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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 08:10
Mort d'un journaliste : l'ignoble propagande russe...

 

Il s'appelait Frédéric Leclerc-Imhoff, il était journaliste à BFM TV : il est mort, tué par un obus russe, alors qu'il exerçait son métier voué à l'information du public,  alors qu'il filmait l'évacuation d'un convoi de civils depuis Severodonetsk, dans l'est de l'Ukraine. 

Une mort tragique : il n'avait que 32 ans. 

Et voici que la propagande russe transforme ce journaliste en "mercenaire" : c'est particulièrement scandaleux et ignoble... Non, ce journaliste n'était pas un soldat payé pour faire la guerre...

 

Aucun respect, aucune décence, en la circonstance, de la part des médias russes. Le mensonge, encore et toujours... le mensonge abject.

Non contents d'avoir tué un civil qui ne faisait qu'exercer ses fonctions et son travail de journaliste, les Russes, dans leur propagande, s'attachent à salir sa mémoire.

Quelques instants seulement après l'annonce de la mort du reporter, l'agence de presse officielle russe Tass assurait que Frédéric Leclerc-Imhoff était un "mercenaire engagé dans la livraison d'armes aux forces armées ukrainiennes." Une accusation sans aucun fondement et qui illustre, une nouvelle fois, l'importance de la propagande russe.

La mère du journaliste a vivement réagi contre cette désinformation méprisable et scandaleuse :

"Je suis la maman du jeune journaliste que vous avez tué hier. Votre communiqué me donne la nausée. Bien sûr, vous cherchez lâchement à vous dédouaner, mais sachez que jamais vous ne réussirez à salir sa mémoire", a-t-elle écrit dans un message publié par la chaîne d'information en continu.

Dans une lettre rédigée "à l'attention de l'agence Tass et de la République populaire de Louhansk (RPL)", elle démonte ainsi l'argumentaire relayé lundi en fin de journée par l'agence de presse qui citait un responsable local des séparatistes prorusses. "Tout le monde ici connaît son engagement professionnel et personnel pour la démocratie, le respect humain et surtout une information libre, impartiale et honnête, toutes notions qui semblent bien éloignées de ce qui vous anime."

Une réponse cinglante, forte, pleine de dignité qui fustige la désinformation des médias russes...

 

Comme l'écrit Tatiana Kastouéva Jean, et cela avant même que n'éclate la guerre en Ukraine, "La Russie est loin d'être un modèle en matière de liberté des médias... Les médias publics, et en premier lieu les chaînes de télévision épousent fidèlement la ligne officielle du Kremlin, sans émettre la moindre critique.

Certains médias, chaînes et émissions sont même connus pour la fabrication et la diffusion de contenus déformés, voire falsifiés, en vue d'alimenter et de crédibiliser le discours officiel.

Les Russes ne sont ainsi informés des réalités du pays que d'une manière partielle et partiale."

 

Et, avec la guerre en Ukraine, la propagande bat son plein, au mépris de la mémoire d'un  jeune journaliste tué dans l'exercice de son noble métier.

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/monde/journaliste-tue-en-ukraine-sa-mere-s-insurge-contre-la-propagande-russe-31-05-2022-2477824_24.php

Mort d'un journaliste : l'ignoble propagande russe...
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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 11:46
Le "déraillement" de Poutine et ses tragiques conséquences...

 

Philippe de Lara, philosophe et maître de conférence en science politique à Paris nous explique la situation en Ukraine et évoque le basculement de Poutine :

"Le moment du déraillement de Poutine, c'est Poutine 1 :  il était encore premier ministre de Eltsine, avant même qu'il ne devienne président, la façon dont il a déclenché, par des moyens peu glorieux, la deuxième guerre de Tchétchénie, et dont il l'a conduite, était un geste de rupture avec l'Occident.

 

L'une des meilleures oeuvres sur la Russie post-soviétique, c'est celle d'Anna  Politkovskaïa qui a beaucoup enquêté sur la guerre de Tchétchénie, elle a été assassinée en 2006 pour ça et quand on lit ses ouvrages, on comprend l'importance qu'elle donne à cette guerre (bien sûr, il y a un aspect humanitaire de dénonciation, de l'horreur, des massacres) elle a compris  et expliqué alors que la Russie changeait de nature...

(Dans la Russie du début des années 2000, Anna Politkovskaïa était devenue dangereuse pour le pouvoir car elle était la journaliste qui défiait le Président, Vladimir Poutine… Une insoumise qu’on ne pouvait pas arrêter avec des menaces. Travailleuse infatigable, elle était persuadée que le courage civique individuel finirait par avoir raison de l’État despotique. Connue dans le monde entier pour ses enquêtes sur les exactions russes en Tchétchénie, les violences dans l’armée, la corruption et les mensonges des responsables politiques, elle était devenue la figure de l’opposition médiatique… Elle le paiera de sa vie.

La Tchétchénie ! Le déshonneur de la Russie !

Voici la monstrueuse et cynique déclaration de Poutine,  à la mort de cette journaliste, en 2006 : "Oui, il est vrai que cette journaliste avait pour habitude de critiquer les autorité fédérales, je pense donc qu'elle devait savoir que ce qu'elle écrivait ne pouvait pas rester sans conséquences , mais je vous rassure : son degré d'influence sur la vie politique en Russie était minime."

Une intervention du Président russe qui est à l'image de sa politique en matière de liberté de la presse et des Droits de l'homme.)

Le règne de la peur et une menace à peine voilée envers tous les opposants au régime...

Gare à ceux qui se permettent de critiquer Poutine !

On voit comment fonctionne ce régime : les opposants sont rapidement jugulés, réduits au silence, emprisonnés, voire assassinés, s'ils sont trop gênants.

Une femme, une journaliste assassinée par les sbires de Poutine. Quelle honte !)

 

Anna Politkovskaïa a compris que la page plus chaotique que démocratique de 91 à 99, donc les années Eltsine, était tournée de manière très profonde, et en particulier du fait de l'assentiment d'une partie importante de la population russe à la guerre de Tchétchénie et au comportement de l'armée russe en dépit du fait que tout le monde savait que la seconde guerre de Tchétchénie a été déclenchée en riposte à des attentats terroristes tchétchènes qui, en fait, étaient organisés par le FSB. (Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie.)

Les Américains ont été divisés et fluctuants, d'une façon générale... Georges Bush sénior était très réservé sur l'indépendance de l'Ukraine, il était obsédé par le problème de la dissémination des armes nucléaires. Il y avait un arsenal nucléaire soviétique très important en Ukraine et l'indépendance de l'Ukraine s'est faite rapidement, malgré les Etats-Unis.

Un mot sur l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN : l'indépendance a été plébiscitée en Ukraine mais pas du tout la perspective d'adhérer à l'OTAN... nous avons des sondages au moins depuis l'an 2000 et même avant sur l'opinion vis à vis des différentes possibilités d'insertion dans la communauté internationale, neutralité, adhésion à l'union eurasiatique proposée par la Russie, adhésion à l'Union Européenne, adhésion à l'OTAN... l'opinion fluctue : au début, les Ukrainiens sont très prudents, ils ont été très vite pour l'Union Européenne, c'était un peu le symbole de l'Etat de Droit : "nous méritons de vivre comme des Européens", disaient-ils, et en revanche, il y avait alors une grande hostilité à l'adhésion à l'OTAN.

Et la courbe s'est inversée d'un coup en 2014, après l'annexion de la Crimée et l'intervention russe dans le Donbass.

L'histoire de l'Ukraine, c'est l'histoire d'une bascule permanente entre l'Est et l'Ouest : il y a eu des périodes où une partie des élites s'est trouvée tout à fait à l'aise dans l'Empire russe, il y avait beaucoup d'Ukrainiens dans les élites politiques et intellectuelles, mais le paradoxe de l'Ukraine, c'est que en dépit du fait que c'est une nation très étendue entre l'Est et l'Ouest, aux portes de l'Europe, le sentiment de l'unité de cette nation a été très précoce : il y a un sentiment national en particulier lié à la langue.

Il existe une grande littérature de langue ukrainienne, dès le début du 19ème siècle.

Il 'y a pas vraiment de séparatisme dans le Donbass, il y a bien des différences entre l'Est et l'Ouest mais il est inexact de dire que l'Ouest est ukrainophone, que l'Est est russophone parce que la répartition des langues maternelles ressemble plus à une carte en peau de léopard. Il y a beaucoup de russophones à l'Ouest, les grandes villes de l'Est et du Sud sont russophones mais pas forcément les campagnes alentour.

Les soi-disant séparatistes du Donbass en 2014 sont en réalité des Russes, des supplétifs russes qui ont lancé le mouvement séparatiste... jusqu'à 2014, il n'y a jamais eu de séparatisme dans l'est de l'Ukraine, pas plus qu'à Odessa.

Quels sont les buts de guerre de Poutine ?

Une volonté de revenir aux frontières anciennes de l'Empire ?

Hubert Védrine, quant à lui, rapporte ces propos de Poutine :

Poutine disait : Celui qui ne regrette pas l'Union Soviétique n'a pas de coeur, mais celui qui veut la reconstituer n'a pas de tête.", tout le problème étant : est-ce qu'il n'a pas oublié la deuxième partie du propos ?

Et Védrine donne aussi son avis sur l'armée russe : une armée de soudards non préparée, pas encadrée, il n'y a pas de sous-officiers, les soldats sont parfois ivres, ils se livrent à des abominations : dans certains chars, on trouve des uniformes de parade, on leur avait expliqué que c'étaient des manoeuvres et qu'ils seraient bien accueillis !

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/que-nous-apprend-la-guerre-en-ukraine

 

 

 

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mercredi-02-mars-2022

 

 

 

Le "déraillement" de Poutine et ses tragiques conséquences...
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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 12:16
Cette journaliste russe qui défie Poutine...

 

Quel courage ! En plein direct, durant le journal télévisé le plus populaire de Russie, une journaliste russe, Marina Ovsyannikova, a diffusé un message contre la guerre, lundi 14 mars. "Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ici on vous ment", pouvait-on lire sur sa pancarte.

 

On ne peut être plus explicite : elle dénonce la "guerre" menée par Poutine qui a lui-même dénié ce terme parlant d'opération militaire. Elle fustige aussi la "propagande" mensongère du pouvoir russe.

Ella a osé défier Vladimir Poutine, elle a osé dire ce que les médias russes cachent, elle a osé dire la vérité !

 

Evidemment, l'antenne a aussitôt basculé sur un reportage, pour cacher la pancarte.

 

Image rarissime dans un pays où critiquer l'offensive en Ukraine est passible d'une lourde peine de prison...

Marina Ovsyannikova a été arrêtée, elle est sortie du tribunal dans la soirée, mardi 15 mars. Elle a été condamnée à une amende de 250 euros et reste libre "pour le moment."

 

"L'interrogatoire a duré 14 heures. Je n'ai pas eu le droit de parler à mes proches, ni eu accès à une assistance juridique, j'étais dans une situation très difficile.", a confié la journaliste.

Pour le moment, elle n'a été jugée que pour avoir mis en ligne une vidéo enregistrée la veille de son passage à l'acte, dans laquelle elle critique le Kremlin de manière virulente. Marina Ovsyannikova risque d'autres poursuites. Elle pourrait être jugée pour publication d'informations mensongères, un crime passible de 15 ans de prison en Russie. 

 

La journaliste avait enregistré une vidéo, la veille de son passage à l'acte. Voici ce qu'elle déclarait :

"Ce qui se passe en Ukraine est un crime : la Russie est l'agresseur. Ces dernières années, malheureusement, j'ai travaillé sur cette chaîne de télévision, en relayant la propagande du Kremlin. J'ai honte d'avoir diffusé de tels mensonges, d'avoir permis la zombification du peuple russe."

 

Pendant ce temps, les sites d'information russe ont été obligés de flouter la pancarte, seule solution pour ne pas être eux-mêmes lourdement condamnés. 

"Je voulais montrer que les Russes aussi sont contre cette guerre...
C'est une guerre contre un peuple frère ! Aucune personne saine d'esprit ne peut l'accepter", explique la jeune femme née à Odessa, en Ukraine, d'un père ukrainien et d'une mère russe. Marina Ovsiannikova estime que son coup d'éclat "était avant tout une action pacifiste : il est dans l'intérêt de la Russie et du monde de mettre fin le plus rapidement possible à cette guerre".

"Je voulais montrer que les Russes aussi sont contre cette guerre, ce que beaucoup de gens en Occident ne comprennent pas. La majorité des gens intelligents et éduqués ici s'opposent à cette guerre", estime-t-elle.

La journaliste répond également à Vladimir Poutine qui qualifie les opposants russes à la guerre en Ukraine de "racailles et de traîtres". “Je ne pense pas que je fais partie de la racaille. Les Russes qui ont leurs convictions de citoyens et ne se taisent pas ne sont pas des racailles." Selon la journaliste, "la société russe est divisée" sur la guerre en Ukraine.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-une-journaliste-denonce-la-propagande-russe-en-plein-direct_5015661.html

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/ukraine-marina-ovsiannikova-explique-son-geste-a-la-tv-parce-quelle-etait-a-bout_fr_62338261e4b0f1e82c46f17c

 

 

 

 

 

 

 

Cette journaliste russe qui défie Poutine...
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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 08:28
Le Covid-19, comme une obsession...

 

Le coronavirus... C'est le sujet qui préoccupe tout le monde : chacun veut donner son avis sur la pandémie, et ce, en maintes occasions. Comme une obsession !

Ainsi, en publiant sur Agoravox un petit article qui évoquait la célèbre chanson "Blue Moon", je n'imaginais pas que les commentateurs s'empareraient de ce billet pour se livrer à  des commentaires sur le Covid...

 

Et ce, dès le premier commentaire où un intervenant évoque la vaccination forcée de personnes handicapées aux Etats-Unis.

Je ne sais pas si c'est vrai, car tant d'informations circulent sur le Covid !

 

Le même intervenant insiste et revient sur le thème de la vaccination :

"Le problème majeur, c'est que tous les vaccins ne sont pas compatibles entre eux.
La date du rappel n’est pas la même pour chaque vaccin .

Comment accepter de mélanger un vaccin adénovirus avec un vaccin ARNm complètement opposés entre eux ?"

Et un autre surenchérit :


 ’’La campagne vaccinale étant freinée par une méfiance croissante sur les vaccins, le ministère de la santé envisage de ne plus communiquer le nom du vaccin administré à la personne qui prend un RDV.
 
 Si c’est vrai, on peut parler de tromperie aggravée."

 

Ainsi, le Covid devient le sujet de prédilection de la plupart de ceux qui commentent.

J'ai eu beau leur faire remarquer que ce n'était pas le sujet de l'article, rien à faire : la discussion a continué sur le coronavirus, les vaccins...

Ainsi, un nouveau virus se répand partout, dans les conversations, sur les réseaux sociaux : l'envie irrépressible de parler de la pandémie.

 

Il est vrai que les médias déversent sur nous toutes sortes d'informations parfois contradictoires sur le Covid...

Le sujet y occupe une place prépondérante.

Tout le monde est cerné par le virus à couronne  : l'obsession du Covid s'empare de chacun d'entre nous.

Le virus hante nos esprits : ainsi apparaissent de graves troubles psychologiques chez les enfants, les adolescents et même les adultes.

Une épidémie dans l'épidémie, en quelque sorte...

 

L'épidémie a des conséquences inévitables sur la santé mentale, sur le moral : troubles anxieux, dépressifs, troubles du sommeil.

La situation de confinement et ses conséquences psychosociales et économiques mais aussi la peur, pour soi et ses proches, de la contamination, du virus, de la maladie et de ses conséquences (atteintes somatiques graves et décès) sont des facteurs qui agissent sur la santé mentale des Français.

D'autant que les informations sont anxiogènes : au Brésil, en Inde, la pandémie explose et fait encore de nombreuses victimes.

Ainsi, face au variant brésilien, le gouvernement a enfin annoncé une suspension des vols en provenance du Brésil et un contrôle strict des frontières. Jean Castex a annoncé ce week-end une quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de plusieurs pays dont le Brésil.

 

 

 

 

Le Covid-19, comme une obsession...
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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:29
Sur le mode du conflit...

 

A l'occasion de la publication d'un petit article assez anodin sur la clémentine, j'ai pu constater comment fonctionnent les forums de discussions sur Agoravox.

Après une gentille petite blague, j'ai dû essuyer des moqueries, des critiques acerbes dans les commentaires...

Il semble que même la clémentine ne soit pas un sujet de consensus ! Etonnant !

Un lecteur pour la énième fois s'est mis à fustiger l'analyse des sonorités du mot "clémentine"...

"Mais quelle laideur dans cette phrase : « La gutturale initiale et la dentale »t« nous font voir des éclats, la labiale »m« nous offre sa séduction, la voyelle nasalisée »en« nous grise et nous exalte de senteurs. » ", écrit-il...

 

Et une autre lectrice surenchérit : "..surtout que ça ne veut rien dire du tout. Une labiale qui offre sa séduction, une voyelle nasalisée qui nous exalte de senteurs..."

Me voilà accusée d'écrire n'importe quoi... puis, d'être "psychorigide" ou encore de "disséquer" les sonorités...

 

Pourtant, l'analyse des sonorités d'un mot a de l'intérêt : le mot "clémentine" ne revêt-il pas un certain charme poétique avec sa finale féminine, ses sonorités, son ampleur ?

Pourquoi ne pas les analyser ?

Puis, la discussion a complètement dégénéré : insultes racistes à l'égard d'un intervenant, propos violents, haineux.

J'ai eu droit aussi à une diatribe contre le féminisme, complètement hors-sujet...

 

En fait, sur internet, dans les médias, les discussions, les commentaires fonctionnent sur le mode du conflit.

Tout devient sujet de polémiques, et même  la clémentine !

La discussion devient un combat : ainsi, la culture du clash et du buzz a rendu les gens de plus en plus méchants et agressifs.

 

Il s'agit là d'un instinct primaire très ancien.

Les écrans, les réseaux sociaux entretiennent cet instinct primaire...

Il s'agit de s'opposer à tout prix, de provoquer l'autre...

 

Les gens, influencés par les médias, aiment le buzz, et tout devient occasion de créer le conflit, le clash.

On en vient à mépriser l'autre, à ricaner.

Des pulsions primaires sont à l'oeuvre, des réflexes, des automatismes qui ne servent pas la réflexion et qui font penser à des réactions infantiles...

A l'ère du numérique, la méchanceté s'épanouit, se diffuse, et se répand de plus en plus sur la toile.

 

Heureusement, deux lecteurs sont venus commenter de manière constructive l'article, en apportant des précisions intéressantes et utiles sur la clémentine.

Merci à eux !

 

 

 

 

Sur le mode du conflit...
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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 09:35
Le fanatisme des partisans de Donald Trump...

 

 

Il a suffi d'un article publié sur Agoravox pour que se déchaîne une tempête de commentaires haineux et hideux à mon encontre...

 

Cet article intitulé "Trump lamentable jusqu'au bout..." a suscité un délire de réactions violentes, incontrôlées, un déversoir de rancoeurs et de haines.

Des insultes, des moqueries façon Trump... ces commentateurs n'ont même pas conscience qu'ils se discréditent eux-mêmes en balançant de tels propos...

 

Evidemment, ce sont des partisans de Trump : ils adoptent le même langage, le même mépris d'autrui... Des copies conformes ! Ils ne doutent de rien, ces Trumpistes !

 

Par exemple, ce commentaire particulièrement odieux :

"Pas besoin de lire l’article pour ressentir un immense dégoût.
Hurler avec la meute contre le perdant — C’est bien vous ça rosemar.

Bien à l’abri derrière votre anonymat, vous êtes aussi lâche que répugnante.
Oui, il y aura une sérieuse épuration à faire un jour ou l’autre.
Des gens comme vous ne méritent pas de vivre."

 

Ce sont là des propos indignes d'un commentateur qui s'exprime dans un journal citoyen. Les termes employés sont d'une virulence extrême : c'est une véritable incitation à la haine.

Le terme d'épuration utilisé ici laisse songeur : pas de pitié pour les opposants à Trump, ils ne "méritent pas de vivre" !

 

Je précise que ce commentateur utilise lui-même un pseudonyme pour m'insulter à loisir, mais lui n'est pas un lâche, bien sûr, lui ne se cache pas à l''abri de son anonymat !

C'est un comble !

 

Je pense, bien sûr, à ce qui est arrivé à cet enseignant Samuel Paty, condamné d'office pour avoir défendu la liberté d'expression, condamné et assassiné lâchement et froidement. Eh oui ! ceux qui l'ont dénoncé sur les réseaux sociaux pensaient aussi sans doute qu'il ne méritait pas de vivre.

Terrifiant !

Tout de même, certains intervenants ont demandé à ce commentateur de s'excuser... mais en vain.

Finalement, le commentaire a été supprimé par les instances d'Agoravox.

 

Je pourrais évoquer aussi les commentaires sexistes de ces Trumpistes français, par exemple :

"Je n’ai lu que le titre.

Sacré ROSEMAR, occupe toi de la soupe !

Ne t’essaye pas à la politique surtout."

 

Le tutoiement, le mépris, l'autosuffisance, oui, des propos dignes de Trump !

 

Il serait temps que chacun mesure la portée de ses propos : ce sont des adultes qui s'expriment sur ce forum, mais on a l'impression que certains sont incontrôlables, totalement aveuglés par leurs passions.

 

 

Le fanatisme des partisans de Donald Trump...
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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 11:19
Les Rita Mitsouko : le bonheur de l'anticonformisme....

 

Les Rita Mitsouko... tout le monde connaît ce duo d'auteurs-compositeurs-interprètes pop-rock formé en 1979,  composé de Catherine Ringer et Fred Chichin. Le groupe, révélé en 1985 par le tube Marcia Baïla, est l'un des plus populaires dans les années 1980. 

Et pourtant, aucune biographie ne leur avait été jusque là consacrée... 

 

Cet oubli a été enfin réparé puisque Stan Cuesta, auteur, journaliste, musicien français, a écrit un ouvrage qui leur est dédié : "Catherine Ringer et les Rita Mitsouko"... un livre abondamment illustré.

 

Invité lors du Festival de la biographie à Nîmes, le journaliste a évoqué la carrière, les débuts du groupe...

 

L'enfance de Catherine Ringer est placé sous le signe de la créativité, de l'éclectisme : elle s'intéresse à beaucoup de choses, elle a fait sa culture musicale aussi bien avec Brassens que David Bowie ou Dalida.

 

"En fait, elle n'a jamais pris de cours de chant, elle écoutait la radio, elle chantait par dessus les chanteurs à la radio... elle changeait sa voix parce qu'elle imitait la voix des chanteurs, par exemple, elle imitait beaucoup Dalida  en prenant son accent, cette espèce d'accent italien, égyptien, on ne sait pas trop...

 

Elle adore prendre des voix, par exemple, dans Marcia Baïla, c'est une chanson qu'elle chante avec un faux accent espagnol... ça lui vient de son enfance.

 

Très jeune, Catherine Ringer se distingue par son anticonformisme : par exemple, elle a fréquenté l'université de Vincennes réputée pour son esprit de liberté... elle a côtoyé beaucoup l'underground, l'art contemporain, le théâtre contemporain.

 

Elle a quitté le domicile familial à l'âge de 13 ans pour vivre avec un homme plus âgé qu'elle : c'est quelqu'un qui a lui servi de maître spirituel, qui l'a initié au théâtre contemporain. Mais, en fait, aujourd'hui, quand elle en parle, elle dit que c'était un pervers narcissique et qu'elle était sous son emprise.

 

Cela lui a permis de faire du théâtre contemporain avec Michael Lonsdale, de chanter avec Yannis Xénakis, et en même temps de faire du cinéma porno...

C'était une époque de liberté, celle des années 70."

Elle s'en gargarisait avec son côté provocateur en disant : "J'adorais passer de Yannis Xénakis, le matin à un film porno, le soir."

 

L'auteur évoque ensuite sa rencontre avec Fred Chichin : ils avaient beaucoup d'atomes crochus, notamment cette envie d'innover dans le domaine musical.

"Ils composent des musiques haletantes, des boîtes à rythme rouillé où des synthétiseurs dissonants soutiennent de leur bip bip des guitares cradingues, le tout magistralement survolé par la voix de chanteuse d'opéra déjantée de Catherine Ringer."

 

Dans toute la carrière des Rita Mitsouko, ce qui prédomine, c'est l'absence de concession aux modes, au show business. Ainsi, ils ont toujours refusé de participer à une tournée internationale parce qu'ils avaient des enfants en bas âge qui allaient à l'école.

Stan Cuesta, à travers dix temps forts, retrace la carrière de la chanteuse, avec Fred Chichin au sein des Rita Mitsouko, puis en solo.

Une carrière placée sous le signe de la liberté, de l'originalité et de l'anticonformisme...

 

 

 

 

 

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 09:22
Ce mépris de l'orthographe...

 

De plus en plus, l'orthographe est piétinée, maltraitée sur la toile : fautes d'usage grossières, accords élémentaires non respectés, mépris de la syntaxe et de ses règles...

 

Il est vrai que, désormais, tout le monde a la liberté d'écrire sur internet, mais on trouve aussi ces manquements à la grammaire sur de nombreux sites journalistiques.

Il est vrai que nous vivons dans un monde où tout s'accélère : il faut aller vite, et on ne se soucie plus de vérifier ce que l'on a écrit.

Il est navrant de voir notre langue française ainsi massacrée par des rédacteurs négligents.

 

Que dire des insultes qui se multiplient sur la toile ?

Là encore, c'est le réflexe qui l'emporte sur la réflexion : on méprise l'autre, on l'écrase, on l'annihile, on le piétine sans vergogne.

 

Et la langue est aussi abîmée par nombre de rédacteurs.

Sur un journal comme Agoravox, les fautes se multiplient, se répandent comme une sorte de contagion : on ne se donne pas la peine de relire... une façon de mépriser le lecteur.

 

Pourtant, la langue, c'est notre culture : c'est grâce à la langue que nous nous exprimons et que nous pensons.

La langue mérite respect et déférence : n'est-elle pas un patrimoine essentiel ?

 

Le travail de rédaction exige rigueur et attention, des qualités qui se perdent... Les journalistes devraient pourtant donner l'exemple de cette rigueur.

Les textes qu'ils écrivent sont destinés à un grand nombre de lecteurs... ainsi se perpétuent des erreurs de vocabulaire, des fautes de syntaxe, des barbarismes...

 

On sait que la concentration a tendance à se perdre dans un monde où les écrans sont omniprésents, où les images s'imposent.

 

C'est pourquoi, il est essentiel de réhabiliter notre langue : c'est elle qui nous permet de nuancer notre pensée, c'est grâce à elle que nous pouvons raisonner, argumenter.

 

Les images ont tendance à être de plus en plus envahissantes, elles peuvent être trompeuses et elles ne suffisent pas à la réflexion...

 

 

 

 

Ce mépris de l'orthographe...
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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 11:31
Mais où est passé Robert ?

 

Je lui avais consacré un article en juin 2018. Mais il semble que Robert soit devenu "persona non grata" sur Agoravox. Son profil a disparu.

Ouf ! nous ne lirons plus ses commentaires empoisonnés, nous ne subirons plus ses invectives assassines, ses insultes outrancières...

Robert était un déversoir de haine : un spécialiste de la diatribe et de la méchanceté.

 

Hargneux, haineux, il se faisait un plaisir pervers de peaufiner des commentaires destructeurs.

Mais où est passé Robert ? Il a dû être évincé par la direction d'Agoravox.

Trop de haine, trop de malveillance, aucune aménité, aucune empathie...

Triste Sire, tout de même ! Il n'hésitait pas à traiter les autres d'attardés, de nullité... une haine constante et pathologique... un dénigrement permanent.

 

Il est vrai que les messages de haine, les insultes se multiplient sur internet et sur les réseaux sociaux. Le réflexe l'emporte sur la réflexion...

C'est encore plus facile sur internet où l'anonymat favorise tous les excès, toutes les démesures : sous un masque, sous un pseudonyme, parfois sous un faux profil, tout est permis.

Des adultes se livrent à ce défoulement, à ces débordements de paroles : certains passent leur temps sur internet à déverser leur haine, preuve indéniable de leur désoeuvrement et de leur vacuité.

 

La haine se répand ainsi sur la toile et devient même parfois harcèlement.

Il est bon de mettre à l'index des gens qui prennent un malin plaisir à détruire, annihiler, anéantir les autres.

 

C'était aussi le cas de Henry Canant : le pseudo choisi était déjà révélateur d'une volonté de dénigrer et de se moquer.

Henry Canant utilisait régulièrement des insultes... attitude systématique qui le discréditait complètement...

"Démente, débile, vieille rombière, pauvre fille limitée, vieille toquée etc.", une litanie d'invectives...

N'oublions pas Bernie qui balançait régulièrement des vannes, qui dénigrait systématiquement mes articles.

 

Internet regorge de contenus et d'informations publiés et actualisés chaque seconde : difficile de contrôler toutes ces publications.

C'est à chacun de se montrer responsable de ses propos, à chacun de faire preuve d'une certaine correction : on peut critiquer sans insulter, et cela passe par un raisonnement argumenté.

 

 

 

 

 

 

 

Mais où est passé Robert ?
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:44
Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...

 

 

Cyber harcèlement, insultes récurrentes, photomontages dégradants : les femmes sont plus particulièrement des cibles sur Twitter, Facebook.

Certains journalistes eux-mêmes se sont livrés à ce "jeu" cruel du harcèlement.

 

La méchanceté devient ainsi une preuve de valeur sociale, le dénigrement personnel est érigé en "coolitude branchée."

C'est ainsi qu'on a découvert récemment "la ligue du lol", un groupe constitué de journalistes qui s'appliquait à harceler quelques hommes et beaucoup de femmes, identifiées comme féministes.

 

Cette explosion de haine qui se déverse sur internet, ce flot d'insultes révèlent une société en manque de repères.

Quel plaisir peut-on prendre à harceler des victimes fragiles ?

Et quand ce sont des journalistes qui se livrent à une telle activité, on peut s'interroger sur le fonctionnement des réseaux sociaux où l'agressivité est bien vue, presque valorisée.

Une dizaine de journalistes français en vue ont été écartés ou renvoyés de leurs postes. Ils ont passé une décennie sur Twitter à insulter en toute impunité des femmes qui avaient eu le malheur d'apparaître sur leurs radars. 

 

Evidemment, l'anonymat favorise ces phénomènes de violence verbale : la parole se libère, elle éructe, elle déborde...

Certes, les réseaux sociaux ont un rôle positif, mais on observe une forme de "dilution des responsabilités, de dimension régressive, une forme de barbarie, de sadisme."

Ces plateformes deviennent de véritables fléaux.

De nombreux journalistes préfèrent se retirer des réseaux sociaux pour ne pas avoir à affronter des flots de haine, de reproches divers. Mais on laisse alors la place à ceux qui se livrent à ces débordements, on leur cède.

 

Ceux qui s'adonnent à ce petit jeu de massacre ne se discréditent-ils pas eux-mêmes ?

Insultes sexistes, insultes qui visent à amoindrir, à dénier toute intelligence à celui ou celle que l'on veut annihiler, insultes qui s'attaquent à l'aspect physique...

Et ces insultes se multiplient... Elles envahissent la toile, haineuses, dévastatrices.

 

Il m'est arrivé de subir, ainsi, des flots d'insultes sur Agoravox, et pendant 3 ans environ, j'ai renoncé à publier sur ce média : il est vrai que le harcèlement peut faire des ravages, et avoir des conséquences graves notamment sur les jeunes, les adolescents. Certains se spécialisent dans le commentaire haineux et malveillant...

 

Chacun doit se montrer responsable sur la toile : les insultes ne sont qu'une marque d'hybris, de démesure et d'irréflexion, il faut aussi les prendre avec du  recul et refuser de se laisser intimider par les fous furieux de la toile...

 

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/complotisme-harcelement-faut-il-quitter-les-reseaux-sociaux

 

 

 

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