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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 13:36
Vivre intensément ! C'est le credo de beaucoup de gens...

 

 

 

 

Vivre intensément ! C'est le credo de beaucoup de gens, à notre époque...

 

Pour ce faire, il faut à tout prix partir en vacances, se rendre dans des parcs d'attraction où l'on cultive des émotions fortes...

 

Ces parcs d'amusement collectif ont de plus en plus de succès : parcs nautiques, avec des toboggans, des vagues artificielles, parcs d'attractions, avec grandes roues, balançoires géantes, grand huit...

En hiver, il est indispensable de rejoindre les stations de ski, d'emprunter les pistes enneigés, de se mêler à la foule des vacanciers qui font la queue devant les téléskis...

 

Tous ces loisirs coûtent cher : il faut payer pour vraiment s'amuser et prendre du bon temps.

Il faut payer pour vivre intensément !

Comme si l'argent était une garantie de bonheur, comme si ces loisirs factices, encadrés pouvaient offrir un véritable épanouissement...

 

Sur internet, sur Facebook, les jeunes se lancent des défis absurdes : des défis liés à l'alcool, défis de résistance à la douleur ou encore des défis de mise en danger : sauter dans de l'eau glacée, s'extirper des rails du train à la dernière seconde...

L'image l'emporte sur tout le reste : il s'agit de montrer au plus grand nombre ce dont on est capable...

 

D'où vient ce besoin de vivre intensément l'instant présent ?

La plupart d'entre nous vivent dans des villes, dans le béton, les rues encombrées de voitures.

 

Eloignés du monde de la nature, les gens vivent dans l'urgence, la précipitation, l'impatience : il faut jouir à outrance de l'instant présent...

 

On en oublie le passé, on en oublie une forme de quiétude et de tranquillité...

 

On en oublie de voir l'essentiel... on en oublie de retrouver le contact avec la nature, la vraie, les arbres, les couleurs du ciel qu'on ne regarde même plus, puisque le bulletin météo nous donne tous les jours, les tendances du lendemain...

 

On ne regarde plus la terre, les fleurs, on ne connaît plus les différentes variétés d'arbres, leurs noms, leurs caractéristiques...

 

On oublie ce lien essentiel avec la terre, cette harmonie qui nous relie au monde, à l'univers....

On oublie que l'on fait partie d'un tout.

Vivre intensément, ce devrait être, précisément, renouer un lien avec la nature, l'observer, l'écouter, suivre son rythme...

Vivre intensément, c'est s'intéresser au monde qui nous entoure en oubliant tablettes, iphones, c'est profiter de joies simples, accessibles à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vivre intensément ! C'est le credo de beaucoup de gens...
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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 12:03
Un conte fantastique à découvrir et à méditer : Le chevalier double...

 

 



Combattre ses propres démons, vaincre le mal que chacun peut avoir en soi, parvenir à faire triompher le bien, c'est, là, le thème de cette nouvelle fantastique, intitulée Le chevalier double, dont l'auteur est Théophile Gautier.


Nous sommes, tous, plus ou moins, soumis à une dualité, le bien, le mal, et nous avons tous eu la tentation du mal.

Dans ce conte de Théophile Gautier, une jeune châtelaine, prénommée Edwige, mariée au comte de Lodbrog, s'est laissé envoûter par un étranger "beau comme un ange", au sourire glaçant, un chanteur, accompagné d'un corbeau noir.

L'histoire se déroule dans un pays du Nord qui n'est pas nommé, comme le suggèrent les noms des personnages aux consonances scandinaves.

Venu se réfugier dans le château de la dame, par une nuit d'orages et de tempête, cet inconnu est double : un sourire d'ange et un regard terrifiant.

On retrouve au début de ce récit, de nombreux ingrédients du conte fantastique... le lieu : il s'agit d'un château, le moment : l'histoire se déroule la nuit. L'évocation de la tempête est particulièrement inquiétante : "Il faisait un terrible temps cette nuit-là : les tours tremblaient dans leur charpente, les girouettes piaulaient, le feu rampait dans la cheminée, et le vent frappait à la vitre comme un importun qui veut entrer."

Dans cette description, on perçoit, comme souvent, dans le registre fantastique, le procédé de personnification de certains éléments du décor, ce qui accroît le mystère et la peur.

Après le départ du mystérieux inconnu, la châtelaine donne naissance à un fils, prénommé Oluf... mais elle perçoit en lui, le "regard noir de l'étranger".

Un "mire", une sorte de médecin ou de mage est consulté : il déclare, aussitôt, que le petit "Oluf" a une étoile double, une verte, une rouge, une verte comme l'espérance, une rouge comme l'enfer..."

L'enfant grandit, tantôt "bon comme un ange", tantôt "méchant comme un diable".

Choisira-t-il le bien ou le mal ?

Quel sera son destin ? Qu'est-ce qui pourra le sauver du mal ?

Il devra combattre, de toutes ses forces, le mal qui est en lui, dans une lutte héroïque et féroce, il devra vaincre ses mauvais démons.

Ce combat est mis en scène, quand Oluf rencontre son double maléfique : un choc violent entre deux chevaliers, un choc dont l'issue semble incertaine...

Ainsi, chacun d'entre nous doit lutter contre des pulsions de haine, de jalousie, de rancoeur, chacun d'entre nous a une part d'ombre.

Ce récit fantastique a valeur de message : il nous montre toutes les difficultés de vaincre les forces du mal : le mensonge, l'hypocrisie, la méchanceté, le désir de soumettre, la violence.

Ne sommes-nous pas tous doubles ?

Il nous faut souvent affronter ces forces du mal, les vaincre, essayer de dépasser le désir de vengeance, la haine.

C'est ce qui fonde l'humanité : cette lutte passe par la réflexion, par l'effort, par des conflits internes qu'il nous faut résoudre et comment les résoudre ?

Comment affronter ses propres démons ?


Ce récit bref, fascinant, facile à lire, écrit dans un style original et vivant, nous entraîne dans un univers fantastique, tout en nous incitant à la réflexion : une lecture de vacances accessible à tous !






Le texte :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Romans_et_Contes_de_Th%C3%A9ophile_Gautier/Le_Chevalier_double

 

Un conte fantastique à découvrir et à méditer : Le chevalier double...
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 12:23
Déesse charmante, hâte-toi...

 

 

 

 

Chateaubriand reproduit, dans un extrait de son oeuvre, Les Mémoires d'outre-tombe, des poèmes de sa soeur Lucile : l'un d'entre eux est consacré à l'Aurore, ce moment particulier d'une journée où le monde s'éveille et se dore de teintes nouvelles... sublime poème empreint de sensibilité et de beauté.

Voici le texte de ce poème en prose :

 

L’AURORE.
« Quelle douce clarté vient éclairer l’Orient ! Est-ce la jeune Aurore qui entr’ouvre au monde ses beaux yeux chargés des langueurs du sommeil ? Déesse charmante, hâte-toi ! quitte la couche nuptiale, prends la robe de pourpre ; qu’une ceinture moelleuse la retienne dans ses nœuds ; que nulle chaussure ne presse tes pieds délicats ; qu’aucun ornement ne profane tes belles mains faites pour entr’ouvrir les portes du jour. Mais tu te lèves déjà sur la colline ombreuse. Tes cheveux d’or tombent en boucles humides sur ton col de rose. De ta bouche s’exhale un souffle pur et parfumé. Tendre déité, toute la nature sourit à ta présence ; toi seule verses des larmes, et les fleurs naissent. »

 

 

Comme dans la mythologie grecque, l'Aurore est personnifiée, grâce à l'emploi de la majuscule, elle est, aussi, présentée comme une déesse, une entité vivante dont elle a tous les attributs : "des beaux yeux, une robe, une ceinture, des pieds délicats, de belles mains, des cheveux d'or, une bouche..."

 

La personnification se poursuit avec l'utilisation de la deuxième personne et de l'impératif : "hâte-toi, quitte, prends", on entrevoit comme une impatience de la part de celle qui parle, comme si elle s'adressait familièrement à une enfant : l'Aurore apparaît si proche, si présente, si jeune.

 

Le portrait est à la fois vague et particulièrement élogieux, comme le suggèrent de nombreux adjectifs valorisants : "beaux yeux, déesse charmante, pieds délicats, belles mains, souffle pur et parfumé." On perçoit une beauté idéalisée, mais si vivante et si naturelle : les artifices ne sont pas utiles pour embellir la jeune femme.

Dès la première phrase, l'exclamation souligne, aussi, l'éloge...

 

L'auteur décrit l'aurore comme une jeune femme surprise à son réveil, qui ouvre des yeux encore embrumés de sommeil.

Chargée d'ouvrir les portes du jour, la déesse apparaît très humaine dans toute cette évocation.

Des couleurs chaleureuses et douces lui sont associées : "la robe de pourpre, tes cheveux d'or, ton col de rose"...

Et, aussitôt, on voit apparaître, sous nos yeux, toutes les teintes d'un jour naissant. 

Une sensation à la fois olfactive et tactile vient s'ajouter à cette sensation visuelle : "un souffle pur et parfumé", si bien que cette description apparaît très sensuelle.

L'Aurore suscite, enfin, la joie dès qu'elle apparaît : elle éclaire le monde, la nature et les hommes, de ses couleurs tendres ou éclatantes.

Et l'on voit soudain, à la fin du poème, les larmes de l'aurore qui peuvent symboliser la rosée du matin, dernière touche mélancolique et poétique du texte.

Les sonorités de sifflante et de chuintante qui ponctuent le texte contribuent à la douceur de cette évocation : "douce clarté... est-ce la jeune aurore, ses beaux yeux chargés des langueurs du sommeil... déesse charmante... la couche nuptiale... une ceinture... nulle chaussure ne presse..."

 

Imprégné de culture antique, ce poème écrit par la soeur de Chateaubriand suscite le rêve : un personnage divin prend vie sous nos yeux, il s'anime, devient une présence humaine.

 

 

Voici le commentaire de Chateaubriand lui-même sur les poèmes de sa soeur, Lucile :

"Les pensées de Lucile n'étaient que des sentiments; elles sortaient avec difficulté de son âme ; mais, quand elle parvenait à les exprimer, il n'y avait rien au-dessus. 


Elle a laissé une trentaine de pages manuscrites ; il est impossible de les lire sans être profondément ému. 
L'élégance, la suavité, la rêverie, la sensibilité passionnée de ces pages offrent un mélange du génie grec et du génie germanique." 

 

Mémoires d'Outre-Tombe



La biographie de Lucile de Chateaubriand :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucile_de_Chateaubriand

 

 

 

Photo : rosemar

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:24
Une chorale, un soir, à Redessan...

 

 

 

Savoir aimer l'harmonie, connaître le bonheur de chanter, le bonheur de se réunir pour célébrer des airs connus... C'est, là, tout le sens d'une chorale où s'accordent les coeurs et les voix.

 

Une fête pour les yeux qui s'animent, une fête pour s'imprégner de musiques, où l'on perçoit un bonheur évident pour les choristes, comme pour les spectateurs.

 

Le spectacle se déroule à Redessan, près de Nîmes, dans le Gard, dans une modeste salle aménagée pour la circonstance.

 

La chorale Rap’s Ody Swing comporte 58 choristes, elle oeuvre sous la direction de Nathalie Martinez et chaque année de nombreux concerts sont organisés dans un répertoire varié : jazz, gospel, classique, variété...

 

Le récital commence par une chanson de Calogero : Yalla, un magnifique hommage à Soeur Emmanuelle, un message d'amour adressé à l'humanité :

 

"Tu trouveras le soleil 
Dans le coeur des enfants 
Sans nulle autre joie pareille 
Ni sentiment plus grand 
Un mot d'amour à  l'oreille 
Peut en chacun réveiller un volcan pour qui l'entend... "

 

Les voix nous transmettent toutes les émotions, toute l'humanité de cette chanson inspirée... Des frissons passent dans les rangs des spectateurs, à l'unisson de la chorale qui transmet elle même tant de générosité et de passion... Et la chorale nous emmène avec elle...

Puis, on écoute une des plus célèbres chansons de Michel Berger : SOS d'un terrien en détresse : le choeur nous raconte en musique le mal de vivre moderne, le besoin d'échapper à un mode de vie stéréotypée.

La chorale nous fait ressentir toute la détresse de ce terrien qui représente notre humanité...

 

On est, ensuite, sensible aux instruments qui sont tour à tour évoqués dans la chanson L'orchestre, une comptine pleine de charmes et de vivacité...

 

Puis, les choristes entonnent "The rose", cet air célèbre qui évoque les difficultés de l'amour mais aussi tout l'espoir qu'il représente, à travers une fleur.

 

Chanson d'amour, encore, avec "Le mot fin", et la tristesse d'une histoire qui s'achève.

 

Et puis soudain, c'est la fantaisie et la gaieté de l'Avsenik medley qui s'imposent sur la scène : on se sent comme transporté par cette musique entraînante...

 

On se laisse aussi bercer par le rythme exotique de la chanson "Il fait chaud"... interrompue par une panne d'électricité... Ce sont, là, les aléas du direct, mais aussi une occasion de plaisanter sur l'incident, comme si la chaleur évoquée dans le texte avait fait fondre les câbles !

Très vite le spectacle reprend et la fête continue dans la bonne humeur et la convivialité.

D'abord "J'envoie valser", une chanson de Zazie qui dénonce la société de consommation, puis un bel hymne à la tendresse, "Savoir aimer"...

Le récital se poursuit sur une chanson de Goldmann, "Famille", une chanson que je découvre, qui évoque les liens du coeur, de la tendresse, de la complicité...

Puis on peut entendre une chanson de Zazie, "Je suis un homme", une autre de William Sheller, "Les filles de l'aurore".

Le spectacle s'achève avec du Gospel et deux airs connus, Mammy Blue et Happy day...

Un bel éclectisme dans le choix des chansons, un bel enthousiame dans cette chorale, menée de main de maître par l'énergique Nathalie Martinez.

Un bon moment de détente pour les spectateurs : un partage d'émotions, de sensibilité, de tendresse, d'humour, d'harmonie.

Merci pour cette soirée de chansons, de bonne humeur : une occasion de redécouvrir ou de découvrir un répertoire varié, riche de messages, une occasion de se laisser emporter par des musiques, des voix qui s'unissent...

 



 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:53
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...

 

 

Les jardins sont évidemment associés aux couleurs : celles des arbres, des fleurs, du décor, de l'architecture qui les accompagne...

 

Les jardins sont si divers : ils ont été, d'abord nourriciers et jardins des "simples", puis, plus tard, sont apparus les jardins d'agrément...

 

Le jardin , espace clos, cultivé, arrosé constitue un réservoir de couleurs...

A Nîmes, les jardins de la Fontaine nous offrent une palette de couleurs exceptionnelle : on est sensible, d'abord, aux teintes de la grille monumentale, à l'entrée, peinte d'un bleu roi et de dorures éclatantes : une grille aux couleurs royales.

Ces jardins qui couvrent 15 hectares ont une longue histoire : c'est là que se trouve le berceau de la ville, autour d'une source rafraîchissante.

Dans la partie basse, la végétation est plus restreinte que sur les hauteurs : on y voit une architecture de murs, de balustres, de vasques, aux teintes nuancées de blanc, de beige, gris, orangé, ocre...

On peut admirer d'imposantes vasques de marbre toutes différentes dans leurs motifs, d'un blanc éclatant.

Des marronniers et des tilleuls bordent les allées... Au printemps, les tilleuls en fleurs embaument ces recoins du jardin.

 

En hauteur, toutes les nuances, tous les tons de verts s'offrent au regard,  une végétation dense et variée surgit sur la colline : des pins, des cèdres, des chênes...

 

Dans le bas du jardin, la source qui jaillit nous fait accéder à une autre dimension, à d'autres couleurs nuancées : les reflets de l'eau varient en fonction de la lumière, du ciel, des nuages...

Tantôt verte, tantôt noire, ou bleue, l'eau paraît d'autant plus vivante et mystérieuse.

Symbole de vie, de purification, l'eau apporte tous ses mystères à ce lieu unique.

 

C'est ici qu'est née la ville, auprès de cette source entourée d'un bois sacré : c'est là que s'installèrent d'abord des celtes, puis des romains...

 

Les escaliers qui descendent dans l'eau datent de l'époque romaine. Au bord, des algues ondoyantes balancent leurs couleurs vertes, et donnent au bassin un charme envoûtant.

 

Tout près, le nymphée, construit au 18 ème siècle, était, sans doute, à l'origine, un ancien sanctuaire dédié à Auguste : on peut admirer, au centre, une statue qui représente la ville, et dans les angles, des angelots.

 

Là encore, c'est la pierre qui domine, avec ses teintes de blanc, de gris et d'ocres.

 

Les hauteurs du jardin nous permettent de côtoyer une végétation luxuriante et variée : toutes les teintes de verts sont présentes...

 

Cyprès, filaires, oliviers, arbousiers, arbres de Judée, cèdres, chênes, pins composent un tableau où les formes et les couleurs s'entremêlent dans un assemblage plein d'harmonie...

 

Au printemps,  les arbres de Judée se parent de teintes de roses, les tilleuls resplendissent de fleurs blondes, les marronniers de bouquets blancs ou roses.

 

Un jardin, c'est une fête de couleurs qui suit le rythme des saisons, c'est une invitation à l'observation, à des regards attentifs sur les teintes nuancées qui l'habillent.

 

Un jardin, c'est un bonheur des sens : les couleurs, les formes des arbres, les senteurs diverses qui les accompagnent, le velouté des feuilles, la rudesse des écorces, le bruissement de l'eau et du vent dans les arbres....

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
Une fête des couleurs aux jardins de la Fontaine...
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:39
Un spectacle sous les tilleuls : une demande en mariage tout terrain...

 

 

 

Le printemps permet des spectacles en plein air et une pièce de théâtre sous l'ombrage bienveillant de tilleuls, dans un jardin, offre l'occasion de se détendre dans une atmosphère champêtre...

 

Au programme : "Une demande en mariage tout terrain", adaptée d'une célèbre pièce d'Anton Tchékhov...

Les spectateurs assis en cercle, au coeur même du spectacle, sont invités à prendre part à cette réunion de famille...

Une réunion pour le moins houleuse qui met en scène une mère, sa fille, Natalia et un homme  de quarante ans, Ivan qui vient faire sa demande en mariage.

 

Reçu par la mère, le prétendant exprime son désir... 

On assiste, ensuite,  au monologue de ce personnage Ivan, avec des répliques savoureuses : " Je ne peux pas ne pas me marier...Si tu espères trouver l'amour véritable, tu ne te marieras jamais", se dit-il... Il se plaint aussi d'avoir déjà quarante ans et énumère ses nombreux soucis de santé : psoriasis, manque de sommeil, digestion difficile, souffle au coeur...

 

La jeune promise intervient, alors, et le dialogue s'engage entre la jeune fille et son prétendant : ils évoquent les relations amicales entre leurs parents respectifs...

 

Mais, très rapidement la discussion s'envenime à propos de "petits prés aux vaches", dont les personnages se disputent la possession.

Le ton monte, à tel point qu'ils se mettent à hurler : Natalia s'en va, son prétendant la poursuit : il est au bord de l'apoplexie...

Les acteurs prennent, alors, à témoin les spectateurs "Ils sont à moi, à moi !"

 

La mère réapparaît, entre dans la dispute qui se propage et devient un paroxysme d'insultes violentes... Les pires mots sont prononcés de part et d'autre : "cinglé, pervers, hypocrite, menteur, crapule, épouvantail à moineaux... ce petit lustucru, cet oeil de taupe..."

Le fiancé est bientôt chassé de la maison à coups de pieds.

 

C'est alors que la mère apprend à sa fille que le jeune homme était venu la demander en mariage.

Aussitôt, on assiste à un coup de théâtre : intéressée par la proposition, elle ordonne à sa mère de ramener le prétendant.

 

La pièce met en oeuvre toutes sortes de ressorts comiques : comique de geste, de mots, de répétition, de caractère, comique de situation, avec de brusques renversements ou coups de théâtre...

Les situations se répètent car une nouvelle dispute éclate, tout aussi futile que la première...

 

L'outrance est au rendez-vous et le grossissement comique provoque les rires complices des spectateurs.

 

Les acteurs se donnent à fond dans ce jeu de la démesure : tous trois se retrouvent à terre anéantis par la violence de la confrontation...

 

Les conflits se focalisent sur les biens matériels, l'argent qui divise les familles, qui perturbe les relations entre les gens...

Finalement, le mariage sera décidé, bien sûr et la mère tire cette conclusion : "Ce sont les joies de la famille qui commencent !"

Dans cette pièce, Tchékhov nous met sous les yeux nos querelles éternelles, nos envies de domination, des rancoeurs familiales de tous les temps.

Les passions féroces, exacerbées sont soulignées par le jeu des acteurs qui évoluent tout près des spectateurs : ceux-ci sont interpellés, associés à l'action, on leur offre des petits cannelés, et même du champagne, à la fin de la pièce.

 

 

 

Création de la compagnie Les Lubies

Les acteurs : Nathalie Marcoux, Vincent Nadal, Mercedes Sanz

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

Un extrait de la pièce : la dispute commence...

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:08
Pour célébrer les couleurs, dites-le avec des fleurs...

 

 

 

 

Le printemps n'est-il pas un moment opportun pour célébrer les fleurs, leurs parfums, leurs éclats, leurs formes qui s'épanouissent ?

 

Deux journées consacrées aux couleurs et aux fleurs, c'est là une bonne idée, surtout si cette fête des fleurs se déroule dans un jardin, un des plus beaux et des plus grands de France : les jardins de la Fontaine, à Nîmes...

 

Le spectacle coloré, vivant s'organise autour d'une déambulation dans les allées et sur les pelouses du parc...

 

Deux fleurs à taille humaine, une rose et une marguerite, juchées sur des pots, recherchent désespérément des abeilles, pour les butiner...

 

Accompagnées d'un jardinier musicien, elles se déplacent de groupe en groupe, en quête d'abeilles butineuses...

 

Elles sollicitent les promeneurs pour qu'ils jouent le rôle de ces insectes salvateurs...

 

Il faut, bien sûr, apprendre le langage des abeilles : "bzz bzz", pour espérer butiner les jolies fleurs, et les participants se prêtent volontiers à ce jeu de rôle, dans la bonne humeur et les rires.

 

Les costumes somptueux, les chansons pleines de fantaisie, de gaieté, le cadre verdoyant du jardin, les marronniers environnants, le soleil contribuent à cette ambiance de fête...

 

Les couleurs vives des fleurs attirent tous les regards : les fleurs humaines plantées dans des pots se déplacent cérémonieusement dans les allées...

 

Le jardiner accompagne, de son bandjo, les déambulations du groupe et soudain, le trio s'arrête auprès des promeneurs pour se livrer à une aubade joyeuse et à quelques scénettes amusantes.

Jeux de mots, allusions littéraires, invention verbale participent à la bonne humeur. 

 

Les rires fusent, les enfants sont émerveillés, les adultes applaudissent ce spectacle, plein de charmes.

 

Les fleurs sont, ainsi, mises à l'honneur dans une fête spontanée qui s'adresse aussi bien aux adultes qu'aux enfants.

Musique, chansons, couleurs, danses : un spectacle qui ravit les sens et qui fait rêver...

Imaginez des fleurs humaines qui se déplacent et qui se meuvent avec souplesse.

Imaginez un jardinier qui reçoit de douces caresses de fleurs qui le titillent de leurs tiges feuillues.

 

Les chansons emplies d'humour mêlent le thème amoureux à l'évocation des fleurs et on retrouve, là, une association traditionnelle.

Manifestement, les comédiens communiquent leur bonne humeur, leur plaisir  à tous les spectateurs.

C'est un  bonheur d'assister à ces festivités qui se déroulent dans un cadre naturel.

Tout autour, les marronniers, les tilleuls offrent un décor de verdure somptueux à cette fête des couleurs.

 

 

 

 

Comédiens : Les soeurs Pétale  la Compagnie Acidu

Photo et vidéos : rosemar

Une aubade sous les marronniers

Une aubade à la terrasse d'un café...

Les comédiens se présentent...

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:40
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

 

 

 

Gallician ! Doux nom du midi ! Le nom de ce village résonne d'accents du sud... Situé dans la petite Camargue, près du canal du Rhône à Sète, Gallician s'entoure de monts vallonnés, de champs de vignes, de paysages variés...

 

Juste avant de parvenir au village, dès qu'arrive le printemps, on peut admirer des prairies envahies de coquelicots : des étendues éblouissantes de pourpre s'offrent au regard, les coquelicots envahissent les champs, à perte de vue...

 

En ce milieu du mois de mai, Gallician était en fête, pour un week end... une fête villageoise, aux airs d'autrefois...

 

Un pique-nique était organisé au centre du village...

Peut-on concevoir une fête sans musique et sans chansons ?

An cours du repas, les "gouailleuses" ont fait  revivre des airs connus de tous, au son d'un accordéon et d'un orgue de barbarie... un spectacle haut en couleurs, tant les robes de ces chanteuses étaient bariolées...

"L'homme à la moto, La vie en rose, La java bleue, La complainte de la butte, La javanaise"... tout un répertoire familier...

Les "déboutonneuses" ont, ainsi, permis d'animer un repas en plein air, sous les platanes du village...

 

Un magicien se livra, alors, à quelques tours facétieux auprès des convives : escamotages divers, jeux de cartes, objets qui se volatilisent soudainement.

La journée se poursuivit avec des danses improvisées japonaises.

Dès lors, ce fut l'entrée dans un autre univers mystique et mystérieux...

Les mouvements des deux danseuses s'organisaient autour de figurines de terre, posées à même le sol, décorées par certains participants de la fête, des "yokaï"...

 

Tantôt lents et mesurés, tantôt exaltés, les gestes mimaient la vie, la douleur, les souffrances, la joie des découvertes, le bonheur, la naissance, la mort.

 

Un spectacle fascinant, par son exotisme et son étrangeté... Une chorégraphie troublante dans le retournement des corps qui s'agitent, parfois, en mouvements heurtés et saccadés.

 

Les costumes chatoyants, aux tonalités éclatantes nous faisaient accéder à un autre univers et une autre dimension.

 

La musique vibrait autour du spectacle, restituant une lancinante et bouleversante mélodie...

Un enfant, tout près des danseuses, se mit à crier sa peur : on percevait une tension, une angoisse dans cette représentation de la vie...

 

La journée fut, aussi, l'occasion d'apprécier un spectacle de marionnettes, autour d'une histoire vraie, celle de l'enfant sauvage, Victor : entre la tendresse d'une gouvernante, Madame Guérin et les exigences d'un scientifique, le docteur Itard, l'enfant essaie de trouver un chemin vers l'humanité.

 

Le spectacle mettait en évidence le rôle essentiel des apprentissages dans la vie humaine, ainsi que l'importance de l'affectivité.

 

Et cette fois, les rires des enfants fusaient, devant les facéties du jeune Victor qui, parfois, préférait se réfugier dans les arbres plutôt que d'étudier.

Plus tard,un bal musette réunissait tous les participants autour de rondes et de danses pour les enfants.

Enfin, un concert clôturait la fête, avec des musiques plus modernes qui permettaient à chacun de se défouler.

 

Un bel éclectisme pour cette fête de village ! Une ambiance conviviale empreinte de simplicité, une occasion, aussi, de voyager dans des univers différents, une ouverture sur le monde, une envie de se souvenir, mais aussi un bonheur de découvrir des horizons nouveaux...

 

 

 

 

 

Photos et dernière vidéo : rosemar

 

 

Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

Vidéo de danses japonaises, prise à Gallician... une musique envoûtante...

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 15:27
Dans cette nuit de rêve...

 

 

Une musique associée à un couple d'amoureux, dans la nuit, un violon qui lance sa mélodie pour les accompagner, voilà un thème plein de romantisme qui nous envoûte, dans cette chanson interprétée par Tino Rossi.

Le violon semble jouer tout seul, comme par magie, pour les deux amoureux : le musicien est occulté et n'apparaît pas : "Dans la nuit un violon joue presque en sourdine /Pour nous seuls, sa mélodie tendre et câline."


La mélodie, elle-même, véritable exhortation à l'amour, semble s'animer, vivre d'elle même, elle devient une invitation à l'amour : personnifiée, elle est sujet de verbes de mouvement et d'action : "Elle nous dit l'espoir d'aimer, Elle nous prend et nous enivre".

Et le poète, insistant, utilise des impératifs, pour mieux séduire sa belle : "écoutons-la, viens, ce soir, la murmurer entre mes bras".

Le soir, l'obscurité offrent un cadre propice à l'intimité et à l'amour...

Le refrain s'égrène, alors, et le poète invite, de manière insistante, la jeune fille à chanter, grâce à des impératifs : "chante, chante pour moi."

Et la voix de l'amoureuse est, alors, valorisée, avec les termes : "douceur, bercer", d'autant qu'elle rend le monde "plus beau, plus merveilleux"...

Mais le départ inexpliqué de la jeune femmme a brisé le rêve de cette nuit, et l'amoureux évoque sa douleur, en des termes qui marquent un accablement : "le fardeau de mon chagrin et de mes peines".

Le poète, dès lors, n' a de cesse de retrouver ces moments de joie, comme le suggèrent bien ces verbes comportant le même préfixe : "il faut que je revienne, retrouver."

Le violon renouvelle, alors, cet air d'autrefois et ressuscite tant de souvenirs...

Les sensations auditive et olfactive se mêlent pour faire ressurgir le bonheur passé : "cet air qui me poursuit, parfum des joies anciennes."

Et aussitôt, le refrain égrène à nouveau ces impératifs insistants "Chante, chante pour moi".

Cette fois, c'est une voix plus lointaine qui est perçue, comme le montre l'emploi de l'article indéfini "une voix".

Mais ce souvenir permet de restituer le bonheur, qui "refleurit", alors, belle image servant à retranscrire une sorte de renouveau espéré.

La mélodie nous entraîne et nous emporte dans un tango rempli de langueur et de tendresse.

La musique a été composée, en 1935, par Cesare Bixio, les paroles écrites par Henri Varna et Marc Cab.


 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 15:52
Son chant, c'est celui de l'amour...

 

 

 

Une chanson qui met en vedette la Camargue, à travers le personnage d'un gardian... tout le monde a déjà entendu cette mélodie interprétée par Tino Rossi.

Le mot "gardian" vient, comme le montre sa terminaison, de l'occitan, il désigne en Provence, le gardien d'une manade, un troupeau de chevaux ou de taureaux.
 

Le gardian de Camargue est magnifié, par son chant qui semble ravir tous les coeurs...

Le texte s'ouvre sur l'évocation de ce chant, et aussitôt, les "belles" sont invitées à se méfier de l'attrait irrésistible qu'il représente.
L'impératif réitéré "attendez" marque une sorte d'impatience : le retour du gardian est espéré par toutes.

Ce personnage, redoutable séducteur, saura attirer les "belles", c'est une certitude, comme le suggère l'emploi du futur : "il reviendra, il vous sourira, il vous prendra dans ses bras."
Un simple sourire, et le chant du gardian suffiront pour qu'opère la magie d'une rencontre amoureuse...

Le mot "coeur" répété, dans le couplet suivant, en dit long sur la séduction de ce gardian... D'abord employé au singulier, il est, ensuite, utilisé au pluriel, pour montrer que le personnage parvient, justement, à remporter tous les coeurs...
Les verbes "prendre, garder" viennent souligner tous les pouvoirs de ce gardian qui sait capturer les "belles"...

Les amants sont, même, invités à monter la garde pour préserver leur amour "Gardez vos belles fermement".
L'adverbe "fermement" suggère à nouveau toute l'emprise du séducteur sur les jeunes filles.

La chanson est ponctuée par des "LADIA", qui semblent nous faire entendre la voix du gardian qui chantonne...
Et, de fait, on se laisse bercer par son chant...

Le texte fait appel à l'assonance de la voyelle "a", souvent reprise sous une forme nasalisée "an", ce procédé peut traduire une forme d'étonnement et d'admiration devant le personnage qui est, ici, mis en scène.


C'est le chant d'un gardian de Camargue
Belles filles attendez son retour
Attendez et pourtant prenez garde
Car son chant c'est celui de l'amour.

Ladia, quand il reviendra
Ladia, il vous sourira
Ladia, puis il vous prendr
Dans ses bras.

 

La mélodie, emplie de délicatesse et de douceur parvient, effectivement, à charmer toutes les belles !

Les paroles ont été écrites par Jean Féline, la musique composée par Louis Gasté...

Tino Rossi a interprété cette chanson, dans un film réalisé par Pierre Billon, intitulé Le soleil a toujours raison, et diffusé en 1943, pendant la guerre. Jacques Prévert a participé au scénario. La distribution en était prestigieuse : Micheline Presle, Pierre Brasseur, Charles Vanel et Germaine Montero. 



 


Cette chanson a été, aussi, interprétée par Patrick Fiori :

 

https://youtu.be/Eh6sGQHBJ90


 Les paroles :


C'est le chant d'un gardian de Camargue
Belles filles attendez son retour
Attendez et pourtant prenez garde
Car son chant c'est celui de l'amour.


Ladia, quand il reviendra
Ladia, il vous sourira
Ladia, puis il vous prendra 
Dans ses bras.


Votre coeur dira oui par mégarde
Et alors votre coeur sera pris
Car le chant d'un gardian qui s'attarde
Prend les coeurs et les garde pour lui.


Ô vous qui entendez ce chant
Gardez vos belles fermement
Le chant d'un gardian de Camargue
C'est l'adieu pour un amant.


C'est le chant d'un gardian qui s'attarde
Belles filles attendez son retour
Attendez et pourtant prenez garde
Car son chant c'est celui de l'amour.


 Ladia Ladia Ladia


Votre coeur dira oui par mégarde
Et alors votre coeur sera pris
Car le chant d'un gardian qui s'attarde
Prend les coeurs et les garde pour lui.


Ladia Ladia 









 

Photo  auteur : afroboof    creative commons

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