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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 08:24
Covid-19 : des injonctions contradictoires...

 

Ce virus qui rend fou : tel était le titre de l'ouvrage publié en 2020 par Bernard-Henri Lévy...

Et, de fait, le Covid-19 n'en finit pas de produire des vagues successives de contaminations... et de prises de position contradictoires...

Un virus qui se déploie, qui mute sans arrêt, qui devient de plus en plus contagieux..

Nouvelles vagues de contaminations et reconfinement en Martinique, le taux d'incidence de la Covid-19 continue aussi de se dégrader sur le territoire métropolitain, notamment en Occitanie. Une évolution de la pandémie qui pourrait pousser le gouvernement à remettre en place un confinement...

 

Face au virus, le vaccin, nous dit-on, est LA SOLUTION.

Il semble que le vaccin empêche les formes graves de la maladie, bien qu' il ne bloque pas la transmission du virus.

 

Mais, les instances médicales se livrent, sur ce sujet, à des injonctions contradictoires : c'est ainsi que la Fédération hospitalière de France veut rendre la vaccination obligatoire pour tous.

Face au variant Delta, Frédéric Valletoux appelle dans le Journal du dimanche à changer de stratégie et à rendre la vaccination obligatoire pour tous.

Pour le président de la FHF, le pass sanitaire "a fonctionné à court terme, mais ne suffira pas à atteindre une vraie immunité collective". L’obligation serait également une "mesure simple, claire et efficace", contrairement à la mise en place du pass sanitaire qui cristallise encore tensions et incompréhensions. "Il est temps d’aller au-delà de l’incitation pour franchir la dernière marche", déclare Frédéric Valletoux.

 

Parallèlement, l'OMS critique la stratégie des pays riches et appelle à ne pas vacciner les plus jeunes.

"L'Organisation mondiale de la santé a demandé le 21 juillet dernier aux pays riches de ne pas vacciner les plus jeunes et à faire don de leurs doses en surplus aux pays pauvres. Une déclaration qui semble avoir peu d'écho en France, alors que Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, a indiqué mercredi 28 juillet que les collégiens et les lycéens non vaccinés ne pourraient plus participer à des activités ou être présents en classe, si nécessaire."

 

De fait, face à une pandémie, une épidémie mondiale qui frappe tous les pays dans une économie mondialisée, comment espérer juguler un virus, si certaines populations pauvres n'ont pas accès à la vaccination ?

On se retrouve face à une impasse...

On le voit : une fois de plus, les instances médicales ont des avis divergents.

Une fois de plus, on ne sait pas quelle stratégie adopter face au virus.

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/la-federation-hospitaliere-de-france-veut-rendre-la-vaccination-obligatoire-01-08-2021-2437474_40.php

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/covid-19-l-oms-critique-la-strategie-des-pays-riches-et-appelle-a-ne-pas-vacciner-les-plus-jeunes-20210728

Covid-19 : des injonctions contradictoires...
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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 10:54
Didier Raoult et les vaccins...

 

En 2020, le professeur Didier Raoult se montrait extrêmement dubitatif sur l'efficacité des vaccins dans la lutte contre le Covid.

 

 Il avait notamment déclaré : "Trouver un vaccin pour une maladie qui n'est pas immunisante... c'est même un défi idiot. Près de 30 milliards de dollars ont été dépensés pour celui contre le VIH, voyez le résultat ! (...) Il est déjà difficile de vacciner correctement contre la grippe, alors contre un nouveau virus... Honnêtement la chance qu'un vaccin pour une maladie émergente devienne un outil de santé publique est proche de zéro", affirmait-il.

 

Et voici que Didier Raoult prend désormais position pour la "vaccination systématique" des soignants.

 


Didier Raoult, le controversé professeur marseillais, le dit à son tour : les soignants doivent se faire vacciner ! Dans un tweet publié  vendredi 9 juillet, le médecin spécialiste des maladies infectieuses s’est dit "favorable à la vaccination systématique des personnels soignants, avec les vaccins recommandés pour leur classe d’âge."

Jeudi, le médecin s’était déjà prononcé auprès de l’AFP en faveur de la vaccination de la "population à risque d’être particulièrement surexposée, ou à risque de faire des formes graves."

 

Un tel revirement a de quoi surprendre !

Bien sûr, il n' y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

 

Mais, de fait, Didier Raoult a souvent fait des déclarations contradictoires. En matière de rétropédalage, le professeur est, au cours de la pandémie, devenu un spécialiste.

Sa surmédiatisation l'a conduit à dire tout et son contraire...

 

En tout cas, le fan club de Didier Raoult risque d'être déçu par ses récentes déclarations : curieux ! Le professeur Raoult semble avoir renoncé à promouvoir l'utilisation de l'hydroxychloroquine...

 

Lui qui suscitait tant d'attention auprès de son public et dont les analyses étaient reprises au mot près peine à convaincre ceux qui sont opposés à la vaccination. Y compris son propre avocat, Fabrice Di Vizio, qui refuse fermement l'obligation de vaccination chez les soignants. "Et bien il a tort ! C’est aussi bête que ça ! Bienvenue dans le monde humain où des gens ont raison sur certains points et tort sur d’autres !" a-t-il déclaré sur Twitter.

 

Le professeur Raoult est-il rentré dans le rang ?

A-t-il compris que la seule solution contre le coronavirus est désormais la vaccination ?

 

 

Sources :

 

 

https://www.nouvelobs.com/vaccination-anti-covid-19/20210709.OBS46379/didier-raoult-prend-position-pour-la-vaccination-systematique-des-soignants.html

 

https://www.marianne.net/societe/sante/didier-raoult-soutient-la-vaccination-systematique-pour-les-soignants-les-antivax-en-pls

 

https://www.lepoint.fr/societe/covid-19-didier-raoult-invite-le-personnel-soignant-a-se-faire-vacciner-09-07-2021-2434876_23.php

 

 

Didier Raoult et les vaccins...
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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 13:05
Obligation vaccinale : c'est fait !

 

Sans le déclarer ouvertement, dans les faits, Emmanuel Macron impose la vaccination à tous les Français, et ce, en plein été, au pas de charge...

 

Ainsi, le pass sanitaire sera étendu à la quasi-totalité des activités réalisées dans la sphère publique, dès le début du mois d'août. Le président annonce aussi pour l’automne la fin de la gratuité des tests PCR, qui sont aujourd’hui une alternative au vaccin.

Dès le 21 juillet, les lieux de loisirs, cinéma, spectacles, concerts ne seront plus accessibles sans pass sanitaire.

En pleine période de festival, la méthode se veut radicale !

Pourtant, le 27 décembre dernier, au premier jour de la campagne de vaccination, le locataire de l'Elysée se positionnait contre toute obligation :

"Je l'ai dit, je le répète: le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider", avait-il écrit sur Twitter.

Promesse non tenue...

On imagine les difficultés que vont rencontrer les Français qui n'ont reçu aucune dose de vaccin à la date de ce 13 juillet : pas d'accès aux lieux de loisirs, si ce n'est avec un test PCR.

Pas d'accès aux centres commerciaux, cafés, restaurants, hôpitaux, aux voyages en avion, train, en car, dès le premier août.

 

De plus, la vaccination sera rendue obligatoire "pour les personnels soignants et non-soignants des hôpitaux, cliniques, maisons de retraite" ainsi que les professionnels et bénévoles auprès de personnes âgées, y compris à domicile.

Des contrôles auront lieu à compter du 15 septembre, et le cas échéant des sanctions seront prises.

 

Voici les possibilités qu'envisageait  l'éditorialiste Christophe Barbier à ce sujet, au mois de décembre 2020 :

"Si vous refusez d'être vaccinés, comme vous faites courir un danger aux autres, eh bien, vous ne pourrez pas avoir accès à la vie collective comme les autres... peut-être que sans avoir été vacciné, on ne pourra plus prendre l'avion, aller au restaurant, rentrer dans un cinéma... Montrer un certificat de vaccination, préparons nous à cela !"

Eh bien ! Nous y sommes...

C'est fait !

Pour ma part, j'ai essayé de prendre rendez-vous pour une vaccination : on me renvoie à la fin du mois d'août ! Et pour l'instant, je n'ai pas pu prendre vraiment rendez-vous car les temps d'attente sur internet ou par téléphone sont très longs...

Me voici vouée aux tests PCR et dès le mois de septembre, je devrai les payer !

 

 

 

 

 

Obligation vaccinale : c'est fait !
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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 08:48
Hommage à Axel Kahn...

 

On le savait gravement malade, atteint d'un cancer incurable, mais on n'imaginait pas une fin si rapide : le grand scientifique Axel Kahn, humaniste, nous a quittés hier, le 6 juillet 2021.

Agé de 76 ans, le président de la Ligue contre le cancer est mort après avoir lutté contre un cancer dont il avait lui-même annoncé l’issue fatale.

Docteur en médecine et docteur ès sciences, Axel Kahn a été directeur de recherche à l’Inserm, directeur de l’Institut Cochin (2002-2007), président de l’université Paris Descartes (2007-2011) et président de la Ligue nationale contre le cancer.

Il était spécialiste des maladies génétiques, notamment hématologiques.

 

J'avais assisté à une de ses interventions lors du Festival de la Biographie à Nîmes, en 2019. Un moment fort, inoubliable, une interview passionnante.

Voici l'article que j'avais publié, à cette occasion :

 

Axel Kahn, c'est d'abord pour moi un phrasé particulier qui nous fait savourer les mots, les phrases : on aime l'écouter parler, avec sa verve caractéristique, on reconnaît tout de suite son timbre de voix.

 

Généticien, scientifique, médecin, Axel Kahn est aussi un écrivain : après avoir écrit la biographie de son père qui s'est suicidé le 17 avril 1970, il se lance dans un autre projet : rédiger sa propre autobiographie intitulé Chemins.

 

"Une autobiographie à travers ce qui, après tout, me caractérise mieux que tout, mieux que la génétique, mieux que la médecine, mieux que l'éthique, mieux que beaucoup de choses, c'est à dire mon amour absolu, mon besoin physique, mon besoin vital d'être sur les chemins, en train de cheminer... c'est l'autobiographie d'un homme, des flashs de mémoire entre 5 ans et 73 ans."

 

Axel Kahn évoque l'héritage immense, démesuré qui est celui de son père. Et notamment ce message que lui a laissé son père : "Sois raisonnable et humain..." et Axel Kahn, de se poser ces questions : "Qu'entendait-il par être raisonnable et humain ? En quelles circonstances notre raison et notre humanité sont-elles menacées ?"

Cette phrase, cette injonction ont accompagné Axel Kahn tout au long de son parcours, "comme un fil d'Ariane qui lui a permis de se retrouver dans les dédales de la vie où les Minotaures sont multiples."

 

Il parle aussi de son enfance au Petit-Pressigny, un petit village de 500 habitants dans le sud de l'Indre et Loire qui fut pour lui comme un paradis terrestre : et il a retrouvé maintes fois sur les chemins cette impression de bonheur absolu liée à l'enfance.

 

Axel Kahn raconte des souvenirs, notamment une rencontre éblouissante avec son père : à Chamonix, alors que le jeune Axel atteint de tuberculose fait un séjour dans un sanatorium, une rencontre forte, chargée d'émotions dans de somptueux paysages enneigés... Il découvre alors un homme qui est son père et qui l'aime.

 

Axel Kahn parle aussi de religion : les dogmes catholiques lui ont paru à un moment de sa vie totalement incroyables : la virginité de Marie, la Trinité, le Jugement dernier, la résurrection du Christ...

Mais il ne peut pas rejeter l'humanisme chrétien : même si on ne fait pas l'hypothèse de Dieu, tout n'est pas permis... Axel Kahn reste attaché à un humanisme rationnel sans Dieu.

 

Axel Kahn évoque encore son expérience de président d'Université : une mission exaltante... "essayer de préparer l'avenir, et essayer de dire aux étudiants : "Vous savez, si vous vous intéressez au passé, à vos racines, à ce qui vous a permis d'être là, non seulement ce ne sera pas un affaiblissement pour préparer l'avenir, mais cela vous donnera un ressort extraordinaire."

 

Axel Kahn raconte de nombreuses anecdotes survenues lors de ses pérégrinations et il rappelle que son livre intitulé Chemins est un document sur la France du début du XXIème siècle : "l'importance de l'attachement aux territoires, la diagonale du vide, là où les gens voient tout foutre le camp, des gens pour qui seul le pire est certain...", la France des gilets jaunes.

 

Ainsi, son autobiographie n'est pas seulement un éloge de la marche, elle est aussi le reflet de la France contemporaine : une étude sociologique de notre époque...

 

 

 

http://rosemar.over-blog.com/2019/01/une-rencontre-passionnante-avec-axel-kahn.html

 


 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 08:42
Japon : les J. O. de la discorde...

 

Au Japon, à quelques jours de l'ouverture des Jeux Olympiques, la situation est incertaine sur le front du Covid : la situation épidémique s'est aggravée. Or, moins de 5% des Japonais sont vaccinés.

Contre vents et marées, les Jeux Olympiques de Tokyo débuteront le 23 juillet.

 

"Ce ne sera pas la fête au village olympique, d'ailleurs, elle sera interdite, protocole sanitaire strict pour les 18000 athlètes qui résideront dans des tours avec chambres partagées... pas d'alcool, port du masque obligatoire et test PCR quotidien.

 

Il y a même, sur site, "une clinique de la fièvre."

Un huis-clos pour les sportifs sans contact autorisé avec la population... une population qui ne veut toujours pas de ces jeux et le fait savoir..

"Les J. O. tuent les gens !", clame une manifestante.

 

Des Japonais demandent sans relâche l'annulation des Jeux Olympiques de Tokyo.

"La préparation de ces jeux continue, alors que des gens meurent du Covid. La vie des gens est-elle moins importante que ces jeux ?", déclare une autre manifestante.

Ils sont peu nombreux à donner de la voix, mais ce n'est que la partie visible de cette fronde anti-jeux.

 

Selon les derniers sondages, près de 70 % des Japonais sont contre... Beaucoup d'hommes et de femmes politiques ont démissionné et de plus en plus de blouses blanches.

 

Un médecin déclare que ces jeux sont une hérésie, d'autant que 7000 personnels soignants devraient être mobilisés dans les stades, alors que l'épidémie court toujours.

"Nous avons des infirmières réquisitionnées pour le village olympique, dans d'autres hôpitaux, ce sont des médecins, des laborantins, c'est déjà dur depuis des mois pour nous, et avec moins d'employés dans les hôpitaux, ce sera encore plus difficile." témoigne ce médecin.

 

Et beaucoup de craindre une résurgence de l'épidémie, avec athlètes et officiels arrivant du monde entier.

Les autorités ont décidé de limiter à 10 000 personnes le nombre de spectateurs masqués dans les stades.

Pas de touristes étrangers, pas le droit d'acclamer les sportifs, même de leur demander un autographe.

 

A moins d'un mois de la cérémonie d'ouverture, certains élus continuent de battre campagne contre ces jeux, comme une conseillère municipale de Tokyo qui croit toujours en une possible annulation.

"Ces jeux sont absurdes et le mécontentement se tourne de plus en plus contre le gouvernement qui a voulu les faire à tout prix. Il va y avoir un séisme politique."

 

Le fait est que dans de nombreux pays, le variant delta est à l’origine d’une flambée de nouvelles infections : habitants de Sidney confinés, un nombre record de morts à Moscou, nouvelles restrictions au Portugal, propagation du virus au Royaume-Uni, nouveau confinement au Bangladesh, flambée de l'épidémie en Afrique du Sud, et même en Israël, malgré la campagne de vaccination.

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/jo-2021-la-majorite-des-japonais-est-contre_4677067.html

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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 08:09
Les déclarations de Didier Raoult : un EGO exacerbé...

 

Didier Raoult s'est confié à deux journalistes, Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin qui ont écrit un livre, intitulé "Raoult. Une folie française." L'ouvrage paraît jeudi 3 juin chez Gallimard. 

Des extraits de cet ouvrage ont été publiés dans le journal Le Point.

 

Première anecdote révélatrice de la personnalité du professeur :

"Je vais vous raconter une chose que je n'ai confiée à personne", lance Didier Raoult aux deux journalistes, alors qu'elles sont assises dans son bureau, qui lui sert de QG à Marseille. "Un jour, alors que j'avais 14 ans, un pédopsychiatre a dit à mon père : Écoutez, votre gosse a 180 de QI. Laissez-le faire. Tout ira bien."

Comme on dit familièrement à Marseille : il se la pète ! Un Ego surdimensionné, une personnalité narcissique qui se vit comme quelqu'un d'exceptionnel.

Il ne doute de rien. Or, le doute doit faire partie de la démarche scientifique.

A propos de Macron, voici ce qu'il déclare : "Vous savez, parfois, on a l'impression que les cervelles se frottent les unes contre les autres. Quand cela arrive, comme avec le président, c'est agréable." Il ajoute : "Macron est comme moi, ça se voit assez rapidement, il sait reconnaître les gens qui sont intelligents. En plus, il est horriblement sympathique."

Un bel éloge du président mais surtout un éloge personnel : en évoquant Macron, il se vante et se flatte lui-même.

Il se vante encore quand il déclare :

" Vous ne vous rendez pas compte du poids que j'ai eu. Si vous aviez une idée de ce que j'ai pesé dans le monde, c'est inédit. Même moi je ne pensais pas que c'était possible", affirme ce personnage haut en couleur, qui "rêvait de rentrer dans l'histoire" avec la chloroquine.

 

Il faut oser ! Et Didier Raoult ose ! Il a toutes les audaces...

Serait-il mégalomane ? Aurait-il pris la grosse tête ? comme on dit familièrement à Marseille.

 

Qui est vraiment Didier Raoult ?

Héros des antisystèmes, cet homme qui se vante d'avoir 180 de QI, ( à titre de comparaison, Einstein, c'était 160 ), peut-il être crédible ?

Il a aussi installé dans son salon un buste à son effigie.

 

Quel était donc le moteur de Didier Raoult ? "Au départ, l'intention de Raoult, c'est essayer de soigner à tout prix, quitte à s'arranger un peu avec la réalité.", déclare Didier Houssin, ancien directeur général de la santé, président du comité d'urgence coronavirus de l'OMS.

 

"Expert mondial reconnu en virologie, à un moment, il est sorti des rails, mais il y croyait vraiment, ça lui a échappé, malheureusement..." précise Françoise Salvadori, docteur en immunologie.

 

D'autres médecins sont plus sévères à son encontre : voici ce que déclare à son sujet un médecin sur le journal Le Point :

"J’ai honte …

… d’avoir comme confrère cet individu. Oh, c’est sûr, il est professeur ! Mais quel mal il a fait à notre pauvre pays et au monde, en situation si difficile. Uniquement par orgueil. Personne n’osera jamais lui en demander des comptes, alors que nous, pauvres médecins soignant vraiment, nous sommes traînés devant les tribunaux pour la moindre erreur d’appréciation ! Quand je lis encore ici des gens qui s’accrochent, sans rien en connaître, à la fable Chloroquine. Soigner n’est pas prescrire un peu de poudre de perlimpinpin pour se donner un genre et faire plaisir au patient."

Un jugement sans appel...

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/sante/didier-raoult-vous-ne-vous-rendez-pas-compte-du-poids-que-j-ai-eu-31-05-2021-2428920_40.php

 

Les déclarations de Didier Raoult : un EGO exacerbé...
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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 08:50
La discrimination des femmes en santé...

 

Un document sur la santé des femmes, diffusé sur la Cinq montre toutes les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes dans le domaine médical...

 

"C'est une fatalité méconnue : aujourd'hui, en France et partout dans le monde, en matière de santé, naître femme est un désavantage.

 

La discrimination des femmes en santé peut aller jusqu'à mettre leur vie en danger. On la retrouve dans toutes les grandes pathologies, à commencer par les maladies du coeur.

Les maladies cardiovasculaires en France tuent 200 femmes par jour, dans le monde 12000 femmes par jour. Les symptômes des femmes sont méconnus, voire ignorés : elles sont moins bien diagnostiquées et moins vite soignées.

 

Il n' y a pas si longtemps, la médecine considérait les femmes comme des hystériques qui se plaignent sans raison.

Aujourd'hui, la charge mentale et la précarité économique les empêchent de prendre soin d'elles.

 

Une autre raison explique cette discrimination : une certaine vision de la femme dans le milieu médical qui perpétue une méconnaissance de leur corps. L'infarctus ne se manifeste pas exactement de la même façon chez les femmes que chez les hommes, mais on ne l'apprend pas au cours des études de médecine.

A l'institut coeur poumon de Lille, on a vu de plus en plus de femmes se présenter aux urgences, ces dernières années : face à l'explosion des cas de femmes victimes d'infarctus et d'AVC, une cardiologue sonne l'alerte.

"Dans l'imaginaire collectif, aujourd'hui, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, et finalement, c'est les femmes qui restent et les hommes qui décèdent avant. Cet adage là ne sera peut-être pas vrai dans 20 ans, quand on voit la vitesse à laquelle va la progression des maladies cardiovasculaires qui tuent les femmes."

Aujourd'hui, en France une femme sur trois meurt d'une maladie cardiovasculaire, pourtant, ces pathologies sont encore considérées comme plutôt masculines... Les femmes sont sous dépistées, sous traitées, sous évaluées. Des journées chargées au travail, à la maison : les femmes ne prennent plus de temps pour prendre soin d'elles.

La cardiologue connaît bien ce profil de femmes que le surmenage et la charge mentale ont menées à l'infarctus. Les femmes ont tendance à malmener leur corps et à  le pousser plus qu'il ne faudrait. Les femmes ont tendance aussi à cacher leurs douleurs.

Les femmes ne s'écoutent pas, quand elles ont des symptômes, souvent, c'est de l'angoisse, c'est du stress, elles se sous dépistent.

 

Il y a aussi un autre problème : les femmes peuvent avoir des symptômes qui, non seulement, sont différents de ceux des hommes, mais qui, en plus, prêtent à confusion.

Dans un cas sur deux, les symptômes sont sournois : fatigabilité à l'effort, un essoufflement à l'effort qui va s'aggraver dans le temps, des signes digestifs, des brûlures à l'estomac.

 

La prise en charge des femmes peut poser problème, et en cas de suspicion d'accident cardiovasculaire, il faut aller vite, mais les femmes et les hommes ne réagissent pas de la même manière en cas de douleurs dans la poitrine. 

Des études ont montré que les femmes appellent les services d'urgence en moyenne 15 minutes après les hommes.

La crise cardiaque chez la femme est en général considérée comme plus grave : plusieurs études l'ont démontré, avec une plus grande mortalité, parce que les prises en charge peuvent être retardées, chez les soignants eux-mêmes... on pense, pour la femme, plutôt à des crises d'angoisse.

 

Le travail et la famille passent aussi avant la santé des femmes.

Il y a, en plus, une dégradation de la condition féminine : les femmes d'aujourd'hui ne sont pas nos grands-mères ou même nos mères, ces femmes là étaient relativement protégées, elles étaient à la maison, elles n'avaient pas ce triple boulot qui est de travailler, d'être performante au boulot, de s'occuper de son mari ou de son compagnon, de s'occuper de ses enfants...

L'accident cardiaque a triplé ces dernières années chez les femmes de moins de 50 ans.

 

Le cancer du poumon est l'autre grande maladie qui se féminise à toute vitesse : en France, le cancer du poumon explose chez la femme, alors qu'il stagne chez l'homme.

Les femmes sont victimes d'une double injustice : l'inégalité par rapport au tabac, on sait que, à tabagisme égal, les femmes ont plus de risques de faire un cancer du poumon, de plus, comme dans l'inconscient, c'est un cancer qui touche moins les femmes, souvent, on a tendance à minimiser les symptômes : toux qui persiste, fatigue.

 

Il y a des raisons à cette discrimination massive des femmes en santé : on communique beaucoup sur tout ce qui est gynécologique, mais on oublie tout le reste.

Les femmes ont appris à s'occuper de leur corps pour les problèmes liés à leur féminité, quitte à oublier qu'elles avaient aussi des organes et des artères. La médecine elle-même les a confortées dans cette idée, comme si une femme se résumait à un utérus et une paire de seins.

Cette médecine sexuée porte même un nom : c'est la médecine "bikini". On regardait la santé de la femme principalement au travers de ses organes de reproduction, et des seins.

 

Cette vision de la femme a même débordé du cadre de la médecine, l'exposant parfois directement aux dangers : ainsi, pendant plusieurs décennies, les industriels de l'automobile ont utilisé un mannequin d'homme pour étudier les accidents et certifier les véhicules.

Les airbags ont été conçus sans tenir compte des spécificités de la femme majoritairement plus petite et dont les muscles du cou sont plus fragiles. Une étude américaine a calculé que dans un accident une femme avait 47 % de risques de plus qu'un homme d'être blessée.

 

Dans un monde où 52 % des humains sont des femmes, la référence reste encore bien souvent le masculin : un sexisme qui imprègne la société.

Catherine Vidal a étudié les préjugés liés aux femmes en santé : il y a l'idée qu'elles étaient par nature le sexe faible, qu'elles avaient une constitution physique très fragile, qu'elles avaient sur le plan cérébral pas du tout les mêmes capacités d'intelligence que les hommes.

Ce cliché de la femme inférieure physiquement et mentalement s'est traduit dans les pratiques médicales.

Il y a 150 ans cette idée à trouvé une validation scientifique, dans les recherches du neurologue Jean Martin Charcot sur l'origine de l'hystérie. Mais l'étiquette d'hystérique colle aux femmes depuis beaucoup plus longtemps. Dans l'antiquité, on pensait que l'utérus n'était pas fixé et pouvait remonter dans le cerveau. Il en est resté quelque chose dans l'imaginaire commun. L'idée continue à influencer le diagnostic des médecins.

Il est rare qu'on diagnostique un homme hystérique, pourtant, il y en a beaucoup...

Ainsi, l'endométriose est une pathologie qui touche un certain nombre de femmes, plus de 10% avec des douleurs extrêmement fortes au moment des règles et pendant très longtemps, cette maladie a été complètement ignorée. On parle aujourd'hui davantage de cette maladie qui peut prendre des formes graves.

Pendant longtemps, les femmes ont été exclues des essais cliniques et des tests sur les médicaments sous prétexte que leurs variations hormonales biaisaient les résultats !

Quand la production de nouvelles molécules a explosé dans les années 50, les femmes ont enfin été prises en compte dans les essais cliniques, mais pas pour longtemps. Jusqu'à des scandales retentissants...

Cet essor de l'industrie pharmaceutique a conduit à traiter souvent les femmes, en particulier les femmes enceintes, avec des produits qui se sont avérés avoir des effets catastrophiques sur le développement du foetus, en entraînant des malformations, des cancers, ce sont les fameux scandales de la Thalidomide et du Distilbène.

Des enfants sans bras, sans jambes, sans oreilles, la Thalidomide se vendait sans ordonnance et était spécialement recommandée contre les nausées pendant la grossesse.

Le Distilbène était, quant à lui, censé empêcher les fausses couches : cancers, malformations génitales, trois générations plus tard, les conséquences de ce médicament se font toujours sentir.

Par principe de précaution, les femmes sont de nouveau exclues des essais cliniques à la fin des années 70. Il faudra attendre 20 ans de plus pour que les choses changent.

A partir des années 90, sous l'impulsion de féministes américaines qui s'étaient déjà battu pour le droit à la contraception, le droit à l'avortement : elles ont mis en évidence le fait que dans les maladies cardiovasculaires, les femmes n'étaient pas assez représentées.

Souvent, les manuels de médecine ne sont pas à jour : sur un atlas médial, c'est un modèle masculin qui est présenté, comme si le corps masculin était universel. On a ainsi formé des générations de médecins sur un standard masculin. Le corps des femmes est ignoré.

Que dire du machisme dans le milieu médical et du sexisme auquel sont confrontées les femmes au cours de leurs études médicales ?

Violences verbales, harcèlement sexuel, agressions, humiliations, sentiments de dévalorisation et de honte...ces dérives sont souvent passées sous silence...

Et même les patientes sont concernées par des abus sexistes : remarques sur leur physique, allusions sexuelles, harcèlement.

De plus, les douleurs des femmes sont systématiquement sous évaluées : on a tendance à les psychiatriser...

La médecine au féminin a encore bien des progrès à faire !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/documentaires/science-sante/2387159-femmes-les-oubliees-de-la-sante.html

 

 

 

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 08:50
Les autotests dans les lycées : encore de l'amateurisme...

 

Lundi 10 mai, des centaines de milliers d'autotests devaient être distribués dans les lycées, une semaine après la rentrée, mais les livraisons ont pris du retard...

De plus, des problèmes logistiques viennent entraver l'utilisation de ces tests.

Il faut une salle et du personnel, car les tests doivent être supervisés et réalisés au lycée.

 

Mais voilà : aucun personnel n'a été prévu pour surveiller la réalisation de ces tests.

Beaucoup de parents n'ont pas encore donné leur autorisation. Quant aux lycéens, ils sont très peu informés. Certains sont inquiets à l'idée de réaliser eux-mêmes ces tests.

Il est certain qu'ils doivent être encadrés.

 

En primaire, aussi, la campagne de tests patine : le rythme des prélèvements salivaires est moins soutenu que prévu. Entre le 26 avril et le 3 mai, un peu plus de 200 000 tests ont été réalisés au lieu des 400 000 envisagés par le gouvernement. 0,18 % étaient positifs.

 

Les syndicats d'enseignants dénoncent un manque de personnel : il faut faire appel à des personnels extérieurs, soit des personnels de laboratoire, soit des étudiants en médecine, soit des personnels de la protection civile, mais ce n'est pas facile d'en trouver partout.

Le ministère a promis des renforts : 1700 médiateurs Covid ont été recrutés.

Bref, une campagne laborieuse et incertaine... Beaucoup d'improvisations et de désorganisation dans les lycées et les écoles.

Manque de place, manque de personnel, manque de temps et parfois aussi manque de tests... Les chefs d'établissement sont à la peine : même quand les tests sont là, le personnel fait défaut...

 

Et face à ce nouveau fiasco, le Premier ministre a affiché un optimisme sans faille, lundi, dans une interview au "Parisien". Une déclaration vite tempérée par des épidémiologistes qui appellent à la prudence.

« Je le dis de la façon la plus claire : nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire. Evidemment, cette sortie va se faire de façon progressive, prudente et accompagnée. Mais la tendance est claire, nous touchons au but et c’est une bonne nouvelle", a déclaré Jean Castex.

 

Mais, pour ce qui concerne le déploiement des tests, on le voit, ce n'est pas une réussite.

Encore un certain amateurisme préjudiciable dans une situation de crise : c'est bien de déployer des tests, à condition que la logistique suive !

Rémi Salomon, le président de la commission médicale de l'AP-HP  met en garde, quant à lui, contre un rebond de l'épidémie : "Les établissements de santé sont toujours saturés et tout dépendra du rythme de la vaccination. On n'est sûr de rien. On rentre dans une période d'incertitudes et de risques."

 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-la-campagne-de-depistage-patine-dans-les-ecoles_4619019.html

 

https://www.marianne.net/societe/education/les-autotests-dans-les-lycees-nouvel-echec-de-la-strategie-anti-covid

 

 

 

 

 

Les autotests dans les lycées : encore de l'amateurisme...
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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 12:54
Michel Houellebecq et l'euthanasie...

 

J'apprécie l'oeuvre de Michel Houellebecq, sa clairvoyance, sa vision sombre mais non dénuée de romantisme de la modernité... pourtant, en se déclarant farouchement opposé à l'euthanasie, il se fourvoie et se livre à des déclarations pour le moins douteuses.

L'écrivain prend la plume dans les colonnes du Figaro pour s'opposer à une mesure revenue au centre du débat public : le droit au suicide assisté.

 

"Personne n’a envie de mourir, dit Houellebecq. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout ; parce qu’il reste de petites joies. La vie n’est-elle pas de toute façon, par définition presque, un processus d’amoindrissement ?"

Voilà une affirmation qui va à l'encontre du désir de certaines personnes très amoindries, en souffrance, de recourir au suicide assisté : d'ailleurs ces personnes se rendent, quand elles en ont les moyens, dans des pays où cette possibilité existe, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne.

 

Selon Michel Houellebecq, on peut supprimer la souffrance grâce à certains médicaments comme la morphine.

Sur ce point, Michel Houellebecq argumente : "Début du XIXe siècle : découverte de la morphine ; un grand nombre de molécules apparentées sont apparues depuis lors. Fin du XIXe siècle : redécouverte de l'hypnose ; demeure peu utilisée en France."

Mais, c'est méconnaître les méfaits de la morphine sur le corps et le psychisme.

 

Quant à l'hypnose, elle ne permet pas d'éliminer toutes les souffrances.

 

«Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect», affirme-t-il.

Mais que dire d'une civilisation qui ignore la souffrance de l'autre, qui fait comme si elle n'existait pas, comme si on pouvait vraiment la supprimer ?

Et que dire de la souffrance morale ?

La médecine a fait des progrès, c'est indéniable, mais en même temps, elle maintient parfois en vie des gens qui ont atteint la limite du supportable.

De plus, une vie végétative est-elle encore une vie ?  

Quant à la souffrance physique, si elle peut être atténuée par des sédatifs, elle reste parfois difficile à supporter. En ce domaine, la médecine ne peut pas tout.

 

Enfin, un écrivain est-il à même de donner un avis personnel sur un sujet aussi grave ? A-t-il lui-même connu l'expérience de la souffrance ? 

L'euthanasie bien encadrée est nécessaire : n'est-il pas inhumain de laisser les gens souffrir moralement et physiquement ?

 

Hélas, en France, beaucoup de gens meurent encore très mal, dans des souffrances atroces... La mort lente est inadmissible, quand on peut apaiser et abréger des douleurs physiques, morales.

 
Arrêtons d'agiter le vieux spectre de la religion, la science a évolué : elle permet à tous de s'épargner une fin de vie douloureuse.


 On voit bien aussi que les motifs religieux ne tiennent pas, n'ont aucune raison d'être : assez d'hypocrisie ! Quand il s'agit de couper court à la douleur, c'est bien la compassion religieuse qui intervient, c'est elle qui nous relie et nous unit aux autres : on ne peut souhaiter la douleur des autres, de ceux que l'on aime...

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/michel-houellebecq-une-civilisation-qui-legalise-l-euthanasie-perd-tout-droit-au-respect-20210405

 

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/13/on-meurt-mal-en-france-en-2020_1778317/

Michel Houellebecq et l'euthanasie...
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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 09:19
Nice et sa région : inefficacité d'un confinement partiel ?

 

 

Face à une recrudescence inquiétante de l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé un confinement pour deux week-ends  successifs dans la région niçoise.

Les habitants d’une zone urbaine du littoral de Menton à Théoule-sur-Mer devront désormais se plier à un confinement le week-end. Cette zone concentre près de 90 % de la population du département. Le confinement entrera en vigueur du vendredi 18 h au lundi 6 h.

 

Que penser de cette demi-mesure ?

On peut craindre l'inefficacité d'un tel confinement...

Les gens vont continuer à se voir, à circuler dans l'arrière-pays et sur le littoral pendant la semaine. Le variant anglais étant particulièrement contagieux, il sera difficile de juguler l'épidémie avec quelques "mesurettes."

 Quelles sont les autres dispositions ?

Le préfet a décidé la fermeture des enseignes commerciales de plus de 5 000 m2 à l’exception des commerces alimentaires et des commerces de santé. Les activités de vente à emporter et de livraison sont maintenues.

Par ailleurs, pour les commerces de plus de 400 m2, la jauge d’accueil est portée de 10 à 15 m2 par visiteur. Ils sont également invités à se doter d’un "médiateur Covid" pour faire respecter les règles par les clients.


De plus, le masque sera désormais obligatoire dans tout le département, a annoncé le préfet. Par ailleurs la diffusion de musique amplifiée et la consommation d’alcool sur la voie publique seront interdites. Les contrôles aux frontières seront renforcés, notamment dans les aéroports.

 

Mais pour le Dr Benoît Lepage, épidémiologiste au CHU de Toulouse, un confinement partiel le week-end "n'empêchera pas les contacts". Il estimait en octobre que cette réponse était insuffisante. "Elle ralentirait probablement la circulation mais je ne pense pas qu'elle la bloquerait", expliquait-il.

 

En fait, il semble que ces mesures interviennent bien tardivement, alors que l'épidémie a flambé : le taux d'incidence est déjà très élevé dans les Alpes-Maritimes. Les urgences sont déjà quasi saturées. Or on sait que le confinement a un effet retard...

 

Le maire d'Antibes, Jean Leonetti, dénonce, pour sa part cette mesure. Pour lui, "ces mesures de confinement partiel ont une efficacité sur le plan sanitaire très limitée et sont extrêmement pénalisantes sur la vie sociale, estime-t-il. C'est la raison pour laquelle il me semble qu'on devrait agir plus médicalement. On sait très bien que c'est traiter, dépister et vacciner qui sont les bonnes méthodes. Le confinement, c'est une méthode archaïque qu'on utilise par défaut parce qu'on ne peut pas être efficace." 

 

Dans tous les cas, le gouvernement est à la peine : retard dans la campagne de vaccinations, flambée de l'épidémie dans certains territoires : la Moselle, Dunkerque, Nice et sa région, difficulté à mettre en place des tests et un traçage efficace des malades...

Comment juguler l'épidémie ? Pour l'instant, la situation reste incertaine...

 

 

 

 

 

 

Nice et sa région : inefficacité d'un confinement partiel ?
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