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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 12:15
Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?

 

 

Un verdict surprenant à l'issue du procès de Jonathann Daval : 25 ans d'emprisonnement pour le meurtre de sa compagne, 25 ans sans période de sûreté..., alors que l'avocat général avait requis la perpétuité.

 

Tout de même, Jonathann Daval n'est pas seulement coupable de meurtre, il a aussi menti à maintes reprises, inventant même un complot familial pour se disculper. Après avoir tué sa femme, il est allé jusqu'à maltraiter son corps, le brûlant en partie.

Sa jeune femme Alexia a été décrite comme une personne "autoritaire", voire "humiliante", comme si cela pouvait excuser le crime...

Cet argumentaire de la défense transforme curieusement la victime en coupable : c'est une façon de justifier et d'excuser le meurtre d'Alexia Daval, une façon d'accuser la victime.

 

Un féminicide odieux et la peine infligée au meurtrier paraît bien légère....

Il est probable que grâce à des remises de peine, le meurtrier sera libéré dans quelques années, 15 ans,  peut-être moins ?

En France, les violences faites aux femmes se multiplient et un tel verdict ne paraît guère propice à atténuer cette tendance.

 


En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Alexia Daval a succombé elle aussi sous les coups de son compagnon.

Le scénario macabre qui a suivi est assez accablant pour le meurtrier : il a transporté le corps dans sa voiture, il a brûlé le cadavre, il a maquillé le crime et a inventé un meurtre de joggeuse.

 

En France, les femmes victimes de violences sont confrontées à une justice patriarcale.

Le simple fait de porter plainte peut  devenir un calvaire.

"Pousser la porte d'un commissariat pour dénoncer un conjoint violent relève de l'acte de bravoure", commente Céline Marcovici, avocate à la cour de Paris et présidente de l'association Avocats, Femmes et Violences.

Les policiers sont parfois indélicats ou terriblement maladroits, voire culpabilisants  : "C'est votre faute, pourquoi vous le faites revenir ?", "Pourquoi avoir autant attendu pour porter plainte ?"…)

Lors du premier confinement, les violences faites aux femmes se sont multipliées et aggravées.

Etre enfermée avec un conjoint violent, c'est terrifiant !

 

Françoise Héritier a dénoncé cette violence due essentiellement à une culture patriarcale :

 

"Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr, il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines."

Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier :

"On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.

Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait."

 

 

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/violences-faites-aux-femmes-la-france-est-le-paradis-des-violeurs-dit-salmona_fr_5fba68a1c5b66bb88c5ed10a

 

 

 

https://www.lepoint.fr/justice/violences-conjugales-il-y-a-encore-des-policiers-qui-refusent-de-prendre-les-plaintes-25-11-2020-2402542_2386.php

 

https://www.franceculture.fr/conferences/hesam-universite/nous-sommes-les-seuls-parmi-les-especes-ou-les-males-tuent-les-femelles

 

 

 

 

Pas de perpétuité pour Jonathann Daval ?
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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 12:26
Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort...

 

 

Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort : depuis 2011, il fait encore parler de lui, il hante les esprits, on le voit partout, il fascine, terrifie, intrigue... sans cesse, il ressuscite...

Soupçonné d'avoir tué sa femme, ses quatre enfants, ses deux chiens, le personnage s'est évanoui dans la nature.

 

 Des signalements, il y en a eu des centaines. Plus de huit cents en 2013, encore douze en 2015. On croit le voir au milieu d'un groupe de touristes en Cappadoce, dans un hôtel normand, dans un train en Gironde, dans un casino de l'Allier, en Italie, en Tanzanie… Xavier Dupont de Ligonnès a "un physique banal", explique la PJ. Résultat, on croit le voir partout.

Et aussitôt, c'est l'emballement médiatique : du grain à moudre pour les médias, d'autant que les faits divers passionnent les foules.

 

Il est vrai que les crimes commis sont hors normes.

Comment peut-on assassiner ses enfants, sa femme, des êtres chers ? Comment peut-on préméditer et planifier ces assassinats ?

 

Non, l'homme arrêté à Glasgow n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès, peut-on lire dans la presse...

Mais comment a-t-on pu y croire ? L'homme aurait voyagé depuis la France vers l'Ecosse, il aurait séjourné en France, pays où il est recherché depuis des années ?

Tout cela n'est pas crédible...

 

En fait, si l'homme est vivant, il doit bien se marrer de voir tout cet emballement médiatique autour de sa personne...

Et même s'il est mort, les médias le font sans cesse ressurgir, renaître...

Des romans, des livres ont été publiés sur cette affaire : Xavier Dupont de Ligonnès devient un personnage de roman, une énigme dont on essaie de percer les mystères.

Qui est Xavier Dupont de Ligonnès ? Et comment a-t-il pu basculer dans le mal absolu ?

 

N'était-il pas rongé par la culpabilité, par l'horreur de ses actes ?

Bien sûr, il s'est peut-être suicidé... mais il a planifié sa fuite et sa disparition avec tant de sang-froid et de méthode !

 

Saura-t-on, un jour, la vérité sur cette affaire ? Plus le temps passe, plus le mystère s'épaissit...

Plus le temps passe, plus il sera difficile de découvrir la vérité...

 

 

 

 

 

 

Non, Xavier Dupont de Ligonnès n'est pas mort...
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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 08:16
Ne me vieillissez pas ! dit Patrick Balkany à son avocat...

 

 

C'est un ténor très connu du barreau qui défend les époux Balkany : Eric Dupond-Moretti... Eh oui, avec toutes les affaires que traîne la famille Balkany, il leur faut bien un avocat de renom, capable d'assurer leur défense.

 

A l'issue de la première journée d'audience du procès pour fraude fiscale et blanchiment des époux Balkany, lundi 13 mai, l'avocat du maire de Levallois-Perret, Eric Dupond-Moretti, s'est exprimé devant la presse...

Mais, à sa grande surprise, alors qu'il ne s'y attendait pas, son client l'a interrompu...

 

"Madame Balkany est dans un état psychologique très fragile, c'est incontestable. Son mari, qui a 71 ans, l'a découverte inanimée et la pensait morte...", a déclaré Eric Dupond-Moretti. 

Mais il a été soudain coupé par son client, sourire aux lèvres : "71 bientôt...  ne me vieillissez pas. 70, ça me suffit !"

Visiblement agacé par cette intervention, l'avocat lui a alors répondu : "oui, c'est pas bien grave..."

 Eric Dupond-Moretti exaspéré s'est même tourné vers son client pour lui murmurer quelque chose et lui faire des remontrances... "Allez, faites votre déclaration", a conclu alors Balkany.

 

A parader ainsi, on voit que Patrick Balkany est manifestement toujours sûr de lui, il a toujours le même sentiment d'impunité, entretenu depuis tant d'années par les responsables politiques.

 

Symboles de l'argent facile, d'un monde politique corrompu, les Balkany ont toutes les audaces : il est vrai qu'ils côtoient les plus hautes sphères de la société : le couple, proche de Nicolas Sarkozy, l'ex-président de la République, lui-même compromis dans de nombreuses affaires, n'a peur de rien...

Soupçonnés de fraude fiscale, d'emploi fictif, de détournement de fonds, les Balkany ont un lourd arriéré et un passé chargé d'affaires douteuses.

 

Par ailleurs, comment ne pas souligner la maladresse et la stupidité de Balkany ?

Alors que son avocat est en train d'évoquer son âge, sa faiblesse, sa vulnérabilité supposée, voilà que Patrick Balkany rebat les cartes, et vient faire preuve d'une forme de "coquetterie" en affirmant qu'il a seulement 70 ans.

Et voilà que l'argumentation de son avocat est battue en brèche et s'effondre !

Alors que son avocat essayait de jouer sur la corde sensible, en parlant de l'âge de Patrick Balkany, voilà que son client anéantit sa stratégie de défense !

 

Ainsi, Patrick Balkany ajoute le ridicule à un passé lourd de malversations... 

Suffisance, autosatisfaction, escroquerie, Balkany cumule de nombreux défauts de sa caste... et il y ajoute une forme de bêtise et d'inconscience...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-allez-faites-votre-declaration-quand-patrick-balkany-reprend-son-avocat-eric-dupond-moretti-sur-son-age_3442597.html

 

 

Ne me vieillissez pas ! dit Patrick Balkany à son avocat...
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 12:23
Mélenchon, le démologue...

 

 

"Le démologue ne fait que verbaliser les émotions, les rêves, les colères de la foule..." écrit Roger-Pol Droit dans un de ses ouvrages paru récemment, intitulé Et si Platon revenait...

Jean Luc Mélenchon est ainsi défini comme un "démologue", quelqu'un qui "parle peuple", un de "ces parleurs qui ne parlent que pour mystifier, manipuler, contrefaire".

 

Comment ne pas percevoir la justesse de cette analyse quand on entend les propos de Jean-Luc Mélenchon, à l'occasion des perquisitions dont il a été l'objet ?

Peu importent les contradictions, peu importent les reniements, Jean Luc Mélenchon n'hésite pas à se contredire.

 

Et quand on lui pose une question gênante, il adopte l'esquive, il use même parfois d'un humour douteux et méprisant.

Face à une journaliste toulousaine qui l'interrogeait, il s'est permis de railler la dame, de se moquer de son accent...

"Et alors? Quesseu-que ça veut direuh?", a répliqué Jean-Luc Mélenchon en singeant l'accent méridional de la journaliste originaire de Toulouse...

 

Pourtant, la journaliste posait une question pertinente, évoquant les propos de l'ancien candidat à la présidentielle lorsqu'il jugeait normal que la justice enquête au sujet de François Fillon et Marine Le Pen.

Visiblement gêné par la question, Jean Luc Mélenchon a feint l'incompréhension : "Je ne comprends pas ce que vous voulez dire..." et de rajouter devant l'insistance de la journaliste : "Je ne me rappelle pas..." et encore : "Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n'importe quoi..."

Puis : "Quelqu'un a t-il une question formulée en français et à peu près compréhensible, parce que moi, votre niveau me dépasse..."

Voilà une attitude méprisante qui n'honore pas le chef de la France insoumise...

 

La journaliste ne pouvait que se sentir blessée par de tels propos.

Jean Luc Mélenchon s'est déjà comporté de cette façon à l'égard de journalistes...

Invité lors de l'Emission politique, il avait dénoncé  notamment Nathalie Saint-Cricq, la journaliste qui "ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute".

Il s'était emporté contre Léa Salamé qu’il avait présentée comme "une personne sans foi ni loi", en "pleine hystérie", qui sert de "passe-plat des campagnes des USA". 

Il avait accusé France 2 de lui avoir tendu un "traquenard médiatique" lors de L'Emission politique, appelant à "la création d'un tribunal professionnel des médias pour sanctionner symboliquement les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs"...

L'outrance, encore et toujours...

Une façon de mettre en scène la colère du peuple, de la prendre à son compte...

Cette colère existe bel et bien car les inégalités se creusent dans notre pays et les réformes en cours risquent de les aggraver.

Pour autant, Jean Luc Mélenchon, en se montrant méprisant à l'égard des journalistes, en esquivant des questions qui le gênent, montre ses faiblesses et ses limites. 

C'est dommage !

 

 

 

 

 

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 07:48
Et on inventa le délit de solidarité...

 

 

 

Notre monde sombre dans la folie : face à la crise des migrants, voilà qu'on invente le "délit de solidarité".

La solidarité, le soutien aux faibles, aux gens démunis devient un délit... La solidarité à l'égard des migrants peut être punie par la loi...

 

Et voilà que les valeurs s'inversent ! Et pourquoi pas bientôt un délit d'humanité ?

Nous ne savons plus gérer les problèmes qui se posent à nous : au lieu de penser le monde en termes de partages, nous ne le percevons qu'en termes de divisions et de fractures.

Et les fractures sont partout dans nos sociétés...

Comme le montre le philosophe Yves Michaud, les fractures au sein des démocraties se sont multipliées : riches et pauvres, fonctionnaires et précaires, jeunes et vieux, gens éduqués et gens non éduqués, croyants tolérants et musulmans opposés aux valeurs de la République.

Ces divisions permanentes font que les valeurs communes s'effondrent et se perdent...

 

N'est-ce pas le cas pour la crise des migrants ?

Face aux migrants, c'est la peur qui domine et qui l'emporte...

Et cette peur se nourrit à juste titre d'une "sécession d'une grande partie de la communauté française musulmane qui fait passer ses exigences religieuses avant les principes républicains..."

 

Il importe donc de ressouder une communauté autour de ces principes républicains : "liberté, égalité, fraternité..."

Et ceux qui ne veulent pas se plier aux lois de la République doivent en être exclus, et déchus.

 

La solidarité fait partie de ces principes républicains : nous nous devons d'accueillir des migrants à condition que ces migrants se plient à nos lois, et se conforment à nos coutumes.

Nous ne pouvons tolérer de manquements aux lois de la République, d'autant plus lorsque celle-ci accueille des migrants et leur apporte un soutien et une aide.

 

Mais, on ne peut pas ne pas porter secours à des migrants, des mineurs, de jeunes adultes en grande difficulté : c'est un devoir d'humanité élémentaire.


Depuis le début de l'année, près de 1 500 réfugiés sont arrivés dans le Briançonnais en provenance d’Italie, en passant par les cols aux alentours. Plus de la moitié sont des mineurs. 

Ces migrants africains souffrent de gelures, d'hypothermie, de lésions, il y a même eu des amputations. 

Ils n'ont rien à manger, rien à boire, ils ne sont pas équipés pour affronter le froid.

 

Des habitants de la région se mobilisent pour essayer de les sauver : après la Méditerranée, c'est la montagne qui anéantit encore des vies humaines.

Délit ou devoir de solidarité ? 

Face à la détresse humaine, le devoir de solidarité s'impose : chacun de nous doit en prendre conscience... c'est aussi un devoir d'humanité...

 

 

 

La réalité des migrants : 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-de-la-redaction/quand-les-mineurs-africains-sont-abandonnes-dans-la-montagne

 

 

 

 

 

 

Et on inventa le délit de solidarité...
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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 09:43
On ne frappe pas une femme...

 

 

L'affaire Bertrand Cantat affole la toile et fait du bruit dans le Landerneau : on déplore que le chanteur se produise en concert et on le fait savoir.

Concerts annulés, reportés, pétitions en ligne, manifestations devant les salles de concert, pression des élus locaux...

 

Le chanteur a été condamné à huit ans de prison pour avoir donné en 2003 des coups mortels à sa compagne, Marie Trintignant. Il a été libéré en 2007 de la prison de Muret dans le sud-ouest, après avoir purgé plus de la moitié de sa peine.

Certains affirment haut et fort qu'il a bien payé son crime... La justice l'a condamné puis libéré...

 

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a ainsi réagi aux différentes manifestations qui accompagnent les concerts de l'ancien chanteur de Noir Désir.  Bertrand Cantat "a le droit de vivre sa vie,  il a payé", a déclaré la ministre...

Philippe Laflaquière, le juge qui a libéré Cantat, dénonce l'impossible droit à l'oubli pour le chanteur, qui serait soumis à une "dictature de l'émotion" amplifiée par la puissance des réseaux sociaux. 

 

Oui mais la discrétion, le respect de la famille de Marie Trintignant, la décence devraient inciter le chanteur à ne plus parader sur scène.

Bertrand Cantat reste comme l'image et le symbole des violences faites aux femmes...

Un symbole de toutes ces femmes qui meurent régulièrement sous les coups de leur conjoint...

 

Comment effacer cette image ?

Comment faire oublier le meurtre qui a été commis quand on se produit sur scène ?

Un homme ne frappe pas une femme, un homme sait et connaît sa force et il ne devrait pas se permettre de lever la main sur une femme...

 

Pour reprendre la phrase célèbre du père de Camus, "un homme, ça s'empêche..."

Et "ça s'empêche" de frapper une femme à mort, en lui portant une multitude de coups.

ça s'empêche de frapper une femme à terre.

C'est une morale qui dit que l'humanité de l'homme est dans les limites qu'il s'impose à lui-même, et ce, quelles que soient les circonstances.

 

Comment ne pas comprendre le désarroi des parents de Marie Trintignant qui voient Bertrand Cantat se produire sur scène ?

D'autant que le personnage semble persister dans un comportement violent à l'égard des femmes...

Ainsi, selon le journal Le Point, au mois de février, une artiste de quarante-cinq ans a déposé une main courante contre Bertrand Cantat pour harcèlement. "Il se fait passer pour un ami, mais en réalité il a un comportement menaçant et violent psychologiquement", aurait déclaré la quadragénaire, qui a voulu laisser une trace écrite des agissements de l'ancien leader de Noir Désir.

Bertrand Cantat soupçonné encore de violences, après avoir été condamné pour meurtre ?

Apparemment, le chanteur n'a pas pris la mesure de ses actes, il est susceptible de recommencer.

"Un homme, ça s'empêche..." Et Bertrand Cantat devrait, de lui-même, prendre conscience de la violence dont il s'est rendu coupable.

Il devrait, de lui-même, ne plus se produire sur scène, afin d'éviter toutes polémiques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 08:37
François Hollande a enfin gracié Jacqueline Sauvage !

 


 

"Mieux vaut tard que jamais", pourra-t-on dire de cette grâce présidentielle qui permet, enfin, à Jacqueline Sauvage de sortir de prison.

 

Après une grâce partielle, rejetée par les juges, François Hollande a accordé une grâce totale à cette femme, victime pendant des années de violences conjugales, elle qui avait tué son mari, afin de se libérer de son emprise.

 

Rappelons les faits : le 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage avait tué son mari de trois coups de fusil dans le dos, à leur domicile près de Montargis, dans le Loiret. L'homme lui faisait vivre un enfer depuis 47 ans : coups, abus sexuels, sur elle mais aussi sur ses filles. La veille du meurtre, le fils, battu par son père, s'était suicidé par pendaison. 

 

Face à de telles ignominies, quel pouvait donc être le recours de cette femme ?

La condamnation qui lui avait été infligée, 10 ans de prison était une injustice totale.

 

Une femme battue, insultée, pendant des années, ayant subi un tel calvaire, ne pouvait que se révolter contre son bourreau.


C'est un fait : les violences faites aux femmes sont, trop souvent, minimisées. Le verdict qui pesait sur Jacqueline Sauvage tendait à cautionner et justifier ces violences.

 

Ainsi, il a fallu une pétition, une mobilisation importante, pour que sa grâce soit enfin obtenue, des personnalités ont oeuvré pour sa libération : le 10 décembre, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées, place du Trocadéro, à Paris, pour réclamer la grâce totale de Jacqueline Sauvage, en présence de plusieurs personnalités comme les actrices Eva Darlan (présidente du comité de soutien), Anny Duperey et Danièle Evenou. 

La détermination de ces soutiens a porté ses fruits.

La justice est souvent rigide dans ses institutions, et, en l'occurrence, elle s'est montrée particulièrement figée dans ses décisions.

 

On aurait aimé que la grâce accordée par François Hollande intervienne avant Noël, mais elle vient redonner de l'espoir à toute une famille meurtrie, juste avant les fêtes de fin d'année.

 

Symbole de toutes les violences que subissent les femmes, Jacqueline Sauvage a pu, enfin, sortir de prison : il lui reste un long parcours pour se reconstruire.

Elle mérite de retrouver un peu de calme et de sérénité, après toutes les souffrances qu'elle a vécues...

 

On aurait aimé que la justice lui épargne un nouveau calvaire, avec cette condamnation d'une sévérité injustifiée.

 

Les femmes battues sont, hélas, encore trop nombreuses dans notre pays : souvent, elles éprouvent de la honte, hésitent à en parler et restent murées dans leur statut de victimes.

Le cas de Jacqueline Sauvage est particulièrement révélateur et caractéristique de cet enfer que vivent les femmes battues, dans le huis-clos de leur foyer.

 


 

 

 

François Hollande a enfin gracié Jacqueline Sauvage !
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 12:40
Une prison dorée pour des terroristes...

 

 

 

 

Télévision, salle de sport : c'est une prison de luxe qui a été aménagée à Fleury Mérogis pour Salah Abdeslam, ce terroriste qui a participé aux attentats du 13 Novembre, à Paris.

Que faire des terroristes ? C'est un problème auquel se trouvent confrontées nos sociétés. La plupart de ces fous de dieu choisissent la mort pour trouver, selon leurs folles croyances, une forme de salut, après avoir semé la terreur et la mort autour d'eux.

Mais que faire de ces jeunes gens radicalisés, endoctrinés quand ils ne se sont pas sacrifiés pour leur cause ?

Que faire de ces exaltés fanatiques ?

 

La France est en crise, les prisons sont saturées, bondées et l'on réserve une salle de sport à un prisonnier coupable des pires assassinats, afin de satisfaire ses exigences !

 

Comme on le dit familièrement, "on marche sur la tête".

Qu'attend-on de ce terroriste ? Des révélations ? C'est fort peu probable.

Eest-il décent que ce personnage reçoive un traitement de faveur ? J'imagine les réactions des victimes blessées et rescapées du Bataclan, j'imagine les réactions des  familles de ceux qui ont perdu la vie.

 

Comment peuvent-ils accepter de tels passe-droits pour un prisonnier qui a assassiné froidement des jeunes gens sans défense ?

C'est une insulte qui leur est faite, une façon de nier ce qui s'est passé le soir du 13 novembre.

Nos impôts peuvent-ils servir à faire des ronds de jambes à un terroriste ?

 

Alors que certains prisonniers connaissent des conditions de détention abominables, on accorde des faveurs à un criminel de bas étage.

La prison devient, pour lui seul, un hôtel de luxe.

On voit bien que certaines décisions sont prises en dépit du bon sens : on ne peut, ainsi, récompenser un terroriste, un fou de dieu qui n'a pas hésité à préparer et à perpétrer des attentats sur le sol français.

 

Les incohérences sont partout, elles génèrent nombre d'injustices et de difficultés.

Mais, en la circonstance, on atteint des sommets d'inconscience, et de bêtise.

Il est même question d'appliquer à ce terroriste une peine de prison à vie : dès lors, l'état français s'engage à des dépenses au long cours, pour entretenir cet individu.

 

Et, il faudrait, en plus, lui accorder des privilèges spéciaux : une salle de sport, et pourquoi pas un hammam ou une salle de cinéma ?

 

On est sidéré par le sort très particulier qui est réservé à cet assassin : notre monde rempli d'injustices et d'absurdités les perpétue même dans l'univers carcéral.

 

Notre pays dont la dette ne cesse de croître ne peut se permettre des dépenses abusivest pour un assassin qui a propagé la haine et a réduit à néant la vie de jeunes français.

 

Notre pays ne peut accorder des privilèges à des ennemis de la France qui n'ont pas hésité à meurtrir des familles, à préparer des  attentats pour tuer des gens sans défense.

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/societe/salah-abdeslam-beneficie-d-une-salle-de-sport-privee-en-prison-03-07-2016-2051520_23.php#xtmc=abdeslam&xtnp=1&xtcr=3

 

 

 

Une prison dorée pour des terroristes...
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 17:37
Quand la justice condamne des victimes...

 

 

 

Une femme de 69 ans a été condamnée à 10 ans de prison, pour avoir tué son mari, alors qu'elle a été, pendant de nombreuses années, victime de coups, d'abus sexuels, de violences physiques et verbales.

Où est la justice ? Une justice qui condamne une victime peut-elle être crédible ?

Le 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage avait tué son mari de trois coups de fusils dans le dos, à leur domicile près de Montargis, dans le Loiret. L'homme lui faisait vivre un enfer depuis 47 ans : coups, abus sexuels, sur elle mais aussi sur ses filles. La veille du meurtre, le fils, battu par son père, s'était suicidé par pendaison. 

Face à de telles ignominies, quel pouvait donc être le recours de cette femme ?

Alors que les violences faites aux femmes se multiplient, en France et dans de nombreux pays, un tel verdict tendrait à cautionner et justifier ces violences.

La barbarie d'un homme tyrannique, qui faisait vivre toute sa famille dans la terreur, a atteint un paroxysme d'horreur dans cette affaire.

Comment un tel verdict est-il possible, en France, le pays des droits de l'homme ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées coupables de la violence des hommes ?

Quand les victimes deviennent coupables, ne faut-il pas se poser bien des questions sur le fonctionnement de la justice ?

On peut, dès lors, parler de déni de justice : au cours du procès, les filles de l'accusée ont été, elles-mêmes, montrées du doigt, parce que, par peur de représailles pour leur mère, elles n'ont jamais dénoncé leur propre bourreau.

Une famille entière a souffert, pendant des années, sous le joug d'un tyran, et cette famille est, maintenant, victime de la justice.

Un fils qui se suicide, des filles violées, une mère accablée de coups, un tel tableau ne suffisait-il pas pour que soit prononcé un acquittement de Jacqueline Sauvage ?

Tuer un monstre qui martyrise ses proches, qui abuse de son autorité de père, est-ce un meurtre ?

Ce verdict n'est-il pas une honte ? Toutes les femmes battues se retrouvent bafouées par une telle décision.

Le bourreau qui a terrorisé sa propre famille est bien le coupable, et même si la loi interdit de se faire justice soi-même, il est des cas dramatiques où l'on perçoit la nécessité d'arrêter la tyrannie d'un monstre.

 

 

Une pétition à signer :


 https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_President_Francois_HOLLANDE_Grace_Presidentielle_pour_Jacqueline_SAUVAGE/?pv=2







 

 

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