurir, depuis longtemps, toutes sortes de dérives, sur Facebook, sur Twitter ou même sur des sites journalistiques, tous les coups sont permis car l'internaute, bien à l'abri derrière son ordinateur et derrière un nom d'emprunt se défoule à qui mieux mieux de toutes sortes de frustrations.


 Gossip, dont l'icône est un loup, un demi-masque de velours, se pare ainsi d'une image qui annonce bien la couleur : ce site  propose, en effet, aux utilisateurs de poster anonymement une rumeur, un ragot grâce à un texte de 140 signes maximum ou une photo ou vidéo concernant l'un de leurs contacts. Les ragots publiés sont éphémères puisqu'ils n'apparaissent que dix secondes sur la page des utilisateurs...


C'est, là, une incitation pure et simple à la moquerie, la dérision, l'insulte, à des ragots de toutes sortes.

Tout le monde le sait : certains jeunes subissent un harcèlement qui peut conduire au pire, certains se suicident et ce site vient quasiment officialiser ce phénomène !

Autrefois, les ragots existaient aussi, mais avec internet, ce phénomène s'amplifie, atteint des proportions inégalées et peut faire des dégâts considérables.

Sur internet, on aura tout vu : des images violentes, pornographiques sont, parfois, diffusées, la violence des propos est inouie car les gens, même des adultes, se montrent totalement irresponsables....

On reproche souvent aux hommes politiques une forme d'irresponsabilité dans leurs actions et leurs déclarations, mais il faut voir comme certains "citoyens" se lâchent sur la toile, répandant des ragots, des insultes, des propos grossiers et malveillants.

Qui donne l'exemple ? On peut se poser la question.

Qui est responsable vraiment ? On vit dans une société d'irresponsabilité totale, et, sur internet, cette irresponsabilité se développe en raison de l'anonymat.


Les jeunes s'engouffrent dans ce "jeu" de l'insulte facile, ils n'hésitent pas à mentir, falsifier la vérité, à injurier des camarades...

Pour ma part, je hais les ragots qui se répandent si facilement sur internet, ils sont un signe de désoeuvrement, et d'oisiveté : les jeunes ou les adultes ont bien du temps à perdre pour se livrer à tels jeux aux conséquences parfois dramatiques.

En tout cas, les jeunes ne doivent pas être incités à ce type de pratique sandaleuse et absurde...

Favoriser ainsi les insinuations, faire courir des rumeurs, dévoiler un semblant de vie privée, un tel voyeurisme est inadmissible. 

Il faut interdire cette application qui stimule les instincts les plus bas de l'être humain et il convient de protéger les adolescents de ce qu'il faut bien appeler un nouveau fléau de la modernité...

Internet peut être un merveilleux outil, mais avec de telles applications, il devient le vecteur de toutes les haines, de toutes les jalousies, de toutes sortes de vengeances, c'est une véritable incitation au harcèlement.



 

 

 

 

Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
Une nouvelle dérive sur internet : Gossip...
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:57
Insultes, ignorance et vulgarité...

 

 



Ignorance et vulgarité vont, souvent, de pair et la vulgarité s'invite partout : insultes, vocabulaire injurieux, grossier...

Au lieu d'argumenter, de manière posée et sereine, certains se livrent à des affirmations péremptoires : à défaut de raisonner, on en vient à traiter l'autre d'imbécile :  il est "bête, stupide, c'est un crétin, un con".
Ce qu'il écrit est une "foutaise", sans intérêt.

Inernet devient plus particulièrement le lieu privilégié de l'insulte. Et pourtant, l'insulte ne valorise pas celui qui l'utilise : c'est un aveu d'impuissance, un défaut de réflexion... L'insulte est liée à l'ignorance, un refus de tenir compte de l'autre, une façon de le nier, de le rayer de la carte.

Ce qui est terrible, c'est qu'on assiste à une sorte de contagion de l'insulte : même des intellectuels l'utilisent, maintenant, à tort et à travers.

Pourtant, l'insulte est contre-productive, elle ne cherche qu'à rabaisser l'autre pour se mettre soi-même en valeur. Insulter devient un réflexe absurde, et certains n'hésitent plus à le faire, l'insulte, la vulgarité deviennent, même, une preuve de courage, pour certains.

Il s'agit d'affronter l'autre en affirmant que, dans tous les cas, il est plus bête, plus stupide... que soi-même. L'insulte se veut, ainsi, blessante, et elle intervient comme un réflexe, une façon de dominer, de s'imposer.

Les forums de discussions deviennent des "foires d'empoignes", des combats de coqs, où l'essentiel est d'humilier l'autre, et tous les moyens sont bons pour le faire...
Certains éprouvent un malin plaisir à ce jeu cruel et inhumain : ils ont d'ailleurs beaucoup de temps à perdre, dans cette volonté de dompter autrui.

Curieuse façon de concevoir un débat ! Attitude irresponsable !

Pour ma part, l'insulte me révulse :  comme elle est liée au mépris, à la négation de l'autre, je répugne à l'utiliser et je la condamne...
L'anonymat que procure internet favorise cette pratique : il est facile d'insulter autrui, quand on est bien caché derrière son clavier, derrière un nom d'emprunt, une identité fictive...
Tout est permis, on se lâche, l'insulte et la vulgarité se débrident.

L'insulte peut même se tranformer en harcèlement, lorsqu'elle émane d'une foule, et les conséquences sont graves pour des adolescents qui sont, parfois, laminés par ce phénomène.

Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. Ce business fonctionne bien.
Et internet est encore, dans ce domaine, un vecteur d'images vulgaires, qu'on trouve sur toutes sortes de sites, accessibles à des adolescents.

Ainsi, prospère la vulgarité, véhiculée par les médias, ainsi, se répandent des insultes qui envahissent la toile. Face à ces phénomènes, la réflexion s'étiole, s'évanouit, elle n'est plus mise en valeur.

Il faut lutter contre ces tendances à la facilité : oui, il est facile d'insulter quelqu'un, il est plus difficile de se livrer à une argumentation dénuée d'amalgames, à un vrai débat raisonné et raisonnable.
L'insulte, elle, est de l'ordre du réflexe, comme l'indique l'étymologie de ce terme qui vient d'un verbe latin : "insultare, sauter sur".
Insulter, c'est attaquer violemment l'autre, lui sauter dessus comme un animal sur sa proie.

Certaines images sont, aussi, une insulte à l'intelligence, il faut les dénoncer, en montrer la laideur et la vulgarité...


 


Photo en haut de l'article : tableau de Simon de Vos

Tableau de Cornelis Lens : Hercule luttant contre l'ignorance

Tableau de Cornelis Lens : Hercule luttant contre l'ignorance

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:57
J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...

 

 


J'ai honte : je n'ai pas de smartphone... En fait, je possède un portable, d'un ancien modèle, mais ce n'est pas un "smartphone". Le terme même "smartphone" ne semble-t-il pas impliquer une idée de modernité ? Ce mot anglais suggère élégance, raffinement, style...

Quand je sors mon vieux portable, à l'inter-cours, les élèves chuchotent, plus ou moins, et je sens que je suis vraiment en "dehors du coup", complètement décalée.

Dans un temps où il faut être branché, télécharger toutes sortes d'applications plus ou moins utiles, je n'ai pas de smartphone !!

Alors que les objets connectés se multiplient, montres, lunettes, des gadgets en tous genres, j'ai l'impression de ne plus être au diapason.

Je m'inquiète même : saurais-je me servir d'un tel outil à la pointe de la modernité ? Je m'inquiète encore : je ne possède pas de tablette, objet devenu quasi-indispensable, quand on voyage et que l'on veut rester connecté.

Suis-je une extra-terrestre ? Je n'ai pas fait encore l'acquisition d' une montre connectée !

La société, le monde, les gens, tout nous pousse à consommer, à acheter tous ces produits connectés, comme s'ils étaient devenus indispensables...

Dès lors, je me sens acculée, de toute façon, mon portable commence à s'user, à montrer des signes de faiblesse.

Je vais, peut-être, acquérir un smartphone et peut-être, aussi, une tablette ?

Dans ce monde en perpétuelle mutation, où un produit branché vient toujours en remplacer un autre moins performant, on assiste à une course permanente à la recherche de l'innovation.

Dans quelques années, serons nous tous connectés, grâce à une montre accrochée au poignet ?

Serons-nous tous pistés dans nos déplacements, surveillés, épiés, observés ?

C'est probable... Sécurisés mais contrôlés, sans arrêt, sans répit...

Et nous nous laissons tous happer par ce monde de connexions, nous sommes déjà entourés de nombreux objets : ordinateurs, portables, télévisions.

Et ceux-ci se multiplient, tout en se perfectionnant !

Jusqu'où irons-nous ? On voit que nos sociétés très sécuritaires deviennent, en fait, de plus en plus fragiles.

On le découvre avec les cyber-attaques qui agressent les systèmes informatiques et peuvent générer de graves désordres, voire des catastrophes.

Un monde intégralement connecté présente des failles, et on commence tout juste à en prendre conscience.

La cyber-attaque qui a visé TV5 Monde, il y a quelques jours, nous montre toutes les fragilités de nos systèmes hyper-connectés : des pirates peuvent venir troubler des programmes, empêcher leur diffusion, les détourner.

Et nous-mêmes sommes susceptibles d'être fichés, contrôlés, manipulés, dans bien des domaines : c'est déjà le cas par le biais de la publicité.

Nous sommes géo-localisés, bientôt nous serons téléguidés, téléchargés pour accomplir tel ou tel acte.

Internet constitue un progrès indéniable, mais l'hyper-connexion vers laquelle on nous entraîne comporte des risques et des dangers terribles, dont il faut prendre conscience...


 


 

 

 

J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...
J'ai honte : je n'ai pas de smartphone...
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:15
Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...

 

Ce nouveau clip de Stromae, en forme de dessin animé, réalisé par le dessinateur Sylvain Chomet, est une magnifique et terrible dénonciation d'internet et des réseaux sociaux : on y perçoit un monde d'égoïsme, de repliement sur soi, de grande solitude...


Le clip s'ouvre sur un joli chant d'oiseau, le volatile se pose sur une fenêtre, puis sur l'épaule d'un jeune garçon, isolé dans sa chambre : ce personnage a les yeux rivés sur son portable... cet oiseau bleu, aux chants si mélodieux, tout le monde le connaît : c'est le logo stylisé et le symbole du réseau Twitter.

Ainsi, Stromae dénonce, à juste titre, l'importance démesurée que prennent les réseaux sociaux dans nos vies. Qui, désormais, n'est pas branché sur Twitter ou sur Facebook ?

Détournant et parodiant la célèbre chanson de l'opéra Carmen, "L'amour est un oiseau rebelle", Stromae évoque l'amour et et ce qu'il devenu dans notre monde moderne : éphémère et factice... "L'amour est comme l'oiseau de Twitter, on est bleu de lui seulement pour 48 heures."

Mêlant le français et l'anglais, selon l'usage pratiqué dans les réseaux sociaux, Stromae dénonce ce langage moderne qui fait intervenir trop souvent des modes illusoires : "D'abord, on s'affilie, puis on se follow, puis on devient fêlé et on finit solo"...

On perçoit bien, là, la grande solitude et, surtout, la folie à laquelle aboutissent ces prétendus réseaux.

Tout y est superficiel, les "sourires" deviennent, rapidement, des "coups de hashtags", ils se transforment en haines affichées, ou en slogans illusoires.

Dans ce monde, les "amis" ne sont que des "followers", et servent à acquérir une "cote". Chacun recherche un succès de façade et on peut bien, au passage, écraser l'autre, le nier, afin de s'imposer.

Au fil du clip, le petit oiseau de départ prend des proportions et des dimensions de plus en plus inquiétantes, et il reste posé, constamment, sur les épaules du personnage.

L'oiseau devient, même, menaçant à l'égard d'une petite fille que le personnage croise dans la rue, il impose sa présence partout... C'est bien cette omniprésence des réseaux, dans la vie des gens, qui est, ici, mise en évidence.

Stromae, au passage, stigmatise la société de consommation : "Et c'est comme ça qu'on s'aime, c'est comme ça qu'onsomme..." Jouant sur le verbe "consommer" associé au verbe "aimer", il montre toutes les dérives de nos sociétés.

L'amour devient "enfant de la consommation", il en veut toujours plus...

L'oiseau s'invite même dans le lit de deux amoureux, il s'installe entre eux et il occupe toute la place... il se transforme en "un oiseau de malheur" qui perturbe la vie des gens, il en vient à provoquer des disputes dans le couple qui se sépare.

"Chacun pour soi, c'est comme ça qu'on s'aime..."

Au fil du clip, l'oiseau devient si énorme, que les rôles de départ sont inversés : l'oiseau porte, désormais, sur son dos, le personnage qui se laisse guider, aveuglément, dans les rues envahies de volatiles aux dimensions impressionnantes... Et la vie devient, pour tous, une course aux "followers".

Une phrase, dans sa brièveté tranchante, montre les absurdités de la société de consommation : "Un jour, t'achètes, un jour tu jettes..."C'est bien ainsi que se résume notre monde.

La fin du clip est particulièrement cruelle : un des oiseaux de Twitter, devenu un monstre gigantesque, écrase brutalement une jeune fille, et tous les oiseaux déversent, de leurs becs, les êtres humains dans un précipice où ils sont dévorés par une sorte de gros oiseau bleu qui ressemble à un chien-Cerbère, muni de crocs... et dans les déjections de l'animal, surgit, soudain, une main qui tient un téléphone.

Belle construction en boucle pour ce clip ! car on voit, alors, l'oiseau de Twitter aller reconquérir un nouveau territoire, il se pose au bord d'une fenêtre, près d'une fillette, en train de consulter son portable.
Et la chanson s'achève sur le refrain parodique : "Prends garde à toi, si tu t'aimes, garde à moi si je m'aime, garde à nous, garde à vous, garde à eux, et puis chacun pour soi..."

C'est bien ainsi que fonctionnent les réseaux sociaux : un monde âpre, dur, où tous les coups sont permis, où la haine se déchaîne parfois, où le harcèlement devient un fait presque banal et sans importance... où chacun n'aime que son petit ego surdimensionné.

Un monde d'égoïsme exacerbé, où chacun éprouve une sorte d'auto-satisfaction.

Un monde où il s'agit d'accumuler des "like", de briller de manière factice.

Cette chanson montre bien tous les dangers et les pièges de ces réseaux : la violence, la cruauté sont mises en scène d'une manière frappante, mais il est probable que beaucoup ne sauront pas s'y reconnaître, hélas...

Le texte, qui se présente comme une parodie du célèbre air de Carmen, a d'autant plus de résonances... Stromae, usant de l'inversion, de l'hyperbole, de l'antithèse, nous offre, ici, une parodie, pleine de vérité, du monde moderne...


https://youtu.be/UKftOH54iNU

https://youtu.be/wdpXyI3_Qpk


http://dai.ly/x2lete6






 

Le nouveau clip de Stromae : une satire virulente des réseaux sociaux...
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 17:39
Tout le monde connaît ce mot "wiki"...



Tout le monde, de nos jours, connaît et utilise ce mot "wiki", mais qui en maîtrise la signification et le sens premier ?

Curieusement, ce terme vient de l’hawaïen, "wikiwiki" qui signifie "rapide", par l'intermédiaire de l'anglais.
Ce nom "wiki" désigne un site web dynamique, dont les pages peuvent être modifiées par tout visiteur.
Un wiki permet de diffuser rapidement des informations, mais aussi de les structurer, pour permettre de naviguer aisément sur internet.

Le terme "wikipédia" est formé à partir d'un deuxième radical grec, "paideia", l'éducation, lui même dérivé du nom "παις" "pais" qui désigne l'enfant, en grec...

Quelques mots français comportent ce radical, "pédagogie, pédagogue, pédiatre"...

Le nom "wiki" présente, lui, des sonorités plus exotiques, avec ses consonnes rares le "w" et le "k"...

On perçoit, là, une curieuse association, un étonnant amalgame de deux mots d'origines très différentes, et lointaines... Voilà un mot valise qui surprend dans sa composition hétéroclite !

Du "wiki", au "kiwi", on perçoit, aussi, comme une connivence... mots originaires d'Océanie, ils se ressemblent, tout en désignant des réalités très différentes.

En tout cas, ces mots résonnent de sonorités lointaines, redoublées dans le terme "wikiwiki" : avec ce vocable, on a l'impression de voyager à l'autre bout du monde !

Ainsi, on voit que les mots se diffusent, se répandent, s'échangent, se combinent de manière étonnante !

En utilisant ce mot, nous parlons tous hawaïen, sans le savoir....

Comment ne pas être étonné par le mot originel redoublé : "wikiwiki" ? On perçoit, dans cette répétition, comme une urgence, celle de la rapidité, justement, sens originel et premier de ce mot.

Mot exotique et expressif, le "wiki" correspond bien à notre monde voué à une communication rapide : il faut espérer, cependant, qu'elle ne reste pas superficielle...

Le "wiki" nous est, souvent, précieux pour trouver rapidement de nombreuses informations sur n'importe quel sujet. Le "wiki" aide bien des étudiants, des enseignants dans leurs recherches.

Mais la rapidité n'est pas forcément signe de qualité : le wiki peut, aussi, comporter des erreurs ! Eh, oui, le wiki n'est pas toujours fiable.... Il faut rester vigilant, et quand on a un doute, vérifier sur d'autres sources : dictionnaires, livres qui restent des références.

On trouve, ainsi, parfois, sur wikipédia, des étymologies fantaisistes qui peuvent être séduisantes mais qui ne sont pas conformes à l'origine du mot !

Oui, le wiki va très vite, mais n'est pas toujours performant !!

Cet article a été écrit dans le cadre de la semaine de la langue française...

Tout le monde connaît ce mot "wiki"...
Tout le monde connaît ce mot "wiki"...
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:26
Les défauts de la nouvelle version d'overblog...


Sans que je l'aie voulu, mon blog est passé, depuis quelques jours, à la nouvelle version qui comporte bien des défauts : le logiciel d'écriture des caractères fonctionne mal, impossible de rétablir certains passages, avec les bons caractères malgré plusieurs essais...

Il est aussi impossible d'intégrer des liens actifs, aussi bien dans les articles que dans les commentaires.

La nouvelle version ne permet pas, non plus, de dimensionner les photos, avec précision : on a le choix entre : grande, petite, moyenne ou originale...

Le fond blanc où j'écrivais mes articles a disparu.

Bref, ce logiciel comporte beaucoup de défauts et ne constitue pas un réel progrès : il serait utile de corriger ces défauts et d'améliorer le plate-forme, au lieu de la faire régresser.


J'espère que ceux qui ont en charge de gérer overblog liront cet article et auront à coeur de corriger tous ces problèmes.

Pourquoi ces régressions, ces évolutions qui n'en sont pas vraiment ?

Quand on innove, quand on change un logiciel, le but est de le faire progresser, non d'introduire des difficultés : quel est l'intérêt ?

Pourquoi ne m'a-t-on pas laissé le choix de garder l'ancienne version qui convient à beaucoup d'utilisateurs ?

Fin décembre, Overblog a envoyé un message aux blogueurs : s'ils n'acceptaient pas la migration d'ici le 31 janvier, ils ne seraient plus référencés sur le portail... Autre info donnée discrètement par Overblog dans une réponse sur Facebook : les mises à jour automatiques ont commencé à partir du 1er février ; Overblog a d'ailleurs déjà commencé à migrer d'office les blogs inactifs, depuis un an et plus.

Autres problèmes : les communautés disparaissent, ce fut le cas de celle des Anciens du post, les albums photos ne sont plus vraiment disponibles...

La page des statistiques de visites du blog est beaucoup moins précise qu'auparavant.

Sont supprimées les statistiques générales du blog depuis sa création ainsi que la date de création du blog, la journée et le mois record... La répartition de la fréquentation n'apparaît plus...

Le chiffre du Blog Rank, c'est à dire la notation du blog n'existe plus...

Certes, on peut noter quelques éléments positifs : il est possible d'introduire quelques effets visuels, comme le passage automatique d'une photo à une autre... Certes, les photos sont aussi mises en valeur, grâce à une plus grande netteté.


Mai
s, pour le reste, les nouveaux blogs n'ont pas séduit la plupart des utilisateurs... C'est dommage ! On a l'impression que beaucoup d'innovations ne vont pas vraiment dans le sens d'un progrès !

Les défauts de la nouvelle version d'overblog...
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 18:15

 

guerre-2.jpg

 

 

Les fractures : c'est bien ce qui caractérise notre monde, un monde divisé, brisé...

 

La fracture est, d'abord, celle qui sépare les riches des pauvres, un fossé qui se creuse, de plus en plus, inexorablement, au fil des années.

 

La fracture, ce sont, aussi, les guerres qui opposent les êtres humains, en Afrique, au Moyen Orient, dans les pays de l'Est, des idéologies qui s'affrontent, des luttes d'influence...

 

La fracture, ce sont, encore, des religions qui s'opposent : des caricatures provoquent l'ire des musulmans, alors que nous n'y voyons que des dessins, à visée satirique.

 

La fracture, ce sont, aussi, tous ces gens qui fuient leurs pays d'origine, refusant la pauvreté, la misère ou les horreurs de la guerre.

Ces gens qui se retrouvent sur des cargos de fortune et qui périssent, parfois, dans de terribles naufrages faisant des milliers de victimes...

 

La fracture, c'est l'espoir perdu de certains peuples qui ne croient plus en l'avenir, car ils sont soumis à des guerres sans fin.

 

La fracture, ce sont les tueries des journalistes de Charlie Hebdo, ou encore les derniers attentats récents de Copenhague.

 

Notre monde est rompu, confronté à des divisions permanentes qui oppressent et accablent les individus.

 

La fracture est infinie : elle oppose, aussi, les gens qui travaillent et ceux qui sont au chômage et sont, parfois, exclus de la société.

La fracture est présente partout : notre monde divise, sépare, désunit.

 

Dans nos sociétés, nous considérons que nous avons le droit de critiquer les religions, de les dénoncer, alors que dans certains pays musulmans, c'est un sacrilège.

Le blasphème religieux n'est plus considéré comme un délit, en France, alors qu'il est, encore, un crime puni de mort, dans certains pays.

Les femmes, ont, dans nos sociétés, à peu près, les mêmes droits que les hommes, alors que dans, certaines contrées, ces droits restent très limités, si bien que la femme est encore, parfois, assimilée à une mineure incapable de prendre des décisions par elle-même.

 

Notre monde est pourtant, celui, de la communication triomphante, grâce à internet et aux nouveaux médias qui s'imposent, et ces réseaux semblent, en fait, accentuer ces fractures, car celles-ci deviennent plus visibles, évidentes pour tous.

 

Internet devient, ainsi, le creuset de toutes les fractures du monde : on y voit s'affronter des idéologies contraires, on y perçoit toutes les injustices, toutes les inégalités qui règnent sur la planète, on y ressent des haines irréconciliables, des conceptions très différentes du monde.

 

Le monde relié par internet se retrouve dans une confrontation permanente : saurons-nous, un jour, réduire ces oppositions ?

 

Saurons-nous trouver des solutions ?

 

http://youtu.be/J4OJsvVbZ7U

 

 

 

http://www.lepoint.fr/cinema/juliet...

 

La vidéo à une heure 29 minutes :

http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/re...

 

Juliette Binoche évoque le thème de la fracture :

 

 

                

 

 attentats.jpg

 

 

pauvres-2-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une belle initiative pour lutter contre l'islamophobie (merci à LH qui m'a envoyé cette vidéo)

           

 

 

 

 



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Published by rosemar - dans internet société
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 16:08

najat-2.jpg

 

La rumeur est terrible : elle s'insinue, partout, sur internet, elle répand des ignominies, des fausses nouvelles, des propos, parfois, infamants et indignes.

 

Depuis qu'elle est au gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale est victime de nombreuses rumeurs. Ce sont, d'ailleurs, parfois, de pures insultes véhiculées par des médias, comme Agoravox : elle est décrite, dans un article paru, le 28 août, comme une "petite cruche arriviste", sans que l'auteur argumente, d'une quelconque façon, sur de telles accusations. Najat Vallaud-Belkacem apparaît même, dans cet article, comme une sorte de "cancer" qui nécessiterait une "désinfection" !

 

Ces propos sont une véritable insulte, une forme de diffamation inadmissible !

Comment peut-on diffuser de telles insanités ? Il faudrait veiller à ne pas laisser dire n'importe quoi ! 

 

Najat Vallaud-Belkacem a été, également, visée, ces jours-ci, par une rumeur diffusée sur les réseaux sociaux en rapport avec ses origines marocaines. 
Samedi, une fausse circulaire datant du 28 août a été émise sur Twitter. Le courrier adressé aux maires proposait, disait-on, "une heure hebdomadaire consacrée à la découverte de la langue arabe" en guise d'activité périscolaire prévue dans le cadre du réaménagement des rythmes scolaires. 
 
Ce document est, bien sûr, un faux, la signature de Najat Vallaud-Belkacem a été imitée et reproduite grâce à un scanner...
 
Une autre rumeur s'est répandue au début du mois de septembre, toujours en relation avec les origines de Najat Vallaud-Belkacem : son vrai nom serait "Claudine Dupont". Elle aurait abandonné son identité et aurait ainsi accéléré et favorisé sa carrière politique !                
 
Internet devient, parfois, le creuset de fausses rumeurs qui visent à déstabiliser, voire anéantir la réputation de personnes en vue.
 
De tels procédés sont indignes ! Les faussaires pullulent, de plus en plus, sur la toile !
 
Vive la liberté d'expression ! Mais, quand certains se permettent d'insulter, de dénigrer, de répandre de fausses accusations, la limite est atteinte.
 
Certains se livrent à des "jeux" dangereux : comment peut-on "s'amuser" ainsi ? Quand on diffuse des informations sur internet, qu'on prend la peine d'écrire, il faudrait veiller à un minimum de réflexion et de responsabilité !
 
La rumeur est une des pires choses qui soient : d'ailleurs, tout le monde peut en être, un jour, la victime et elle peut faire des ravages !
 
Assez d'irresponsabilités sur la toile ! Diffuser de fausses informations, diffamer quelqu'un, c'est se dégrader soi-même !
 
L'insulte gratuite, la diffamation sont du même ordre : elles découlent d'un manque total de réflexion et témoignent d'un mépris de l'humanité !
 
Quand la critique d'un gouvernement passe par des insultes proférées sans réflexion, par des rumeurs infondées, on peut se poser bien des questions sur la qualité de ceux qui émettent et diffusent de telles informations !
 
Manifestement, ils se discréditent eux-mêmes... 
 
S'il est salutaire de critiquer et de dénoncer, il faut le faire dans un certain respect de la vérité et de l'honnêteté, sinon, la critique se retourne, inéluctablement, contre celui ou celle qui l'a proférée...
najat 3



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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 16:55
Lauren bacall promo photo

Sur Agoravox, le "journal citoyen", un article, intitulé "Lauren Bacall a rejoint Bogey", évoque la carrière de l'actrice Lauren Bacall, sous forme d'hommage, après son décès survenu le 12 août 2014...
 
L'actrice dont le regard, le jeu mystérieux, la voix rauque ont marqué le cinéma américain méritait bien cet hommage.
 
Lauren Bacall représentait l'élégance, la finesse, le charme envoûtant d'un regard, d'une voix, d'un mystère...
 
Pourtant, les réactions des agoranautes surprennent et détonnent, alors qu'il s'agit, ici, d'honorer la mémoire d'une actrice que tout le monde connaît, a appréciée dans de nombreux films.
 
D'abord, celle d'un certain "gros macho", qui affiche, au moins, déjà la couleur, par le choix de son surnom :
"Faut arrêter avec ce délire américano-béat de soumis à l’Empire. 
Toutes ces actrices n’avaient que pour elles d’être jolies à regarder. Enlevez leur leur physique et leurs jeux d’actrice deviennent tout à fait quelconques. Je suis désolé de vous délobotomiser de votre nourrice la télévision, mais c’est nécessaire pour vous décritiniser."
Le même commentateur récidive, histoire d'enfoncer le clou :
"@ l’auteur. J’ai une bonne nouvelle pour vous ! Disneyland Paris vient d’ouvrir une nouvelle attraction ! Vous devriez y aller, ça a l’air sympa, vous pourrez aller encore une fois a-do-rer ce beau pays américain et détester le vôtre. Vous pouvez y amener vos enfants pour qu’ils aient le même niveau de culture et de haine que vous."
 
Voilà de quoi décourager le rédacteur d'un article qui se contente d'évoquer une actrice disparue et qui, pour le coup, se retrouve "soumis à l'empire américain" ! Le commentateur parle de "délire", mais il ne se rend même pas compte de sa propre inconscience et de sa démesure : on est, ici, dans la provocation pure et simple.
 
Un autre intervenant, surnommé Fergus, après avoir dit bonjour, se permet, lui, de dénigrer l'actrice :
"Il faut se rendre à l’évidence, Lauren Bacall n’a dû l’essentiel de ses grands succès qu’à son partenariat puis son mariage avec Humphrey Bogart. Après le décès de celui-ci, l’actrice est retombée dans un quasi anonymat. Rien là de bien étonnant, Lauren Bacall a été une bonne actrice, comme des dizaines d’autres, mais sans l’étincelle de génie qui fait les grandes dames du cinéma."
 
Non décidément, d'après ce commentateur, Lauren Bacall n'est pas une "grande dame du cinéma", tout juste une bonne actrice qui n'a dû ses succès qu'à son mari ! On voit ,là, réapparaître une sorte de machisme ambiant : Lauren Bacall réduite à n'être que l'épouse de Humphrey Bogart !!
 
Tout cela est désolant ! De quoi décourager bien des rédacteurs sur ce site ! 
 
Bien sûr, il est permis à chacun de ne pas apprécier tel ou telle acteur ou actrice, mais peut-on, ainsi, prétendre que Lauren Bacall a surtout "bénéficié" de son mariage, de son partenariat avec son mari ???
 
Lauren Bacall a poursuivi sa carrière, après la mort d'Humphrey Bogart, elle a fait du théâtre, a tourné dans d'autre films : bien sûr, l'âge d'or de sa carrière se situe dans les années 40, l'âge de la jeunesse et de l'éclat... mais on ne peut lui dénier d'autres succès et réussites qui ont suivi...
 
Tout cela est désolant et récurrent sur ce site ! La liberté de paroles doit exister, certes, mais elle doit passer par un certain respect, une certaine retenue, dans une société où le réflexe irréfléchi l'emporte trop souvent : pourtant l'écriture impose un certain recul, une certaine mesure : on doit peser ses mots et nuancer certains propos.
 
Mais il est vrai que certains sont là pour "passer" le temps, pour délirer, dénigrer, s'amuser.
 
De plus, le sujet n'attire pas les foules... pourtant, le cinéma devrait occuper une bonne place, dans un journal qui se veut éclectique...
lauren-bacall 2

 

 

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