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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:29
Sur le mode du conflit...

 

A l'occasion de la publication d'un petit article assez anodin sur la clémentine, j'ai pu constater comment fonctionnent les forums de discussions sur Agoravox.

Après une gentille petite blague, j'ai dû essuyer des moqueries, des critiques acerbes dans les commentaires...

Il semble que même la clémentine ne soit pas un sujet de consensus ! Etonnant !

Un lecteur pour la énième fois s'est mis à fustiger l'analyse des sonorités du mot "clémentine"...

"Mais quelle laideur dans cette phrase : « La gutturale initiale et la dentale »t« nous font voir des éclats, la labiale »m« nous offre sa séduction, la voyelle nasalisée »en« nous grise et nous exalte de senteurs. » ", écrit-il...

 

Et une autre lectrice surenchérit : "..surtout que ça ne veut rien dire du tout. Une labiale qui offre sa séduction, une voyelle nasalisée qui nous exalte de senteurs..."

Me voilà accusée d'écrire n'importe quoi... puis, d'être "psychorigide" ou encore de "disséquer" les sonorités...

 

Pourtant, l'analyse des sonorités d'un mot a de l'intérêt : le mot "clémentine" ne revêt-il pas un certain charme poétique avec sa finale féminine, ses sonorités, son ampleur ?

Pourquoi ne pas les analyser ?

Puis, la discussion a complètement dégénéré : insultes racistes à l'égard d'un intervenant, propos violents, haineux.

J'ai eu droit aussi à une diatribe contre le féminisme, complètement hors-sujet...

 

En fait, sur internet, dans les médias, les discussions, les commentaires fonctionnent sur le mode du conflit.

Tout devient sujet de polémiques, et même  la clémentine !

La discussion devient un combat : ainsi, la culture du clash et du buzz a rendu les gens de plus en plus méchants et agressifs.

 

Il s'agit là d'un instinct primaire très ancien.

Les écrans, les réseaux sociaux entretiennent cet instinct primaire...

Il s'agit de s'opposer à tout prix, de provoquer l'autre...

 

Les gens, influencés par les médias, aiment le buzz, et tout devient occasion de créer le conflit, le clash.

On en vient à mépriser l'autre, à ricaner.

Des pulsions primaires sont à l'oeuvre, des réflexes, des automatismes qui ne servent pas la réflexion et qui font penser à des réactions infantiles...

A l'ère du numérique, la méchanceté s'épanouit, se diffuse, et se répand de plus en plus sur la toile.

 

Heureusement, deux lecteurs sont venus commenter de manière constructive l'article, en apportant des précisions intéressantes et utiles sur la clémentine.

Merci à eux !

 

 

 

 

Sur le mode du conflit...
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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 09:35
Le fanatisme des partisans de Donald Trump...

 

 

Il a suffi d'un article publié sur Agoravox pour que se déchaîne une tempête de commentaires haineux et hideux à mon encontre...

 

Cet article intitulé "Trump lamentable jusqu'au bout..." a suscité un délire de réactions violentes, incontrôlées, un déversoir de rancoeurs et de haines.

Des insultes, des moqueries façon Trump... ces commentateurs n'ont même pas conscience qu'ils se discréditent eux-mêmes en balançant de tels propos...

 

Evidemment, ce sont des partisans de Trump : ils adoptent le même langage, le même mépris d'autrui... Des copies conformes ! Ils ne doutent de rien, ces Trumpistes !

 

Par exemple, ce commentaire particulièrement odieux :

"Pas besoin de lire l’article pour ressentir un immense dégoût.
Hurler avec la meute contre le perdant — C’est bien vous ça rosemar.

Bien à l’abri derrière votre anonymat, vous êtes aussi lâche que répugnante.
Oui, il y aura une sérieuse épuration à faire un jour ou l’autre.
Des gens comme vous ne méritent pas de vivre."

 

Ce sont là des propos indignes d'un commentateur qui s'exprime dans un journal citoyen. Les termes employés sont d'une virulence extrême : c'est une véritable incitation à la haine.

Le terme d'épuration utilisé ici laisse songeur : pas de pitié pour les opposants à Trump, ils ne "méritent pas de vivre" !

 

Je précise que ce commentateur utilise lui-même un pseudonyme pour m'insulter à loisir, mais lui n'est pas un lâche, bien sûr, lui ne se cache pas à l''abri de son anonymat !

C'est un comble !

 

Je pense, bien sûr, à ce qui est arrivé à cet enseignant Samuel Paty, condamné d'office pour avoir défendu la liberté d'expression, condamné et assassiné lâchement et froidement. Eh oui ! ceux qui l'ont dénoncé sur les réseaux sociaux pensaient aussi sans doute qu'il ne méritait pas de vivre.

Terrifiant !

Tout de même, certains intervenants ont demandé à ce commentateur de s'excuser... mais en vain.

Finalement, le commentaire a été supprimé par les instances d'Agoravox.

 

Je pourrais évoquer aussi les commentaires sexistes de ces Trumpistes français, par exemple :

"Je n’ai lu que le titre.

Sacré ROSEMAR, occupe toi de la soupe !

Ne t’essaye pas à la politique surtout."

 

Le tutoiement, le mépris, l'autosuffisance, oui, des propos dignes de Trump !

 

Il serait temps que chacun mesure la portée de ses propos : ce sont des adultes qui s'expriment sur ce forum, mais on a l'impression que certains sont incontrôlables, totalement aveuglés par leurs passions.

 

 

Le fanatisme des partisans de Donald Trump...
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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 11:19
Les Rita Mitsouko : le bonheur de l'anticonformisme....

 

Les Rita Mitsouko... tout le monde connaît ce duo d'auteurs-compositeurs-interprètes pop-rock formé en 1979,  composé de Catherine Ringer et Fred Chichin. Le groupe, révélé en 1985 par le tube Marcia Baïla, est l'un des plus populaires dans les années 1980. 

Et pourtant, aucune biographie ne leur avait été jusque là consacrée... 

 

Cet oubli a été enfin réparé puisque Stan Cuesta, auteur, journaliste, musicien français, a écrit un ouvrage qui leur est dédié : "Catherine Ringer et les Rita Mitsouko"... un livre abondamment illustré.

 

Invité lors du Festival de la biographie à Nîmes, le journaliste a évoqué la carrière, les débuts du groupe...

 

L'enfance de Catherine Ringer est placé sous le signe de la créativité, de l'éclectisme : elle s'intéresse à beaucoup de choses, elle a fait sa culture musicale aussi bien avec Brassens que David Bowie ou Dalida.

 

"En fait, elle n'a jamais pris de cours de chant, elle écoutait la radio, elle chantait par dessus les chanteurs à la radio... elle changeait sa voix parce qu'elle imitait la voix des chanteurs, par exemple, elle imitait beaucoup Dalida  en prenant son accent, cette espèce d'accent italien, égyptien, on ne sait pas trop...

 

Elle adore prendre des voix, par exemple, dans Marcia Baïla, c'est une chanson qu'elle chante avec un faux accent espagnol... ça lui vient de son enfance.

 

Très jeune, Catherine Ringer se distingue par son anticonformisme : par exemple, elle a fréquenté l'université de Vincennes réputée pour son esprit de liberté... elle a côtoyé beaucoup l'underground, l'art contemporain, le théâtre contemporain.

 

Elle a quitté le domicile familial à l'âge de 13 ans pour vivre avec un homme plus âgé qu'elle : c'est quelqu'un qui a lui servi de maître spirituel, qui l'a initié au théâtre contemporain. Mais, en fait, aujourd'hui, quand elle en parle, elle dit que c'était un pervers narcissique et qu'elle était sous son emprise.

 

Cela lui a permis de faire du théâtre contemporain avec Michael Lonsdale, de chanter avec Yannis Xénakis, et en même temps de faire du cinéma porno...

C'était une époque de liberté, celle des années 70."

Elle s'en gargarisait avec son côté provocateur en disant : "J'adorais passer de Yannis Xénakis, le matin à un film porno, le soir."

 

L'auteur évoque ensuite sa rencontre avec Fred Chichin : ils avaient beaucoup d'atomes crochus, notamment cette envie d'innover dans le domaine musical.

"Ils composent des musiques haletantes, des boîtes à rythme rouillé où des synthétiseurs dissonants soutiennent de leur bip bip des guitares cradingues, le tout magistralement survolé par la voix de chanteuse d'opéra déjantée de Catherine Ringer."

 

Dans toute la carrière des Rita Mitsouko, ce qui prédomine, c'est l'absence de concession aux modes, au show business. Ainsi, ils ont toujours refusé de participer à une tournée internationale parce qu'ils avaient des enfants en bas âge qui allaient à l'école.

Stan Cuesta, à travers dix temps forts, retrace la carrière de la chanteuse, avec Fred Chichin au sein des Rita Mitsouko, puis en solo.

Une carrière placée sous le signe de la liberté, de l'originalité et de l'anticonformisme...

 

 

 

 

 

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 09:22
Ce mépris de l'orthographe...

 

De plus en plus, l'orthographe est piétinée, maltraitée sur la toile : fautes d'usage grossières, accords élémentaires non respectés, mépris de la syntaxe et de ses règles...

 

Il est vrai que, désormais, tout le monde a la liberté d'écrire sur internet, mais on trouve aussi ces manquements à la grammaire sur de nombreux sites journalistiques.

Il est vrai que nous vivons dans un monde où tout s'accélère : il faut aller vite, et on ne se soucie plus de vérifier ce que l'on a écrit.

Il est navrant de voir notre langue française ainsi massacrée par des rédacteurs négligents.

 

Que dire des insultes qui se multiplient sur la toile ?

Là encore, c'est le réflexe qui l'emporte sur la réflexion : on méprise l'autre, on l'écrase, on l'annihile, on le piétine sans vergogne.

 

Et la langue est aussi abîmée par nombre de rédacteurs.

Sur un journal comme Agoravox, les fautes se multiplient, se répandent comme une sorte de contagion : on ne se donne pas la peine de relire... une façon de mépriser le lecteur.

 

Pourtant, la langue, c'est notre culture : c'est grâce à la langue que nous nous exprimons et que nous pensons.

La langue mérite respect et déférence : n'est-elle pas un patrimoine essentiel ?

 

Le travail de rédaction exige rigueur et attention, des qualités qui se perdent... Les journalistes devraient pourtant donner l'exemple de cette rigueur.

Les textes qu'ils écrivent sont destinés à un grand nombre de lecteurs... ainsi se perpétuent des erreurs de vocabulaire, des fautes de syntaxe, des barbarismes...

 

On sait que la concentration a tendance à se perdre dans un monde où les écrans sont omniprésents, où les images s'imposent.

 

C'est pourquoi, il est essentiel de réhabiliter notre langue : c'est elle qui nous permet de nuancer notre pensée, c'est grâce à elle que nous pouvons raisonner, argumenter.

 

Les images ont tendance à être de plus en plus envahissantes, elles peuvent être trompeuses et elles ne suffisent pas à la réflexion...

 

 

 

 

Ce mépris de l'orthographe...
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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 11:31
Mais où est passé Robert ?

 

Je lui avais consacré un article en juin 2018. Mais il semble que Robert soit devenu "persona non grata" sur Agoravox. Son profil a disparu.

Ouf ! nous ne lirons plus ses commentaires empoisonnés, nous ne subirons plus ses invectives assassines, ses insultes outrancières...

Robert était un déversoir de haine : un spécialiste de la diatribe et de la méchanceté.

 

Hargneux, haineux, il se faisait un plaisir pervers de peaufiner des commentaires destructeurs.

Mais où est passé Robert ? Il a dû être évincé par la direction d'Agoravox.

Trop de haine, trop de malveillance, aucune aménité, aucune empathie...

Triste Sire, tout de même ! Il n'hésitait pas à traiter les autres d'attardés, de nullité... une haine constante et pathologique... un dénigrement permanent.

 

Il est vrai que les messages de haine, les insultes se multiplient sur internet et sur les réseaux sociaux. Le réflexe l'emporte sur la réflexion...

C'est encore plus facile sur internet où l'anonymat favorise tous les excès, toutes les démesures : sous un masque, sous un pseudonyme, parfois sous un faux profil, tout est permis.

Des adultes se livrent à ce défoulement, à ces débordements de paroles : certains passent leur temps sur internet à déverser leur haine, preuve indéniable de leur désoeuvrement et de leur vacuité.

 

La haine se répand ainsi sur la toile et devient même parfois harcèlement.

Il est bon de mettre à l'index des gens qui prennent un malin plaisir à détruire, annihiler, anéantir les autres.

 

C'était aussi le cas de Henry Canant : le pseudo choisi était déjà révélateur d'une volonté de dénigrer et de se moquer.

Henry Canant utilisait régulièrement des insultes... attitude systématique qui le discréditait complètement...

"Démente, débile, vieille rombière, pauvre fille limitée, vieille toquée etc.", une litanie d'invectives...

N'oublions pas Bernie qui balançait régulièrement des vannes, qui dénigrait systématiquement mes articles.

 

Internet regorge de contenus et d'informations publiés et actualisés chaque seconde : difficile de contrôler toutes ces publications.

C'est à chacun de se montrer responsable de ses propos, à chacun de faire preuve d'une certaine correction : on peut critiquer sans insulter, et cela passe par un raisonnement argumenté.

 

 

 

 

 

 

 

Mais où est passé Robert ?
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:44
Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...

 

 

Cyber harcèlement, insultes récurrentes, photomontages dégradants : les femmes sont plus particulièrement des cibles sur Twitter, Facebook.

Certains journalistes eux-mêmes se sont livrés à ce "jeu" cruel du harcèlement.

 

La méchanceté devient ainsi une preuve de valeur sociale, le dénigrement personnel est érigé en "coolitude branchée."

C'est ainsi qu'on a découvert récemment "la ligue du lol", un groupe constitué de journalistes qui s'appliquait à harceler quelques hommes et beaucoup de femmes, identifiées comme féministes.

 

Cette explosion de haine qui se déverse sur internet, ce flot d'insultes révèlent une société en manque de repères.

Quel plaisir peut-on prendre à harceler des victimes fragiles ?

Et quand ce sont des journalistes qui se livrent à une telle activité, on peut s'interroger sur le fonctionnement des réseaux sociaux où l'agressivité est bien vue, presque valorisée.

Une dizaine de journalistes français en vue ont été écartés ou renvoyés de leurs postes. Ils ont passé une décennie sur Twitter à insulter en toute impunité des femmes qui avaient eu le malheur d'apparaître sur leurs radars. 

 

Evidemment, l'anonymat favorise ces phénomènes de violence verbale : la parole se libère, elle éructe, elle déborde...

Certes, les réseaux sociaux ont un rôle positif, mais on observe une forme de "dilution des responsabilités, de dimension régressive, une forme de barbarie, de sadisme."

Ces plateformes deviennent de véritables fléaux.

De nombreux journalistes préfèrent se retirer des réseaux sociaux pour ne pas avoir à affronter des flots de haine, de reproches divers. Mais on laisse alors la place à ceux qui se livrent à ces débordements, on leur cède.

 

Ceux qui s'adonnent à ce petit jeu de massacre ne se discréditent-ils pas eux-mêmes ?

Insultes sexistes, insultes qui visent à amoindrir, à dénier toute intelligence à celui ou celle que l'on veut annihiler, insultes qui s'attaquent à l'aspect physique...

Et ces insultes se multiplient... Elles envahissent la toile, haineuses, dévastatrices.

 

Il m'est arrivé de subir, ainsi, des flots d'insultes sur Agoravox, et pendant 3 ans environ, j'ai renoncé à publier sur ce média : il est vrai que le harcèlement peut faire des ravages, et avoir des conséquences graves notamment sur les jeunes, les adolescents. Certains se spécialisent dans le commentaire haineux et malveillant...

 

Chacun doit se montrer responsable sur la toile : les insultes ne sont qu'une marque d'hybris, de démesure et d'irréflexion, il faut aussi les prendre avec du  recul et refuser de se laisser intimider par les fous furieux de la toile...

 

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/complotisme-harcelement-faut-il-quitter-les-reseaux-sociaux

 

 

 

Réseaux sociaux : jouir de la souffrance des autres...
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 12:23
Mélenchon, le démologue...

 

 

"Le démologue ne fait que verbaliser les émotions, les rêves, les colères de la foule..." écrit Roger-Pol Droit dans un de ses ouvrages paru récemment, intitulé Et si Platon revenait...

Jean Luc Mélenchon est ainsi défini comme un "démologue", quelqu'un qui "parle peuple", un de "ces parleurs qui ne parlent que pour mystifier, manipuler, contrefaire".

 

Comment ne pas percevoir la justesse de cette analyse quand on entend les propos de Jean-Luc Mélenchon, à l'occasion des perquisitions dont il a été l'objet ?

Peu importent les contradictions, peu importent les reniements, Jean Luc Mélenchon n'hésite pas à se contredire.

 

Et quand on lui pose une question gênante, il adopte l'esquive, il use même parfois d'un humour douteux et méprisant.

Face à une journaliste toulousaine qui l'interrogeait, il s'est permis de railler la dame, de se moquer de son accent...

"Et alors? Quesseu-que ça veut direuh?", a répliqué Jean-Luc Mélenchon en singeant l'accent méridional de la journaliste originaire de Toulouse...

 

Pourtant, la journaliste posait une question pertinente, évoquant les propos de l'ancien candidat à la présidentielle lorsqu'il jugeait normal que la justice enquête au sujet de François Fillon et Marine Le Pen.

Visiblement gêné par la question, Jean Luc Mélenchon a feint l'incompréhension : "Je ne comprends pas ce que vous voulez dire..." et de rajouter devant l'insistance de la journaliste : "Je ne me rappelle pas..." et encore : "Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n'importe quoi..."

Puis : "Quelqu'un a t-il une question formulée en français et à peu près compréhensible, parce que moi, votre niveau me dépasse..."

Voilà une attitude méprisante qui n'honore pas le chef de la France insoumise...

 

La journaliste ne pouvait que se sentir blessée par de tels propos.

Jean Luc Mélenchon s'est déjà comporté de cette façon à l'égard de journalistes...

Invité lors de l'Emission politique, il avait dénoncé  notamment Nathalie Saint-Cricq, la journaliste qui "ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute".

Il s'était emporté contre Léa Salamé qu’il avait présentée comme "une personne sans foi ni loi", en "pleine hystérie", qui sert de "passe-plat des campagnes des USA". 

Il avait accusé France 2 de lui avoir tendu un "traquenard médiatique" lors de L'Emission politique, appelant à "la création d'un tribunal professionnel des médias pour sanctionner symboliquement les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs"...

L'outrance, encore et toujours...

Une façon de mettre en scène la colère du peuple, de la prendre à son compte...

Cette colère existe bel et bien car les inégalités se creusent dans notre pays et les réformes en cours risquent de les aggraver.

Pour autant, Jean Luc Mélenchon, en se montrant méprisant à l'égard des journalistes, en esquivant des questions qui le gênent, montre ses faiblesses et ses limites. 

C'est dommage !

 

 

 

 

 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:45
Le sexisme ordinaire...

 

 

En regardant la liste des articles publiés sur Agoravox, on peut constater que la plupart des rédacteurs sont des hommes, comme si les femmes étaient presque exclues de ce cercle réservé à la gent masculine...

Les femmes devraient-elles se cantonner aux tâches ménagères ? N'auraient-elles pas le droit de s'exprimer sur un média comme Agoravox ?

Curieuse inégalité !

 

Mais, au fond, c'est encore le cas dans de nombreux domaines...

Inégalité dans les salaires, inégalité dans les tâches ménagères qui restent trop souvent dévolues en grande partie aux femmes, inégalité dans le travail car certains postes sont réservés presque exclusivement aux hommes, violences subies par les femmes...

Il reste encore bien des progrès à accomplir pour atteindre une égalité...

 

Que dire de certaines persistances culturelles ?

La femme considérée comme une mineure, la femme incapable de réflexion, la femme frivole attachée à des apparences...

Que de clichés persistent encore !

J'ai ainsi reçu des messages insultants et sexistes de la part des modérateurs d'Agoravox...

Par exemple :

"Banalités de collégien... "

"Ce billet traduit un âge mental de 15 ans de l'auteure qui ferait mieux de ne plus écrire car ses textes sont sans intérêt, niveau commentaire de bistrot..."
"C'est le type même de bavardage totalement creux, de l'autoérotisme verbal comme en font celles qui n'ayant jamais rien fait n'ont rien à dire..."

 

Bien évidemment, ces messages outranciers restent anonymes et ne sont même pas signés.

Ils relèvent, à mon sens, d'une forme de sexisme, comme si une femme était inapte à la réflexion, une façon de rabaisser l'autre.

On peut noter la généralisation de l'expression : "ses textes sont sans intérêt", on peut constater des clichés souvent utilisés : "la femme bavarde, celles qui n'ont jamais rien à dire..."

 

Voilà des jugements péremptoires, qui ne sont même pas argumentés... L'insulte n'est aucun cas une argumentation.

Cela relève de l'intimidation,  d'une forme de misogynie et de sexisme ordinaires.

On y perçoit une volonté de dominer, de réduire à néant, d'annihiler l'autre, de le traiter comme un enfant.

C'est ce que l'on appelle du "machisme"...

 

Combien de femmes sont ainsi traitées comme des mineures dans certains pays qui paraissent bien éloignés de notre culture ?

Combien de femmes sont ainsi méprisées, regardées de haut, infantilisées, considérées comme des objets ?

On le voit : même en France, dans notre pays, le machisme a la vie dure.

Je souhaite, pour ma part, que les femmes soient davantage représentées sur un média comme Agoravox.

Je les encourage à ne pas céder devant ces pressions sexistes...

Je les encourage à prendre la parole afin d'exprimer leurs idées, leurs revendications, leurs expériences...

 

 

 

 

 

 

Le sexisme ordinaire...
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 08:19
L'Obs ferme ses blogs...

 

 

 

En cette fin du mois de juin, le journal L'Obs a décidé de fermer ses blogs accessibles jusqu'à ce jour aux internautes, un espace de liberté qui s'évanouit, encore...

 

Voici le message que j'ai reçu : 

"Fermeture de la plateforme des blogs
Cher blogueur, 

Vous recevez ce message car vous êtes actuellement utilisateur de la plateforme des blogs de l’Obs. Certains d’entre vous y écrivent depuis plusieurs années et nous vous remercions de votre fidélité. 

Pour des raisons à la fois éditoriales et techniques, l’Obs a décidé de fermer cette plateforme à compter du 30 juin 2017. "

 

On le voit : le message est laconique et l'explication qui nous est donnée est sibylline...

 

Cette disparition me rappelle celle du Post où tout un chacun pouvait écrire sur toutes sortes de sujets...

 

Les blogs des internautes permettaient de diffuser des articles, de recevoir des commentaires, d'y répondre.

 

Que penser de cette disparition ?

On a l'impression qu'une certaine forme de liberté d'expression ouverte à tous dérange...

On a l'impression que certaines idées ne sont pas les bienvenues, même si elles peuvent être soumises à la critique et à la controverse...

 

Curieuse impression en ce début de règne d'un nouveau président : des journalistes sont évincés de certains médias, Natacha Polony, Frédéric Taddeï... certains sites s'évanouissent...

 

Voilà de bien mauvais signes, alors que commence une nouvelle présidence...

Voilà de bien mauvais signes alors qu'Emmanuel Macron annonce aussi que l'interview traditionnelle du 14 juillet n'aura pas lieu.

Comme si les journalistes pouvaient poser des questions gênantes, comme s'il fallait maîtriser à l'extrême la communication présidentielle...

Un Président qui se défile devant les journalistes, pour le 14 Juillet, voilà qui n'est pas de bon augure...

Va-t-on entrer dans une ère où les médias seront surveillés et verrouillés ?

Va-t-on entrer dans un monde où la liberté de s'exprimer sera réservée à une élite triée sur le volet ?

Un président jupitérien qui se retranche derrière sa fonction : c'est ainsi qu'apparaît Emmanuel Macron.

Bien sûr, il semble vouloir rompre avec les habitudes de son prédécesseur trop proche des journalistes, mais il tombe dans un excès inverse qui risque aussi de lui nuire...

 

Tout cela est inquiétant.

 

 

 

 

 

 

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 16:24

 

silence 3

 

Agoravox est un journal citoyen qui permet à un grand nombre de contributeurs de rédiger des articles et de s'exprimer : vive la liberté d'expression ! J'ai, pour ma part, publié de nombreux articles... et j'ai pu y exposer nombre de mes idées... Belle expérience !

 

Pour autant, l'expérience a tourné court : on m'a, d'abord, reproché de vouloir occuper quotidiennement le terrain, puis d'empêcher les autres de s'exprimer, alors que les publications sont nombreuses sur le site.

 

Aux dires de certains, je prenais même la place des autres ! Un agoranaute est venu, sur mon blog, déposer des messages d'intimidation, vantant les vertus de l'éclectisme qui n'était plus possible, en raison de mes nombreux articles publiés sur agora !

 

On m'a accusée aussi de médiocrité, certains se sont mis à noter mes articles, à les traiter de rédactions sans intérêt ! Qui plus est, certains se sont attaqués au métier de professeur, même à propos d'articles qui n'évoquaient pas du tout ce sujet.

C'était, bien sûr, l'occasion, pour certains, de ridiculiser les profs, de les railler : attitudes de potaches assez faciles...

 

Quand les commentaires ne se sont plus réduits qu'à des agressions verbales concernant mon métier, j'avoue qu'il ne m'a pas paru sérieux de continuer à m'exprimer sur le site.

 

J'ai vraiment eu l'impression que l'on voulait, sans cesse, me ramener à mon métier de professeur, alors que j'abordais bien d'autres sujets.

Pour ma part, je pense qu'un journal se doit d'évoquer toutes sortes de thèmes : la variété est importante, on peut aborder des sujets d'actualité, mais aussi des sujets culturels, des souvenirs, des expériences... l'éclectisme justement !

 

En renonçant à publier sur le site, j'essaie de me protéger d'attaques indignes qui mettent à mal mon métier, mon travail, ce que je suis.

Je renonce à une forme de liberté d''expression qui m'était offerte... Dommage !

Mais la liberté d'expression est-elle vraiment possible ?

 

Je déplore, surtout, les commentaires vulgaires, grossiers qui m'étaient adressés : tout cela est assez indigne de la part d'internautes qui se cachent derrière un anonymat pour insulter, mépriser et dénigrer.

 

Mais il paraîtrait que la liberté d'expression doit, aussi, passer par des paroles de haine et de mépris... Il est vrai que le métier d'enseignant devient, dans nos sociétés de crise, la cible de toutes les critiques : on les rend responsables de tous les échecs de la société : le chômage, les difficultés des élèves, leur incivilité... Les enseignants deviennent des boucs émissaires, dans un monde sans repères, où les parents ont, eux-mêmes, des problèmes pour jouer leur rôle d'éducateurs...

L'expérience d'agoravox m'a de toute façon enrichie et je ne la regrette pas : j'ai écrit sur toutes sortes de sujets qui m'intéressaient.

 

L'aventure se poursuit sur mon blog, de manière plus sereine.

Le pire, c'est que je ne suis pas la seule à avoir fui le site d'agoravox : d'autres l'ont aussi déserté, excédés par des commentaires hors de propos, d'autres sont partis, se privant, eux aussi, d'une forme de liberté d'expression.

Je regrette ces renoncements mais je les comprends, puisque j'ai moi-même renoncé à poursuivre l'aventure.

On peut déplorer, aussi, l'auto-suffisance de certains commentateurs qui n'ont qu'un but : se mettre en valeur, pour prouver et mettre en oeuvre une forme de supériorité  qu'ils n'ont pas mais qu'ils prétendent détenir...

 

 

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