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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 16:25
Les humanités vont-elles disparaître ?

 



La nouvelle réforme des collèges entérine, bel et bien, la disparition du latin et du grec qui deviennent des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, mis en concurrence avec tous les autres projets de l’établissement, qui aura la charge de faire le « choix » entre ceux-ci, selon les moyens qui lui auront été accordés...


Ainsi, se trouve programmée la disparition de l’enseignement des Langues et Cultures de l’Antiquité, là où elles sont présentes aujourd’hui, car leur maintien ne tiendra qu’au bon vouloir local, après une mise en concurrence avec d’autres nouveaux projets. 


Que chacun en prenne conscience : les humanités sont essentielles, dans la formation intellectuelle, elles apportent une culture de base qui permet une réflexion sur notre monde, elles offrent une meilleure compréhension de notre langue et de notre culture...


Comment peut-on prétendre que le latin et le grec sont des "langues mortes", alors qu"elles vivent à travers la plupart des mots que nous utilisons ?


Alors que la langue anglaise exerce, un peu partout, une suprématie triomphante, il est temps de réagir et de défendre notre propre langue, composée essentiellement de latin et de grec.

Alors que l'anglais nous envahit de ses "like", de ses "hashtags", il faut préserver cet héritage précieux que nous avons reçu de l'antiquité.

Certaines réactions me font bondir, notamment, celle d'un commentateur parue sur le Journal Le Point, à la suite d'un article intitulé : Les humanités, avenir de l'humanité.

 

Voici ce qu'il écrit :

"Je suis passionné par Rome, mais...
Au XXIème siècle, la langue universelle est l'anglais, et non plus le latin, langue morte depuis des siècles. 
Apprendre une langue que plus personne ne parle sur Terre est absurde : il vaut mieux apprendre des langues... Latines, comme l'Espagnol, l'Italien ou le Portugais. 
Il vaut mieux étudier les passionnantes civilisations Grecques et Romaines que dégoûter les enfants en leur imposant des langues mortes. 
Dans leur collège, mes enfants me disent que tous les élèves latinistes détestent cette matière : on ne la conserve que pour la carrière des professeurs de grec et de latin !"

 


Tout d'abord, le fait de présenter l'anglais comme une langue universelle me semble pour le moins dangereux. Il faut, justement, lutter contre cette tendance qui fait de l'anglais une langue de référence.

Le langage informatique nous impose ce jargon, alors qu'on pourrait fort bien s'en passer.

Par ailleurs, utiliser l'expression "langues mortes" pour évoquer le latin et le grec est une hérésie, ce sont des langues anciennes qui restent présentes dans la plupart du vocabulaire que nous utilisons !

L'étymologie, ne l'oublions pas, permet de comprendre le sens essentiel des mots, elle offre un retour aux sources et souvent, elle restitue la définition même du mot.

Affirmer de manière péremptoire que la plupart des élèves détestent les langues anciennes est totalement abusif et absurde.

De nombreux élèves s'intéressent non seulement aux civilisations antiques, mais aussi à l'étude de la langue, qui apporte rigueur, solidité, ou encore à l'étymologie qui leur permet de maîtriser des notions essentielles : comment comprendre les spécificités du théâtre, de la poésie, sans se référer à l'étymologie de ces mots ?

Comment ne pas évoquer l'origine de nombre de mots littéraires qui remontent à l'antiquité ?

Le terme même d'humanités associé à ces disciplines nous en montre toute l'importance : dans un monde de technicité accrue, il est essentiel de ne pas perdre contact avec nos propres racines, avec ce qui constitue notre humanité et notre passé.

Dans un monde où la violence s'impose, où triomphe, parfois, la barbarie, les humanités nous permettent de retrouver un humanisme qui se perd et se délite, elles sont sources d'épanouissement et de réflexion, elles consolident les connaissances, elles montrent l'importance de l'effort, de la rigueur.

Elles constituent tout un passé, qui est le fondement de notre propre culture : le théâtre, la tragédie, la comédie, la fable, la philosophie sont nés en Grèce, tous ces mots viennent du grec.

Les mots "rhétorique, éloquence, grammaire, lettre" sont issus du grec et du latin, comme de nombreux mots de notre vocabulaire.

Les humanités vont-elles disparaître ? Seront-elles, désormais, réservées à une élite éprise de curiosité et de savoir ? Comment ne pas percevoir tout l'apport culturel, intellectuel, humain qu'elles nous délivrent ?

Comment peut-on envisager de réduire à neant ces enseignements aux multiples facettes qui sont les sources mêmes de notre culture ?


 
Une pétition à signer pour le maintien de l'étude du latin et du grec :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_la_Ministre_Latin_et_grec_ancien_pour_tous_les_eleves_dans_tous_les_etablissements/?tiPHxbb

 

Deux articles sur le sujet :
 
http://www.lepoint.fr/chroniques/les-humanites-avenir-de-l-humanite-04-04-2015-1918618_2.php


 
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-education-nationale-la-haine-de-l-excellence-13-04-2015-1920587_2134.php

 



 

La fresque du pêcheur

La fresque du pêcheur

Le début de l'Iliade

Le début de l'Iliade

Muse jouant de la cithare

Muse jouant de la cithare

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 07:44
La galline, un mot qui rayonne d'éclats solaires...

 

 

La galline, un mot bien connu en Provence, venu du latin "gallina", désigne la poule, dont les oeufs, symboles de vie, de fécondité, de renaissance sont traditionnellement associés à la fête de Pâques.

Le mot "galline" a été remplacé, en français, par le nom "poule", issu, lui, du latin "pullus", "le petit d'un animal".

La "galline" ! Voilà un mot qui rayonne d'éclats solaires, un mot du sud, dont les sonorités évoquent le parler de Provence...

La galline nous fait entendre des éclats de rires, avec sa voyelle "a", très ouverte, le son "i" plus fermé.

Il existe, à Marseille, une chapelle dédiée à la Galline, chapelle située au lieu-dit la Nerthe, dans le 16e arrondissement, sur les hauteurs de l'Estaque...

 Le nom de la chapelle "Notre Dame de la galline", lui vient d'une statue de la vierge et de l'enfant Jésus qui porte, sur son bras, une poule. La statue en bois richement décorée d'or, aux couleurs de bruns et de bleu suscite l'intérêt et l'admiration de tous les visiteurs... La vierge et l'enfant  couronnés de diadèmes scintillants, esquissent un léger sourire, empli d'apaisement...

La poule qui protège ses oeufs, ses poussins n'est-elle pas un symbole de maternité et de bienveillance ?
La vie, si précieuse, représentée par l'oeuf doit être entourée de protections, d'autant plus lorsqu' elle en est à ses débuts...
Ainsi, la galline nous montre l'importance de la vie, si fragile, soumise à tant d'aléas et de difficultés.

Dans un monde de haine, où sévissent encore tant de guerres cruelles et inutiles, où des barbares tuent, assassinent, en ces jours de fêtes de Pâques, il serait temps de prendre conscience que, seule, la vie a de l'importance : toute vie mérite notre attention, et notre protection.

La poule connaît le prix de la vie, la galline protège sa couvée, comme une mère peut le faire...

Le mot, lui même, "la galline" résonne d'échos bienveillants, avec le suffixe  -ine qui a, souvent, une valeur de diminutif, à connotation affective...

La galline évoque aussi le sud, la beauté des paysages, et des collines, autour de l'Estaque, le thym, le romarin, la lavande, la garrigue, des parfums de Provence...

La mer toute proche, ses enroulements de vagues, ses murmures infinis, ses embruns de liberté et d'audace, ses colères et ses tempêtes.

 

Le soleil du sud, quand souffle le mistral et  que le ciel s'embrase de bleus...
La "galline" nous raconte tous les parfums, toutes les couleurs, toutes les harmonies, les chants du sud !

La "galline" nous raconte des ruissellements d'oliviers, des gringoles couvertes de pins, des calanques de pierres blanches.

Elle nous emmène vers le Sud rayonnant, vers le soleil, source de vie, de bonheur...
 

 

 

Photo  en haut de l'article, auteur : Eponimm  creative commons

Notre Dame de la Galline : la statue de la Vierge et de l'enfant Jésus qui porte une poule  Photo de Fr Latreille   creative commons

Notre Dame de la Galline : la statue de la Vierge et de l'enfant Jésus qui porte une poule Photo de Fr Latreille creative commons

Le vitrail de Notre Dame de la Galline  Photo de Fr  Latreille  creative commons

Le vitrail de Notre Dame de la Galline Photo de Fr Latreille creative commons

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:58
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril...


Le mot "poisson" remonte à l'antiquité : issu du latin "piscis", ce terme générique désigne toutes sortes de variétés : sole, sardine, rascasse, thon, cabillaud, loup, truite, brochet, dorade, girelle, lotte, autant de noms différents et évocateurs pour ces habitants des mers et des fleuves...

Ce terme "poisson" suggère des images marines étonnantes : des poissons irisés de soleil sous l'eau, aux reflets ondoyants, des éclats de couleurs variés, des brillances, des dorures.

Le mot lui-même, avec sa labiale initiale "p", ses deux sifflantes "ss", sa voyelle nasalisée "on", nous emmène dans une autre dimension, celle des profondeurs marines, mystérieuses, envoûtantes, secrètes.

Le mot résonne d'éclats grâce à ses deux sifflantes qui nous font percevoir des éclats de soie, des écailles somptueuses.

La voyelle nasalisée nous montre les ondoyances de l'animal sous les flots : le poisson ondule, se meut avec souplesse dans l'élément marin.

De nombreux mots sont des dérivés du nom latin "piscis" : le pêcheur, le pescadou, le verbe "pêcher", l'adjectif "piscivore", la piscine, la pisciculture.

Et dans certains de ces mots, on retrouve le radical ancien "piscis", non altéré, alors qu'il a subi des évolutions phonétiques notables dans le terme "poisson"...
Le nom "poisson" révèle, ainsi, une formation populaire et familière, ce mot n'en paraît que plus précieux : issu du peuple, il a donné, lui-même, lieu à des dérivés : poissonneux, poissonnier, poissonnerie.
En grec, c'est le terme "ichthys" qui désigne le poisson : il est à l'origine de quelques termes savants : "ichtyophage, ichtyosaure, ichtyologie". Ce mot suggère bien, par sa graphie et ses consonnes aspirées, toute l' étrangeté de cet animal lié au monde marin.


Le poisson revêt toutes sortes de formes et de dimensions : certains de ces êtres aquatiques ressemblent à des galets posés au fond de l'eau, d'autres sont hérissés d'antennes aux reflets d'ocres, d'autres brillent de reflets argentés...

Certains s'irisent d'écailles sombres ou luisantes...

Les poissons évoquent, ainsi, le monde de la mer, des odeurs iodées, des embruns, des images de vagues redoublées souvent impétueuses, des images d'infini et de liberté...

Les vagues se hérissent d'écumes, de brumes éblouissantes, la mer fait entendre son chant redoublé, ses murmures infinis, elle déroule ses couleurs variées et nuancées : verts, bleus, ocres, blancs.

Les vagues déferlent sur la grève... et sur le bord, on peut entrevoir ce monde marin, où ondoient des muges, des gobies, du menu fretin.

Le poisson lié à la mer, aux fleuves et aux rivières, à l'eau, à la fluidité des ondes, nous laisse entrevoir des transparences, des clartés, des limpidités, il nous emporte dans les replis des flots, il nous fait rêver à un monde ondoyant, plein de mystères...
Un poisson pour ouvrir le mois d'avril...
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:09
Voici revenu le temps des asperges...

 

Voici revenu le temps des asperges ! Temps si court, si rapide, où nous sont offertes ces pousses délicieuses, qu'on aime savourer à la vinaigrette.

L'asperge annonce le printemps, les beaux jours, elle se cache sous la terre, et il faut la cueiilir dans les profondeurs du sol.

Le mot lui-même révèle des sonorités pleines de douceur, sifflante "s", labiale "p", chuintante "g". Seule la gutturale "r" lui apporte une pointe d'amertume...

Blanche, verte, ou violette, l'asperge est un mets délicat et précieux. Sa saveur pleine de finesse, de fraîcheur, de simplicité nous donne un avant-goût du printemps.

Délices d'asperges ! Pousses sauvages qu'on peut découvrir en pleine nature !

Le mot "asperge", venu du latin "asparagus" et plus anciennement du grec "asparagos", comporte des origines lointaines. Le terme "asparagos", avec sa voyelle "a" réitérée, nous fait entendre des sonorités emplies de poésie : ce mot redondant déroule ses syllabes dans une belle harmonie...

L'asperge a des racines gecques, elle renvoie à un passé mythique, celui de la Grèce antique, "l'asparagos", avec sa finale grecque, nous fait entendre cette langue d'autrefois qui est si présente dans de nombreux mots français !

Le nom "asparagos" nous fait goûter à des sonorités lointaines, exotiques et étranges...

"L'asparagos" nous montre que notre langue est constituée de latin, de grec et que ces langues vivent, encore, dans des mots très simples du quotidien, que tout le monde connaît.

L'asperge, plante grecque et latine était très appréciée par les anciens : elle entrait dans des recettes raffinées qui nous sont parvenues, grâce à Apicius, un célèbre gastronome du premier siècle, par exemple, la Patina de asparagis frigida ou Patina froide d'asperges...
 
  PATINA DE ASPARAGIS FRIGIDA
 Accipies asparagos purgatos, in mortario fricabis, aqua suffundes, perfricabis, per colum colabis. Et mittes <in caccabum> ficedulas curatas. Teres in mortario piperis scripulos VI, adicies liquamen, fricabis, <postea adicies> vini cyathum unum, passi cyathum unum, mittes in caccabum olei uncias III. Illic ferveant. Perunges patinam, in ea ova VI cum oenogaro misces, cum suco asparagi impones cineri calido, mittes impensam supra scriptam. Tunc ficedulas compones. Coques, piper asperges et inferes.
Apicius, Art Culinaire, livre IV, 132
Vocabulaire du texte
 
Traduction :
Patina froide d'asperges
Prenez des asperges bien nettoyées, écrasez-les dans un mortier, arrosez-les d'eau, écrasez-les complètement, et passez au tamis. Mettez <dans un plat> des becfigues vidés. Pilez dans un mortier six scrupules de poivre, ajoutez du garum et triturez, puis un cyathe de vin et un de vin paillé. Mettez trois onces d'huile dans une cocotte où vous ferez bouillir le tout. Graissez une casserole, mélangez-y six oeufs avec du garum au vin et placez-la avec la purée d'asperges dans la cendre chaude. Versez-y la préparation indiquée ci-dessus et disposez alors les becfigues. Faites cuire, saupoudrez de poivre et servez.



L'asperge, appréciée des romains reste un mets de choix : la blanche, la plus délicate, la plus fine est, sans nul doute, la meilleure... L'asperge violette au goût fruité est aussi délicieuse.

Voici revenu le temps des asperges ! Profitons-en pour goûter ce légume de choix, au parfum savoureux ! Source de vitamines, l'asperge contribue à une bonne santé, et à un parfait équilibre nutritionnel.


 
Des recettes antiques :

http://www.domainelacroixdubattut.com/recettes-romaines.html

 

Pour en savoir plus sur l'asperge :

 http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=asperge_nu

 

http://www.marmiton.org/magazine/diaporamiam_asperge_1.aspx

 

 

 

 

Miniature du Moyen-age

Miniature du Moyen-age

Un tableau de Maria Vos

Un tableau de Maria Vos

Tableau de Adriaen Coorte

Tableau de Adriaen Coorte

Tableau de Louise Moillon

Tableau de Louise Moillon

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:37
Le latin et le grec vont-ils être sacrifiés ?

De plus en plus, ces disciplines essentielles, les langues anciennes sont sacrifiées et délaissées, dans les établissements scolaires, au nom de la rentabilité...



L'enseignement des humanités risque de disparaître, avec la nouvelle réforme du collège : une initiation aux langues anciennes en 5e, 4e et 3e serait, désormais, intégrée aux programmes de français, dès la rentrée 2016.

Ce serait en accord avec le projet d’avancer l’enseignement de la deuxième langue vivante en 5e, dans la perspective de la création d’un nouveau cycle après la 6e. Mais une telle réforme permettrait surtout, face à la pénurie préoccupante de professeurs de lettres classiques, de confier cette "initiation" à des professeurs de lettres modernes.

Dès lors, cet enseignement serait restreint à une petite initiation, sans aucun approfondissement...

Depuis des années, ces disciplines sont délaissées, maltraitées : les heures sont placées en fin de journée, ou entre midi et 14 heures.

Face à cette tendance qui consiste à faire disparaître lentement l’enseignement des humanités, comment ne pas s'insurger ?

Pourtant le latin et le grec sont tellement formateurs et essentiels : étymologie, grammaire, littérature, philosophie, histoire, que de messages essentiels nous sont délivrés par les humanités, les langues anciennes !

Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.

Elles apportent rigueur, esprit d'analyse, esprit critique, elles permettent d'enrichir le vocabulaire par un retour aux sources... Elles ouvrent mille perspectives, car la littérature antique est pleine de richesses : poésies, satires, théâtre, c
omédies, tragédies, éloquence.

Elles permettent de mieux appréhender notre propre littérature, de mieux en comprendre les sources, car de nombreuses oeuvres littéraires s'inspirent de ces genres anciens.


A l'heure où certains s'attachent à détruire des oeuvres d'art venues du passé, à l'heure où des barbares essaient d'anéantir cette culture ancienne, comment ne pas voir et comprendre que ce passé nous est indispensable ?


Le grec et le latin sont le substrat de notre langue, de notre littérature : les auteurs anciens nous ont légué des textes remarquables, emplis de bon sens et de réflexion.

Pour bien vivre le présent, nous avons besoin de cette culture, de ces repères, nous devons nous référer à ce passé qui nous a nourris et nous nourrit encore...

Il faut restaurer ces disciplines, former des enseignants, faire en sorte qu'il soit possible pour les élèves d'étudier
à la fois le grec et le latin : souvent les emplois du temps ne le permettent même pas !

Ne sacrifions pas notre passé ! Il est essentiel, indispensable pour chacun d'entre nous... d'autant que ce passé est inscrit dans notre propre langue, constituée essentiellement de latin et de grec.

Le grec et le latin vivent encore à travers les mots que nous utilisons, notre grammaire, notre orthographe... Ces disciplines sont donc fondamentales pour mieux maîtriser notre langue, le français...

Début de l'Iliade  Homère auteur de la photo : Bibi Saint Pol

Début de l'Iliade Homère auteur de la photo : Bibi Saint Pol

Virgile  un extrait de l'Enéide

Virgile un extrait de l'Enéide

L'odyssée   Ulysse déguisé en mendiant et Pénélope  auteur de la photo : Jastrow  creative commons

L'odyssée Ulysse déguisé en mendiant et Pénélope auteur de la photo : Jastrow creative commons

L'Odyssée  l'épisode des Sirènes Auteur de la photo : Dougga  creative commons

L'Odyssée l'épisode des Sirènes Auteur de la photo : Dougga creative commons

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 15:58
L'escarboucle scintille, rutile...



"La robe de Tryphèra était une mince étoffe glauque, entièrement brochée d'iris, à larges fleurs. Une escarboucle, montée d'or, la plissait, en fuseau, sur l'épaule gauche..."

C'est ainsi que Pierre Louÿs décrit la robe étonnante d'un de ses personnages, dans un de ses romans intitulé Aphrodite.

L'escarboucle ! Voilà un mot qui résonne de tant d'éclats comme l'objet qu'il désigne ! Sifflante "s", gutturales "c" et "r", labiale "b", gutturale, encore, "c", ce mot s'enroule sur lui-même, en nous faisant entendre des consonnes variées.
Le son "ou" lui confère une certaine solennité.

Voilà un mot rare qui nous permet d'admirer comme des arrondis, des volutes, des boucles.
On croit percevoir des enroulements, des tourbillons.

Ce mot nous étonne, nous intrigue, comme une découverte, un éblouissement...

Il désigne, en fait, un objet unique, d'exception, une
pierre précieuse d'un éclat rouge vif, un rubis !

L'escarboucle scintille, rutile, attire les regards... L'escarboucle nous fait voir des ciels de braises et de feux ardents, le soir, au soleil couchant.
Elle nous fait admirer des roses rouges aux teintes sombres, aux parfums prégnants, des coquelicots flamboyants, des fleurs d'hibiscus aux drapés somptueux de rouges.

Des rougeoiements de braises, des éclats de feux apparaissent, des étincelles de lumières...

L'escarboucle ! "La petite braise" ! Tel est le sens premier de ce mot issu du latin.

"Carbunculus" ! Eclats de consonnes et de couleurs ! Petit charbon, couleurs de braises ! Formation de diminutif, le mot latin "carbunculus" a, anciennement, une valeur affective.

Ce mot rare, ancien qui a des origines latines, ce mot oublié, mérite d'être remis à l'honneur : il évoque des images colorées, éclatantes, des rouges incandescents, des envolées d'étincelles !

Il évoque le feu, la passion, des embrasements soudains, des bijoux somptueux, des romans d'aventures, des histoires étranges, un monde secret.


L'escarboucle suscite l'imagination, fait rêver, nous emporte vers des paysages embrasés, des soleils éblouissants de rouge, des éclats de fleurs : bougainvillées, roses pourpres, dahlias, aux couleurs de rubis.

L'escarboucle nous promet des envolées d'amarante, des grenats aux teintes lumineuses, elle nous offre ses mystères...

Quelle poésie et quels éclats dans ce mot ! Quelle magie, quel charme !

L'escarboucle rayonne : ce mot d'autrefois nous éblouit et nous emmène au bord du rêve...

Un dragon, une vipère, des légendes, un être insaisissable, mystérieux surgissent du fond des âges... Un serpent ailé traverse la nuit, comme un t
rait de feu !


Photos : rosemar


La légende de la Vouivre, associée à l'escarboucle :

http://crdp.ac-besancon.fr/vouivre/intro.htm

https://youtu.be/WYeDsa4Tw0c

https://youtu.be/94dY-QxjDiE

https://youtu.be/KavI_XB
TOuQ


https://youtu.be/CSav51fVlKU

https://youtu.be/TYJzcUvS_NU

L'escarboucle scintille, rutile...
L'escarboucle scintille, rutile...
L'escarboucle scintille, rutile...
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 16:51

 

baiser Francesco Hayez libre

 

                  

Dans un de ses poèmes les plus célèbres, Catulle, auteur latin du premier siècle avant J. C., fait l'éloge du baiser et de l'amour : "Donne-moi mille baisers" écrit-il, en s'adressant à sa jeune maîtresse...

 

"Vivons, ma Lesbie, aimons-nous et, à tous les commérages des vieillards trop sévères, donnons la valeur d'un sou.
Les rayons du soleil peuvent mourir et renaître ; pour nous, une fois que la brève lumière s'est éteinte, c'est une seule nuit éternelle qu'il faut dormir.
Donne-moi mille baisers, et puis cent, et puis mille autres, puis une seconde fois cent, puis encore mille autres, puis cent.
Ensuite, lorsque nous nous serons embrassés des milliers de fois, nous brouillerons les comptes pour ne plus les reconnaître, de peur qu'un esprit malin ne puisse nous jeter le mauvais oeil, lorsqu'il connaîtra le nombre de nos baisers."

 
"Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
rumoresque senum severiorum
omnes unius aestimemus assis.
Soles occidere et redire possunt ;
nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
dein mille altera, dein secunda centum,
deinde usque altera mille, deinde centum.
Dein, cum milia multa fecerimus,
conturbabimus illa, ne sciamus,
aut ne quis malus invidere possit,
cum tantum sciat esse basiorum.

 

On retrouve un éloge du baiser, empli de poésie, dans le Cantique des Cantiques :

 

"Qu'il me baise des baisers de sa bouche !

Car ton amour vaut mieux que le vin,

 Tes parfums ont une odeur suave ;

Ton nom est un parfum qui se répand..."

"Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !

Comme ton amour vaut mieux que le vin,

Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ;

Il y a sous ta langue du miel et du lait,

Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban."

 

Issu du verbe latin "basiare", et du nom "basium", le mot "baiser" résonne de sonorités éclatantes : la labiale "b" qui se prononce avec les lèvres rapprochées semble être l'image même du baiser, la sifflante sonore "s" apporte une note de douceur, et les voyelles forment comme un écho...

Il existe quelques variantes de ce mot : "bise, bisou, bécot", jolis mots avec des suffixes de diminutif à valeur affective : le "bécot" est un dérivé du nom "bec".

 

Le terme "bécot" est plus particulièrement familier et sympathique : il nous rappelle une célèbre chanson de Georges Brassens...

Et chaque fois, on retrouve la labiale "b" à l'initiale de ces mots qui dessinent, ainsi, l'image du baiser amoureux.

En latin, le nom "osculum" qui signifie "petite bouche" était employé, aussi, pour désigner le baiser... Le suffixe de diminutif -culum comporte, à nouveau, une valeur et une nuance affectives.

 

En Grec ancien, le mot "φίλημα, le baiser"est associé à l'amour et vient du verbe φιλώ, philo, "aimer".

 

On peut utiliser, aussi, le verbe "embrasser", "enlacer de ses bras", geste plein d'affection qui implique une intimité.

 

Le baiser associé à l'amour, à l'affectivité, à la sociabilité, marque une familiarité, un rapprochement.

Le baiser permet une proximité, il peut être discret ou plus appuyé : il peut s'accompagner d'un claquement des lèvres qui suggère le bruit du baiser.

Le baiser peut être amical, amoureux : il signe une ambiance chaleureuse.

 

Le mot "bise" désigne, aussi, curieusement un vent glacial : on est loin de la douceur du baiser ! On perçoit, là, une homonymie étrange et étonnante ! Un même mot peut évoquer, ainsi, en français, des réalités très différentes ! 

Le mot "baiser" empoyé comme substantif, lui, ne laisse place à aucune ambiguité !

 

N'oublions pas l'usage du baiser qui a tendance à se perdre dans le monde moderne... tout juste si on serre la main des gens !

 

Le baiser amoureux aurait, en plus, des vertus inégalables : il offre un bien-être, une détente, il a des effets relaxants inouis.

 

Le baiser peut se multiplier à l'infini : une façon de décupler ses effets bénéfiques, comme le suggère Catulle dans son poème !

 

Enfin, tous ne sont pas de cet avis : on connaît la célèbre chanson : un baiser, pas sur la bouche !

http://youtu.be/vNF8o2Bazzs

http://youtu.be/awcB2M4pfTA

 

 

 

Pour réhabiliter le baiser, la chanson de Brassens...

http://youtu.be/eztSYUFUe8I

 

 

 

 

Et celle de Souchon : 

http://youtu.be/ZYO0iSaB0q0

 

 

http://youtu.be/P5weqdVaChQ

 

 

 

 

 

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baiser tristan et iseult libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

baiser-Marie-lan-Nguyen.jpg

 

 



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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 16:18

 

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"Il flottait encore dans l'air un reste d'encens dont elle huma l'odeur une ou deux fois avec un plaisir mélancolique." C'est ainsi que Julien Green fait allusion à des parfums d'encens dans son roman intitulé Léviathan...

L'encens évoque des cérémonies religieuses, des parfums venus d'orient, aux effluves enivrantes...

 

Le mot fait penser aux Rois Mages qui offrirent de l'or, de la myrrhe et de l'encens à l'enfant Jésus... Venus d'orient, guidés par une étoile, les Mages étaient chargés de présents particulièrement précieux.

 

L'encens en fait partie, il est associé à l'or et, ainsi, on entrevoit sa rareté, et son prix... Melchior, Balthazar et Gaspard ont fait un choix de cadeaux recherchés et uniques.

 

De fait, l'encens est une substance produite à partir de la résine de certains arbres venus d'orient : l'arbre serait originaire du Dhofar, dans l'actuel sultanat d'Oman...On en trouve également en Somalie, au Yémen et en Inde.

 

Ces arbres orientaux deviennent, encore de nos jours, de plus en plus rares...

 

Le mot "encens" est, lui-même, un terme assez peu usité : on l'utilise de moins en moins, il a surtout une connotation religieuse, il se perpétue plutôt dans le sens de "louanges excessives, éloge"...

 

Ce terme ancien vient d'un verbe latin "incendere", "brûler, incendier". L'encens est, donc, fait pour être brûlé et pour dégager des substances odoriférantes...

 

Le mot lui-même semble danser, avec ses deux voyelles nasalisées qui se répondent, le mot nous fait voir des volutes de fumées qui virevoltent dans l'air et s'évaporent...

La consonne sifflante, au centre, lui confère douceur et élégance.

 

L'encens nous fait voir des lieux sacrés, des églises obscures aux décors majestueux, des autels, des cierges, des tableaux reproduisant des scènes religieuses, une atmosphère feutrée et mystique...

 

L'encens évoque également l'orient, ses mystères, ses arbres exotiques...

On songe, aussi, à la route de l'encens qui reliait l'Egypte au Yémen et à l'Inde. Aux environs de 1800 av. J.-C., les Indiens commencèrent à envoyer de l'encens vers les ports d'Arabie et de l'Égypte.

 

Les pharaons égyptiens pensaient que l'encens et sa fumée leur permettaient de s'attribuer les pouvoirs des dieux. On en brûlait dans tous les temples de l'Egypte ancienne. L'encens faisait partie des rituels d'offrande.

 

L'encens, aux origines si anciennes, a tendance à disparaître dans nos sociétés modernes : le mot a donné un dérivé plus courant : le verbe "encenser".

 

L'encens symbolise, dans l'antiquité, la divinité, il est associé à la fête de l'Epiphanie, qui trouve, en fait, son origine dans les célébrations paiennes de la lumière : c'est lors de cette fête, le 6 janvier, que les jours commencent à s'allonger de façon sensible....

Par sa forme ronde et sa couleur dorée, la galette des rois symbolise, donc, anciennement, les éclats et le rayonnement du soleil.

 

L'encens, lui, était, surtout, un symbole de richesse et de ferveur religieuse...

 

 

 

http://youtu.be/6BEZ73O-yiU

http://youtu.be/OMBIWIATKzc

http://youtu.be/8woScNJRerU

http://youtu.be/olGkKtMxgFI

http://youtu.be/BQx7vH_6SQ0

 

 

 

 

 

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rois mages Albrecht Altdorfer libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Photos : wikipédia  creative commons



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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 16:54

 

fossile libre

 

"Dans les galeries du Muséum, ils passèrent avec ébahissement, devant les quadrupèdes empaillés, avec plaisir devant les papillons, avec indifférence devant les métaux ; les fossiles les firent rêver, la conchyliologie les ennuya. Ils examinèrent les serres chaudes par les vitres, et frémirent en songeant que tous ces feuillages distillaient des poisons."


Dans cet extrait du roman de Flaubert, Bouvard et Pécuchet, les fossiles suscitent, plus particulièrement, l'intérêt des deux héros de l'histoire.

 

Comment ne pas être fasciné par ces restes très anciens d’organismes pétrifiés dans une roche sédimentaire ? Poissons, coquillages gravés dans la pierre, comme sculptés par la nature, les fossiles sont des merveilles qui attirent tous les regards.

 

Les couleurs rosées, pastels de ces pierres venues du fond des âges, les formes parfois incomplètes, incertaines, les brisures les transforment en objets précieux, rares.

Venu d'un verbe latin, "fodio", "creuser, fouir", le fossile est souvent enfoui dans la terre : il demande une recherche attentive et minutieuse...


Et chaque découverte est comme un émerveillement : on admire, alors, les formes, les enroulements, les stries, les volutes de ces galets qui ont porté la vie.

 

On devine des coquilles, des incrustations de plantes et d'herbes, des insectes, des poissons, des ammonites, des étoiles de mer, des oursins... toute une peinture de la vie d'autrefois...

Gravées dans la pierre, ces formes diverses fascinent : on y voyait autrefois des talismans, des objets magiques et mystérieux.


Les mondes minéral, animal et végétal se côtoient dans ces pierres incrustées.

On peut, aussi, y percevoir de lointains vestiges du passé : traces de pas, morceaux de bois, galeries, dents, graines...

Tirés des entrailles de la terre, les fossiles révèlent la vie d'autrefois : on est ému, devant ces objets dont les formes paraissent familières et dont les origines sont si anciennes.

 

Découvrir un fossile est un véritable éblouissement : chacun est unique dans ses formes, ses reliefs, ses teintes nuancées.

Troncs fossilisés, feuilles de fougères, enroulements de coquilles : quelle diversité et quelle beauté dans les motifs !

 

Certaines formes intriguent, sont à peine reconnaissables, et laissent libre cours à notre imagination...

 

Le mot lui-même est plein de poésie : fricative initiale, double sifflante confèrent à ce terme une extrême douceur, comme une atténuation et une marque d'un lointain passé.

 

Ce nom peut être utilisé, aussi, de manière ironique, pour désigner une personne qui vit dans le passé, quelqu'un d'arriéré.

 

Le fossile tiré de la terre est un vrai retour aux sources : c'est comme si on touchait du doigt un passé révolu, mais si proche de nous, par la familiarité et la beauté des formes...

 

 

http://youtu.be/36X8mr5Jt_o

 

http://youtu.be/vGI-hYVslPU

 

http://youtu.be/0TSkIG9lFvY

http://youtu.be/fT7MQ1nvLUU

 

http://youtu.be/9XfdlmdhMoQ

 

 

 

 

 

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Photo : en haut de l'article : wikipédia  / creative commons

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:38

 

grecs libation marie lan nguyen
                

Un des plus grands érudits, un des plus grands historiens de l'antiquité, Paul Veyne vient de faire une déclaration fracassante : il envisage de supprimer l'étude du latin et du grec dans le secondaire !

 

Pas moins ! S'agit-il d'une provocation ? Dans tous les cas, ces propos sont vraiment maladroits : Paul Veyne affirme que l'enseignement de ces disciplines a pour résultat de dégoûter les gens, car ce n'est qu'un "moignon" !

 

C'est vraiment méconnaître tout l'apport des langues anciennes dans les classes de lycées : rigueur, formation grammaticale, recours à l'étymologie...

C'est vraiment méconnaître, aussi, l'enthousiasme de nombre d'élèves pour ces disciplines ! 

 

Oui, les élèves sont capables de s'intéresser à la langue latine, à la civilisation, à la culture antique !

 

Alors que les cours de latin et de grec sont déjà sacrifiés dans les emplois du temps, souvent placés en fin de journée, les propos de Paul Veyne sont vraiment malvenus.

 

Monsieur Veyne est bien loin des réalités de l'enseignement actuel : de nombreux élèves comprennent tout l'apport culturel fourni par les langues anciennes. Ils apprécient, même, des cours de grammaire latine, car ces cours leur permettent aussi de mieux comprendre le fonctionnement de leur propre langue, le français...

 

On peut admettre qu'un érudit veuille passer des heures à traduire du latin mais il est pour le moins curieux qu'il envisage de supprimer cet apprentissage pour des élèves qui s'y intéressent !

On peut faire du latin sans être un érudit ! On peut recevoir une formation de base qui va donner le goût de ces études, de la langue...

 

Certes, Paul Veyne est un bon traducteur d' auteurs latins mais ce qu'il affirme est dangereux et ne tient pas compte des réalités du terrain.

 

Paul Veyne en vient à dire : "Transmettre, ça n'existe pas !"

Mais, toute notre culture passe par la transmission, l'enseignement est, forcément, une transmission essentielle et fondamentale !

 

Il faut absolument préserver cet enseignement du latin et du grec : le "moignon" dont parle Paul Veyne est fondamental et ce n'est pas un "moignon" : c'est un enseignement complet qui passe par la langue, sa structure, par la civilisation, l'histoire, l'étymologie.

 

Alors que ces disciplines sont menacées, fragilisées dans nos sociétés mercantilistes, les déclarations de Paul Veyne sont, vraiment, malencontreuses !

Il faut, au contraire, soutenir ces enseignements et en montrer toute l'importance !

Il faut redorer le blason de ces disciplines qui confortent les élèves dans leur connaissance d'une culture essentielle : une culture classique qui nous a forgés, dont nous sommes tous imprégnés.

 

Dans un monde où l'argent est roi, où la culture est sacrifiée au profit, le latin et le grec permettent à des élèves d'acquérir des bases et des repères essentiels : ce retour aux sources leur offre la chance de progresser dans de nombreux domaines : orthographe, grammaire, connaissance de la langue, rigueur...

 

 

 

http://www.lepoint.fr/culture/paul-...

 

http://dai.ly/x2ayn99

 

 

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