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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 12:54
Michel Houellebecq et l'euthanasie...

 

J'apprécie l'oeuvre de Michel Houellebecq, sa clairvoyance, sa vision sombre mais non dénuée de romantisme de la modernité... pourtant, en se déclarant farouchement opposé à l'euthanasie, il se fourvoie et se livre à des déclarations pour le moins douteuses.

L'écrivain prend la plume dans les colonnes du Figaro pour s'opposer à une mesure revenue au centre du débat public : le droit au suicide assisté.

 

"Personne n’a envie de mourir, dit Houellebecq. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout ; parce qu’il reste de petites joies. La vie n’est-elle pas de toute façon, par définition presque, un processus d’amoindrissement ?"

Voilà une affirmation qui va à l'encontre du désir de certaines personnes très amoindries, en souffrance, de recourir au suicide assisté : d'ailleurs ces personnes se rendent, quand elles en ont les moyens, dans des pays où cette possibilité existe, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne.

 

Selon Michel Houellebecq, on peut supprimer la souffrance grâce à certains médicaments comme la morphine.

Sur ce point, Michel Houellebecq argumente : "Début du XIXe siècle : découverte de la morphine ; un grand nombre de molécules apparentées sont apparues depuis lors. Fin du XIXe siècle : redécouverte de l'hypnose ; demeure peu utilisée en France."

Mais, c'est méconnaître les méfaits de la morphine sur le corps et le psychisme.

 

Quant à l'hypnose, elle ne permet pas d'éliminer toutes les souffrances.

 

«Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect», affirme-t-il.

Mais que dire d'une civilisation qui ignore la souffrance de l'autre, qui fait comme si elle n'existait pas, comme si on pouvait vraiment la supprimer ?

Et que dire de la souffrance morale ?

La médecine a fait des progrès, c'est indéniable, mais en même temps, elle maintient parfois en vie des gens qui ont atteint la limite du supportable.

De plus, une vie végétative est-elle encore une vie ?  

Quant à la souffrance physique, si elle peut être atténuée par des sédatifs, elle reste parfois difficile à supporter. En ce domaine, la médecine ne peut pas tout.

 

Enfin, un écrivain est-il à même de donner un avis personnel sur un sujet aussi grave ? A-t-il lui-même connu l'expérience de la souffrance ? 

L'euthanasie bien encadrée est nécessaire : n'est-il pas inhumain de laisser les gens souffrir moralement et physiquement ?

 

Hélas, en France, beaucoup de gens meurent encore très mal, dans des souffrances atroces... La mort lente est inadmissible, quand on peut apaiser et abréger des douleurs physiques, morales.

 
Arrêtons d'agiter le vieux spectre de la religion, la science a évolué : elle permet à tous de s'épargner une fin de vie douloureuse.


 On voit bien aussi que les motifs religieux ne tiennent pas, n'ont aucune raison d'être : assez d'hypocrisie ! Quand il s'agit de couper court à la douleur, c'est bien la compassion religieuse qui intervient, c'est elle qui nous relie et nous unit aux autres : on ne peut souhaiter la douleur des autres, de ceux que l'on aime...

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/michel-houellebecq-une-civilisation-qui-legalise-l-euthanasie-perd-tout-droit-au-respect-20210405

 

https://www.liberation.fr/debats/2020/02/13/on-meurt-mal-en-france-en-2020_1778317/

Michel Houellebecq et l'euthanasie...
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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 09:19
Nice et sa région : inefficacité d'un confinement partiel ?

 

 

Face à une recrudescence inquiétante de l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé un confinement pour deux week-ends  successifs dans la région niçoise.

Les habitants d’une zone urbaine du littoral de Menton à Théoule-sur-Mer devront désormais se plier à un confinement le week-end. Cette zone concentre près de 90 % de la population du département. Le confinement entrera en vigueur du vendredi 18 h au lundi 6 h.

 

Que penser de cette demi-mesure ?

On peut craindre l'inefficacité d'un tel confinement...

Les gens vont continuer à se voir, à circuler dans l'arrière-pays et sur le littoral pendant la semaine. Le variant anglais étant particulièrement contagieux, il sera difficile de juguler l'épidémie avec quelques "mesurettes."

 Quelles sont les autres dispositions ?

Le préfet a décidé la fermeture des enseignes commerciales de plus de 5 000 m2 à l’exception des commerces alimentaires et des commerces de santé. Les activités de vente à emporter et de livraison sont maintenues.

Par ailleurs, pour les commerces de plus de 400 m2, la jauge d’accueil est portée de 10 à 15 m2 par visiteur. Ils sont également invités à se doter d’un "médiateur Covid" pour faire respecter les règles par les clients.


De plus, le masque sera désormais obligatoire dans tout le département, a annoncé le préfet. Par ailleurs la diffusion de musique amplifiée et la consommation d’alcool sur la voie publique seront interdites. Les contrôles aux frontières seront renforcés, notamment dans les aéroports.

 

Mais pour le Dr Benoît Lepage, épidémiologiste au CHU de Toulouse, un confinement partiel le week-end "n'empêchera pas les contacts". Il estimait en octobre que cette réponse était insuffisante. "Elle ralentirait probablement la circulation mais je ne pense pas qu'elle la bloquerait", expliquait-il.

 

En fait, il semble que ces mesures interviennent bien tardivement, alors que l'épidémie a flambé : le taux d'incidence est déjà très élevé dans les Alpes-Maritimes. Les urgences sont déjà quasi saturées. Or on sait que le confinement a un effet retard...

 

Le maire d'Antibes, Jean Leonetti, dénonce, pour sa part cette mesure. Pour lui, "ces mesures de confinement partiel ont une efficacité sur le plan sanitaire très limitée et sont extrêmement pénalisantes sur la vie sociale, estime-t-il. C'est la raison pour laquelle il me semble qu'on devrait agir plus médicalement. On sait très bien que c'est traiter, dépister et vacciner qui sont les bonnes méthodes. Le confinement, c'est une méthode archaïque qu'on utilise par défaut parce qu'on ne peut pas être efficace." 

 

Dans tous les cas, le gouvernement est à la peine : retard dans la campagne de vaccinations, flambée de l'épidémie dans certains territoires : la Moselle, Dunkerque, Nice et sa région, difficulté à mettre en place des tests et un traçage efficace des malades...

Comment juguler l'épidémie ? Pour l'instant, la situation reste incertaine...

 

 

 

 

 

 

Nice et sa région : inefficacité d'un confinement partiel ?
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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 09:23
La valse des vaccins...

 

Astra-Zeneca, Moderna, Spoutnik, Pfizer.... ils ont des noms pittoresques, ces vaccins, presque sympathiques parfois avec leurs finales féminines en "a", ils nous emmènent même pour certains dans le monde des étoiles !

Ils portent des jolis noms, ces vaccins, mais ils peuvent être inquiétants.

 

La course aux vaccins est lancée, une course effrénée pour les laboratoires : seuls, l'approvisionnement et la logistique font défaut... 

La France est à la traîne et à la peine...

 

Mais quid de l'efficacité et de l'innocuité de ces vaccins ?

Avec les nouveaux variants, l'efficacité est problématique, d'autant que ces variants se multiplient...

Quant à l'innocuité, l'avenir nous le dira : quand des millions de personnes seront vaccinées, on peut craindre de voir apparaître des effets dits "secondaires" inattendus.

 

Quid du principe de précaution ?

Il est vrai que le temps presse : la crise s'éternise, a des impacts gravissimes sur l'économie, les emplois, le travail...

Il faut agir et le plus rapidement possible... 

Afin de promouvoir la vaccination, le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a reçu, sous les objectifs des caméras, lundi, une première injection du vaccin Astra-Zeneca contre le COVID-19 lors d’une visite dans un centre de vaccination à Melun, en Seine-et-Marne.

 

Il convient, comme le dit le philosophe André Comte-Sponville de "mettre en place des procédures de contrôle auprès des personnes vaccinées."

Les risques sont possibles, il faudrait donc les accepter... pas de risque zéro, de toutes façons.

 

De plus, selon William Dab, directeur du laboratoire de recherche Modélisation et Surveillance des Risques pour la Sécurité Sanitaire, trois questions se posent à propos des vaccins : la durée de l'immunité qui est incertaine, l'efficacité en cas de mutations du virus, et la contagiosité en cas de vaccination.

Il faut aussi des dispositifs de surveillance pour repérer le plus vite possible des effets indésirables.

Or, le problème est qu'en France on n'a mis aucune procédure sérieuse en place derrière le principe de précaution.

Selon William Dab, les dirigeants actuels n'ont pas suffisamment recours au dialogue avec la société civile...

C'est un problème : selon le ministère de la Santé, 139 cas d'effets indésirables graves ou inattendus sont recensés en France. 

Oui, mais on aimerait connaître le détail de ces effets indésirables graves ?

 Cinq personnes sont décédées après avoir reçu le vaccin Pfizer-BioNTech. Trois décès sont enregistrés à Nancy. 

Point commun entre ces personnes décédées : elles avaient toutes plus de 75 ans et elles souffraient de comorbidités précise le ministère de la Santé dans une annonce effectuée le mardi 19 janvier 2021. 

Le vaccin ne serait donc pas responsable de ces décès, mais on emploie le conditionnel, car rien n'est sûr...

 

 

Source : un article de Youness Bousenna paru dans Marianne

 

La valse des vaccins...
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 12:21
Covid-19 : inquiétudes à Mayotte...

 

Pas de reconfinement pour l'instant en France, a annoncé hier le premier ministre Jean Castex, à l'exception de l'archipel de Mayotte où le virus circule fortement.

Le gouvernement a décidé un reconfinement pour au moins trois semaines, à compter de vendredi, de ce département français de l'océan Indien. Cette mesure est destinée à faire face à la progression de l'épidémie de Covid-19 et à l'apparition de variants britanniques et sud-africain.

 

A Mayotte, le virus touche de plus en plus de jeunes qui font des formes graves de la maladie : des patients qui ont entre 45 ans et 60 ans sont ainsi admis en réanimation, avec des détresses respiratoires.

Une personne de 25 ans est même décédée.

Des nouvelles assez inquiétantes : certains variants du virus semblent particulièrement dangereux.

Mais, le confinement résoudra-t-il les problèmes ?

Pour le député LR de Mayotte, Mansour Kamardine, ce confinement n'est pas la solution. "Les conditions de vie et d'accès aux services de base (eau, électricité) de la moitié de la population rendent le confinement impossible à respecter". Le député demande au gouvernement d'accélérer la vaccination à Mayotte.

 

Effectivement, dans de telles conditions, un confinement ne peut être une solution adéquate.

Il faut sans doute changer de stratégie : vacciner le plus rapidement .possible.

 

Mais nous manquons de vaccins : l'approvisionnement est en panne.

Décidément, le gouvernement est à la peine : après la pénurie de masques, c'est la pénurie de vaccins.

La situation est donc préoccupante : il faudra surveiller en métropole les évolutions et les mutations du virus...

Si des jeunes connaissent des formes graves, notre système de santé risque de ne pas faire face à la situation.

 

Décidément, nous n'avons pas su anticiper de telles crises.

Manque de personnels dans les hôpitaux, manque de matériels, manque de lits, manque de moyens, manque d'argent...

On peut lire à ce sujet le témoignage de Thomas Lilti, médecin et réalisateur : "On vit dans un pays où l’on méprise nos soignants".

Il décrit "un hôpital qui se fissure de partout."

 

 Il évoque "le peu de reconnaissance, et pas seulement salariale, dont souffrent les infirmiers, les aides-soignants et les autres. Tous travaillent dans des conditions qui n’ont cessé de se dégrader au fil des ans : manque de personnel, locaux vétustes, médecins vacataires en grand nombre qui bossent dans plusieurs hôpitaux pour gagner leur vie, injonction à la performance... Ces réalités ont des conséquences dramatiques, surtout dans des hôpitaux comme Robert Ballanger, en plein cœur de la Seine-Saint-Denis, où sévit la misère sociale."

 

 

Sources :

 

https://www.capital.fr/economie-politique/il-y-aura-bien-un-reconfinement-en-france-a-mayotte-1393170

 

 

https://www.marianne.net/societe/sante/thomas-lilti-medecin-et-realisateur-on-vit-dans-un-pays-ou-lon-meprise-nos-soignants

Covid-19 : inquiétudes à Mayotte...
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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 09:36
Quand la science devient une croyance...

 

 

Nous sommes au XXIème siècle mais nous avons eu parfois l'impression, au cours de cette pandémie du Covid-19, de retourner à l'époque de Molière où la médecine était l'expression d'une croyance.

 

A l'acte III scène 1 du Dom Juan de Molière, on voit Sganarelle le valet de Dom Juan revêtu d'un habit de médecin : ce seul habit lui donne de la considération si bien que des malades viennent le consulter et qu'il leur prescrit des médications.

Dom Juan ironise alors sur l'art des médecins : "un art de pure grimace"... " Ils ne font rien que recevoir la gloire des heureux succès, et tu peux profiter comme eux du bonheur du malade, et voir attribuer à tes remèdes tout ce qui peut venir des faveurs du hasard, et des forces de la nature."

 

Bien sûr, la médecine a fait des progrès considérables depuis le 17ème siècle.

Mais certains médecins se sont comportés, au cours de cette crise du Covid, comme des bonimenteurs de foire...

 

Ce fut d'abord le cas de Didier Raoult : il affirma de manière péremptoire l'efficacité de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid.

Ce faisant, il se fondait sur une étude parcellaire, insuffisante.

 

Sa prise de parole a eu valeur de preuve pour beaucoup de gens, car Didier Raoult est un scientifique renommé. Il est un infectiologue reconnu en France et dans le monde.

 

Mais, il a ainsi sans doute "contribué à empêcher la recherche d'autres solutions en France et dans bien des pays du monde, ce qui est dommageable pour une sommité médicale aussi compétente qui devrait permettre de résoudre la crise plutôt que de l'attiser.", comme l'écrit Christian Clot dans son ouvrage "Covid et après ?"

 

Il y eut aussi une autre sommité médicale : Luc Montagnier, directeur de recherche au CNRS, prix Nobel de médecine pour la découverte en 1983 du VIH responsable de l'épidémie du SIDA.

 

Luc Montagnier a jeté un pavé dans la mare, en déclarant que le SARS-CoV 2 n'était pas d'origine naturelle, mais de création humaine, de quoi accréditer toutes sortes de théories complotistes.

Il avait détecté dans le génome du virus une séquence similaire à celui du VIH, ce qui prouverait que cette séquence a été intégré volontairement.

Et ce professeur proposait de débarrasser le virus de ces éléments étrangers grâce à des ondes !

Quel délire !

En fait, cette séquence ne prouve rien, elle est minuscule et récurrente dans de nombreux virus.

 

Dès lors, comment s'étonner que la science devienne suspecte ? Comment s'étonner que les gens se défient des médecins, des vaccins, des médicaments ?

 

Quand des sommités scientifiques se fourvoient dans des déclarations infondées, fracassantes, le commun des mortels ne peut que se mettre à douter...

 

 

 

 

 

Source : Covid, et après ? Christian Clot

 

Quand la science devient une croyance...
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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 11:32
Covid-19 : hésitations... retournements...

 

 

Simple grippe ou virus féroce ? Le masque ou pas le masque ? Vaccin ou pas, seconde vague ou pas ? Confinement urgent ou pas ?

Comme l'écrit Christian Clot, "chacun a son avis, ses certitudes... Les persuasions sont fortes", les convictions aussi...

 

Et face aux contradictions qui nous submergent, nous sommes tout de même un peu perdus.

Certaines sommités médicales ont minimisé l'épidémie, d'autres l'ont peut-être dramatisée ?

Qui détient la vérité ?

 

D'ailleurs, il leur arrive de se contredire... La science elle-même hésite...

Jean-François Delfraissy déclarait dimanche : "On a affaire à un virus diabolique et beaucoup plus intelligent qu'on ne le pense". Une curieuse personnification du virus ! Une déclaration alarmiste propre à semer la panique... "un abus de langage", disent certains scientifiques.

 

Il faut dire que le professeur Delfraissy se montrait favorable à un nouveau troisième confinement...

"Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée", a déclaré, dimanche, le président du conseil scientifique. 

Puis, revirement : 

Le professeur nuançait ce mardi 26 janvier ses propos sur l’urgence d’un troisième confinement dans une interview. Un changement de tempo également martelé par plusieurs membres du gouvernement. 

Un rétropédalage qui déroute alors que le gouvernement s’interroge sur la pertinence d’un troisième confinement.

 

A quel scientifique se vouer ? On a l'impression que tous se contredisent... une véritable cacophonie.

Dans tous les cas, il serait plus sage pour des hommes de science de ne pas faire de déclaration à l'emporte-pièce !

 

Les décisions politiques sont difficiles à prendre dans un tel contexte : que faire ?

Le gouvernement temporise et remet sa décision à plus tard.

 

Il est sûr que les conséquences d'un troisième confinement peuvent être dramatiques : fatigue des familles, surcharge mentale démesurée, avenir incertain, sombre, notamment pour les jeunes et les étudiants, chômage, dette qui explosent.

 

Qui paiera ?

Une chose est sûre : nous ne pourrons pas continuer à poursuivre une croissance exponentielle, à épuiser la nature et ses ressources : comme l'écrit Christian Clot, "parmi les causes prouvées du virus, nous pouvons pointer la réduction des espaces naturels et notre consommation débridée d'animaux sauvages."

Le Covid devrait être une opportunité pour changer notre rapport au monde : il y va sans doute de notre propre survie.

 

 

 

 

 

Covid-19 : hésitations... retournements...
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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 11:52
Des masques non conformes...

 

Le masque s'est imposé partout, dans les lieux publics : oui, mais comment choisir son masque ?

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures, sur France 2, évoque ce sujet d'actualité particulièrement sensible...

 

Nous sommes des millions à l'enfiler chaque jour pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Des masques dits chirurgicaux, médicaux, non médicaux, des dénominations et des origines différentes, mais des produits équivalents...

 

Sont-ils tous vraiment efficaces et comment sont-ils contrôlés ?

L'enquête commence à l'aéroport de Roissy, sur le tarmac : la plupart des masques sont importés d'Asie, évidemment...

 

Des produits parfois contrôlés dès leur sortie de l'avion par des douaniers qui se doivent de rester discrets.

Est-ce qu'il y a de l'humidité, est-ce que les masques sont mouillés ? Ce qui peut entraîner un risque de détérioration de leur qualité...

Quand la livraison semble suspecte, la douane regarde ces masques de plus près... objectif : vérifier qu'ils sont aux normes, et affichent clairement leur origine...

 

En fait, ces derniers mois, les douaniers ont eu beaucoup de mauvaises surprises : parfois des masques sans véritable emballage, sans marquage, typiquement des masques dont on ne peut pas savoir s'ils sont conformes ou non.

Le risque est que ces masques arrivent chez les professionnels de santé qui pourraient les porter, et ces masques n'ont peut-être aucun effet.

780 000 masques suspects ont été saisis.

 

Mais ces contrôles sont-ils suffisants pour déceler les masques frauduleux ?

Un bon masque chirurgical est un produit qui filtre au minimum 95 % des bactéries, des masques testés par la répression des fraudes.

Dans un labo, les masques sont mis à l'épreuve avec de vraies bactéries : on teste les masques contre les bactéries...

Les masques ne sont donc jamais testés avec des virus, ce qui est aussi problématique... mais la recherche a démontré qu'un bon masque chirurgical agit comme un rempart contre les gouttelettes dans lesquelles se loge le Covid-19.

L'efficacité du masque dépend aussi de la qualité du produit.

Si la plupart des masques testés sont conformes pour la filtration des bactéries, de nombreux masques ont un autre problème : leur tissage les rend irrespirables.

Sur 13 masques, 11 ne respectent pas la norme européenne ! Notamment des masques pour enfants...

C'est énorme !

Ces masques irrespirables sont particulièrement dangereux : on risque de les retirer du visage, dans ce cas, on n'est plus protégé.

On le constate à l'issue de ce reportage : de nombreux masques ne sont pas conformes... dès lors, comment les choisir ? 

En fait, on ne sait pas... et c'est inquiétant...

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/coronavirus-des-masques-sanitaires-qui-ne-sont-pas-toujours-conformes_4235343.html

 

 

Des masques non conformes...
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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 09:23
Vers une dictature vaccinale ?

 

Rendre le vaccin contre le Covid-19 obligatoire ? C'est ce que propose l'écologiste Yannick Jadot...

Un vaccin qui suscite pourtant encore bien des inquiétudes et incertitudes... Seulement 54 % des Français seraient prêts  à se faire vacciner...

 

Alors, certains pensent qu'il faut utiliser la contrainte pour imposer le vaccin...

Mais ce serait pire que tout ! De quoi entraîner encore plus de méfiance et de rejet !

 

Quand on y songe : même pas un tiers des soignants se vaccine aujourd'hui contre la grippe !

Pourquoi ? Les soignants devraient donner l'exemple... mais il semble qu'ils sont eux-mêmes peu convaincus de la fiabilité et de l'innocuité des vaccins.

C'est tout de même inquiétant...

 

“Les premiers vaccins, sous réserve des résultats des essais cliniques, pourront être administrés dès la validation des autorités sanitaires compétentes (...) Nous commencerons vraisemblablement dès fin décembre, début janvier, sous réserve de validation par les autorités sanitaires, par vacciner les personnes les plus fragiles et donc les plus âgées”, a déclaré Emmanuel Macron.

Les personnes âgées vont-elles servir de cobayes ?

 

Voici les possibilités qu'envisage encore l'éditorialiste Christophe Barbier à ce sujet :

"Si vous refusez d'être vaccinés, comme vous faites courir un danger aux autres, eh bien, vous ne pourrez pas avoir accès à la vie collective comme les autres... peut-être que sans avoir été vacciné, on ne pourra plus prendre l'avion, aller au restaurant, rentrer dans un cinéma... Montrer un certificat de vaccination, préparons nous à cela !"

Terrifiant !

 

Avec de telles consignes, on s'achemine vers une dictature vaccinale à la Chinoise...

Vous connaissez ? C'est ce que l'on appelle là-bas le crédit social...

Le système repose sur des outils de surveillance globale et de surveillance de masse, et utilise les technologies d'analyse du big data, afin d'établir un réseau de "confiance" et de réduire les possibilités de fraudes que commettent les entreprises et citoyens.

 

La Chine classe ainsi les "bons" et les "mauvais" citoyens. Les Chinois sont désormais tous notés...

"De toutes façons, on n'a pas le choix", déclare une Chinoise.

 

Emmanuel Macron a tout de même déclaré que le vaccin ne serait pas obligatoire... Mais on ne sait pas si des mesures contraignantes seront envisagées...

Tout est possible...

Déjà, certaines compagnies aériennes imposent un passeport sanitaire aux voyageurs : la compagnie australienne Quantas le prévoit. L'idée pourrait séduire d'autres compagnies aériennes confrontées à une baisse de 60% de leur chiffre d'affaire. Un vaccin obligatoire permettrait d'éviter les quarantaines, de rouvrir des lignes...

 

 

Sources :

 

https://www.dailymotion.com/video/x7xe4jo

 

A 14 minutes :

 

https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/2091619-edition-du-dimanche-29-novembre-2020.html

 

 

 

Christophe Barbier : à 4 minutes 50

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 09:38
Crises de confiance...

 

Avec le coronavirus, c'est la suspicion qui est entrée dans nos vies, la suspicion la plus grande, la suspicion vis à vis des objets, vis à vis de l'autre qui est en face de nous.

La suspicion aussi à l'égard de la science et des scientifiques dont les avis divergents et contradictoires nous déstabilisent. 

Qui a raison ? Le très médiatique professeur Raoult ? Le non moins médiatique professeur Delfraissy ?

On ne sait plus... 

Les déclarations souvent provocantes de Didier Raoult ont de quoi troubler et perturber... par exemple, ses récentes déclarations concernant l'inutilité du masque ou du gel hydroalcoolique...

 

"Dans la contagion, la science nous a déçus. Nous voulions des certitudes, et nous avons trouvé des opinions. Nous avons oublié que cela marche toujours ainsi, ou plutôt que cela ne marche qu'ainsi, que le doute est pour la science encore plus sacré que la vérité...", écrit Paolo Giordano dans son ouvrage intitulé Contagions.

 

Que dire des déclarations et des décisions politiques dans la gestion de la crise ?

Là encore, nous avons été déçus et notre confiance a été mise à mal : concernant les masques, les tests de dépistage, ce fut un fiasco...

Que dire de l’un des "retards à l’allumage" dénoncés lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19 ? Alors que les hôpitaux publics se retrouvaient saturés dans certaines régions, des responsables de cliniques privées s’étaient émus de voir leurs établissements vides, attendant les patients touchés par le SARS-CoV-2, après avoir arrêté toute leur activité.

 

Le deuxième confinement est aussi contesté et provoque des remous : évidemment, c'est un coup dur pour les petits commerçants déjà fortement impactés par le premier confinement.

Des faillites, des dépôts de bilan en perspective, la crainte du chômage, des dégâts considérables pour l'économie du pays...

 

Pour sortir de la crise, une multitude de vaccins sont actuellement testés par les laboratoires pharmaceutiques : on nous promet monts et merveilles : un vaccin efficace à 95 % !!

On croit rêver !

Mais, là encore, la suspicion nous guette : des vaccins élaborés si vite ? Est-ce possible ? N'est-ce pas dangereux ? Quels seront les effets secondaires ?

Qui acceptera de se faire vacciner ?

Va-t-on passer par la contrainte, l'obligation vaccinale, la dictature vaccinale ?

Ce serait pire encore ! De quoi provoquer plus de suspicions et de réserves à l'égard de la vaccination.

De quoi inquiéter et susciter la défiance...

Qui va accepter ? Qui va faire confiance en premier ? Qui va prendre ce risque ?

 

"Or, la confiance  est très importante dans notre relation au monde : les mesures de confinement et toutes les mesures qui l'accompagnent ont, en quelque sorte, suspendu notre relation au monde dans toutes les directions, dans toutes les dimensions, la relation aux objets, avec simplement ce que nous touchons, les aliments que nous touchons, en magasin, etc."

Tout devient suspect...

 

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/le-temps-du-debat-emission-du-vendredi-20-novembre-2020

 

 

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-temps-du-d%C3%A9bat/id209089492

 

 

 

Crises de confiance...
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 09:33
J'ai acheté un masque au cuivre...

 

Sur les recommandations de ma pharmacienne, j'ai acheté un masque au cuivre : ces masques sont munis d’une couche de cuivre, capable de tuer les microbes. Autre avantage, ils sont réutilisables à très long terme.

On peut les utiliser pendant une quarantaine d'heures, avant de les laver.

Leur durée d'utilisation est d'environ une année.

 

Vendu environ 13 euros en pharmacie, le laboratoire garantit leur efficacité "à la fois pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres, car la filtration s'effectue dans les deux sens."

Voilà une solution favorable à l'environnement : on évite les masques en plastique jetables et on peut laver son masque seulement une fois par semaine.

 

Oui, mais ces masques en cuivre ont-ils été réellement bien testés ? Leur efficacité est-elle prouvée ?

Le cuivre peut-il présenter un risque de toxicité ?

On ne sait pas trop...

Encore une fois, nous sommes très mal informés : on aimerait avoir des recommandations claires à ce sujet de la part des scientifiques.

 

Mais, depuis le début de la pandémie, les scientifiques sont tellement divisés !

Le professeur Raoult a défendu la chloroquine, alors que d'autres scientifiques affirment que cette substance est inefficace contre le virus.

Récemment,  Didier Raoult s'inquiétait d'une nouvelle mutation du Covid-19 plus virulente.
Interrogé sur l'état de la situation sanitaire à Marseille, Didier Raoult s'est même montré moins rassurant que cet été, lorsqu'il évoquait un virus moins virulent.

Didier Raoult lui-même semble revenir sur ses précédentes déclarations.

 

Ainsi, les gens sont submergés d'informations contradictoires : ils ne savent plus qui détient la vérité et si quelqu'un la détient vraiment...

 

Longtemps, on a supposé que toucher une surface contaminée était un facteur essentiel de propagation du virus.

 

Mais, c'était apparemment une fausse piste : 

"Une hypothèse peu probable. Dans le cas d'une poignée de porte, il faudrait qu'une personne malade éternue ou tousse, ne se lave pas les mains puis touche la poignée ou que des microgoutelettes parviennent dessus. Le virus peut rester plusieurs jours sur du plastique ou du métal mais se désintègre au bout de quelques heures sur une surface. Une personne saine aurait donc assez peu de chance de s'infecter à moins de toucher la poignée de porte juste après le passage de la personne malade, d'y attraper une dose importante de virus puis de se toucher le nez, les yeux ou la bouche."

 

Et qu'en est-il du masque au cuivre ? Est-il vraiment sûr et efficace ?

 

 

 

 

https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-des-masques-au-cuivre-capables-de-tuer-le-virus-12-09-2020-8383368.php

 

 

 

https://owdin.live/2020/05/19/les-masques-en-cuivre-sont-la-derniere-tendance-a-la-mode-devriez-vous-en-acheter-un/

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-didier-raoult-s-inquiete-d-une-nouvelle-mutation-plus-virulente-20201006

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/voici-pourquoi-toucher-une-surface-contaminee-nest-pas-le-principal-facteur-de-propagation-du-covid-19-3973686

J'ai acheté un masque au cuivre...
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