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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 12:00
Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...

 

 



Le mot "colonne" évoque immanquablement des temples antiques, aux proportions harmonieuses, aux teintes de marbre blanc : des vestiges du passé dont on perçoit la beauté, la pureté…


Le Parthénon, à Athènes, le temple de Poséidon à Cap Sounion, la Maison Carrée à Nïmes, le temple d’Apollon à Delphes…

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux, et abrupt, au pied des Phédriades ! Tout autour quelques cyprès lancent leurs fuseaux sur l'azur ! 

Des cyprès qui rivalisent avec l'élégance de ces colonnes tronquées...

Le vert et l'ocre se côtoient, dans ce site vertigineux !

La Vallée des Temples qui fait surgir, soudain, dans les paysages, ces colonnes antiques, aux teintes d'opales...


On voit des formes élancées s’élever vers le ciel, des cannelures régulières, parfois des fûts de colonnes effondrées…


Toute une poésie associée à ces marbres antiques !


On voit des paysages méditerranéens, des ciels d’un bleu infini, des colonnes doriques, ioniques, corinthiennes, qui nous montrent des formes variées, élégantes.


On admire des volutes, des enroulements, on est sensible à des délicatesses de feuilles d’acanthes, on aime, aussi, la simplicité brute des colonnes doriques.


La colonne n' a-t-elle pas une dimension spirituelle ? S’élevant vers le ciel, elle rejoint le monde divin.


Les colonnes forment des alignements harmonieux, des figures si raffinées...


Le mot suggère, lui-même, solidité et élégance, grâce à la gutturale initiale "c", et à la voyelle "o" réitérée qui retentit comme un écho sonore.


Le mot est, bien sûr, ancien et remonte au latin "columna".

Il pourrait être en relation avec le terme "colline" : encore un mot venu du latin "collis" qui suggère des paysages du sud !
 

La colonne nous fait pénétrer dans un monde mystique : les temples de l'antiquité égyptienne déroulent, aussi, des colonnes imposantes, dont on perçoit la magnificence.

Temples grecs, romains ou égyptiens, les colonnes nous séduisent par leur élégance, leur beauté.

Les colonnes nous font voyager dans le temps, suggèrent des formes aériennes, élancées, des teintes éclatantes de marbre...

Les colonnes évoquent le sud, la Méditerranée, le temps des vacances, des voyages et des découvertes...

 

 

 

 

Quelques bribes de colonnes dans un paysage somptueux...
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 14:42
Le lierre s'enroule et déroule ses feuilles vernissées...

 

 


 "Il a compris la race antique aux yeux pensifs
 Qui foule le sol dur de la terre bretonne,
 La lande rase, rose et grise et monotone
 Où croulent les manoirs sous le lierre et les ifs.


 Des hauts talus plantés de hêtres convulsifs,
 Il a vu, par les soirs tempétueux d'automne,
 Sombrer le soleil rouge en la mer qui moutonne ;
 Sa lèvre s'est salée à l'embrun des récifs."

 

 

Tel est l'hommage que rend le poète José Maria de Heredia au peintre français Emmanuel Lansyer, paysagiste qui a représenté la Bretagne dans de nombreux tableaux...

Heredia évoque magnifiquement ces paysages bretons fixés par le peintre : la lande, l'Océan, les vieux manoirs recouverts de lierre.

Le lierre semble conférer à ces manoirs encore plus de mystère...

 

Le lierre qui s'enroule et déroule ses feuilles vernissées sur les murs, les arbres, le sol : beau tapis de vert, le lierre qui orne et embellit les jardins de ses feuilles aux formes épanouies...

 

Le lierre côtoie la mousse, escalade les arbres, recouvre la terre, le lierre s'accroche partout, se répand, s'épanche dans un envahissement étourdissant...

 

Ce mot "lierre", avec ses deux voyelles imbriquées "i" et "é", sa double consonne gutturale "r" semble mimer la plante qui s'imprègne sur toutes les surfaces, sur la roche, les pierres, les branches...

 

Belles feuilles alvéolées, abondantes, prolifiques, le lierre nous offre des bouquets de verdure.

 

Ce mot venu du latin "hedera" est issu d'un verbe "prehendo", saisir, prendre...

Le lierre fut d’abord appelé "èdre", puis "l’ierre", et la fusion avec l’article défini a donné la forme définitive du mot...
  

Le lierre s'empare de tous les territoires, il chemine, se disperse, s'éparpille partout, il prend possession de tous les lieux, même les plus improbables.

 

Symbole de fidélité, d'attachement, le lierre aux feuilles éternellement vertes forme des tableaux étonnants, ruisselle sur les murs, les façades, les cyprès, les cèdres...

 

Associé au dieu du vin Bacchus, souvent représenté avec une couronne de lierre, cette plante représente aussi la prolifération, la gaieté, l'enthousiasme.

 

Le lierre protège une faune abondante qui se cache sous son feuillage, tout un monde d'insectes qui vit à l'abri de ces feuilles persistantes...

Le lierre recèle une vitalité mystérieuse, des myriades d'insectes qui peuplent ces sous-bois...

 

"Hedera", feuille de lierre ! Le mot est féminin, en latin, comme la plupart des noms d'arbres et de plantes...

"Hedera", peuplée de nymphes prolifiques, "hedera" souple et ondoyante !

 

Les feuilles de lierre couronnent aussi les poètes, et sont une façon de les honorer.

Ce mot fait surgir des images de luxuriance, d'harmonie et d'abondance !

 

 

 

 

Le poème de José Maria de HEREDIA  :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jose_maria_de_heredia/un_peintre.html

 

 

 

Le lierre s'enroule et déroule ses feuilles vernissées...
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 12:18
Brigitte Macron : une première dame impliquée dans le domaine de l'éducation ?

 

 

Celle qui est devenue, hier, la première Dame, Brigitte Macron, a été enseignante, professeur de lettres, de latin, de théâtre... Elle s'impliquera, sans doute, pour faire en sorte que le quinquennat d'Emmanuel Macron soit un encouragement à la culture, à la littérature, la lecture.

Brigitte Macron aime citer de grands auteurs, comme Montaigne, Beaumarchais.

 

Nul doute qu'elle pourra avoir une influence sur ce ministère de l'Education qui la concerne plus particulièrement.

Il faut espérer qu'elle oeuvrera pour la défense de notre langue, de notre culture et de notre littérature.

 

La France n'est-elle pas le pays de la littérature ?

Nos auteurs ont acquis une universalité : on songe à Molière, bien sûr, qui symbolise plus qu'un autre écrivain cette universalité.

Mais les noms se pressent, nombreux, qui viennent illustrer cette universalité : La Bruyère, Ronsard, La Fontaine, Racine, Voltaire, Hugo, Proust.

 

Que la littérature soit enfin remise à l'honneur, enfin célébrée comme elle le mérite !

Que les lettres retrouvent leur lustre !

 

Dans un monde voué à la modernité, n'est-il pas essentiel de s'ancrer aussi solidement dans la culture, l'histoire et le passé ?

La France, connue partout dans le monde pour sa littérature, sa langue, rayonne grâce à ses lettres, ses humanités.

 

Alors que les jeunes générations s'adonnent de moins en moins à la lecture, alors que l'orthographe n'est plus maîtrisée par nombre d'adolescents, il faut redonner à l'enseignement des lettres toute sa place.

 

La littérature n'est-elle pas une ouverture sur le monde ? N'offre-t-elle pas une vision élargie sur tous les milieux, sur le passé, le présent et l'avenir ?

Elle est un champ de réflexion et de découvertes infini.

 

Qu'on relise Rabelais, qu'on relise Montaigne, qu'on s'imprègne des humanistes du 16ème siècle !

Qu'on ait en mémoire leurs textes, qu'on n'oublie pas ce message essentiel : la culture est libératrice...

 

La culture offre un épanouissement à chacun, elle permet de progresser, d'avancer sur le chemin de la sagesse.

La culture est indissociable du bonheur qu'elle procure : une découverte perpétuelle, une soif de connaissances qui ouvre sans cesse de nouvelles perspectives.

Notre monde en perpétuelle mutation a besoin de cet ancrage dans notre passé culturel.

Notre monde en perte de repères a besoin de retrouver ce goût des connaissances, de la littérature, du beau langage.

 

 

 

 

 

 

 

Brigitte Macron : une première dame impliquée dans le domaine de l'éducation ?
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 13:55
L'étymologie ou la science du vrai...

 

 

 

L'étymologie est essentielle : elle nous fait remonter aux origines des mots, à leur essence : issu du grec " ἔτυμος, étumos" qui signifie "vrai", le terme désigne bien la science du "vrai"...

Cette science nous fait comprendre le véritable sens des mots, leur évolution, leur histoire...

De nombreux termes remontent aux langues grecques et latines : l'étymologie, c'est le retour aux sources, elle nous fait comprendre le sens premier des mots, elle permet de mémoriser l'orthographe.

 

On trouve, ainsi, des familles de mots qui ont une même origine : "misanthrope, anthropophage, anthropologie, anthropomorphe", autant de mots qui renvoient au nom grec "ἄνθρωπος, anthropos" qui désigne l'homme.

 

C'est le terme latin "homo" qui a donné naissance à cette autre famille : "homme, humain, humanité, humanisme" et ce substantif  doit être rattaché au nom latin de la terre "humus".

C'est de là que viennent, aussi,  les mots "humilité, humble".

 

Ainsi, l'homme se définit , dès les origines comme un être vivant sur la terre, attaché à elle, soumis à ses lois, et en ce sens, il devrait faire preuve d'une certaine humilité, une humilité qu'il semble avoir perdue, car l'homme s'acharne souvent à détruire la terre, en la polluant, en se livrant à toutes sortes d'exactions : gaspillage, déforestations, mépris de la nature.

 

Les terriens que nous sommes oublient le respect dû à cette planète pleine de ressources et de merveilles.

L'homme lié à la terre, au cosmos, à l'ordre du monde en vient à pervertir cet ordre et cette harmonie par cupidité, appât du gain.

L'homme, dans son inconscience, en vient à détruire ce qui lui permet de vivre, d'aimer, d'admirer ce "cosmos,  κόσμος," qui désigne en grec "l'ordre".

 

Pourtant, l'homme n'est qu'un "microbe" devant l'immensité du cosmos...

"Microbe", encore un mot venu du grec ! Issu de l'adjectif " μικρός, mikros", comme "microscope, microcosme."

Ainsi, l'étymologie nous permet de comprendre la place de l'homme dans l'univers, elle nous donne des leçons, nous apprend une forme de modestie et de mesure.

On avait envisagé, il y a quelques années, de supprimer l'orthographe d'usage, et de pratiquer une écriture phonétique, mais on voit bien là tout ce que l'on aurait perdu...

La phonétique, justement ! Encore un mot forgé sur un terme grec "phoné" : "la voix", qui doit être associé au "phonème", à l'adjectif "aphone", "sans voix".

 

Si la phonétique est utile, il ne faut pas oublier l'orthographe et l'origine des mots : ceux-ci s'inscrivent dans une longue histoire, ils sont un témoignage précieux du passé.

 

Les mots nous donnent des leçons d'humilité : ils ont traversé des siècles d'histoire, ils nous parlent du passé, nous relient à tous ceux qui nous ont précédés.

 

Les mots, leur étymologie doivent être préservés précieusement, comme la terre sur laquelle nous vivons et qui nous offre tant de sources d'émerveillements...

 

 

 

 

 

 

L'étymologie ou la science du vrai...
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 08:53
Appel aux candidats à la Présidentielle : il faut restaurer l'enseignement du latin et du grec...

 

 

 

Que serions-nous sans mémoire ? Le passé nous construit et nous aide à vivre le présent... Nous avons tous besoin de connaître nos racines, d'où nous venons, qui sont nos parents, nos grands-parents.

Nous avons tous besoin de cet ancrage qui nous donne des repères essentiels...

 

Notre vie même est faite de mémoire, d'acquis, d'apprentissages divers : nous avons tant appris, tant accumulé de savoirs, tant expérimenté...

Le savoir de ceux qui nous ont précédés nous construit ainsi que leur façon de vivre, leurs pensées, leurs perceptions...  Notre culture est faite de lectures, de mots, de sensations...

Elle est, elle-même, ancrée dans le passé...

 

La plupart des mots de notre langue nous viennent du passé : le latin, le grec sont le substrat de la langue française...

 

Or, ces disciplines ont été sacrifiées, annihilées par la réforme du collège initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

Cette transmission des savoirs essentielle a été mise au rebut.

Pourtant, les humanités sont si formatrices pour l'apprentissage de notre langue, elles constituent le terreau de nos sociétés, nous sommes les héritiers des romains, des grecs, de toutes ces civilisations qui nous ont précédés et à qui nous sommes redevables.

 

Notre monde a tendance à privilégier l'instant, l'intensité des émotions : il faut vibrer devant des films où la violence se déchaîne, il faut se livrer à des jeux de guerre, il faut se défouler dans des parcs d'attraction où la vitesse, la peur sont créées artificiellement...

Il faut s'évader dans l'illusion d'un monde virtuel, éloigné de la réalité et de la vraie vie...

 

Le latin, le grec, l'orthographe, la grammaire sont la mémoire de notre langue, un passé commun qui nous soude et nous structure... 

Ils nous ouvrent un horizon de réflexions, et nous permettent d'envisager plus sereinement l' avenir.

 

Notre langue nous vient du passé et même si elle évolue, si de nouveaux mots apparaissent, ces mots sont souvent constitués de racines anciennes.

Les gens qui nous ont précédés, nos parents, nos grands-parents font partie de notre héritage.

Ils sont présents en nous, nous aident à vivre, à avancer et par delà la mort, ils nous donnent encore des leçons de vie.

 

Oui, le passé est essentiel, comme l'est l'étude de l'histoire.

Quand je vois un monument du passé, un amphithéâtre, un aqueduc, un vieux mur, je me dis que je fais partie de cette humanité laborieuse, pleine de force et d'inventivité...

Je me dis que l'être humain a su bâtir des merveilles d'architecture...

Je me dis que nous sommes les héritiers de tout ce passé qui nous a permis toujours plus de créativité.

 

Quand je m'exprime, j'utilise tant de mots venus du passé, tant de mots issus de ces langues anciennes, le latin et le grec...

Notre culture, nos arts sont imprégnés de ces humanités, littérature, philosophie, architecture, peinture...

Il est important de rendre hommage à ce passé, de l'avoir en mémoire pour mieux construire l'avenir.

Il est important de restaurer ces disciplines, le latin, le grec.

 

 

Des articles sur l'Odyssée :

http://rosemar.over-blog.com/2015/09/les-deux-premiers-vers-de-l-odyssee-tout-un-art-de-la-seduction.html

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/des-que-fille-du-matin-parut-l-aurore-aux-doigts-de-rose.html

 

Source :

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-presidentielle-le-grec-et-le-latin-s-invitent-dans-la-campagne-30-03-2017-2115824_2134.php

 

Appel aux candidats à la Présidentielle : il faut restaurer l'enseignement du latin et du grec...
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 10:40
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril : la sole...

 

 

 

La sole revêt un manteau étonnant qui ressemble à une véritable mosaïque : ce poisson très plat, qu'on trouve abondamment, en Méditerranée, est singulier par sa forme...

 

La sole, long poisson ovoïde, arbore des marbrures grisées, des motifs de petits réseaux qui ressemblent à des cailloux assemblés de gris, de beiges.

 

Parfois, les teintes sont plus éclatantes, encore... le poisson semble, alors, serti de bijoux, aux tons de bleus, de lumières...

 

Ce poisson se blottit sur des fonds sablonneux et ressemble à une pierre sculptée.

 

Le nom "la sole" a bien sûr, des origines méditerranéennes : issu du latin, "solea", la sandale, ce poisson évoque la forme plate de ces chaussures.

 

La sifflante "s", très douce suggère calme, tranquillité, aspect paisible et serein...

La sole fait songer à un objet d'art, posé sur les fonds marins, une sorte de sculpture de pierre, à l'aspect hiératique.

 

La sole évoque la Méditerranée, des senteurs marines, les filets des pêcheurs, des barques, des embruns, des visions de bleus infinis, des enroulements renouvelés de vagues, le sac et le ressac, le murmure de la mer...

 

La sole suggère des paysages du sud, des pins, des calanques rayonnantes, des dégringolades de pierres blanches, des oliviers, des odeurs de thym, de romarin...

 

Ce poisson fait ressurgir, en moi, des souvenirs : la sole à la provençale que préparait ma mère, avec du fenouil et du citron, un mets simple et délicieux.

 

La sole, c'est le monde de la mer, une impression d'immensité, de liberté, ce sont des ports de pêche, des calanques autour de Marseille...

 

La sole évoque aussi des soleils éblouissants du midi, des reflets sur l'eau, des senteurs de sel et de pins qui s'entremêlent...

 

Des images de voilures blanches sur l'immensité des flots, la chaleur exacerbée du sud...

Des mouettes qui frôlent la surface de l'eau, des vagues dansantes, un infini de bleu...

 

 

 

 

 

Photos : wikipédia et Pixabay

Un poisson pour ouvrir le mois d'avril : la sole...
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:23
Dix mots pour évoquer la toile...

 

 

 

Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la Francophonie...


Une sélection de mots pour évoquer la toile, et l'univers informatique : au fond, c'est dans l'air du temps...

La révolution numérique est en marche : elle nous apporte son lot de bonheurs, de découvertes, de surprises plus ou moins bonnes.

 

Comment évoquer le monde du web sans parler d'avatar, de canular, d'émoticônes, et tant d'autres termes expressifs ?

 

Nous possédons presque tous, désormais, un avatar, une représentation virtuelle de notre personnalité, une image symbolique à laquelle nous tenons...

 

"L'avatar" a traversé les siècles pour désigner cette réalité moderne de la toile : ce mot venu du sanskrit désignait dans la religion hindouiste les différentes incarnations du dieu Vishnou. La voyelle "a" redondante signe un mot issu de cette ancienne langue indienne...

"Mahabharata, maharaja, avatar", ces mots résonnent d'un passé prestigieux... et de sonorités exotiques.

 

Autrefois, les "pirates" écumaient les mers, dorénavant ils naviguent sur la toile pour piéger des internautes... Voilà encore un mot ancien puisqu'il remonte au latin "pirata"et au grec "peiratès"..., issu lui-même d'un verbe "peiro" : essayer, se mesurer avec, tenter la fortune.

Le "pirate" évoque tant d'images : des aventures, des combats, des trésors dérobés et enfouis sur quelque île mystérieuse...

On songe à ce roman de Stevenson, L'île au trésor, au personnage de Long John Silver, le pirate à la jambe de bois, aux mille ruses et à la fausse bonhomie.

Il faut se méfier des pirates ! Ils peuvent être machiavéliques...

Ce mot en arrive à désigner une réalité très moderne liée au monde informatique...

 

Le "nomade" permet un échange sans que l'on soit relié à une installation fixe. Encore un mot ancien, venu d'un terme grec "nomas", désignant celui qui change de pâturage, qui erre à la façon des troupeaux.

Voilà un terme agricole intégré dans l'univers de la toile !

 

On connaît, aussi, le "fureteur" qui consulte des articles sur internet, qui cherche des informations. Et une fois de plus, la modernité rejoint le passé : le mot fureteur est formé sur le nom de cet animal "le furet", qui court sans arrêt, lui-même venu du latin "fur", le voleur...

 

Comment ne pas évoquer aussi le "nuage" informatique ? Issu du latin "nubes", la nuée, ce mot nous fait encore remonter vers les origines de notre langue, et vers un passé mythique.

 

On peut, dorénavant, "héberger" un site internet, l'accueillir sur son ordinateur, comme on le faisait pour un hôte, en vertu des lois de l'hospitalité, sacrées pour les grecs de l'antiquité...

 

On peut enregistrer aussi des "favoris", des sites, des adresses internet qui ont notre faveur : encore un mot que nous devons à la langue latine : "favor" signifie la faveur...

 

Et même un mot comme "l'émoticône", qui paraît si moderne, nous vient de l'antiquité... Issu du latin "motio, l'action d'émouvoir, le trouble" et du grec "eikon, l'image", ce terme qui désigne ces petits visages stylisés, accompagnant des messages, nous est maintenant familier..

 

Quant au "canular" de plus en plus fréquent sur la toile, il doit être rapproché du terme "canule" par allusion au caractère désagréable des lavements administrés avec cet objet. Le canular vise à tromper, à abuser les internautes qui se laissent souvent piéger. Et nous devons la canule à un radical latin "canna" : la canne, le tuyau...

 

Il reste un mot qui semble bien éloigné des langues anciennes "télésnober" : si le deuxième élément du mot est anglais, le premier remonte à la langue grecque : "télé" signifie "loin"...

"Télésnober", c'est le fait d' ignorer des personnes physiquement présentes en consultant son téléphone ou un autre appareil mobile : une pratique de plus en plus courante...
 

 

Dans ce voyage à travers la toile, comment ne pas être étonné de tout ce vocabulaire si ancien qui désigne des réalités de notre monde ?

Ainsi, les mots de la toile prennent racine dans des langues anciennes, le latin, le grec, le sanskrit qui sont le substrat de la langue française...


 


  

 
 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/depliant-2016-2017

 

http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/thematique-dix-mots-2016-2017

Dix mots pour évoquer la toile...
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:42
C'est le style qui fait l'écrivain...

 

 

C'est le style qui fait l'écrivain, dit-on souvent... Le style est la marque d'un auteur, et on reconnaît souvent les caractéristiques d'un style : celui de Rabelais, de Chateaubriand, de Proust ou Céline...

 

Ce mot signe et évoque un univers, une personnalité unique : il est empreint de mystères, dans sa brièveté, ses deux consonnes combinées, sifflante et dentale, au début, sa voyelle "i" qui fait penser à un surgissement, un cri....

 

D'où vient ce mot étrange ? Le style, c'est en fait, dès les origines le stylet qui sert à écrire.

 

Le mot est issu du latin "stilus, tige de plante, poinçon, stylet pour écrire".

 

Dans l’Antiquité, le style désignait ce poinçon, morceau de bois ou de fer qui servait à écrire sur de la cire... Mais à l’époque déjà, par glissement métonymique de l’instrument à son résultat, le style était aussi la manière d’écrire...

 

Notre "stylo" moderne vient de ce même radical : on voit là une belle continuité de l'antiquité à nos jours : on retrouve presque le même mot pour désigner un instrument qui sert à écrire même si les techniques ont considérablement évolué.

 

Comment ne pas être ému par cet héritage venu de l'antiquité ? Un simple bâton de bois à l'origine du mot "style" ! Un objet rustique et pastoral devenu symbole d'une manière d'écrire ! 

 

Ce mot est d'ailleurs utilisé dans d'autres domaines : peinture, musique, cinéma, architecture....

 

Chaque auteur possède un style, une originalité, une empreinte particulière que l'on reconnaît assez facilement...

 

J'aime ce mot simple et étrange, à la fois : il évoque toute une littérature, un héritage culturel venu des grecs et des latins qui écrivaient laborieusement avec un stylet : belle écriture appliquée sur un support de cire !

 

Le style de chaque écrivain est unique : on reconnaît une page de Proust, un poème de Baudelaire, un roman de Balzac ou de Flaubert....

Leurs phrases, leurs mots nous émeuvent souvent, nous marquent, s'impriment en nous...

 

Leurs idées nous façonnent, nous invitent à la réflexion : Montaigne et ses extraordinaires divagations nous fascinent, La Fontaine nous transmet des leçons universelles à travers ses fables aux récits animés, La Bruyère peint des portraits en action qui dénoncent la société de son temps et qui ont aussi une valeur d'universalité....

Molière stigmatise des défauts éternels : l'avarice, l'hypocrisie, la fausseté, le mensonge, la bêtise humaine, à travers des caricatures, en faisant appel au rire, au comique...

 

Comment ne pas être sensible à l'ironie de Voltaire, à la verve de Rabelais, aux descriptions poétiques de Chateaubriand ?

 

Comment ne pas apprécier la sensibilité de Verlaine, le foisonnement de Victor Hugo ?

Leurs styles variés nous font accéder à toutes sortes d'idées, de découvertes, de sentiments, d'expériences...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

C'est le style qui fait l'écrivain...
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 14:37
Les fées nous échappent...

 

 


"Les fées nous échappent. Elles sont radieuses et on ne peut les saisir, et, ce qu'on ne peut pas avoir, on l'aime éternellement."

On doit cette belle définition des fées à Jules Renard, une définition pleine de poésie et de grâce...




Issu du latin "fatum", le destin, la fée est bien celle qui préside au destin humain... C'est elle qui, dans les contes de notre enfance, décide des dons accordés à chacun.

La fée dit et prédit ce que sera l'avenir : le mot "fatum" vient d'un verbe latin, "fari : dire, parler."


Ce mot d'une seule syllabe "la fée" traduit une sorte de magie, de fulgurance ! La fricative "f" très douce évoque bien le monde de l'enfance...


Voilà un mot simple constitué d'une seule voyelle entendue, une voyelle feutrée qui restitue une certain mystère...

Qui n'a jamais rêvé d'être une fée dotée de tous les pouvoirs ? 


Morgane, Mélusine, Viviane, la dame du lac, Fata, Ondine, que de noms empreints de charmes et de douceurs !


Fées des ondes, des arbres, de la terre, des forêts, fées de Brocéliande, la forêt mystérieuse !

Le "farfadet" appartient à la même famille de mots et désigne un lutin, une petite créature légendaire, qui hante les forêts.

La "fadette" est une petite fée, comme l'indique le suffixe de diminutif, elle a donné son nom à un célèbre roman de Georges Sand, La petite Fadette... La Fadette, qui considérée comme une sorcière, est rejetée de tous ceux qui se fient à sa misérable apparence.


Curieusement, l'adjectif "mauvais" doit être rattaché à ce même radical, bien que la forme ancienne ait évolué phonétiquement : "malifatius" signifie "affecté d'un mauvais sort"...


Philtres, incantations, formules magiques viennent à l'esprit quand on évoque l'univers des fées, enchantements, envoûtements, secrets....

Les fées nous échappent : elles peuvent virevolter dans l'air, tels des papillons, elles ont le pouvoir de s'évanouir et de disparaître brusquement... puis de réapparaître.


Elles sont environnées d'éclats d'étoiles, elles nous font rêver, en même temps, leur pouvoir est terrible : elles décident du destin humain, peuvent jeter des sorts, telles des sorcières, elles peuvent se venger d'une manière terrifiante.

Mélusine, merveille ou brouillard de la mer, Viviane, pleine de vie, ardente, Morgane, née de la mer, la brillante.... De nombreux noms de fées sont valorisants et empreints de poésie.

Les fées nous entraînent dans l'univers merveilleux des contes, elles nous font rêver, nous enchantent ou nous terrifient de leurs pouvoirs magiques.






 

Les fées nous échappent...
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