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17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 11:20
Mais qu'est-ce qu'ils ont inventé, les pauv' Gaulois ?

 

Une farce pour se moquer des Romains et de leur prétention à avoir tout inventé...

La pièce de théâtre met en scène deux légionnaires benêts qui se rencontrent.

Deux soldats romains, de retour de la guerre des Gaules, font un point sur leur condition. Prouesses et vantardises dictent la rencontre. 

 

Les deux légionnaires se présentent d'abord puis énumèrent leurs innombrables campagnes :  ils  commencent alors à se plaindre du mauvais état de leurs caligae.

"On me donnerait des sandales en papyrus que ce serait pareil..."

"-Pourquoi ils nous donnent pas la caligae gauloise ? ça, c'est de la godasse ! Jamais une réparation !"

"-De l'entretien, c'est tout !"

-" ça te tient toute la vie !"

-"Même pendant les batailles !"

-"Ah sacrés Gaulois !"

"-Faut quand même leur apporter la civilisation !"

"Ah les Gaulois ! Pauvres Gaulois ! Qu'est-ce qu'ils ont inventé ? A part la caligae ?"

"Ah si ! La cotte de mailles !"

-" Ah les Gaulois ! Non, mais mise à part la cotte de mailles, qu'est ce qu'ils ont inventé, les pauv 'Gaulois ?"

 

Et le dialogue se poursuit, énumérant toutes les inventions des Gaulois et elles sont nombreuses !

Jugez plutôt : le casque à protège joues, la faux, la moissonneuse mécanique, la forge, l'extraction des minéraux, le cerclage des tonneaux, le travail du bronze, l'orfèvrerie, les pantalons (les braies), les tuniques avec des manches, la capuche (le cucullus)...

 

La farce utilise un des ressorts essentiels de la comédie : le procédé de répétition qui transforme les personnages en marionnettes...

"Du mécanique plaqué sur du vivant", c'est ainsi que Bergson définit ce procédé comique.

Ce procédé a été amplement utilisé par Molière : on se souvient de cette réplique réitérée par le vieux Géronte dans les Fourberies de Scapin : "Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?"

Ou encore de cette autre réplique d'Orgon dans Tartuffe : 'Le pauvre homme !"

Un procédé très efficace qui déclenche immanquablement le rire des spectateurs.

On retrouve aussi le comique de caractère avec des personnages de soldats romains fanfarons, infatués, imbus de leur personne, pleins d'arrogance...

Cette farce fait songer à une comédie antique de Plaute : Le soldat fanfaron, Miles gloriosus, en latin. Adaptée d'une pièce grecque, la comédie de Plaute met en scène un soldat vaniteux prompt à s'attribuer des exploits guerriers imaginaires.

 

Ce spectacle qui mêle humour et culture était présenté à Nîmes, lors des Journées Romaines, par la Compagnie Le Rouge et le Vert...  avec Thierry Paillard et Valérie Barral...

 

Un bon moment de détente et d'humour pour ce spectacle en plein air, selon la tradition antique...

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 11:02
Les journées romaines : le fort des légionnaires...

 

Pour quelques jours, du 4 au 8 mai 2022, la ville de Nîmes est redevenue Nemausus, ville romaine...

De multiples spectacles, reconstitutions, animations se sont déroulés dans la Rome française...

Cette année, l'empereur Hadrien était mis à l'honneur avec un grand spectacle dans l'amphithéâtre de la cité : Hadrien et la guerre des Pictes, une grande fresque mise en scène par l'historien Eric Teyssier... combats de gladiateurs, course de chevaux, reconstitution de la guerre contre les Pictes...

 

Un fort de légionnaires a même été reconstitué, tout près des Jardins de la Fontaine, au coeur de la cité antique...

Pendant plusieurs jours, des ouvriers ont bâti ce fort selon un savoir faire d'antan, avec des rondins de bois, à l'intérieur, des tentes ont été installées, l'occasion de découvrir différents aspects de la vie dans la Rome antique...

 

Avec une cinquantaine de légionnaires constamment présents, ce fort a proposé des démonstrations et a permis de comprendre comment se déroulait la vie quotidienne du temps des romains. Forge, fabrication du pain, stratégie militaire, construction… Tout était expliqué sous forme de jeux et d’ateliers.

 

Des passionnés sont venus d'Italie pour transmettre leur savoir... des échoppes, des stands pour découvrir la vie romaine...

 

Démonstrations de manoeuvres militaires, découverte des stratégies et des techniques de combats de l'époque, apprentissage de la forge ou encore participation à différents ateliers libres, les stands disponibles permettaient de se glisser dans la peau d'un soldat romain...

 

Ateliers sur l'architecture, la cotte de mailles, la mosaïque, le travail du cuir, les jeux, le tissage, les bijoux, la fabrication de bracelets, des ateliers d'écriture, musique, sculpture,  cosmétique, et même un atelier de magie noire...

Les enfants ont ainsi pu s'initier à toutes ces techniques du passé auprès de spécialistes...

Des cours d'histoire vivante, en direct...

 

Un des ateliers permettait de fabriquer des sandales romaines, des caligae :  des sandales lacées, faites de lanières de cuir, portées par les soldats romains. Elles sont munies d'une épaisse semelle de cuir lourdement ferrée de clous pointus pour éviter de glisser.

 

Ce fort a attiré un public nombreux : les participants répondaient aux questions des visiteurs curieux de s'informer sur l'antiquité romaine...

Une taverne romaine permettait aussi de boire de l'hydromel, de goûter des fruits secs...

 

Une belle initiative de la municipalité de Nîmes... un moment convivial, ludique, éducatif dans une ambiance chaleureuse...

 

 

 

 

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 09:54
La folie des jeux vidéos...

 

"Quelque part, dans cette galaxie, au XXème siècle, des bipèdes ont inventé le jeu vidéo, un loisir exaltant et particulièrement addictif...

On a l'impression d'assister à une épidémie de folie collective provoquée par le jeu.

 

Depuis presque 50 ans, on transporte ces jeux sur des dizaines de consoles portables, objets cultes pour des générations de joueurs, des petites machines toujours plus puissantes, qui rassemblent des communautés de gamers.

1989, à Berlin, la tendance est plutôt au casse briques, au Japon, la première Game Boy voit le jour, des trentenaires sont biberonnés au Super Mario.

Des trentenaires qui retournent en enfance grâce à ces jeux...

"Ce qui est sympa avec la Game Boy, c'est qu'on pouvait jouer partout, à la cour de récré avec des copains", témoigne un joueur...

"On était dans la salle d'attente chez le médecin, on allait aux toilettes, on pouvait jouer, enfin, c'était incroyable de pouvoir jouer partout et de pouvoir finir une partie..."renchérit un autre adepte de ces jeux.

 

"Les graphismes n'étaient pas énormément poussés, donc comme on était enfant, on s'imaginait dans l'univers de ces jeux... c'est cette magie là qu'on retrouve 20 ans plus tard.", commente encore un autre passionné de jeux.

"On ne s'ennuie pas, quoi !", conclut enfin un autre joueur...

Comme si l'ennui n'était pas utile et formateur ! Il suscite l'imagination, le rêve... ces instants sont très importants pour reposer notre cerveau et laisser libre cours à nos pensées et à notre imagination.

 

 Pourtant, la console en noir et blanc n’a failli jamais sortir car étant miniature, personne ne croyait au projet. Mais ça a cartonné !

200 millions d'exemplaires vendus !

Dans les années 2000, les gamers s’arrachent les nouvelles consoles. Les seniors aussi sont concernés par la tendance. 

On a souvent présenté les gamers comme des solitaires asociaux, mais depuis des années, ils pratiquent en groupes, avec des tournois réguliers."

 

Trois milliards de joueurs et de joueuses dans le monde ! 

A n'en pas douter, un marché juteux !

 

Mais ces jeux addictifs entraînent leurs adeptes dans une spirale abrutissante...

Les témoignages des joueurs sont révélateurs : jouer partout, en toutes circonstances, même dans les toilettes !

Une addiction dangereuse pour la santé, qui peut conduire à la sédentarité, au rejet de la réalité, à l'enfermement...

Avec internet, cette addiction a pris une nouvelle ampleur.

Comme l'écrit Bruno Patino, spécialiste des médias et des questions numériques "L'ère numérique, c'est l'ère du jeu intégral et du calcul permanent. C'est l'alliance des deux qui la rend si efficace et nous fait participer avec un bel entrain à notre propre servitude..."

Et il ajoute : "James Clark, créateur d'un des premiers navigateurs de l'Internet, explique ce que sera, d'après lui, le monde à venir : un univers où tout se fera sur la forme relationnelle du jeu. Et plus exactement du jeu vidéo dans lequel il faudra se mouvoir, progresser et répondre à des sollicitations permanentes."

Effrayant ! N'est-ce pas le nouveau métavers que nous prépare Marc Zuckerberg ?

Et, la société chinoise ne ressemble-t-elle pas déjà à un vaste jeu vidéo avec le système du crédit social qui consiste à évaluer, récompenser et punir les citoyens selon leur comportement ?

 

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/jeux-video/jeux-video-l-evolution-du-gaming-au-fil-des-annees_5111809.html

 

La folie des jeux vidéos...
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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 09:56
L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !

 

"Notre imaginaire est complètement confiné... j'ai pu dans des ouvrages précédents proposer des choses qui paraissent irréalistes même quand il s'agit des droits des animaux.", déclare le militant écologiste Aymeric Caron...

Et il précise encore : "Ce sont des idées séduisantes.

La plupart des gens qui nous écoutent sont éduqués dans l'idée qu'un destin c'est faire des études, trouver un travail pour vivre, ce travail va vous occuper toute votre semaine, c'est lui qui va organiser votre vie, c'est pas votre vie de famille, c'est pas vos goûts, ça on va le mettre un peu de côté, et puis on sait qu'il va y avoir une retraite, on ne sait pas aujourd'hui si c'est 65, 70, bientôt 75 ans, et on donne l'idée aux gens, dès qu'ils naissent que c'est la seule option possible... Et le problème des possibilités politiques qui ont été offertes, depuis un certain nombre d'années, c'est d'essayer de composer des variables d'ajustement dans cette chose qui paraît indépassable...

 

Alors, justement, l'écologie, c'est la seule offre politique qui propose à chacun de vivre autrement en expliquant : vous savez, il n' y a pas que le travail pour s'émanciper, pour se réaliser surtout dans une société qui vous le permet de moins en moins.

Imaginez que vous ne travaillez plus ( ça, c'est de l'écologie pure ) que quinze ou vingt heures par semaine... quoi ? C'est quoi cette folie ? Mais c'est absolument impossible, l'économie ne peut pas, mais si, l'économie peut soutenir ce système.... ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous aurez du temps pour vous occuper de votre famille, ça veut dire que sur les domaines de la vie qui vous intéressent, la musique ou tel projet associatif, vous aurez désormais du temps pour vous en occuper.

 

Pourquoi aujourd'hui on ne peut pas s'impliquer convenablement dans la vie démocratique ?

Parce que le système nous assomme complètement dans un quotidien du travail qui fait que quand on rentre chez soi, on n'a pas tous le temps pou se consacrer à d'autres activités.

 

Quand on repense le rapport au temps, on repense au rapport à notre vie... quand tout à coup on a du temps pour s'investir dans la vie démocratique, pour comprendre l'essentiel... depuis 30 ans ou 40 ans, l'écologie politique s'est enfermée dans une vision de l'écologie qui est mathématique, l'écologie des quotas : produire un peu moins de CO2, détruire un peu moins d'espèces, etc.

L'écologie, aujourd'hui, qu'il faut expliquer, c'est une écologie métaphysique. Et c'est là dessus qu'échouent profondément nos politiques."

 

Voilà un programme séduisant !

Alors que nous courons sans cesse après le temps, alors que le travail accapare une grande partie de notre temps, peut-on refonder un autre système ?

 

L'humanité est questionnée dans sa survie avec les politiques qui sont menées par nos gouvernants.

La croissance, la course à la rentabilité dans de nombreux domaines : l'école, l'hôpital, les Ehpad, continuent à polluer et à empoisonner nos sociétés.

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

 

 

 

L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !
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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 12:20
Vers un monde virtuel ?

"

"L'empereur des réseaux sociaux ! Il a lui-même l'air d'un être irréel : le teint pâle, les traits réguliers, une coupe de cheveux où rien ne dépasse, il ressemble à un poupon en cire...

Marc Zuckerberg, le patron de Facebook règne sur 2 milliards d'utilisateurs dans le monde et il vient de leur annoncer un changement d'ère.

 

"Aujourd'hui, on va parler du métaverse, je veux imaginer avec vous tout ce qui sera possible...", déclare Marc Zuckerberg.

Il fait sa promotion grâce à son avatar, son double dans le monde digital : jeux, rencontres, travail, culture, tout sera possible dans le métaverse.

 

L'un des moyens d'en profiter sera un énorme casque qui immerge complètement dans la réalité virtuelle, une aubaine financière pour Facebook rebaptisé Méta qui le vend près de 300 euros.

 

Ce futur se construit en partie en Virginie,  à Ashburn : la capitale mondiale des serveurs de données : 70% du trafic internet planétaire y transite, et dans ce lieu, on se projette déjà dans le métaverse.

 

"La version 1 du web a connecté l'information et nous a donné internet. La version 2 a connecté les gens, ça a donné le commerce en ligne et les réseaux sociaux. On se dirige vers la version 3, le métaverse. C'est la convergence du monde physique et du monde digital", explique Kathy Hackl, experte en stratégie métaverse.

 

Une start-up est pionnière dans la création d'avatars volumétriques : de vrais doubles digitaux : on peut y voir un studio de capture visuelle Microsoft... il n'y en a que 4 dans le monde.

 

Un journaliste sert de cobaye : 70 caméras prennent chaque caractéristique physique, chaque mouvement, chaque expression du visage qui nous rendent humains et uniques.

 

Aujourd'hui, nous avons une adresse email comme part de notre identité pour vivre, consommer, travailler.

"D'ici moins de 30 ans, chacun de nous aura un double, un jumeau virtuel qui sera utilisé comme part de notre identité : c'est excitant mais aussi un peu vertigineux."

 

Nos avatars iront faire nos formations, nos démarches officielles dans le métaverse et des avatars de présidents se rencontreront pour des sommets virtuels.

On pourra même assister aux spectacles de son idole et être juste à ses côtés.

 

Ce métaverse existe déjà dans une version simplifiée : l'entreprise Virbela est située dans un monde digital. Il faut se créer un avatar pour y accéder. Les 160 employés de l'entreprise ont tous été recrutés dans le métaverse, et ne se voient jamais dans le monde physique. 

 

D'autres sociétés ont installé leur siège dans ce métaverse : ainsi, une entreprise d'immobilier qui vend de vraies maisons dans le monde physique, leur siège est dans le monde virtuel et cela leur fait économiser beaucoup d'argent.

Cela annonce aussi une révolution économique : les experts s'attendent à une réduction importante des locaux d'entreprise dans le monde physique.

 

Imaginé depuis longtemps par la science fiction, le métaverse existe à San Francisco depuis plus de 20 ans.

Second life pilote un monde virtuel, ses résidents y font leurs courses, y achètent de nouveaux vêtements, gagnent de l'argent.

C'est le seul endroit où l'on peut visiter Notre Dame de Paris déjà reconstruite : en fait, un avatar de Notre Dame qui ressemble à un décor de dessin animé avec des couleurs criardes, une schématisation décevante.

 

"Certains trouveront cet univers effrayant pour le futur de l'humanité", commente le journaliste.

Mais les créateurs de second life se veulent rassurants : bien sûr, certains joueurs de jeux vidéos y passent des heures mais la plupart des gens n'y consacrent qu'une fenêtre de leur temps... cela permettra d'offrir à l'humanité un monde d'expériences et d'imagination sans limite.

 

A peine développé, le métaverse est déjà l'objet de moqueries : l'office de tourisme islandais fait la promotion de l'Islandverse... un endroit avec de vrais rochers et de la vraie eau, de vrais humains, bref un monde physique qui a encore des choses à offrir."

 

En effet, il y a de quoi se moquer.

Et, en même temps, c'est très étrange : on a l'impression que les confinements, le télétravail, la distanciation physique sont comme les prémices de ce métaverse ?

C'est donc ce monde virtuel qui nous est promis avec les futures pandémies et leurs virus mutants qui nous menacent ?

Un monde effrayant, en effet : travailler, faire ses courses, avoir des activités de loisirs grâce à un avatar ? C'est terrifiant !

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/technologie-a-l-interieur-du-metaverse-le-monde-virtuel-de-demain_4882345.html

 

 

 

Vers un monde virtuel ?
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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 12:40
Les baby-boomers : une génération de privilégiés, vraiment ?

 

Les baby-boomers, des chanceux, gâtés par l'histoire : c'est l'image que l'on donne souvent des baby-boomers. Une génération gâtée par la vie entre paix et prospérité...

On les accuse même d'avoir profité de la vie de manière égoïste et de laisser aux jeunes une planète dégradée...

Des fées se seraient penchées sur leur berceau ! Mais la réalité est bien différente...

 

Il ne faut pas oublier ce qu'était le niveau de vie après la guerre : les enfants et les adolescents nés dans les années 50 et 60 ont vécu dans des appartements ou des maisons inconfortables.

Dans beaucoup de foyers, pas de chauffage central : on chauffait seulement la cuisine avec un poêle à bois ou à charbon...

Dans nombre de foyers, pas de salle de bain, on se lavait dans la cuisine au robinet, avec une bassine...

Dans beaucoup de logements, pas de toilette, pas de WC : on faisait ses besoins dans une tinette...

 

Dans ces conditions précaires, les hivers étaient froids. On pouvait utiliser des "briques", chauffées sur une cuisinière, que l'on disposait ensuite sous les draps afin d'apporter un peu de chaleur dans les lits et les chambres.

Le niveau de santé était aussi bien moindre après la guerre... le taux de mortalité était beaucoup plus élevé qu'il ne l'est aujourd'hui. L'hygiène était précaire.

Ce sont des réalités dont on parle peu : il est important que les nouvelles générations prennent conscience de ces difficultés.

 

Les enfants de cette période n'étaient pas gâtés comme les enfants d'aujourd'hui : un seul jouet, un seul cadeau à Noël...

 

Les loisirs étaient rares : la télévision était encore peu répandue, et bien sûr, l'ordinateur, les portables n'étaient pas encore inventés.

 

Il est vrai que le problème du chômage des jeunes n'existait pas : aujourd'hui, sans qualification, difficile de trouver un emploi.

Mais si on fait un bilan, on constate que les enfants, les adolescents ont aujourd'hui une vie plus confortable, plus libre que les baby-boomers.

Avec l'avènement de l'enfant-roi, les jeunes occupent une situation privilégiée dans nos sociétés : ils disposent de nombreux loisirs, ils sont choyés comme jamais.

Leurs parents et grands-parents les aident aussi financièrement dans leurs études supérieures.

 

 

 

 

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 08:25
Bienvenue à Trolltunga !

 

Trolltunga : des paysages vertigineux !

L’un des plus impressionnants éperons rocheux de Norvège. Culminant à plus de 1 100 m d'altitude, il surplombe le lac de Ringedalsvatnet, situé 700 mètres plus bas.

 

Trolltunga (la langue du troll) et sa vallée ont été façonnés par une calotte glaciaire qui recouvrait la majeure partie de la Scandinavie durant plusieurs âges glaciaires.

 

Une randonnée longue, difficile... mais au bout du chemin, un spectacle époustouflant !

Avec des sacs de 10 kilos, la montée est rude mais l'équipe est enthousiaste...

 

Six heures de marche pour parvenir au sommet et pour découvrir des paysages somptueux...

La montée se fait par temps humide et brumeux, des nuées surgissent sur le chemin, les paysages traversés sont somptueux : torrents, cascades...

 

A l'arrivée, une falaise vertigineuse, une vue sur le lac éblouissante...

Des nuées se dispersent sur les hauteurs...

Mieux vaut ne pas s'approcher des bords de l'éperon rocheux ! Mais quel spectacle fascinant !

Mieux vaut ne pas être sensible au vertige !

 

Mieux vaut aussi bien préparer la randonnée : nourriture lyophilisée, réchaud, boissons, filtre à eau, chargeur de batteries de téléphone, bâtons de marche, de bonnes chaussures,  tente pour passer la nuit, vêtements chauds car la température descend à 3 degrés pendant la nuit, en été.

Une expédition qui exige une préparation rigoureuse... 

 

Malgré tout, si l'on est bien équipé de vêtements adaptés, sous la tente, la chaleur humaine permet de ne pas avoir froid.

La nuit se passe bien : un bon sommeil pour toute l'équipe...

 

Le lendemain, la descente est plus rude, sous un ardent soleil, cette fois, la fatigue de la randonnée se fait alors sentir...

Les bâtons de marche aident bien pour garder l'équilibre dans la pente...

Et l'équipe repart avec des souvenirs, des images inoubliables de cette randonnée d'exception... des paysages somptueux, une nature sauvage, encore intacte, l'impression d'avoir découvert un autre monde... l'impression d'avoir vu le monde avant l'apparition de l'humanité...

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : Christelle

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 08:24
Avons-nous perdu le sens des limites ?

 

"Méden agan, rien de trop",  telle est la maxime fondamentale de la sagesse grecque antique.


Cette formule grecque ΜΗΔΕΝ ΑΓΑΝ (Méden Agan) était l’une des maximes inscrites sur le fronton du temple de Delphes.

Ce sens de la mesure condamnant l’excès que les Grecs appelaient hybris (démesure), est une attitude que nous avons souvent tendance à oublier complètement, comme le démontrent Monique Atlan et Roger-Pol Droit dans un ouvrage intitulé Le sens des limites.

 

Dans nos sociétés de consommation débridée, nous n'avons plus de limites, nous sommes constamment dans la démesure.

Plus de limite à la consommation, à la vitesse, plus de limite à la production, plus de limite aux gaspillages, aux innovations, etc.

 

"Plus de limite entre l'homme et la machine qui ont tendance à se confondre...

 

Plus de limite entre les hommes et les animaux : il n'y aurait plus de spécificité humaine, plus de limite entre les hommes et les arbres puisqu'on en vient à évoquer la sensibilité, l'intelligence des plantes...

 

On perçoit aussi une tendance à effacer les limites entre les sexes, le sexe biologique étant désormais supplanté par le genre acquis, social.

 

On en vient encore à effacer les limites du profit : l'appât du gain est évidemment le trait distinctif du capitalisme, un modèle toxique d'enrichissement effréné s'est imposé.

 

On en arrive à estomper les limites du travail : autrefois, on distinguait lieu de travail et domicile, temps de travail et temps de loisirs, ce monde cloisonné disparaît de plus en plus, en raison d'une connexion quasi permanente. La pandémie a accentué ce problème.

 

On rêve aussi d'effacer la limite ultime de la mort, avec la promesse transhumaniste de l'immortalité.

 

Or, les limites sont indispensables.

Car la limite est protectrice, comme le sont les interdits, la limite organise le monde."

"La limite aménage la sexualité, l'alimentation, l'hygiène, les travaux et les jours, les relations entre sexes, entre puissants et démunis, parents et enfants, etc."

"Tout n'est pas permis, la limite protège  contre un possible chaos, une violence sans règle, un arbitraire sans mesure."

"L'interdit de l'inceste protège les enfants et la hiérarchie des générations, l'interdit du viol protège l'intégrité physique et psychique, l'interdit du meurtre protège la vie."

"La limite est destinée à sauvegarder notre humanité."

Et Monique Atlan et Roger-Pol Droit de rappeler cette célèbre phrase de Cordery, dans le roman posthume d'Albert Camus, "Le premier homme" : "Un homme, ça s'empêche. Voilà ce qu'est un homme, ou sinon..."

 

Les limites sont donc essentielles : "indispensables pour le fonctionnement d'une société, d'une civilisation. Une nécessité à laquelle nous devons nous soumettre, et sacrifier une part de nous-mêmes, pour faire société, pour entrer en relation avec les autres."

 

 

Source : Le sens des limites, un ouvrage de Monique Atlan et Roger-Pol Droit

 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/les-limites-ont-elles-des-bornes

 

Avons-nous perdu le sens des limites ?
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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 14:18
Ensemble Les Turqueries : quand l'occident regarde l'orient...

 

Un quintette qui réunit  des musiciens passionnés ayant pour ambition de rapprocher les musiques anciennes européennes et les musiques orientales, voilà de quoi susciter l'intérêt et la curiosité de nombreux mélomanes...

 

L'Ensemble Les Turqueries a donné un concert aux multiples facettes, lors de l'Automne musical de Nîmes.

 

Un mélange de mélodies traditionnelles orientales et de musiques anciennes occidentales... un programme qui nous fait voyager dans le temps et l'espace...

 

Le récital s'ouvre sur une création originale du groupe : Passamezzo Antico. Une musique orientale légère, emplie de gaieté, rythmée par un tambour : une musique qui nous fait voyager vers l'orient... On apprécie la beauté des instruments, théorbe et oud, aux formes élégantes...

 

Puis, on est envoûté par la Suite Husseyni : un hymne soufi de la confrérie mevlevi. Un gros tambour, un daf, aux sonorités graves, ponctué par la musique des autres instruments : théorbe, oud, violoncelle nous entraînent dans un rythme très lent, très oriental, puis plus dansant, et même très accéléré...

 

On est surpris par la délicatesse du morceau suivant : Aksak Bayati, douceur des sonorités de l'oud bientôt relayé par le violon, encore un rythme très oriental ponctué par un tambourin...

 

Puis, accompagné par un air très discret du théorbe , on écoute ces mots dits par la violoncelliste : "Tu te trompes en pensant que les années ne vont jamais finir, il faut mourir...

Il faut bien mourir, la mort cruelle fait honte à tous... Jeunes, enfants, tous les hommes ensemble doivent finir..."

Cette passacaille aurait été composée par un auteur anonyme italien du XVIIe siècle ou par Stefano Landi,  un morceau poignant au rythme lancinant. Le texte d'abord parlé, en français, est ensuite chanté en Italien par la violoncelliste.
 

"Oh come t’inganni 
se pensi che gl’anni
non hann’ da finire, 
bisogna morire.

È un sogno la vita 
che par sì gradita,
è breve gioire, 
bisogna morire.
Non val medicina,
non giova la China,
non si può guarire, 
bisogna morire.

Oh, comment vous vous trompez
si vous pensez que votre temps
ne sera pas fini,
nous devons mourir.

La vie est un rêve
qui semble si agréable
mais qui est brièvement apprécié,
nous devons mourir.
La médecine
ne sert à rien, la quinine ne sert à rien,
nous ne pouvons pas être guéris,
nous devons mourir."

Puis, c'est une mélodie très douce qui nous charme, jouée sur l'oud et le théorbe, intitulée Bouria et 7ème toushia de Msarqi Sghir....

On écoute aussi volontiers une Pavane espagnole de J. Schop, un air très léger, aérien, qui nous fait rêver...

C'est alors une suite de danses traditionnelles de la Renaissance, rythmées par un tambour, qui nous enchantent : lentes, pesantes, puis le son du tambour se fait de plus en plus intense.

On entre ensuite dans le monde des parfums, avec un morceau intitulé "Abir", composé par T. Rocheron... une musique très orientale, presque obsédante grâce aux sons du tambour.

On est séduit aussi par la légèreté et la grâce de ce chant aérien composé par Frescobaldi : Se l'aura spira...

 

"Se l'aura spira tutta vezzosa
La fresca rosa ridente sta,
La Siepe ombrosa di bei smeraldi
D'estivi caldi timor non ha.
A'balli, a'balli liete venite,
Ninfe gradite, fior di belta,
Or che si chiaro il vago fonte
Dall'alto monte al mar sen va.
suci dolci versi spiega l'augello,
E l'arbuscello fiorito sta.
Un volto bello all'ombra accanto
Sol si dia vanto d'aver pieta.
Al canto, Ninfe ridenti,
Scacciate i venti di crudelta."

 

"Si la brise souffle, toute gracieuse, la fraîche rose demeure rieuse,

Le buisson ombreux de vertes émeraudes ne craint pas les chaleurs de l’été.

Aux danses, aux danses, gaiement venez nymphes aimables, fleurs de beauté

Maintenant que, si limpide, la belle source du haut de la montagne s’écoule vers la mer.

L’oiseau répand ses suaves chansons, et l’arbrisseau reste fleuri.

Seul un beau visage près de l’ombre se montre fier d’avoir pitié.

Aux chants, aux chants, nymphes aimables, chassez les vents cruels."

 

Le récital s'achève avec La Marche des Turcs de J. B. Lully, arrangée encore un peu plus à la mode orientale... La Marche des Turcs avait été composée par Lully pour la comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme de Molière.

 

La Cérémonie des Turcs est une musique sous forme de marche majestueuse. M. Jourdain est fait alors "Mamamouchi", un titre faussement honorifique, pour désigner une personne de haut rang, un haut fonctionnaire. Ce terme a une forte dimension ironique. Il a été inventé par Molière pour " Le Bourgeois gentilhomme ".

 

Ce concert a attiré un public nombreux séduit par l'exotisme des musiques, des instruments : un dépaysement total et une belle découverte de mélodies anciennes...
 

 

 

"Si les cultures orientales et occidentales nous semblent parfois éloignées, elles ont toujours été intimement
liées et la musique en est un témoin direct. On retrouve ainsi de nombreuses lignes directrices communes aux deux esthétiques : la filiation entre le oud et le luth, les modalités rythmiques et mélodiques, la danse, l’improvisation et l’ornementation.

L’enjeu des Turqueries est de réunir ces deux univers sans les dénaturer, au travers d’arrangements originaux, d’improvisations et de compositions. Il s’agit de créer une matière sonore riche aux multiples facettes qui transportera l’auditeur entre musiques traditionnelles orientales(ottomane, arabo-andalouse et amazighe) et musiques anciennes occidentales (renaissance et baroque)."

 

 

Véronique Bouilloux : violon baroque
Sacha Dessandier : chant, violoncelle baroque
Simon Waddell : luth baroque, théorbe
Léo Fabre-Cartier : oud
Thibaut Rocheron : percussions orientales (daf, riqq)

 

 

 

https://soundcloud.com/ensemble-les-turqueries/tracks

 

 

http://icietaudela.over-blog.com/article-stefano-landi-40744299.html

 

https://www.facebook.com/656073937791146/videos/vb.656073937791146/1559045864160611/?type=2&theater

 

 

 

 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 12:50
Soyez passionnés !

 

C'est la passion qui fait rêver, qui fait oublier le quotidien dérisoire, c'est la passion qui exalte les êtres, les rend beaux...

Tant de passions accessibles à tous ! Le sport, la danse, la peinture, le jardinage, l'histoire, la lecture, la littérature, l'écriture...

Soyez passionnés ! C'est le sel de la vie !

 

Les êtres passionnés suscitent notre intérêt, notre curiosité et notre admiration : la passion qui les anime les fait vibrer de sensibilité, d'émotions...

Les passionnés sont des êtres curieux, avides de connaissances, et de découvertes...

 

On songe à Sylvain Tesson, à sa passion des voyages, de l'aventure, à sa soif de connaissances... Sylvain Tesson qui nous fait partager sa passion par l'écriture.

 

Mais il est des passions plus accessibles à tout un chacun.

Une de mes amies est passionnée de danse, une autre passionnée de peinture, un autre passionné de musique et de chant choral.

On perçoit l'enthousiasme de cet amateur de musique : il connaît le répertoire classique, maîtrise des connaissances techniques très pointues, est capable de commenter toutes sortes d'oeuvres musicales...

Les musiciens sont des passionnés de leur art : ils nous émeuvent par leur sensibilité, leur capacité à transmettre des émotions.

 

C'est la passion qui éveille la curiosité, qui donne envie de progresser, la passion est source d'émerveillements...

Soyez passionnés ! Je vous conjure de l'être...

Soyez passionnés et vous serez plus épanoui et heureux !

 

J'ai lu récemment ce bel éloge de la passion, sous la plume de Jean-Claude Guillebaud...

"C'est le feu qui compte. La passion, quand elle est sincère, donne à la vie ses couleurs, son bruit, sa folie, sa beauté. Elle nous éloigne de la tiédeur et du calcul chipoteur. Les êtres passionnés portent en eux je ne sais quel principe de séisme. Ce sont autant de bateaux ivres rimbaldiens : "oh! que ma quille éclate ! Oh ! que j'aille à la mer !"

 

Vive les passions ! Elles nous aident à vivre, à aimer, elles nous font avancer...

 

 

 

 

 

Soyez passionnés !
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