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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 08:41
Soirée Latino avec le duo IDIK...

 

Deux guitares, deux voix, de la bonne humeur, de l'énergie, du talent, du charme pour une soirée latino offerte par le duo IDIK...

 

Une soirée dans un cadre somptueux : la Maison Carrée de Nîmes, un temple augustéen qui date de plus de 2000 ans.

Les deux musiciennes nous ont proposé un voyage enchanteur vers l'Espagne, l'Italie, la France, l'Amérique Latine...

 Ambar et Elsa ont charmé un public nîmois enthousiaste venu en nombre pour écouter les deux jeunes musiciennes.

 

D'abord, une chanson d'amour triste avec Veinte años, une habanera composée en 1935 par la célèbre chanteuse Maria-Teresa VERA sur des paroles de Guillermina ARAMBURU. Interprétée depuis par de très nombreux chanteurs, elle a accédé au statut de tube planétaire grâce à l’interprétation de Omara Portuondo chanteuse et danseuse cubaine née le 29 octobre 1930 à La Havane. 


"Qué te importe que te amé Que t'importe que je t'aime
Si tù no me quieres ya, Si tu ne m'aimes plus
El amor que ya ha pasado L'amour qui s'en est allé
No se debe recordar Il ne doit pas revenir
Fui la ilusion de tu vida Je fus l'illusion de ta vie
Un dia lejano ya Un jour déjà éloigné
Hoy represento al pasado Je ne suis plus que le passé
No me puedo recordar Je ne peux pas m'y faire
Hoy represento al pasado Je ne suis plus que le passé
No me puedo recordar Je ne peux pas m'y faire..."


 

 

Puis, une chanson engagée du groupe Zoufris Maracas qui étrille les déviances du monde avec tant de  verve !  Koutémoué :

"Je suis content d'avoir compris
Qu'avec tout le pognon du monde
On ne rachète pas les années
Que le travail nous a volées
On ne rachète pas les années
Qui nous ont passé sous le nez

Je suis content d'avoir compris
Que tout ça n'a pas d'importance
Qu'il faut faire l'amour à la vie
Et se souvenir de l'enfance
Aussi longtemps qu'il soit permis
Et de la garder comme essence…"

 

On écoute encore avec bonheur un titre de Mecano : Una rosa es una rosa..., une chanson d'amour encore !

"Es por culpa de una hembra
C'est par culpabilité d'une femme
Que me estoy volviendo loco
Que je suis devenu fou
No puedo vivir sin ella
Je ne peux pas vivre sans elle
Pero con ella tampoco
Mais avec elle non plus"

 

On est ému par cette chanson :  "Siempre me quedará Il me restera toujours". Dans cette chanson, la chanteuse espagnole Bebe a voulu écrire sur le thème de l'anorexie. Elle montre comment cette maladie transforme la vie des individus.
Elle se met dans la peau d'une femme souffrant de ce mal, et insiste sur l'obsession qu'elle se fait de la perfection physique

 

"Cómo decir que me parte en mil
Las esquinitas de mis huesos,
Que han caído los esquemas de mi vida
Ahora que todo era perfecto.
Y algo más que eso,
Me sorbiste el seso y me defiende del peso

Comment dire que se brisent mille
Les légères lésions de mes os,
Que les schèmes de ma vie sont tombés
Maintenant que tout était parfait
Et encore plus que ça,
Tu m'as lavé le cerveau
Et je me défends de ce poids

De este cuerpecito mío
Que se ha convertido en río.

De ce petit corps qui est mien
Qui s'est transformé en fleuve"

 

Puis, on se laisse bercer par ce titre:  "Me haces bien", titre de Jorge Drexler, encore une merveilleuse chanson d'amour pleine de tendresse et de douceur...

 

 
"Pour te raconter, je chante
Para contarte, canto

je veux que tu saches combien
Quiero que sepas cuánto

Tu me fais  du bien
Me haces bien

Je t'aime de mille façons
Te quiero de mil modos

je t'aime par dessus tout
Te quiero sobre todo

Tu me fais  du bien
Me haces bien


Il suffit de voir le reflet de tes yeux dans les miens
Basta ver el reflejo de tus ojos en los míos

Comment le froid s'en va
Como se lleva el frío

Pour comprendre
Para entender

Que le coeur ne ment pas
Que el corazón no miente"

 

Pour continuer le programme, une chanson rythmée, du reggae, Que palique de  Sergent Garcia...

 

On écoute encore avec plaisir Plantation du groupe Kana :

 

"J'ai tout petit problème dans ma plantation, pourquoi ça pousse pas
J'ai tout petit problème dans ma plantation, pourquoi ça pousse pas

Moi, j'ai planté coco, coco ça pousse pas
Moi, j'ai planté bananes, bananes ça pousse pas"

 

 

En fin de récital, une chanson révolutionnaire : Bandiera rossa,  le plus célèbre des chants révolutionnaires italiens. Il signifie Drapeau rouge. La chanson est née au début du XXe siècle et la musique est issue de la fusion de deux chants populaires lombards. Le texte, écrit à l'origine par Carlo Tuzzi en 1908, a subi plusieurs modifications au fil des ans.

"Avanti o popolo, alla riscossa,
Bandiera rossa (bis)
Avanti o popolo, alla riscossa,
Bandiera rossa trionferà.
Bandiera rossa la trionferà (ter)
Evviva il comunismo e la libertà.
Degli sfruttati l’immensa schiera
La pura innalzi, rossa bandiera.
O proletari, alla riscossa
Bandiera rossa trionferà.
Bandiera rossa la trionferà (ter)
Il frutto del lavoro a chi lavora andrà.
Dai campi al mare, alla miniera,
All’officina, chi soffre e spera,
Sia pronto, è l’ora della riscossa."

"En avant ô peuple, à la révolte,
Le drapeau rouge (bis)
En avant ô peuple, à la révolte,
Le drapeau rouge triomphera.
Le drapeau rouge triomphera (ter)
Et vive le communisme et la liberté.
Des exploités l'immense troupe
Hisse le rouge drapeau.
Ô prolétaires, à la révolte
Le drapeau rouge triomphera.
Le drapeau rouge triomphera (ter)
Le fruit du travail à qui travaille ira.
Des champs à la mer, de la mine,
Au bureau, qui souffre et espère,
Qu'il soit prêt, c'est l'heure de la révolte."

Un vent de révolte a alors soufflé sur le parvis de la Maison Carrée !

 


 Merci à ces deux musiciennes pour ce moment chaleureux et ce récital enthousiasmant : une bouffée d'air et de fête proposée par Ambar et Elsa.

 

 
 

 

 

https://zikoccitanie.fr/idik/

 

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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 08:10
L'été de tous les dangers...

 

Comme si la pandémie de Covid-19 ne suffisait pas, l'actualité de cet été 2021 ne cesse d'être dramatique...

 

Des incendies dévastateurs en Espagne, en Italie, en Grèce sans parler de la Californie où un feu n'en finit pas de faire des ravages... et aussi un incendie dans le Var : plusieurs milliers d’hectares de forêt et de garrigues ont été brûlés dans la nuit de lundi à mardi dans le massif des Maures dans le Var, au nord-est de Toulon, par un violent incendie attisé par le mistral. 

Une douzaine de campings et des milliers de personnes ont été évacués dans le département. Le camping Charlemagne à Grimaud a  entièrement brûlé.

Sept routes départementales ont été fermées. 

 

Des inondations inquiétantes en Allemagne, en Turquie, en Chine, au Japon... 

 

Des indices de plus en plus en plus graves du dérèglement climatique qui menace notre planète...

 

Un terrible tremblement de terre en Haïti a fait de nombreuses victimes et des dégâts considérables....  un bilan provisoire fait état de 1 419 morts et  6900 blessés. Par dizaines de milliers, les sinistrés vivent dans la terreur des répliques, alors qu’une tempête tropicale pourrait toucher l’île cette semaine.

Haïti, la perle des Antilles, l'un des pays les plus pauvres au monde, a déjà été frappé par un séisme en 2010.

Les autorités ne savent pas gérer les situations de catastrophe.

 

Dernier événement tragique : les talibans se sont emparés de Kaboul et règnent désormais en maîtres sur l'Afghanistan.

A l'aéroport de Kaboul, c'est le chaos. Une marée humaine tente de fuir le pays par tous les moyens, après l'arrivée des talibans.

La situation se dégrade rapidement : le président Afghan a même fui le pays.

La chute de la capitale afghane a déclenché une vague de panique parmi les habitants.

 

"C'est la plus grande débâcle que l'OTAN ait subie depuis sa création et c'est un changement d'époque auquel nous sommes confrontés.", a déclaré Armin Laschet, dirigeant du parti conservateur allemand d'Angela Merkel et candidat à sa succession à la chancellerie.

Quel fiasco ! Après 20 années de guerre, les Américains fuient le pays et laissent la place libre aux talibans.

La victoire des troupes talibanes en Afghanistan fait craindre une nouvelle vague migratoire en Europe, qui poserait un risque sécuritaire.

Et quel sera le sort réservé aux femmes ? On peut redouter une régression des droits des femmes dans ce pays où va régner désormais la charia.



 

 

https://www.marianne.net/monde/asie/afghanistan-nous-assistons-a-une-deroute-de-loccident-et-de-lotan

 

 

https://www.marianne.net/monde/asie/afghanistan-biden-a-herite-dune-situation-empoisonnee

L'été de tous les dangers...
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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 08:18
Le sud de l'Europe en flammes : notre maison brûle...

 

"800 départs de feux en Italie, ces derniers jours, des incendies majeurs en Espagne, c'est toute l'Europe du sud qui flambe... encore plus en Turquie, où cent mille hectares sont déjà partis en fumée.

 

En Grèce, le feu se rapproche dangereusement des grandes villes. A 60 kilomètres au nord d'Athènes, les flammes ont gagné l'une des trois collines qui entourent la capitale.

Des dizaines de maisons et d'entreprises ont brûlé : le premier ministre grec est venu constater les dégâts et mettre en garde les habitants.

 

"Les maisons seront réparées et avec le temps, la forêt reviendra mais des défis nous attendent. Nous avons encore quelques jours de canicule, et ensuite les vents vont venir, il faut rester vigilant." a déclaré le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis. 

 

La Grèce connaît actuellement la pire canicule depuis 30 ans : le thermomètre a atteint 46 degrés à Kalamata.

 

Dans la Turquie voisine, Marmara a enregistré 45 degrés, les températures au sol sont montées jusqu'à 50, selon l'Agence spatiale européenne...

Un épisode exceptionnel qui épargne l'Europe de l'ouest.

 

Depuis 15 jours, la situation est un peu bloquée du côté de l'Europe : on a de l'air très chaud qui remonte d'Afrique, et essentiellement du Sahara sur tous les Balkans, l'Italie, une partie de l'Europe centrale, avec des systèmes dépressionnaires qui se situent un peu plus à l'ouest.

 

L'air froid bloqué sur les îles britanniques fait remonter l'air chaud du Sahara par un système de vases communicants.

 

Un dérèglement du climat aux conséquences dramatiques, et, selon les spécialistes, ces épisodes vont devenir de plus en plus fréquents."

 

Sans être la région du monde qui souffrira le plus des hausses de températures, la région, forte de 500 millions d’habitants, est qualifiée de ”‘point chaud’ du changement climatique” par un rapport du Giec.

Elle est menacée par plusieurs facteurs liés au changement climatique, selon un chapitre de ce rapport du Giec sur les conséquences du changement climatique.

“Les raisons d’inquiétude comprennent des risques liés à la hausse du niveau de la mer, à la perte de la biodiversité terrestre et marine, des risques liés aux sécheresses, feux de forêt et altérations du cycle de l’eau, la production alimentaire menacée, des risques pour la santé dans des agglomérations urbaines et rurales liées aux canicules” et aux moustiques vecteurs de maladies."

La Grèce est toujours en proie à de violents incendies. Les feux, qui gagnent du terrain, continuent de dévaster forêts et habitations, après avoir fait deux morts et causé des évacuations massives. 16 personnes ont été hospitalisées. Au moins 1 450 pompiers grecs, aidés de renforts d’autres pays, poursuivaient leur bataille acharnée contre cinq incendies majeurs au nord d’Athènes, sur l’île d’Eubée, à 200 kilomètres à l’est de la capitale, et trois feux sur la péninsule du Péloponnèse, à l’ouest.

Au nord d’Athènes, le violent sinistre continuait d’avancer avec vigueur vers l’est et le lac de Marathon, la plus grosse réserve d’eau de la capitale, après avoir provoqué l’évacuation d’une dizaine de localités. Des fumées épaisses se sont répandues dans toute la région.

 

On voit encore là un des effets du dérèglement climatique qui menace notre planète.

 

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs..."

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/meteo/canicule/canicule-les-temperatures-se-hissent-a-50-degres-dans-le-sud-de-l-europe_4727483.html

 

 

https://www.nouvelobs.com/monde/20210807.OBS47308/la-grece-toujours-en-proie-a-de-violents-incendies.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/climat-la-mediterranee-en-proie-a-plus-dincendies-de-canicules-et-de-secheresse-alerte-le-giec_fr_610e2dfae4b075592c7c4a2a

 

 

https://www.lepoint.fr/environnement/le-gulf-stream-risquerait-de-s-effondrer-selon-une-etude-07-08-2021-2438166_1927.php

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/09/en-grece-les-pompiers-continuent-de-lutter-contre-les-incendies-sur-l-ile-d-eubee_6090953_3210.html

Le sud de l'Europe en flammes : notre maison brûle...
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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 09:11
Le succès fulgurant d'Amazon...

 

Amazon ? Vous connaissez ? Ce célèbre site de ventes en ligne connaît un succès foudroyant : la pandémie de Covid lui a permis de réaliser encore plus de bénéfices.

 

Avec le confinement, certains magasins fermés, Amazon a battu des records de ventes.

 

On imagine pourtant les conséquences de ce nouveau commerce en ligne...

Une certaine uniformisation, une déshumanisation aussi puisque les gens ne sont plus en contact avec des commerçants.

 

Et vous ? Utilisez-vous Amazon ?

Pour ma part, jamais : il est vrai que je me défie à priori de la vente en ligne... 

Je préfère, par exemple, aller acheter des livres en librairie : je peux choisir, à mon gré, feuilleter les livres, les tenir en mains, mieux les apprécier.

 

Sur Amazon, tout se vend et tout s'achète....

D'un simple clic, on peut commander toutes sortes de produits : la livraison est ultra-rapide, gratuite.

Mais quelle concurrence pour les petits commerces !

 

Alain Damasio, auteur de science-fiction dénonce le site de vente américain.

"Amazon est une entreprise de fabrication du pire. Quant tu cliques sur ce site Web, tu dois savoir que tu collabores à la pollution terrestre, à la destruction d'emplois de proximité, à la promotion d'un mode de vie individuel et triste. Et tout ça pourquoi ?

Pour acheter des produits qui sont déjà présents dans les magasins existants mais qu'on a la flemme d'aller chercher sur place ! C'est une industrie entièrement fondée sur notre paresse."

 

La paresse pour les uns, mais un travail harassant pour les autres, ceux qui travaillent d'arrache-pied dans les entrepôts de la firme américaine.

 

Des employés dénoncent des conditions de travail inhumaines et infernales.  Ils dénoncent les semaines de 60 heures et les exigences du géant de la vente en ligne.  

 

 “C'est comme faire 11 heures et demie de cardio cinq jours par semaine … Vous montez et descendez les escaliers, vous vous accroupissez, vous vous mettez à genoux, vous vous redressez” témoigne une ancienne employée.

 

Une enquête menée par Syndex fait état de 74 % des employés qui ressentent des douleurs physiques qu’ils associent à leur job. 70 % évoquent le stress au travail, quand un tiers des salariés, et 71 % des cadres parlent d’insomnies. Sur le site de Montélimar, 79 % estiment que le traitement des employés est à géométrie variable.

Du jamais vu chez Amazon, en Italie : une grève de 24 heures, suivie par 75% des employés et qui affecte toute la chaîne des salariés : 40 000 personnes, dans le pays, qui se disent épuisées. Dénonciation de cadences infernales, de la surveillance permanente des pauses toilettes...  Ces vagues atteignent aussi l'autre côté de l'Atlantique : des employés en Alabama (États-Unis) devraient voter la création d'un syndicat pour la première fois.

"Nous sommes traités comme des prisonniers qui sont là pour exécuter un travail...", commente une employée d'Amazon.

 

C'est ainsi que naissent les nouveaux esclaves de la modernité et ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas...

 

 

 

Sources : un article paru dans le journal l'Express "Tous accros à Amazon", par Agnès Laurent.

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/amazon/amazon-vent-de-revolte-chez-les-salaries-aux-etats-unis_4344569.html

 

 

 

Le succès fulgurant d'Amazon...
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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 12:29
Covid-19 : Venise s'éteint...

 

On a connu la ville de Venise submergée et asphyxiée par un tourisme de masse, on a connu Venise au temps du Carnaval, assaillie par des hordes de touristes.

On a connu Venise en péril : érosion des rives, des sites classés,  fréquentés par plus de 20 millions de touristes chaque année...

"C'est invivable, on a même du mal à se rendre au travail, et pour déplacer tout ce monde, les bateaux circulent deux fois plus, ça accentue la houle qui crée des dommages sur les fondations, sans même parler des bateaux de croisière qui arrivent jusqu'ici, les rives sont fragilisées, il y a même des écroulements.", témoignait une habitante de la ville en 2017.

On envisageait même un numerus clausus pour endiguer le flot des touristes.

 

Et voilà que Venise est désertée : le coronavirus a vidé la ville de ses touristes...

Venise est menacée encore, mais cette fois parce qu'elle est privée de culture et de tourisme.

Curieux renversement de situation, curieuse ironie du sort !

 

Venise se meurt : pas un chat, pas même une mouette ou un pigeon sur la place Saint-Marc.

Cette année, le Carnaval n'aura pas lieu, finies les festivités, finies aussi les rentrées d'argent. Venise est devenue une ville morte qui se referme. 

 

Dans le quartier de la place Saint-Marc il n'y a plus un habitant... en temps ordinaire, tout est loué à la journée ou à la semaine aux touristes.  

 

Venise se meurt désormais d'un autre mal : Venise a énormément de richesses mais n'a misé que sur le tourisme et maintenant tout le monde peut en voir les conséquences.

 

Une autre crise profonde menace la ville : après l'afflux de touristes, c'est le grand vide, l'asphyxie par l'économie. Tous les hôtels de luxe sont fermés.

Venise sans Carnaval ! Venise libérée de ses touristes ! Les masques anti-Covid ont remplacé les masques carnavalesques.

Venise, ville morte : étonnant retournement de situation !

Et sans les touristes, Venise retrouve pourtant toute sa beauté : la pollution s'est évanouie, les navires de croisière ne menacent plus la ville.

On touche là tout le paradoxe de notre temps : le tourisme de masse avait atteint des proportions inquiétantes : dans plusieurs pays d'Europe, des voix s'élevaient contre cette invasion touristique, notamment en Espagne... on dénonçait  la flambée des loyers, la saturation des espaces publics ou encore la dégradation de l'environnement. 

En France, en Italie, en Grèce : même phénomène !

Et voilà que cette manne touristique s'évanouit ! Voilà que le coronavirus a fait disparaître les touristes.

Venise n'est plus menacée par le tourisme de masse, Venise est maintenant menacée par l'absence de touristes.

Oui, notre époque est faite de démesure et d'excès : la ville de Venise nous en offre un exemple frappant.

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/le-reportage-de-la-redaction-emission-du-jeudi-28-janvier-2021

 

https://www.franceculture.fr/societe/tourisme-de-masse-six-hauts-lieux-qui-viennent-de-legiferer

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-choix-de-la-redaction/venise-menacee-par-le-tourisme

 

 

 

 

Covid-19 : Venise s'éteint...
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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 09:48
A Naples, les urgences débordées : qui a dit qu'il n'y aurait pas de seconde vague ?

 

 

A Naples, la situation est critique : les urgences sont débordées... en Italie, à Naples certains patients qui faisaient la queue dans leur véhicule devant un hôpital débordé se sont vus administrer de l'oxygène, à la volée...

Un reportage sur ce sujet a été diffusé lors du journal de 20 heures, sur France 2, ce mardi 10 novembre.

 

"Les patients sont placés sous respirateur dans leur propre voiture, devant un hôpital de Naples : l'image illustre un système sanitaire au bord de l'asphyxie.

Les infirmiers préparent des bonbonnes d'oxygène pour des patients qui se plaignent de détresse respiratoire. Les médecins essaient de déterminer un ordre de priorité entre les malades pour savoir qui aura le droit de rentrer à l'hôpital.

 

Des heures d'attente...

"Nous fournissons les premiers soins et faisons un premier triage pour clarifier la situation, nous fournissons de l'oxygène aux patients qui en ont besoin pour éviter que leur cas s'aggrave dans les voitures.", déclare un soignant.

 

Aux ambulances, avec de vraies urgences s'ajoute une longue file de personnes inquiètes.

En Italie, il faut attendre au moins 5 jours entre le test Covid et les résultats : c'est trop pour certaines personnes qui voient leur état se dégrader.

 

Les autorités préviennent : au rythme actuel, le système hospitalier sera vite débordé.

"Avec ces chiffres, aucun système sanitaire et encore moins le système italien ne pourra faire face.", affirme Domenico Arcuri, commissaire national pour l'urgence Covid.

 

A Naples, des tentes sont installées à la hâte pour accélérer les prises en charge. Mais il manque de tout : des lits, du matériel, du personnel, et même de l'oxygène.

Dans la région, le temps d'attente pour une bouteille d'oxygène est désormais de trois jours."

 

En France, aussi, l'épidémie progresse : le coronavirus est très contagieux et se propage très facilement.

Alors, comment ne pas constater la réalité de cette seconde vague ?

 

Un spécialiste comme Didier Raoult a pourtant nié la probabilité de cette recrudescence de l'épidémie. Il a minimisé les risques, alors que d'autres sommités médicales tiraient déjà la sonnette d'alarme.

Didier Raoult s'est trompé, même s'il refuse de l'avouer... en tout cas, il a parlé imprudemment, refusant d'entendre ce que disaient d'autres médecins inquiets de la situation.

 

 

Source : à 14 minutes, 10

 

https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/2049023-edition-du-mardi-10-novembre-2020.html

 

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:29
Une ambiance de fin du monde...

 

 


Une ambiance de fin du monde : des rues désertes, des gens qui se cloîtrent, des files d'attente devant les magasins, le règne du silence, un silence inhabituel, étrange...

 

Des centres ville abandonnés, des parcs solitaires, des voitures pour la plupart à l'arrêt... des Parisiens qui ont fui la capitale, entassés dans des trains, des gares prises d'assaut... 1,2 million de personnes ont quitté la région parisienne entre le 13 et le 20 mars... un véritable exode... la débandade devant l'envahisseur...

 

Un quotidien bouleversé, les écoles, de nombreuses entreprises fermées...

 

Une inquiétude qui monte de jour en jour, au fil des informations que diffusent les médias.

De plus en plus de victimes, de morts, des personnes âgées mais aussi des jeunes..

 

La plus grande mégalopole des Etats-Unis, New York au cœur de l'épidémie est devenue une ville fantôme. Une des villes les plus riches du monde pétrifiée devant l'ampleur de la catastrophe...

Un virus qui nous échappe, dont on ne connaît pas toutes les caractéristiques : a-t-il muté, comme le pensent certains ? Est-il en train de devenir plus dangereux, plus contagieux ?

 

En France, des hôpitaux débordés, des soignants en détresse face à la pénurie de personnels, masques, de respirateurs, de tests, de lits...

Dans cette situation de catastrophe mondiale, nos gouvernants sont dépassés, ils hésitent, ils temporisent, ils ne savent plus quelle stratégie adopter face au virus...

 

Un minuscule virus, bien plus petit qu'un ciron a bousculé et bouleversé les nations réputées les plus riches du monde...

Qu'en sera-t-il pour les plus pauvres, pour l'Afrique, pour l'Inde ?

Comment en est-on arrivé là ?

Manque de réactivité, incompétence, lourdeurs administratives, cafouillages face à une crise qui aurait dû être anticipée eu égard à ce qui se passait en Chine, puis en Italie...

Aux Etats-Unis, on a bien vu la réaction béate de Donald Trump : Donald Trump l’assurait le 26 février : "On a 15 personnes (infectées), d’ici quelques jours, ça sera proche de zéro". Un mois plus tard, jour pour jour : les Etats-Unis ont dépassé la Chine et l’Italie pour devenir le pays le plus touché par le coronavirus, jeudi 26 mars, avec plus de 83.000 cas confirmés. 

 

Que penser du Premier ministre britannique qui a été testé positif au coronavirus ? Début mars, il avait  affiché sa réticence à appliquer à la lettre les gestes barrières. En visite dans un hôpital, il avait serré la main de tout le monde.

 

En France, aussi, on a minimisé, temporisé, alors que la situation était inquiétante. On a laissé courir l'épidémie. Comment expliquer que le premier tour des élections municipales ait été maintenu, alors que la situation commençait à être si préoccupante ?

 

 

 

 

 

 

Une ambiance de fin du monde...
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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 11:26
Musique à la cour des Sforza et des Farnèse avec l'Ensemble A rebours...

 

 

Que diriez-vous d'un parcours musical en Italie du Nord à l'époque de la Renaisssance et au début du baroque ?

 Les familles Sforza à Ravenne et à Milan, les Farnèse à Venise, Parme, Plaisance, Mantoue ont été très influentes dans la politique, l'économie, la religion et les arts, surtout par leurs alliances avec les Médicis et les Visconti.
Elles se sont offert les meilleurs artistes pour la peinture, l'architecture et la musique tant profane que religieuse.

 

L'Ensemble A Rebours composé de solistes réputés a donné à Nîmes un récital de ces musiques anciennes peu connues... 

 

D'abord, on est charmé par un air mélodieux de Josquin des Prés : Baisiez-moi...  les chanteurs sont accompagnés par les sons d'une sacqueboute et d'un cornet à bouquin... dépaysement garanti...

 

Comment ne pas apprécier aussi la belle vivacité de ce morceau : El Grillo, Le grillon ? C'est enlevé, léger, charmant, scandé par un tambourin...

 

"El grillo è buon cantore,
Che tienne longo verso,
Dalle beve grillo canta.


Ma non fa come gli altri uccelli,
Come li han cantato un poco,
Van' de fatto in altro loco
Sempre el grillo sta pur saldo,
Quando la maggior è'l caldo
Al' hor canta sol per amore.

 

 

Le grillon est un bon chanteur
Il peut chanter longtemps
Il chante tout le temps


Mais il n’est point comme les autres oiseaux
S’ils ont chanté un peu
Ailleurs ils s’en vont
Le grillon reste ou il est
Et quand la chaleur est très accablante
Alors il ne chante que pour l’amour."

 

 

On écoute ensuite une danse d'un anonyme, un air de flûte solo : une musique légère, vaporeuse, sautillante...

 

Comment ne pas être séduit par l'air suivant de Palestrina : Amor, fortuna ? On est envoûté par la douceur et l'harmonie de cette mélodie.

 

On est aussi ébloui par la vivacité, la gaieté de ces airs : L'Innamorato, L'Accesso de Giovanni Gastoldi... quelle légèreté et quels envols de notes !

 

Puis, c'est un duo instrumental auquel on est convié, un "bicinium", avec sacqueboute et flûte : douceur et légèreté de la flûte, notes plus graves de la sacqueboute, une musique apaisante qui nous entraîne vers le rêve...

 

C'est encore un duo instrumental de Frescobaldi qui nous enveloppe d'une musique envoûtante, douce : une canzone, la Bernardina...

 

Des madrigaux de Claudio Monteverdi, notamment S'andasse amor a caccia nous entraînent dans des notes légères, virevoltantes....

 

On pourrait s'étonner de voir Josquin des Prés dans un programme de musique italienne : en fait, il a passé une bonne partie de sa carrière en Italie, chez les Sforza.

Au cours d'un entracte, Mario Hacquard a présenté au public les instruments utilisés lors de ce concert :

la sacqueboute, ancêtre du trombone, le cornet à bouquin dont l'embouchure ressemble à celle d'une trompette...

Un beau moment pour ce concert donné dans le cadre de l'Automne musical de Nîmes, et une occasion de découvrir des mélodies peu connues...

 

 

MUSIQUE A LA COUR des SFORZA et des FARNESE, Josquin des Prés, Allegri, Ingegneri, Palestrina, Graziani, Gastoldi, Monteverdi, Frescobaldi, Sabbatini

Ensemble A REBOURS
Bertrand Dazin, contre-ténor
Pierre Vaello, ténor
Maud Caille, cornet à bouquin, flûte
Claire McIntyre, sacqueboute
Mario Hacquard, baryton et direction

 

 

 


 

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 12:53
Voyage en musique vers l'Italie baroque...

 

Trois musiciens pour nous faire voyager dans le temps et l'espace : Patrick Oliva, violoniste, Olivia Gutherz, violoncelliste et gambiste, Simon Wadell spécialiste du théorbe, ce magnifique instrument à cordes pincées — une sorte de grand luth — créé en Italie à la fin du XVI e siècle. 

 

Le récital était consacré à des compositeurs italiens d'origines diverses : Naples, Bologne, Rome, Venise, Florence...

 

On est d'abord envoûté par une musique de Falconieri : Il primo libri di canzone... 

Andrea Falconieri (né en 1585 ou 1586 à Naples - mort en 1656 dans sa ville natale), également connu sous le nom de Falconiero, était un compositeur italien de la première moitié du XVIIe siècle, ce qui correspond au début de la musique baroque.

Une musique légère, vaporeuse qui nous berce...

 

Puis, c'est une sonate d'Isabella Leonarda qui nous entraîne dans son sillage : mère supérieure dans un couvent des Ursulines à Novara, elle a composé des musiques emplies de vivacité, de charmes.

Une femme musicienne, c'est rare à cette époque, comme la souligne Patrick Oliva dans la présentation de cet extrait musical.

 

On se laisse ensuite envoûter par la sonate pour violon et basse continue opus 5 n°3 de Corelli.

On admire la virtuosité des musiciens, notamment le jeu du violoniste : Patrick Oliva fait danser son instrument, il danse avec lui, tout son corps s'anime, bascule, tout son corps vit la musique intensément.

Le musicien se penche sur son violon, transpire...

Puis, le violoniste quitte la scène...

 

La violoncelliste nous présente alors son instrument : un violoncelle baroque, sans pique, qu'elle maintient avec ses genoux. Elle nous explique que le son de ce violoncelle est particulièrement doux.

On est alors subjugué par la sonate pour violoncelle et basse continue n°5 de Vivaldi. On admire les doigts de la musicienne qui se meuvent avec agilité sur les cordes...

C'est magnifique ! Les larmes me montent aux yeux... que c'est beau !

 

Enfin, le violoniste revient : il a troqué sa chemise pour un polo plus léger...

Il revient pour interpréter la Sonata accademica pour violon et basse continue  n° 3... Une merveille de subtilités et de variations musicales...

 

Bravo à ces trois musiciens dont on a apprécié l'enthousiasme, qui nous ont transmis l'amour de leur art, leur passion pour la musique...

 

 

 

 

 

 

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 09:23
Un documentaire bouleversant : le racisme dans les colonies fascistes d'avant-guerre...

 

 

Un documentaire historique diffusé sur ARTE nous montre la virulence du racisme qui sévissait dans les années 30.

 

Dans l'Italie fasciste de cette époque, de nombreux habitants du village de Borgo, poussés par la misère ou l'esprit d'aventure, ont émigré dans les colonies de "l'Empire italien d’Afrique" : la Libye, l'Érythrée, l'Éthiopie et la Somalie.

 

Le documentaire retrace cette épopée qui semblait promettre un Eldorado à ceux qui fuyaient leur patrie. Mais, au bout de l'aventure, ce fut souvent la désillusion...

La guerre, la chute du régime précipitèrent le retour de ces exilés : la plupart d'entre eux rentrèrent chez eux ruinés.

 

À partir de lettres trouvées dans un tiroir, de fragments de son passé familial, de photos, de témoignages, Loredana Bianconi fait le récit émouvant et poignant de cette période de l'histoire dont on parle peu.

 

"C'était à Rome en 1936 : Mussolini annonce la conquête de l'Ethiopie".

Une propagande tapageuse incite alors les italiens à rejoindre ces terres lointaines : de l'eau abondante, des mines d'or, des terres fertiles...

 

La narratrice raconte une histoire familiale, celle de son oncle parti en Afrique... elle revient à Borgo, le village italien de sa famille, pour vider la maison de sa mère et fermer la porte une dernière fois.

 

Elle découvre, alors, enfoui dans un tiroir un petit paquet noué par un ruban : photos, cartes postales, et lettres écrites par le frère de sa mère, parti à 25 ans dans les colonies d'Afrique... un oncle qu'elle n'a pas connu...

On est ému par ces lettres qui témoignent d'un déchirement face à l'exil, des lettres qui parlent d'amour, de tendresse, des lettres qui restituent toute une époque.

 

"Borgo, 5 février 1937... Chère maman, laissez-moi encore vous appeler ainsi, même si en ce moment je vous donne le plus grand chagrin de votre vie, la vie m'était devenue insupportable avec la pensée continue de "comment survivre ? et pas de travail du tout..."

"J'ai décidé de partir pas pour fuir mais pour trouver du travail, pour commencer une nouvelle vie loin de Borgo... Pardon, maman, pardon, j'ai un coeur, et c'est pour moi une telle douleur de devoir partir qu'il semble se casser... embrassez pour moi mon père, mes frères et mes soeurs... et pardon..."

 

C'est la misère qui pousse les gens à partir, à quitter leur pays pour trouver un Eldorado... Le voyage en bateau se présentait alors comme idyllique : confort, piscine, transats...

 

Des témoignages de ceux qui ont vécu cet exil se succèdent et viennent compléter les lettres de l'oncle de la narratrice : on entend la belle langue italienne aux sonorités éclatantes, on entend des mots familiers, une langue qui chante...

 

L'arrivée en Afrique fut d'abord un éblouissement, mais bien vite les immigrés découvrent la misère, la saleté des femmes, des enfants, et bien sûr la méfiance, le racisme.

"Nous nous sommes arrêtés pour manger, raconte une femme qui a vécu cet exil : dans ce restaurant, j'ai vu que c'était un noir qui cuisinait, je n'en avais jamais vu et je n'ai rien mangé, car voir ce noir en cuisine..."

Un autre témoignage dans une lettre : "ici, si un chauffeur écrase un noir, il doit seulement payer une petite amende..."

 

Partout dans ces colonies, des monuments à la gloire de Mussolini, des villages rebaptisés. La plupart de ces exilés vivaient entre eux et ne connaissaient pas les autochtones.

 

Mais l'Eldorado rêvé se révélait souvent plein d'âpreté : manque d'eau pour se laver, chaleur étouffante, hurlements d'animaux sauvages pendant la nuit, absence de distractions, malgré des salaires plus importants qu'en Italie...

L'ambiance était militaire : propagande fasciste, police coloniale, sécurité nationale, milice armée jusqu'aux dents.

"Le climat, les maladies, tout était plus difficile dans ce pays si différent."

"Les noirs accomplissaient les travaux les plus durs, ils allaient pieds nus, ils avaient les mains et les pieds entaillés, des pieds qui s'infectaient.

Les gardiens fascistes les méprisaient et les provoquaient, ne leur épargnant aucune cruauté.

Noirs et blancs étaient séparés dans les autobus : nos parents ne voulaient pas qu'on les fréquente", raconte un autre témoin de cet exil.

On entend aussi ces propos terribles :

"Notre sang ne doit pas se mélanger avec le sang noir, pour ne pas nous infecter, nous les conquérants de l'empire..."

On perçoit un tableau saisissant et terrifiant du racisme exacerbé qui régnait dans ces colonies africaines.

 

Et puis l'heure du retour a sonné en raison des rumeurs de guerre.

"20 mai 1941 : les Anglais sont arrivés sur le chantier, ils nous ont tous embarqués : nous avons voyagé dans des cars vers des camps de concentration."

"Septembre 1943 : nous avons appris que le fascisme est tombé en Italie, que le pays s'est rendu aux alliés...", raconte un autre témoin.

Ceux qui sont rentrés ont retrouvé le village de Borgo en ruines, anéanti par la guerre.

 

Ce documentaire s'achève, de manière poignante, avec la dernière lettre de l'oncle de la narratrice...

"Cette lettre de l'oncle date de 1948 : quelques lignes, accompagnées d'une photo : lui, sa femme noire et son fils...  il écrit alors qu'il entend rester en Afrique, et quand il aura assez d'argent, il viendra bien sûr présenter sa petite famille à sa mère."

Et sa mère lui adresse, alors, par courrier ces mots terribles : "Si tu dois venir nous couvrir de honte devant tout le village avec un fils noir, reste où tu es."

Elle utilise ce mot : "honte", maudissant, ainsi, son propre fils comme s'il était un pestiféré.

"Mon oncle ne donna plus jamais de nouvelles de lui...", conclut alors la narratrice...

 

On voit s'exprimer dans la lettre de cette mère un racisme d'une violence inouïe...

Ce document diffusé sur ARTE révèle un monde où le mépris et le rejet des populations noires s'exprimaient avec la plus grande virulence.

 

Depuis, sans doute, les mentalités ont évolué, mais hélas le racisme, le rejet, la peur restent encore bien vivaces à l'égard des étrangers, de tous ceux qui viennent d'ailleurs, de tous ceux qui sont différents...

 

 

La vidéo :

 

https://vimeo.com/groups/140359/videos/153928979

 

 

https://www.arte.tv/fr/videos/057865-000-A/colonies-fascistes/

http://www.programme-tv.com/television/377677691/colonies-fascistes.html

 

 

 

 

 

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