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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 14:18
Ensemble Les Turqueries : quand l'occident regarde l'orient...

 

Un quintette qui réunit  des musiciens passionnés ayant pour ambition de rapprocher les musiques anciennes européennes et les musiques orientales, voilà de quoi susciter l'intérêt et la curiosité de nombreux mélomanes...

 

L'Ensemble Les Turqueries a donné un concert aux multiples facettes, lors de l'Automne musical de Nîmes.

 

Un mélange de mélodies traditionnelles orientales et de musiques anciennes occidentales... un programme qui nous fait voyager dans le temps et l'espace...

 

Le récital s'ouvre sur une création originale du groupe : Passamezzo Antico. Une musique orientale légère, emplie de gaieté, rythmée par un tambour : une musique qui nous fait voyager vers l'orient... On apprécie la beauté des instruments, théorbe et oud, aux formes élégantes...

 

Puis, on est envoûté par la Suite Husseyni : un hymne soufi de la confrérie mevlevi. Un gros tambour, un daf, aux sonorités graves, ponctué par la musique des autres instruments : théorbe, oud, violoncelle nous entraînent dans un rythme très lent, très oriental, puis plus dansant, et même très accéléré...

 

On est surpris par la délicatesse du morceau suivant : Aksak Bayati, douceur des sonorités de l'oud bientôt relayé par le violon, encore un rythme très oriental ponctué par un tambourin...

 

Puis, accompagné par un air très discret du théorbe , on écoute ces mots dits par la violoncelliste : "Tu te trompes en pensant que les années ne vont jamais finir, il faut mourir...

Il faut bien mourir, la mort cruelle fait honte à tous... Jeunes, enfants, tous les hommes ensemble doivent finir..."

Cette passacaille aurait été composée par un auteur anonyme italien du XVIIe siècle ou par Stefano Landi,  un morceau poignant au rythme lancinant. Le texte d'abord parlé, en français, est ensuite chanté en Italien par la violoncelliste.
 

"Oh come t’inganni 
se pensi che gl’anni
non hann’ da finire, 
bisogna morire.

È un sogno la vita 
che par sì gradita,
è breve gioire, 
bisogna morire.
Non val medicina,
non giova la China,
non si può guarire, 
bisogna morire.

Oh, comment vous vous trompez
si vous pensez que votre temps
ne sera pas fini,
nous devons mourir.

La vie est un rêve
qui semble si agréable
mais qui est brièvement apprécié,
nous devons mourir.
La médecine
ne sert à rien, la quinine ne sert à rien,
nous ne pouvons pas être guéris,
nous devons mourir."

Puis, c'est une mélodie très douce qui nous charme, jouée sur l'oud et le théorbe, intitulée Bouria et 7ème toushia de Msarqi Sghir....

On écoute aussi volontiers une Pavane espagnole de J. Schop, un air très léger, aérien, qui nous fait rêver...

C'est alors une suite de danses traditionnelles de la Renaissance, rythmées par un tambour, qui nous enchantent : lentes, pesantes, puis le son du tambour se fait de plus en plus intense.

On entre ensuite dans le monde des parfums, avec un morceau intitulé "Abir", composé par T. Rocheron... une musique très orientale, presque obsédante grâce aux sons du tambour.

On est séduit aussi par la légèreté et la grâce de ce chant aérien composé par Frescobaldi : Se l'aura spira...

 

"Se l'aura spira tutta vezzosa
La fresca rosa ridente sta,
La Siepe ombrosa di bei smeraldi
D'estivi caldi timor non ha.
A'balli, a'balli liete venite,
Ninfe gradite, fior di belta,
Or che si chiaro il vago fonte
Dall'alto monte al mar sen va.
suci dolci versi spiega l'augello,
E l'arbuscello fiorito sta.
Un volto bello all'ombra accanto
Sol si dia vanto d'aver pieta.
Al canto, Ninfe ridenti,
Scacciate i venti di crudelta."

 

"Si la brise souffle, toute gracieuse, la fraîche rose demeure rieuse,

Le buisson ombreux de vertes émeraudes ne craint pas les chaleurs de l’été.

Aux danses, aux danses, gaiement venez nymphes aimables, fleurs de beauté

Maintenant que, si limpide, la belle source du haut de la montagne s’écoule vers la mer.

L’oiseau répand ses suaves chansons, et l’arbrisseau reste fleuri.

Seul un beau visage près de l’ombre se montre fier d’avoir pitié.

Aux chants, aux chants, nymphes aimables, chassez les vents cruels."

 

Le récital s'achève avec La Marche des Turcs de J. B. Lully, arrangée encore un peu plus à la mode orientale... La Marche des Turcs avait été composée par Lully pour la comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme de Molière.

 

La Cérémonie des Turcs est une musique sous forme de marche majestueuse. M. Jourdain est fait alors "Mamamouchi", un titre faussement honorifique, pour désigner une personne de haut rang, un haut fonctionnaire. Ce terme a une forte dimension ironique. Il a été inventé par Molière pour " Le Bourgeois gentilhomme ".

 

Ce concert a attiré un public nombreux séduit par l'exotisme des musiques, des instruments : un dépaysement total et une belle découverte de mélodies anciennes...
 

 

 

"Si les cultures orientales et occidentales nous semblent parfois éloignées, elles ont toujours été intimement
liées et la musique en est un témoin direct. On retrouve ainsi de nombreuses lignes directrices communes aux deux esthétiques : la filiation entre le oud et le luth, les modalités rythmiques et mélodiques, la danse, l’improvisation et l’ornementation.

L’enjeu des Turqueries est de réunir ces deux univers sans les dénaturer, au travers d’arrangements originaux, d’improvisations et de compositions. Il s’agit de créer une matière sonore riche aux multiples facettes qui transportera l’auditeur entre musiques traditionnelles orientales(ottomane, arabo-andalouse et amazighe) et musiques anciennes occidentales (renaissance et baroque)."

 

 

Véronique Bouilloux : violon baroque
Sacha Dessandier : chant, violoncelle baroque
Simon Waddell : luth baroque, théorbe
Léo Fabre-Cartier : oud
Thibaut Rocheron : percussions orientales (daf, riqq)

 

 

 

https://soundcloud.com/ensemble-les-turqueries/tracks

 

 

http://icietaudela.over-blog.com/article-stefano-landi-40744299.html

 

https://www.facebook.com/656073937791146/videos/vb.656073937791146/1559045864160611/?type=2&theater

 

 

 

 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 12:50
Soyez passionnés !

 

C'est la passion qui fait rêver, qui fait oublier le quotidien dérisoire, c'est la passion qui exalte les êtres, les rend beaux...

Tant de passions accessibles à tous ! Le sport, la danse, la peinture, le jardinage, l'histoire, la lecture, la littérature, l'écriture...

Soyez passionnés ! C'est le sel de la vie !

 

Les êtres passionnés suscitent notre intérêt, notre curiosité et notre admiration : la passion qui les anime les fait vibrer de sensibilité, d'émotions...

Les passionnés sont des êtres curieux, avides de connaissances, et de découvertes...

 

On songe à Sylvain Tesson, à sa passion des voyages, de l'aventure, à sa soif de connaissances... Sylvain Tesson qui nous fait partager sa passion par l'écriture.

 

Mais il est des passions plus accessibles à tout un chacun.

Une de mes amies est passionnée de danse, une autre passionnée de peinture, un autre passionné de musique et de chant choral.

On perçoit l'enthousiasme de cet amateur de musique : il connaît le répertoire classique, maîtrise des connaissances techniques très pointues, est capable de commenter toutes sortes d'oeuvres musicales...

Les musiciens sont des passionnés de leur art : ils nous émeuvent par leur sensibilité, leur capacité à transmettre des émotions.

 

C'est la passion qui éveille la curiosité, qui donne envie de progresser, la passion est source d'émerveillements...

Soyez passionnés ! Je vous conjure de l'être...

Soyez passionnés et vous serez plus épanoui et heureux !

 

J'ai lu récemment ce bel éloge de la passion, sous la plume de Jean-Claude Guillebaud...

"C'est le feu qui compte. La passion, quand elle est sincère, donne à la vie ses couleurs, son bruit, sa folie, sa beauté. Elle nous éloigne de la tiédeur et du calcul chipoteur. Les êtres passionnés portent en eux je ne sais quel principe de séisme. Ce sont autant de bateaux ivres rimbaldiens : "oh! que ma quille éclate ! Oh ! que j'aille à la mer !"

 

Vive les passions ! Elles nous aident à vivre, à aimer, elles nous font avancer...

 

 

 

 

 

Soyez passionnés !
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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 08:25
Le bonheur de ne rien faire...

 

Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge : recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recul de l'âge de la retraite...

 

 

Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher...

Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien.

 

Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ?

 

Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

 

Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, ce qui permet de développer l'imagination.

 

En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt  à ne pas rester inoccupés.

Les publicités nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ?

Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

 

Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

 

 

 

Deux articles sur le droit à la paresse :

 

https://www.liberation.fr/societe/2011/11/28/le-droit-a-la-paresse-a-relire-d-urgence_777701

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/eloge-de-la-paresse/

 

 

 

 

 

Le bonheur de ne rien faire...
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16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 13:35
La marche ou le plaisir des sens...

 

La marche à pieds, plus que toute autre activité, comble tous nos sens...

 

C'est d'abord un bonheur pour la vue : au rythme de la marche, le promeneur peut contempler à loisir les paysages qu'il traverse... les arbres, les fleurs, les pierres du chemin, les formes des arbres, des feuilles, des fleurs, le ciel, les nuages...

La marche permet cette lente observation du monde : le promeneur peut s'arrêter, admirer les paysage et tous les éléments qui le composent.

Les paysages changent souvent en fonction de la lumière du soleil, des saisons, du moment de la journée...

 

L'ouïe est aussi sollicitée lors d'une marche en campagne ou dans les bois : les chants des oiseaux, le bruissement des insectes, le crissement des cigales en été, le joli murmure d'un ruisseau, le mugissement du vent dans les arbres...

Le marcheur est à l'écoute du monde environnant...

 

Comment ne pas évoquer aussi toutes les odeurs suaves venues des arbres, des fleurs ? Des senteurs de pins, des parfums boisés, des effluves de thym, de sarriette, de romarins...

Les senteurs enivrantes des bois sont particulièrement vivifiantes.

 

En marche, on peut aussi s'arrêter et prendre le temps de cueillir et de goûter des baies sauvages, des mûres, des fraises, on peut s'attarder près d'une source et s'abreuver de son eau limpide.

 

Ainsi, la marche nous offre un réservoir inépuisable de sensations.

La marche nous permet de renouer avec le bonheur des sens que nous avons tendance à délaisser et oublier face à la multiplicité des écrans qui nous entourent...

La marche nous ouvre des horizons de liberté, elle développe tous nos sens...

 

Le rythme lent de la marche nous fait retrouver une dimension humaine qui s'efface de plus en plus à notre époque.

Les plaisirs le plus simples nous sont alors accessibles.

 

Alors que nous voyons nombre de nos contemporains marcher les yeux rivés sur leur portable, au lieu de contempler le monde, il est temps de réhabiliter la marche, la promenade, la vraie, celle qui porte attention au monde.

L'homme est fait pour se mettre ainsi en quête de connaissances et de savoirs : c'est cette curiosité qui le guide et le motive.

 

 

 

 

La marche ou le plaisir des sens...
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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 08:59
Guitare espagnole...

 

 

Magie de la guitare ! Magie des sonorités égrenées par le musicien !

Penché sur son instrument, le guitariste nous fait voyager vers le sud, l'Espagne...

Limpidité des notes !


La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

 

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur...

 

C'est à un triptyque espagnol que  nous convie le musicien...

D'abord, Junto al Generalife de Joaquin Rodrigo... 

Puis, on se laisse charmer par une sérénade espagnole de Joaquim Malats...

Enfin, Zapateado, une danse espagnole de Regino Sainz de la Maza...

 

Quelle dextérité ! Quelle harmonie entre l'homme et sa guitare ! Il fait corps avec elle, l'enlace, la maîtrise, la séduit...

 

Quelle poésie et quelle sensibilité dans le morceau de Joaquin Rodrigo ! On retrouve toute la tendresse et l'émotion de ce compositeur. La guitare résonne de sons enchanteurs qui nous emmènent au bord du rêve...

Quelle douceur aussi dans la sérénade espagnole !

Et quelle grâce, quelle finesse dans la danse espagnole !

 

Ainsi, grâce à la musique, on voyage vers les terres du sud, on est ébloui par des paysages, par des danses rythmées...

On voyage vers l'Andalousie, la Castille, la Galice, l'Estramadure... des lieux inondés de lumières et de soleils, des oasis, des jardins aux fruits rafraîchissants...

On entend les sonorités éclatantes de la langue espagnole...

 

Bravo au musicien pour ce moment d'émerveillement... Bravo à Eric Iglesias qui a su nous enchanter au cours de ce récital donné dans le cadre des Jeudis de Nîmes..

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 10:26
Un magnifique concert de musique classique pour ouvrir les Jeudis de Nîmes...

 

 

La musique adoucit les moeurs, réunit et rassemble les gens...

Trois jeunes artistes ont fait l'ouverture des concerts classiques des Jeudis de Nîmes : le trio BOCAL. Cet ensemble, composé des clarinettistes Aimée HEGE et Antoine MÉZY et de la bassoniste Eléanore HEGE nous a convié à un programme musical éclectique allant de Haendel à Astor Piazzola en passant par Tchaïkovski et Gerschwin.

 

Ils sont jeunes, bourrés de talent et d'enthousiasme, ils nous font partager leur passion de la musique...

 

Le concert débute en douceur avec la Suite en do majeur de Georg Friedrich Haëndel : moment de paix, d'harmonie... on se laisse bercer par cette douce musique.

 

Puis, c'est le Divertimento n° 3 de Mozart qui nous charme et nous enchante de ses notes emplies de gaieté.

 

Des extraits de la suite Casse-Noisette de Tchaikovski nous emportent alors dans un tourbillon de fantaisie et de rêverie... puis, c'est la marche et la Danse russe qui nous surprennent de leurs notes virevoltantes.

 

La Danse des mirlitons nous invite aussi à la rêverie...

 

La célèbre Valse des fleurs nous fait tournoyer dans ses replis de notes somptueuses... on se laisse emporter par cette musique virevoltante...

 

La Tritsch-Tratsh Polka de Johan Strauss nous saisit, alors, de son rythme endiablé...

 

On écoute ensuite trois préludes pour piano de George Gerschwin, compositeur américain influencé par le jazz et le blues, une musique envoûtante...

 

On est enfin captivé par le rythme argentin des tangos d'Astor Piazzola...

 

Bravo à ces trois jeunes talents, anciens élèves du conservatoire de Nîmes qui nous ont offert ce spectacle musical aux tonalités variées.

Bravo à ces musiciens dont on a pu admirer et apprécier toute la virtuosité...

 

 

 


 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 11:22
Un curieux gilet jaune : Jean-François Barnaba...

 

Porte-parole des gilets jaunes, Jean-François Barnaba a été invité par de nombreux médias, il a participé à de nombreuses émissions de radio ou de télévision.

Or, ce porte-parole des Gilets jaunes est fonctionnaire sans activité depuis dix ans, et touche un salaire de 2 600 euros !

Payé avec de l'argent public à ne rien faire ! Elle est pas belle la vie ? !

 

Ce monsieur a donc effectivement beaucoup de temps à consacrer à des activités militantes, et dispose de nombreux loisirs pour s'impliquer dans le mouvement des gilets jaunes.

 

Mais comment peut-il représenter ce mouvement de contestation, lui qui est un privilégié de la fonction publique, lui qui perçoit un salaire conséquent pour ne rien faire ?

 

Je l'ai entendu s'exprimer à plusieurs reprises pour défendre le pouvoir d'achat, pour dénoncer les taxes sur les carburants, pour fustiger le pouvoir en place. Il est vrai que c'est un bon orateur, apte à débattre et à convaincre...

On comprend qu'il ait été désigné comme porte-parole.... Il en a les capacités.

Pour autant, comment ne pas s'étonner de sa situation ?

 

Ancien chef d'orchestre et directeur de conservatoire, il a ensuite été recruté par le département de l'Indre en 2001 en tant que conseiller technique musique.
Mais, le 31 décembre 2008, il a été licencié par le président du département de l'époque, Louis Pinton. Jean-François Barnaba aurait eu "des ambitions que nous estimions démesurées avec les moyens financiers du département", explique Serge Descout,  actuel président de la collectivité...

 

Dans tous les cas, ce fonctionnaire bien payé, parasite de la République, rémunéré par l'argent public ne peut représenter des gens qui ont des difficultés à boucler leur fin de mois.

Ce gilet jaune bien nourri, au visage épanoui, prétend même avoir souffert de sa "désocialisation" qui aurait été "une dure épreuve"...

Bon, il n'a pas l'air d'avoir vraiment souffert de cette situation "inconfortable".

 

Quelle honte ! Comment l'argent public peut-il être ainsi dilapidé pour nourrir des gens à ne rien faire ?

Le système est vicié : comment ce personnage médiatisé à l'extrême, invité sur tous les plateaux de télévision, ose-t-il parler au nom des gilets jaunes, alors qu'il est un privilégié de la République ?

On imagine l'agacement des gens qui travaillent durement et qui sont bloqués sur les routes par des gilets jaunes dont un représentant notoire est payé, lui, à ne rien faire !

 

 

 

 

 

 

 

Un curieux gilet jaune : Jean-François Barnaba...
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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 09:21
Eteignez tout ! conseille Sylvain Tesson...

 

 

"Éteignez tout et le monde s’allume !", nous conseille Sylvain Tesson...

 Pour l’écrivain et voyageur Sylvain Tesson, il faut fuir le monde numérisé afin de retrouver l’espace et le temps, le silence et la durée.

 

Mais qui est capable, désormais, de vivre déconnecté ? Qui peut se passer de consulter son ordinateur, d'allumer son poste de télévision ?

Les habitudes sont prises : nous vivons sous la domination du numérique.

 

Comment y échapper ?

Partout, le numérique exerce son emprise : dans les hôpitaux, les administrations, les banques, les entreprises...

Et puis, chacun d'entre nous passe de nombreuses heures de loisir devant un ordinateur, ou une télévision...

Une véritable addiction s'est installée, sans parler des adolescents ou même des adultes qui ne quittent plus leur portable...

 

Partout, les écrans nous envahissent, nous surveillent, épient nos goûts, nos façons de vivre.

Comment y résister ?

 

Sans doute, en y passant moins de temps, en retrouvant un vrai contact avec la nature, en réapprenant à marcher au lieu de courir...

En appréciant le silence, en goûtant le murmure d'un ruisseau, les voix des cigales...

 

C'est aussi bon que possible pour la planète : on dépense moins d'électricité, on ne se laisse pas distraire par des publicités racoleuses qui incitent à des achats compulsifs...

Et puis, c'est aussi bon que possible pour chacun d'entre nous : on s'aère, on bouge, on marche, on respire...

 

"Eteignez tout et le monde s'allume !" C'est certain : on découvre de nouveaux horizons, de nouveaux centres d'intérêt, on va visiter un jardin, un musée, on s'attarde devant un oiseau, un arbre, une fleur.

On sort, mais on ne prend pas sa voiture, on marche pas à pas, pour mieux découvrir le monde...

 

On réapprend à observer le monde, le vrai...

On oublie le virtuel, les écrans et leurs photos factices...

On se déconnecte enfin de cet univers clos qui enferme l'individu chez lui, qui l'incite à se recroqueviller, qui le pousse à une forme d'individualisme exacerbé.

Alors, bien sûr, il est difficile de tout éteindre, comme le suggère Sylvain Tesson, mais on peut passer moins de temps devant les écrans...

 

 

 

 

 

 

https://www.lemonde.fr/series-d-ete-2018-long-format/article/2018/08/03/sylvain-tesson-eteignez-tout-et-le-monde-s-allume_5339193_5325928.html

 

 

 

 

 

 

 

Eteignez tout ! conseille Sylvain Tesson...
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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 08:20
L'emprise du jeu et du divertissement...

 

 

Les loisirs encadrés connaissent un vif succès dans une époque comme la nôtre, vouée aux divertissements dispendieux.

Il faut payer pour mieux se distraire...

 

Le tourisme de masse nous incite à partir dans des voyages organisés où chaque journée est programmée selon des horaires précis.

Il vaut les voir ces touristes en tee shirt et bermuda, avec un chapeau vissé sur la tête...

N'oublions pas l'appareil photo indispensable au voyageur moderne.

 

Le touriste est guidé dans son périple, et on lui propose même des activités sportives variées pour qu'il ne s'ennuie pas.

Surf, planche à voile pour mieux profiter de la mer, activités découvertes pour mieux apprécier la montagne...

Comme si l'être humain n'était plus capable de partir à l'aventure, tout simplement de marcher pour découvrir la nature environnante...

 

Nos sociétés sont ainsi de plus en plus encadrées, infantilisées comme si l'homme n'était plus apte à se divertir par lui-même.

Il nous faut du jeu permanent : c'est ce qu'offrent de nombreux jeux vidéos aux adolescents et à un certain nombre d'adultes.

Les parcs d'attraction connaissent aussi un vif succès, ainsi que les centres aquatiques où de nombreuses activités sont disponibles... toboggans interminables, magnifiques piscines et autres bains bouillonnants, bouées, jeux d'eau, glissades...

 

Nous basculons peu à peu dans un autre monde, celui des loisirs organisés.

Plus un coin de plage où l'on peut s'isoler vraiment et prendre du plaisir à un simple bain de mer.

Plus un coin de campagne où on ne prévoit des activités champêtres : découverte d'un vignoble, d'une ferme.

 

Les plages sont envahies de monde, et c'est tout juste si on peut profiter d'un espace marin qui ne soit pas assailli par des surfeurs, des véliplanchistes...

Lors de compétitions sportives, des fans zones sont prévues afin de rassembler les supporteurs de foot en délire, dans une ambiance survoltée.

Et bien sûr, les fans de foot peuvent se procurer des chapeaux, du maquillage, des ballons aux couleurs des bleus...

Nous sommes dans notre intérieur même des utilisateurs de médias, internet, la télévision qui nous orientent vers tel ou tel loisir...

C'est le jeu permanent ! C'est l'infantilisation des foules qui se met en place aux quatre coins de la planète !

 

 

 

 

 

 

 

 

L'emprise du jeu et du divertissement...
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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 09:30
La vitesse !

 

 

Un article paru sur le journal Le Monde a attiré mon attention... son titre : comment optimiser sa vitesse de lecture ? Il s'agit d'utiliser une présentation informatisée séquentielle rapide qui pourrait être une méthode de lecture révolutionnaire pour demain.

 

Incroyable ! On nous montre un minuscule écran (celui d'une montre connectée par exemple ou d'un téléphone mobile) qui permet d'accélérer radicalement notre vitesse de lecture. Les mots défilent, un par un, parfois coupé en deux ou trois séquences en accéléré !

 

Avec cet appareil, nous voilà transformés en robots lecteurs ! Plus le temps pour nous arrêter sur une phrase, plus le temps de réfléchir, de nous poser des questions.

 

Plus le temps pour le rêve, pour la part d'imagination : oui, on lit plus vite, mais quel est l'intérêt si le message n'est pas bien digéré ?

 

Notre monde est bien celui de l'accélération, de la vitesse : tout s'emballe, les innovations nous submergent sans arrêt, une innovation en chasse une autre, un système informatique en remplace un autre, un smartphone succède à un autre...

 

La vitesse s'impose partout : les adolescents sollicités par de nombreux médias ne prennent plus le temps de lire, c'est le règne des SMS qui s'impose, le règne des messages rapides : peu importent l'orthographe, la grammaire !

 

De plus en plus, les adolescents qui entrent en classe n'ont qu'une envie : en ressortir, on les voit les yeux rivés sur leur portable pour vérifier l'heure.

 

On les voit peu concentrés, impatients, pressés : il semble que le monde actuel leur imprime un rythme de vie où il faut toujours aller plus vite.

 

Dans un monde où les loisirs sont si multiples, il faut passer sans cesse d'une activité à une autre, parfois même les adolescents sont à l'écoute d'une émission de télévision tout en taquinant leur ordinateur.

 

La vitesse ! C'est bien là une composante essentielle de nos sociétés ! Je suis, ainsi, étonnée de ce nouveau système informatique ou encore des tablettes tactiles où il suffit d'effleurer un écran pour passer d'une image à une autre !

A-t-on le temps de regarder vraiment ces images ? 

Dans le travail aussi, le temps s'accélère : l'informatique permet d'aller toujours plus vite.

La lecture sur internet s'apparente à un "sport de glisse", comme l'écrit Alain Finkielkraut : on passe d'un texte à un autre dans des lectures fugaces...

Ainsi, la vitesse nous fait vivre dans un monde superficiel : l'attention se perd, se délite et l'être humain est emporté dans un tourbillon d'informations diverses... et bien sûr, la réflexion en pâtit...

 

 

 

 

 

   Photos : Pixabay

La vitesse !
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