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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 09:23
Vers une dictature vaccinale ?

 

Rendre le vaccin contre le Covid-19 obligatoire ? C'est ce que propose l'écologiste Yannick Jadot...

Un vaccin qui suscite pourtant encore bien des inquiétudes et incertitudes... Seulement 54 % des Français seraient prêts  à se faire vacciner...

 

Alors, certains pensent qu'il faut utiliser la contrainte pour imposer le vaccin...

Mais ce serait pire que tout ! De quoi entraîner encore plus de méfiance et de rejet !

 

Quand on y songe : même pas un tiers des soignants se vaccine aujourd'hui contre la grippe !

Pourquoi ? Les soignants devraient donner l'exemple... mais il semble qu'ils sont eux-mêmes peu convaincus de la fiabilité et de l'innocuité des vaccins.

C'est tout de même inquiétant...

 

“Les premiers vaccins, sous réserve des résultats des essais cliniques, pourront être administrés dès la validation des autorités sanitaires compétentes (...) Nous commencerons vraisemblablement dès fin décembre, début janvier, sous réserve de validation par les autorités sanitaires, par vacciner les personnes les plus fragiles et donc les plus âgées”, a déclaré Emmanuel Macron.

Les personnes âgées vont-elles servir de cobayes ?

 

Voici les possibilités qu'envisage encore l'éditorialiste Christophe Barbier à ce sujet :

"Si vous refusez d'être vaccinés, comme vous faites courir un danger aux autres, eh bien, vous ne pourrez pas avoir accès à la vie collective comme les autres... peut-être que sans avoir été vacciné, on ne pourra plus prendre l'avion, aller au restaurant, rentrer dans un cinéma... Montrer un certificat de vaccination, préparons nous à cela !"

Terrifiant !

 

Avec de telles consignes, on s'achemine vers une dictature vaccinale à la Chinoise...

Vous connaissez ? C'est ce que l'on appelle là-bas le crédit social...

Le système repose sur des outils de surveillance globale et de surveillance de masse, et utilise les technologies d'analyse du big data, afin d'établir un réseau de "confiance" et de réduire les possibilités de fraudes que commettent les entreprises et citoyens.

 

La Chine classe ainsi les "bons" et les "mauvais" citoyens. Les Chinois sont désormais tous notés...

"De toutes façons, on n'a pas le choix", déclare une Chinoise.

 

Emmanuel Macron a tout de même déclaré que le vaccin ne serait pas obligatoire... Mais on ne sait pas si des mesures contraignantes seront envisagées...

Tout est possible...

Déjà, certaines compagnies aériennes imposent un passeport sanitaire aux voyageurs : la compagnie australienne Quantas le prévoit. L'idée pourrait séduire d'autres compagnies aériennes confrontées à une baisse de 60% de leur chiffre d'affaire. Un vaccin obligatoire permettrait d'éviter les quarantaines, de rouvrir des lignes...

 

 

Sources :

 

https://www.dailymotion.com/video/x7xe4jo

 

A 14 minutes :

 

https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/2091619-edition-du-dimanche-29-novembre-2020.html

 

 

 

Christophe Barbier : à 4 minutes 50

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 09:38
Crises de confiance...

 

Avec le coronavirus, c'est la suspicion qui est entrée dans nos vies, la suspicion la plus grande, la suspicion vis à vis des objets, vis à vis de l'autre qui est en face de nous.

La suspicion aussi à l'égard de la science et des scientifiques dont les avis divergents et contradictoires nous déstabilisent. 

Qui a raison ? Le très médiatique professeur Raoult ? Le non moins médiatique professeur Delfraissy ?

On ne sait plus... 

Les déclarations souvent provocantes de Didier Raoult ont de quoi troubler et perturber... par exemple, ses récentes déclarations concernant l'inutilité du masque ou du gel hydroalcoolique...

 

"Dans la contagion, la science nous a déçus. Nous voulions des certitudes, et nous avons trouvé des opinions. Nous avons oublié que cela marche toujours ainsi, ou plutôt que cela ne marche qu'ainsi, que le doute est pour la science encore plus sacré que la vérité...", écrit Paolo Giordano dans son ouvrage intitulé Contagions.

 

Que dire des déclarations et des décisions politiques dans la gestion de la crise ?

Là encore, nous avons été déçus et notre confiance a été mise à mal : concernant les masques, les tests de dépistage, ce fut un fiasco...

Que dire de l’un des "retards à l’allumage" dénoncés lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19 ? Alors que les hôpitaux publics se retrouvaient saturés dans certaines régions, des responsables de cliniques privées s’étaient émus de voir leurs établissements vides, attendant les patients touchés par le SARS-CoV-2, après avoir arrêté toute leur activité.

 

Le deuxième confinement est aussi contesté et provoque des remous : évidemment, c'est un coup dur pour les petits commerçants déjà fortement impactés par le premier confinement.

Des faillites, des dépôts de bilan en perspective, la crainte du chômage, des dégâts considérables pour l'économie du pays...

 

Pour sortir de la crise, une multitude de vaccins sont actuellement testés par les laboratoires pharmaceutiques : on nous promet monts et merveilles : un vaccin efficace à 95 % !!

On croit rêver !

Mais, là encore, la suspicion nous guette : des vaccins élaborés si vite ? Est-ce possible ? N'est-ce pas dangereux ? Quels seront les effets secondaires ?

Qui acceptera de se faire vacciner ?

Va-t-on passer par la contrainte, l'obligation vaccinale, la dictature vaccinale ?

Ce serait pire encore ! De quoi provoquer plus de suspicions et de réserves à l'égard de la vaccination.

De quoi inquiéter et susciter la défiance...

Qui va accepter ? Qui va faire confiance en premier ? Qui va prendre ce risque ?

 

"Or, la confiance  est très importante dans notre relation au monde : les mesures de confinement et toutes les mesures qui l'accompagnent ont, en quelque sorte, suspendu notre relation au monde dans toutes les directions, dans toutes les dimensions, la relation aux objets, avec simplement ce que nous touchons, les aliments que nous touchons, en magasin, etc."

Tout devient suspect...

 

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/le-temps-du-debat-emission-du-vendredi-20-novembre-2020

 

 

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-temps-du-d%C3%A9bat/id209089492

 

 

 

Crises de confiance...

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 09:33
J'ai acheté un masque au cuivre...

 

Sur les recommandations de ma pharmacienne, j'ai acheté un masque au cuivre : ces masques sont munis d’une couche de cuivre, capable de tuer les microbes. Autre avantage, ils sont réutilisables à très long terme.

On peut les utiliser pendant une quarantaine d'heures, avant de les laver.

Leur durée d'utilisation est d'environ une année.

 

Vendu environ 13 euros en pharmacie, le laboratoire garantit leur efficacité "à la fois pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres, car la filtration s'effectue dans les deux sens."

Voilà une solution favorable à l'environnement : on évite les masques en plastique jetables et on peut laver son masque seulement une fois par semaine.

 

Oui, mais ces masques en cuivre ont-ils été réellement bien testés ? Leur efficacité est-elle prouvée ?

Le cuivre peut-il présenter un risque de toxicité ?

On ne sait pas trop...

Encore une fois, nous sommes très mal informés : on aimerait avoir des recommandations claires à ce sujet de la part des scientifiques.

 

Mais, depuis le début de la pandémie, les scientifiques sont tellement divisés !

Le professeur Raoult a défendu la chloroquine, alors que d'autres scientifiques affirment que cette substance est inefficace contre le virus.

Récemment,  Didier Raoult s'inquiétait d'une nouvelle mutation du Covid-19 plus virulente.
Interrogé sur l'état de la situation sanitaire à Marseille, Didier Raoult s'est même montré moins rassurant que cet été, lorsqu'il évoquait un virus moins virulent.

Didier Raoult lui-même semble revenir sur ses précédentes déclarations.

 

Ainsi, les gens sont submergés d'informations contradictoires : ils ne savent plus qui détient la vérité et si quelqu'un la détient vraiment...

 

Longtemps, on a supposé que toucher une surface contaminée était un facteur essentiel de propagation du virus.

 

Mais, c'était apparemment une fausse piste : 

"Une hypothèse peu probable. Dans le cas d'une poignée de porte, il faudrait qu'une personne malade éternue ou tousse, ne se lave pas les mains puis touche la poignée ou que des microgoutelettes parviennent dessus. Le virus peut rester plusieurs jours sur du plastique ou du métal mais se désintègre au bout de quelques heures sur une surface. Une personne saine aurait donc assez peu de chance de s'infecter à moins de toucher la poignée de porte juste après le passage de la personne malade, d'y attraper une dose importante de virus puis de se toucher le nez, les yeux ou la bouche."

 

Et qu'en est-il du masque au cuivre ? Est-il vraiment sûr et efficace ?

 

 

 

 

https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-des-masques-au-cuivre-capables-de-tuer-le-virus-12-09-2020-8383368.php

 

 

 

https://owdin.live/2020/05/19/les-masques-en-cuivre-sont-la-derniere-tendance-a-la-mode-devriez-vous-en-acheter-un/

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-didier-raoult-s-inquiete-d-une-nouvelle-mutation-plus-virulente-20201006

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/voici-pourquoi-toucher-une-surface-contaminee-nest-pas-le-principal-facteur-de-propagation-du-covid-19-3973686

J'ai acheté un masque au cuivre...

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 11:34
Médicaments : des études cliniques truquées ?

 

 

Avec le Covid-19, les médicaments sont à la UNE de l'actualité : les labos de la planète s'activent pour trouver le médicament miracle qui serait susceptible de guérir la maladie.

 

On s'en doute : les enjeux financiers sont colossaux, à la clé : des profits et des gains gigantesques ! 

 

Mais nous sommes en droit de nous poser cette question : les médicaments lancés sur le marché sont-ils fiables ? Les études cliniques qui permettent de les valider sont-elles sérieuses ?

 

En fait, "souvent les preuves sont gonflées pour les résultats positifs... tout est fait pour obtenir le résultat souhaité." C'est ce qu'affirme Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie.

"On sélectionne les patients, on élimine ceux qui ont des effets indésirables, et après, on commence l'essai."

"La population testée n'a souvent rien à voir avec celle de la vraie vie", déclare encore Bernard Bégaud.

 

"On choisit des gens plus jeunes avec moins de traitements associés, et davantage de cas graves susceptibles de bien réagir au traitement. On peut ainsi obtenir un petit résultat qui, présenté habilement, fera croire que le produit est indispensable."

 

"Ainsi, la plupart des études scientifiques sont erronées", écrit aussi Richard Smith, ex-rédacteur en chef du British médical journal.

C'est le cas des nouveaux médicaments contre le cancer, comme le rappelle l'oncologue Américain Vinay Prasad dans un livre paru en 2020 dont le sous titre est éloquent : "Comment de mauvaises preuves nuisent aux malades du cancer."

En plus, ces médicaments sont extrêmement coûteux !

 

On le voit : de telles pratiques sont indignes et scandaleuses.

Les labos font des profits au détriment de la santé des patients atteints du cancer.

En fait, c'est l'industrie du médicament qui a le monopole des essais sur les nouveaux traitements.

"Seulement 10 à 15 % des nouveaux médicaments apportent un progrès", révèle Bruno Toussaint, directeur de la revue Prescrire.

C'est vraiment peu et c'est particulièrement inquiétant et révoltant !

Bernard Bégaud, lui, a publié un ouvrage intitulé La France malade du médicament... un constat terrible sur le manque d'évaluation des médicaments, avant et après leur mise sur le marché.

 

Et les médecins eux-mêmes ont souvent la main lourde quand ils rédigent  leurs ordonnances...

 

 

 

 

 

Source : un article de Brice Perrier paru dans le journal Marianne

 

Médicaments : des études cliniques truquées ?

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 08:16
On oublie trop souvent la charge physiologique des femmes...

 

Martin Winckler est un médecin militant féministe français, il est également romancier et essayiste. Il est aujourd'hui citoyen canadien et vit à Montréal. Il est connu pour ses prises de positions militantes pour le droit et la reconnaissance des femmes en matière de santé.

 

Invité de l'émission L'heure Bleue sur France Inter, il nous rappelle qu'on oublie trop souvent la charge physiologique qui pèse sur les femmes.

 

Voici comment il envisage le soin :

"Ecouter, regarder, croire : les premières choses à enseigner aux soignants...

Ne pas croire les gens, c'est ne pas entendre les informations importantes qu'ils vont nous donner...

Ce n'est pas facile dans une culture où le médecin est perçu comme quelqu'un de menaçant.

Le médecin doit montrer qu'il est digne de confiance. 

 

Le "prendre soin" ou le "care" existe depuis longtemps dans la culture canadienne : une attitude de soin qui est fondée sur l'idéal féministe. On part du principe que toute personne mérite le même respect, les femmes méritent le même respect que les hommes, moi, personnellement, je pense que les femmes méritent encore plus de respect que les hommes sur le plan de la santé.

Le "care", cela consiste à centrer justement son activité de soin sur la perception de la personne soignée de son propre confort.

C'est la personne soignée qui dit : "oui, ça va, je me sens mieux ou ça ne va pas, je me sens toujours aussi mal qu'avant."

Soigner n'est pas une science exacte. On est obligé de tenir compte de ce que la personne dit.

Je prends l'exemple de la douleur. Il faut savoir d'abord ce que c'est que la douleur et beaucoup de professionnels de santé ne le savent pas.

Quand on comprend ce qu'est la douleur, on voit qu'il y a de multiples manières d'atténuer la douleur qui ne fonctionnent pas toutes de la même manière chez les personnes.

Il faut bien tenir compte de ce que la personne concernée nous dit, parce qu'autrement, on ne peut pas la soulager.

Le care, c'est tenir compte de l'autre, de ce que l'autre dit et ressent."

 

Martin Winckler évoque aussi la charge physiologique qui pèse sur les femmes :

 

"La notion de charge physiologique doit être prise en compte. On connaît bien la charge mentale qui a été particulièrement lourde pour les femmes pendant le confinement.

La charge mentale, c'est s'occuper de tout le monde, planifier tout pour tout le monde, à l'intérieur de son lieu d'environnement, c'est à dire le compagnon, les enfants, les parents...

 

Mais, la charge physiologique, c'est quelque chose à quoi on ne pense jamais, parce qu'on se dit : "c'est naturel."

Dans la vie d'un homme, il y a un événement, un bouleversement physiologique majeur, c'est la puberté. Il n'y en a pas d'autres.

Dans la vie des femmes, les événements physiologiques majeurs qui bouleversent la vie des femmes, il y en a beaucoup : la puberté, la survenue des règles et le cycle, il y a les troubles du cycle et des règles, il y a le fait d'avoir peur d'être enceinte, de vouloir être enceinte et de ne pas y arriver, il y a les grossesses, il y a l'allaitement, le syndrome post-menstruel, les dépressions du post-partum, etc., sans oublier la ménopause.

Tous ces événements physiologiques sont une charge que les hommes ne connaîtront jamais.

 

Quand on n'est pas né dans le corps d'une femme, on ne sait pas ce qu'est cette charge physiologique.

Et cette charge pèse de tout son poids pendant toute la vie : pensez à la précarité menstruelle des femmes qui n'ont pas de moyen pour s'acheter des protections périodiques, pensez aux femmes qui ont des syndromes pré-menstruels intenses, des événements permanents dans la vie d'une femme.

 

En médecine, quand on étudie le corps humain, on devrait d'abord et avant tout étudier la physiologie féminine, parce que c'est celle-là qui est la plus sophistiquée, la plus complexe, la source du plus grand nombre de souffrances.

Toute personne qui apprend à soigner devrait apprendre à soigner des femmes.

Si on veut respecter les gens, il faut savoir ce qu'ils ressentent."

 

Sources :

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-11-juin-2020

 

 

http://www.martinwinckler.com/spip.php?article987

 

On oublie trop souvent la charge physiologique des femmes...

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 08:28
Covid-19 : laisser les jeunes se contaminer entre eux ?

 

Face au coronavirus, les stratégies proposées par les instances médicales divergent...

 

Faut-il laisser les jeunes se contaminer entre eux, comme le suggère le Pr Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans une interview au Parisien ?

Curieuse invitation !

C'est là un message de déresponsabilisation envers les jeunes, alors que chaque citoyen doit être responsable.

D'autant que beaucoup de jeunes sont déjà dans l'inconscience et l'imprudence : au cours de soirées festives, certains ne respectent aucun geste barrière.

 

Quand on est jeune, on se croit immortel... or, le coronavirus peut être aussi dangereux pour des personnes jeunes.

On sait aussi que les jeunes peuvent propager le virus : impossible de leur interdire de côtoyer leurs parents ou leurs grands parents.

 

On se demande comment un professeur, un médecin renommé s'avise de faire de telles recommandations alors que la pandémie semble renaître et que de nouveaux foyers sont détectés tous les jours.

 

"L'Organisation mondiale de la santé affiche de son côté une posture foncièrement différente. Au cours d'une conférence de presse, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a ainsi fait une mise en garde. « Nous l'avons dit et nous le redisons encore : les jeunes peuvent être contaminés, les jeunes peuvent mourir, et les jeunes peuvent transmettre le virus », a ainsi martelé le scientifique, qui estime qu'ils « devraient être à la pointe du changement » dans les nouvelles attitudes sociales induites par la pandémie – distanciation physique, lavage des mains, port du masque lorsque la distanciation est impossible."

 

Une fois de plus, on constate un manque de consensus dans le monde médical.

Ce virus reste encore bien énigmatique par bien des aspects. On le connaît mal, les scientifiques ne sont sûrs de rien. On ne sait même pas combien de temps dure l'immunité : il semble qu'elle soit très limitée.

"Le propre de la science est d'être réfutable. Parce que la science n'est pas la vérité, mais une méthode pour chercher la vérité. Parce qu'il n'y a jamais l'unanimité scientifique, à fortiori autour d'un phénomène jusqu'alors inconnu", comme le rappelle fort justement Henri Guaino interrogé par le journaliste Alexandre Devecchio.

 

Face à la menace, mieux vaut être prudent, afin d'éviter un nouveau confinement qui serait désastreux pour l'économie.

Mieux vaut respecter les gestes barrières, éviter les contacts rapprochés....

Mieux vaut inciter les jeunes à se protéger et à protéger les autres.

 

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/covid-19-faut-il-laisser-les-jeunes-se-contaminer-entre-eux-02-08-2020-2386412_40.php

 

 

 

Covid-19 : laisser les jeunes se contaminer entre eux ?

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 07:44
Covid-19 : le laxisme français...

 

Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière, lance un cri d'alarme :  il dénonce le laxisme français face à l'épidémie de coronavirus...

Un laxisme qu'il juge dangereux car il peut annoncer une deuxième vague du virus, dès cet été.

 

Éric Caumes fustige notamment le laisser-aller qui règne aux frontières, et plus particulièrement dans les aéroports, qui font pourtant face à un flux de voyageurs potentiellement contaminés au Covid-19. Alors qu'en Autriche, on "trace" les touristes en prenant leurs coordonnées, en France on se contente de demander au visiteur s'il a des symptômes.

 

Je l'ai moi-même constaté en allant chercher des résultats d'examens radiologiques dans un centre médical : le visiteur est invité à remplir un questionnaire... il est interrogé sur une éventuelle fièvre, toux, anosmie, faiblesse, fatigue... mais, en fait, il peut répondre n'importe quoi.

 

Selon Eric Caumes la France a "perdu sa culture de la santé" ces quinze dernières années. Résultat : "Pour le Covid-19, il n'y a pas de traitement, pas de vaccin […]. Où sont les 700 000 tests par semaine qu'on nous avait promis ?"

 

Le professeur dénonce aussi l'organisation du second tour des élections municipales dans des conditions où les mesures barrières n'étaient pas du tout respectées : embrassades, accolades, serrages de main. Les politiques ne donnent pas le bon exemple...

 


La France serait-elle en train de devenir le pays du laxisme, du laisser-aller, du laisser-faire ?

 

On voit aussi que nombre de gens portent mal le masque, rabattu sur le menton, en dessous du nez, sur le cou.

Déjà oubliée, la distanciation sociale, on voit de moins en moins de masques et de visières.

En revanche, de plus en plus de masques sont jetés et abandonnés dans la rue.

 

Un fait divers tragique  témoigne de cette indiscipline : un conducteur de bus de 58 ans est en état de mort cérébrale à Bayonne, après avoir été agressé par plusieurs hommes qui voyageaient sans masque et sans ticket.

 

"Selon une source policière, le chauffeur a été roué de coups et grièvement blessé à la tête après avoir refusé la montée à un homme sans masque accompagné d'un chien, demandant en même temps à quatre passagers, qui se trouvaient déjà dans le bus sans porter de masque, d'en descendre."

 

Ce refus de se plier à des règles d'hygiène dans un espace confiné est très inquiétant.

 

Porter un masque, c'est se protéger soi-même mais aussi protéger les autres, à condition, bien sûr, de le porter correctement et de respecter les gestes barrières.

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-vers-une-deuxieme-vague-des-cet-ete-06-07-2020-2383188_40.php

 

 

 

Covid-19 : le laxisme français...

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 08:10
La chloroquine est efficace... pour les gens qui ne sont pas malades...

 

Nouveau rebondissement dans ce qu'il faut bien appeler maintenant "l'affaire de la chloroquine" : une nouvelle étude montre l'inefficacité de cette molécule...

 

Les responsables de l'essai clinique britannique Recovery, l'ont annoncé vendredi 5 juin : le médicament ne montre "pas d'effet bénéfique" pour les malades du Covid-19.

 

"Recovery est un essai clinique contrôlé et randomisé (patients choisis par tirage au sort), méthode d'expérimentation considérée comme la plus solide pour tester des médicaments. Il est mené au Royaume-Uni sur plus de 11 000 patients de 175 hôpitaux pour évaluer l'efficacité de plusieurs traitements contre le Covid-19."

 

Alors, que faut-il en penser ?

Il est certain que les essais menés par Didier Raoult sur ce médicament se sont révélées parcellaires et très incomplètes.

La médecine, on le sait, n'est pas une science exacte : des médicaments lancés sur le marché ont été parfois reconnus inefficaces voire dangereux, avec des effets secondaires délétères.

 

Depuis l'époque de Molière, certes, des progrès considérables ont été accomplis mais il faut bien reconnaître que les médecins ne font toujours preuve du plus grand sérieux...

Dans le cas de la chloroquine, peut-être l'effet placebo a-t-il pu avoir une influence ?

 

En tout cas, la médecine ne sort pas grandie de ce feuilleton interminable : que d'études contradictoires ! Que de discours différents !

Qui détient la vérité ? Il est vrai que, longtemps, la conviction de Didier Raoult l'a emporté...

Mais une conviction est-elle suffisante ?

 

Elle a suffi, c'est sûr, à convaincre tous les adeptes de Didier Raoult !

Didier Raoult est populaire et sa force de conviction a pu jouer un rôle non négligeable dans l'opinion...

Il a même convaincu le président des Etats-Unis, en personne, Donald Trump ! Mais, il est vrai que Trump ne brille guère en matière de clairvoyance et de lucidité...

 

 Didier Raoult a eu une intuition et avec sa certitude, il a su entraîner l'adhésion d'un public nombreux, notamment sur les réseaux sociaux...

Il a su user de sa notoriété, de son influence mais la chloroquine n'a toujours pas fait ses preuves.

 

Quand la médecine devient une affaire de croyance, c'est comme si on retournait à l'époque de Molière...

Et que penser des hommes politiques qui ont pris parti dans le débat, sans avoir la moindre compétence médicale ?

 

 

 

Sources :

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-pas-d-effet-benefique-de-l-hydroxychloroquine-selon-un-essai-clinique-majeur-05-06-2020-2378647_40.php

 

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/tribune-ce-qui-est-refuse-au-professeur-didier-raoult-est-permis-a-d-autres-07-06-2020-2378816_420.php

 

 

Une scène du Dom Juan de Molière :

http://www.toutmoliere.net/acte-3,405393.html

 

 

 

La chloroquine est efficace... pour les gens qui ne sont pas malades...

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 08:36
Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !

 

 

Marine Le Pen a tranché : elle demande aux médecins de ville de prescrire à leurs patients de la chloroquine lorsqu'ils sont atteints de symptômes peu graves...

 "Je pense qu'il faut tout de suite donner la possibilité à tous les médecins de ville, qui savent ce qu'ils font et connaissent les effets secondaires possibles de ce médicament, la capacité de le prescrire à ceux qui sont contaminés avec des symptômes peu graves", a déclaré la présidente du Rassemblement national sur France Info.

Alors que les études du professeur Raoult sont contestées par de nombreux médecins, alors que certains patients ayant pris de la chloroquine sont décédés, Marine Le Pen prend l'initiative de recommander ce médicament.

 

Se targuerait-elle d'avoir des compétences médicales ?

Hélas ! On peut craindre le pire quand des non spécialistes se mêlent de donner des conseils et des leçons dans le domaine médical. Dans ce domaine, la prudence s'impose : on connaît les effets secondaires très graves de certains médicaments.

Il n'est pas raisonnable de prescrire la chloroquine à tout va, même à des patients qui ont peu de symptômes...

 

Mais de quoi se mêle Marine Le Pen ? Elle n'est vraiment pas à même de juger de l'efficacité de la chloroquine. Je dirais même plus : le seul fait qu'elle en recommande l'usage rend la molécule suspecte...

On sent percer dans ses recommandations des intentions démagogiques déplorables.

 

De plus, recommander un médicament peut entraîner des automédications et des utilisations sauvages dangereuses.

Ce n'est pas le rôle d'un politique de donner son avis sur un médicament dont l'évaluation est plus qu'incertaine et hasardeuse.

 

Voilà le risque ! Un pharmacien d'un grand CHU français, correspondant du Centre de pharmacovigilance de sa région, a lancé une alerte vendredi 27 mars auprès de médecins infectiologues et pharmaciens de son établissement : "Des cas de patients Covid-19 positifs [c'est-à-dire dont l'infection a été validée par un test] présentent, sous hydroxychloroquine associée ou non à l'azithromycine [un antibiotique], des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, des arrêts cardiaques dans d'autres centres hospitaliers français." Certains de ces arrêts se révèlent  fatals.

 

Un médicament qui tue les patients ! "Voulez-vous rien de plus efficace ?" aurait dit Molière qui s'est souvent moqué des faux médecins de son temps et de leurs prétendus remèdes miracles...

 

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/sante/exclusif-coronavirus-plusieurs-cas-mortels-d-usage-de-la-chloroquine-en-france-30-03-2020-2369285_40.php

 

Une autre piste de recherche :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-vaccin-bcg-contre-le-coronavirus-cest-une-des-hypotheses-de-recherche_fr_5e81c03cc5b6256a7a2df21b?utm_hp_ref=fr-homepage

 

Marine Le Pen invite les médecins à prescrire de la chloroquine !

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 11:30
La chloroquine ?

 

On a présenté la chloroquine comme un médicament miracle efficace pour traiter le coronavirus... Certes, c'est un médicament connu puisqu'il est prescrit dans la prévention du paludisme...

Mais il ne faut pas négliger certains effets secondaires très graves de cette substance, notamment des troubles du rythme cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l'intervalle QT, torsades de pointe, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire) qui ont été rapportés aux doses thérapeutiques ou lors d'un surdosage en chloroquine. Le risque est majoré si la chloroquine est administrée à doses élevées et l'évolution peut être fatale.

 

 

Alors, la chloroquine permet peut-être de diminuer les effets du coronavirus, mais elle peut avoir aussi des conséquences désastreuses mettant en péril la vie des patients.

Ce sont les personnes âgées qui sont affectées par des formes sévères du coronavirus, des personnes qui ont souvent le coeur fragile.

Est-il raisonnable de les traiter avec de la chloroquine ?

On peut en douter.

 

Alors, bien sûr, Donald Trump s'est aussitôt enthousiasmé pour les effets possibles de la chloroquine, mais on connaît la naïveté du personnage, et son manque de discernement.

Lors d’une conférence de presse vendredi à la Maison-Blanche, le président américain a vanté les effets prometteurs de cet antipaludéen. "C’est un traitement fort - c’est un médicament puissant… Je pense que, sans trop m’avancer, je suis probablement le plus enthousiaste, - peut-être plus que qui que ce soit. Nous verrons ce qui se passe...", a déclaré le président américain. Et il a ajouté : "C’est juste un sentiment. Je suis quelqu’un d’intelligent. Je le sens bien. Et nous allons voir."

On "admire" la modestie du président américain , que penser de son empressement et son émerveillement ?

Tout cela est-il sérieux ?

Trump n'a pas l'ombre d'une formation médicale : il n'est pas à même de porter un jugement sur cette molécule.

 

Alors bien sûr, le professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses à Marseille est le premier à avoir évoqué les bienfaits de ce médicament, il le proclame partout, après avoir testé ce médicament antipaludique sur 24 patients. Selon lui, les trois quarts étaient guéris au bout de six jours. Didier Raoult est un éminent spécialiste.

 

Mais cet essai est très limité : quel était l'âge des patients traités ? Didier Raoult a testé ce médicament sur des formes très peu sévères et même sur des patients asymptomatiques. Il a constaté une disparition plus rapide du virus chez les patients traités. 

On le voit : les données sont parcellaires et on ne peut en aucun cas en déduire l'efficacité sur un grand nombre de patients.

Bertrand Guidet qui est chef de service en réanimation à l'hôpital Saint-Antoine le dit clairement : "En médecine, on raisonne toujours en bénéfices/ risques : il y a un bénéfice, réduction de la charge virale, réduction potentielle de la durée d'hospitalisation, mais il y a des risques d'autant qu'on l'associe à des médicaments qui peuvent eux-mêmes avoir des effets cardiovasculaires.

De plus, il existe un certain nombre de malades qui guérissent spontanément sans chloroquine."

 

Est-on sûr que les patients qui prennent de la chloroquine ne vont pas développer des effets secondaires très graves ?

N'oublions les effets délétères de certains médicaments surtout quand ils doivent être administrés à fortes doses, et c'est le cas pour l'utilisation de la chloroquine dans le traitement de cette maladie.

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-4-questions-sur-la-chloroquine-presentee-par-le-professeur-raoult-comme-la-meilleure-arme-contre-le-covid-19_3880689.html

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/1316345-coronavirus-une-semaine-desicive.html

 

 

 

La chloroquine ?

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