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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 09:18
Une question d'héritage...

 

 

Est-il possible de faire du passé table rase ? Non, bien sûr : nous sommes tous les héritiers d'une culture, d'un passé riche d'événements.

La France est ainsi l'héritière d'une culture millénaire...

Il n'est pas étonnant que nous soyons attachés à cette culture si ancienne... Il n'est pas étonnant que dans le droit français, il soit interdit de déshériter ses propres enfants, car les enfants sont ceux qui sont le plus à même de transmettre ensuite cet héritage.

 

Ce n'est d'ailleurs pas le cas aux Etats-Unis, où certains milliardaires peuvent déshériter leurs enfants pour leur apprendre à ne compter que sur eux-mêmes.

Aux Etats-Unis, le lien avec le passé est plus accessoire... sans doute parce que c'est un pays dont l'histoire est très récente.

 

On l'a vu avec le débat sur le testament de Johnny Halliday : le chanteur a exclu de la succession son fils et sa fille biologiques, et a tout légué à son épouse.

"On ne déshérite pas ses enfants, ça ne se fait pas..." a déclaré notamment Jacques Dutronc, un des amis du chanteur.

Eddy Mitchell, une autre "vieille canaille" a exprimé le même point de vue : "Je ne comprends pas que l'on puisse déshériter ses enfants."

Un tel héritage n'est pas dans la tradition française sans doute aussi parce que notre pays est attaché au principe d'égalité...

Bien sûr, Laura Smet et David Halliday ont déjà reçu une infime partie de cet héritage, grâce à des donations.

Bien sûr, ils ne sont pas dans le besoin.

 

Mais on comprend leur tristesse : ils doivent se sentir rejetés et désavoués par leur propre père, puisqu'ils sont écartés de la succession.

 

Désormais, une bataille judiciaire et médiatique est engagée : deux clans s'opposent irrémédiablement.

Une famille éclatée et déchirée, des années de procédure qui s'annoncent, des déclarations contradictoires : voilà le résultat de dispositions testamentaires qui créent la division et l'incompréhension.

Le mal est fait : les commentaires vont bon train, les fans prennent parti pour l'un ou l'autre clan.

On peut imaginer aussi la tristesse des deux fillettes Jade et Joy prises dans une tempête médiatique.

Cette famille recomposée ne pourra pas retrouver une harmonie perdue.

 

Que reste-t-il de la belle union affichée lors des obsèques de la star ?

Que reste-t-il des liens familiaux tissés entre les enfants de Johnny ?

Quel gâchis !

"L'héritage qu'il soit matériel ou immatériel est ce qui nous inscrit dans une généalogie..." nous rappelle Natacha Polony dans un de ses ouvrages.

L'héritage permet de se construire : comment ne pas comprendre le désarroi de ceux qui ont été déshérités ?

 

 

 

 

 

 

 

Une question d'héritage...
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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 16:46
Famille Halliday : la guerre est déclarée...

 

 

 

Un peu plus de deux mois après le décès de Johnny Halliday, voilà qu'une guerre de succession est engagée :  les deux enfants du chanteur Laura Smet et David Halliday lancent une procédure contre le testament de leur père dans lequel il léguerait l’intégralité de son héritage - patrimoine et droits - à sa dernière épouse, Laeticia.

 

Les deux enfants de Johnny Hallyday invoquent dans leur communiqué des dispositions prises aux Etats-Unis qui "contreviennent manifestement aux exigences du droit français".

 

On peut comprendre leur désarroi, et leur incompréhension : c'est comme si Laura et David avaient été reniés par leur propre père.

Une véritable blessure morale, une gifle pour les deux aînés du chanteur...

 

Déshériter ses propres enfants, c'est tout de même assez inhabituel, d'autant que Johnny, de son vivant, a toujours montré un attachement à l'égard de ses enfants...

 

 

Pourquoi ce reniement ? On peut penser que sa dernière épouse Laeticia a oeuvré pour que de telles dispositions soient prises en sa faveur.

 

Les clivages familiaux transparaissent dans la lettre qu'a rédigée Laura Smet et qu'elle a adressée à son père décédé.

" Toutes ces fois où on a dû se cacher pour se voir et s'appeler ! Il m'est encore insupportable de ne pas avoir pu te dire au revoir, papa, le sais-tu au moins ?" écrit-elle notamment.

 

Il est certain que ce testament paraît inéquitable puisque Laeticia récupère tous les biens du chanteur, l'ensemble de son patrimoine et l'ensemble de ses droits d'artiste...

 

Laeticia Halliday se serait-elle comportée comme une redoutable affairiste ?

Aurait-elle oeuvré pour capter tout l'héritage du chanteur ? Certains n'hésitent pas à dire que Johnny Halliday a été manipulé, d'autres parlent déjà de "veuve joyeuse".

Les langues vont bon train, c'est sûr.

 

Dans tous les cas, on comprend mal qu'un père puisse ainsi déshériter totalement ses enfants.

On comprend mal aussi pourquoi Johnny a été enterré à Saint Barth, loin de son public, de ses fans, et de ses enfants...

 

On le constate encore : l'argent vient polluer les relations humaines et familiales, l'argent est un facteur de divisions et de querelles.

Dans les familles recomposées, le problème est souvent encore plus aigu.

La suite promet d'être houleuse : déjà Laetitia Halliday se dit "écoeurée de l’irruption médiatique autour de la succession de son époux..." et elle déclare être "sereine" pour la suite des événements et "déterminée à faire respecter le travail et la mémoire de son mari."

Une triste guerre de succession s'annonce...

 

 

 

 

 

 

 

Famille Halliday : la guerre est déclarée...
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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 11:29
Retiens la nuit... l'amour maintes fois chanté par Johnny...

 

 

La fragilité du bonheur, le temps qui passe et que l'on ne peut retenir, l'instant fugace de l'amour, on a tous en tête cette chanson de Johnny Halliday : Retiens la nuit...

Douce mélodie de l'amour, mélancolie associée à la fuite du temps...

 

La chanson s'ouvre sur un impératif : "Retiens la nuit...", un rêve fou de suspendre le temps et de l'arrêter dans un moment de bonheur et d'extase.

Les amoureux sont réunis dans un moment d'intimité : "pour nous deux... pour nos coeurs."

 

Un désir de prolonger l'instant fragile du bonheur est évoqué dans cette expression : "jusqu'à la fin du monde."

Un besoin d'absolu et de fusion avec l'être aimé s'exprime alors : "Serre-moi fort contre ton corps..."

Une façon de conjurer le temps qui passe inexorablement, une façon d'interrompre "sa course vagabonde". Le temps personnifié dans cette expression ne semble-t-il pas une force irrésistible ?

 

Un "grand amour" est évoqué : il pourra, au cours d'un instant, "rayer le jour" et faire oublier la pesanteur de la vie et ses tracas.

L'amour salvateur tant de fois raconté dans les chansons de Johnny est ici magnifié.

Il est aussi associé à "l'heure des folies", expression où l'on retrouve le thème traditionnel de l'amour fou.

 

Et l'impératif "Retiens la nuit" revient comme si l'amoureuse avait ce pouvoir de suspendre le temps, grâce à la force de son amour... l'amour qui transcende la vie, qui la rend plus belle comme le montre la phrase : "Avec toi, elle paraît si belle".

 

L'expression se fait alors plus insistante et plus précise : "Arrête le temps et les heures..."

Et la chanson devient une prière : "Je t'en supplie, à l'infini, Retiens la nuit."

 

Le couplet suivant suggère bien toute l'ambiguïté et la fragilité du bonheur : le vocabulaire est sombre, avec les mots : "tristesse, détresse, peur"...

Le bonheur est présent, mais il paraît si volatil et le poète qui parle à la première personne perçoit que ce bonheur est menacé et que la peur se mêle aux joies de l'amour.

Les antithèses viennent souligner toute cette ambiguïté :

"Ne me demande pas d’où me vient ma tristesse 
Ne me demande rien tu ne comprendrais pas 
En découvrant l’amour je frôle la détresse 
En croyant au bonheur la peur entre en mes joies..."

 

Belle chanson d'amour et de passion ! Et Johnny a su la faire vibrer de sa voix douce et puissante, à la fois.

Une voix, des mélodies et des textes qu'on n'oubliera pas... c'est certain.

Les années 60, le twist, le rock, le temps des slows, le temps des copains... toute une époque...

 

 

C'est Charles Aznavour qui a signé les paroles de cette chanson, Georges Garvarentz en a composé la musique.

 

 

 

 

 

 

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