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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:53
Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...

 

 


Dans son roman intitulé Regain, Jean Giono évoque le monde des paysans, il raconte la mort et la renaissance d'un village, Aubignane. 

C'est un couple qui est à l'origine de cette renaissance : Panturle et Arsule, grâce à leur amour, vont permettre ce renouveau.

Dans un extrait de ce roman, on voit les deux personnages revenir d'un grand marché d'été : ils retrouvent, après les bruits de la ville, un monde simple, harmonieux.

 

Voici l'extrait :


"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.


Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.


Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.


Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.


On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.
Le silence les pétrit en une même boule de chair."
 

 

La nature apparaît, d'abord, comme une entité vivante et on perçoit, là, une conception paysanne et animiste du monde. Le procédé de personnification est abondamment utilisé : "un grand peuplier s'est mis à leur parler... un ruisseau sifflotant... on entend respirer les herbes... la nuit qui a des bras tout humides comme une laveuse..."

La nature est, aussi, associée à de nombreux verbes de mouvement : "le ruisseau des Sauneries les a accompagnés... le vent du soir les a rejoints... a fait un bout de chemin avec eux, puis il les a laissés... il est revenu, il est reparti avec trois grosses abeilles..."

En fait, au cours de cette promenade, les personnages semblent ne pas se déplacer eux-mêmes, mais c'est la nature qui est, sans cesse, en mouvement : les différents éléments du paysage défilent sous leurs yeux : "le peuplier" qui représente la terre, "le ruisseau", l'eau, le "vent du soir" ou l'air, "la nuit brillante qui porte la lune" ou le feu...

Les 4 éléments composent un tableau harmonieux et plein de vie.

Le mouvement est aussi suggéré par des propositions indépendantes juxtaposées et l'emploi récurrent de l'adverbe "puis".

Le rythme est léger, sautillant et correspond bien à celui d'une promenade. La nature humanisée apparaît comme une force vivante, mystérieuse, qui agit.

De plus, cette nature est complice des deux personnages ; amicale, elle semble connaître les deux héros de l'histoire, elle entre en contact avec eux, elle leur "parle", elle les côtoie familièrement : "le ruisseau les a accompagnés en se frottant contre leur route..."

De nombreux termes soulignent cette complicité : "accompagnés, apprivoisée, le vent les a rejoints, ils connaissent, ils aiment".

Le style très simple correspond bien aux personnages : Giono emploie le présent et le passé composé qui sont les temps du discours. Il utilise, à plusieurs reprises, le pronom familier "ça", ou encore l'expression "il y a", des mots simples : "puis, alors".

Le mot "ça" réitéré peut suggérer une sorte de force inconnue et mystérieuse présente dans la nature.

Le couple lui-même est complice : Arsule suit le rythme de Panturle, "elle fait le pas d'homme pour marcher à la cadence."

On assiste à une communion intense des personnages qui arrivent à ne faire plus qu'un seul être : "le silence les pétrit en une même boule de chair..."

Giono fait intervenir, dans cet extrait, un style poétique et lyrique.

Il a recours à des images : le ruisseau est comparé à "une couleuvre", la nuit à "une laveuse aux bras tout humides", elle "porte la lune", image d'une mère qui porte son enfant en elle.

On perçoit des répétitions, des anaphores : "Il est venu alors la nuit... il est venu alors la nuit", deux octosyllabes qui créent un rythme régulier.

Cette construction impersonnelle "il est venu" peut restituer le mystère d'une force inconnue qui régit le monde.

L'allitération de la sifflante "s" contribue à donner au texte une impression de douceur, d'harmonie, de poésie.

 

Dans cet extrait, la nature apparaît à l'image du dieu Pan comme une grande force cosmique, dotée de volonté et de vie. Bienveillante, elle permet une union harmonieuse de l'homme et de la femme, elle permet de retrouver les vraies valeurs : celles de l'amour, de la simplicité, de la complicité avec le monde...

 

 

 

 

Le texte :

"Ils sont partis par la route de Saint-Martin ; ça fait raccourci.

Il y a eu d'abord un grand peuplier qui s'est mis à leur parler. Puis, ça a été le ruisseau des Sauneries qui les a accompagnés bien poliment en se frottant contre leur route, en sifflotant comme une couleuvre apprivoisée ; puis, il y a eu le vent du soir qui les a rejoints et qui a fait un bout de chemin avec eux, puis les a laissés pour de la lavande, puis il est revenu, puis il est reparti avec trois grosses abeilles. Comme ça. Et ça les a amusés.

Panturle porte le sac où sont tous les achats. Arsule, à côté de lui, fait le pas d'homme pour marcher à la cadence. Et elle rit.

Il est venu alors la nuit et c'était le moment où, sortis du bois, ils allaient glisser dans le vallon d'Aubignane ; il est venu alors la nuit, la vieille nuit qu'ils connaissent, celle qu'ils aiment, celle qui a des bras tout humides comme une laveuse, celle qui est toute brillante de poussière, celle qui porte la lune.

On entend respirer les herbes à des kilomètres loin. Ils sont chez eux.

Le silence les pétrit en une même boule de chair."

 


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Giono : une magnifique évocation des forces cosmiques de la nature...
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 14:08
La lecture ou  le bonheur de savourer...

 

 

 

Entourés de toutes sortes d'écrans, sollicités par une multitude d' images, nous prenons de plus en plus l'habitude de "grappiller" sur internet, et nous oublions de lire et de savourer ce que nous lisons.

 

Or, la lecture nous offre cette possibilité de savourer et d'apprécier les mots, les idées d'un auteur.

 

Dans un monde qui s'accélère, le temps nous échappe et nous ne savons plus nous attarder sur un livre, tourner les pages, souligner des passages, retenir des phrases.

Nous ne prenons plus le temps de digérer et d'assimiler...

 

Seul, le livre permet cette dimension d'un temps retrouvé...

Le livre nous offre un temps de repli et de méditation.

 

Lire, c'est prendre son temps, c'est découvrir des idées, mais aussi un style qui est l'essence même d'une oeuvre littéraire...

Lire, c'est retrouver le temps Virgilien, comme l'appelle Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos.

Lire est une invitation à la réflexion et à l'analyse.

 

Sur internet, nous sommes attirés par toutes sortes de messages, de titres, d'images, alors que le livre nous apporte une intensité de concentration et d'attention.

Le livre suscite en lui-même des images, favorise le rêve, l'imagination, mais aussi la réflexion.

Le livre nous fait retourner vers le temps d'avant, celui où l'on savait apprécier ce temps de suspens, de méditation, loin des sollicitations extérieures.

La lecture, c'est vraiment oublier le monde pour mieux le retrouver et le savourer.

 

Bien sûr, il nous faut sélectionner des ouvrages de qualité, ne pas sombrer dans une boulimie de lectures.

 

Il nous faut retrouver le bonheur de lire une belle description...

Les gens pressés haïssent les descriptions, et pourtant, elles sont comme de merveilleux tableaux à admirer.

Elles sont un instant de poésie sur lequel il faut s'arrêter et s'émerveiller.

" Les fleurs sont des sexes avec des lèvres de velours, des chairs finement pliées, des ventres de fourrures végétales qui contribuent aux langages silencieux de tous les éléments de la nature....", écrit Michel Onfray.

Une magnifique description qui donne corps aux fleurs, qui nous fait percevoir toute leur beauté et leur mystère...

 

Notre temps est obnubilé par les informations qui défilent : nous oublions de comprendre, d'analyser. Nous sommes emportés dans un tourbillon incessant.

Il nous faut revenir au livre qui retient notre attention et nous permet une véritable réflexion sur le monde.

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La lecture ou  le bonheur de savourer...
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 14:29
Madame de La Fayette enfin réhabilitée...

 

 

 


Justice est rendue,  enfin, à cette grande romancière du 17 ème siècle, Madame de La Fayette : elle sera intégrée parmi les auteurs au programme du Baccalauréat littéraire.

 

On se souvient du mépris affiché par Nicolas Sarkozy, à l'égard de cet auteur : il s'était alors étonné qu'un de ses ouvrages, La Princesse de Clèves figure au programme d'un concours administratif.

 

Il est vrai que Nicolas Sarkozy semblait avoir une certaine défiance envers la culture et les intellectuels : on se souvient qu'une de ses cibles préférées était les enseignants... suppression de postes, suppression de l'année de stages pour les professeurs nouvellement nommés, une succession de mesures qui mettaient en évidence un manque de considération pour le monde de l'éducation et de la culture.

 

Il avait notamment déclaré :"L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle !", avait-il affirmé.

Effectivement, "on s'amuse comme on peut'...

Comme si la culture devait être à tout prix utile...

Ce discours très critique révélait bien un dédain pour la culture, avec des termes fortement péjoratifs " sadique, imbécile"...

 

Pourtant, ce roman de Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, représente un jalon essentiel dans notre littérature : premier roman d'analyse psychologique, il évoque une histoire d'amour impossible.

 

Cette année, c'est une autre princesse qui est, quant à elle, mise à l'honneur : La princesse de Montpensier, une nouvelle de Madame de La Fayette qui sera intégrée dans le programme du baccalauréat littéraire en 2018 : voilà une belle initiative qui intervient après la pétition lancée par une enseignante de français d'Alfortville. "La Princesse de Montpensier", écrite par Mme de La Fayette en 1662, est inscrite au programme 2018, avec son adaptation cinématographique par Bertrand Tavernier, qui date de 2010."

 

Françoise Cahen, professeur de français au lycée d'Alfortville avait lancé en mai 2016 une pétition demandant à la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem de "donner leur place aux femmes dans les programmes de la littérature de bac L". Soulignant que "jamais un auteur femme n'a été au programme de littérature en terminale L".

 

Voilà un oubli qui est enfin réparé.

Voilà une réhabilitation bien venue...

 

Tant de femmes écrivains méritent, aussi, d'être célébrées et mises à l'honneur : Colette, Marguerite Yourcenar, Georges Sand, Nathalie Sarraute,  Madame de Sévigné, Louise Labé...

 

On peut rappeler, à cette occasion, que La Princesse de Montpensier évoque des thèmes éternels : les difficultés d'aimer, la jalousie, la rancoeur des êtres humains, leur convoitise, leur insatisfaction.

Cette nouvelle permet de découvrir aussi un contexte historique : le 16 ème siècle et les guerres de religion.

Le style conforme au classicisme est fait de pudeur et de retenue, le récit a une valeur morale.

 

 

Le texte :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Princesse_de_Montpensier

 

 

 

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:50
Tartuffe, une pièce politique...

 

 

 


Dans Tartuffe, Molière aborde un thème éminemment politique : en mettant en scène un faux dévot, il évoque une religion dévoyée.

 

Or, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés au 17 ème siècle : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu. On connaît tous cette expression qui définit le régime politique en place : une monarchie de droit divin...

 

Tartuffe symbolise l'hypocrisie religieuse qui sert de masque pour toutes sortes de turpitudes : il s'introduit dans la maison d'un riche bourgeois, Orgon qui, subjugué par la foi affichée du personnage, le recueille, l'héberge, lui accorde toute sa confiance...

 

Mais Tartuffe sème la discorde dans la famille d'Orgon : la plupart des personnages ont perçu le jeu hypocrite du faux dévot, à l'exception d'Orgon et de sa mère, Mme Pernelle...

Orgon aveuglé va jusqu'à vouloir marier sa propre fille à Tartuffe : toute sa famille s'insurge contre ce projet, d'autant plus absurde que Marianne aime un jeune homme, Valère.

 

On peut imaginer le scandale qu'a suscité cette pièce de théâtre à l'époque de Louis XIV.

Evoquer le thème religieux, mettre en scène un faux dévot, mettre en cause la sincérité de certains hommes d'église, c'était là un outrage à la religion et à la majesté du prince.

Evoquer la religion sur une scène de théâtre, dans une comédie qui prête à rire, c'était aller à l'encontre des autorités religieuses...

Ainsi, la pièce a été longtemps interdite, puis remaniée et enfin autorisée, après 5 années de censure totale.

 

Le message de Molière est multiple : il dénonce l'hypocrisie, mais aussi le fanatisme religieux qui conduit aux pires excès, Tartuffe est l'image d'un fanatique qui sous couvert des rigueurs de la religion, avance masqué et peut ainsi commettre les pires méfaits : il n'hésite pas à tenter de séduire la femme de son hôte : Elmire.

 

Il n'hésite pas à trahir Orgon, celui-là même qui l'a recueilli sous son toit : il livre aux autorités une cassette compromettante et Orgon est menacé d'être emprisonné.

 

Molière fustige, aussi, l'aveuglement d'Orgon, son manque de lucidité : à aucun moment, il n'a su voir les manoeuvres de Tartuffe.

 

On retrouve dans cette pièce un thème récurrent dans l'oeuvre de Molière : la condamnation de la fausseté, la fausse religion, derrière laquelle se cache le personnage de Tartuffe... Molière a dénoncé aussi, maintes fois, la fausse médecine, la fausse science...

 

Molière, le sincère a, sans cesse, lutté contre la fausseté, l'hypocrisie, le mensonge.

 

On comprend toutes les résonances de cette pièce à notre époque : le fanatisme religieux renaît, et il se cache encore sous des apparences trompeuses, il conduit encore aux pires abominations.

 

L'hypocrisie règne dans le monde politique : que de belles promesses nous sont faites lors des campagnes électorales ! Le nom même du personnage a donné lieu à une antonomase : on parle d'un tartuffe quand on veut évoquer un hypocrite...

 

Souvent, la lucidité nous fait défaut et nous sommes manipulés par les médias, la publicité...

 

Ainsi, cette comédie, comme la plupart des oeuvres du 17 ème siècle a une valeur universelle : elle nous met en garde contre tous les fanatismes, tous les excès de la religion, 

 

Elle nous montre l'importance de la clairvoyance, une qualité essentielle pour Molière.

 

Elle nous révèle que le fanatisme est fondé sur une imposture.

Ainsi, Molière élève la comédie à une ambition politique : en s'attaquant à la fausse dévotion, il dénonce le parti tout puissant des dévots : la comédie devient une affaire d'état.

 

Tartuffe est bien une pièce politique qui garde encore toute son actualité : les tartuffes sont nombreux de nos jours, ils envahissent le monde politique, ils sévissent dans les plus hautes sphères de la religion.

 

 

 

Un extrait : Orgon raconte sa première rencontre avec Tartuffe... acte I scène 6

 


Orgon
Ah ! si vous aviez vu comme j’en fis rencontre,
Vous auriez pris pour lui l’amitié que je montre.
Chaque jour à l’église il venait, d’un air doux,
Tout vis-à-vis de moi se mettre à deux genoux.
Il attirait les yeux de l’assemblée entière   
Par l’ardeur dont au ciel il poussait sa prière ;
Il faisait des soupirs, de grands élancements,
Et baisait humblement la terre à tous moments :
Et, lorsque je sortais, il me devançait vite
Pour m’aller, à la porte, offrir de l’eau bénite.
Instruit par son garçon, qui dans tout l’imitait,
Et de son indigence, et de ce qu’il était,
Je lui faisais des dons ; mais, avec modestie,
Il me voulait toujours en rendre une partie.
C’est trop, me disait-il, c’est trop de la moitié.
Je ne mérite pas de vous faire pitié.
Et, quand je refusais de le vouloir reprendre,
Aux pauvres, à mes yeux, il allait le répandre.
Enfin le ciel chez moi me le fit retirer,
Et depuis ce temps-là tout semble y prospérer.
Je vois qu’il reprend tout, et qu’à ma femme même
Il prend, pour mon honneur, un intérêt extrême ;
Il m’avertit des gens qui lui font les yeux doux,
Et plus que moi six fois il s’en montre jaloux.
Mais vous ne croiriez point jusqu’où monte son zèle :
Il s’impute à péché la moindre bagatelle ;
Un rien presque suffit pour le scandaliser,
Jusque-là qu’il se vint l’autre jour accuser
D’avoir pris une puce en faisant sa prière,
Et de l’avoir tuée avec trop de colère.


Cléante
Parbleu, vous êtes fou, mon frère, que je crois.
Avec de tels discours, vous moquez-vous de moi ?
Et que prétendez-vous ? Que tout ce badinage…


 

 

 

 

La première scène de la pièce : Madame Pernelle en colère adresse des reproches à tous les membres de la famille.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:58
Pour célébrer le premier jour du printemps...

 

 

 

 

Pour célébrer le premier jour du printemps...

"Il reste en nous de la plante ; il y a en nous de la plante..." nous dit Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos... La nature, les arbres, les fleurs sont un condensé de vie et d'humanité...

 

 Les saisons sont essentielles, elles rythment nos vies, dans un élan immuable... Elles forment des cycles qui ponctuent nos vies comme le jour et la nuit qui se succèdent, elles sont des repères dans le temps...

"Voici donc les longs jours ! Voici le printemps !"

 

Un poème consacré au printemps, un poème où la nature personnifiée s'anime et devient une entité vivante, c'est un texte rempli de fraîcheur et d'animisme que nous offre, ici, Victor Hugo...

 

Des exclamations, qui révèlent bonheur et admiration, ouvrent le texte : l'énumération du premier vers restitue une sorte d'exaltation, devant le renouveau du printemps, la lumière est mise en valeur, associée à "l'amour" et au "délire".

 

Le poète se charge d'annoncer le printemps, par une formule réitérée : "voici les longs jours, voici le printemps !" Puis il déroule les mois, "mars, avril, mai, juin", en les caractérisant familièrement et simplement : "avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis."

 

Ces mois du printemps deviennent des êtres vivants qui nous accompagnent de leur bienveillance.

 

Le décor est, ensuite, évoqué : des arbres, des peupliers semblent, eux aussi, s'animer pour offrir un cadre somptueux au poète : on les voit "se courber mollement comme de grandes palmes..."

 

Un oiseau vient compléter le tableau et assure un fond sonore à l'ensemble : "L'oiseau palpite, au fond des bois tièdes et calmes."

 

Et le poète perçoit tout le bonheur du monde dans cette renaissance : "Il semble que tout rit, et que les arbres verts sont joyeux d'être ensemble..."

 

Le champ lexical du bonheur apparaît : "tout rit, joyeux, quelque chose d'heureux, chanter..."

Les arbres deviennent même l'image du poète : "il semble... qu'ils se disent des vers..."

Le jour et le soir deviennent des entités vivantes, le jour apparaît "couronné d'une aube fraîche et tendre", et le soir se révèle "plein d'amour"...

 

Enfin, la nuit se met à l'unisson de la nature renaissante, puisqu'on y perçoit un chant de bonheur...

 

La simplicité de ce poème, la nature humanisée, emplie de vie traduisent une complicité entre l'homme et le monde qui l'entoure.

 

Des sensations visuelle, tactile, auditive viennent ponctuer le texte et nous font ressentir une forme d'harmonie : le vert des arbres, leurs grandes palmes, un chant heureux dans l'infini de la nuit...

 

Ce poème nous transmet une ivresse de bonheur et de tendresse : la nature se met à l'unisson de Victor Hugo, elle invite à l'amour, à la joie de vivre.

Victor Hugo nous fait, aussi, percevoir l'écoulement du temps, le jour, le soir, la nuit, les mois qui se succèdent, comme un bonheur à savourer.

 

Les sonorités contrastées de sifflantes "s" très douces et de gutturales "r" plus âpres traduisent à la fois un apaisement et une exaltation...

 

 

 

 

Le poème :

 

 

 

Printemps


Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! 
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! 
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ; 
L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ; 
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers. 
Le jour naît couronné d'une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d'amour ; la nuit, on croit entendre, 
A travers l'ombre immense et sous le ciel béni, 
Quelque chose d'heureux chanter dans l'infini.


 

 

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:13
Cultiver son étonnement et son imagination...

 

 


 

Cultiver son étonnement, s'émerveiller du monde, de ses métamorphoses, au fil des saisons, saisir les couleurs changeantes du ciel, capturer des odeurs, des sons, des senteurs de lavande, de romarin, de thym, la musique de l'eau, le bruissement des arbres...

 

S'étonner, c'est cultiver aussi son imagination, c'est percevoir des fusions de sensations, des harmonies nouvelles...

 

"Tout change, panta rei, tout coule, tout est en mouvement...", affirmait Héraclite.

La nature nous offre des mutations incessantes : les arbres ont encore leurs allures d'hiver, et voilà que de près, on perçoit de légers bourgeons sur les branches...

Des bourgeons satinés, dorés, cuivrés aux teintes nuancées....

 

L'eau révèle des reflets changeants, des tableaux étonnants pleins de mystères et d'étrangeté.

 

L'imagination suscitée par l'étonnement est créatrice : c'est elle qui nourrit un peintre, un écrivain, un sculpteur, un artiste, un compositeur.

 

Quand Cézanne peint la Sainte Victoire, il ne se contente pas de reproduire la réalité : il fait appel à son émerveillement, à son imagination, les couleurs sont éclatantes, les arbres stylisés, le paysage magnifié...

De même quand Giono évoque la campagne provençale, il nous montre une nature vivante, animée, il la dépeint comme si elle était un être humain.

La nature devient une entité mystérieuse, remplie de signes, de symboles.

 

Nous oublions trop souvent de nous étonner de tant de choses : le renouvellement des saisons, des couchers de soleil, chaque soir, différents...

La stupeur n'est plus à la mode... c'est de ce radical que vient, d'ailleurs, notre adjectif "stupide"...., comme si la stupeur était une preuve de bêtise.

Etonnons-nous devant la beauté du monde !

Etonnons-nous des merveilles de la nature !

 

Soyons attentifs au rythme des saisons, à leur variété, leurs couleurs nuancées...

Trop souvent blasés par toutes sortes d'images et toutes sortes d'écrans, nous oublions d'observer ce qui nous entoure...

 

Pourtant, la nature nous offre des spectacles uniques, une variété inouie de formes, de couleurs, de textures.

 

Il suffit d'observer un helleborus niger pour en percevoir toute l'élégance, la délicatesse, le charme de ces pétales aux teintes éblouissantes.

Il convient d'admirer les couleurs éclatantes des primevères, quand la saison est revenue.

On peut s'attarder à contempler un coucher de soleil, des nuances variées de roses et de rouges, des nuées éclaboussées de xanthe et de pourpre...

 


 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Cultiver son étonnement et son imagination...
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:42
C'est le style qui fait l'écrivain...

 

 

C'est le style qui fait l'écrivain, dit-on souvent... Le style est la marque d'un auteur, et on reconnaît souvent les caractéristiques d'un style : celui de Rabelais, de Chateaubriand, de Proust ou Céline...

 

Ce mot signe et évoque un univers, une personnalité unique : il est empreint de mystères, dans sa brièveté, ses deux consonnes combinées, sifflante et dentale, au début, sa voyelle "i" qui fait penser à un surgissement, un cri....

 

D'où vient ce mot étrange ? Le style, c'est en fait, dès les origines le stylet qui sert à écrire.

 

Le mot est issu du latin "stilus, tige de plante, poinçon, stylet pour écrire".

 

Dans l’Antiquité, le style désignait ce poinçon, morceau de bois ou de fer qui servait à écrire sur de la cire... Mais à l’époque déjà, par glissement métonymique de l’instrument à son résultat, le style était aussi la manière d’écrire...

 

Notre "stylo" moderne vient de ce même radical : on voit là une belle continuité de l'antiquité à nos jours : on retrouve presque le même mot pour désigner un instrument qui sert à écrire même si les techniques ont considérablement évolué.

 

Comment ne pas être ému par cet héritage venu de l'antiquité ? Un simple bâton de bois à l'origine du mot "style" ! Un objet rustique et pastoral devenu symbole d'une manière d'écrire ! 

 

Ce mot est d'ailleurs utilisé dans d'autres domaines : peinture, musique, cinéma, architecture....

 

Chaque auteur possède un style, une originalité, une empreinte particulière que l'on reconnaît assez facilement...

 

J'aime ce mot simple et étrange, à la fois : il évoque toute une littérature, un héritage culturel venu des grecs et des latins qui écrivaient laborieusement avec un stylet : belle écriture appliquée sur un support de cire !

 

Le style de chaque écrivain est unique : on reconnaît une page de Proust, un poème de Baudelaire, un roman de Balzac ou de Flaubert....

Leurs phrases, leurs mots nous émeuvent souvent, nous marquent, s'impriment en nous...

 

Leurs idées nous façonnent, nous invitent à la réflexion : Montaigne et ses extraordinaires divagations nous fascinent, La Fontaine nous transmet des leçons universelles à travers ses fables aux récits animés, La Bruyère peint des portraits en action qui dénoncent la société de son temps et qui ont aussi une valeur d'universalité....

Molière stigmatise des défauts éternels : l'avarice, l'hypocrisie, la fausseté, le mensonge, la bêtise humaine, à travers des caricatures, en faisant appel au rire, au comique...

 

Comment ne pas être sensible à l'ironie de Voltaire, à la verve de Rabelais, aux descriptions poétiques de Chateaubriand ?

 

Comment ne pas apprécier la sensibilité de Verlaine, le foisonnement de Victor Hugo ?

Leurs styles variés nous font accéder à toutes sortes d'idées, de découvertes, de sentiments, d'expériences...

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

C'est le style qui fait l'écrivain...
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 14:48
De Houellebecq à Trump...

 

 


Ce mardi 17 janvier, le journal de 20 heures sur France 2 s'achève sur une interview assez surréaliste de Michel Houellebecq : l'écrivain vient présenter un livre sur Schopenhauer... on voit, alors, un homme tourmenté, timide, ayant des difficultés à trouver ses mots, hésitant...

 

Il dit lui-même qu'il est un grand émotif, car il n'a pas été assez bercé, cajolé, caressé par sa mère... l'auteur de Soumission annonce d'autres carnages à venir, perpétrés par les djihadistes, il évoque, à ce sujet, "une idéologie révolutionnaire, ils veulent créer un autre monde, ils ont une vision sociale précise, puis il prédit une montée en puissance de l'Islam plus ordinaire, plus tranquille, après l'élan révolutionnaire", et il ajoute : "ça va continuer parce qu'il y a un besoin de structure religieuse, et de sens"... interrogé, ensuite, sur ses intentions de vote, il se dit abstentionniste, favorable à une démocratie directe, mais déclare : "J'aimais bien Sarkozy ! Donc j'étais assez triste..."

 

Etonnante affirmation d'un écrivain qui déclare aimer Sarkozy !

On est sidéré par ces propos d'un auteur tenu pour un des plus grands romanciers de notre époque : un homme discret, simple, à l'inverse de ce que représente Nicolas Sarkozy.

 

Un peu plus tard, sur ARTE, un reportage est consacré à une biographie de Donald Trump... On y découvre un ambitieux prêt à tout pour réussir, il veut percer dans l'immobilier, il trouve un mentor en la personne d'un avocat, Roy Cohn, un individu sans morale, un voyou, une racaille.

 

Sous son impulsion, Trump devient un "cogneur", quelqu'un qui n'hésite pas à dénier la réalité, à mentir, en maintes circonstances.

 

Trump tonitruant, vociférant, hurlant son mépris, c'est l'inverse de Houellebecq...

 

L'écrivain s'efface, cultive la discrétion, refuse le paraître...

Donald Trump, lui, aime le clinquant, les apparences : la Trump Tower est le symbole de ce bling bling tapageur.

 

Le reportage nous montre Donald Trump qui bâtit un empire du jeu à Atlantic City... puis c'est la construction du Taj Mahal, un immense casino, un gouffre financier qui tourne au fiasco.

 

Mais, Trump, dont le nom est connu de tous, parvient à se renflouer, grâce à des manipulations financières.

 

Devenu une star d'une émission de la télé-réalité, il acquiert une popularité de plus en plus grande : les électeurs y voient l'archétype de la réussite américaine.

 

Et ce milliardaire, désormais président des Etats-Unis, qui vocifère, qui fait des affaires douteuses, est, lui aussi, sidérant.

 

En observant ces deux personnages, un écrivain, un magnat de l'immobilier devenu président, on se dit que notre monde est plutôt inquiétant.

 

Un écrivain timide qui aime Sarkozy, un milliardaire, un parvenu tyrannique qui est à la tête d'un des plus grands pays du monde, et dont le comportement paraît délirant...

 

Bon, Houellebecq attire une certaine sympathie, par sa réserve et sa modestie, même si son discours est parfois étrange et ahurissant.

 

Quant à Donald Trump, il nous fait entrer dans un monde d'incertitudes : ses réactions violentes, imprévisibles sont effarantes.

 

En voyant ces deux personnalités si contrastées, Houellebecq et Trump, l'un timide, effacé, l'autre tonitruant, excessif, en entendant leurs propos, on se dit qu'on entre dans un monde de plus en plus consternant et incertain.

 

 

 

 

L'interview de Houellebecq :

http://www.francetvinfo.fr/culture/houellebecq/invite-michel-houellebecq-n-aime-pas-les-happy-ends_2023201.html

 

La biographie de Trump :

http://www.arte.tv/guide/fr/072806-000-A/president-donald-trump

 

 

 

De Houellebecq à Trump...
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 15:02
Ma patrie, c'est la langue française... Belle formule à retenir !

 

 


"Ma patrie, c'est la langue française...", disait Camus...

 

Belle formule à retenir ! Notre langue n'est-elle pas un patrimoine essentiel qu'il nous faut préserver et honorer ? Elle est si précieuse, si menacée par les assauts de tant d'anglicismes triomphants.

 

La langue de Rabelais, celle de Montaigne, de Hugo, de Verlaine mérite d'être vénérée et célébrée.

Elle est si belle, si diverse, si féconde et si riche...

Elle a inspiré tant d'auteurs prolifiques.

Elle est riche de mots, d'idées, de révoltes, de poésie.

 

On est sensible à la verve d'un Rabelais qui joue avec les mots, à la poésie de Hugo, à celle de Chateaubriand, on aime le style épique de Zola, l'âpreté de Maupassant, ou encore la pensée humaniste de Montaigne.

 

Notre littérature est notre patrimoine, un terreau qui nous nourrit de sa diversité, de ses éclats...

 

Les mots de notre langue, issus du passé, nous relient à notre histoire : c'est, là, un ancrage essentiel. Les mots que nous utilisons ont une histoire, ils ont connu des évolutions de sens...

 

Ces mots nous aident à penser, à communiquer avec clarté, ils sont aussi, parfois, emplis de poésie, et de mystères...

 

Certes, le français est une langue réputée difficile, elle l'est par bien des aspects, mais c'est ce qui en fait toute la richesse et toute l'originalité.

 

Oui, j'aime ma langue et ses mots, j'aime ses sonorités éclatantes ou plus douces, c'est la langue de mes parents, de mes amis, de ma famille, elle me relie aux autres, gens du présent et du passé, elle me relie à des auteurs, à une pensée, à des réflexions, à une culture ancienne, latine, grecque, multiple, elle me relie à mon pays...

 

C'est un lien fondamental, un repère important.

Comment ne pas chérir cette langue qui a donné lieu à des oeuvres remarquables ?

 

On lit une page de Chateaubriand et on entre dans un univers poétique, des paysages somptueux...

 

On lit un chapitre de Montaigne et on se prend à douter, à peser le pour et le contre, à se poser des questions essentielles.

 

On découvre un extrait de Camus, on est ébloui par des paysages du sud, aux senteurs d'absinthe...

 

On aime le théâtre de Molière, ses messages universels, la dénonciation de l'hypocrisie, la critique du fanatisme religieux, l'éloge de la lucidité...

 

On lit un conte de Voltaire et on est emporté dans un tourbillon d'aventures invraisemblables servant à dénoncer les horreurs et l'absurdité de la guerre, à fustiger l'intolérance, le règne de l'argent...

 

La langue française riche de mots nous enivre de poésie, d'harmonie, elle décline toutes sortes d'images, de rêves, de réflexions, elle doit susciter toute notre curiosité et une envie de la préserver...

 

"Ma patrie, c'est la langue française..." Nous devrions tous adopter cette devise, afin de faire rayonner notre langue,  la servir et l'aimer...

 

 


 

 

 

Ma patrie, c'est la langue française... Belle formule à retenir !
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 14:37
Les fées nous échappent...

 

 


"Les fées nous échappent. Elles sont radieuses et on ne peut les saisir, et, ce qu'on ne peut pas avoir, on l'aime éternellement."

On doit cette belle définition des fées à Jules Renard, une définition pleine de poésie et de grâce...




Issu du latin "fatum", le destin, la fée est bien celle qui préside au destin humain... C'est elle qui, dans les contes de notre enfance, décide des dons accordés à chacun.

La fée dit et prédit ce que sera l'avenir : le mot "fatum" vient d'un verbe latin, "fari : dire, parler."


Ce mot d'une seule syllabe "la fée" traduit une sorte de magie, de fulgurance ! La fricative "f" très douce évoque bien le monde de l'enfance...


Voilà un mot simple constitué d'une seule voyelle entendue, une voyelle feutrée qui restitue une certain mystère...

Qui n'a jamais rêvé d'être une fée dotée de tous les pouvoirs ? 


Morgane, Mélusine, Viviane, la dame du lac, Fata, Ondine, que de noms empreints de charmes et de douceurs !


Fées des ondes, des arbres, de la terre, des forêts, fées de Brocéliande, la forêt mystérieuse !

Le "farfadet" appartient à la même famille de mots et désigne un lutin, une petite créature légendaire, qui hante les forêts.

La "fadette" est une petite fée, comme l'indique le suffixe de diminutif, elle a donné son nom à un célèbre roman de Georges Sand, La petite Fadette... La Fadette, qui considérée comme une sorcière, est rejetée de tous ceux qui se fient à sa misérable apparence.


Curieusement, l'adjectif "mauvais" doit être rattaché à ce même radical, bien que la forme ancienne ait évolué phonétiquement : "malifatius" signifie "affecté d'un mauvais sort"...


Philtres, incantations, formules magiques viennent à l'esprit quand on évoque l'univers des fées, enchantements, envoûtements, secrets....

Les fées nous échappent : elles peuvent virevolter dans l'air, tels des papillons, elles ont le pouvoir de s'évanouir et de disparaître brusquement... puis de réapparaître.


Elles sont environnées d'éclats d'étoiles, elles nous font rêver, en même temps, leur pouvoir est terrible : elles décident du destin humain, peuvent jeter des sorts, telles des sorcières, elles peuvent se venger d'une manière terrifiante.

Mélusine, merveille ou brouillard de la mer, Viviane, pleine de vie, ardente, Morgane, née de la mer, la brillante.... De nombreux noms de fées sont valorisants et empreints de poésie.

Les fées nous entraînent dans l'univers merveilleux des contes, elles nous font rêver, nous enchantent ou nous terrifient de leurs pouvoirs magiques.






 

Les fées nous échappent...
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