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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 14:29
Célébrons la citrouille !

 


Les citrouilles sont revenues ! Dans les rayons des magasins, elles tiennent une place de choix et imposent leurs formes volumineuses, leurs couleurs de rouilles, des arrondis superbes, des brillances orangées...

Les citrouilles sont de retour pour fêter le coeur de l'automne, elles se parent de teintes vives et étonnent tous les regards !

Associée à la fête de Samonios, aux origines celtes, la citrouille s'embellit de lumières, elle devient même lampe magique...

Ce mot nous fait entendre des sonorités lumineuses, sifflante initiale, emplie de douceur, dentale "t" éclatante, gutturale "r" qui restitue la dureté du fruit, palatale qui prolonge le son "ou" pour suggérer des couleurs rayonnantes...

La citrouille aux teintes de soleil, aux formes volumineuses est un fruit de contrastes étonnants : beauté des couleurs, ampleur et volume exorbitant des cucurbitacées...

Le mot venu du latin "citrium, le cédrat, le citron", par analogie de couleurs, est à la fois plein de charmes et de dérision.

" Tu n'as rien dans la citrouille, j'ai la tête comme une citrouille" ! On perçoit, à travers ces expressions toute l'ironie que peut contenir ce terme.

La "cucurbite" a de quoi séduire, mais elle peut aussi marquer une forme de moquerie.

Voilà encore un mot plein de saveurs, par ses sonorités redondantes, ses échos, ses consonnes variées, gutturales, labiale, dentale...


Les cucurbitacées sont multiples : coloquinte, concombre, courge, melon, pastèque, potiron.... Une variété de mots tous si expressifs !


La citrouille, aux formes généreuses, aux tranches bien marquées, est aussi, une plante volubile : elle nous parle des teintes de l'automne, elle nous raconte des légendes, des contes dans lesquels des citrouilles se transforment en carrosses, elle nous montre, à travers une fable, que la nature est souvent bien faite et qu'il vaut mieux l'accepter telle qu'elle est...

La citrouille nous parle, aussi, de traditions venues d'ailleurs : Halloween et ses peurs ancestrales, des fantômes, des sorcières, des monstres de la nuit, elle nous fait voir des feux de joie, elle évoque un temps où l'on communiquait avec l'autre monde, des démons, des dieux, le mois de Samonios qui va s'ouvrir....

Fêtons Samonios, célébrons les citrouilles !

Rendons hommage aux citrouilles, coloquintes, courges, potirons ! Ces beaux fruits de l'automne nous montrent toute la diversité de la nature, des merveilles de formes, de couleurs, des embruns étonnants d'éclats...


 

 

 

Une fable de La Fontaine : Le gland et la citrouille 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/le_gland_et_la_citrouille.html

 

Le conte de Perrault : Cendrillon

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Contes_de_Perrault_(%C3%A9d._1902)/Cendrillon_ou_la_petite_Pantoufle_de_verre

 

 

Photos : Creative commons

En haut de l'article  auteur : Joe Mabel

Sous l'article   auteur : Juliancolto

Célébrons la citrouille !
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 16:13
J'irai dans les sentiers...

 



"Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :

 Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue."



On doit cette belle évocation des sentiers liés à une nature sauvage, à Arthur Rimbaud, dans un poème intitulé Sensation... On y perçoit une fusion harmonieuse de sensations, visuelle, tactile...



Le sentier, petit chemin de traverse, nous attire et nous séduit : ce mot aux douces sonorités de sifflante "s", de dentale "t", de voyelle nasalisée "en", nous charme par sa simplicité familière.

Les sentiers me plaisent : ils traversent la campagne, sont bordés, parfois, de végétations épaisses, denses...  sinueux, ils suivent les collines, ils évoquent la liberté, l'insouciance, un aspect sauvage.

La voyelle nasalisée "en" qui virevolte et s'envole suggère cette impression d'abandon, de délivrance.

Soudain, près d'un sentier, surgissent des oliviers, des pins, des chênes, des herbes sauvages, un bruit de sources lointaines, des escarpements rocheux, des surprises renouvelées....

Le sentier évoque des images de nature, herbes et arbustes sauvages, halliers, buissons, senteurs de terre et de fleurs, thym, romarin...

Le sentier nous enivre de parfums de liberté...

Issu du latin "semita", le mot suggère une évasion : le préfixe "se-" signifie "à part, à l'écart", et le deuxième élément vient du verbe "meo", "aller".

Le sentier "va" son chemin, il s'écarte des routes habituelles, toutes tracées, il invite à l'aventure et à la découverte.

Le sentier, c'est le mouvement, la vie, c'est le désir de découvrir, de se glisser dans les bois, les forêts, les collines, de s'en imprégner.

Le sentier nous permet de nous aventurer à l'écart du monde, de suivre d'autres chemins, d'autres voies.

Le sentier serpente dans les collines de Provence, il nous offre des paysages, des découvertes, des fleurs sauvages, des pierres, des rocailles aux formes étonnantes, des ciels lumineux...

Le sentier nous fait voir des horizons nouveaux de liberté, il nous abreuve de senteurs, de vents, de brises légères, il nous fait oublier toutes les rudesses du monde...

Un simple mot, et nous voilà devant des paysages éblouissants, une nature triomphante, des envols d'oiseaux, des trilles, des cailloux qui bruissent et roulent sous nos pas, des couleurs de verts, de bruns, d'ocres, des sensations diverses et pleines de séductions : le bruit du vent, les parfums de la terre, les formes variées de la végétation...

Un simple mot et nous voilà transportés loin des villes, dans des lieux et des espaces où règne un autre monde, celui de la vraie vie qui nous fait oublier les machines, les artifices qui nous entourent !

Le sentier nous donne des envies de fuir le monde ordinaire, frelaté et banal qui nous environne.

Redécouvrons ces bonheurs simples, ces sensations chères à Rimbaud : le bonheur de voir, de percevoir vraiment toute l'harmonie de la nature.

Le bonheur de goûter, d'observer, de s'attarder sur l'essentiel, le bonheur de la marche qui permet cette attention sur le monde....

 

 

Le poème de Rimbaud :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/arthur_rimbaud/sensation.html

 

 

 

J'irai dans les sentiers...
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 16:34
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies...

 

 


L'enfance attire tous les regards et tous les espoirs. N'est-elle pas un symbole de renouveau et de bonheur ?

Un des poèmes les plus célèbres de Victor Hugo évoque ce thème avec une simplicité qui nous touche...

Lorsque l'enfant paraît, ce poème inséré dans le recueil intitulé Les feuilles d'automne, nous montre toutes les joies associées à l'enfance.

Les premiers mots du texte nous font voir "le cercle de famille" réuni, et aussitôt, l'enfant devient un véritable spectacle à contempler. Les expressions : "applaudir à grands cris, faire briller tous les yeux, on crie, on se récrie" insistent sur cette attraction irrésistible que suscite l'enfant...

Le champ lexical du bonheur ponctue ce spectacle : "se dérident, joyeux, la joie arrive, on rit..." Seule la mère "tremble à le voir marcher" alors que l'enfant effectue, sans doute, ses premiers pas.

Hugo nous fait entrer dans l'intimité d'un intérieur familial, où l'on voit les "chaises se toucher", se rassembler, pour observer l'enfant qui sollicite toutes les attentions.

L'enfant fait taire, alors, toutes les discussions graves, il fait briller "les plus tristes fronts"...

Comparé, ensuite, à l'aube qui s'éveille, l'enfant associé à la nature, est comme sacralisé. Dès que l'aube apparaît et vient briser une "voix qui pleure" dans la nuit, le murmure de "l'onde entre les roseaux", on sent percer comme un nouveau bonheur, représenté par "une fanfare de cloches et d'oiseaux".

Le bruissement de l'aube fait penser à l'enfant qui paraît, superbe image pleine d'harmonie de sensations visuelles et auditives : "lumière, clarté, chant des oiseaux"...

Et Hugo poursuit sa métaphore dans la strophe suivante, avec une apostrophe directe :"Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine.."

Hugo, lui-même, s'associe à la nature, une nature embaumée des "plus douces fleurs"... grâce à l'enfant, son âme devient "forêt", charmée de "murmures", de "rayons dorés".


Toutes ces images permettent de relier l'enfant et le poète à la nature, "plaine, fleurs, forêt, ramures".

L'enfant n'est-il pas, aussi, symbole de douceur et d'innocence ? Le poète s'attarde sur les yeux, les petites mains de l'enfant qui définissent une forme de pureté.

Loin du mal, loin de la fange des adultes, l'enfant apparaît comme "un bel ange à l'auréole d'or", un être sanctifié, comme le suggèrent les exclamations : "Tête sacrée ! Enfant aux cheveux blonds, bel ange !"

Devenu "colombe de l'arche", l'enfant comparé à un oiseau, symbole de paix, se voit comme "revêtu d'ailes d'azur", encore une magnifique image qui relie l'enfant au monde céleste...

Hugo met, aussi, en évidence toute la simplicité de l'enfant à travers son regard empreint de naïveté : le corps et l'âme sont en harmonie, car ils sont exempts d'impureté. L'emploi de la deuxième personne du pluriel "vous"donne ampleur et solennité à cette évocation...

Les adjectifs "beau, doux", réitérés traduisent une admiration envers l'enfant, admiration soulignée par des sonorités de sifflantes et de fricatives, emplies de délicatesse : "il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire".

La dernière strophe s'adresse non plus à l'enfant mais à Dieu et s'ouvre sur cette apostrophe : "Seigneur". On perçoit une prière insistante qui a pour but de protéger l'entourage du poète et même tout ennemi éventuel. Le verbe "préservez", à l'impératif, est répété à deux reprises.

L'enfant apparaît, encore, comme le centre de tout : une maison sans enfant devient "un été sans fleurs, une cage sans oiseaux, une ruche sans abeilles"...

On retrouve ce réseau de comparaisons empruntées au monde de la nature qui fait de l'enfant l'essentiel de la vie et du monde...


 

 

Le poème :

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/lorsque_l_enfant_parait.html

 

 

 

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies...
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies...
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 14:02
Un suppôt de Bacchus...

 

 



"Chacun a son défaut où toujours il revient :
Honte ni peur n'y remédie.
Sur ce propos, d'un conte il me souvient :
Je ne dis rien que je n'appuie
De quelque exemple.

Un suppôt de Bacchus
Altérait sa santé, son esprit et sa bourse.
Telles gens n'ont pas fait la moitié de leur course
Qu'ils sont au bout de leurs écus.

Un jour que celui-ci plein du jus de la treille,
Avait laissé ses sens au fond d'une bouteille,
Sa femme l'enferma dans un certain tombeau.
Là les vapeurs du vin nouveau
Cuvèrent à loisir."





C'est ainsi que débute la fable de La Fontaine, intitulée L'ivrogne et sa femme : le poète y dépeint un ivrogne invétéré, incapable de se corriger et d'évoluer vers plus de tempérance.

L'expression "un suppôt de Bacchus" prête à sourire : on connaît les "suppôts de Satan", serviteurs du diable et La Fontaine utilise ici le mot dans un autre contexte, de manière amusante et parodique.

Le mot lui-même "suppôt" grâce à la sifflante initiale, à la labiale redoublée ne suggère -t-il pas une certaine douceur et servilité ?

Ce mot ancien venu du latin "suppositus", "placé en dessous" est, à l'origine, un participe passé, issu d'un verbe "suppono, subordonner, soumettre".

Le participe passé a un sens passif, en français, comme en latin et cette forme correspond bien à la passivité du personnage.

Le "suppôt de Bacchus" se soumet, ainsi, à sa passion pour le vin, se grise de toutes sortes d'alcool, aime se vautrer dans l'ivrognerie.

Le mot a pris très tôt un sens péjoratif et désigne, souvent, un partisan d'une personne nuisible : "un suppôt de tyran, un suppôt du diable"...

Ce terme dont la voyelle "o" est surmontée d'un accent circonflexe semble, ainsi, nous montrer un individu qui se met sous l'autorité d'une autre souvent malfaisante, et malveillante...

Le suppôt n'attire guère la sympathie : son attitude servile ne plaide guère en sa faveur, la façon dont il se soumet au mal le dessert et l'avilit.

On peut imaginer toutes sortes de suppôts : suppôts de la paresse, de l'indifférence, de la bêtise, de l'insulte.

Notre monde regorge de suppôts qui se laissent dominer par des passions et vivent sous l'emprise d'habitudes néfastes.

Le suppôt perd sa propre liberté en se soumettant, ainsi, à différentes passions, il se laisse emporter et submerger par toutes sortes de fureurs et de folies.

Un suppôt vit sous la dépendance, il n'est plus maître de lui-même...

On perçoit dans ce terme toute une expressivité, et l'étymologie nous révèle bien la signification essentielle de ce nom...

Ce mot ancien est, de nos jours, peu utilisé : d'un emploi littéraire, il mérite d'être remis à l'honneur, il montre la servilité humaine, il suggère toutes sortes de passions qui guident l'homme et le conduisent au pire : n'ayant plus de volonté, se soumettant à des envies, l'être humain oublie l'essence même de son humanité...

Les suppôts ont, hélas, encore de beaux jours devant eux : l'être humain ne se laisse-t-il pas dompter par toutes sortes de tentations ?


 La fable de La Fontaine  L'ivrogne et sa femme


http://www.poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/l_ivrogne_et_sa_femme.html
 





 


 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:50
Pour écouter la musique des mots...

 

 


Les mots assemblés dans les phrases produisent une sorte de musique, une véritable mélodie, grâce à leurs sonorités. La poésie fait intervenir des effets de sonorités et a été, elle-même, souvent mise en musique : Brassens, Léo Ferré ont repris des poèmes d'Aragon ou de Victor Hugo. La musique des mots nous permet de mieux apprécier un texte, d'en savourer, aussi, tout le sens.

Les sons produisent des effets très différents et divers : doux ou durs, ils sont souvent en adéquation avec les idées exprimées dans un texte...

La phonétique permet de distinguer les sonorités et a pour but de classer les phonèmes, en fonction de leur articulation et de leur prononciation.

Les consonnes, tout d’abord, donnent lieu à des effets variés :

On distingue les gutturales, prononcées avec le fond de la gorge : les sons "gue, que, re". La gutturale est considérée comme une consonne assez dure, pleine d’âpreté, sans doute, parce que son articulation part du fond de la gorge… La langue allemande comporte de nombreuses gutturales, elle est réputée pour être pleine de rudesse.

On peut, aussi, évoquer les dentales, prononcées la langue contre les dents : les sons "d et  t". Les dentales sont, dit-on, assez éclatantes.

Les labiales "b, p, m" sont articulées avec les deux lèvres rapprochées et représentent donc l’image même du baiser et de la sensualité, dans la poésie amoureuse.

Les sifflantes "s, z "sont des phonèmes pleins de douceur et d’harmonie… La fricative "f " donne, aussi, une impression de tendresse.

Les chuintantes "ch, ge" apparaissent, également, très légères et douces.

Quant aux voyelles, elles sont, parfois, associées à certaines idées : la voyelle "i", assez aiguë, peut faire songer à un cri.

Les voyelles nasalisées, les sons "on, in, an" ont pour effet de ralentir le rythme des phrases et donnent, parfois, une impression de rêverie, de doux balancement…

On voit que les sons peuvent faire naître des émotions, des sentiments bien distincts, les écrivains, notamment les poètes, les utilisent pour créer une certaine musicalité, une certaine harmonie.


On peut, ainsi, observer ce vers de Victor Hugo :

"Le soleil s'est couché, ce soir, dans les nuées..."

Cet alexandrin qui ouvre le poème intitulé Soleils couchants est particulièrement doux : on repère, à 4 reprises, l'emploi de la sifflante "s": c'est une allitération. La chuintante "ch", utilisée au milieu du vers renforce cette impression.

Victor Hugo, dès ce premier vers, décrit la beauté d'un coucher de soleil, grâce à une harmonie de sonorités : le lecteur perçoit d'autant mieux le calme de ce tableau, plein de charmes, de sérénité ....


La Fontaine dans la fable, Les animaux malades de la peste, évoque, au début du texte, cette terrible maladie :


"Un mal qui répand la terreur

Mal que le Ciel en sa fureur

Inventa pour punir les crimes de la terre,

La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)

Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,

Faisait aux animaux la guerre.

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés..."


On remarque, dans cet extrait, l'emploi récurrent de la consonne gutturale "r": La Fontaine traduit, ainsi, la violence de l'épidémie et la peur qu'elle suscite.

Nous sommes indéniablement sensibles à la musique des mots et nous percevons la dureté ou la douceur de certaines notes consonantiques ou vocaliques.

Ainsi, les mots constituent une sorte de mélodie et leur enchaînement peut nous emporter dans des univers teintés de nuances variées : rêve, émotion, peur, angoisse, harmonie...


 

 

 

 

 

Pour écouter la musique des mots...
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 08:42
Les cimes neigeuses étaient immobiles à l'horizon...

 



 
"Puis il tourna autour d'un château médiéval, perché en haut d'une colline de sapins noirs ; de la brume blanche encerclait le burg sinistre, et les cimes neigeuses étaient immobiles à l'horizon, une muraille rose et grise."

C'est ainsi que JMG Le Clézio décrit un château assez effrayant, entouré de hauteurs, de cimes vertigineuses, dans son recueil de nouvelles, intitulé La fièvre.


Le mot "cime" suggère tant d'images !


La cime, le sommet des arbres, d'une montagne, d'un rocher, nous élève vers des hauteurs célestes, elle nous enivre de visions aériennes, d'envolées de bleu, elle nous fait regarder le ciel, ses parures diverses, des nuées qui s'étirent à l'infini, des bleus d'azur, des soleils éblouissants...


Le mot lui-même nous montre un infini avec sa voyelle "i", pleine d'acuité, sa douce sifflante initiale, la labiale "m" pleine de promesses...

On est ébloui par des images : les cimes des arbres qui forment des ballets, sous les vents tempétueux de l'hiver, vagues déferlantes d'écumes de branches dénudées, houles d'entrelacs qui bruissent et s'agitent, suivant le rythme du vent.

On admire des sommets de colline et de montagnes abruptes, on respire un air de liberté, on se délecte de ces vertiges de hauteurs.

 

On est séduit par des teintes de neige qui reflètent la lumière, des embruns étincelants, des miroirs aux pentes vertigineuses.

La cime s'enfle comme une vague, elle domine et envahit le paysage.

La cime, c'est le flot qui gonfle, c'est le bourgeon qui pousse...

Tant d'images contenues dans ce mot ancien !

Issu du grec "kuma", "la vague", d'un verbe "kuo" qui signifie "enfler", le nom "cime" suggère la vie, le mouvement, un débordement sinueux, plein de charmes.


La cime des arbres ! Tout un paysage, tout un univers qui frémit, parle, bruisse, virevolte et touche l'infini du ciel ! Verdures frémissantes, chaloupes de verts !

La cime des montagnes nous raconte toutes les beautés du monde : escarpements rocheux, dégringolades de pins sur les ravines, étagements de cyprès sur les pentes !

Vertiges de paysages aux rochers tumultueux, pins qui s'accrochent sur les pentes, falaises calcaires, calanques abruptes de pierres blanches.

La cime des montagnes, joli bevédère éblouissant de lumières, nous offre des paysages infinis, des rivières, des plaines apaisées, des toitures aux teintes variées, des champs, des ciels, des jardins...


La cime nous fait voir, aussi, des roulis de vagues, des écumes ondoyantes, des flots qui s'emportent et se soulèvent, les crêtes acérées des ondes en fureur, des tempêtes, des embruns éclatants !

La cime embrasse le monde et le contient... Elle est onde, rocher, arbres, ciels, elle est et rassemble l'univers.

 

Ce mot si ancien qui nous fait remonter aux origines de notre langue, qui nous relie à une culture millénaire, à un passé prestigieux, nous entraîne vers des vertiges et des abîmes éblouissants....

 

 

 

 

 

Les cimes neigeuses étaient immobiles à l'horizon...
Les cimes neigeuses étaient immobiles à l'horizon...
Les cimes neigeuses étaient immobiles à l'horizon...
Les cimes neigeuses étaient immobiles à l'horizon...
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 11:46
Le monde est une ampoule suspendue dans le noir...

 

 


"Le monde est une ampoule suspendue dans le noir, avec sept milliards de mouches posées dessus. Demande-t-on à une mouche si elle est pour ou contre l’ampoule qui l’attire ? Non. Elle s’accroche et attend de mourir au contact de ce qui est, malgré tout, chaud et lumineux."

On doit cette description étonnante de notre monde à François d'Epenoux, dans son roman intitulé Le réveil du coeur : il y compare la terre à une ampoule peuplée de mouches.... Nous sommes, ainsi, réduits à peu de chose...
 


L'ampoule est très ancienne : ce mot est, en fait, issu du grec "ἀμφορεύς, amphoreus", "l'amphore", par l'intermédiaire du latin "ampulla"...

Le terme "ampulla" désigne, dès les origines, une petite fiole, une amphore de dimensions réduites, contenant des onguents, des parfums...

Les romains nous ont légué des recipients d'une grande finesse, admirablement ouvragés, de véritables oeuvres d'art !

Et, désormais, pour nous, l'ampoule désigne une boule de verre, servant à l'éclairage électrique...

Le mot "ampoule" nous fait percevoir des envols de lumières, grâce à sa voyelle nasalisée, "am", sa consonne labiale, sa voyelle "ou" qui semble restituer la diffusion des éclats de lueurs.

L'ampoule et ses filaments nous sont si familiers que nous n'y prêtons plus guère attention : le mot lui-même semble si moderne qu'on en a oublié les origines latines et grecques...

L'amphore antique, on peut le rappeler, possède deux anses qui servent à la transporter : c'est d'ailleurs, l'étymologie du mot : "qui se porte des deux côtés."

Le mot "ampoule", avec son suffixe de diminutif, a pris des sens nouveaux, différents. Il évoque des formes rondes, ovalisées... l'ampoule s'embellit de lumières, sous les abat-jour, qu'elle fait rayonner, elle nous apporte un confort de vision inégalée.

L'ampoule électrique ! La modernité ! Les soirs, les nuits qui deviennent comme le jour !

L'éclat des lampes qui nous permettent de lire, de nous activer comme en plein jour ! Et tout cela, grâce à une petite amphore pleine de filaments !

La forme même de l'ampoule évoque l'amphore antique pleine d'élégance, effilée et arrondie, en même temps.

Le passé et le présent se rejoignent, ainsi, dans ce simple mot, chargé d'histoires.... 

On est admiratif devant les fioles d'opaline que nous ont transmises les romains et les grecs : elles révèlent un art raffiné, un goût pour les beaux objets...

Certains mots nous permettent de traverser les siècles, de remonter dans un passé lointain, vers les sources de notre culture, vers les origines.

Les mots nous offrent, alors, des voyages dans le temps, ils sont une évasion, des repères, des jalons dans l'évolution du monde...

Ils nous font rêver à des objets anciens, aux formes pleines d'harmonie...

L'ampoule peut prendre, aussi, un sens plus négatif, quand elle désigne une cloque produite par une blessure.

Le mot peut être, également, utilisé dans un sens imagé pour décrire des formes rondes, comme le fait François d'Epenoux, pour évoquer la terre, ramenant, ainsi, notre monde à des dimensions dérisoires...

 

Un autre article sur le mot amphore : Toute la beauté d'une amphore romaine

 

http://rosemar.over-blog.com/article-toute-la-beaute-d-une-amphore-romaine-124081320.html


 

 

 

Photos : Christelle et rosemar

Le monde est une ampoule suspendue dans le noir...
Le monde est une ampoule suspendue dans le noir...
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 16:02
L'univers de la fable : La mort et le bûcheron...

 



Les fables de La Fontaine, pleines d’enseignements, nous révèlent les réalités de la société du 17 ème siècle, mais elles évoquent, aussi, la condition humaine et ont une valeur universelle, comme la plupart des textes de cette époque…


La fable, court récit plein de vivacité, met souvent en scène des animaux personnifiés qui représentent des catégories sociales ou des défauts humains… Ce genre littéraire correspond bien à l’idéal classique, dans la mesure où il vise à "instruire et plaire", le récit comportant une ou plusieurs morales implicites ou explicites…


On perçoit bien toute la richesse de ce genre littéraire qui parvient à joindre l’utile à l’agréable : le récit fait intervenir des portraits, des descriptions, des discours directs, dialogues ou monologues, le récit est vivant, animé, plaisant. La morale ou les morales se déduisent du récit ou peuvent être exprimées directement, au début ou à la fin de la fable.


Nul animal dans la fable intitulée : La mort et le bûcheron, La Fontaine évoque un pauvre paysan du 17ème siècle... on le voit avancer lentement, chargé d’un fagot de bois : sa démarche est pesante, lourde, on perçoit sa misère physique, morale et sociale : il est âgé, accablé par le poids de sa charge, il se dirige péniblement vers sa "chaumine enfumée".

 La Fontaine nous fait voir ce bûcheron dans son travail quotidien : les premiers vers du texte nous peignent le portrait d’un homme affaibli qui a des difficultés à avancer. Les alexandrins entrecoupés de césures, soulignent la lenteur  et la pesanteur de la marche, ainsi que les nombreuses voyelles nasalisées qui ponctuent le début du texte : "bûcheron, ans, gémissant, pas pesants, n’en pouvant plus, songe".

Les imparfaits "marchait, tâchait" viennent souligner la lourdeur de son travail.

Cette peinture, pleine de réalisme, d'un paysan accablé de fatigue ne peut que susciter la pitié du lecteur, le personnage nous émeut, dans toutes les difficultés qu'il éprouve.

L'emploi des présents de narration, "Il met bas son fagot, Il songe" permet d'actualiser la scène, comme si elle se déroulait sous nos yeux.


Dès lors, ce paysan s’arrête et s’interroge : on entend son monologue intérieur, dans un discours indirect libre, sous forme de débat et de questions, il évoque sa misère, son désarroi et se demande même s’il a accès à un quelconque plaisir en ce monde… Pauvreté, absence de nourriture et de repos… sa vie lui paraît sans intérêt, il énumère, alors, tous les soucis qui l’accablent : les" impôts, la corvée, le créancier" et, aussi, en premier lieu,"sa femme, ses enfants". On le voit : même les occasions de joie et de bonheur deviennent sources d’inquiétude et d’angoisse, pour ce paysan du 17ème siècle, car il lui faut nourrir une famille…


Les réalités sociales de l’époque sont évoquées, notamment "la corvée, les créanciers".
Devant tant de malheurs et de souffrances, l’homme appelle la Mort, la demande est faite, dans un cri spontané, presque irréfléchi, comme le montre la brièveté de la demande : "Il appelle la Mort."


La Mort ne se fait pas prier, et, aussitôt, on assiste à un revirement du paysan, il trouve un prétexte et demande simplement à la Mort de l’aider à recharger son bois sur ses épaules.


On peut remarquer l’extrême sobriété du récit dans cette évocation de la Mort : aucune description détaillée, aucun effet de terreur, la littérature classique se caractérisant par une grande pudeur dans l’expression.


La morale de cette fable aurait pu être essentiellement sociale et aurait pu souligner l’injustice du sort réservé à ce paysan, mais La Fontaine s’attache plutôt à une morale universelle et humaine : « Plutôt souffrir que mourir,/C’est la devise des hommes »
L’homme a peur de mourir, est viscéralement attaché à la vie, telle est la leçon qui est ici dégagée… C’est bien une morale qui concerne les hommes de tous les temps.

Au passage, on peut noter que la fable s’ouvre sur un singulier, "Un pauvre bûcheron" et s’achève sur un pluriel, "des hommes". On perçoit bien là une volonté de généraliser et de donner une valeur universelle au texte.


La Fontaine parvient donc, à travers cette fable, à délivrer plusieurs messages : l’extrême misère des paysans de l’époque, l’injustice qui les accable, et aussi l’attachement profond de l’homme à la vie.

Il le fait, grâce à un portrait plein de vie et de justesse d’un simple paysan qui représente, aussi, tous les hommes…
 

"Plutôt souffrir que mourir"… Ne doit-on pas voir, aussi, dans cette phrase, une forme de conservatisme propre à la société du 17ème siècle ? Une société où la révolte n’était pas encore de mise, où il fallait accepter son sort, la misère, les injustices.


C’est bien là, aussi, le message de ce texte qui nous montre une société hiérarchisée, injuste, faite d’acceptation et de soumission pour le petit peuple.


Hélas, la misère, les injustices font encore partie de ce monde et, depuis La Fontaine, la situation des pauvres gens n'a guère évolué dans nombre de pays : on peut, donc, constater toute l'actualité et la modernité de ce texte...
 
 
 

 

Le texte de La Fontaine :


http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/la_mort_et_le_bucheron.html
 

 

Illlustrations : en haut de l'article, gravure de Gustave Doré

En bas, gravure de Lecomte Hippolyte

L'univers de la fable : La mort et le bûcheron...
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:37
Une mantille noire était jetée sur sa tête...

 



"Après avoir erré longtemps, sans pouvoir retrouver sa route, Aben-Hamet entendit une porte s'ouvrir. Il vit sortir une jeune femme vêtue à peu près comme un de ces reines gothiques sculptées sur les monuments de nos anciennes abbayes. Son corset noir, garni de jais, serrait sa taille élégante... une mantille également noire était jetée sur sa tête : elle tenait, avec sa main gauche, cette mantille croisée et fermée comme une guimpe au dessous de son menton, si bien que l'on n'apercevait, de tout son visage, que ses grands yeux et sa bouche rose..."

 

C'est ainsi que Chateaubriand décrit une de ses héroïnes, Blanca, à travers le regard d'Aben-Hamet, dans la nouvelle intitulée Le dernier Abencerage.

Le récit se déroule à Grenade, au 16 ème siècle, il  relate les aventures d'un survivant de la famille Abencerage, une tribu maure...

Ce personnage s'appelle Aben-Hamet : il revient sur la terre de ses ancêtres et s'éprend de Blanca, une chrétienne descendante de Rodrigue et  Chimène.

Dans cette scène de rencontre amoureuse, le héros est sensible à la beauté de la jeune femme, mise en valeur par une mantille...



Une mantille ! Le mot, en lui-même, résonne d'éclats : il évoque l'Espagne, Grenade, l'Andalousie, la Castille, l'Estramadure, des noms aux sonorités mystérieuses, exotiques et lointaines.

On entend, aussi, des airs de fandangos et séguédilles, des cliquetis de castagnettes, des guitares, des musiques entraînantes.

La mantille déroule ses dentelles sombres, elle nous fait découvrir des douceurs de tissus soyeux, des entrelacs pleins de finesse...

La mantille qui sert à voiler la tête, les épaules des espagnoles crée un mystère, elle cache, elle dissimule, tout en révélant la beauté.

Le mot "mantille" nous émeut, par ses échos de labiale, dentale et palatale finale, des consonnes emplies de douceur et d'éclats.

La voyelle nasalisée "an" suggère la légèreté, la souplesse du tissu, des évanescences de dentelles. Elle semble mimer l'élégance de ce foulard qui sert à envelopper le haut du corps.

La mantille forme des résilles, sur les longs cheveux bruns des espagnoles, parure subtile et pleine d'attraits.

Le mot semble avoir des origines lointaines, et doit être rattaché au nom "manteau", en latin "mantellus", avec un suffixe à valeur de diminutif.

"Petite couverture", la mantille cache, à peine, les cheveux qu'elle laisse entrevoir.

Parfois vaporeuse, elle s'épanouit dans des envolées de tulles, de mousselines et de dentelles.

On entrevoit des motifs légers, aériens, des transparences : la mantille sublime la beauté des espagnoles.

Un mot plein de charmes, d'élégance,de poésie, un mot qui fait rêver à des danses virevoltantes, à des parures légères et somptueuses !

Dans l'extrait de l'oeuvre de Chateaubriand, on perçoit toute la séduction de cette parure, associée à un geste de la jeune femme.

Comparée à une "guimpe", mot plein d'étrangeté, la mantille devient un véritable objet de séduction.

 

 

Le dernier Abencerage, le texte de Chateaubriand :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Dernier_Abencerage

 

 

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/chateaubriand-francois-rene-de/les-aventures-du-dernier-abencerage,744499.aspx





 

Illustration : un tableau de Goya

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:02
Chéreau, un homme de passions...

 

 

Passions du théâtre, de la mise en scène, passions du cinéma, de la peinture, des arts, de l'opéra, de la musique, tel fut Patrice Chéreau...

 

Patrice Chéreau fut un metteur en scène de génie, un homme de théâtre passionné, un acteur, un réalisateur de talent... une exposition lui est consacrée dans la ville d'Avignon, à l'hôtel de Caumont.

Cette exposition réunit des lettres, des projets de décors, des sculptures, des peintures, des photographies représentatives de la carrière de Patrice Chéreau, homme engagé, dont on perçoit les idéaux, les valeurs, les passions.

Une exposition si riche qu'elle traverse toutes les époques et tous les arts.

Picasso, Giacometti, Georges de la Tour, Géricault, Goya, Delacroix, on peut admirer des oeuvres prêtées par différents musées, pour évoquer les différents thèmes qui ont suscité l'intérêt de Chéreau.

On est émerveillé et fasciné par ce musée imaginaire qui permet de réunir tant d'artistes d'époques différentes et tant d'oeuvres d'art.

La collection nous montre d'abord les débuts de Patrice Chéreau, sa passion pour le théâtre qui se manifeste, dès l'adolescence, au lycée Louis legrand, puis elle déroule différentes étapes de sa carrière jalonnée de mises en scène de théâtre et d'opéras, de films.

La dispute de Marivaux, Dom Juan, Phèdre, Richard II, Hamlet, Dans la solitude des champs de coton, La Fausse suivante, Les Paravents...

On peut écouter quelques interviews de Chéreau, on découvre sa façon de travailler avec les comédiens, ses expériences  au théâtre national populaire, au théâtre des Amandiers à Nanterre.

Est évoquée également la carrière cinématographique de Chéreau, avec des films célèbres, La Chair de l'orchidée, en 1975, la sanglante Reine Margot, avec Isabelle Adjani, primée par deux fois au festival de Cannes et couronnée par cinq Césars. ou encore, Ceux qui m'aiment prendront le train, en 1998.

N'oublions pas les mises en scène d' opéras célèbres : La Tétralogie de Wagner, Don Giovanni et Cosi Fan tutte de Mozart, Elektra de Richard Strauss.

L'exposition laisse une impression de foisonnement : on perçoit toute la richesse du travail de Patrice Chéreau, dessinateur, directeur d'acteurs, metteur en scène, scénariste, auteur...

Certaines oeuvres exposées suscitent plus particulièrement notre émotion : le portrait de Chéreau réalisé par un peintre chinois, Yan Pei-Ming.

L'homme qui marche de Giacometti, célèbre sculpture qui parvient à saisir l'essence de la fragilité humaine.

Un tableau de Jules-Elie Delaunay, intitulé  "Peste à Rome", peint en 1869, qui est une métaphore du massacre des Protestants par la catholique Catherine de Médicis, cette œuvre du musée d’Orsay évoque les tragiques épisodes des épidémies de pestes qui sévirent à Rome ou à Marseille... une toile de Georges De La Tour : "L’apparition de l’ange à Saint Joseph" qui date de la  1ère moitié du 17e siècle. Chef-d’œuvre du maître du clair-obscur, ce tableau nous montre un ange au visage radieux, illuminé par la flamme d'une bougie.

Une toile de Hugo Hodiener, La marche des pèlerins de Tannhäuser vient illustrer des extraits filmés de la Tétralogie, montée à Bayreuth par Chéreau en 1976.

 

Un tableau de Alexander Harrison, évoque le thème de la solitude : une barque dans l'obscurité de la nuit, dans laquelle se dresse un personnage isolé et perdu qui semble chercher une issue.

Patrice Chéreau passionné de peinture, d'oeuvres d'art, nous est, ainsi, dévoilé dans son parcours, ses obsessions, ses engagements, ses convictions...

L'amour, la mort, le sexe, les corps, la cruauté humaine, la violence, la haine, la passion, l'art, autant de thèmes qui l'ont inspiré...

 

L'hôtel de Caumont offre un cadre plein d'élégance à cette exposition : ce bâtiment, qui date du  18 ème siècle, avec ses grandes fenêtres en forme d' arcades, ses murs roses, ne peut que séduire le visiteur, amateur d'art.

 

Une exposition à voir jusqu'au 18 octobre, à l'hôtel de Caumont...

 

 

http://www.lemonde.fr/arts/portfolio/2015/07/18/la-collection-lambert-rend-hommage-a-patrice-chereau_4688423_1655012.html


 http://www.actes-sud.fr/actualites/exposition-patrice-chereau-un-musee-imaginaire-du-11-juillet-au-11-octobre-avignon

 http://fresques.ina.fr/en-scenes/fiche-media/Scenes00355/la-dispute-de-marivaux-par-patrice-chereau.html

 

http://lci.tf1.fr/jt-we/videos/2015/festival-d-avignon-exposition-patrice-chereau-pour-la-reouverture-8633911.html

 

Une émission consacrée à Chéreau sur France Culture :

https://www.youtube.com/watch?v=27pZ3RbDUfI

 


 

Photos : rosemar

En haut de l'article : le portait de Patrice Chéreau de Yan Pei-Ming

Chéreau, un homme de passions...
Dessin pour une mise en scène

Dessin pour une mise en scène

Chéreau, un homme de passions...
Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Etude de maquillage de Patrice Chéreau pour Dans la solitude des champs de coton, de Koltès

Chéreau, un homme de passions...
Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Georges de la Tour : Apparition de l'ange à Saint Joseph

Chéreau, un homme de passions...
Sculpture de Giacometti

Sculpture de Giacometti

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Marche des pèlerins de Tannhäuser de Hugo Hodiener

Chéreau, un homme de passions...
La solitude de Alexander Harrison  1893

La solitude de Alexander Harrison 1893

Peste à Rome

Peste à Rome

Portrait de Charles IX

Portrait de Charles IX

Dessin de Géricault

Dessin de Géricault

La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

La Mort du jeune Bara est une peinture inachevée de Jacques-Louis David qui date de 1794. Le tableau représente Joseph Bara jeune tambour de l'armée républicaine, tué par des vendéens. Il est érigé en héros et martyr de la Révolution, l'œuvre de David participe à cette célébration

Un dessin de Picasso   Le minotaure

Un dessin de Picasso Le minotaure

Chéreau, un homme de passions...
L'art antique grec : une couronne en or

L'art antique grec : une couronne en or

Chéreau, un homme de passions...
Le cadre de l'exposition : l'hôtel de Caumont

Le cadre de l'exposition : l'hôtel de Caumont

L'aveu de Phèdre à Hippolyte mise en scène de Patrice Chéreau

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