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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 13:24
Quand les selfies de vaccins envahissent la toile...

 

Aux États-Unis, de plus en plus de personnes postent leur "vaxxie", un selfie de leur vaccin contre le Covid-19, sur les réseaux sociaux...

Le "vaxxie", tiens ! encore un nouveau mot lié au coronavirus !

Confinement, cluster, présentiel, distanciel.... que de mots et de situations inédites générés par le Covid !

 

 Des personnalités comme Joe Biden, 46e président des États-Unis, sa vice-présidente Kamala Harris ou l'immunologue américain Anthony Fauci ont publié une photographie ou une vidéo de leur vaccination contre le coronavirus.

En France, en revanche, on ne voit pas beaucoup de politiques montrer l'exemple.

 

Il faut dire que les nouveaux vaccins ARN peuvent susciter la méfiance : qu'en est-il des effets secondaires à long terme ?

 

Aux Etats-Unis, la pandémie fait plus de ravages que jamais... plus de 3500 morts quotidiennement, ces derniers jours.

Moins de 3 millions de personnes vaccinées au USA : beaucoup d'états n'ont pas les moyens pour embaucher du personnel, payer des heures supplémentaires, ouvrir des sites de vaccination.

Les hôpitaux sont aussi débordés par le rebond épidémique.

On apprend que deux Américains sur 10 n'ont pas l'intention de se faire vacciner.

Dans l'état conservateur de l' Ohio, le gouverneur affirme que 60% des employés des maisons de retraite ont déjà refusé de se faire vacciner !

C'est un problème !

Dès lors, les selfies de vaccins peuvent-ils avoir une utilité ? il s'agit de convaincre les plus réticents, de les inciter à se faire vacciner.

 

En France, même pas un tiers des soignants se vaccine aujourd'hui contre la grippe !

Pourquoi ? Les soignants devraient donner l'exemple... mais il semble qu'ils sont eux-mêmes peu convaincus de la fiabilité, de l'utilité ou de l'innocuité de certains vaccins.

 

Olivier Véran annonce que le gouvernement va "accélérer" en direction des publics prioritaires, avec la possibilité pour les soignants de 50 ans et plus de se faire vacciner "dès lundi"...  "Soyez rassurés. La campagne vaccinale va bientôt prendre de l'ampleur", a ajouté Olivier Véran, assurant que la France sait "organiser une vaccination de masse."

 

Mais, combien de soignants accepteront de se faire vacciner ?

On le saura peut-être prochainement...

 

 

 

 

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/sante/etats-unis-les-vaxxies-selfies-des-vaccins-envahissent-les-reseaux-sociaux-01-01-2021-2407851_40.php#xtmc=selfies-de-vaccins&xtnp=

 

à 7 minutes :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-01-janvier-2021

Quand les selfies de vaccins envahissent la toile...

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 12:36
Quand les fêtards, les noctambules, les bambochards deviennent de plus en plus suspects...

 

Le fêtard n'a pas la cote, encore plus en ces temps de pandémie et de confinement...

En temps ordinaire, le suffixe -ard le disqualifie et le discrédite déjà... et avec l'épidémie, le voilà totalement désavoué...

 

Ce suffixe "-ard", on le connaît bien, il a été particulièrement productif puisqu'on le trouve dans nombre de mots : "bâtard, bavard, , braillard, cabochard, chauffard, clochard, connard, cornard, cossard, couard, flemmard, froussard, gueulard, jobard, loubard, mouchard, nullard, pantouflard, pétochard, pleurnichard, pochard, poissard, richard, ringard, salopard, scribouillard, snobinard, tocard, trouillard, tubard, vachard."

On perçoit, aussi, le niveau de langue auquel appartiennent ces termes : issus du vocabulaire populaire ou familier, ils sont utilisés souvent pour discréditer, critiquer, dénoncer.

 

Désormais, on traque les fêtards, on pourchasse les noctambules et les bambochards...

On les menace de sanctions exemplaires...

 

Ainsi, samedi 12 décembre, une soirée clandestine a réuni plus de 500 "fêtards" à Marseille. La police a dû intervenir.

La plupart des participants ont été verbalisés pour violation du confinement : l'amende s'élevait à 135 euros. D'autres soirées clandestines ont eu lieu à Paris, à Nantes et Strasbourg.

 

En temps de pandémie, est-il raisonnable de se rassembler ainsi en foule pour faire la fête ?

D'autant que ces fêtes donnent lieu à des débordements : on parle de "fiesta extravagante", de "drogue", "d'alcool", "une orgie géante a même été organisée en Belgique"...

"À quelques kilomètres de la frontière française, à Saint-Mard, la police est tombée sur une partie fine géante réunissant plus de 50 personne. La plupart des individus seraient français.

Comme le rapporte le journal local La Meuse, la "partouze géante" qui devait être une simple fête d'anniversaire s'est transformée en une immense orgie." 

Alors, là, les fêtards ont fait fort !

 

Le maire de la commune s'est dit scandalisé suite à cette affaire en plein confinement. "Que viennent-ils faire chez nous ? C'est interdit ! J'en ai marre. Cela est déjà arrivé, mais ici cela prend d'autres proportions. C'est totalement irresponsable..."

En effet, c'est intolérable !

 

Ces fêtards ne prennent pas la mesure de leur conduite : ils risquent de se contaminer et de propager le virus dans leur entourage...

Vouloir faire la fête à tout prix, c'est un manque total de responsabilité...

Avec le couvre-feu, finis les noctambules, finis les gros fêtards...

Enfin, on ne sait pas : certains sont prêts à tout pour se distraire, même à contourner la loi...

La fête devient un symbole de tout ce qui est interdit, elle devient clandestine.

Pour le plaisir de transgresser...

 

 

 

Sources :

https://www.franceculture.fr/emissions/affaire-en-cours/affaires-en-cours-du-lundi-14-decembre-2020

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/marseille-une-fete-clandestine-reunit-plusieurs-centaines-depersonnes_4218363.html

 

 

 

Quand les fêtards, les noctambules, les bambochards deviennent de plus en plus suspects...

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 08:32
BAC 2020 : encore des chiffres record !

 

 

Qui dit mieux ? Le taux de réussite au baccalauréat atteint, cette année, le chiffre record de 95, 7 % ... soit 7,6 points de plus qu'en 2019 !

En raison de la crise du coronavirus, les épreuves finales ont été supprimées et seules ont compté les notes des premier et deuxième trimestres pour la délivrance de l'examen.

 

Un baccalauréat réduit à sa plus simple expression... un baccalauréat dont on perçoit de plus en plus les limites : un examen qui n'a plus de valeur et qui perd sa signification.

Un baccalauréat bradé, devenu une formalité à la fin des années d'études au lycée.

 

Chaque année, les consignes d'indulgence venant des inspecteurs jouent un rôle non négligeable : il faut veiller à atteindre une certaine moyenne et corriger éventuellement les notes si cette moyenne n'est pas atteinte.

 

Mais est-ce rendre service aux élèves ?

Arrivés à l'université, nombre d'entre eux sont incapables de mener à bien des études supérieures.

Des lacunes en grammaire, en langue française, des difficultés en orthographe, certains élèves arrivent en classe de seconde sans avoir le niveau requis.

Il faudrait remettre à l'honneur ces disciplines trop longtemps négligées dans le primaire et les classes de collège : apprentissage rigoureux de l'orthographe et de la grammaire.

 

Il est d'usage, au début de chaque année, de se réjouir, dans les établissements scolaires, des résultats mirobolants du baccalauréat : congratulations aux enseignants, autosatisfaction, publication et commentaires élogieux des résultats.

Quel cirque ! Quel battage !

 

Les lycées sont ainsi dirigés comme des entreprises : il s'agit pour chaque lycée d'obtenir les meilleurs résultats au baccalauréat, quitte à fausser les résultats, car de plus en plus on incite les professeurs à valoriser les copies, à être indulgents.

Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs d'établissement.

Ils doivent lutter entre eux pour attirer un maximum d'élèves vers des enseignements optionnels, quitte à faire preuve de démagogie...

Ils se transforment même parfois en publicitaires chargés de faire l'éloge de leur discipline devant les parents d'élèves.

 

On oublie l'essentiel : la formation des élèves, la rigueur des apprentissages.

A quand le bac universel donné à tous les élèves ? Cette année, on n'en est pas loin...

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/bac-2020-le-ministere-annonce-un-taux-de-reussite-de-95-7-apres-rattrapage-20200711

 

 

 

BAC 2020 : encore des chiffres record !

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 08:19
Voyage au pays des mots latins...

 

 

De nombreux mots français nous permettent de voyager à travers la langue latine....

 

Ainsi, ce voyage nous permet d'aborder une île, en latin "insula", et ses nombreux dérivés : "l'insulaire, la péninsule", les personnes "isolées", c'est à dire séparées, à part, comme dans une île.

L'île est bien un lieu distinct, qui isole du reste du monde.

 

Le navire qui nous conduit vers cette île vient du latin "navis" : on reconnaît le radical des termes "nautique, nautisme, nautile, nautonier, naviguer, internaute" et pourquoi pas "agoranaute".

 

Nous aurions pu prendre l'avion pour nous rendre dans cette île, et même ce mot qui désigne une réalité très moderne vient du latin "avis, l'oiseau".

 

Le ciel nous invite à le contempler, encore un mot latin, "caelum". Il est coloré d'un bleu profond, "céruléen", et cet univers "céleste" est empli de mystères....

 

C'est un beau voyage qui nous est offert : issu du terme latin "via", la voie, la route, le mot évoque l'idée antique du voyage sur des voies romaines... La Via Appia, la Via Domitia sont les plus renommées...

Le "viatique" nous permet aussi de nous déplacer plus facilement, il s'agit de provisions ou d'argent donnés pour un voyage.

 

Un soleil rayonnant nous accompagne, du latin populaire "soliculus", en latin classique, "sol".

De là viennent "le parasol, le tournesol, le solstice, le solarium, l'ensoleillement" qui peut donner une "insolation"...

 

La mer, "mare" en latin, nous emmène encore vers d'autres pays, d'autres îles, la mer, son air "marin", ses voies "maritimes", ses odeurs salées et iodées.

 

L'odeur "odor" nous transporte vers de nouveaux paysages "olfactifs" : nous découvrons des arbres "odorants", des pins, des cyprès.... en latin "arbor, pinus, cyparissus".

Nous percevons des "essences" parfumées, nous atteignons alors l'essentiel, l'être même de ces végétaux.

 

Nous entendons alors des oiseaux aux ramages somptueux, dans les branches, les rameaux des arbres : le mot est dérivé du latin "ramus", le rameau.

 

Nous visitons de nombreux pays, encore un mot venu du latin "pagensis", "habitant d'un bourg, d'un canton"...

 

Que de mots latins dans la langue française ! Nous oublions souvent que notre langue est constituée de mots très anciens dans tout un réseau de significations.

Nous oublions souvent tout cet héritage latin dont nos sommes redevables...

 

 

 

 

 

 

Voyage au pays des mots latins...

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 10:19
Dites-le en français !

 

 

Avec la crise du coronavirus, on a vu se développer et se multiplier nombre d'anglicismes...

Avant l'épidémie, nous n'avions jamais entendu ce terme "cluster" utilisé dans le jargon scientifique. Les hommes politiques l'ont rapidement adopté  : ainsi Olivier Véran, notre Ministre de la santé l'utilise sans cesse.

Ce mot anglais assez obscur est employé régulièrement dans les médias...

 

Pourtant, il existe des mots français qui correspondent à cette réalité : on pourrait ainsi parler de "foyer" ou de "foyer épidémique", ou encore de "foyer de contagion."

Pourquoi privilégier un terme anglais ?

Défendons notre langue ! Dites-le en français !

 

On peut aussi évoquer le "care", autre exemple de ces anglicismes à la mode... Pourquoi ne pas employer le mot "soin" ou encore l'expression "éthique de la sollicitude" qui existent en français ?

 

Que dire aussi du terme "tracking"  qui n'est autre qu'une application de traçage ?

Partout, l'anglais s'impose de manière envahissante.

 

On a aussi l'habitude de dénoncer les "fake news", alors que nous disposons en bon français de ces expressions : "fausses nouvelles, fausses infos, infox".

 

Notre langue française est ainsi constamment menacée par l'intrusion de l'anglais dans de nombreux domaines.

 

Les hommes politiques devraient eux-mêmes donner l'exemple car leurs discours sont répercutés et reproduits à l'infini : ils exercent donc une influence sur leur auditoire.

Le mot "cluster" nous est devenu ainsi très familier, comme s'il appartenait à notre langue. On perçoit bien pourtant ses origines anglaises.

 

Mais la mode est à l'uniformisation et à la mondialisation : l'anglais devient la langue de référence dans de nombreux pays.

 

Tant de  mots sont utilisés sur la toile et ailleurs "pour faire tendance" : "News, la semaine du white, The voice, Secret story..."

Le snobisme de certains, la mode, la pub taillent en pièces notre langue.

Comme si on en avait honte... nos mots s'effacent devant l'invasion de la langue anglaise.

 

Il convient cependant de lutter contre cette invasion progressive de la langue anglaise.

Chaque fois que c'est possible, dites-le en français !

 

 

Source : à partir de 31 minutes, 40 secondes...

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-31-mai-2020

 

 

 

 

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 11:20
Le vocabulaire du théâtre...

 

Un peu d'étymologie pour commencer :

Le mot "théâtre" vient d'un verbe grec  "θεάομαι, théaomai" : regarder. Le théâtre est donc associé dès ses origines à l'art du spectacle et de la mise en scène, il est fait pour être vu et regardé.

Toute pièce de théâtre est une oeuvre dramatique : ce mot est encore issu du grec "drama", "l'action", car elle développe une ou plusieurs actions où interviennent des conflits.

 

1) Les didascalies : ce sont toutes les indications de mise en scène en dehors du texte prononcé par les personnages : les noms des personnages, les indications sur le découpage du texte, les indications de lieu, sur les apparences des personnages, leurs gestes, sur la façon dont l'acteur doit prononcer une réplique... toutes les didascalies ont pour fonction d'orienter le travail du metteur en scène.

Remarque : les didascalies sont peu nombreuses dans le théâtre classique : il faut penser à les commenter car elles révèlent les intentions de l'auteur.

Au contraire, elles se multiplient dans le théâtre moderne : les auteurs montrent ainsi l'importance qu'ils accordent à la mise en scène : ils semblent vouloir contrôler cette mise en scène.

 

2) Les répliques : ce sont les propos échangés par les personnages.

 

3) Une tirade : c'est une longue réplique souvent très bien structurée : il est alors intéressant d'en étudier le plan.

 

4) Le procédé de stichomythie : il intervient quand les personnages se répondent vers par vers, les répliques sont constitués d'un seul vers. Ce procédé sert souvent à souligner un conflit ou la vivacité d'un dialogue.

 

5) La double énonciation : le théâtre instaure une situation de communication bien particulière :

a) les personnages parlent entre eux.   b) L'auteur ou le personnage s'adresse au spectateur.

Cette situation justifie des conventions théâtrales comme :

-le monologue : le personnage est seul sur la scène, le public seul entend ses propos.

-un aparté : c'est une réplique prononcée par un personnage et censée ne pas être entendue par les autres personnages. L'aparté est destiné, en fait, au spectateur : il instaure une connivence, une complicité.

 

6) Les différentes parties d'une pièce de théâtre :

- La scène et l'acte d'exposition : la scène d'exposition apporte au lecteur/ spectateur les éléments d'information sur l'histoire, elle présente les personnages, elle situe la pièce : contexte, lieu époque, registre... Elle met aussi en place l'action. Souvent, c'est tout l'acte I qui est consacré à l'exposition.

-Le noeud de l'action : c'est le processus de transformation de l'état initial, l'action connaît alors plusieurs péripéties qui constituent l'intrigue.

-Le dénouement : c'est la conclusion de la pièce.

 

7) La représentation théâtrale : elle fait intervenir la notion de mise en scène : les décors, costumes, jeux de lumières, musique, bruitages etc.

La mise en scène est une interprétation du texte, parfois une réinterprétation... 

Une pièce de théâtre peut être modernisée. Des mises en scène peuvent donner lieu à des lectures différentes de la pièce : ainsi, certaines insistent sur l'aspect comique de Tartuffe, d'autres sur son aspect tragique.

 

8) Le théâtre classique est régi par des règles précises :

-La règle des 3 unités : 

unité de temps : l'action doit se dérouler en 24 heures.

unité d'action : l'intrigue doit être unique.

unité de lieu : l'action doit se dérouler dans un seul lieu. (un intérieur bourgeois pour la comédie, un palais pour la tragédie...

La règle des 3 unités découle de la règle de vraisemblance : on fait coïncider le plus possible le temps de l'action et celui de la représentation.

La règle des bienséances : tous les événements ne peuvent pas être représentés sur la scène, les meurtres, les batailles, la mort : un acteur ne doit pas mourir sur scène. On évoque ces actions violentes sous forme de récits : les faits sont racontés par un personnage.

 

9) Le théâtre ou le drame romantique rejette toutes ces contraintes.

 

10) Le conflit théâtral : 

Au théâtre, les personnages s'opposent les uns aux autres par des sentiments, des idéaux, des intérêts contradictoires.

Le dialogue mais aussi le monologue théâtral sont souvent la représentation verbale de ces conflits externes ou internes.

 

11) La parole :

a) Le dialogue peut être informatif : c'est le cas dans la scène d'exposition. Il peut être aussi conflictuel : il fait intervenir un affrontement d'idées dans un échange plus ou moins vif de répliques. Il peut, à l'inverse, établir une complicité.

b) Le monologue : on assiste souvent à un dédoublement du personnage, le monologue mettant en jeu un conflit interne. Le personnage est partagé : il hésite entre deux comportements possibles.

Le dédoublement apparaît à plusieurs niveaux :

-dans le système énonciatif : recours à la 2ème personne du singulier, le personnage s'apostrophe lui-même. Le pronom "je" peut apparaître dans des tournures interrogatives.

-au niveau sémantique, avec des champs lexicaux contradictoires.

-dans le rythme et l'organisation du texte : on trouve des césures nombreuses (coupes au milieu des vers). Le rythme joue sans cesse sur des oppositions symétriques.

Le monologue traduit donc souvent le déchirement intérieur du personnage partagé entre des sentiments, des idées contradictoires, confronté à des choix impossibles.

 

 

 

 

 

Le vocabulaire du théâtre...

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 11:08
L'oasis comme un éblouissement...

 

Pour se détendre et rêver... la poésie des mots...

 

Dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie... du 14 au 22 mars 2020... Dis-moi dix mots : au fil de l'eau.

 

L'oasis ! Il suffit d'entendre ce mot plein d'exotisme pour voir se dérouler des paysages magiques de déserts, des dunes et des barcanes incendiées de soleils et de lumières, et soudain, comme un miracle, apparaît un lieu de verdures, aux palmes alanguies...

 

Le mot lui-même aux douces sonorités de sifflantes "s", réitérée nous apaise, et nous étonne aussi, avec ses voyelles variées qui s'enchaînent dans ce nom très court.

 

L'oasis semble, ainsi, comme un éblouissement, une découverte soudaine et inattendue...

 

L'oasis évoque l'Egypte, des dieux antiques aux sonorités voisines : Isis, Osiris, Apis, Anubis, Sérapis, Satis...

 

Ce mot venu du grec"ὄασις" a, aussi, des origines égyptiennes : issu de langues anciennes, il revêt un caractère mystérieux, étrange, d'autant que ce nom est resté intact au fil des siècles.

Préservé de toute altération, le mot "oasis" nous étonne, et nous éblouit...

 

Havre de paix, de repos et de bonheur, l'oasis sollicite tous les sens : on perçoit des couleurs nouvelles, on entend des clapotements d'eau, la fraîcheur d'une source nous apaise, on peut goûter une eau vivifiante...

 

Repos, détente, harmonie du lieu, brise légère, l'oasis apporte bonheur et réconfort, au milieu d'un désert de solitude.

Une palmeraie, une eau bruissante, des teintes verdoyantes..., l'oasis offre un bonheur longtemps attendu.

 

Un bruit d'eau, des frémissements de palmes agitées doucement, des murmures d'oiseaux, des reflets d'or sur les palmiers dattiers, des bruits d'eau "avec des rayons d'or dans les palmes...

 

Quels apaisements et quelle harmonie ! Miroirs d'ondes où se reflètent les longs fuseaux de palmiers hérissés de buissons ! Roseaux ondoyants !

 

L'oasis nous fait rêver à des lieux de paix, de repos, elle nous fait voyager vers d'autres paysages aux couleurs étonnantes...

Le vert côtoie des ocres aux douceurs de sables, le brun illumine le vert...

L'oasis nous offre un réservoir de sensations : couleurs, fraîcheur du lieu, bruissements de l'eau...

 

 

Les dix mots retenus :

aquarelle (nom)
à vau-l'eau (adv.)
engloutir (v.)
fluide (adj.)
mangrove (nom)
oasis (nom)
ondée (nom)
plouf (interj.)
ruisseler (v.)
spitant (adj.)

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-au-fil-de-leau

 

 

 

L'oasis comme un éblouissement...

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 11:16
Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...

 

Dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie... du 14 au 22 mars 2020... Dis-moi dix mots : au fil de l'eau...

 

La magie de l'eau ! Sa fluidité, ses transparences, ses mystères, les symboles qu'elle représente : la vie, la pureté, la fraîcheur...

 

L'eau peut être fontaine, source, rivière, fleuve, torrent, lac, mer, océan, pluie, rosée du matin...

 

Que de mots sont associés à l'eau ! Des mots anciens car l'eau est à l'origine de la vie et elle a toujours accompagné l'homme...

 

On admire depuis toujours sa fluidité : venu du latin "fluo" et plus anciennement du grec φλύω, le mot restitue bien avec sa fricative initiale cette caractéristique de l'eau, un radical que l'on retrouve dans le nom "le fleuve".

 

On est parfois surpris par une "ondée" : une pluie soudaine, souvent bienvenue et bienveillante... Là encore, le mot remonte au latin "unda", et plus anciennement au grec "ὕδωρ"... L'ondée rafraîchissante embellit les jardins, magnifie les fleurs, régénère les arbres...

 

Et l'eau ruisselle, se répand, devient petits ruisseaux ondulants... des mots anciens, venus du latin populaire rivuscellus, diminutif de rivus "petit cours d’eau", "rivière".

 

L'eau est encore si bienveillante quand elle fait naître des "oasis" dans un désert hostile... l'oasis, lieu de verdure aux palmes alanguies nous fait rêver... le mot nous promet une halte reposante, emplie de fraîcheur, de luxuriance...

Ce mot venu du grec"ὄασις" a, aussi, des origines égyptiennes : issu de langues anciennes, il revêt un caractère mystérieux, étrange, d'autant que ce nom est resté intact au fil des siècles.

 

L'eau peut aussi devenir "mangrove", formation végétale caractéristique des littoraux marins tropicaux, où dominent les palétuviers...

La mangrove joue un rôle écologique essentiel dans la conservation des littoraux tropicaux. ... La mangrove abrite une grande biodiversité animale. Certains poissons viennent s'y reproduire, d'autres y assurent leur croissance.

 

L'eau peut se faire aussi oeuvre d'art, elle permet de dessiner des "aquarelles", peintures légères sur papier avec des couleurs transparentes délayées dans de l'eau... des paysages, des arbres, des portraits naissent alors sous la main experte des artistes...

On reconnaît immédiatement l'ancienneté du mot : il vient bien sûr du latin "aqua"... un radical que l'on retrouve dans les termes "aqueduc, aquarium, aquatique."

 

Plus étrange encore, pour les Belges, l'eau peut être "spitante", chez nous elle serait plutôt pétillante... Et quelle agréable sensation procure cette eau pétillante au plus fort de la chaleur de l'été ! Elle stimule les papilles...

 

Mais l'eau peut soudain devenir turbulente, terrifiante quand tumultueuse, elle "engloutit" des rues, quand elle se fait torrentielle et qu'elle inonde des paysages entiers.

Et voici encore un mot ancien puisqu 'il est issu du verbe latin "inglutire", "avaler gloutonnement, faire disparaître dans un gouffre."

Quel verbe expressif dans ses sonorités de consonnes : gutturale "gu", dentale "t"!

 

Et parfois plus rien n'empêche le passage de l'eau, elle s'emporte et emporte tout sur son passage : alors, tout s'en va à vau-l'eau...

Ce nom "eau" a lui-même des origines anciennes puisqu'il est issu à nouveau du latin "aqua", par une dérivation populaire : "aqua" est devenu au XIe siècle egua et ewe, au XIIe siècle aive, aigue, eve puis eaue.

 

Enfin, on ne peut oublier la chanson de l'eau, ses murmures, ses bruissements, ses glouglous... ou encore le bruit d'un corps ou d'un objet qui tombe dans l'eau : "Plouf !", une onomatopée sympathique... 

 

Hélas, l'eau est devenue une ressource menacée : pollution, surexploitation, gaspillages, prélèvement des eaux souterraines, agriculture intensive. Un million de personnes meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau potable et c'est la mauvaise gestion humaine de l'eau qui en est la cause.

 

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots-au-fil-de-leau

 

 

Les dix mots :

 

aquarelle (nom)
à vau-l'eau (adv.)
engloutir (v.)
fluide (adj.)
mangrove (nom)
oasis (nom)
ondée (nom)
plouf (interj.)
ruisseler (v.)
spitant (adj.)

 

 

Au fil de l'eau : une ressource qui s'épuise...

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 13:26
Le lundi réunit la brillance du jour et celle de la lune...

 

 


"Lundi" : nous utilisons tant de fois ce mot qui nous paraît si familier ! Un mot venu, en fait, du latin... pour les Romains, le lundi était le jour de la lune, "lunae dies".

 

En fin de mot, le radical "-di" désigne le jour, et on peut rattacher ce terme à l'adjectif "diurne".

 

Le mot "jour", lui, vient du latin "diurnus", d'un radical qui signifie"briller" et apparenté au mot "deus", le "dieu" et, notamment, à "Zeus" dans la mythologie grecque !

Le mot "luna" comporte le même radical que les noms "lux, lumen" qui désignent la lumière.

 

Ainsi le mot "lundi" réunit la brillance du jour et celle de la lune ! 

 

Il évoque des divinités, il renvoie à la mythologie gréco-romaine.

Tous les jours de la semaine s'achèvent avec cette finale -di, sauf le dimanche qui, lui, s'ouvre sur cette syllabe et marque, ainsi, sa singularité.

 

On voit, à travers ces exemples, l'empreinte qu'a laissée le latin sur notre langue : le latin est présent dans de nombreux mots de vocabulaire, il nous accompagne tous les jours sans qu'on en ait conscience.

Notre langue, notre culture sont latines et grecques.

 

Grâce à l'étymologie, le mot "lundi" prend une toute autre dimension : devenu jour de la lune, il peut permettre quelques distractions, il revêt, aussi, un charme poétique, il évoque des images de nuits étoilées auréolées de différentes formes de lunes...

Croissants de lune, lune pleine, lune qui émerge des nuages, qui se voile de nuées ondoyantes et légères...

 

Le lundi n'est plus un jour ordinaire : il devient jour lumineux, divin, il se pare d'un passé mythique et mythologique : la déesse de la lune dans l'antiquité était la soeur d'Hélios.

On la représente guidant un char argenté à travers le ciel obscur, tiré par des chevaux blancs. Elle brille d'une douce lumière argentée pendant qu'elle voyage à travers les cieux, renvoyant une douce lumière sur la terre ensommeillée.

 

Le mot "lundi" qui nous apparaît si commun revêt, soudain, un charme particulier...

Il contient la lune, le jour, la lumière, il nous raconte des histoires mythologiques...

Il suggère d'autres déesses lunaires : Séléné, Diane, Artémis, Hécate...

Il suggère tant de noms aux sonorités exotiques, mystérieuses, empreintes de poésie....

Séléné, la grecque ! Diane, la romaine !

 

Il évoque un monde peuplé de dieux et déesses, une nature vivante, animée.

 

Si le lundi fait rêver, que dire du vendredi, le jour de Vénus ?

Le vendredi devient un jour idyllique, associé à l'amour, la tendresse, il est vrai qu'il annonce de jolies perspectives avec l'arrivée de la fin de semaine et du repos dominical...

 

Que dire du mardi, le jour de Mars, le dieu guerrier et du jeudi, le jour de Juppiter ?

 

Ainsi, les jours de la semaine évoquent des divinités anciennes, ils se parent d' un relief particulier, d'une dimension mythique et mythologique...

 

 

 

http://www.cosmovisions.com/$Selene.htm

 

 

 

 

 

 

Le lundi réunit la brillance du jour et celle de la lune...

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 10:31
Le retour de la grammaire ?

 

J'ai reçu dernièrement dans ma boîte mail une publicité d'un éditeur scolaire : "Travailler la grammaire en toute sérénité... Découvrez nos cahiers de langue française et expression pour s'entraîner et progresser toute l'année..."

On présente alors deux manuels, l'un pour la classe de seconde, l'autre pour le niveau première.

Avec cet argumentaire :

"300 activités pour travailler la langue : vocabulaire, orthographe, synthaxe... (sic)  (le mot syntaxe a été mal orthographié, un comble pour une publicité qui met en avant des exercices orthographiques !)

Pour un usage en classe ou à la maison...

Un outil clé en main pour développer l'autonomie des élèves..."

 

La grammaire remise à l'honneur ? Il serait temps...

Pendant des années, on a négligé cet enseignement dans les écoles et les collèges.

Pendant des années, on a mis au rebut l'orthographe et la grammaire.

Et voilà qu'on veut à nouveau l'enseigner au lycée...

 

En fait, ne serait-il pas plus cohérent de renforcer cette discipline dès l'école primaire et le collège, afin que les élèves puissent arriver au lycée avec des bases solides ?

 

Ainsi, de réforme en réforme scolaire, les enseignants sont pris dans des réseaux de contradictions... C'est absurde ! On a pendant des années négligé la grammaire, on y revient bien tardivement...

 

Il bien évident que la grammaire est fondamentale dans l'apprentissage de la langue... Par quelle lubie pédagogiste a-t-on voulu l'évincer de l'institution scolaire ?

Et voilà qu'on fait marche arrière et que l'on prend conscience de l'utilité de cette discipline.

 

Hélas ! l'éducation connaît cette maladie : la manie de la réformite...

Que d'incohérences ! Que d'aller-retours !

Les enseignants sont considérés comme des girouettes. Et les élèves subissent les conséquences de ces réformes mal pensées. Ils ont des difficultés à rédiger, à construire des phrases correctes, ils ne maîtrisent pas leur propre langue...

 

C'est dès l'école primaire qu'il faut enseigner avec rigueur l'orthographe et la grammaire car c'est par le langage que s'acquiert la réflexion et que se développe la curiosité.

 

 

 

 

Le retour de la grammaire ?

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